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interviewBFM TV (sur YouTube)· 6 avril 2025 9 min

Élisabeth Borne sur le RN: "certains manifestent contre l'indépendance de la justice

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Chers ministres, parlementaires élus, chers militantes, chers militants, chers amis, d'abord merci à vous tous d'être là cet après-midi. Merci pour votre engagement et votre fidélité dans un moment où beaucoup de Français doutent votre mobilisation est une force. Ce que nous faisons ici ensemble aujourd'hui, c'est un acte de foi en la République, en ses valeur, en son [Applaudissements] avenir.

Regardons autour de nous, partout les populismes avancent, partout les extrêmes prospèrent. Ici en France à deux pas de l'Assemblée nationale, certains manifestent contre l'indépendance de la justice, contre la séparation des pouvoirs. Aux États-Unis, pourtant l'un des berceaux de la démocratie, des décisions de justice sont remises en cause.

Des juges sont attaqués, l'état de droit est fragilisé. Ne soyons pas dupe. Ce qui se passe aux États-Unis, ce qui se passe ailleurs dans le monde, y compris en Europe, certains veulent l'importer ici.

Nous savons où cela mène. Chers amis, on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas. On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas après avoir vu les États-Unis remettre en cause la liberté académique s'attaquer au droits des femmes.

On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas après avoir vu la Russie envahir l'Ukraine. On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas après avoir constaté chez nous jusqu'où l'extrême droite est capable d'aller face à une décision de justice. On ne pourra pas dire qu'on n'avait pas vu venir cette attaque en règle contre l'état de droit, contre nos institutions, contre l'idée même de démocratie.

Alors, je veux vous poser une question simple. Allons-nous rester les bras croisés ? Où allons-nous dès aujourd'hui faire entendre notre voix ?

Face à cette offensive des extrêmes, nous avons deux options. Céder ou résister, abandonner ou se battre, laisser faire ou avancer. Nous à Renaissance, nous avons choisi.

Nous choisissons de résister. Nous choisissons de nous battre. Nous choisissons d'avancer. [Applaudissements] Nous avons choisi de faire bloc, de ne pas céder aux réponses faciles, aux discours simplistes, au raccourcis.

Nous sommes le bloc central, celui qui refuse les slogans creux et préfère les solutions concrètes. Celui qui ne doit pas créer le plus fort, mais qui doit travailler le plus dur. Celui qui sait que gouverner, ça n'est pas que tweeter.

Oui, le monde est dangereux. Oui, les menaces sont réelles. Mais je veux le dire clairement devant vous.

Notre effort de guerre doit s'accompagner d'un effort de conscience. Cette guerre n'est pas seulement géopolitique, elle est idéologique. C'est une guerre contre le renoncement. [Applaudissements] C'est une guerre contre le renoncement, contre la facilité, contre la démagogie, contre les images et les représentations truquées.

C'est une guerre qui se livre à bas bruit dans les urnes, dans les médias, sur les réseaux sociaux. une guerre des idées, une guerre contre le cynisme, contre la résignation, contre les passions tristes. Et cette guerre, nous ne la gagnerons pas en imitant nos adversaires.

Nous la gagnerons en étant meilleur que nous la gagnerons en étant plus responsable queux. Alors, je vous le dis, soyons responsables. Responsable dans nos exigences, responsable dans nos ambition, responsable dans notre volonté d'offrir aux Français des solutions nouvelles.

J'ai confiance dans notre capacité à rendre notre pays plus fort et plus juste dans une Europe plus souveraine. [Applaudissements] et nous le gagnerons ce combat contre en poursuivant la lutte contre les dérèglements climatiques et l'effondrement de la biodiversité en portant une politique de l'offre qui libère les énergies sans laisser personne de côté en rénovant notre modèle social en rebâtissant une véritable mobilité sociale. Notre jeunesse mérite mieux que des discours simplistes.

Elle mérite qu'on lui parle d'avenir, pas uniquement de sanctions. Elle mérite qu'on lui tende la main, pas qu'on lui fasse la leçon. Elle mérite qu'on lui qu'on lui ouvre des perspectives, pas qu'on lui présente l'addition.

Au sein du bloc central, nous avons l'audace de croire que l'émancipation n'est pas un 20 mots. L'audace de vouloir une République qui permet à chacun d'écrire sa propre histoire. l'audace d'assumer que la liberté n'a de sens que si elle s'accompagne de responsabilité.

Voilà ce que porte Renaissance. Voilà ce que porte le bloc central. Un bloc qui refuse les postures.

Un bloc qui propose, qui construit, qui libère, qui protège un bloc qui ne se contente pas de dénoncer les fractures de notre société, mais qui répare. Car au fond, pourquoi sommes-nous là ? Pourquoi nous battons-nous ? pour que demain en France, un enfant d'ouvrier a les mêmes chances qu'un enfant de cadre pour que demain une jeune fille d'un quartier populaire ait les mêmes rêves qu'un jeune homme d'un centre-ville. pour que demain personne ne craigne de vivre moins bien que ses parents.

C'est ça le rêve français. Ce rêve qui ne promet pas que tout sera facile mais qui garantit que tout sera possible. Alors oui, alors oui, certains voudraient nous faire croire que tout est perdu, que l'on y'y peut rien changer, que tout est joué d'avance, les destins comme les décisions de justice.

Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'il y a ici ce soir des milliers de Français debout. des milliers de Français pour dire non à la fatalité, qui disent non au repli, qui disent oui à la République. Je vous le dis, il n'y a pas d'autre choix.

Face au défis immenses qu'affronte notre République. Personne ne pourra dire qu'il ne savait pas. Nous sommes debout, unis, engagés.

L'avenir de notre pays est entre nos mains. À nous de nous en saisir. À nous d'être solidaire, de faire bloc et de défendre l'état de droit.

À nous d'élever le débat, à nous décrire ensemble le prochain chapitre de notre histoire. Vive Renaissance ! Vive la République !

Vive la France !

Élisabeth Borne sur le RN: "certains manifestent contre l'indépendance de la justice — Élisabeth Borne · Pourquijevote