Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes - 05/10
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Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour BFM Politique. Sébastien Lecornu va-t-il devenir le premier ministre ? Il sera resté le moins de temps dans l'histoire à Matignon. En tout cas, ce matin, les socialistes annoncent qu'ils sont en route vers la censure. À quelles conditions les écologistes, eux, pourraient décider de ne pas renverser Sébastien Lecornu ? Nous le demanderons dans un instant à notre invité. C'est Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes. Nous lui demanderons aussi quelles sont ses demandes précises à l'égard du nouveau premier ministre. Mais avant cela, c'est Le Flash avec Fanny Weckscheider.
Bonjour Guillaume, bonjour à tous. À la une, aujourd'hui, c'est l'information la matinée. Les parlementaires, les Républicains qui devraient annoncer d'ici peu leur participation ou non au futur gouvernement Lecornu. On retrouve Lola Baille devant le siège des Républicains à Paris. Lola, la fin du suspense est attendue aux alentours de 14h30.
Effectivement, le coup pressif dans deux heures et demie maintenant, avec cette nouvelle étape dans les tractations gouvernementales. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a envoyé dans la nuit de samedi à dimanche une feuille de route pour tenter de rassurer le socle commun. Et notamment à sa droite, le message est clair. Priorité à la sécurité du quotidien. Durcissement des conditions contre l'immigration irrégulière. Et surtout, un engagement fort sur le contrôle des visas. Exigence claire de Bruno Rotaillot. Bruno Rotaillot, on le rappelle, chef de file LR, aussi ministre de l'Intérieur démissionnaire, menacé.
Il menace de claquer la porte sans assurance, du côté de son entourage justement. On nous dit que cette feuille de route, elle va dans le bon sens, qu'il y a des assurances qui sont données. Mais attention, ça ne conva pas tout le monde. Puisque par exemple, dans le camp de Laurent Wauquiez, on nous parle d'un chèque en blanc, sans garantie concrète. D'autres voix s'élèvent à droite pour dire justement que c'est avant tout une lettre d'intention, sans avancée et garantie réelle. Alors, vraie rupture ou simple opération de communication. LR embarque ou lâche. Réponse dans deux heures et demie.
Merci beaucoup, on suivra ça également à vos côtés. Merci Lola, avec Raphaël Parrault, en direct du siège des Républicains à Paris. Les Républicains parmi le socle commun à qui Sébastien Lecornu a adressé une lettre ce matin. Une feuille de route appelant à l'unité et au compromis avec les autres formations politiques, faute de majorité relative à l'Assemblée. Réaction du Modem également à cette lettre. Leur participation dans le prochain gouvernement sera elle aussi décidée lors d'une réunion en visioconférence. Ce sera cette fois-ci à 14h.
Les 13 conséquences de la tempête à Mi qui est passée hier sur le nord de la France avec deux victimes.
Oui, dans l'Aisne, un automobiliste de 25 ans est mort après que sa voiture a été écrasée par une branche d'un gros arbre qui est tombé. Un peu plus tôt, c'est à Etretat, en Seine-Maritime, qu'un autre homme, lui, s'est noyé sous les yeux d'une personne qui l'accompagnait. A noter que le passage de cette tempête à Mi a privé 17 000 foyers d'électricité hier soir en Normandie et dans les Hauts-de-France. Enedis qui affirme que la moitié d'entre eux seront réalimentés d'ici ce soir.
Au Proche-Orient, la libération des otages israéliens détenus par le Hamas est en cours de négociation. C'est aujourd'hui au Caire en Égypte.
Avec des discussions indirectes qui sont en cours ce dimanche entre les négociateurs du Hamas et ceux d'Israël. La médiation américaine, elle, est incarnée par l'émissaire Steve Witkoff et par Jared Kushner, le gendre de Donald Trump. Les Etats-Unis qui veilleront au bon respect du plan du président censé se conclure ce soir. Quant à Benyamin Netanyahou, il a annoncé un retour de tous les otages israéliens dans les tout prochains jours pendant la fête de Soukhot, précise-t-il. Et un maintien des forces de défense israéliennes dans la bande de Gaza et dans les zones de contrôle.
On termine ce journal avec une bonne nouvelle si vous avez des bitcoins.
Oui, nouveau record pour la célèbre crypto-monnaie qui dépasse les 125 000 dollars. 125 689 précisément. En août déjà, le bitcoin avait atteint un pic à 124 500 dollars, une tendance à la hausse en partie soutenue par Donald Trump et sa famille. Et sur fond de méfiance des investisseurs face à la paralysie budgétaire qui se poursuit aux Etats-Unis.
Vous êtes bien sur BFM Politique. Notre invitée ce matin, c'est Marine Tondelier. Bonjour, merci d'être avec nous, secrétaire nationale des écologistes. À mes côtés, pour vous interroger, Amandine Atalaya. Bonjour. Bonjour, éditorialiste politique BFM TV. Et Ludovic Vigogne de La Tribune dimanche. Bonjour, Ludovic. Une journée donc au cours de laquelle on va peut-être connaître le gouvernement de Sébastien Lecornu, le Premier ministre qui prononcera sa déclaration de politique générale, ce sera mardi à l'Assemblée nationale. Combien de temps, Marine Tondelier, combien de temps vous donnez à Sébastien Lecornu à Matignon avant qu'il ne tombe ?
Écoutez, il n'est quand même pas parti pour rester bien longtemps parce que, comme nous le disions depuis la première minute de sa nomination, il est face à une équation qui semble insoluble. Parce qu'il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale, tout simplement, comme nous l'avions tous souligné depuis le début. Et donc, sa stratégie pour l'instant, ça a été ce que j'appelle la stratégie du chloroforme. Il faut quand même savoir qu'il a été nommé il y a 25 jours Premier ministre, et que depuis, qu'est-ce qu'il a fait ? Quand même, pas grand-chose. Il n'a pas annoncé quasiment grand-chose aux Français. Il n'a nommé aucun ministre.
Et on voit que maintenant, c'est les ministres démissionnaires eux-mêmes qui se demandent s'ils ont envie d'y retourner ou pas. C'est le cas au Modem, c'est le cas chez les Républicains. François Rébzalem, qui était le dernier vestige, plus ou moins, qui avait une histoire de gauche dans sa vie, dans ce gouvernement, lui a annoncé de lui-même qu'il n'irait pas, de par ses convictions politiques d'homme de gauche, lui qui a participé à des gouvernements de droite avant celui-ci. Donc, on voit bien que tout est en train de s'effriter. Et que finalement, si les macronistes continuent de tenir, c'est par leur côté rouleau compresseur. Ils n'ont plus aucun soutien dans la société.
Je rappelle quand même que Macron était un président qui avait dit qu'il ne serait ni de droite ni de gauche, que M. Lecornu est son septième premier ministre de droite et que son prédécesseur a été...
Elisabeth Borne n'était pas vraiment de droite ?
Elle n'était pas vraiment de gauche non plus, si vous pouvez me permettre. L'un d'autre était vraiment de droite, de droite. Tout est une question de perspective, me direz-vous. Mais vous voyez ce qui s'est passé quand même quand François Bayrou a engagé la confiance de son gouvernement et que le Parlement lui a refusé. C'est un fait inédit, inédit dans l'histoire de la Ve République. Dans une démocratie normale, on aurait dû tout arrêter, se dire « Attendez, il s'est passé quelque chose d'historique, on doit tout changer. On doit tout changer. » Et ce qu'a fait Macron, c'est nommer quelqu'un dans la poche de lui.
Donc c'est vrai qu'on se rend compte que notre démocratie, elle ne va pas bien. Simplement que ça ne peut pas bien se terminer en réalité.
Ce matin, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste, annonce dans une interview aux Parisiens que les socialistes se dirigent aussi tout droit vers la censure si la donne ne change pas. Est-ce que c'est votre cas aussi ? Est-ce qu'en l'état des choses, les députés écologistes voteront la censure contre Sébastien Lecornu ?
Je pense que nous l'avons dit plus clairement que les socialistes et plus tôt. Et c'est logique. Vous voyez, les socialistes, ils ont voulu donner l'image. Ils l'avaient dit comme ça dans la presse. Tout ce qu'on peut faire pour négocier, on le fera. Et même avec cette volonté qui, pour moi, est un peu trop loin, parce que j'avais expliqué à Olivier Faure, même si je respecte ce qu'ils font, je lui ai dit à un moment, c'est toi qui devrais être assis à sa place. Toi ou l'un d'entre nous. Ils nous prennent ça. On se retrouve de l'autre côté de la table et on nous demande quel compromis nous voulons faire. Donc les écologistes voteront la censure ? Nous faisons déjà un compromis immense.
On n'est pas à sa place. C'est un compromis très important, vous en conviendrez, même s'il est subi plus que souhaité. À partir de ce moment-là, M. Lecornu, la charge de la preuve lui incombe à 100%. Et quand je pense qu'on fait encore des réunions avec les socialistes, juste avant de le revoir pour dire est-ce qu'il y a un début de chemin. Et en fait, on cherche, on cherche. Mais on cherche à sa place. Et les efforts qu'il doit faire, on ne peut pas les faire à sa place. Donc la censure ? Donc pour moi, je ne vois pas d'autre chemin que la censure.
Si vous avez un début de commencement d'argument pour convaincre ne serait-ce qu'un député écologiste du groupe de voter autre chose que la censure, si elle se présentait, et elle va se présenter, puisque nous nous activons en tant qu'écologistes nous-mêmes à la déposer.
Vous allez déposer une motion de censure ?
On a pris contact avec tous les groupes pour être l'auteur d'une motion de censure unitaire, fédérative, parce qu'on ne voit pas trop quoi faire d'autre en réalité. Et aucune voix ne doit manquer. Donc si le fait que les écologistes la portent permettent ça, ce sera tant mieux. Mais vous voyez bien que tout ça est triste. On ne le fait ni tambour battant, ni avec plaisir, ni avec cynisme. C'est juste triste en fait. Les macronistes nous font tourner en rond depuis maintenant plus d'un an pour une raison simple. Ils ne veulent pas rendre le pouvoir. Ils ne veulent pas respecter le vote des Français.
et ils ne veulent pas changer une politique qui est désavouée par tout le monde. Les socialistes sont un peu les cocus de l'histoire.
Pourquoi vous dites ça ?
Finalement, ils ont essayé de discuter et il ne s'est rien passé derrière.
Mais ils ont raison d'essayer de discuter. On l'a fait aussi. On l'a fait aussi. Mais vous voyez bien qu'on est quand même dans un...
Mais si à la fin, ils choisissaient, les socialistes, finalement, de ne pas voter la censure, de donner une chance à Sébastien Lecornu, ce serait des traîtres, vous leur en voudriez... Non mais c'est pas...
En fait, vous faites comme si les socialistes, ils étaient face à un truc et ils décidaient pour ou contre. Alors, ce n'est pas vraiment nous qui décidons, c'est eux. Qu'est-ce qu'ils mettent sur la table ? On va en parler, mais il y a quand même une certaine proposition. Mais vous voyez bien qu'en fait, on peut être dans un rôle de commentateur sportif, à dire qu'ils sont trop durs, ils sont trop si-si. Mais en fait, on ne discute pas en fonction de nous. On discute en fonction de ce qui est sur la table. Qu'est-ce qui est sur la table aujourd'hui ? Une seule chose. Le fait de renonter à l'article 49-3.
L'article 49-3, pour ceux qui nous regardent, vous vous en rappelez, c'est le truc qui a permis de passer en force sur les retraites et sur beaucoup d'autres choses depuis, qui a vraiment dilué le rôle du Parlement.
Vous-même, vous y étiez très défavorable à ce...
On y était très défavorable. On a même déposé, nous, une proposition de loi. C'est Jérémy Yordanoff qui l'a fait pour supprimer l'article 49-3.
Donc vous dites bravo Sébastien ?
Et donc, c'est une demande qu'on faisait. Certes, il y accède. Donc, on peut se dire, c'est un début de commencement d'inflexion de quelque chose. Ok. Pourquoi il y accède ? Il y accède parce qu'il acte qu'il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Nous, on le disait depuis le début, nous n'avons pas de majorité à l'Assemblée nationale. Nous proposons cette méthode, elle permet de faire confiance au Parlement. Donc, en fait, il reprend notre méthode. Mais ce qui est un peu cynique, c'est que, rappelez-vous, la raison pour laquelle Emmanuel Macron disait je ne peux pas nommer quelqu'un du NFP, c'est parce qu'ils n'ont pas de majorité à l'Assemblée nationale. Nous, nous en avons une.
Il nomme donc Sébastien Lecornu qui dit en fait, je n'ai pas de majorité à l'Assemblée nationale, donc je ne fais pas de 49-3. C'est quand même un peu cynique. Si c'était pour dire que le Premier ministre n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale et c'est OK, on peut faire avec, alors il fallait nous nommer nous. Et deuxièmement, je rappelle quand même, hasard de calendrier, je ne pense pas, que ce renoncement à l'article 49-3 intervient au lendemain d'une journée délétère à l'Assemblée nationale où un pacte entre le macroniste et le Rassemblement national a été scellé pour se répartir les postes les plus prestigieux de l'Assemblée. Et ce n'est pas par hasard.
C'est-à-dire qu'ils se sont assurés avant de renoncer à l'article 49-3 qu'ils avaient une majorité entre les...
Pour vous, Sébastien Lecornu est sous la tutelle de Marine Le Pen ?
Je rappelle une chose très simple. Écoutez, à l'Assemblée nationale, c'est manifeste. Et donc on verra chaque jour...
Vous pensez que le RN va sauver Sébastien Lecornu à la fin ?
L'histoire va s'écrire chaque jour. Je regarde tout avec beaucoup d'attention, mais je me rappelle, pour y avoir beaucoup de contribués, que le fait politique majeur de l'élection législative d'il y a un an, l'été dernier, il y a un fait politique majeur. C'est que le front républicain avait fonctionné, qu'il existait, et qu'une majorité des Français avaient choisi de faire barrage au Rassemblement national. Et je pense qu'y compris les électeurs macronistes, centristes, de droite, ils ne voient pas ça d'un bon oeil. Et donc moi, je leur dis, parce qu'il faut que ce soit officiel. En fait, quand on fait des choses comme ça, dans le moment de l'histoire où on est, il faut pouvoir les assumer.
Sébastien Lecornu est sous la tutelle de Marine Le Pen, oui ou non ?
Chers centristes et personnes de droite sensibles au front républicain qui nous regardez, sachez que les élus que vous avez envoyés à l'Assemblée font un pacte avec le Rassemblement national pour se répartir les meilleurs postes de l'Assemblée. Et ce qui va se passer dans les jours prochains, vraisemblablement, c'est qu'ils vont s'allier sur beaucoup de votes à l'Assemblée nationale pour faire des politiques qui sont délétères de la justice sociale et fiscale.
Je le pose tranquillement. Je constate. Pour revenir à la question d'Amandine, ça veut dire que si les socialistes ne choisissaient pas de censurer cette semaine Sébastien Lecornu, vous ne comprendriez pas leur position ? Vous la condamneriez ?
En fait, vous faites comme si tout ça était figé. Les parlementaires vont se prononcer, par rapport à la ceinture, sur un discours de politique générale du Premier ministre, dont j'ai vu d'ailleurs la semaine dernière dans la presse, qu'il essayait un peu de tester par son entourage, si c'était vraiment obligatoire qu'il en fasse un. On voit qu'ils sont très pressions de l'heure d'appui. Donc là, il va en faire un, si j'ai bien compris, mardi. On verra. On verra s'il y a un gouvernement tout à l'heure et on verra s'il y a un discours de politique générale mardi. Et on se basera dessus.
Mais pour l'instant, vous voyez bien que sa stratégie du chloroforme, de tous nous endormir, elle fonctionne un petit peu parce qu'il n'avait pas de gouvernement, il n'avait pas fait de discours. Là, il va devoir sortir de l'ambiguïté.
Et en général, on ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépenses. Parce que justement, il y a deux conséquences possibles à ça. La première, c'est que le président choisisse de dissoudre. Donc ça, vous y êtes ouvert, vous y êtes prête.
On ne peut pas avoir peur du vote des Français. Mais je vous signale quand même que c'est une fausse solution. Le problème aujourd'hui, ce n'est pas l'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale, elle est très, très légitime. Elle est peut-être clivée en trois blocs, ce qui n'est pas pratique. Mais enfin, c'est le fruit du vote des Français. D'un vote qui fait l'objet d'une participation historique dans l'histoire des 30 dernières années. C'est le record de participation depuis 1981. Et cette élection législative a eu lieu il y a un tout petit peu plus d'un an. Donc pour moi, l'Assemblée nationale n'est pas le problème. On doit composer avec cette une donnée.
Elle est néanmoins capable de faire des compromis.
La deuxième option à la main du président, le problème aujourd'hui, ce n'est pas le Parlement, c'est le gouvernement.
Et la deuxième option à la main du président, c'est qu'il choisisse de renommer encore un nouveau Premier ministre. Ce serait le quatrième de cette crise. Mais en fait, ce qui est intéressant, parce que vous posez toujours en premier la question de la dissolution.
Comme s'il serait plus évident pour Macron de replonger le pays dans la crise avec un mois où ce serait, vous voyez comment c'était les derniers, les élections tous les jours, tout le temps, réannuler les mariages pour libérer les salles des fêtes, plonger tout le pays dans une sorte d'enfer, qui inquiète les marchés financiers. On va se reviser ce sketch pour une seule raison, parce qu'il ne veut pas passer par la case nomination d'un Premier ministre de gauche ou écologiste. C'est quand même dingue. Donc pour vous, il faut faire ça avant une dissolution. Non, mais ça montre bien à quel point il est dans l'obstruction à la fin. Ludovic Vigotte.
Et en fait, parce que des fois, quand je dis ça, les gens me disent, ah mais c'est parce qu'ils pensent que vous n'y arriverez pas. Moi, je pense exactement l'inverse. Je pense que s'ils pensaient qu'on n'y arriverait pas, ils l'auraient fait depuis longtemps pour démontrer qu'on n'y arriverait pas. Moi, je pense qu'on y arrivera, que c'est pour ça qu'ils ne le...
Malgré tout, s'il y a une dissolution des législatives anticipées, il y a une hypothèse, c'est que le RN éventuellement gagne ses élections et arrive au pouvoir, arrive à Matignon, ça ne vous poserait pas un problème de conscience ?
Quel problème de conscience ? Pour avoir fait campagne du maximum de mes forces à l'occasion d'une dissolution que je ne souhaitais pas ? Je ne comprends pas. Qu'on repose bien les choses. Monsieur Macron, c'est écrit dans un livre du Ficaro, écrit par votre collègue Wally Bordas, avait en tête, quand il a dissous il y a un peu plus d'un an, que ce serait le RN qui gagnerait, et ça ne lui a pas posé de problème. C'est même ça qui a précipité sa décision à lui. Il a dit à Ouradur-sur-Glane le lendemain qu'il avait jeté une grenade des goupilles dans les jambes de ses adversaires de gauche et il voyait donc Bardella ou Marine Le Pen à Matignon. Ça n'a posé de problème à personne.
Je me suis battue de la première seconde de la dissolution à notre victoire pour que Bardella n'arrive pas à Matignon. Du premier jour au dernier jour, et nous l'avons fait. Alors vous n'allez pas m'expliquer à moi aujourd'hui que j'aurais un problème de conscience. Je ne souhaite pas particulièrement de dissolution. Je vous dis juste que si elle arrive, je ne la crains pas, parce que je ne peux pas avoir peur du vote des Français. Mais le problème de conscience, excusez-moi, ce n'est quand même pas moi qui devrais l'avoir, qui a toujours été impeccable de la première à la dernière minute sur le front et plus loin, il continuerait à l'être.
Qu'est-ce qui fait que les écologistes ne voteraient pas la censure mardi ? Ou en tout cas, quand une motion de censure sera déposée officiellement ?
Les sujets avaient été posés assez clairement. Premièrement, on a un vrai problème de justice fiscale et je dois vous dire que c'est assez savoureux d'arriver dans le bureau du Premier ministre avec son conseiller budgétaire, j'imagine. Il y avait sept hommes. Donc, quand vous avez sept hommes en costard, vous avez tendance à tous les confondre à un moment. Et donc, on a une personne qui, pendant 20 minutes, nous a expliqué une grande découverte de sa part que les Français payaient de plus en plus d'impôts selon leurs revenus jusqu'à un certain niveau d'ultra-richesse où là, la courbe retombait. Et il me disait, vous vous rendez compte ?
On dit, oui, c'est le chiffre qu'on cite depuis un an à la télé. Donc, il se rendu compte du problème. Mais dans les solutions qu'il met en face, ça ne marche pas. Il trouve 2, peut-être 4 milliards sur les ultra-riches alors que nous, nous en proposions 15 ou 25 parce que c'est normal qu'il contribue. On a proposé une hausse de 10% des aides au délangement pour toucher toutes les personnes qui en ont le plus besoin. Et on propose aussi une indexation du salaire sur les prix. Traitement des fonctionnaires compris. Ça, ça permet de donner du pouvoir d'achat très facilement à tous les Français en faisant contribuer non pas le budget de l'État mais les entreprises.
Lui a choisi d'autres options pour le pouvoir d'achat. Exactement, mais je vous continue la liste
pour vous montrer qu'on avait beaucoup de mesures. Les retraites, niette de sa part totalement bloquée. L'environnement, évidemment, j'imagine qu'on va pouvoir s'attarder là-dessus. Le Mercosur pour des gens qui ont juré à la télé Emmanuel Macron, la main sur le cœur, qui ferait tout pour l'empêcher. Et les agriculteurs français sont en train d'être lâchés en race campagne, là où les écologistes les ont toujours soutenus contre le commerce international.
Alors certains de ces points sont évoqués par le Premier ministre qui a envoyé une lettre au responsable du socle commun cette nuit, justement. Sébastien Lecornu qui explique que le gouvernement, je cite, devra faire des compromis avec les autres formations politiques sans pour autant abandonner ses convictions. Il dit vouloir discuter avec les autres formations, bâtir un compromis indispensable à la stabilité du pays. Ça doit vous convenir, ça, non ?
Oui, mais il y a les paroles et puis il y a les actes. Moi, il y a une phrase, je me suis étranglée en lisant ce matin dans cette lettre tombée de camion que j'ai récupérée. Donc, il écrit aux députés de la majorité en leur disant, attention, accrochez-vous, la protection de l'environnement continuera d'irriguer l'ensemble de l'action gouvernementale. Je lis ça, j'ai dû le relire quatre fois pour voir si j'avais bien compris. Parce que ce qu'il veut continuer d'irriguer au gouvernement, c'est quand même une politique qui, depuis le début de l'année, a enregistré 43 reculs environnementaux majeurs.
C'est un chiffre du Région Action Climat que je remercie parce qu'il y en avait beaucoup à compter. Et en plus, on dit que c'est depuis le début de l'année. En réalité, c'était quasiment sur trois mois puisqu'il ne s'est pas passé grand-chose avant et qu'il ne s'est pas passé grand-chose depuis. Et donc, ce ne sont pas les écologistes qui perdent dans ces cas-là. C'est tout le monde. C'est la santé des Français, c'est la qualité de l'air que vous respirez, de l'eau que vous buvez, de ce que vous mangez. Et c'est des aides directes pour les Français qui ont été rabotées. Par exemple, des aides pour isoler votre logement et baisser vos factures d'électricité.
Des aides pour changer de voiture et baisser votre dépendance au carburant et le prix que ça pèse chaque mois sur votre portefeuille. Donc, c'est complètement hallucinant. Encore hier, on apprend que les trains de nuit vont être encore supprimés parce que l'État ne s'engage pas. La veille, on apprenait que la septième limite planétaire était en phase d'être franchie. Donc, l'acidification des océans, c'est la septième limite planétaire qui est franchie. Et je vous rappelle que les limites planétaires, déjà, quand on les franchit, on ne peut pas revenir en arrière, c'est foutu. Et que ces limites planétaires sont ce qui permet que la planète soit habitable.
Et donc, en 2025, excusez-moi de vous dire que je n'y arrive plus. Je n'arrive plus à faire semblant. J'ai encore appris hier que sur les 50 sites industriels français des plus polluants, aucun effort en termes de baisse de CO2 était fait. Ça m'inquiète énormément. Parce que vous savez, en plus, ces chiffres, je ne les ai même pas par le gouvernement ou par la presse. Je les ai par des associations environnementales. Encore le réseau Action Climat, en l'occurrence. Qui fait le travail de recherche, de suivi, de pointage et de transparence ? Que devrait faire l'État ? On doit tout faire à leur place. Les propositions, le plaidoyer, la surveillance, la transparence, c'est usant.
Donc, c'est niètre.
Rien ne trouve grâce à vos yeux.
Je le dis de manière très tranquille. On est en train d'emmener l'avenir de l'humanité dans le mur. L'avenir de nos enfants n'est pas garanti sur une planète habitable. Les enfants qui naissent aujourd'hui, on ne sait pas garantir que la planète sera encore habitable dans 30 ans. Donc, peut-être qu'il est temps de s'exciter un petit peu sur le sujet, d'en parler. Et donc, je vois que comme on était un peu pénit dans son bureau, il s'est dit, je vais ajouter cette phrase. Mais si la personne qui a écrit cette phrase a cru qu'on allait être content, c'est qu'il n'a rien compris à l'écologie. Et donc, s'il faut qu'on leur explique, on leur expliquera.
Et puis, si on n'a pas le temps de leur expliquer ou qu'ils ne comprennent rien avant la censure, on censurera. Que voulez-vous que je vous dise ?
Il va dérouler, effectivement, normalement en fin de journée ou en début de matinée demain, son nouveau gouvernement. Est-ce qu'à la présence de certains ministres en tant que tels ? Pour vous, c'est un élément de censure ?
Ce n'est pas un sujet personnel. Même si je peux avoir des problèmes personnels avec certains d'entre eux, à la fin, c'est un sujet de politique qui va être mené.
Concrètement.
Et vous voyez bien comment les Républicains sont en train de négocier. Et d'ailleurs, quand nous étions dans le bureau de M. Lecornu, il recevait beaucoup de textos d'eux qui étaient stressés par la simple présence de nous dans son bureau. Donc, tout ça me semble un peu fébrile. La confiance et la cohésion ne règnent pas. Je vois bien, par exemple, que les conditions que demanderait M. Retailleau pour rester ministre de l'Intérieur, ce n'est pas juste le périmètre de son ministère. C'est ce qu'il pourra faire avec. Bon, je note que dans la lettre, ce n'est pas écrit qu'il allait supprimer l'aide médicale d'État.
Alors, est-ce que ce n'est pas écrit là parce qu'on lui a dit écoute, on ne le met pas dans la lettre pour ne pas énerver plus les socialistes et les écologistes, mais ne t'inquiète pas, on te laissera tranquille. Ou alors, encore plus cynique, puisqu'ils ont renoncé au 49-3, est-ce qu'ils ne se disent pas nous, on va dire que le gouvernement, là-dessus, on est neutre. Mais en fait, comme on a un petit pacte maintenant, l'Assemblée nationale entre les macronistes, la droite et le Rassemblement national,
ça passera tranquille. Mais vous faites comme s'il n'y avait eu aucun geste pour la gauche, mais il y en a eu quand même. Il y a cette taxation sur les holdings, c'est-à-dire pour en résumer qu'il y ait moins d'optimisation fiscale de la part des entreprises. Il y a également des mesures sur le pouvoir d'achat, la défiscalisation des soeurs supplémentaires, le retour de la prime Macron, le 49-3. Certes, ce n'est pas exactement ce que vous voulez, mais il y a des compromis de sa part et de la vôtre aucun. Si, de notre part, il y a un gros compromis, c'est qu'il est assis
sur le siège
de premier salarié. C'est le choix du président. Ça, c'est pas le public qui n'a le promenu. Mais je vais vous répondre parce que vous semblez victime
de sa stratégie du chloroforme. Donc, je vais vous réveiller. Les heures supplémentaires, c'est un dispositif inventé par Sarkozy. Donc, vous voyez, M. Lecornu, qui voulait un dialogue transparent, moderne, une révolution politique, poursuit la stratégie de la droite. En fait, il recycle les politiques de Sarkozy et c'est le seul truc écologiste qu'il fait, c'est-à-dire du recyclage de mesures de droite qui, du coup, n'est pas vraiment écologiste. Les heures supplémentaires, déjà, ça crée des effets d'aubaine. C'est-à-dire qu'au lieu de recruter, vous faites des heures supplémentaires et elles sont défiscalisées. Donc, du coup, ça pèse sur le budget de qui ?
De l'État, en l'occurrence, de la sécurité sociale. C'est une mesure qui n'a pas montré son efficacité. C'est pas vrai. Dans toutes les études économiques, c'est pas vrai. Ensuite, il dit on va faire sur la transmission intergénérationnelle, on va permettre à des grands-parents de donner plus d'argent à leurs petits-enfants sans payer de taxes. Ça, c'est une mesure plein de gens doivent se dire c'est hyper sympa. Sauf qu'aujourd'hui, un grand-père, une grand-mère peut donner plus de 31 000 euros à un petit-enfant sans payer aucune taxe. Qui, dans les Français, a les moyens de donner plus que 31 000 euros à chacun de ces petits-enfants français ? C'est pas une mesure sociale et solidaire.
Sur la composition de ce gouvernement, Ludovic ?
Oui, si Bruno Retailleau reste au ministère de l'Intérieur, si Gérald Darmanin reste plein d'eau...
J'ai vu que même eux voulaient partir. Ils se réunissent à 14 heures en attendant avec une grande fébrilité leur décision.
Ils vont sans doute rester. Ça ne vous posera aucun problème ?
Mais j'ai toujours dit depuis le premier jour du gouvernement Bayrou que Bruno Retailleau était un motif de censure à lui tout seul.
Et il le reste ?
Évidemment. Mais ce n'est pas le seul problème parce que j'avais dit ça le premier jour du gouvernement Bayrou et il nous a ajouté d'autres motifs de censure quotidiennement depuis. Oui, bon. Vous savez, M. Retailleau, le problème, c'est un problème de ligne politique. C'est un problème de valeur républicaine. Je trouve que son parti, les Républicains, porte très mal son nom.
Gérald Darmanin, de son côté, il n'y a pas de souci ?
Aussi, ça je l'ai toujours dit depuis très longtemps. Mais vous savez, moi j'ai un problème en plus avec ces personnes qui vous expliquent, qui mettent à fond en avant un truc, c'est la lutte contre le multirécidivisme. Vous savez, c'est encore pire quand on refait un délit. Mais l'État est un multirécidiviste. dont ils savent qu'elles sont illégales et qu'ils prennent quand même. C'est vrai de M. Retailleau quand il ne respecte pas les délais de traitement pour les renouvellements de titre de séjour à la préfecture. Deux Français, comme il aime le dire, qui travaillent, etc.
Il y a des gens qui attendent depuis des mois juste que leur dossier soit traité et dont on n'a aucun doute sur l'aboutissement du dossier. Mais on fait comme ça, retardé, on met des gens en difficulté. Sur la biodiversité, moi je peux vous dire, j'ai une liste de préfets qu'on suit de région en région, de département en département, parce qu'on sait qu'ils prennent des décisions illégales sur la biodiversité. J'habite un département, le Pas-de-Calais, est-ce que c'est parce que c'est le département de Willy Schran, sûrement, où on peut chasser la belette ? On peut chasser la belette. C'est le seul département d'Europe où la chasse à la belette est autorisée.
Alors, c'est attaqué en justice, on gagnera, mais d'ici là, 15 000 belettes auront été tuées. Et sur des décisions de chasse, c'est comme ça tout le temps. Et donc, vous avez un préfet qui va partir, on dit, attention, il va prendre tel, tel, tel arrêté. Puis dans trois ans, quand on aura gagné, lui, il sera déjà dans un autre département, il prendra les mêmes. J'ai sensibilisé M. Lecornu à ce fait, en disant que ça vous va que l'État prend des décisions illégales chaque jour. Il a noté, il a dit, oui, oui, la Ligue de protection des oiseaux m'en a parlé. Très bien, la Ligue de protection des oiseaux, lui, on a parlé.
Je lui en ai parlé avec Cyril Chatelain, Guillaume Gontard, David Cormand, les patrons de groupe parlementaire écolo. Mais nous, nous attendons maintenant qu'il fasse.
Marine Tourdelier,
on verra bien.
On vous retrouve dans un instant. Vous n'avez pas la veste verte habituelle, mais on vous demandera quand même si... On vous demandera si c'est vous qui l'a payé ou si c'est les écologistes et que vous faites des notes de frais parce que c'est quand même un des gros débats du moment. Est-ce qu'il faut arrêter ou pas les notes de frais pour les élus ? Vous restez tout de suite sur BFM et bien sûr, BFM Politique fait son retoir. Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invitée, Marine Tourdelier, secrétaire nationale des écologistes. Dans un instant, on verra comment la gauche justement se positionne face à Sébastien Lecornu et en vue de la prochaine élection présidentielle.
Mais d'abord, les notes de frais des élus. Ça a fait beaucoup débat ces derniers jours pour ce qu'on a évoqué notamment celle d'Anne Hidalgo. Hier, nous avons reçu ici à BFM la maire du 8e arrondissement de Paris-Jeanne de Haute-Cerque. Elle explique que chaque maire d'arrondissement dispose d'une enveloppe de 990 euros par mois utilisable comme elle le souhaite. C'est ce qu'elle explique. Et elle a dépensé pour près de 35 000 euros de frais de vêtements pendant 4 ans sur 4 années. Elle trouve ça assez normal. Je vous propose de l'écouter. Je vous demanderai votre réaction ensuite.
Attention,
c'est quasi-parodique. J'ai cette image de maire toujours bien sapée, toujours élégante. Donc, je suis quand même maire d'un arrondissement qui est le 8e arrondissement. Et effectivement, ce soir, je viens pour m'exprimer sur ces dépenses pour que les vêtements parce que, comme vous le savez, chaque maire a une enveloppe de 990 euros par mois et chaque maire peut dépenser comme il veut. Donc moi, j'ai préféré effectivement m'acheter des fringues pour être bien sapée. Et d'ailleurs, je profite de l'occasion pour remercier tous nos concitoyens et concitoyennes qui travaillent et qui, effectivement, nous permettent d'avoir ces indemnités. Donc, malheureusement, on n'est pas les seuls.
On a les députés, les maires.
Alors, Jeanne Dotser, qui précise ensuite qu'elle est favorable à ce qu'on mette fin à tout ça, mais quand vous l'entendez, qu'est-ce que vous vous dites ?
Non, mais rien ne va dans ce qu'elle dit et dans la manière dont elle présente les choses. Donc, je le dis, ce n'est pas possible de parler comme ça. Après, je vous dis une autre chose qui n'est pas pour la défendre elle spécifiquement. je constate quand même que les femmes en politique font l'objet de toujours plus et bien plus de critiques que les hommes et que j'ai entendu au début du mandat de 2022 et 2024 des critiques horribles, atroces sur des femmes politiques qui allaient en hémicycle et dont on considérait que leurs vêtements n'étaient pas assez...
Vous en parlez notamment dans votre ouvrage que vous publiez aux éditions Albain Michel Demain, si tout va bien.
C'est ça. Bon, tout ne va pas bien en attendant et parce que quand vous êtes une femme, si vous allez en hémicycle avec des vêtements qui ne sont pas dans les standards de l'hémicycle, on vous explique que c'est une honte et que c'est un non-respect de la République. Si vous vous habillez bien, on demande... Et moi, on me demande toujours et la marque, et la couleur, et où c'est fabriqué et en quelle matière. Et moi, c'est OK, je réponds à tout, il n'y a pas de problème.
35 000 euros en 4 ans, il n'y a pas de problème.
Ah ben si, il y a un problème. Mais je vous dis juste qu'on ne pose jamais ces questions aux hommes et que ça, ça commence à me poser un problème. Je vous dis aussi que ce genre de propos, ça paie certes, mais se débrouille toute seule. Et moi, je le sais parce que quand j'ai commencé la politique, vous voyez à Hélène Beaumont, j'ai Marine Le Pen qui a débarqué comme ça, paf, à Hélène Beaumont en 2008-2009, elle commence à arriver sur les marchés. Et je me rappelle de femmes qui n'étaient pas du tout pour l'Assemblée nationale et qui disaient « elle est belle quand même ».
Parce que vous voyez, il y avait une stature, elle arrivait, elle avait des vestes blanches, elle avait son brushing parfait. Et en fait, il y avait un truc un peu qui en imposait. Et en fait, on attend des femmes politiques qu'elles en imposent, qu'elles aient l'air crédibles, ça passe aussi par la...
Vous, pour que ce soit transparent, Marie-Louise Tondelier, en tant que conseillère régionale, par exemple, vous avez des notes de frais ? Absolument pas. Non ? Absolument pas. Et en tant que patronne des écologistes ? Alors,
en tant que patronne des écologistes, je suis défrayée de mes trajets parce que moi, je n'habite pas à Paris. Donc, j'ai trouvé des systèmes pour que ça coûte le moins cher possible. Par exemple, moi, j'ai un lit dans le local des Verts parce qu'à 250 euros la nuit à l'hôtel Ibis de la gare du Nord où en plus, vous vous couchez à minuit, vous vous levez à 4 heures. J'avais l'impression d'avoir un compteur de taxi dans la tête, vous savez, qui tournait et je payais à la minute. Ça me rendait folle de voir cette part.
En résumé, il vous paraît normal de faire des efforts ? Non, mais moi,
j'ai demandé à mettre un lit dans le local. Là, par exemple, ce haut, je suis arrivée lundi à Paris. Je ne suis toujours pas rentrée chez moi depuis lundi et donc, je l'ai lavé dans un évier du siège cette nuit et je l'ai fait sécher sur un cintre pour le repasser ce matin et que ce soit prêt parce que j'en ai qu'un et qu'on m'a dit qu'il était bien donc j'essaye de le remettre en attendant de pouvoir en acheter un autre. En fait, la vraie vie des politiques, ce n'est pas d'avoir plein de pognon et d'être comme ça, de le dépenser partout. Après, moi, je sais que par exemple, on me reproche parfois de prendre un taxi. Moi, je suis écologiste. Dès que je peux prendre le métro, je le fais.
J'ai d'ailleurs été sauvée par une animétrice de BFM cette semaine qui me voyait avec un gars qui voulait parler de toute la politique française alors que j'étais au téléphone et que je n'arrivais pas. Et voilà, des fois aussi, on a des coups de téléphone à passer. Moi, je sais, il y a beaucoup de politiques qui ont été un peu interpellées parce que vous rappelez Fabien Rousset, dans TGV, etc. Donc en fait, quand vous habitez comme moi un peu loin, que vous avez X temps de train pour arriver, vous descendez, il y a quatre appels en absence de syndicalistes, de politiques, de trucs que vous devez rappeler, vous êtes en train de marcher en suivant le GPS.
En fait, on a des rythmes de vie qui peuvent être compliqués. Je ne me plains de rien, c'est la vie que nous avons choisie mais voilà, c'est aussi un rythme, c'est des fois, c'est 80-90 heures par semaine, on ne dort pas, on fait ce qu'on peut et on doit être présentable. Et d'ailleurs, quand on a l'air fatigué, on nous le fait remarquer. Je dépense beaucoup d'argent en anti-CERN.
Pour en revenir aux notes de frais des élus, est-ce que vous pensez qu'il faut mettre fin à cette pratique ?
Elle n'existe déjà pas pour grand monde en réalité. Donc j'ai l'impression que la mairie de Paris, il y a un standing qui n'est pas le cas dans beaucoup de mairies en France et puis il faut regarder ce qu'on achète avec. Il y a une maire écologiste
du 12e, Emmanuel Pierre-Marie, qui est concerné, qui s'est fait rembourser une polaire pour hommes, un pantalon de ski, un jeu pour enfants. Est-ce que vous trouvez ça normal ? Est-ce qu'elle doit rembourser ?
Je ne sais pas ce qu'elle a fait avec, très sincèrement. Vous voyez par exemple, moi peut-être que j'ai un vêtement pour hommes et que je le mets et je suis une femme et j'en sais rien. Je ne vais pas faire la commission d'enquête ici maintenant. Je dis juste que oui, les politiques doivent être encore plus exemplaires que la moyenne et c'est comme ça. Donc il faut être transparent, il faut être juste mais c'est vrai aussi qu'il y a beaucoup de personnes en politique et c'est la vaste majorité d'entre eux qui font de la politique sur leur denier personnel.
Moi, pendant des années, je ne suis pas candidate au municipal tête de l'Istail 1 mais pendant des années, j'ai payé de ma poche des tracts, des trucs, des verts pour les militants et c'est le cas de la majorité des élus de ce pays. La grande majorité que je salue parce que la plupart le font sur leur denier personnel sur les économies, ça peut créer des tensions avec la famille, c'est un sacerdoce, c'est un choix que nous faisons avec conviction mais ce n'est pas un choix de luxe, ce n'est pas vrai. Dans la plupart des cas, ça n'est pas vrai.
Marie-Claude Tondelier, il y a un élu de votre région qui s'appelle Cédric Brun qui était un conseiller régional La France Insoumise jusqu'à peu de temps qui a décidé de quitter justement La France Insoumise parce qu'il dénonce, je cite, une dérive idéologique majeure du mouvement de Jean-Luc Mélenchon avec l'arrivée de profils dit-il proches des frères musulmans. Il était là aussi notre invité. Je vous propose de l'écouter et je vous demande ce que vous en pensez après.
Depuis les attentats du 7 octobre, on a eu des profils, on va qualifier d'inquiétants qu'ils ont infiltré les groupes d'action, des profils très clés, je veux dire clairement, très proches des frères musulmans et qu'aujourd'hui essaient d'imposer une idéologie qui devient malheureusement majoritaire dans le parti et c'est devenu quand même assez catastrophique parce que la grande promesse de Jean-Luc Mélenchon, c'était quand même aujourd'hui,
ce n'est plus du tout le cas. Marine Tondelier, est-ce que la France insoumise est coupable de complaisance à l'égard de l'islamisme ?
Là encore, je ne vais pas vous dire comme ça sur des propos dont je viens de prendre connaissance ce que j'en pense, mais ce que je peux vous dire, c'est que je connais Cédric Brun depuis longtemps puisqu'on est élu ensemble à la région. Il est élu avec la France insoumise, donc il sèche dans la délégation insoumise. Et voilà, Cédric Brun, c'est quand même quelqu'un qui a une lourde histoire syndicale. C'est le leader syndical de PSA. Vous savez, l'automobile, c'est un grand gros enjeu dans notre région. Il y a eu beaucoup de surprises en emploi et c'est la lutte qu'il a menée.
Il est très impliqué à Arcelor aussi puisqu'il est en charge, si j'ai bien compris, de la politique industrielle de la CGT.
Est-ce que vous vous contestez ou vous constatez une forme de dérive de la France insoumise sur ce sujet-là ?
Moi, ce que je peux vous dire, c'est que comme Cédric Brun, c'est dans mon groupe à la région, j'imagine qu'on va en discuter dans notre groupe à la région. Ce n'est pas la secrétaire nationale des Verts qui décide ici sur ce plateau ce que le groupe à la région doit faire. Donc, je vais l'appeler pour en discuter avec lui. Je vais appeler ma présidente de groupe, Karima Dehli, qui, elle, aura statué. J'imagine qu'on aura des échanges aussi avec les insoumis du Nord-Pas-de-Calais, mais je ne fais pas de réponse comme ça active sur un plateau sur un dossier que je ne connais pas.
Mais vous, vous n'avez pas constaté de dérive, de complaisance vis-à-vis de l'islamisme de la part de la France ?
Il faut savoir que mes liens avec les insoumis du Nord-Pas-de-Calais sont quand même assez restreints. Et plus largement dans les positions des insoumis. Dans des délégations séparées, Cédric Brun, ce n'est pas celui avec lequel j'échange le plus, mais moi, j'ai toujours respecté son engagement syndical. C'est d'ailleurs pour ça qu'il a été sur la liste, pour ça qu'il siège à la commission sur les questions d'emploi et d'industrie. Mais vous n'avez pas
de retour d'élu autre qui mentionne ce type de problème. C'est une voie isolée ?
Par ailleurs,
il faut quand même se dire
que le Nord-Pas-de-Calais ce n'est pas la région où la France insoumise est la plus implantée.
Mais plus largement dans les déclarations qu'on peut avoir des insoumis au niveau national,
pour vous,
il n'y a aucune complaisance avec l'islamisme de la part de la France insoumise ?
On va regarder le sujet. Je ne vous réponds pas sur un truc que je n'ai pas regardé, mais je vais appeler et Cédric Brun et les élus insoumis et les élus écologistes et je sens que je vais y passer une bonne partie de mon éprime.
Vous étiez hier à la rentrée de Raphaël Glucksmann. Raphaël Glucksmann qui a marqué, si je veux dire, la semaine parce qu'il y a un sondage publié par l'Institut IFOP qui montre à la fois que rien n'est joué pour la prochaine présidentielle mais que Raphaël Glucksmann est clairement l'un de ceux qui est en capacité de se qualifier pour le second tour. On va découvrir dans quelques instants justement ce sondage. Est-ce qu'à vos yeux, Raphaël Glucksmann est le meilleur candidat pour la gauche ? Est-ce que vous pensez qu'il faut se rassembler derrière lui ?
Alors, est-ce que je pense qu'il faut se rassembler ? La question est... Oui. Vous ne répondez pas, vous savez. Évidemment, je dis ça depuis de manière constante. Est-ce que c'est
Raphaël Glucksmann le meilleur candidat ?
Mais moi, je pense que ce sont les électeurs de gauche et écologistes qui doivent décider. Mais vous,
vous en pensez quoi ?
Je pense que ce sont les électeurs de gauche et écologistes qui doivent décider.
Vous êtes électrice de gauche et écologiste ?
Oui, et j'aimerais bien que ce soit un écologiste, figurez-vous, spoiler alert. Mais si vous voulez, on ne peut pas dire qu'on veut être candidat à la présidentielle et qu'on pense qu'on va être élu et avoir peur de passer devant les électeurs de gauche et écologistes parce qu'à la fin, on aura besoin pour faire cette campagne, pour la gagner et pour changer la vie vraiment derrière de la mobilisation de tout le monde, de tout le peuple de gauche. Et donc, je trouve normal de leur laisser le dernier mot pour ce qui est des sondages qui circulent. J'ai donné mon avis. Vous voyez bien, d'ailleurs, ça marche.
Un sondage bidon et bidonné parce qu'il ne prend pas en compte toutes les hypothèses sort que Raphaël Glucksmann sur un malentendu pourrait être au deuxième tour et du coup, sur tous les plateaux, on dit ça y est, on a notre sauveur. Moi, je ne crois pas aux surhommes, je ne crois pas aux hommes providentiels, je crois aux alliants. Alors, je vais vous poser là. C'est aucune qualité à... Bien sûr que ça. Regardez, là, on a l'air d'être très en forme. La photo qui s'affiche derrière. On a l'air un peu plus fâchée. Mais c'est notre travail, c'est de discuter ensemble, de trouver des solutions. On est à un an et demi de l'élection présidentielle.
Un candidat écolo à l'élection présidentielle ou pas ? Non, mais on est à un an et demi de l'élection présidentielle. Tout ça va bouger énormément. Vous le savez, vous êtes des journalistes politiques, vous en avez fait quelques-unes. Vous savez que les favoris du début de la course sont rarement les favoris de la fin de la course. C'est comme ça. Moi, en tant que secrétaire national écologiste, mon travail est de porter la voix des écologistes pour qu'il y ait une candidature forte dont nous déciderons d'ici décembre. Le Conseil fédéral l'a décidé hier. Et pour que nos idées, nos préoccupations et nos solutions soient au cœur de la campagne. Là,
vous n'allez pas pouvoir vous défiler,
je vous le dis très clairement que ça ne passera que par une primaire de la gauche et des écologistes et que tout le monde doit y participer. Et je vais être très pénible sur ce sujet. Préparez-vous.
Alors justement, les écologistes ont annoncé effectivement qu'ils désigneraient leur candidat à la potentielle primaire de la gauche pour la présidentielle au cours d'un scrutin interne qui aura lieu du 5 au 8 décembre. Question simple, est-ce que vous, vous serez candidate justement à ce scrutin interne aux écologistes pour la primaire éventuelle à gauche ?
Vous verrez demain si tout va bien.
Pourquoi demain ?
C'est le titre de mon livre. Parce que je ne vais pas vous répondre aujourd'hui que je l'ai expliqué au journal d'été des écologistes que c'est une question qui se posait, qu'on me posait, que j'y réfléchissais, que j'y travaillais et que ce sont des décisions d'une importance.
Donc mon frère écrive « Il fait peu de doute que la secrétaire nationale sera candidate. »
Qui a dit ça ?
L'FP.
Ah ben, on les remercie de croire en moi mais ce n'est pas comme ça que ça marche. Arrêtons la langue de bois. Vous serez candidate ou pas ? Une candidature à la présidentielle, Est-ce que vous vous sentez prête ? Je ne dis pas que je ne me sens pas prête. Je me dis que pour me sentir prête, je fais en ce moment un contrôle technique et que je demande aux gens ce qu'ils en pensent, que j'y travaille, que j'y réfléchis, que ça se prépare, que j'ai besoin de sentir ce qu'en pense mon mouvement également et que je suis une personne assez simple dans la vie donc je vais suivre les étapes qui sont données.
Vous vous sentez prête à être candidate à l'élection présidentielle ?
C'est la réflexion que je suis en train de mener avec les personnes qui ont envie d'en discuter avec moi, certaines très convaincues, d'autres qui posent des questions auxquelles je réponds avec eux parce qu'il faut trouver des solutions à chaque sujet et je rappelle quand même que dans les six prochains mois on a un truc très important qui va nous occuper qui s'appelle les campagnes municipales
Mais là c'est 5 ou 8 décembre donc il faudra donner une réponse avant.
Évidemment mais quoi qu'il en soit une grande partie de notre énergie doit être mise d'ici mars à gagner les municipales c'est-à-dire que les villes écologistes restent écologistes, que les villes de gauche restent de gauche et que les villes de droite puissent au maximum basculer à gauche et j'y prendrai toute ma part.
Donc vous vous préparez à être candidate à l'élection présidentielle.
C'est mon travail. C'est mon travail aussi parce que que je sois candidate ou pas à l'élection présidentielle on a besoin tous que les chefs de parti de la gauche et des écologistes soient les mieux préparés possibles à mettre toute leur énergie dans la bataille et que quel que soit l'endroit où je sais à la fin ce qui compte et ce que vous devez retenir c'est que tout ce que je dois faire pour éviter le Rassemblement National à la Matignon et tout ce qu'il faut faire pour aider les Français je le ferai. C'est tout ce que vous allez savoir pour le moment il faut être tranquille là-dessus comptez sur moi
Pour revenir à la primaire de la gauche que vous appelez de vos voeux avec acharnement est-ce que vous n'avez pas l'impression de prêcher un peu dans le désert parce qu'aujourd'hui personne n'en veut les socialistes Glucksmann, Mélenchon
Les socialistes ne veulent pas d'une primaire de gauche des écologistes
Olivier Faure pour l'instant n'a pas topé avec vous On y travaille avec lui
quotidiennement
Vous êtes mal informé
M. Vigogne
En tout cas cette solution pour l'instant est loin de faire l'humanité
On me fait souvent la question en disant est-ce que vous vous sentez seul je ne m'en sens absolument pas seul Regardez la fête de l'humanité La fête de l'humanité ce n'est pas la France Vous avez raison Mais la fête de l'humanité c'est la gauche Il y a dans le public des insoumis des communistes des écologistes des socialistes des syndicalistes et des militants des citoyens qui se retrouvent dans ces valeurs-là Et il y a exactement le spectre de celles et ceux dont on a besoin pour avoir une chance de l'emporter Et donc moi c'est ça qui m'intéresse c'est ce qu'ils veulent Et je constate qu'avant même d'avoir dit quoi que ce soit juste parce que mon nom est annoncé que je monte sur scène Je bénéficie à l'applaudimètre du plus haut niveau d'applaudissement Pas parce que les gens veulent que je sois candidate à la présidentielle C'est encore une autre question Vous venez de nous annoncer
que vous allez l'être
Non, je dis justement pas pour ça Ce que je vous dis c'est que les gens sont sensibles à la ligne écologiste unitaire du moment et à ce qu'on essaie de faire en disant que vous êtes quand même très souple Oui, merci j'ai 30 ans de danse classique J'essaie de les mettre à bon escient en faisant preuve de beaucoup de souplesse Mais en fait on n'a pas le choix Et moi quand j'entends des fois l'un qui dit ce sera lui ou moi moi ou lui En fait à force de dire que ça peut être que l'un ou que l'autre entre Raphaël Glucksmann et j'en ai que la chose Ça ne sera ni l'un ni l'autre Est-ce que ça a du sens ?
Et les électeurs de droite et de gauche et écologistes sont très inquiets de ça Il y a une vraie inquiétude une angoisse qui monte Et moi je leur dis je partage votre inquiétude je partage votre angoisse et je me battrai pour que la seule solution gagnante possible à cette affaire ait lieu c'est-à-dire une primaire de la gauche et des écologistes qui est très très largement souhaitée par nos électeurs qui est souhaitée par les écologistes par les socialistes par François Ruffin par Clémentine Autain Les communistes il ne fait aucun doute qu'ils seront là à la fin parce qu'ils ont une tradition constante sur l'antifascisme Ils ne disent pas maintenant ils ne disent pas comme ça mais vous verrez qu'ils seront là Et je pose maintenant la question à Raphaël Glucksmann et à Jean-Luc Mélenchon Vous ne pouvez pas nous parler toute la journée d'antifascisme avec beaucoup de rhétorique et de trémolos dans la voie et adopter une stratégie personnelle individuelle Vous sentez le plus proche
de qui ? Ce n'est pas le sujet
Demandez-leur s'ils se sentent plus proche de moi ou pas et puis on verra Mais nous, nous sommes écologistes nous sommes indépendants et quand l'histoire l'exige nous travaillons avec nos partenaires
Vous évoquez beaucoup votre combat contre Marine Le Pen c'est notamment une bonne partie de votre livre que vous publiez aux éditions Albain Michel ça s'appelle Demain si tout va bien et vous évoquez notamment le fait que vous êtes des nains baumont là vous avez vu débarquer Marine Le Pen il y a quelques années
Et vous poursuivez en disant que de porter le même prénom que la patronne de l'extrême droite Je m'en remets ne vous inquiétez pas Parce que précisément elle en a fait une marque
c'est ça ? Au nom de toutes les Marines de ce pays je dois vous dire que j'ai beaucoup de remarques des fois même quand je fais les dédicaces de gens qui disent je m'appelle Marine aussi merci de réhabiliter ce prénom on n'en peut plus Moi je me rappelle de quand j'avais 18-20 ans où la chanson de Diams sort qui s'appelle Marine t'as un vrai prénom d'ange mais dis-nous ce qui te prend vous vous rappelez cette chanson qui met un peu les boules à l'époque où on la chante en criant et mon prénom est scandé 17 fois dans cette chanson et tout le monde disait Marine en me regardant je disais ça y est c'est encore mon moment de la soirée Ouais elle a privatisé ce prénom pourquoi ?
Parce qu'elle voulait effacer son nom de famille que moi je n'oublie pas et donc il fallait être une blonde sans aucun reproche qui est éleveuse de chats qu'elle emmène maintenant même à Matignon pour envoyer le petit symbole subliminal à le cornu qu'il est comme son petit chaton que si elle ne le nourrit pas il mourra enfin voilà je vois bien ce qu'elle fait Vous considérez quoi ? J'ai le droit de le dire ? Bah non c'est le sien elle a le droit de s'appeler Marie elle a même le droit d'être parachutée à Élin-Beaumont ou au bout de deux mandats de députée elle ne l'habite toujours pas puisqu'elle est à Saint-Cloud elle fait ce qu'elle veut mais je dis ce que je veux aussi
Ce qui est intéressant aussi c'est que vous évoquez la question de l'insécurité c'est pas toujours traité par la gauche et par les écologistes c'est une réalité en France le sentiment qu'elle suscite ne vient pas de nulle part est-ce que les écologistes ont été trop naïfs sur la question de la lutte contre l'insécurité ?
Je pense qu'il y a un reproche qu'on ne peut pas faire aux écologistes c'est d'être naïf on regarde les problèmes en face mais si vous allez jusqu'au bout du chapitre il s'appelle sécurité à 360 degrés Pourquoi je dis ça ?
Quand on regarde certaines chaînes de télé on a l'impression qu'on va se faire assassiner à chaque coin de rue il y a 1000 homicides par an c'est à chaque fois terrible à chaque fois il faut prendre en compte la souffrance de chaque famille éviter chaque victime et le faire à fond mais on ne peut pas traiter la question sécuritaire en ne regardant que ça parce que la sécurité c'est aussi premièrement de ce qu'on mange de ce qu'on respire de ce qu'on boit la sécurité environnementale qui compte beaucoup et on a beaucoup finalement plus de risques du fait de l'environnement aujourd'hui que des sujets que je viens d'évoquer mais aussi parce que la sécurité c'est aussi la sécurité sociale et qu'on a fêté hier les 80 ans de la sécurité sociale et à l'époque c'était des visionnaires qui ont eu le courage de dire sur les risques sur la famille sur les retraites sur l'assurance maladie sur les accidents et les maladies professionnelles on doit pouvoir protéger les français 80 ans plus tard cette urgence là elle est intacte mais s'ajouter un autre risque les risques environnementaux les 10 millions de français qui ont une maison menacée par le retrait gonflement argile les personnes qui n'ont pas de quoi se nourrir de bonne qualité les personnes qui ne peuvent pas isoler leur logement pas changer de voiture et je pense oui qu'il faut travailler il y a mille manières de le faire mille idées à mettre sur la table il faut travailler et une sécurité sociale écologique je vous propose deux photos ceux qui veulent le faire avec nous sont les biens
je vous propose de me suivre j'ai deux photos à vous montrer qui se situent à ce niveau là je vous propose de me rejoindre vous pouvez vous mettre là où il y a les petites croix cette semaine Donald Trump a présenté un plan pour résoudre la crise à Gaza Netanyahou a dit ok le Hamas dit on va discuter ce que vous dites bravo Donald Trump il lui faut le prix Nobel de la paix après ce qu'il a fait
je dis que chaque otage encore vivant à Gaza une vingtaine si j'ai bien suivi puisse rentrer chez lui au plus vite et je dis que le génocide à Gaza doit cesser qu'on doit tout faire pour le faire cesser y compris la France en envoyant des bateaux de la marine pour briser ce blocus qui est illégal qui est moyenâgeux et qui est cruel bravo Donald Trump et je dis aussi regardons aussi Jordanie ce qui se passe où la colonisation avance un peu plus chaque jour pour qu'en fait la continuité territoriale de la Palestine ne soit plus possible
c'est grâce à Donald Trump tout ça ? ce plan de paix peut-être la libération demain des otages peut-être la question de la libération des otages demain
on verra on verra ce qu'il en est à la fin du compte parce qu'on est habitué de la part de ce monsieur à beaucoup de revirements
autre image que je vais vous proposer vous allez la découvrir Jean-Luc Mélenchon d'un côté Xavier Bertrand de l'autre c'est si j'ose dire votre président de région il n'a toujours pas abandonné la course à l'élection présidentielle Xavier Bertrand il dit qu'il se prépare pour 2027 entre Jean-Luc Mélenchon et Xavier Bertrand vous votez pour qui ?
pourquoi ?
vous choisissez qui ?
qu'est-ce que c'est que cette histoire ? je choisis toujours la gauche mais je ne comprends pas pourquoi vous mettez encore deux hommes il y a plein de femmes qui vont être candidates à la présidentielle je l'espère et comme ça on pourra choisir aussi entre des femmes et des hommes
mais vous avez été proche c'est un grand mot mais on vous entend plutôt dire des bonnes choses vous avez toujours reconnu son engagement contre le Rassemblement National
il y a une chose que je lui reconnais c'est qu'il n'a jamais tremblé sur le front républicain contrairement à beaucoup de gens de son parti et moi ayant été amenée à voter deux fois pour lui parce qu'en plus j'avais une procuration pour que ma région ne tombe pas entre les mains du Rassemblement National je lui reconnais le fait l'été dernier de ne pas avoir tremblé non plus et à la fin ça se jouera à ça donc je trouve que c'est important et je le dis aussi j'ai réussi à la région Hauts-de-France à faire adopter plusieurs motions à l'unanimité parce qu'il a décidé de les soutenir c'était des motions pour empêcher un site toxique de s'implanter chez moi alors que chez moi on a déjà 5 ans d'espérance de vie de moins le jour de sa naissance par rapport à un Parisien juste parce qu'on est là et que c'est pollué et puis sur la sécurité sociale des mineurs aussi des mineurs de fond qui est bafoué donc j'ai plusieurs fois sur des combats qui sont les miens puis bénéficier de son soutien fait adopter des tests à l'unanimité comme quoi on peut discuter des républicains
jusqu'aux écologistes
c'est l'écologie qui est très fédératrice
merci Marine Tournelier d'avoir été notre invitée pour BFM politique
Marine Tondelier