Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
videoyoutube.com· 9 juillet 2026

Emporté par la foule - Sabrina Roubache - Gurkin Entertainment

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour, bienvenue dans notre émission emportée par la foule, émission de Dialogue RCF et PopFinance consacrée à la finance et à l'économie participative au crowdfunding. Patrick Le Camus, on commence avec Fundy, une boutique dédiée à l'innovation et qui permet de promouvoir les produits issus du crowdfunding. Les vendre, pas les promouvoir, les vendre, c'est donner une deuxième vie aux produits qui ont été financés grâce au crowdfunding, on en avait déjà parlé.

Je crois que c'était à Noël l'année dernière et on avait fait une petite proposition de shopping list pour Noël. Et là, ils fêtent leur un an. Ça fait un an que cette plateforme web qui permet de prolonger la vie commerciale de ces produits-là...

Donc ce qu'on appelle au don avec contrepartie...

Don avec contrepartie, c'est des produits qui ont été financés avec le don avec contrepartie sur des plateformes françaises. Et ils ont l'idée de, à la fois, les vendre sur Internet, sur une shop, une e-shop, et de les vendre également dans des opérations, dans le fond du tour. Donc ils commencent par Lyon.

C'est quoi le fond du tour ? C'est d'être présent dans des magasins en dur. D'accord.

Donc là, c'est les galeries Lafayette à Lyon pendant la période et puis ils vont faire un tour de France. Voilà. Donc il y a toute une série de produits.

On en a sélectionné trois. Il a fait son shopping. Oui, on refait un peu de shopping.

Il y a un joli potager d'intérieur. C'est une toute petite box. Il y a des petites LED qui permettent de recréer la lumière naturelle et de favoriser la photosynthèse des plantes pour leur bon développement.

Donc il y a un joli petit potager d'intérieur. Il y a une télécommande, une application. Ils ne font pas que des objets.

Il y a aussi de l'immatériel. Donc il y a une télécommande pour Universel, une application qu'on place sur son smartphone et qui pilote tout. J'aimerais voir.

Si, si, non, ça marche. Ça marche et il y a un jeu qui s'appelle Malkir, les arènes de l'éternité. C'est bien ça.

On peut avoir un jeu de cartes. Un jeu de cartes connecté. Ah d'accord.

On n'utilise pas juste les cartes. Il y a aussi du numérique qui intervient dedans. Donc on est sur le premier lien entre le crowd et la vente physique.

Voilà. Oui. C'est une bonne idée.

Ce n'est pas les seuls à faire ça. Lule a ouvert une boutique à Paris. Mais eux, ils ont cette idée de rester aussi sur Internet.

Oui. Et d'être présent dans les boutiques. Donc c'est bien.

Ça donne une visibilité. Une visibilité et des canaux de vente, surtout à des produits qui ont eu connu du succès en financement au préalable. Donc là, c'est les créateurs qui se relaient pour faire la vente pendant une quinzaine de jours sur les lieux physiques qu'ils ont trouvés.

Alors là, il va y avoir Cefondi qui va faire la vente et qui fait son tour et qui commence effectivement par Lyon à la fin de ce mois. D'accord. On passe au brève.

Une session de territoire culture numérique. Oui, la fabulerie qui est un joli lieu de l'innovation sur Marseille, qui a déménagé, qui est passée de la plaine au boulevard Garibaldi, dans des nouveaux locaux, continue son travail sur ce territoire. Et là, il s'intéresse à la culture, à la culture du livre, à la culture des médiathèques et propose une journée de formation et d'information sur l'utilisation du numérique dans le travail des bibliothèques et des médiathèques.

Voilà, cette journée-là, on y participe, Pop Finance, pour y parler de crowdfunding. On y parlera surtout de crowdfunding de dons à contrepartie et en essayant de donner des exemples de campagnes réussies dans ce domaine-là. Et ça sera le vendredi 27 pour nous, en début d'après-midi. 27 octobre. 27 octobre.

On retrouve aussi Roland Couture, qui porte son projet Prodège. Oui, Prodige, oui. Prodige, qui est un très, très joli projet dont on a parlé ici, qui est aussi sur Happy Capital, comme notre invité de tout à l'heure, et qui est en rapport avec le sujet qu'on a là, puisqu'il s'agit de faire une expérience augmentée autour de la lecture.

Du livre. Faire des communautés autour du livre. Notre invitée d'aujourd'hui est Sabrina Roubach.

Elle illustre bien la diversité de ce que nous trouvons dans le crowdfunding. On peut avoir ici des invités qui lèvent 800 euros. Et aujourd'hui, Sabrina Roubach ouvre une levée de 400 000 euros.

Donc, on n'est pas dans les mêmes échelles. Mais on est toujours dans le crowdfunding et dans des appels au public, à la foule, pour financer des projets. Sabrina Roubach, si je parle de votre société de production, Gurkine Production dans le milieu, on connaît.

Le grand public connaît moins. Si on parle de la série Marseille, on connaît mieux. Si on parle d'IAM, on connaît mieux.

C'est là que vous êtes intervenue. Oui, absolument. Donc, bonjour.

Avec Happy Capital, c'est un outil à part pour moi parce que je n'avais pas imaginé au départ, quand je crée mes premiers fonds d'investissement il y a un an et demi, le crowdfunding, ça ne me parlait pas du tout. Mais par contre, Happy Capital, ce n'est pas du crowdfunding, on va dire, basique, c'est-à-dire qui fait appel à tout le monde. Là, c'est vraiment, on est sur de la défiscalisation, donc sur du private equity, donc c'est encore autre chose.

C'est une autre voie dans le crowdfunding, que je trouve très mal. Je reviens sur votre société de production. Donc, vous êtes intervenue, vous avez été la société de production qui a produit la...

Non, qui a fait la production exécutive de la série Marseille et qui a assisté Dan Franck dans toute la phase d'écriture parce que quand ils arrivent à Marseille en 2014, ils n'ont rien. C'est-à-dire à peine une arche narrative, mais par contre pas de contenu, pas de matière première. Donc, j'ai fait un travail très original avec Dan, qui était de le balader dans toute la ville, de lui présenter le maximum de monde, de tous les milieux, pour lui faire, comment dire, comprendre la ville.

Et il a adopté et épousé la ville. Et vous souhaitez continuer avec votre société de production en Corse, à Marseille, pour développer des productions ? Absolument.

En créant mes fonds d'investissement, j'ai décidé déjà une chose très importante pour moi, une territorialité des dépenses. Je lève en PACA, donc je produis en PACA. PACA et Corse, donc comme j'ai...

Et quand vous l'avez en Corse, vous produisez en Corse ? Absolument. Entre autres.

C'est-à-dire que sur un même projet, on peut tourner en Corse et à Marseille, comme dans beaucoup de mes projets. Et aussi de... comment dire... d'emmener le maximum de projets avec du sens.

C'est-à-dire que je produis une ligne éditoriale bien précise. Et j'ai envie de montrer, par exemple, avec un projet comme Variant Fry, de montrer ce qu'a pu être Marseille...

Variant Fry, dites-nous deux mots sur ce que vous avez fait. Variant Fry, donc c'est l'histoire de ce journaliste américain qui vient à Marseille, Zone Libre, encore, en 1940. Pendant la guerre, oui.

Pendant la guerre, mandatée par Eleanor Roosevelt et Thomas Mann, pour venir voir ce qui se passait chez nous. Et il a organisé la résistance avant la résistance, c'est-à-dire le premier réseau de résistance où il était chargé de trouver des faux papiers et de faire fuir des artistes bretons, maçons, donc Walter Benjamin, qu'il n'a pas réussi à sauver. Mais c'est une magnifique histoire, très peu connue du grand public.

Et vous allez produire un film ? Oui, une série et un film. Une série et un film autour de ça.

Vous le tournez à Marseille et en Corse ? Et en Corse, absolument, en Marseille et en Corse. Les 400 000 euros que vous levez sur Happy Capital, donc je vous rappelle que c'est du capital, ça vient dans votre société, renforcer les fonds propres, comme on dit, pour vous permettre d'investir.

Absolument, parce que nous, en production, la période la plus fragile dans un projet, c'est la phase de développement. Et c'est pour ça que je le compare beaucoup aux nouvelles technos et aux nanos, quand on cherche un médicament, quand on travaille sur une molécule, c'est la phase la plus risquée. On ne sait pas ce que va donner le projet.

Donc, moi, pour être complètement autonome, j'ai décidé de créer des fonds propres, c'est-à-dire d'aller chercher mes fonds propres pour ne pas dépendre du CNC, de la région, sur la phase de développement. D'accord. Là, vous allez lever ces 400 000 euros, ils vous ouvrez aujourd'hui sur Happy Capital.

Absolument. Les gens qui veulent souscrire, ils souscrivent quoi ? Ils souscrivent donc des actions au capital de Gurkhin Happy Capital, la holding que j'ai créée, qui est dans le cahier des charges avec Happy Capital.

Donc, ils deviennent actionnaires, ils deviennent en fait un peu coproducteurs. Coproducteurs. Absolument, oui.

Et vous allez les associer au travail que vous faites ? Oui, moi, mais ça, je le faisais déjà en créant mes premiers fonds Gurkhin Invest Film et Gurkhin Invest Film Corse. J'ai déjà décidé d'ouvrir la porte à mes investisseurs, c'est-à-dire que je ne voulais pas quelque chose de complètement anonyme.

Je veux les faire participer quand il y a un tournage. L'année dernière, j'ai démarré avec ça en répit, un long métrage que je coproduis avec Thierry Aflalou, Comics Reproduction, donc où je fais venir mes investisseurs sur le plateau, par exemple, pour savoir comment ça fonctionne. Et la chose, c'est que sur Happy Capital, les projets sont importants.

Donc, sur Gurkhin Entertainment, les projets sont importants. Quand on fait un film comme Asna avec Gérard Depardieu, qui en plus est inspiré de faits réels, je veux pouvoir leur montrer comment est-ce qu'une production utilise l'argent pour fabriquer un film. Comment ça marche ?

Parce que le grand public ne sait pas quoi. Non, on ne soupçonne pas tous les moyens qu'il faut pour faire une minute de production. Ça coûte cher.

Donc là, vous allez associer vos futurs actionnaires à votre production. Ils vont rentrer dans le monde de l'audiovisuel, du cinéma. Oui, oui.

Moi, j'ai par exemple des investisseurs sur mes fonds qui me disent par exemple, « Oh, tu sais, ma femme adore le cinéma. Est-ce que tu pourrais la faire tourner ? » Donc, je l'ai fait tourner quand je le peux.

Ou bien, genre, « Je suis fan de plus belle la vie. Est-ce que tu pourrais m'emmener sur le plateau ? » Enfin, voilà, des choses comme ça.

Voilà, donc ils rentrent dans une communauté qui est la communauté de la production. Le cinéma fait rêver. Donc, le cinéma avec un grand C ou même les séries, la série Marseille par exemple.

On l'aime ou on ne l'aime pas, mais quand même, ça fascine un peu. Je vous rencontre beaucoup de questions. Merci Sabrina Roubache.

On retrouve toutes les informations sur notre page Facebook emportée par la foule. On peut aller sur Happy Capital pour s'inscrire à votre société. Merci à Corentin Aubry d'avoir assuré la technique.

Merci à notre production audiovisuelle qui va nous permettre d'être en ligne aujourd'hui. Vous pouvez retrouver cette émission sur notre page Facebook. A bientôt, à la semaine prochaine.