Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Média· 13 mai 2026 25 min

SON VRAI VISAGE : GLUCKSMANN PIÉGÉ PAR UNE NOTE SECRÈTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est une note qui embarrasse Raphaël Gluxman et son parti place publique. Un document de travail préparé par ses équipes électorales à fuer. Cette présentation longue de plusieurs pages recommandé de cibler en priorité les électeurs les plus âgés, les plus diplômés et les plus aisés et à l'inverse d'éviter pour le moment les 18 25 ans, les classes populaires, les mers seuls, les banlieux ou encore certaines régions populaires.

Depuis, Raphaël Gluxman tente d'éteindre l'incendie. Il assure que cette note n'était pas une stratégie de campagne, mais une simple analyse électorale et affirme vouloir parler à toutes et à tous. Mais la polémique appuie là où ça fait mal. place publique est régulièrement accusé de parler d'abord à une gauche urbaine diplômée européenne plus proche des cadres que des classes populaires.

Pour en parler, nous recevons ce soir Julie Garnier, conseillère régionale la France insoumise et Mathieu Sama, esséiste. Le fond de l'info, c'est tout de suite. [musique] Bonsoir Julie Garnier, bonsoir Mathieu Lama.

Merci d'être avec nous ce soir sur ce plateau. On va commencer du coup par cette note interne de place publique révélée par Politico puis par Médiia Part. Elle identifie trois publics cibles pour Raphael avec Luxman.

Les fidèles, je le cite hein, les conquêtes à gauche et les conquêtes au centre. Objectif affiché dans le document 7,5 millions de voix, soit environ 20 % au premier tour. Premier exemple parmi les fidèles, Nathalie de Nantes.

Euh, elle est professeur de lettrre, CSP+, propriétaire. Évidemment, elle écoute France Interre, elle regarde et elle lit le monde. Elle fait aussi son marché tous les dimanches.

Julie Garnier, est-ce que cette note, elle vous choque ? Euh, comment est-ce que vous avez vraiment réagi à cette note ? Pour être honnête, au début, je pensais que c'était la note de Retaillo.

Non, mais c'est vrai. C'est quoi la différence vraiment ? C'est-à-dire que pour moi, la gauche, c'est avant tout ce qui est éducation populaire.

C'est-à-dire, on va aller vers les personnes qui justement ne s'intéressent pas à la politique, qui sont dégoûté de la politique et leur expliquer que et bien, il faut qu'elle s'y intéresse parce qu'en réalité la politique la plupart du temps et on voit notamment sous Macron, sous la France à Macron que elle se fait contre eux. Donc la gauche, ce qu'elle doit faire en réalité, c'est ce devoir d'éducation populaire. c'est-à-dire d'aller vers les personnes qui ben justement ne votent plus, sont abstentionnistes, n'y croient plus aussi.

Et euh et c'est pour ça que réellement je je pensais que c'était une note de la droite et vraiment ça m'aurait pas choqué que ça soit une note de retaillot, c'est tout. Mais c'est vrai, c'est honnête de dire ça. Paul Vanier pour pour plaisanter, j'imagine, il a il a dit que Raphaël Glushman aurait dû se présenter à la Baule.

C'est Oui, [rires] c'est ça. Mais vous voyez comme quoi on a à peu près eu tous la même réaction. Alors moi, j'ai une autre réaction euh sur cette note, c'est que en fait cette note, je trouve elle montre que Raphael Gluxman c'est vraiment un produit marketing.

Euh cette note, c'est une étude de marché euh avec des ce qu'on appelle des publics cibles. Comment s'adresser à aux différentes cibles comme si c'était des clients finalement d'une entreprise ? Comment s'adresse à ces cibles, de quelle manière ? avec les éléments de langage, c'est c'est du marketing en fait.

Et je pense que ça dit quelque chose sur la dimension purement publicitaire quoi, je le redis, marketing de Raphaël Luxman où il y a pas de fonds politique, il y a pas de conviction ou en tout cas avant les convictions, il y a des stratégies marketing, il y a des stratégies publicitaires en fonction des cibles et cetera. Et euh Gluxman c'est ça, c'est quelqu'un qui a des éléments de langage. Euh donc il on lui prépare des fiches, il fait des médias training pour essayer de s'améliorer euh euh à l'oral.

Bon, c'est pas toujours très convaincant, il y a du travail. Euh et en fait en fait c'est comme euh c'est comme Emmanuel Macron en 2017, c'est-à-dire on travaille son sa marque, on travaille le le personnage, on travaille le le le l'image, le voilà le le la représentation, le la vitrine en quelque sorte. [grognement] Mais derrière politiquement, c'est zéro.

Il y a rien en fait. Et euh je pense que ça doit nous alerter aussi sur un peu ce que peut devenir la politique quand elle est réduite à une sorte de produit marketing en fait. C'est-à-dire que il y a plus de conviction, il y a plus rien.

Et Raphaël Gusman, on sent bien que c'est quelqu'un qui qui a pas il a pas de conviction. C'est pas quelqu'un qui qui a un élan de gauche fondamental. quelqu'un qui a des grandes convictions.

C'est et et ça, je pense que euh c'est ça que ça révèle avant tout sur le personnage, sur le l'homme politique qu'il est. Euh et puis sur le fond, c'est catastrophique en effet parce que en gros c'est une note qui dit une chose toute simple, c'est euh toutes les personnes qui vont mal dans le pays, il faut pas s'adresser à ell en fait. euh c'est-à-dire les les jeunes, les c'est ce qu'ils disent les CSP moins, mais je trouve ça dans mépris cette expression, mais voilà, les CSP moins, les banlieux, les banlieux enfin euh c'est hallucinant quoi.

C'est tout isolé euh dans un donc toutes les personnes qui vont mal dans le pays euh à qui la politique devrait s'adresser en priorité, la note dit en gros c'est pas la peine d'essayer. Et ça c'est aussi c'est assez un aveu terrible pour Buxman. Mais toutes les équipes de campagne font ce type de ciblage électoral ou pas du tout ?

Pas pas de cette manière. Alors moi je moi j'ai regardé la note. J'ai regardé la note juste pour répondre rapidement à à ce point.

Moi je j'ai travaillé dans la communication avant. Donc je vois très bien ce que c'est ce genre de notes. C'est vraiment des notes que des agences de com ou marketing font avec encore une fois je leur dis le ciblage les leaders de pignons qu'on peut essayer d'aller chercher et cetera.

Mais le problème c'est que ce n'est que ça en fait. S'il y avait en effet une sorte de bon une stratégie mais qui est adossée à un discours, à la limite ça serait moins grave. Mais le problème c'est que là il y a pas de discours derrière.

C'est il y a une une stratégie marketing et on adapte le discours derrière et on adapte le discours en fonction des cibles. Mais c'est pas ça la politique. La politique c'est d'abord enfin je suis un peu naïf peut-être mais c'est d'abord des convictions, des idées profondes, une vision et puis puis des choses qui qui nous travaillent au corps, j'ai envie de dire.

Et puis après en effet, on regarde comment stratégiquement mettre en place ça. Mais là c'est l'inverse. Donc c'est c'est ça qui est très problématique.

Julie Garnier, je vous vois hausser la tête. Bah en fait je revois le débat foireux qu'il a eu quand même et finalement cette note, elle est euh j'ai envie de dire elle est c'est la prolongation de ce qu'il a vu avant. Et on a vu que dans le débat finalement il n'avait aucune c'est vrai aucune conviction de gauche parce que je pense qu'il a des convictions en réalité.

Je pense que par exemple sur les retraites euh il est pour et c'est lui qui l'a dit qu'on travaille plus longtemps, qu'on travaille plus. Donc en réalité on a euh finalement la prolongation de ce qui est Macron et finalement c'est le même programme qu'il porte. Et c'est là où il a besoin d'un système marketing de communication pour essayer de gommer cette image de Macron.

Essayer de se dire bah moi je vais essayer de surfer sur voilà autre chose mais ne pas dévoiler finalement ce qu'il est fondamentalement. C'est-à-dire quelqu'un qui est profondément pour la continuité du macronisme, qui n'est pas pour porter des mesures de d'émancipation sociale, de réduire les inégalités. Il n'a rien à proposer en réalité là-dessus.

Et euh et et d'ailleurs je j'ai encore aussi en tête son débat contre contre Zemour où euh Zemour s'en prend à une femme à une femme voilée et il a été incapable incapable de prendre la défense de cette pauvre dame qui était là dans le public, qui s'est fait prendre à partie par un raciste et de remettre les choses au clair, c'est-à-dire de désigner Zour pour ce qu'il est et les propos et l'attaque contre la femme voilée pour ce qui est de l'islamophobie et du racisme. Même ça, il en était pas capable. Donc s'il n'est pas capable de défendre de défendre une femme qui est attaquée juste parce que elle est musulmane, qu'attendre de lui finalement pour défendre finalement et bien l'ensemble des concitoyens, quel que soit leur religion, quel que soit leur sexe, quelle que soit leur orientation sexuelle.

C'est ça qui est inquiétant en réalité et que oui, finalement on a des personnes et et là pour le coup, je ne pense pas qu'à lui mais qui font de la politique pour faire une carrière, pour surfer sur voilà une marque, sur euh sur une leurs propres ambitions, mais qui ne sont pas là finalement pour penser l'intérêt général, pour penser euh à quelle vision, un vrai véritable programme, dans quelle direction on va aller. Et c'est ça finalement le vrai danger de la politique derrière. Ce sont des gens qui sont là pour eux mais pas pour les autres.

On a évoqué le passage qui a le plus choqué, c'est celui sur les publics à éviter pour le moment. Euh je le rappelle, c'est les 18 25 ans, les CSP moins, les personnes gagnant moins de 2500 € les parents seuls, les banlieux, les Haut-de France, Pâqu à Corse, le Grand Est ou encore les électeurs LFI dur. Qu'est-ce que au-delà de Raphaël Luxman, qu'est-ce que ça raconte de la stratégie de son parti place publique ?

Mathieu Lama ? Bah, c'est un aveu pour moi de à la fois de renoncement euh mais c'est aussi quelque part un aveu de mépris parce que euh dire qu'au fond euh il faut pas s'adresser par exemple euh au banlieu moi je trouve ça particulièrement choquant parce que euh s'il y a bien un lieu qui a besoin euh de solutions politiques, c'est les banlieux qui sont ravagés par la pauvreté, par les inégalités, par le racisme, par les violences policières. s'il y a bien un lieu à mon sens euh que la gauche doit euh toucher mais pas au sens vraiment politiquement et et et de manière très sérieuse et très rigoureuse, c'est les quartiers populaires, c'est les banlieux.

Euh euh et d'ailleurs, on l'a vu lors des dernières municipales, c'est euh dans les banlieux, c'est des endroits où il y a eu euh des taux d'abstention record parce que en effet, c'est euh un lieu où euh il y a euh une sorte de de de désespoir vis-à-vis de de l'avenir, euh vis-à-vis de de la politique et avec le sentiment que de toute manière ce sont des endroits qui sont abandonnés et ça restera comme ça de toute manière. Et euh et donc je pense que c'est un aveu de de renoncement, un aveu de mépris. Mais ça dit aussi quelque chose de cette gauche qui a renoncer à à à tout un tas de de de valeurs qui sont fondamentales.

Euh c'est ça nous dit quelque chose aussi du quinquena de François Hollande, de du bilan du Parti socialiste qui a été incapable de de d'adresser ces sujets-là. En fait euh je rappelle quand même que le la loi par exemple sur les refus de tempempéré euh qui a eu euh des conséquences absolument désastreuses en terme de vie humaine, hein, on parle de mort quand même euh notamment dans les quartiers populaires, c'est le Parti socialiste, c'est Sous François Hollande et Bernard Casneu. Donc c'est c'est je vois je vois plutôt ce que ce que ce que vous venez de dire comme un révélateur en fait des renoncements du d'une gauche qui se veut social déémocrate mais qui en fait très peu sociale et en fait plutôt libéral et parfois même autoritaire.

Alors cette note depuis hier, elle fait pas mal polémique notamment sur les réseaux sociaux. Raphaël Gluxman lui s'est défendu sur Twitter. Il a publié un communiqué où il dit vouloir s'adresser à tous les Français.

Je ne me résignerai jamais à ce que les banlieux populaires soient captés par LFI ou que les classes moyennes et populaires des villes de moins de 100000 habitants soient abandonné au RN, je le cite. Qu'est-ce que vous pensez de cette de cette réaction sur Twitter ? Julie Garnier.

Oui, il dit qu'il veut parler à la France mais je pense qu'il se parle surtout à lui-même. En réalité, il essaie de s'autoconvaincre et je crois surtout qu'ils sont avec ses soutiens. Et dans ses soutiens, enfin, il faut pas oublier quand même qu'il soutient aussi.

Euh on a des macronistes qui sont derrière lui, on a Manuel Vals qui est derrière lui. Euh d'ailleurs, je soupçonne plus ou moins un de ses soutiens aussi d'avoir balancer finalement la note parce que on sait très bien que là-dedans, ils sont en train de euh de voilà d'essayer de passer les uns devant les autres pour essayer d'être le candidat. Euh, il y a des rumeurs qui disent que ça serait peut-être François Hollande qui a fait fuiter cette note.

Donc, vous voyez, je pense que franchement, ils sont dans une cours de récrée et en réalité, ils se parlent qu'à eux-mêmes. Ils ne se parle qu'à eux-mêmes. Et d'ailleurs, je tiens à à souligner que de moins en moins de personnes sont fin voilà se rendent compte.

Enfin, on est il n'arrive plus à convaincre grand monde en réalité et je pense aussi que ça dit beaucoup de la surmédiatisation qu'il a et du poids finalement qui représente aujourd'hui à gauche parce que je considère que la question qui lui a été posée lors du débat à savoir prouvez-nous vous êtes de gauche elle reste toujours d'actualité qu'il nous prouve qu'il est de gauche en réalité et donc quelque part on a quelqu'un qui dans dans les faits dans les faits concrètement a été un conseiller d'un dictateur, un dictateur, on va le rappeler quand même, qui a euh qui a supprimé le salaire minimum, qui a licencié des milliers de fonctionnaires donc et qui a aussi été connu pour une répression très forte des des opposants. C'est d'ailleurs pour ça d'ailleurs qu'il est en prison aussi aujourd'hui. Donc voilà, je je pense que ça dit les faits parlent pour lui en réalité et qu'il a beau faire des communiqués pour démentir, je crois que il y a plus qu'à démentir que cette note.

Il faut qu'il démentente finalement tout ce qu'il a fait jusque- là. Et les actes parlent beaucoup mieux que les discours pour le coup. Et je pense que Raphaël Guxman doit simplement faire son coming out de dire qu'il est de gauche parce que quand on est d'accord avec les Macronistes, quand on ne censure pas, il n'a pas censuré Vlen par exemple au Parlement européen.

Donc à un moment faut arrêter cette comédie et laisser la gauche travailler à un vrai programme de gauche. Nous c'est ce que nous faisons parce que vraiment il y en a besoin. Je je termine juste là-dessus.

On est face à des inégalités qui explosent. Vous l'avez dit dans votre dans votre journal, le chômage n'a jamais été aussi haut. Il y a jamais eu autant de super profit, il y a jamais eu autant de super dividendes.

Et lui, qu'est-ce qu'il propose derrière de parler encore que de lui ? Je pense qu'on a vraiment besoin d'autre chose que ça. Dans cette dans cette fameuse note, on parle de stratégie électorale alors que Raphaël Gluxman, il n'est pas encore officiellement candidat et donc poser la question de la primaire à gauche.

Elle cette question elle revient souvent là, elle est vraiment au devant de la scène. Cette primaire, elle est défendue notamment par le Parti socialiste. On écoute Chloé Ridel, député européenne sur le sujet.

Moi, j'ai travaillé ces derniers mois, cette dernière année sur un projet pour notre famille politique, pour notre parti. C'est ma contribution et elle est importante, je crois, parce qu'il faut que nous nous accordions de nouveau sur une base idéologique à présenter aux Français. Ce travail-là est fait et maintenant reste la question de l'incarnation présidentielle et puis de la stratégie.

Et je crois personnellement qu'il nous faudra une grande primaire de la gauche et que le Parti socialiste devrait euh y participer et faut que les militants tranchent voilà pour tout simplement sortir de cette crise d' où cette de RFIN à Luxman. C'est ce que nous avons toujours dit. Euh nous entendons rassembler cette gauche et le moyen de le faire encore une fois c'est de rendre la parole au peuple de gauche.

Alors [grognement] il y a une autre personne qui s'est déclaré candidat en tout cas avec Oussan primaire de la gauche, c'est François Ruffin. On l'écoute. Je suis candidat à l'élection présidentielle.

Je souhaite qu'il y a une primaire pour des raisons de départage. Il y a plein de talents à gauche et c'est quand même le meilleur mode de choix que de laisser parler les gens. pour des raisons de débordement, je pense qu'on aurait 2 ou 3 millions de personnes qui se saisiraient d'un bulletin un peu comme on reprend son destin en main.

Et pour des raisons de démocratie, ça fait 10 ans que Macron s'assoit dessus. Si on veut que ça change, et ben qu'on le prouve dès maintenant. Maintenant, si les petits marquis de la politique et les apparatiques, ils veulent pas de ça, pour moi, il y aura pas de négociation de salon, il y aura pas de congrès à rangé et ça se passera et ça se passe déjà devant les Français.

J'ai fait un certain nombre d'entretiens d'embauche puisque vous savez, j'ai vu une petite annonce qui disait euh République cherche président, CDD de 5 ans homme ou femme salaire à autofixer euh nourri, blanchi, log euh je postule Mathieu Lama de questions, hein. Est-ce que une primaire de la gauche est encore crédible et est-ce que François Ruffin est en lui-même un candidat crédible ? Alors euh je crois que la primaire faut faut c'est enfin c'est quasiment terminé.

Enfin, il me semble que il y a plus de moins en moins de monde qui la défendent. Euh, il y a une partie du Parti socialiste qui n'en veut plus. Euh, donc euh pour moi, cette histoire de primaire, il faut euh je pense que c'est ça ça n'arrivera pas premièrement et puis deuxièmement euh parce que ça fait un an qu'on puis a de plus en plus de gens qui qui n'en veulent pas.

Vous avez déjà LI avec Jean-Luc Mélenchemon qui a dit qu'il y allait et cetera. Bon euh euh et pourquoi ça n'a pas de sens ? Est-ce que vous allez demander au au aux gens de voter pour un candidat entre par exemple François Ruffin et Raphaël Lu ?

Et si Rapha Gusman gagne, il se passe quoi ? Vous avez des gens de gauche qui rejettent à 100 % le programme de Raphaël Gmans qui représente sa sensibilité sociale libérale qui vont faire campagne pour lui. C'est complètement euh illusoire.

Et je rappelle que Raphaël Gusman euh d'après le journal Le Point, mais je trouve que c'est intéressant de de de le rappeler, a fait un dîner avec des gens du Modem le 14 avril dernier. Et pendant ce dîner, il aurait dit que il il trouvait que la France produisait pas assez, qu'on travaillait pas assez longtemps au cours de sa vie en France. Bon, vous imaginez quelqu'un de gauche qui en plus a vécu douloureusement le quinquena de François Hollande, devoir faire campagne pour quelqu'un qui défend des idées pareilles.

Donc c'est c'est c'est impossible. Donc cette idée de de primaire euh elle ne va pas et euh et euh et et ça et à mon avis c'est c'est mort c'est c'est mort. Il y aura une une offre de gauche, il y aura et fille, Jean-Luc Mélenchon et puis il y aura une gauche sociale démocrate, sociale libérale.

Au final, peut-être que c'est pas plus mal d'ailleurs, c'est d'avoir les deux sensibilités de gauche, centre gauche et gauche de rupture. Bah voilà, au moins ça permet aux gens de trancher et finalement le premier tour de la de l'élection présidentielle, c'est la primaire quoi. C'est c'est là que les gens vont trancher.

Et sur François Ruffin, euh moi je ne sais pas s'il sera candidat, il a l'air de vouloir être candidat à tout prix, mais encore une fois sur quelle ligne ? Moi, je comprends pas François Ruffin, c'est quoi sa ligne. C'est quelqu'un qui par exemple réhabiliter la valeur travail.

Moi, je suis pas sûr qu'on ait besoin de ça à gauche. Le je pense le contraire même qu'on a besoin de gens qui au contraire réhabilitent l'idée qu'il faut travailler moins et qu'il faut renforcer les droits des travailleurs. Pareil sur l'immigration.

Quand François Ruffin récemment dit qu'il ne veut plus d'immigration de travail, mais c'est épouvantable. Enfin, c'est pas une position de gauche et sur les classes populaires et sur les classes populaires. Moi, j'ai l'impression que François Ruffin s'intéresse au à une partie des classes populaire mais s'intéresse pas trop au banlieu, ne s'intéresse pas trop aux personnes racisées.

J'ai l'impression que ça l'intéresse pas du tout. Et ça c'est un problème quand on est quand on est à gauche et je le redis sa position récente là sur l'immigration en disant qu'il ne voulait pas d'immigration de travail et qu'il voulait privilégier donc le le les travailleurs français. Non mais c'est c'est quoi ?

Alors, c'est le discours de George Marchet d'il y a d'il y a 50 ans qui était ultra nationaliste et c'est aussi un peu le discours du rassemblement national. Mais ça c'est pas possible quand on est de gauche, on fait pas de distinction entre les travailleurs, entre les individus selon qui sont de telle origine, de telle nationalité ou quoi que ce soit. On défend l'humanité, on défend des êtres humains, pas des gens en fonction de leur origine.

Et ça ça se rapproche quand même beaucoup de la préférence nationale quand même ce que ce que défend François Rufant. Donc je pense que c'est une candidature qui n'est pas claire, qui est très ambigue et et là-dessus il ne fait rien pour clarifier les choses. Je vais garder une réaction rapide à à ce qu'on va entendre.

Non, très rapide, juste pour prendre un exemple. Si sur le sujet des retraites, vous voyez que sur le sujet des retraites, il y en a pas un qui est d'accord avec l'autre. Donc euh Chloidel peut très bien expliquer qu'il y a un programme, mais en réalité ce programme tout le monde le déchirera quel qu'il soit en fonction de si c'est Gluxman ou quelqu'un d'autre qui passe.

Donc en réalité ils n'ont pas de programme et ça pose un problème. Et je crois qu'au contraire, on est là pour véritablement travailler le fond, avoir une véritable perspective parce que je le redis, il y a un vrai besoin justement de réhabiliter les vraies valeurs de la gauche et d'avoir une vision qui soit qui soit en réalité beaucoup plus beaucoup plus percutante que ce qu'on subit aujourd'hui. Il est temps maintenant de remettre les vrais sujets.

Il est temps de parler oui de diminution du temps de travail. Il est temps de parler de la retraite à 60 ans. Il est temps de parler de la revalorisation des salaires.

Il est temps de parler d'avoir du temps aussi pour soi. C'est des choses, c'est pas des débats qui doivent être à côté. On a trop laissé glisser cette fenêtre d'overton.

À un moment, il va falloir qu'on remette les vrais sujets. Parler oui de plus de jours fériers, il en faut parce que je pense que c'est une nécessité en réalité. Donc voilà, c'est avoir du temps pour soi, avoir un véritable équilibre, parler aussi du burnout, se dire que maintenant ça suffit, redonner de nouveaux droits aussi au travailleurs, faire de l'espace de l'entreprise un vrai espace démocratique.

Donc vous voyez qu'il y a des choses des vrais projets. C'est d'ailleurs pour ça que en ce moment même nous sommes en train de travailler nous sur avec des groupes thématiques sur lesquels d'ailleurs vous pouvez participer. Je fais un petit coup de pubchon 2027 parce que on va passer à la dernière question.

Mais c'est important en réalité, on a besoin de ces contributions citoyennes et c'est justement nous à ça que nous sommes en train de travailler. J'ai une dernière question pour vous deux. Euh est-ce que pour 2027 la gauche, elle est pas un peu en train de se diviser entre trois pôles ?

On a d'abord Gluxman du coup pour les CSP plus et les électeurs modérés. Ruefin pour la gauche sociale et manifestement contre l'immigration selon ces récentes déclarations qu'on vient d'évoquer et Mélenchon pour l'électorat populaires et les quartiers. Mathieu Lama rapidement.

La gauche est divisée. Oui, elle est divisée de toute manière, mais je je pense qu'au fond euh il y a aujourd'hui plus que jamais à gauche une alors je pense qu'il y a il y a il y a une dimension irréconciliable entre deux positions et d'ailleurs je pense que ça se retrouve dans un certain nombre de de de parties. C'est pas juste un parti contre un autre. vous avez une position consiste à dire qu'il faut rompre avec le capitalisme.

Alors euh par exemple la position de LFI, mais d'ailleurs le le programme de LFI est pas un programme révolutionnaire hein, c'est un programme euh qui de gauche qui est peut-être sur certains points moins radicals que celui de Mteran euh à l'époque parce que je rappelle que Mterran c'était des nationalisations euh euh massives, ce qui n'est pas le cas de de LFI. Donc en tout cas, il y a une position, c'est-à-dire on veut rompre avec le capitalisme, commencer à rompre avec le capitalisme et la la le principe du du capitalisme, de la marchandisation et cetera. Et puis vous avez une gauche qui considère queon doit faire des aménagements.

Voilà. Et je pense qu'au fond peut-être que le premier tour de la présidentielle euh ça va être ça va être le grand débat en fait au fond et ça va trancher la question. Ça va trancher la question.

Est-ce qu'on continue euh que notre notre comment dire le la société telle qu'elle est ? On fait juste quelques aménagements mais on continue comme ça ça fonctionne ou est-ce que on rond vraiment et on entame quelque chose d'autre ? Et ça je pense que finalement ça va être tranché lors du premier temps de la présidentielle à mon sens.

Moi, j'aimerais que ça soit tranché justement sur cette vision là, c'est-à-dire vraiment sur le fond. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on en a certains qui préfèrent jouer sur la diabolisation finalement de la gauche, d'un programme de gauche, plutôt que d'aller sur ces questions de fond. Et c'est là où justement euh on pourrait leur en vouloir parce que il me semble quand même euh que François Hollande avait un bilan que soi-disant le Parti socialiste devait faire un certain inventaire qui finalement il n'a jamais fait au passage.

Et et donc c'est là où en fait je je suis un peu plus inquiète parce que je me dis à un moment il va falloir qu'on qu'on arrête de considérer que on a des partenaires de gauche qui se font élire à chaque fois sur un programme qui ne respectent pas le lendemain de l'élection et en profite toujours pour faire avancer des carrières. Et c'est là où en général voilà ça ça crée de la rupture, ça crée de la distance vis-à-vis justement de personnes qui voilà ne votent plus euh son tombe dans le dégoût des politiques. Ça ne devrait pas être ça.

Et donc là où je leur en veux particulièrement en réalité, c'est de tomber dans cette diabolisation et d'éviter finalement les vrais discours de fond. Et je dis à Raphaël Guxman un moment qu'il arrête avec ses notes, montrez ce que vous voulez faire. Montrez qu'en réalité vous voulez faire travailler les gens plus longtemps.

Dites que vous ne vz pas augmenter les salaires. Dites que vous allez continuer à accompagner le capital. Dites que vous n'êtes pas pour une écologie de rupture parce que à un moment, il va falloir que ça s'arrête.

La planète ne peut plus supporter ce capitalisme qui organise à chaque fois le grand déménagement du monde. Il n'y a pas justement ces débats là et c'est ça que je reproche parce que on a un petit côté finalement Luxman n'est pas le candidat du peuple, il est le candidat médiatique, il est le candidat de ceux que s'arrange bien d'être dans cette France à Macron qui finalement à chaque fois voilà comment dire prospère finalement sur la misère des autres. Et c'est ça que je regrette, c'est que certains est une surexposition tandis que d'autres doivent toujours subir une diabolisation.

Qu'on parle du fond et on verra et ça rigolera moi en face. Merci Julie Garnier, merci Mathieu Sama d'avoir été avec nous sur ce plateau ce soir. [sifflotement] [musique] [sifflotement]

SON VRAI VISAGE : GLUCKSMANN PIÉGÉ PAR UNE NOTE SECRÈTE — Raphaël Glucksmann · Pourquijevote