Loi immigration : le gouvernement avance en reculant
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[Musique] la presse quotidienne régionale et les télévisions locales vous présentent le club des territoires et avec nous pour ce club le retour de Benjamin Morel bonjour Benjamin merci d'être là ça va vous ça va très bien et Arnaud toujours fidèle au PO bonjour AR bén merci d'être avec ns rédacteur en chef de la revue Politique est parlementaire on va parler avec vous du plan antimeut qui a été présenté hier par Elisabeth B placée sous le signe de la fermeté avec plusieurs mesures notamment renforcement des sanctions pénales une responsabilisation des parents et les maires qui doivent être mis au cœur du dispositif on va parler de tout ça et puis on parlera également de la loi immigration puisque Samia vous allez nous refaire le feuilleton de la semaine oui he qui a beaucoup beaucoup occupé la classe politique cette semaine exactement on va en parler on parle d'ailleurs tout de suite de géralde armanin c'est l'actualité dans nos régions [Musique] et l'actualité dans nos région avec nos partenaires de la presse régionale on va a retrouver agès Briançon bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous êtes journaliste au dehiné libéré et Gérald harmanin qui est donc du côté de chez vous aujourd'hui pour un déplacement sur le thème de l'immigration et notamment de l'immigration illégale entre la France et la Suisse on a un petit problème de connexion annès Briançon on va essayer de vous retrouver dans quelques secondes et de rétablir la connexion je crois qu'on vous a retrouvé agès je sais pas si vous si vous m'avez entendu pour nous parler de ce déplacement de Gérald daranin en effet Gérald d'Anin est attendu en haut de sa voie cet après-midi il devait arrivver dès ce matin à ANC mais il y a eu un changement de programme dans la nuit donc il sera cet après-midi en en haut de Savoie à la frontière au niveau de Gaillard pourquoi ce déplacement tout simplement parce que Ben la frontière Suisse c'est 63 points de passage entre la France et la Suisse et une immigration irrégulière qui est en hausse il a annoncé plus de 23 % de situation irrégulière à la frontière depuis un an un doublement des refus de passage par les douaniers en un an également donc comme il y a 11 points qui concernent la Haute Savoie il est important pour lui de créer cet accord bilatéral qui va mener tout simplement à la création de patrouilles mixes c'est-à-dire des policiers français et suisses qui vont patrouiller ensemble des zones de jonction où ils pourront échanger également des informations et également un volet qui va permettre d'éloigner ensemble les les personnes en situation irrégulière ça a déjà commencé le 10 octobre dernier un vol franco-suisse a emmené des Géorgiens dans leur pays d'origine et puis Gérald haranin il vous accorde une interview ce matin dans laquelle il revient sur le projet de loi immigration et plus particulièrement sur la régularisation des travailleurs sans papier dans les métiers en tenstion en effet dans cette interview assez large il revient sur cet article auquel il croit beaucoup auquel il tient beaucoup également il n'hésite pas à parler de d'immigration choisie et ciblée aujourd'hui il veut faire rentrer en France des personnes qui vont travailler qui vont étudier qui ne vont pas attaquer le pacte républicain il fait aussi de la pédagogie en rappelant que cette loi immigration ce n'est pas un appel d'air et cette régularisation des des des centres des travailleurs sans papierers dans les métiers en tenstion ce n'est pas un appel d'air c'est un effet très restrictif puisquil faut être là depuis plus de 3 ans avoir travaillé plus de 24 mois dans ses métiers en tension euh ne pas avoir de casier judiciaire mais également ce titre de séjour d'un an n'ouvre pas droit au regroupement familial donc tout ça il explique et il assume que bah désormais on choisira si cette loi passe mais il est prêt également il le dit à discuter bien évidemment de cet article de l'ensemble des 48 qui figure dans la loi immigration merci merci beaucoup AG cette interview de géralde haranin est à lire évidemment ce matin dans le Dauphiné on regarde votre une plan antiémeut ce que borne a annoncé c'est à la Une de votre journal merci d'avoir été avec nous agès nous en parler on va évidemment revenir sur cette loi immigration puisque ça aussi fait partie de l'actualité de la semaine et Samia pour faire le le film vous allez nous rembobiner le film de la semaine feuilleton politique autour de ce projet de loi immigration ça a commencé dimanche dernier oui par un article dans Le Journal du Dimanche Gérald harmanin laisse entendre que l'article ticle 3 du projet de loi immigration pourrait disparaître l'article 3 c'est celui qui prévoit la régularisation des travailleurs sans papier dans les métiers en tension la droite sénatoriale n'en veut pas elle en a même fait une ligne rouge et elle menace de ne pas voter le texte sauf que pour faire adopter le texte au Sénat et bien justement le gouvernement a besoin des voix de la droite sénatoriale alors Gérald harmanin a fait un pas vers elle en déclarant je cite je suis évidemment prêt à en discuter l'heure est assez grave pour que l'on ait des compromis sur des choses qui ne sont pas centrales et quelques jours plus tard dans Le Parisien le Parisien pardon estû qu'Élisabeth bande serait sur la même ligne oui le journal rapporte des propos tenus lors d'un dîner entre la première ministre et Bruno rotaillot le patron des sénateurs de droite ellisabeth borne lui aurait dit qu'elle aussi est prête à retirer cet article 3 sur la régularisation des travailleurs sans papier rectification de Bruno rotillot elle n'a pas tout à fait dit ça mais franchement on n'est pas très loin de la vérité regarde première chose elle ne m'a pas dit qu'elle allait retirer l'article 3 de ce texte oui deuxième chose elle m'a clairement dit que l'article 3 ça n'était pas son choix ça sonne donc comme un désave pourquoi parce que elle m'a confirmer que cette idée folle cette idée folle de créer un droit automatique à la régularisation des clandestins ça n'était pas une bonne idée alors le problème pour Elisabeth borne c'est qu'à l'Assemblée nationale une parti des députés de sa majorité tient au contraire fermement à garder cet article 3 sur la régularisation des travailleurs sans papier c'est l'elle gauche du camp macroniste qui veut garder le côté humain d'un texte par ailleurs assez dur sur la question des expulsions d'étrangers d'après une information du Figaro des députés de renaissance ont écrit à la première ministre cette semaine pour lui demander à être reçu rapidement sur le sujet parmi eux sachaoulier qui jure que l'article 3 sera maintenu regardez je suis certain puisque s'il ne l'est pas au Sénat nous le réintroduirons à l'Assemblée nationale là où il faut être très clair là il faut être c'est qu'il faut juger il faut juger les étrangers pour ce qu'ils font et pas pour ce qu'ils sont on ne les juge pas parce qu'ils sont étrangers on les juge parce que soit ils sont délinquants ils n'ont rien à faire sur le territoire national nous devons les renvoyer et être extrêmement ferme soit ce sont des travailleurs qui cherchent à s'intégrer qui souvent font l'objet d'appui de parlementaire aussi de droite aussi de droite il faut le dire ce sont ces mêmes parlementaires de droite qui écrivent parfois ministre de l'Intérieur pour demander leur régularisation donc et alors Sam bien la question qu'on se pose c'est est-ce qu'un compromis peut être trouvé pour faire adopter ce texte alors la droiteelle elle propose de laisser les préfets régulariser les travailleurs sans papier au cas par cas ellisabeth borne y est favorable pour ça du coup il n'aurait pas forcément besoin d'en passer par la loi mais si on met rien du tout sur les régularisations dans cette loi immigration ça risque aussi de bloquer pour tous ceux qui veulent un texte équilibré c'est le cas des centristes du Sénat qui ne sont pas d'ailleurs d'accord sur ce sujet avec leurs alliés de droite et ils appellent tout le monde au compromis regardez les républicains sont d'accord avec nous pour dire on peut rectifier tout ça par voie circulaire c'est la circulaire Vals on la rectifie bon très bien le seul point le seul point c'est que dans l'article dans un article de la loi l'article 3 ou un autre on puisse dire qu'on va changer la circulaire parce qu'à l'Assemblée il y a des gens qui vous disent s'il y a pas ça on vote pas et eux ils disent si on le met on vote pas problème c'est de savoir si on veut ou si on veut pas que ce texte soit voté ça c'est un autre sujet mais il faut assumer à ce moment-là qu'on arrête toutes ces palidonies sur un malheureux article qui mérite pas tout ça alors petit point vocabulaire une palinedie c'est un changement d'opinion merci à Hervé Marseille pour ce nouveau mot dans notre répertoire bref vous le voyez sur ce sujet le c'est très compliqué hein pour le gouvernement qui est pris en tenaille entre la droite sénatoriale et une partie de sa majorité l'assemblée ça pour ce résumé de la semaine Arnaud c'est un feuon en rebondissement cette histoire d'article ou mais tout a été dit en l'occurrence parce que en fait vous avez parfaitement décrit la l'équation parlementaire qui est extrêmement compliquée de toute façon le problème c'est que si finalement la position de la majorité sénatoriale enfin en tout cas du groupe LR est retenu on voit bien les problèmes que ça posera à l'Assemblée nationale parce que vous avez une partie de l'aile gauche qu'on appelle l'aile gauche de la macronie qui aujourd'hui milite pour le maintien de cet article 3 sachat oulier le président de la commission des lois l'a rappelé à plusieurs reprises d'ailleurs il avait cossigné une tribune je rappelle au mois d'août fin août avec des parlementaires de la nupes sur ce sur ce sujet moi je ne vois pas à ce stade euh mais peut-être que Benjamin affirmera mes propos je ne vois pas à ce stade comment l'exécutif peut faire adopter ce texte sans euh user du 493 donc ça me paraît ça me paraît presque un inscrit dans l'histoire à ce stade sauf évolution majeure parce que les républicains n'ont pas intérêt dans le climat actuel et sur un sujet aussi sensible que l'immigration de faire des concessions à la majorité présidentielle donc tout ça rend extrêmement difficile l'adoption du texte mais après la seule question qui se pose la seule question qui est intéressante sur le plan parlementaire et sur le plan politique c'est de savoir si les républicains à l'Assemblée nationale IR ront jusqu'au bout de leur opposition et aller jusqu'au bout de son opposition à un moment donné et ben c'est de déposer une motion de censure là on pas encore là là ce sera un autre feu ton ça bien are feu voilà Benjamin vous affirmez ou vous confirmez non je confirme en effet on est souvent d'accord avec au sauf quand on parle d'une petite île de la Méditerranée non il y a deux angles d'analyse le premier angle d'analyse c'est en effet les rapports entre majorités souvenez-vous du dernier quinena le premier moment où la majorité à l'époque préorique d'Emmanuel Macron se divise c'est sur la loi immigr il y a au sein de cette majorité de vraie tension sur le sujet et en effet si jamais le texte se fait aux conditions de LR il emportera pas la vie de sa chouillé voir même de certains hom modème ça va être plus large et donc qu'est-ce qui va se passer à ce moment-là si on a un 49 àine à 3 ce sera pas un 49 àine à 3 comme sur le budget ça sera un 49 àina 3 que vous ferez contre une partie de votre majorité et ça déjà que votre majorité est déstructurée et aujourd'hui en fin de règne c'est quelque chose d'extrêmement violent hein souvenez-vous François Hollande les frondeurs les 49 aliné à 3 contre les frondeurs et cetera on loi Macron loi le comerie c'est un peu le même scénario donc vous comprenez toutes les divisions que ça peut créer alors qu'on est encore à 3 ans des prochaines présidentielles et qu'il faut tenir avec une majorité relative donc cette loi pour ça elle risque de laisser des traces le deuxième élément et l'intervention d' RV Marseille est extrêmement intéressante on en est à se demander comment est-ce qu'on va prévoir dans la loi la possibilité d'avoir une circulaire le juriste vous dirait que et ben ça veut dire que votre loi elle est en grande partie inutile fondamentalement on a une loi sur l'immigration tous les 3 ans le problème aujourd'hui n'est pas la loi le problème c'est l'application de la loi c'est la question du rapport avec le droit européen c'est la question parce que moi je bien qu'on revienne sur la circulaire Val c'est quand même priant en application d'une directive donc c'est ça le problème de l'autre côté vous avez mon TF elle est bien gentille mais si jamais j'ai pas laisser passer consulaire je peux avoir une nouvelle loi ça fera pas changer d'avis le gouvernement d'Alger sur mon laisser passer consulaire et enfin bah il y a en effet des soucis d'organisation administrative on peut envisager de modifier certains actes règlementaire mais ça passe pas d'abord par la loi je dis pas qu'il y aura rien dans cette loi qu'elle sera pas tout à fait utile mais on voit que là-dessus la loi est quand même est plus d'affichage pour donner le nom d'un ministre à cette toit en question si jamais la majorité explose en vol pour ça ça montrera où on est tombé la politique est-ce que l'erreur du gouvernement à l'origine parce que ça fait des mois que ça dure en réalité he cette cette impossibilité de trouver un compromis est-ce que l'erreur ce n'est pas d'avoir voulu présenter un seul texte alors que si finalement le gouvernement a présenté deux textes un un pour la partie plus dure et un pour la partie dite plus humaine il aurait peut-être pu faire adopter les deux bah c'est ce qu'ils ont fait dans d'autres domaines notamment sur l'énergie par exemple il y a eu le texte nucléire où il y a le texte énergie renouvelable ça marche à condition que tout le monde veut bien faire comme si ça devait marcher c'est-à-dire une partie de la majorité se dit d'accord je vote ce texte et je me cache les yeux sur l'autre et les les LR font pareil sur un sujet aussi vouleit pas parce qu'il voulait pas de saissonnage exement sur un sujet aussi clivant aussi politiquement lié à l'identité politique de LR aujourd'hui qui a besoin de se démarqué de la majorité ça aurait été quand même assez compliqué ouais est-ce en oui enfin il y a deux sujets si vous voulez au-delà des des problèmes de de technique parlementair qui sont réels et qui sont très importants moi je crois qu'il y a deux sujets fondamentaux le premier sujet Benjamin l'a l'a évoqué c'est que finalement cette loi c'est une loi qui est quand même fortement contrainte par un certain nombre de normes qui à ce stade nous échappe et je rappelle quand même que la proposition des républicains et la proposition la plus forte des républicains la position matrice c'est la possibilité de soumettre à référendum la question migratoire ce qui n'est pas possible dans l'état actuel de la Constitution et qui nécessite une révision constitutionnelle donc ça c'est quand même un sujet qui est un sujet majeur si l'on veut véritablement traiter au fond la question migratoire le deuxième sujet c'est l'opinion publique moi je j'entends ce que dit Hervé Marseille mais je serais très intéressé d'interroger les Français sur l'article 3 on peut pas le faire mais je ser très intéressé qu'il y ait par exemple une étude d'opinion sur l'article 3 je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui une majorité de Français soit favorable à cet article 3 en l'occurrence parce que qu'est-ce qui se passe on a un durcissement de l'opinion publique sur l'enjeu migratoire ce durcissement c'est un durcissement qu'on voit croître se développer depuis de très nombreuses années mais qui aujourd'hui arrive quasiment à son point d'acmé ce qui explique la position des républicains au-delà que ça fasse partie de leur ADN c'est le fait aussi qu'ils sont tout à fait conscient que il y a une évolution aujourd'hui de l'opinion publique sur la question migratoire qui demande de la fermeté qui demande l'autorité et qui demande très clairement de la restriction mais sauf que géralde haranin elle dit que la fermeté elle est dans cette loi est-ce que est-ce que mais est-ce que le contexte ne va pas coincer les républicains est-ce que l'opinion publique comprendrait que les républicains fassent échouer cette loi à ce stade si vous voulez je regardais une étude d'opinion je crois de l'institut odoxa qui est pas qui a été publié la semaine dernière la façon dont les Français jugent déjà la politique migratoire du gouvernement il la juge de manière assez sévère majoritairement quand on les interroge même s'ils ont certainement pas lu le texte de loi le le projet le projet quand on les interroge sur finalement la le projet de loi présenté par Gérald dermanin il considère qu'il est insuffisant même si même si il valide un certain nombre j'allais dire d'articles de ce projet qui semble à leurs yeux aller dans le bon sens mais globalement quand même quand on voit l'état de l'opinion c'est un état de l'opinion qui demande beaucoup plus encore une fois d'autorité de F il y a un autre article dont on parle peu enfin il y a une autre proposition dont on parle peu qui est une proposition sénatoriale et qui risque de faire qui risque de poser problème également c'est la transformation de l'aide médicale d'État en aide médicale d'urgence et là aussi ça devrait faire et ça a déjà fait bondir la l' gauche de de la macronie à l'Assemblée mais g soutient oui et alors je rejoins tout à fait ce que disait Arnaud et ça rejoint également une remarque que je faisais qui m'a paraît importante on a eu 29 lois depuis 1980 sur l'immigration en moyenne une toutes les 3 ans comment est-ce que ça se passe en réalité ces loi ne changeent pas fondamentalement la donne j'arrive en tant que ministre je fais passer une nouvelle loi et je la vend très très bien je dis cette loi va tout changer demain il n'y aura plus de sujet d'immigration évidemment c'est pas vrai 3 ans plus tard on en a une nouvelle aujourd'hui il y a une un sentiment de l'assitude de l'opinion est-ce que le politique peut encore en la matière est-ce que le politique serait en capacité sur ce sujet de reprendre le contrôle pour les raisons que j'ai évoqué c'est pas si évident et là où j'ai une divergence avec Arnaud c'est que le référendum ne changera rien votre loi vottere par référendum h c'est toujours une loi elle est toujours soumise à la hiérarchie des normes votre loi soumise au référendum ben elle fera pas non plus avancer la question de laisser passer consulaire donc si jamais on arrive à un référendum sur l'immigration quoi qu'on va mettre dedans oui non pas bien c'est pas une position sur le fond mais euh elle ne sera pas plus efficace que les autres en réalité tant qu'on ne pense sera pas justement efficacité de la loi et de l'autre côté hiérarchie des normes on se contentera d'avoir une opinion qui dit bah oui oui là il y a quelque chose qu'on va faire et qui le lendemain et ben finira grogy et qui demandera du coup une forme de surencha politique sauf que la position initiale des républiain quand ils ont présenté je dire leur contreprosition au projet de loi gouvernementale c'était d'essayer de faire bouger la hiérarchie des normes mais le problème c'est que je veux dire ils se retrouvent un peu coincés j'allais dire dans leur dans leur dans leur européanisme et et qui le souci de on déroge entre guillemets ce qui est très différent de ce que font les Danois avec un système d'optout où on sort des traités sur certains aspects euh le problème de la dérogation c'est que la Commission européenne peut pas l'accepter parce que l'Union européenne c'est pas un état l'Union européenne c'est un ordre juridique Vous dérogez à ce moment-là c'est l' c'est l'ensemble du système qui s'effondre on va parler d'une autre actualité de cette semaine hier ellizabeth borne et une partie de son gouvernement dont Gérald harmanin on va y venir présenter les réponses régaliennes devant des centaines de ma réponse régalienne 4 mois après les émeutes des mesures placées sous le signe de la fermeté audre vietaz pour les maires des communes touchées par les violences urbaines d'il y a 4 mois la facture peut s'avérer mirobolante bâtiment à reconstruire bus à racheter alors Elisabeth borne annonce un fond de 100 millions d'euros pour aider à la reconstruction en complément de l'indemnisation des assurances pour le reste elle joue la carte de la fermeté avec des sanctions pour les mineurs hauteurs de violences urbaines dans certains cas nous pouvons envisager un encadrement de jeunes délinquants par des militaires qui pourront notamment transmettre des valeurs de discipline et de dépassement de soie les parents sont aussi mis à contribution financièrement en cas de dégradation et ils devront réaliser des travaux d'intérêt général ou des stages de responsabilité parentale du côté des sanctions pénales l'amende pour violation du couvre-feu devrait passer de 150 à 750 €. l'exécutif veut aussi permettre aux police municipal de réaliser certains actes de police judiciaire une mesure déjà présente dans le projet de loi sécurité globale mais retoqué par le Conseil constitutionnel le ministre de l'intérieur propose donc une autre solution qui consisterait à discuter avec les maires de France association des Mair de France pour voir ceux qui veulent rentrer de manière volontaire dans un dispositif où on pourrait agrandir très fortement les pouvoirs de police de la police municipale les réactions des maires en première ligne sont partagées on a senti dans la salle que ça faisait plaisir aux collègues maire parce que oui c'est pas normal qu'en France un policier municipal puisse être armé dans la rue mais ne puisse pas ouvrir un coffre puisse pas faire une palpation un contrôle d'identité et avoir accès au fichiers des immatriculations c'est un non sens il va y avoir si on met le doigt là-dedans une inégalité en matière de sécurité de tranquillité publique en clair les villes financièrement bien doté qui vont pouvoir se payer une police de dingue et puis celles qui ont peu ou pas de moyens qui ne vont pas pouvoir voir suivre le rythme et fondamentalement où est-ce qu'il y a moins de police on le sait tous dans les quartiers prioritaires de la ville dernière annonce le gouvernement crée une force d'action républicaine une brigade composée de magistrats de policiers et de médiateurs afin d'apporter des réponse spécifique à un quartier en cas d'émeut des expérimentations seront menées à Besançon Valence et maobug Arnaud des réponses hier clairement placé sous le signe de la fermeté par ellisabeth Bor pas oui il le fallait certainement alors est-ce que c'est jugé suffisant je ne suis pas sûr vu les réactions d'un certain nombre de responsables politiques notamment à droite à l'issue de de cette de cet exercice il fallait envoyer desion évidemment à l'opinion publique encore une fois mais aussi au maires et aux élus locaux qui ont été en première ligne lors de ces lors de ces émeutes moi ce qui me frappe quand même c'est que si vous voulez ce qui est toujours très difficile en terme de lisibilité lorsquil y a ce type d'annonce c'est la multiplication si vous voulez des mesures il y a une multiplication des mesures en fait quand vous lisez ce qu'il propose vous avez une espèce d'inventaire quasiment à la prévre de tout un ensemble de mesures de fermeté dont on peut quand même se poser la question de la pertinence sur la durée et surtout sur la faisabilité pour certaines d'entre elles donc on verra bien quelque part et et parmi les mesures euh il y a le fait de donner plus de pouvoir aux police municipal on a entendu Philippe rioot dans dans le sujet il était notre invité il y a quelques minutes euh craindre un une américanisation de la police et de craindre des inégalités territoriales entre les communes qui auront les moyens de se payer une police municipale très dotée et celles qui ne pourront pas et ils le disent celles qui ne pourront pas c'est celles qui en ont le plus besoin c'est celles qui ont des des quartiers prioritaires c'est le problème mais c'est déjà le cas en partie avec la vidéosurveillance vous savez alors là il y a des aides notamment des régions si vous voyez ce qui se fait en île-de-fance il y a une volonté de financer les communes qui vont être et l'État aussi hein que Gman dire que c'était pas utilisé par les ma alors en effet il y a une possibilité de financer de la vidéosurveillance dans des communes qui sont un peu moins doté mais on connaît l'état aujourd'hui des inégalités territoriales c'est-à-dire que si vous avez un certain nombre de leviers qui vous permettent de dynamiser votre territoire et que vous avez des revenus suffisant vous pouvez vous permettre d'avoir une super police vous pouvez vous permettre d'avoir de la vidéosurveillance résultat ceux qui vont se sentir en insécurité ailleurs que vont-ils faire ils vont venir habiter chez vous notamment les plus riches qui on on les moyens ce qui va encore vous rajouter des revenus de l'autre côté et bien vous allez boire des communes ou qui vont être au contraire pour cette raisonl fuit et qui donc auront moins de auront moins de moyens donc là il y a un vrai risque on peut en par il compenser à travers la péréquation on peut en partie le compenser en ayant une vraie politique d'aménagement de développement territorial et d'aide aux communes qui voudrai mener ce type de projet seulement le problème c'est que c'est bien beau sur le papier de l'envisager la réalité c'est qu'aujourd'hui on a quand même des collectivités qui sont à l'os et un état qui ne peut guerre les aider parce que il y a des critères de convergence budgétaire donc si on s'en donne les moyens oui si on s'en donne pas les moyens bah en effet on aura encore un peu plus demain qu'aujourd'hui de France et de France qui là-dessus ne seront plus plus du tout jugé à la même enseigne ouais est-ce qu'il faut pas aussi changer peut-être la philosophie de la politique de la ville parce que eléisabeth borne et Géral armanin l'ont rappelé hier la la réponse aux émeutes elle dépasse largement la question des quartiers et des banlieux c'est ce qu'ils ont dit et il rappelit que les quartiers concernés par les émeutes du début de l'été tous n'étaient pas des quartiers en politique de la ville et que il y avait des villes avec des quartiers en politique de la ville qui avaient pas été concernés et à contrari des villes moyennes sans quartiers prioritaires qui avaient été touché par ces émeutes oui parce que si vous voulez je pense qu'aussi d'une certaine manière la politique de la ville qui a été pensée dans les années 90 euh la doctrine de la politique de la ville telle qu'elle a été pensée dans les années 90 n'a pas évolué vraisemblablement par rapport aux évolutions sociologique et notamment territoriale évidemment la France s'est modifiée depuis les années 90 donc il faut vra c'est vrai que ce qui était frappant dans ces émeut c'est que vous avez des villes moyennes en province parfois dans ce qu'on appelle la France périphérique qui ont été extrêmement touchés par le phénomène hmetier donc la nécessité en effet de repenser peut-être les aides s'impose après vous savez moi ce que je constate aussi c'est que quand même encore une fois il faut quand même toujours se poser la question de l'opinion publique et de la relation à la Société des politiques publiques c'est que globalement ce qui se diffracte quand même dans la société dans l'opinion public a tort ou à raison peu importe mais c'est la réalité du sentiment et on fait de la politique aussi parfois avec les sentiments collectifs malheureusement c'est ainsi c'est que beaucoup a été fait pour la politique de la ville même si c'est jugé insuffisant par les acteurs locaux et que finalement la réponse qui s'impose c'est la réponse de fermeté et d'autorité de rétablissement de l'ordre républicain finalement on voit bien qu'aujourd'hui le le le l'exécutif mais c'est pas propre à Emmanuel Macron c'était propre aux exécutifs précédents en l'occurrence et toujours si vous voulez pris entre la nécessité d'arbitrer entre une jambe droite qui est une jambe plutôt régalienne et une jambe gauche qui est plutôt sociale mais que finalement cette politique au aux yeux là aussi de de nombre de nos compatriotes apparaît pour une grande partie illisible pour terminer peut-être sur une question plus politique est-ce que dans les deux thème qu'on a évoqué la lo immigration et le plan antimut on est aussi sur un match sur une rivalité entre Gérald haranin et ellisabeth borne bah il y a une façon en effet pour le ministre de l'intérieur dont la stratégie se calque plus ou moins sur celle de Nicolas Sarkozi d'exister de sur exister sur ces thèmes et donc là évidemment dès le moment où vous avez des séquences médiatiques il en profite ellisabeth borne elle elle a une autre problématique elle doit gérer cette majorité totalement des compositions qu'on évoqué tout à l'heure il faut que elle est certes Géral armanin mais il faut également qu'elle ait sachaouillé parce que il fin si vous avez une majorité qui se distend c'est elle qui est sur la Salette et c'est elle qui a toute la nécessité de la maintenir c'est son rôle c'est son but elle est nommée pour ça et donc forcément au-delà des ambitions personnelles des uns et des autres et bien les objectifs aujourd'hui au PO sont fondamentalement différents fondamentalement divergents un dernierot non juste un mot pour ragir sur la notion de majorité encomposition je pense qu'elle est pas temp en décomposition même si c'est difficile qu'elle est tout simplement impossible elle est impossible parce que les résultats de l'élection législative en 2022 l'ont rendu fortement impossible à à pratiquer c'est ça le vrai problème aujourd'hui parce que on est déjà dans une forme de guerre de succession et que la guerre de succession fait que au-delà même des idées il y a des intérêts allez on va prendre un peu de recul sur cette actualité vous savez le vendredi veille de weekend on vous emmène découvrir les traditions de notre patrimoine et en cette veille de finale de Coupe du monde de rugby direction évidemment le Sud-Ouest si vous êtes fan de rugby ou amateur de feria vous connaissez forcément cette chanson bah oui forcément Arnaud vous la connaissez la peenia Bayona c'est l'hymne du club de rugby de Bayonne et c'est devenu en quelques années un phénomène comme nous le raconte céil six 80000 voix elles reprennent ton cœur la PEA Bayona l'hyne des supporters de Bayon intupe désormais mondialement connu mais d'où vient-il festif et entraînant dans les stades c'est dans l'intimité de ce local à la battutee dans les Landes que le morceau trouve son origine déniché par cet homme pas tri desésine là on cherchait des morceaux que les autres groupes ne voent pas parce qu'ici il y a déjà CIN ou si groupes musicaux qui se tirent la Bour donc on on essayie d'avoir toujours le dernier morceau ou des nouveautés essayer d'amener des nouveautés pour être copiêtre copié qu' copieur il tombe un jour de 1992 sur une cassette enregistrée par un groupe de musique espagnole il y avait une quinzaine de morceaux dessus il y en a trois qui m'ont flashé dont un qu'on connaissait déjà qu'on cherchait depuis longtemps mais on cherchait la version originale pour pouvoir l'écrire qui était dessus et en même temps on profité d'en prendre deux autres donc dans ce fameux morceau ce morceau s'appelle le vino Greco vin grec il vient en réalité d'Autriche hudo Jurgen sorte de jouio Iglesias germanque l'a écrit pour raconter la nostalgie des Grecs émigrés en Allemagne mais cétait comme ça n jou comme ça aujourd'hui là é vachement accéléré par rapport à ça Patrick desine décide d'en faire un des morceaux de son répertoire dans les Landes le succès est viral au moment de feria il a été beaucoup joué en course landaise les écarteurs adoré ça et les écarteurs il faut savoir qu'ils ont toujours un morceau privilégié quand ils écartent ils demandent nos musiqu certains morceaux d'aren en arène c'est parti c'est monté et c'est arrivé partout ça ça dépassé les Landes c'est arrivé au Paysbasque sûrement à Bayonne à Bayon 10 ans après sa découverte dans les Landes le morceau atterrit sur le bureau de manèche Ming et ur de disque les supportes du club de rugby lui demandent d'en faire un hymne le président de l'époque est venu me voir avec deux ou trois copains à lui me dit voilà on a on a envie de créer un hymne pour la Viron mayonnais pour les supporters de l'Aviron Bayonnais voilà les paroles voilà la musique donc je dis mais je la connais donc il y a pas de problème on va faire tout ce qu'il faut pour pour l'enregistrer il fait appel au chanteur basque gorcbless écoute le le morceau au casque en studio et là il faut que ça colle avec les paroles sauf qu'on s'est aperçu ce jourl qu'il y avait plus de musique que de parole donc c'est pour ça que la fin du morceau c'est la je dit on va faire le tour de lalala on va voir si ça colle et c'est comme ça que dans la version officielle la première Coltin il y a tous c lalala à la fin c'est parce qu'il y a pas assez de texte en fait les lalalas sont adoptés tous les weekends lors des matchs les bayonnés s'approprie leur nouvelle symphonie ça commence à l'entendre dans les tribunes et puis surtout on l'entend repris pris par les supporters des équipes adverses dans les déplacements de la viriron et puis on l'entend en dehors du stade de rugby parce que c'est pris par le peuple en fait qui commence à sarî cette chanson d'hymne de club la peenia Bayona devient un hymne du peuple chanté tous les ans lors des fêtes de Bayon jusqu'au Mondial de rugby cette année un destin que n'avait pas imaginé ceux qui l'ont découvert sorti un petit village comme ça en morceau on est un petit village habitant ici donc quand on voit qu'on va jouer dans presqueemp dans le monde entier alors qu' est sorti d'ici est on est très fier très content voilà ça donne envie de faire un petit [Rires] paquitoite Benjamin il est Chud on après la [Musique] et Sam la une ce matin de nos journaux régionaux on revient sur les annonces d'éliizabeth B sur les violences urbaines ça fait la Une de plusieurs titres oui après les émeutes l'état durcit le ton raconte ce matin pr océan Rost sécuritaire titre aussi l'Alsace encadrement des jeunes par l'armée stage de responsabilité pour les parents élargissement des pouvoirs de la police municipale pour le journal alsacien les réponses du gouvernement aux émeutes urbaines sont d'abord je cite un copieux catalogue de mesures d'ordre on parle aussi du bio dans les cantines des cantines pass bio regrette le Journal du Centre la loi égalime votter en 2018 in cité à proposer aux élèves au moins 50 % de produits durables dont 20 % de bio mais 5 ans plus tard on est loin du compte rapporte le journal qui regrette je cite que nos enfants et adolescents continuent en majorité de trouver du poulet issu d'élevage industriel dans leurs assiettes laisse républicain alerte sur les piscines municipales l'état des piscines municipales oui les piscines touchent le fond s'inquiète le journal il y a 5 ans la cour des t alerté déjà sur le modèle obsolète des bassins municipaux tous déficitaires la crise énergétique a encore aggravé le problème puisqu'il faut bien leséchauffer ces bassins résultat des fermetures en cascade et ce sont les enfants qui en paâtissent le plus à mes par exemple il manque 1000 m² de bassin pour que tous les élèves de la de la métropole puissent avoir un créneau en piscine sur le temps scolaire un anniversaire un peu particulier ce matin à la Une de La Dépêche oui les radars automatique on 20 ans le tout premier il avait été posé le 27 octobre 2003 à La Ville du Bois dans lesesson il aé é vandalisé attention 48 heur plus tard seulement une tradition qui dure raconte le journal après 20 ans d'existence le radar automatique est toujours controversé chaque année c'est quand même 20 millions de conducteurs qui sont flashés en moyenne et ça a déjà rapporté 12,5 milliards d'euros à l'État on termine par la Transat jackabre qui fête cette année ses 30 ans et pour célébrer l'événement un grand feu d'artifice est prévu ce soir au Havre c'est à la Une de Paris Normandie ce matin merci Samia merci beaucoup merci Benjamin merci Arnaud merci à tous de nous d'avoir suivi on se retrouve lundi on vous souhaite un très bon weekend avec peena Bayona demain devant la finale de la Coupe du monde de rugby très bon weekend
Louise Morel