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interviewÉthique et tac· 17 juin 2026 8 min

Villepin démonte Trump : "Il a signé n'importe quoi par peur de perdre"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Locuteur

La guerre s'arrête, Ormous va rouvrir. C'est un succès ou un fiasco pour lui ? Alors, c'est du point de vue du récit euh plutôt un succès de communication. Il a réussi tout au long du weekend à entretenir le suspense en marquant sa conviction qu'il parviendrait à signer cet accord. Donc de ce point de vue-là, il a un joli euh paquet d'anniversaire avec beaucoup de papiers et beaucoup de rubans. Euh quand on ouvre le paquet, forcé de constater au au vu de ce que l'on sait aujourd'hui euh que on a du mal à identifier très clairement euh ce qu'il y a dans ce paquet, mais surtout ce que l'Amérique gagne. Les conditions qui sont énumérées sont plutôt à l'avantage de l'Iran.

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Non speech

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Locuteur

On ne sait pas concrètement ce qu'il y a dans cet accord et les points sur lesquels ils se sont mis d'accord. Pour vous Trump a signé à l'aveugle d'une certaine manière. Il a signé alors on sait qu'il a signé électroniquement à distance avec les Iraniens. Pour lui, il a signé à l'aveugle parce qu'il fallait un accord coûte que coûte. Il a fini par constater depuis maintenant plusieurs semaines l'impasse stratégique dans laquelle il était. Cet impass stratégique, elle a un coût très important pour l'économie mondiale et pour les États-Unis même. Et donc pour quelqu'un qui va se préparer à des des échéances électorales pour les midterms, c'est un risque majeur qu'il courait.

Et donc euh la signature s'est imposée à lui et à partir de là, il n'attache pas une importance considérable aux conditions qui sont posées. Et on voit bien que sur les objectifs de guerre qui étaient ceux des États-Unis, qu'il s'agisse euh de la chute du régime, euh qu'il s'agisse du nucléaire iranien qui était quand même la grosse affaire qui nous a tous entretenu et angoissé pendant des années, et bien il y a un acquis qui est extrêmement faible. Il y a même des sujets qui ne sont plus du tout sur la table. La question des missiles iraniens, la question du soutien à des milice régionale, tout cela a disparu.

Donc on voit bien que la volonté de signer l'emporte sur le souci du contenu de l'accord. On va écouter Trump qui d'une certaine manière vous répond à distance ce soir. Il est à Éviant pour le G7 avec Emmanuel Macron. Entretien tout à l'heure entre les deux présidents et voici ce que dit Donald. [toux] C'est un texte important, puissant, contrairement au texte d'Obama qui était terrible. Celui-ci est puissant. J'aimerais le faire paraître bientôt, peu de temps après vendredi parce que le D3 va être ouvert. Le sera complètement vendredi quand les mines seront neutralisées. Alors, on reparlera d'Ormous dans un instant.

Un texte puissant dit Trump largement meilleur que ce qu'avait pu signer Aamar 2015. Je rappelle qu'au début des négociations avec les Iraniens, vous y étiez. Dominique de Ville. En 2003, j'ai initié avec mon collègue britannique et allemand ces négociations qui ont abouti en 2015 et je peux vous dire que la somme de travail, la somme de détails techniques que contenait cet accord n'a absolument rien à voir avec ce qui est aujourd'hui sur la table. Trump bou dit, j'ai fait mieux que vous. Oui, bien sûr, mais c'est facile à dire, mais cela reste approuvé.

Ce qui me paraît important, c'est que on voit que l'Iran obtient aujourd'hui la reconnaissance euh de sa puissance dans le Golf, même si faut pas sous-estimer le fait que l'Iran est considérablement affaibli euh sur le plan euh militaire. L'Iran obtient l'inclusion du Liban, ce qui est très important pour l'Iran parce que ça marque son soutien à certaines de ses milices et en particulier le Esbela et il obtient bien sûr la consécration de son droit sur Ormuse même si pour les prochaines semaines il n'y a pas de droit de péage. On croit comprendre que dans l'accord, il y a l'acceptation de paiement de droits de passage qui serait d néanmoins par les bateaux.

On retrouvera une situation que l'on connaît déjà par exemple dans le Bosfort mais qui peut s'élever jusqu'à plusieurs centaines de millions d'euros. Elsa, est-ce qu'il y a la moindre possibilité réaliste en 60 jours d'atteindre un accord nucléaire qui est du sens qui puisse empêcher l'Iran de devenir une puissance nucléaire Il y a il y a une option et cette option consiste justement à reprendre le document que rejette aujourd'hui Donald Trump, c'est de reprendre les travaux et de les adapter à l'évolution des dernières années. Là, il y a un travail sérieux. Il y a même des verrou qui permettent de vérifier que l'Iran n'échappe pas aux contraintes qui sont posées.

Il y a un rôle à l'Agence internationale de l'énergie atomique qui peut vérifier sur place. il y a euh la concrétisation euh des obligations liées euh au traités de non prolifération. Donc on a Oui, on a on a une mémoire sur ce dossier très sérieuse. Il y a une deuxième condition à mon sens, ce serait que Donald Trump accepte que l'Union européenne, que les pays euh que comme l'Allemagne ou comme la France qui ont été ou l'Angleterre, le Royaume-Uni qui ont été partie prenante fasse partie de la négociation parce que c'est un gage de sérieux.

Je ne crois pas que monsieur Witkov et que monsieur Jaret Kouchner qui ont, si j'ai bien compris récemment, subi un stage accéléré de formation aux questions nucléaires de quelques jours ou d'un weekend soit en mesure de négocier face à des personnalités comme Harichi. Nous connaissons bien les négociateurs iraniens. Ce sont des des personnages tout à fait chevronnés et donc la vérité c'est est-ce que Donald Trump acceptera un moment ou un autre bah d'empocher ses pertes et de reconnaître l'échec qui est le sien ? Ça ça n'arrivera jamais Dominique de V. Alors alors ça ça n'arrivera jamais.

Sauf que nous savons d'expérience, c'est une leçon de l'histoire, que dans une guerre asymétrique, le plus fort ne gagne jamais quand il n'a pas des objectifs précis. C'est la loi de tous les empiruté. C'est l'empire romain, c'est l'empire naéonien, c'est l'empire du Japon face à la Chine. C'est une loi absolue. Et le plus faible quand il est déterminé n'a pas besoin de vaincre pour l'emporter. Il a simplement besoin de résister et de survivre. C'est exactement ce que fait l'Iran. L'Iran survit mais rien qu'en faisant cela, vis-à-vis des États du Golf, vis-à-vis des grande puissance, il affirme sa victoire.

Et donc aujourd'hui, je pense que l'inconnu, c'est d'abord la capacité euh des Américains d'avoir une diplomatie suffisamment sérieuse pour mener une négociation. J'ai personnellement quelques petits doutes sur le professionnalisme de la diplomatie américaine pour mener quelque chose d'aussi compliqué face aux Iraniens. C'est un premier élément. Deuxièmement, Israël dont on ne parle pas, ils ne sont pas partis à l'accord. On nimagine pas Benjamin Netaniaou d'ici le mois d'octobre rester sur son aventur et attendre que le temps passe sans chercher à peser sur l'évolution de cette négociation.

Et là, il y a effectivement un certain nombre d'éléments qui peuvent peser ne serait-ce qu'à travers la question libanaise parce que dans les grandes questions qui vont être activées, il y a bien sûr la question du Liban. Je pense que la question de Gaza à un moment ou un autre devra s'inviter et il y a donc un certain nombre d'obstacles qui sont devant les Américains et qui sont difficiles Attendez, on

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