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DébatLCP (sur YouTube)· 27 avril 2025 17 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalNumériqueInstitutions & électionsSécurité

Roumanie, Pologne : des élections sous influence ? L’UE contre la désinformation étrangère

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Que s'est-il passé en Roumanie en décembre dernier avec le candidat surprise nationaliste ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    La Cour constitutionnelle roumaine a annulé l'élection. Vous ne reconnaissez pas l'ingérence russe ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    La Commission européenne a-t-elle agi pendant les élections roumaines ?

  • 7:00FerméeÉludée

    Les mesures préventives en Roumanie pour ce nouveau scrutin sont-elles une censure ?

  • 9:00OuverteRéponse partielle

    La Pologne fait face à des cyberattaques russes. Vous mettez en doute ce discours ?

  • 11:00OuverteRéponse partielle

    Le DSA est-il une censure selon vous ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bienvenue au Parlement européen pour parler des informations et ingérences étrangères dans nos démocraties européennes. Alors, plusieurs scrutins vont être une fois encore observés de très près à l'élection présidentielle roumaine des 4 et 18 mai et puis celle qui va se tenir en Pologne les 18 mai et 1er juin. Alors, en Roumanie, fait extrêmement rare.

Le premier tour avait été annulé en décembre dernier après qu'un candidat surprise nationaliste prusse a été propulsé en tête par le réseau chinois TikTok. Le réseau qui a depuis reconnu que ce candidat avait bénéficié du soutien de 27000 comptes inauthentiques ayant pour but de manipuler le discours électoral. La Commission européenne a ouvert une enquête dont les conclusions ne seront malheureusement pas rendues à temps pour ce nouveau tour de scrutin, mais des mesures préventives ont cette fois avec un contrôle renforcé sur les publications politiques en ligne.

Alors, certains cri à la censure. l'extrême droite européenne en particulier appuyé par un discours Trumpis venu des États-Unis défavorable à toute réglementation européenne des réseaux et à la lutte contre la désinformation. Pour en débattre aujourd'hui, deux invités, deux eurodéputés.

Sigfrig Mouressan, bonjour. eurodéputé roumain pour le parti populaire européen, c'est la droite donc les conservateurs au Parlement et puis euh Fabrice Lgerie, eurodéputé français du groupe des patriotes et donc porte-parole du Rassemblement national. Euh c'est aussi la droite mais alors plus à droite encore que vous.

Nous revenons d'abord sur ce qui s'est passé en Roumanie en décembre dernier sur 9 19 millions de citoyens not que la moitié utilise TikTok très régulièrement. Ça c'est vraiment le record en Europe d'ailleurs. Et un fameux Georgescou qui était crédité de 5 % des suffrages s'est retrouvé avec 23 % au premier tour obtenu par une campagne de vidéo virale sur TikTok.

Que s'est-il passé ? Le résultat du candidat Georgescu, le 23 % c'était une surprise. Il n'est pas apparu dans le sondage, il n'a pas vraiment participé à la campagne électorale.

Ça ce qu'il a fait c'était que il a déclaré un budget de 0 € pour toute sa campagne électorale aussi pour sa campagne électorale online mais il avait beaucoup de 1000 de comptes qui ont multiplié euh ses messages particulièrement sur TikTok. TikTok est une réseau laquelle quand une vidéo devient virale, il multiplie beaucoup beaucoup. il n'a pas respecté les règles, il n'a pas respecté la loi aussi sur le financement de la de la campagne.

Euh et le résultat était que nous avons eu deux élections en automant 2024, le parlementaire et le présidentiel. Le parlementaires sont bien passés. Euh pas d'ingérence, pas l'utilisation abusive de compte sur le réseau social, pas des illégalités sur le financement.

Les partis ont bien déclaré leurs finances. Le résultat était une majorité euh c'était une parlement, une majorité parlementaire était formée, une coalition, un gouvernement lequel maintenant euh est en charge. Mais pour le présidentiel, la Courte constitutionnelle est arrivée à la conclusion que à cause des illégalités et toute la campagne étaitorée, les élections doivent être répétées.

Effectivement, Fabrice Lgri, la Cour constitutionnelle roumaine a annulé cette élection de décembre dernier. Au Rassemblement national, je crois que vous croyez que cette décision a été prise, je cite, sans raison valable pour éliminer la voie du peuple. Vous ne reconnaissez pas l'ingérence russe dans ce scrutin ?

Nous ce que nous voyons surtout c'est euh au niveau euh Bruxellois, au niveau des institutions, notamment de la Commission européenne, une volonté de contrôler la pensée et de contrôler les élections en Europe et de contrôler euh pour museler les peuples. Alors le là, ils sont pas intervenus dans ce scince. Non mais il y a si vous voulez une ambiance générale que l'on voit bien dans les institutions européenne où vous avez par exemple Thierry Breton qui n'est plus commissaire européen mais qui avait quand même lancé des avertissements du style "Nous l'avons fait en en Roumanie donc annuler des élections, nous le ferons en Allemagne." Il s'agissait d'encadrer le les publications sur les réseaux sociaux.

Thierry Breton avait dit quelque chose qui était que la liberté d'expression n'est pas illimitée en Europe et je trouve que ça c'est extrêmement grave. Nous considérons que c'est extrêmement grave de voir une élection présidentielle euh interrompue à l'issue du premier tour alors qu'un deuxème tour était était prévu et nous voyons bien qu'il y a au niveau de Bruxelles, au niveau de la Commission européenne là c'est la Cour constitutionnelle la Cour constitution qui qui pèse qui pèse aussi sur je dirais des décisions qui peuvent être prises au niveau national. Vous n'avez pas répondu à ma question sur les ingérences russes.

Pas d'ingérence russe. C'est ce que dit le conseil de sécurité Roua qui a eu des ingérences de la Russie dans ce scrutin. Mais est-ce que alors la notion d'ingérence, je c'est c'est une question que nous étudions dans le la commission parlementaire dite du bouclier démocratique européen.

Il y a une focalisation sur un type d'ingérence. Je parle de du fonctionnement des institutions de l'Union européenne. Il y a une focalisation sur des ingérences russes ou sur des des menaces hybrides russes, mais il n'y a curieusement pas de volonté des institutions de l'Union européenne de vérifier s'il n'y a pas d'autres formes d'ingérence, soit par des acteurs étatiques l'Azerbaïdjan.

Euh j'ai cité alors en l'occurrence c'était 27000 faux comptes 27000 faux comptes et qui ont été attribués à la Russie que TikTok reconnaît de plus que 20000 de comptes contrôlé une grande partie de la Russie il c'est c'est seulement des États qui peuvent avoir la force l'infrastructure pour organiser une opération comme l'opération organisée en Roumanie. Je suis sûr que l'interférence en Roumanie n'était pas le seul cas. Je suis sûr que la Russie a préparé ces réseaux de compte faux pour les utiliser dans les autres élections au niveau de l'Union européenne aussi.

On doit être très attentif et ce n'est pas la liberté d'expression laquelle on doit limiter bien sûr, mais c'est le caractère abusif et les illégalités lesquelles on doit on doit vérifier. Et la Commission européenne, elle a rien faire pendant les élections. C'est en tout cas les autorités au niveau national qui organise les élections.

La Commission européenne a rien fait et la Commission a rien dit euh sur le processus électoral de la Roumanie. D'ailleurs, dans ce nouveau scrutin des des 4 et 18 mai, est-ce que la Roumanie a pris des mesures préventives lesquelles ? On parle aussi de des utilisateurs eux-mêmes qui finalement dénoncent les faux comptes.

Oui, la vérité est que en automne 2024, la Moldavie a aussi organisé un référendum sur l'intégration européenne et aussi des élections présidentielles. dans la Moldavie, on a aussi vu l'interférence et ça ce n'était pas une l'interférence de la Russie, ça n'était pas une surprise mais l'interférence sur cette magnitude dans une État membre de l'Union européenne était une surprise. Nous ne sommes pas bien préparés en Roumanie avant les élections de l'année dernière, mais maintenant oui, nous sommes meille la préparation est meilleur, les gens sont mieux informés, ils sont maintenant bien informés sur le risque de désinformation et de manipulation.

Les autorités ont commencé de travailler. Fabrice Leggérie, par exemple, les autorités roumaines pour cette nouvelle campagne demandent à ce que les contenus politiques soient clairement étiqueté, que s'il y a un financement par une entité étrangère, cela soit aussi signalé. Ça c'est une bonne chose ou vous criez à une forme de censure parce que les contenus qui répondront pas à ces conditions pourront être retirés ?

Je pense que ce qui est important, c'est que les règles soient annoncées à l'avance en terme de de conformité par rapport à une loi électorale nationale. Moi ce que je ce que je soulignais c'est que il y a au niveau encore une fois des institutions de l'Union européenne une ambiance qui est créée pour peser sur les Étatsmembres peut-être même pour s'ingérer et c'est cela que nous avons dénoncé parce que il y a eu des réactions avant même que l'on ait le résultat nécessairement d'une enquête d'une enquête roumaine. Bon maintenant, s'il y a pour la la prochaine élection présidentielle en Roumanie des mesures précises qui sont annoncé à l'avance et que tous les candidats connaissent, bon après il appartiendra au juge de l'élection, au juge roumain de l'élection puisque c'est l'élection présidentielle roumaine.

Nous sommes pour la souveraineté nationale et donc nous considérons que la Roumanie évidemment est la seule à la souveraineté nationale c'est pas c'est pas les ingérences russes précisément c'est ni la liberté d'être influencé par Soros. Euh voilà, parce que parlons quand même aussi des ONG à l'intérieur des institutions de l'Union européenne qui euh utilisent des financements, on l'a vu euh par des manipulations de de d'ONG pour peser sur les processus des institutions de l'Union européenne. Je pense à ces milliards, euh plus de 7 milliards, 8 milliards dépensés par la Commission européenne pour financer des ONG en matière environnementale pour aller faire du lobby auprès des Étatsmembres et pour faire du lobbying auprès des députés européens.

Donc tous les tous les autres candidats ont respecté les règles. La pluralité des opinions est bienvenue. Bien sûr, les autorités ont rien contre un candidat ou l'autre, mais c'était seulement un candidat qui n'était pas transparent sur l'origine de ses finances, qui a déclaré un budget pour toute sa campagne de 0 €.

Toutes les autres candidats proeuropéens ou antie-Européens ont respecté. D'ailleurs, le nouveau favori est d'extrême droite, précisément monsieur Simon, qui s'est montré volontiers sceptique à l'égard de l'Union européenne et de l'OTAN, qui veut stopper l'aide en Ukraine. Vous risquez de du point de vue de du président de basculer dans le camp pro Moscou ?

Euh mais mes opinions politiques sont contre contraires aux opinions politiques de monsieur Simon qui est le nouveau candidat prusse antie-Européen. Mais sil respect les règles de la campagne, il doit être candidat. il est candidat et on va débattre pendant les semaines suivant euh suivantes et bien sûr que j'espère que un candidat qui n'est pas extrémiste, qui n'est pas populiste, qui va défendre une romaine forte dans une Europe forte va gagner les élections.

Rien qu' une de candidats ou une autre, mais beaucoup contre des illégalités pendant la campagne électorale. Alors Fabrice Leggé, parlons de l'autre scrutin qui se profile la Pologne. aussi le gouvernement s'inquiète de l'intensification des cyberattaques russes.

On parle de 2000 par jour à un mois de la présidentielle. Le premier ministre polonais Donald Tusk qui a dénoncé une cyberattaque contre le système informatique de son parti qui l'intribue à des ingérences étrangères. Là aussi vous mettez en doute ce type de discours ?

Non, ne il s'agit pas de mettre en doute s'il y a des attaques, des cyberattaques et qu'il y a des enquêtes qui sont menées techniquement pour savoir d'où viennent les cyberattaques. Euh c'est c'est tout à fait euh normal que les autorités euh veillent à à la transparence et à la sincérité du scrutin. Nous ce que nous dénonçons au Rassemblement national, c'est la manière dont la Commission européenne, encore une fois, c'était avec Thierry Breton que ça a commencé, la manière dont ils se sont emparés de ce sujet pour clairement depuis Bruxelles confisquer la possibilité à des groupes politiques d'exprimer un neuroscepticisme avec dans le raisonnement de la Commission européenne et c'était très clair dans le raisonnement de Thierry Breton à l'époque avec l'idée que si on n'est pas favorable à l'agenda européiste tel que voulu par madame vanlen ou par Emmanuel Macron en France et bien so il y a eu des censures sur les réseaux sociaux soit on est on est psychologiquement dérangé soit on est influencé par le digital service act a jamais été appliqué il y a pas eu d'amende.

Vous trouvez qu'il y a eu des censures sur les réseaux sociaux ? C'est la question qui se pose en Europe. Maintenant, on voit bien que Washington a annoncé la fermeture de son de son service chargé de de contrer contre la désinformation étrangère.

On voit bien que Donald Trump et finalement les mania de la tech qui lui sont affiliés ont décidé de ne plus faire de fact checking, surtout pas de vérification. Est-ce que nous on est en train de de suivre de suivre ce chemin ? Est-ce que nous on est en train de remettre un cadre ? contraire.

Moi, je crois que manipuler les électeurs, manipuler les citoyens euh n'est pas une bonne idée. On doit avoir une pluralité des opinions. Mais s'il y a une ingérence avec des objectifs clairs de manipuler les élection et si l'ingérence ne respecte pas les règles de la campagne électorale, s'il favorise avec l'utilisation de moyen illégaux un candidat ou une autre, l'utilisation de ces moyens lequels ne sont pas légales, euh bien sûr que on ne doit pas les préparer.

Le point important n'est pas si un candidat a une opinion ou une autre. la modération pour pour contrer les les infox quelque chose que l'Union européenne doit mettre en place y compris pour les big tech américaine en Europe. ça ce que le big tech font c'est il ne vérifie pas le contenu comme se prévoit par le par la loi européenne et il ils vont promover et accélérer la distribution de vidéos lequels vont propager de messages lequels sont faux lesquels sont désinformatifes et ça c'est illégal en Europe et c'est pour ça que ils doivent respecter les règles européennes les gérial service act he donc que vous avez évoqué, on sent que vous n'y êtes pas pleinement favorable.

Qu'est-ce qu'on fait ? On l'applique ou on va sur un modèle américain où on enlève finalement toute tous les gardes de fou et on on laisse l'information et les réseaux faire sans aucune règle. En fait, dans cette réglementation européenne, il y a un mélange entre d'une part pour chasser ou chercher à à condamner des illégalités, donc par exemple des des actions criminelles qui sont qui utilisent les réseaux sociaux, qui utilisent internet pour des activités criminelles.

Évidemment, il faut que les acteurs de la tech coopèrent avec les autorités de police et de justice de la même façon que on peut avoir des écoutes téléphoniques légales dans le cadre d'une enquête. Il y a une autre notion qui se retrouve dans la réglementation européenne et qui est beaucoup plus sujette à caution, c'est de savoir ce qui est illicite et ce qui est finalement euh déjà une appréciation sur un contenu. Et c'est là qu'il y a probablement une divergence en ce qui concerne la définition de la liberté d'opinion en Europe, en tout cas à la Commission européenne et selon cette réglementation et d'autre part les Américains.

Pour ce qui est de ces sanctions du DSA en cas d'infraction avéré répété la commission plus infligée jusqu'à 6 % de son chiffre d'affaires annuel en cas de violation grave. Donc elles peuvent même être coupées ces plateformes. Je crois que oui, s'il ne respecte pas les règles, la commission doit euh intervenir d'une manière très très forte.

Ça ce n'est pas contre la liberté d'expression, mais c'est pour préserver l'état de loi l'état de droit ici en Europe. Merci à vous d'avoir bien illustré ce débat. Merci à vous de l'avoir suivi sur France 24 et la chaîne parlementaire.

Merci Caroline. Merci à tous et bonne suite de programme sur nos chaînes. [Musique]