On fonce droit sur l'iceberg RN !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
jour face au rassemblement national. Bonsoir François Ruffin. Bonsoir.
Soyez le bienvenu sur ce plateau. Quand on regarde le panorama des villes gagnées, des villes perdues par la gauche, la gauche conserve Paris, Marseille, Lyon, Nant, je vais pas toutes les citer, j'essaie d'en garder quelques-unes. Mais dans plusieurs villes où des alliances avaient été faites avec les insoumis, la gauche a perdu Clermont, Brest, Tu, Avignon, Limoche, Besançon, Poitier.
D'abord, quelle leçon vous tirez de ça ? D'abord je vous dire que je suis content pour ce qui se passe chez moi. Amien a basculé à gauche et à l'autre bout de la circonscription, c'est Angelo Tonoli qui fait aussi basculer la ville à gauche à Abille.
Euh on on a on voit que Paris- Lyon-Mseille reste à gauche. C'est un soulagement que euh ma sœur gagne à Grenoble et tant mieux. Maintenant, vous savez les les é gauche aussi, je le précise pardon qui est de gauche aussi votre sœur un doute on peut être maintenant.
Vous savez, les élections municipales, ce sont des élections en trompe l'œil parce qu'on regarde les grandes métropoles et en vérité quand on fait ça, on regarde là où la gauche est la plus forte parce que il y a les quartiers, parce qu'il y a les diplômés et on oublie le pays en entier où des gros gros gros bouts du pays. Et la réalité c'est qu'aujourd'hui on a le Rassemblement national et ses alliés qui maintenant ont gagné dans 63 villes de plus de 10000 habitants. On a Perpignan, Carcasson, Casque, Carpentra, Orange, Vierzon, La Flèche, Moissac, Oin, Orange.
Sébastien Chu refera sans doute la même liste dans quelques minutes parce qu'il va hier soir on avait un discours présidentiel de Jordan Bardella qui voit un tapis rouge entre l'élection municipale et l'élection présidentielle. Mais vous savez, pardon François RFIN que la question des alliances, elle va se poser à un moment ou à un autre dans l'élection présidentielle qui arrive et face à Jordan Bardella ou face à Marine Le Pen. Il n' pas été le seul à faire ce même discours [rires] il a eu lui Édouard Philippe avec Clarté hier.
D'accord. Donc c'estàd que je considère comme étant l'extrême droite et l'extrême macroni, l'extrême argent. Donc et donc que va faire la gauche ? question je vous la poser aujourd'hui.
Il y a il y a deux lignes si je résume. Il y a celle d'Olivier Fort qui dit désormais, je précise désormais Jean-Luc Mélenchon est un boulet pour la gauche et il y a Jean-Luc Mélenchon qui lui répond "C'est le PS qui nous a entraîné dans sa chute." Question très simple.
Faut-il ou non à nouveau des alliances avec la France ? P il y a deux boules. Ah vous envoyez tout le monde.
Olivier Fort Jean-Luc Mélenchon. Il y a deux boulets. Il y en a un qui l'a été par le passé en la personne de François Hollande et ça s'est payé en 2017 encore en 2022.
Et il y a l'autre. Oui. Là l'autre c'est qui ?
Bah il y a Jean-Luc Mélenchon, je l'ai déjà dit. Bon bah voilà et donc là mais qui peut être aussi vous savez c'est là où la situation est compliquée parce qu'il peut être aussi un booster à des endroits. On le voit en banlieu parisienne, on le voit en banlieu lyonnaise et que son nom peut être même synonyme de respect.
Mais pardon mais ça c'est une réponse de normand vous dis c'est un boulet mais il peut aussi nous faire c'est pas une réponse de normand monsieur Fel moi je vais vous dire le ce que je veux qu'on fasse ou qu'on donne la voix au peuple de gauche le peuple de gauche qu'est-ce qu'il veut les trois cas des électeurs de gauche ils veulent une chose c'est une candidature commune tranchée par le biais d'une primaire c'est le cas pour les 3/4 des électeurs insoumis comme pour le 3/4 des électeurs socialistes. Et aujourd'hui on a deux gauches qui ne veulent pas se réconcilier. On a deux gauches qui décident de vivre fâchés.
Pourquoi ? Parce que ils voient leur petite part de marché et ils se disent que c'est comme ça qu'ils vont pouvoir les garder. Mais faut-il à tout prix les réconcilier ces deux gauches ?
Le en tout cas pour gagner. Je parle pas des chefs de parti. Ouais.
Qui de toute façon ne le veulent pas mais ce que volent les gens de gauche c'est que il y ait une candidature commune parce que c'est leur se voul pas de ses alliances. Il ne voulait pas de ses alliances. On parle même plus d'alliance.
On le on le demande aux gens de gauche d'avoir un bulletin de vote et de choisir qui portera leur voix à l'élection présidentielle. Théorie, attendez, je vous interromps juste un instant. Euh on a un cas concret qui est celui de Toulouse.
Euh le Parti socialiste s'est rallié derrière le candidat insoumis qui a perdu hier soir François Picmal entre les deux tours. Le candidat insoumis rejoint par le PS, il perd 3000 voix. Ça veut dire que des électeurs de centre gauche ou socialistes ne sont pas allés voter pour lui.
Quand Jean-Luc Moudin le maire sortant qui a été réélu, on a gagné 30000. C'est pas qu'une question de personne, c'est aussi une question de que feront les électeurs de Jean-Luc Mélenchon s'il va à la primaire et que c'est vous qui l'a gagné ou si c'est Olivier Fort qui la gagne. Mais je suis convaincu qu'il y a des figures qui sont plus rassembleuses que d'autres.
Mais vous savez ce que vous décrivez, c'est déjà ce que j'ai vécu lors des élections législatives de 2022 dans ma circonscription de la Somme et où j'avais à l'époque lancé l'alerte en disant attention, il y a une diabolisation qui se renverse. La diabolisation est en train de passer du Rassemblement national à la France insoumise. Il y a un piège qui nous est tendu.
Ne sont-on pas à pied joint dedans ? Donc je l'ai vécu, je sais ce que ça signifie. Je vois les efforts frais par des candidats remarquables.
François Picmal, professeur de lettrre, engagé pour le droit au logement dont on sait que il n'est pas un vociférateur de la même manière pour Damien Modé à Limoge et pourtant à chaque fois il paye le prix du parti en vérité, il paye le prix de l'étiquette, il paye le prix de Jean-Luc Mélenchon. Il paye le prix de l'étiquette. Je juste parenthèse François Ruffin, hier soir chez nos confrères, vous avez eu ces mots à l'endroit de Clémence Geté qui a été beaucoup soulevé.
Vous l'avez traité de de petite lieutenante. Elle vous a répondu en disant qu'elle n'était la lieutenante de personne. Mais c'est ça aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon ?
Mais c'est pas nouveau. Enfin, on voit bien ce qui se passe à la France insoumise. Euh ce sont euh les lieutenants qui euh sont passés par Science Po qui ont fait collaborateurs parlementaires, qui ont euh tenu les les faits servi de porteord d'eau à Jean-Luc Mélenchon, qui sont parachutés aujourd'hui dans les meilleures circonscriptions.
Mais vous savez ce que je raconte là au fond, c'est ce que le prati socialiste a pratiqué dans ces belles années en réservant les meilleurs morceaux pour ses collaborateurs parlementaires. Voilà comment ça marche. Je vous écoute depuis tout à l'heure.
Attentivement François Rupin. Vous dites Jean-Luc Mélenchon Boulet, même s'il est pas tout seul mais il est capable de aussi d'aller chercher des électorats à qui la gauche ne parle plus forcément. On sait que vous avez été proche de lui, vous êtes fâché aujourd'hui, vous êtes éloigné, vous n'êtes plus un insoumis.
On a l'impression que il y a quelque chose que vous n'osez pas franchir avec lui. Je je l'ai déjà franchi 50 fois monsieur Fovel. La la question n'est pas là.
La question c'est que veulent les électeurs de gauche ? Les électeurs de gauche, ils veulent une candidature commune qu'ils soient des électeurs insoumis ou qu'ils soient des électeurs socialistes dans tous les cas. Et vous savez les chefs de parti, les petits marquis de la politique, les apparati chic, ils ne veulent surtout pas qu'il y ait une candidature commune.
Ils veulent surtout pas qu'on laisse les gens de gauche voter parce qu'ils savent qu'à ce moment-là, il y aurait la possibilité d'un rassemblement dont ils ne veulent pas. Et on voit le jeu entre Raphaël Guxman et François Hollande d'un côté et Jean-Luc Mélenchon de l'autre pour organiser la BCAR sur le pont du Titanic. On est sur le pont du Titanic et on a les chefs de la gauche là qui sont en train de se bagarrer pour avoir le gouvernail pendant qu'on est en train de foncer droit sur l'berg, unberg sur lequel il y a marqué rassemblement national.
Est-ce qu'il vaut pas mieux ? Pas de primaire qu'une primaire où un candidat ne soutiendra pas celui qui gagne à la fin. Vous savez pardon, je vous pose la question différemment.
Il y a 3 semaines, le Parti socialiste a dit les propos de Jean-Luc Mélenchon sur Epstein Estein, sur Gluxman sont intolérables, relants, complotistes et antisémite. Est-ce qu'on peut aller débattre à la même table que Jean-Luc Mélenchon dont on accuse qu'on accuse donc de propos intolérable et antémite et s'il gagne le soutenir derrière ? Mais efface tout moi je vous [rires] dis je vous dis je vous dis vous savez je me souviens dans l'histoire du 12 février 1934 que s'est-il passé le 6 février 1934 la manifestation à Paris on a les fascistes qui sont au bord de prendre l'assemblée et 6 jours plus tard on a la première réaction de la CGT la CGTU c'estàd des socialistes des communistes qui se détestent à l'époque mais qui se détestent comme jamais et pourtant des deux cortèges par un cri unité unité unité et c'est par le bas, c'est par la base que se construit le Front populaire.
Votre ciment, ce sera le RN. Le ciment, vous savez aujourd'hui ce qui fait le ciment de la gauche, c'est que si je dis que il faut encadrer le prix des loyers parce que on a un souci, le souci majeur pour les Français en terme de pouvoir d'achat, c'est le logement qui pèse pour un/ers du budget des ménages, ça a été multiplié par 4 et en vérité c'est jus au-udessus de 50 60 % pour les familles populaires. Et bien ce sujet-là, il est commun à toute la gauche.
Si on vient dire que c'est pas juste, si on vient dire, si on vient dire que c'est pas juste que dans notre pays, les plus riches sont ceux qui payent le moins d'impôts qui parviennent à y échapper, tout comme les multinationales. Tandis que les plus modestes sont ceux qui en proportion payent le plus d'impôts, qu'un milliardaire paye moins d'impôts que sa secrétaire, ça fait du ciment de la gauche. Le ciment de la gauche, il est énorme.
Par contre, on a des chefs de parti qui aujourd'hui ont décidé qu'il fallait se fâcher, qu'il fallait tempêter et qu'il fallait se diviser au fond plus sur le ton que sur le fond. Moi, je viens dire oui, je prétends qu'il y a des hommes et des femmes au milieu de tout ça de bonne volonté et qui parviennent à réconcilier les choses, vous savez. Et c'est pas seulement la gauche qu'il faut rassembler dans l'état de fracture où on est, c'est la France qu'il s'agit de rassembler derrière.
Il nous reste une poignée de seconde, c'est Sébastien Chenu, je disais tout à l'heure, le numéro 2 du Rassemblement national qui va vous succéder sur ce plateau. Est-ce que vous souhaitez lui dire quelque chose ? Non, moi je souhaite dire quelque chose.
On a le décès de Lionel Jospin H qui est euh une grande figure, j'adresse mes condoléances bien sûr à à sa famille et à ses proches. C'est ma jeunesse, c'est la vottre aussi hein. 1995 à l'élection présidentielle, 1997 avec la gauche plurielle et une gauche plurielle qui fait la CMU, la couverture maladie universelle, qui fait les emplois jeunes, qui fait les 35 heures et qui montre avec Lunel Jospin de la probité jusque dans son retrait.
Et enfin, un homme premier ministre qui arrive à réunir autour de la table socialiste, communiste, écologiste, un homme qui dans le conseil des ministres a Marie-George Buffet, Martin Aubri, Jean-Mierre Chemand, Dominique Voinet et ces gens-là ne se battent pas et qui n'hésitaient pas ces dernières années à critiquer très fortement Jean-Luc Mélenchon. Vous y ramenez tout. Mais en tout cas, la nécessité aujourd'hui d'avoir une capacité de dialogue au sein de la gauche plutôt que de se bagarrer comme des chifhonniers.
Merci beaucoup François Refinal puisque vous parlez de Lionel Josephin qui aura un hommage national on l'a appris il y a quelques minutes qui lui sera rendu. Ce sera jeudi prochain. Merci beaucoup François R Sébastien.
C'est maintenant Sébastien Chenu, donc le vice-président du Rassemblement national et de l'Assemblée nationale qui va nous rejoindre.
François Ruffin