Quel avenir pour les festivals ?
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festival. On se souvient que l'année dernière à la même époque, c'était un sujet de préoccupation important de votre côté mais de notre côté aussi. Il nous a semblé important de de profiter de cette disponibilité de notre heure du jour pour faire un point d'étape sur la situation des festival.
Alors que on le sait, la concertation menée avec la par le ministère de de la culture autour de l'avenir de la filière s'est achevé en juin dernier et que l'édition estivale 2025 vient évidemment tout juste de se terminer. Je sais que le groupe d'études sur les arts de la scène de la rue et des festivals en région rattaché à notre commission et présidé par notre collectionnel d'approté suit attentivement ces secteurs. Il a consacré notamment une table ronde au mois de mai dernier.
Pour nous dresser un état des lieux des festivals et aborder les défis auxquels ils font face. Euh nous avons convié ce matin Alexandra Bobes qui est directrice de France Festival. Malika Seguinot, directrice générale d'Écossen, Aurélie Foucher, directrice déléguée aux politiques culturelles et aux relations institutionnel de scène ensemble, Sylvie Hug, présidente du réseau luxe et Stéphane Krasnevski, président du syndicat des musiques actuelles.
Mesdames et messieurs, nous sommes ravis de vous accueillir. Avant de vous donner la parole, je tiens à mentionner quelques éléments de contexte important pour poser le le sujet. D'abord, le baromètre des festivals 2024 établi par le ministère de la culture a mis en lumière la situation de fragilité financière dans lequel il se trouve. 48 % se sont ainsi déclarés déficitaires à à l'issue de l'exercice 2024, même parmi ceux dont le temps de remplissage est supérieur à 90 % 44 % sont en déficit.
Les difficultés économiques constituent ainsi la première cause d'allunation des des manifestations festivalières. Malgré une fréquentation en hausse et de bons taux de remplissage, les recettes des billetteries, pourtant en progression pour je crois 40 % des festivals, ne permettent en effet plus de couvrir l'augmentation continue et soutenue depuis plusieurs années des des différents postes de coût qu' soit artistique, technique, logistique et et de sécurité et notamment des cachets des des artistes. D'autres difficultés autres que strictement financières se posent, je pense en particulier à celle découlant des des obligation réglementaires du fameux décraisson.
On aura certainement l'occasion d'y revenir sur lequel certains d'entre vous ont appelé un moratoire. Sonia de la provoé et moi-même avons cosigné le 5 mai dernier un courrier destiné aux quatre ministères au ministres concerné pour les alerter sur sur l'impasse dans laquelle les organisateurs de de festival se trouvent face à à l'inplicabilité de de cette réglementation. Le gouvernement semble avoir pris la mesure du problème puisqu'un groupe de travail a été mis en place pour identifier des propositions alternatives.
Ces conclusions sont attendues pour le 31 octobre prochain. Il y a aussi la question de l'incidence des des aléas climatiques sur l'organisation des festivals et celle de l'évolution des pratiques festivalières. autant d'enjeux et de questionnements qui euh euh posent remettent en cause en profondeur le modèle économique des des festivals.
C'est un un sujet sur lequel notre rapporteur des crédits de la création Karine Daniel a déjà travaillé l'an dernier dans le cadre de son avis budgétaire et qu'elle approfondira sans doute encore cette année. À ce propos, nous sommes très intéressés de savoir comment s'est passé la concertation qui s'est déroulé de janvier à juin dernier et quelle appréciation vous portez sur les premières annonces faites par la ministre. afin de laisser suffisamment de temps à la séquence des des questions-réponses, des échanges avec les sénatrices et sénateurs, je vous demanderai d'être concis dans vos prises de parole liminair après quoi chacun bien sûr pourra poser les questions et on commencera par les questions de Karine Daniel et et de Sonia de l'approter.
Je vous laisse la parole, je ne sais pas si vous êtes réparti. On commence peut-être par vous Malika. Merci monsieur le président.
Mesdames et messieurs les sénateurs et sénatrices, merci en tout cas de nous donner de nouveau ce temps sur les festivals. Alors juste pour rappeler qui nous sommes, je suis donc directrice générale d'Ecosen. Écossen, c'est une organisation professionnelle, une organisation patronale du spectacle Vivant Privé, la première sur le champ du sur le champ du spectacle Vivant Privé.
Nous regroupons depuis le 1er janvier 2024 les acteurs de la musique, des musiques actuelles, du théâtre privé et des cabarets. Quelques 500 producteurs de spectacle, euh des producteurs de spectacles, des diffuseurs installés en région, des salles de concerts, tout le réseau des zénites mais également de salles privées, des cabarets, des théâtres privés parisiens et en région. Donc euh écosè plus précisément sur la question des festivals, nous représentons 137 festivals qui sont installés sur tout le territoire.
Ces 137 festivals sont organisés par 99 entreprises adhérentes descosenes qui sont spécialisées ou non dans cette activité dont le chiffre d'affaires cumulé s'élève environ à 830 millions d'euros pour cette activité festivalière. Alors, comme vous l'avez rappelé, monsieur le président, année après année, les saisons des festivals se succèdent et mettent en exerbe les mêmes les mêmes difficultés que vous avez parfaitement rappelé et résumé et je pense que nous allons poursuivre aujourd'hui par la même par le même constat, le constat d'une fragilisation globale des modèles économiques des festivals qui est aujourd'hui largement partagé. Comme vous l'avez dit, nous progressons en revanche en étude puisque désormais il y a des études barométriques qui sont publiées chaque année, notamment celle dont vous faisiez étard et qui est qui va prochainement être de nouveau mise à jour avec le ministère de la culture, le CNM et auquel Eccosè, France Festival et le SMA contribuont.
Donc les résultats seront rendus publics en octobre 2025, donc le mois prochain. Mais pour le moment déjà, nous avons des tendances, des tendances en tout cas auprès de nos adhérents festivals qui qui ne font que que confirmer ce que nous constatons depuis un certain nombre d'années sur les 105 adhérents qui qui nous ont fait des retours. 83 % de nos adhérents ont connu des difficultés financières sur l'édition 2025 en dépit d'un remplissage plutôt positif. 48 % ont connu des difficultés liées à la programmation artistique et 17 % ont connu des difficultés liées à des aléas climatique.
Et sur la programmation artistique, les difficultés viennent aussi et c'est presque désormais peut-être la la vraie grande nouveauté de pression extérieure dont nous pourrons, je pense parler avec les problématiques de liberté d'expression. Alors, quelles sont les causes ? Vous les avez rapidement rappelé mais ce sont toujours les mêmes.
Elles ne font que s'accentuer. Des coûts en augmentation. Les coûts bien sûr n'ont absolument pas baissé même si l'inflation n'est plus ce qu'elle était il y a quelques années.
Tous les postes tout postes de coût d'un festival augmentent de façon continue et depuis 5 ans. Les salaires, les matériels, les prestations techniques, les frais de location, d'aménagement des sites, les achats de barre, les restaurations, le catering, le coût assurel, les frais de sécurité, ça n'a eu de cesse d'augmenter. Ça ne baisse absolument pas puisque comme vous le savez, faire une édition de festival, c'est sortir une ville de terre chaque année.
Donc effectivement, ce sont des coups très importants. Mais une des augmentations les plus impactantes est celle du prix des contrats de session des spectacles notamment pour les têtes d'affiches. Un sujet dont on a beaucoup parlé dont on continuera de parler consécutif à une hausse généralisée des prix des cachés déterminé dans un écosystème beaucoup plus vaste et international de surcroix dans lesquels les festivals sont finalement en bout de chaîne.
Et je tiens à insister sur ce point et il est essentiel en effet de souligner que les festivals se situent au bout de cette chaîne. C'est un élément d'une tournée, un festival, une date de festival et qu'une politique publique qui n'adresserait que ce dernier maillon pour agir sur les caché serait selon notre analyse voué à l'échec. C'est un problème beaucoup plus global qui mérite d'être analysé à l'échelle de la filière et non pas seulement à l'échelle du secteur du live.
C'est vraiment la question de l'économie de la musique qui s'est beaucoup transformée depuis la crise du disque au début des années 2000 qui a abouti à un changement important dans les pratiques mais également dans les revenus des artistes. Si la musique enregistrée a réussi sa transition numérique et renouée avec sa croissance, ce dont on peut tous se féliciter avec l'avènement de l'abonnement auprès des plateformes qui aujourd'hui affiche même des chiffres positifs en indiquant qu'elles sortent des périodes difficiles, une grande majorité d'artistes en dehors de quelques esthétiques n'ont jamais retrouvé le niveau des revenus antérieurs à cette crise de la musique enregistrée lorsque leur revenus dépendait des ventes de CD. artistes français, artistes internationaux, ils dépendent aujourd'hui majoritairement du live, des tournées et donc des festivals qui sont un élément de la tournée, un élément de l'équation dans les revenus des artistes et comme l'ont montré multiples études publiées au niveau monde de Goldman and Sax dès 2020.
Je trouve que ça c'est extrêmement important de le souligner ici que ce qui se passe au niveau des festivals ne doit pas être pris comme un fait isolé. C'est globalement la surface immergée de l'Asberg, mais ça c'est aussi lié au aux tensions que subissent le que subit le modèle de la production en France parce que il n'y aurait pas de date en festival s'il n'y avait pas initialement originellement un producteur de spectacle qui investit sur un artiste, sur un spectacle, sur une tournée en France et à l'international et à l'intérieur desquels nous trouvons les dates en festival qui sont également essentielles à la découvrabilité des artistes et sur lequel nous continuerons donc à nous à nous battre. Euh donc sur les recettes, après avoir parlé des coûts, quelles sont aujourd'hui les recettes ?
Bien bien évidemment, de là où je parle, les festival adhérent des cossenes sont très peu subventionnés, hein. Nos produits dépendent majoritairement des recettes propres, des recettes de billetterie. Donc, il faut que le public soit au rendez-vous.
Vous l'avez dit, le public reste fidèle au festival. Euh néanmoins, on on en avait parlé l'année dernière et on continue de de le constater. On a des enquêtes qui commencent à montrer une certaine désaffection d'un certain type de public qui commence plutôt à privilégier des dates en concert euh dans un dans une salle euh type stade ou arena pour être avec leur communauté et accéder au show intégral de leur artiste et non pas à un show euh monté pour un festival au milieu d'autres artistes et au milieu d'un autre public qui ne qui ne leur ressemble pas, qui n'est pas leur communauté.
C'est ce qu'on appelle un signal faible qu'on est en train d'analyser avec nos organisateurs de festival parce qu'effectivement euh c'est un fait. C'est un fait aujourd'hui. Il y a un un soutien du public mais en même temps des éléments qu'il faut prendre en compte.
Sur l'augmentation des prix. Nous, on constate une augmentation modérée des prix euh qui n'est absolument pas en phase avec l'augmentation des coûts de plus à 30 à 40 % pour les coûts et on a augmenté depuis 2 3 ans plus 4 à 4 à 5 % des prix des passes pour accéder à un concert. Donc effectivement ces recettes restent c'est ça l'effet ciseaux, c'est qu'on a une courbe de dépenses qui augmente beaucoup plus vite que les recettes.
Vous l'avez vous l'avez dit également, une multiplication des aléas climatiques qui fragilisent le modèle avec effectivement une récurrence, une sévérité croissante de ces aléas climatique qui soulève des questions sur la pérennité des festivals et une grande incertitude sur la capacité encore à pouvoir trouver une assurance et également la question du coût des assurances. Alors le dernier point, quels sont les leviers actionnables par les pouvoirs publics pour accompagner ces festivals en cette période de tension ? Et bien évidemment, nous avons la question première de notre établissement public, le Centre national de la musique.
Des recettes de cet établissement qui dépendent des taxes, notamment la taxe sur la billetterie de spectacle payée par les acteurs du spectacle vivant musical et de variété et dont le problème c'est qu'elle est plafonnée. Cette taxe est en croissance eu égard à la croissance de l'activité mais cette taxe est plafonnée et l'année dernière c'est près de 5 millions d'euros qui ont été écrétés au profit du budget général de l'État. Je pense qu'ici nous serons tous d'accord pour dire que c'est une mesure absolument illégitime, un plafonnement injuste et injustifié.
Et un un plafonnement injuste lorsqu'on sait que euh le grand établissement à côté du CNM qui s'appelle le CNC voit toutes ses classes ces taxes non plafonnées. Donc aujourd'hui, nous revendiquons et nous demandons un déplafonnement de cette taxe fiscale, surtout à un moment où on doit aborder toutes ces crises. Et on parle ici de la crise festival.
Euh nous ne comprenons pas le détournement du budget de l'État des recettes issues de taxes sectorielles. Je vous rappelle que à l'origine de cette taxe sur la recette sur la billetterie de spectacle, c'est une surtaxe voulue par les professionnels pour des professionnels. Il est donc illégitime qu'elle soit écrétée au profit du budget général de l'État.
Et de manière indirecte également, on aura une attention toute particulière au crédit d'impôt spectacle vivant parce que pour que les festivals aillent bien, il faut aussi que la production soit soutenue et le crédit d'impôt et ce qui permet aux producteurs de prendre un risque sur des artistes en développement qui ensuite font des dates en festival. Donc, ce sont ce sont les leviers. L'autre levier effectivement et vous l'avez dit l'absorption de l'inflation des coûts, le réalignement avec les attentes des différents publics ou le développement des nouveaux partenariats relève clairement de la stratégie économique et artistique des entreprises.
Nous n'attend nous n'attendons pas ici des pouvoirs publics qu'il décident pour nous. C'est un travail que les professionnels mêlent. En revanche, nous attendons un cadre législatif et réglementaire qui évite des contraintes inadaptées, disproportionnées, mettant en péril la situation des événements en plein air.
Et là, vous en avez parlé. Je ne vais pas revenir ici en détail sur la problématique de la réglementation sonore. Oui, les il y a des réunions interministérielles, mais nous sentons qu'il va être difficile d'aboutir à quelque chose rapidement et ça c'est un sujet.
Il n'est pas possible que nous ayons de nouveau cette épée de Damoclè sur la tête des festivals sur l'édition 2025 26 pardon. Il y a la problématique de la réglementation des ensembles démontables. Autre texte extrêmement technique issu d'un arrêté de juillet 2022. penser sans le secteur qui le subit en premier lieu.
Là aussi, nous faisons partie du comité de veille, du comité de suivi de ce texte au sein du ministère de l'intérieur. Mais il est extrêmement difficile de faire bouger également les lignes de cet arrêté qui est une nouvelle contrainte réglementaire qui pèse sur nos festivals. Et voilà ce que je voulais dire rapidement.
Désolé, j'ai sans doute était un petit peu long. Merci à vous. Merci madame la directrice générale.
Monsieur le président, monsieur le président. Madame la présidente du groupe de travail festival, madame la rapporteur des crédits création, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, mesdames et messieurs administrateurs, chers collègues, je vais à mon tour tenter de vous dresser les enjeux qui se dessinent pour nos adhérents en ce début de saison 2025-2026 et à l'issue de la saison des festivals 2025. Euh pour mémoire, le SMMA, le syndicat des musiques actuelles est un est un syndicat une organisation qui regroupe 600 entreprises qui agissent toutes dans le champ des musiques actuelles et ceux sur l'ensemble de la filière.
L'ensemble de la filière s'entendant par les salles, les producteurs, les festivals mais également les labels phonau, les radios associatives, les centres de formation et cetera. Euh je vais m'appuyer pour décrire cette situation sur la récente étude que le CNM a publié. c'était en juillet dernier et qui analysait les éditions de 107 festivals euh de musique actuelle.
Ce qui permet de faire un petit focus et et vous verrez que les chiffres sont un peu plus alarmistes que les que ceux qui ont été publiés par le par le CNM. Euh selon cette étude, c'est 2 ti3 des festivals dont le taux de remplissage est supérieur à 90 % qui sont en déficit. Ça représente une augmentation de 26 points par rapport à l'année précédente.
Nous pouvons tirer deux conclusions de cette information. Premièrement, c'est une bonne nouvelle, le public est au rendez-vous. Euh deuxièmement, le l'effet ciseaux dont nous subissons les effets depuis plusieurs années s'amplifie.
Ce phénomène est d'ailleurs confirmé par cette même étude qui soulligne que sur la période observée, les charges ont augmenté de 6 % alors que les recettes n'augmentaient que de 4 %. Pour être complet, il faut ajouter à ce contexte économique les atteintes à la liberté de création et d'expression et un cadre réglementaire qui fait peser sur les organisateurs de nouvelles charges et un risque certain. Je pense bien sûr à la législation sonore que nous contribuons à faire évoluer par la mise en œuvre d'essai grandeur nature et la concertation bien sûr celle-ci est actuellement en cours de discussion interministérielle et nous espérons que cela porte ses fruits dès 2026.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets. Les chiffres que nous présenterons à l'occasion de la prochaine du prochain Mama, le marché des musiques actuelles mi-octobre devrait confirmer que cette dégradation s'est poursuivie en 2025. Comme une réponse à cette situation, la ministre de la culture a lancé il y a un an concertation autour de la question des festivals.
Cette concertation s'est achevé en juillet sur des propositions qui ne nous semblent pas à la hauteur des enjeux que les festivals traversent. Nous avions pourtant interpellé publiquement la ministre à l'issue de la concertation en juin avant ses annonces donc pour l'alerter sur les graves difficultés que travers les structures. Vous pourrez trouver nos différentes pistes de travail sur le sujet dans le communiqué ADOC qui date du 12 juin dernier.
La semaine prochaine, comme un aveu d'impuissance, le ministère de la culture nous proposera une nouvelle réunion sur l'observation de festival. Nous sommes pour la concertation, mais les enjeux et l'urgence de la situation demandent des actes et des moyens. Car si cet effet ciseau s'explique par des facteurs exogènes, modification des des fondamentaux de l'économie du secteur suite à la révolution numérique et du disque, changement climatique, contexte sécuritaire, crise énergétique et cetera.
Il est accéléré par des phénomènes structurels dont les effets pourraient certainement être jugulés par une régulation adaptée. Ainsi, forcé de constater que l'impact des grandes enceintes tels que les stades et les arénas est de plus en plus prignant sur les salles comme sur les festivals. Le risque d'un déséquilibre entre les territoires et d'un appauvrissement de l'offre est réelle.
Par leur précarité, les acteurs des musiques actuelles pourraient en être les premières victimes. Vous avez à ce sujet de l'économie du secteur sans sans aucun doute pardon pris connaissance de l'étude sur les coupes budgétaires que nous avons publié en avril dernier, mais aussi sur la cartographie du poids des 10 principaux opérateurs dans la chaîne de valeur des musiques actuelles publiées en mai 2025. Dans ce contexte, le CNM est un outil précieux dans la mesure où il assure uneéquation au sein du secteur.
En effet, grâce à la collecte de ces deux textes de ces deux taxes pardon sur la billetterie du spectacle et sur le streaming, il assure une redistribution entre les structures de la filière comme le CNC le fait pour le cinéma. Chez nos collègues du cinéma, la diffusion d'un blockbuster assure ainsi la création de futurs films à essai. La billetterie des multiplexes assure la diffusion du cinéma en milieu rural et cette logique redistributive fonctionne à plein.
Pourquoi ? Car le cinéma a la chance de bénéficier de taxes qui ne sont pas plafonnés. Aussi, notre unique demande en vue de ce prochain PLF et certainement et c'est certainement unanime au sein de la filière, c'est que les taxes affectées au CNM soient elles aussi déplafonnées afin que le secteur musical bénéficie des conditions aussi favorables que le cinéma.
Je vous l'ai dit en préambule, même si les records des chiffres de billetterie des concerts peut laisser penser à une bonne santé de la filière, la réalité est bien plus complexe et contrastée. Aussi, il est indispensable que dès 2026, nous puissions obtenir ce déplafonnement sans quoi une partie de la filière va continuer à se de se précariser au risque de réduire l'accès à la culture pour toutes et tous sur l'ensemble du territoire. Cette année encore, comme l'an dernier, nous avons malheureusement déjà l'assurance que le CNM va devoir reverser plusieurs millions d'euros à Bercis puisque sans aucun doute les deux les plafonds des deux taxes vont être dépassés.
Outre ce reversement, le deuxième effet de cette de de de cette de ce dépassement va se traduire par un un va se faire au détriment des aides sélectives de 2026 qui vont être diminuées pour honourer le droit de tirage exigible. Quoi qu'il en soit, nous espérons pouvoir compter sur l'ensemble des parlementaires pour porter cette demande au nom de l'intérêt général. Je voudrais aussi interpeller vous interpeller au sujet du fond PEPS, le fond pour l'emploi pérenne dans le spectacle dont les financements pour 2025 viennent à manquer comme nous le craignons depuis le début de l'année 2025.
En effet, le besoin de financement s'élève à près de 55 millions d'euros alors que le disponible n'est que de 32 millions d'euros pour cet exercice. La ministre de la culture s'est toujours montrée rassurante à ce sujet. Nous garantissant que les moyens exigeants existaient pardon pour financer ce dispositif, le fond PEPS repose sur une logique de guichet.
Donc en effet, les sommes sont dues mais de quelles lignes budgétaires vont-elles être vont-elles provenir ? Nous sommes particulièrement inquiets à ce sujet. Pour terminer, je souhaite aussi attirer votre attention sur le programme 361, la ligne 361.
En effet, année après année, les fonds de celui-ci se voi diminuer. D'autre part, dans les collectivités territoriales, les fonds dédiés à l'action culturelle font de plus en plus l'objet d'appel à projet. Menéser à bien des projets d'éducation artistique et culturelle nécessitent ainsi de répondre à des dizaines d'appels à projets.
Les chargés d'action culturelles passent finalement plus de temps à monter des dossiers administratifs qu'à mener des actions concrètes sur le terrain auprès de différents publics. Ce point vient donc compléter notre préoccupation de l'accès à la culture pour toutes et tous. 2026 s'annonce comme une année complexe au niveau budgétaire.
Nous en avons déjà d'ors et déjà conscience tant en regard que du contexte politique. Aussi, nous espérons que vous les parlementaires serez à nos côtés. Je vous remercie pour votre attention et reste naturellement à votre disposition pour vous apporter toute précision.
Merci monsieur le président. Sylvie Hug, présidente du réseau luxe. Mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, merci de cette invitation.
Tout d'abord, euh le réseau luxe, c'est un réseau qui fédère 31 festivals et foir de photographie. Euh c'est un réseau qui s'est créé depuis 1 an et demi, donc c'est un jeune réseau mais qui est quand même très actif. Euh je vais peut-être préciser certaines choses sur les festivals de photographie parce qu'on a un modèle un peu différent de de mes confrères et consœurs.
Donc euh les festivals de photographie sont un levier de démocratisation culturelle et et euh un et porte un rôle central dans la diffusion de la culture. Les festivals de photographie occupent une place essentielle dans le paysage culturel français. Leur ancrage territorial, leur accessibilité et leur présence dans l'espace public en font des vecteurs puissants de démocratisation culturelle. 82 % des festivals de photographie sont gratuits, favorisant ainsi une large inclusion sociale.
Chaque festival invit investi en moyenne h lieux différents souvent répartis sur un territoire étendu. 73 % des expositions ont lieu en plein air, garantissant ainsi une visibilité maximale et un accès élargi au-delà des lieux culturels traditionnels. Ce sont des festivals qui sont très engagés dans l'éducation artistique et culturelle.
Au-delà de la simple exposition, les festivals de photographie développent une offre dense de médiation et d'éducation artistique. 91 % d'entre eux organisent des actions de médiation avec une moyenne de 18 initiatives par édition. 74 % mènent des actions spécifiques à destination des scolaires, s'inscrivant pleinement dans les objectifs de l'EC, éducation artistique et culturelle.
Comme vous le savez, la photographie par sa nature accessible et son langage universel est un médium particulièrement pertinent pour sensibiliser les jeunes publics et encourager la pratique amateure. Les festivals répondent à des objectifs de politique publique clair. Ils sont gratuits, ils ont un ancrage territorial fort, notamment en zones rurales et dans les petites villes et ils ont des actions éducatives structurantes.
Pourtant, ce secteur est très fragile. Un/ers des festivals ne dispose pas ne dispose d'aucun poste pérenne fonctionnement essentiellement grâce à des contrats précaires et à l'engagement bénévole. Des données issues du département des études de la prospective et des statistiques du ministère de la culture, le DEPS, montre que le le montant moyen d'aide des Dracus est de 26000 €.
Alors, on est dans des budgets qui sont très différents de la musique, hein. On est beaucoup plus petit. En médiane, on est à 10000 € et la photographie représente 3,1 % des festivals aidés.
Les crédits alloués à la photographie sont de 7,2 % soit une part proche du cirque et représente 6,5 % des arts visuels. Des chiffres qui sont peut-être un peu plus élevés parce que ils sont influencés par des les gros festivals qui sont Visa pour l'image et les rencontres d'Arl mais qui en fait faussent un peu les chiffres parce que la plupart de nos festivals sont quand même de petite et moyenne taille. Ce que j'ai des exemples précis à vous notre inquiétude, elle représente surtout dans la baisse inquiétante que nous avons connu entre 24 et 25.
Ainsi, nous avons perdu énormément de subventions. Ces baisses proviennent principalement des régions et des Draques. La Draque Île-de-France étant très sollicité, actuellement, nous avons nous enregistrons des des grosses baisses.
Mais aussi, comme vous le savez, les pays de Loire, nous avons ainsi un festival qui a vu sa subvention passer de 12000 € en 24 à 0 en 25. Alors 12000 € c'est peut-être pas beaucoup pour vous, mais c'est un festival qui avait 50000 € de budget. Autant vous dire que proportionnellement c'est terrible ce que nous recommandons.
Ajuster les les aide à la hauteur de l'impact réel. Remonter les aides au festival de photographie pour les aligner avec leur poids dans les arts visuels, soit au minimum 10 % des crédits dédiés. Peut-être valoriser la gratuité.
Faire de la gratuité un critère d'éligibilité ou d'évaluation dans l'attribution des aides et subvention, en particulier dans les territoires où l'accès à la culture est plus limité. Renforcer la reconnaissance des festivals en zone rurale. Mieux soutenir les festivals implantés en zones blanches ou ruralité ainsi que ceux qui prennent des risques esthétiques dans les formes contemporaines ou émergentes.
Soutenir la structuration de l'emploi. Mettre en place un fond dédié à l'emploi culturel inspiré du fond PEPS. permettant à chaque festival de disposer au moins d'un poste pérenne et stable.
Structurer le AC au sein des festivals. Bénéficier d'un accompagnement renforcé de la part de la délégation générale à la transmission au territoire à la démocratie culturelle afin d'intégrer pleinement les festivals de photographie dans les politiques d'éducation artistique et culturelle existantes. L'éducation à l'image est un enjeu démocratique fondamental à l'heure des de la multiplication des images souvent manipulé ou généré par l'intelligence artificielle.
Former les jeunes à l'analyse critique des images devient indispensable. Cela permettrait également de diversifier les sources de financement. Enfin, et ça c'est très très important, mieux représenter la photographie dans les instances de régulation de l'IA. inclure les acteurs de la photographie dans les concertations relatives à l'intelligence artificielle, notamment celle pilotée par le ministère de la culture et celui du numérique.
À ce jour, la photographie est absente des discussions entre développeur d'IA générative et ayant droit culturel. C'est une faille majeure alors que l'IA bouleverse profondément la création, l'économie et la valeur symbolique des images. En conclusion, les festivals de photographie sont des acteurs culturels stratégiques, accessibles, territorialisés, engagés dans l'éducation à l'image, fragile financièrement et désormais confronté à des bouleversements technologiques majeurs.
Il mérite un accompagnement à la hauteur de l'impact culturel qu'ils ont, éducatif et citoyen. Le réseau Luxe recommande une reconnaissance accrue et une intégration renforcée des festivals de photographie dans les politiques publiques afin de soutenir et protéger la création et la diffusion photographique alors que nous apprêtons à célébrer le bicentenaire de ce médium inventé en France et que la France a donné au monde. Je vous remercie.
Merci madame la présidente Aurélie Fouchet pour scè ensemble. Monsieur le président, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, au nom des coprésidents de scène ensemble Céline Porte et Vincent Rochelka, je vous remercie de cette nouvelle réunion qui nous permet de rappeler l'importance des festivals dans le paysage. Je voudrais appuyer en préambule sur ce qui a été dit par mes collègues, sur le billet de division qu'on peut avoir quand on observe la question des festivals.
Les festivals sont un maillon essentiel d'un système plus large. Donc voilà, je pense qu'on gagnerait aussi à faire ce focus arrière. Je j'abonde dans ce sens-là.
Euh cens représente 500 adhérents sur l'ensemble du territoire hexagonal et outreem. Un peu moins d'une centaine de festivals, de services publics, de musique majoritairement, mais aussi pleuridisciplinaire implanté en métropole, en territoire périurbain, en ruralité, en montagne, un peu partout qu'il soit adossé à une structure de type centre culturel de rencontre ou scène pluridisciplinaire ou pas. Euh vous nous avez enjoint à la concision, donc je vais pas revenir sur ce qui a été dit.
Je laisserai aussi le son à France Festival d'apporter un premier bilan de de l'édition 2025. La saison des festivals est toujours en cours pour nous très largement sur cet automne. Je voudrais simplement me contenter de rappeler que notre bilan global est le suivant.
L'érosion économique des festivals persiste et leur fragilité est désormais structurelle. Et enfin, l'agilité qui est déployée par nos adhérents empêche un effondrement et une disparition des festivals sur les territoires, mais au risque d'un au prix pardon d'un risque constant de rupture qu'elle soit humaine. On commence à vraiment le voir dans les équipes, économique et aussi artistique.
Euh on a trois indicateurs outre les questions d'observation des festivals particulièrement, mais qui nous remontent et qui nous inquiètent à l'égard des festivals. La première, c'est que notre collège festival nous fait remonter qu'il y a de plus en plus de difficultés à accueillir des grandes formes, des grands plateaux et c'est une menace sur ce qu'on est capable de présenter au public en terme de diversité, j'insiste, en terme de format. Euh le deuxième, on est aussi évidemment comme nos collègues administrateurs des organismes sociaux du secteur et on commence à avoir quelques indicateurs pointre sur le fait que les cotisations sociales ne sont pas toujours euh réglées et que un certain nombre de contentieux commencent à être lancé en tout cas de recouvrement de procédures de recouvrement ce qui doit nous alerter pour les festivals et pour l'ensemble de du monde culturel.
Et puis enfin, notre cellule juridique nous fait remonter une saisine particulièrement importante euh sur un accompagnement pour des ruptures conventionnelles, pour des licenciement économique, voire pour un modèle auquel nous n'insaspirons pas, c'est-à-dire le non remplacement de d'emploi au profit de prestation. Euh donc ça doit vraiment nous inquiéter. Les festivals tiennent mais ils tiennent au prix de cette éion qui va nous mener bientôt à à une rupture.
On aura sans doute l'occasion dans nos échanges de de se parler du projet de loi de finance évidemment des questions de fond PEBS, déplafement de la taxe, fond festival. Je je j'y reviens pas dans cette introduction. Euh je voudrais simplement dire que on est dans une période d'incertitude prolongée.
Le discours qu'on tient aujourd'hui et qui est maintenant établi par les observations, on le tient depuis près de 3 ans, peut-être même plus. Donc il y a une sensation un peu désagréable de devoir rappeler à quel point on arrive au point de rupture. Je voudrais me faire cet écho parce que on le ressent très fort dans les discussions avec nos adhérents, mais c'est peut-être aussi dans ce temps maudit l'occasion de se poser la question de ce qu'on veut comme politique publique robuste à un moment où notre pays fait aussi face à un certain nombre de de divisions tout simplement pour garantir un avenir au festival dans leurs dimensions les plus diverses.
Notre propos, c'est pas d'opposer les grands festivals et les petits festivals, les festivals de photos, les festivals de musique. La question c'est de savoir qu'est-ce qu'on veut comme écosystème qui soit robuste et ça veut dire un écosystème qui soit divers. On demande trois choses.
Le premier, c'est de réinstaller un partenariat qui soit durable, qui soit basé sur un pilier triple, la confiance, la stabilité et la visibilité. La confiance, c'est reconnaître la capacité des acteurs à faire leur travail, c'est-à-dire leur dire quel impact on veut avoir sur un territoire, sur une population, dans une politique culturelle globale et de laisser faire ces acteurs. La seconde, c'est la stabilité.
C'est offrir un cadre juridique et financier qui soit stable. On est depuis 5 ans dans des cadres qui bougent en permanence et qui nous fragilisent. La troisième donc la visibilité, c'est justement la visibilité sur les dispositifs de soutien.
C'est revenir à une vision politique sinon budgétaire pluriannuelle avec des voilà une programmation ambitieuse de de ce qu'on souhaite pour les festivals, y compris dans la dimension de AC. Ça a été soulevé, ça devient intenable de faire 10 appels à projet pour pouvoir faire ces missions de service public. Euh le la deuxième chose qu'on demande, c'est de revoir les modes d'observation et d'évaluation des festivals.
Aujourd'hui, on a une évaluation qui est essentiellement quantitative, économique, qui est importante qu'on doit avoir, mais on souhaite aussi rappeler qu'un festival, c'est une manière d'habiter un territoire autrement. C'est créer une communauté éphémère qui partage des choses et c'est un temps un peu suspendu. Et dans cette extraordinaire naissent des coopérations, des impacts territoriaux, de l'engagement, de la cohésion.
Et ça, on l'observe encore trop peu, ce qui nous rend un petit peu impuissant à défendre les festivals de territoire. Euh donc vraiment réinterpeller cette question de l'économie, de la relation et de la coopération. Troisièmement, et c'est peut-être le point le plus important, réarticuler une vision et un cadre d'action qui soit partagé pour les festivals.
On est un moment charnière pour repenser la place de chacun, l'État, les collectivités territoriales dans leurs différents niveaux d'intervention, les professionnels dans un édifice de politique publique de festival global, il y a aucun endroit où on se rencontre pour se dire quelle est notre vision politique. Et après, on pourra parler du budgétaire, c'est-à-dire quel est qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on espère pour une politique publique des festivals qui soit réellement partagé ? On est à l'heure où certaines régions quittent les COREPS, se désengagent.
On est à l'heure où certains départements n'ont plus les moyens de faire face à leurs compétences obligatoires. Voilà, réinterroger la place de chacun, la compétence et la participation y compris financière de chacun est importante. Euh ça se posera de manière budgétaire tout de suite dès 2026 puisqu'on a les plus grandes inquiétudes euh sur ce budget.
Mais sans ces trois grands chantiers, on continuera à écoper avec un D à coudre. Euh les festivals sont une opportunité de recréer de la proximité. À un moment où une partie de notre population se sent éloignée du service public avec un sentiment d'isolement, sinon de relégation notamment dans certains territoires périurbains et ruraux, les festivals sont porteurs de ces missions de service public et de cet engagement à être ensemble.
Donc voilà, ce sont des catalyseurs de participation citoyenne, d'engagement, de partage, de démocratie. Et si nous ne prenons pas politiquement la mesure de cela, si nous ne sommes pas capables de poser un agenda politique avec des intentions partagé et donc après de pouvoir discuter d'un cadre budgétaire, d'autres se chargeront de le faire pour nous avec des visées peut-être plus identitaires et ils sont déjà là. Merci Alexandra Bobess, directrice de France Festival.
Euh bonjour donc monsieur le président, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, merci beaucoup pour cette invitation au nom aussi de nos coprésident et de tous nos adhérents bien sûr. Donc France Festival, c'est une fédération un syndicat euh une fédération de festival de musique et du spectacle vivant qui contribue depuis de manière active depuis euh 60 ans maintenant à la réflexion et la mise en œuvre des politiques publiques à destination des festivals. On observe aussi le secteur par la conduite des études et l'organisation aussi de temps de réflexion, échange, coopération comme SOF par exemple le Forum national des festivals qui a eu l'année cette année pour la première édition et qui continue qui sera reconduit en 2026 dans une autre région.
Euh nous représentons des festivals d'intérêt général dans tous les territoires, festivals de disciplines différentes. Donc on a des festivals de musique actuel, euh de musique de patrimoine, de création, de théâtre, d' pluridisciplinaire avec détails et modèles économiques très différents. Euh les budgets de nos adins, juste pour que vous ayez une idée, euh vont de 100000 € à plus de 25 millions d'euros.
Euh c'est ça nous adhérons. Il n'y a pas mais on ose dire qu'il n'a pas de petits grands festivals. Il y a des échelles de festivals diverses euh mais tous contribue à l'aménagement culturel de territoire.
Euh ils sont sans aucun doute l'outil de décentralisation culturelle le plus important et je pense que nos études l'ont déjà montré à plusieurs reprises. Euh laissez-moi vous donner quelques tendances euh sur le bilan des festivals donc 2025. Euh même s'il est un peu trop tôt de disposer de voilà consolidé exhaustif, on fait tous partie avec le SMA et CN voilà des travaux pour le baromètre des festivals.
Euh on a interé interrogé donc nos adhérents très diverses euh et ça nous permet de dégager quelques grandes tendances. Euh comme vous l'avez dit ici en 2024, nous avions observé une une situation très contrastée, donc euh d'un côté fréquentation très élevée, euh mais de l'autre de l'autre côté près de la moitié des festivals répondant en déficit. Euh en 2025 euh en ce qui concerne nos adhérents, la fréquentation semble encore progresser avec une moyenne qu'on a jamais eu, une moyenne qui est qui est proche de 90 % euh de taux de remplissage.
Donc c'est c'est vraiment énorme. Euh et dans certains cas euh assez souvent, on a on va dire pour un quart, on a observé des progressions spectaculaires jusqu'à plus de 25 % du public. Donc le public est là, c'est un signe fort d'attachement du public au festival.
Euh et je pense que c'est aussi une bonne nouvelle pour la vitalité culturelle. Sur le plan économique, en 2025, les déficit devrait être moins important qu'en 2024 dans je parle bien de des adhérents de nos de notre fédération. euh moins important en terme de pourcentage, donc peut-être pas 49 % ou 46 comme c'était l'année locale l'année dernière pour musique actuelle et autres disciplines du spectacle vivant mais plutôt à 45 et 30 donc 45 musiques actuelles et 30 pour les autres disciplines.
Euh mais ce résultat a un prix très élevé. Euh donc quand il y a pas de déficit, on observe euh une réduction de la marge artistique avec moins de prise de risque et parfois une programmation restreinte. Euh très important, on observe ces systématiques le non remplacement de départ dans les équipes donc qui accroit la pression sur les sur le personnel en poste. une forte tension sociale aussi car les demandes de revalorisation salariale sont impossibles et en général des budgets en tension permanente gestion de trésorerie impossible entenable suite à des notifications d'aide tardives ou négativ ça a été le cas souvent cette année et donc qui oblige les équipes à faire à l'économie euh et souvent au détriment du voilà du confort du travail et de la qualité de de la production.
Euh donc un constat euh général s'impose, mes collègues l'ont l'ont évoqué aussi. La la hausse de des coûts euh c'est poursuivi en 2025. Les recettes donc sont mieux stables.
Euh souvent en baissent donc le fameux coup de ciseau continue sa trajectoire en 2025. Euh dans parmi nos adhérents, mais on a beaucoup d'adhérents communs, euh les postechniques euh sécurité euh et VHR, donc les dépenses liées au voyage, hébergement, restauration ont explosé encore en 2025. Euh on enregistre des augmentations entre 10 % et 30 % donc pour la moitié de 30 %.
Euh et on a aussi observé des des cachets artistiques en hausse mais un peu moins moins moins évident et moins clair que chez nos collègues qui ont que des festivals de musique actuelle. Voilà. Euh ensuite, côté côté recette, euh on a observé une à peu près 20 % des festivals qui ont eu des baisse de subvention, souvent avec un retrait brutal en cours d'année avec des programmations déjà faites et donc un financeur clé niveau collectivité territoriale qui s'est retiré, ça peut être région, département et cetera.
Euh un chiffre important aussi, c'est que vu que la la le taux de remplisage était en hausse, on enregistre quand même une biétrie en hausse, donc 20 % de hausse de billetterie. Mais paradoxalement, la moitié d'entre eux euh des festivals qui ont enregistré des hausses de billetterie sont déficitaires quand même. Et enfin euh les les 10 % des festivals dont le médecinat euh est en baisse sont tous en déficit.
Donc il faut aussi comprendre que c'est pas que les subventions souvent mine qui se retirent aussi au dernier moment. Euh voilà et oui euh ça fait un trop dans le budget donc un déficit. Donc enfin euh ce qui est noté en 2025 euh c'est que les déficits dans notre fédération sont très facilement explicables et se traduisent de manière systématique par un ou plusieurs de ces trois facteurs baisse de subvention, baisse du mécen al climatique.
On on n' pas cherché plus loin, c'est un des trois euh c'est systématiques. Donc si les festivals en 25 ont montré une résilience remarquable et une fréquentation extraordinaire, tout cela ça a été fait au prix d'un effort humain considérable qui n'est pas soutenable à long à long terme. Nous, on est vraiment inquiet par rapport aussi à ce à à ce facteur et vous l'avez aussi évoqué.
Donc oui, c'est un modèle sous tension qui ne pourrait pas se maintenir durablement sans un engagement fort, plus clair et plus stable des pouvoirs publics. Et si on a beaucoup parlé de fragilisation et là je suis d'accord mais on parle beaucoup aussi de dégradation de de du modèle festival, les chiffres mais aussi certaines dynamiques à l'œuvre au niveau territorial et au niveau national montrent qu'il s'agit plutôt d'une dégradation des politiques publiques de la culture. Donc voilà, en ce qui concerne la concertation euh sur l'avenir des festivals qui a eu lieu de janvier de janvier à juin auquel à laquelle on a participé, euh si on peut saluer certaines voilà travaux en cours, par exemple sur le décret son et ou les structures démontables, euh nous attendons bien sûr la poursuite effective de ces travaux, la traduction rapide des annonces et des mesures concrètes et surtout des garanties des moyens.
Euh car les festivals ne peuvent pas se contenter juste des promesses. Ils font partie voilà d'une d'un maillage territorial important. Euh vous avez tous redit l'importance des festivals sur le territoire.
Euh donc on attend des des décisions fermes et des soutiens tangibles à la hauteur des enjeux qu'ils s'affrontent. Enfin euh pour le le projet de loi de finances, nous réjoignons nos nos nos collègues bien sûr sur le déplafement de la taxe CNM. Vous avez donné déjà les détails euh la sécurisation du front PEPS bien sûr, la sécurisation de la parque collectif du PAC culture et je pense qu'il faut aussi être ambitieux alors que tout le monde nous demande de ne pas être ambitieux. ambitieux.
Euh, on demande aussi une augmentation du fond festival de 30 millions à 130 millions. Et enfin, nous je souhaiterais rajouter que nous nous ne pouvons pas parler d'un projet de loi de finances sans interroger le projet de ce de société de qui est censé servir, la société dans laquelle nous voulons vivre, quelle valeur nous voulons défendre ensemble et quels droits fondamentaux nous voulons garantir à nos concitoyens. Or le contexte est lourd, on l'a dit.
Redit inflation sous préinflation en stabilité économique et politique, fragilisation continue de la de la démocratie entrave croissante à la liberté d'expression et de programmation. Dans ce climat, le secteur culturel qui devrait être en espace de respiration, de débat et d'ouverture se trouve de plus en plus fragilisé. Le rôle du parlement et de son projet de loi de finance est alors essentiel.
Il doit être un outil de réparation, pardon, de le dire comme ça, réparation de la société et de renforcement de la démocratie. Car nous posons une question simple qui a été qui a été déjà posée. Euh quelle est aujourd'hui la politique culturelle partagée entre l'État et la collectivité territoriale ?
Le principe de réalité bien sûr nous oblige à prendre en compte les contrats budgétaires contemporaines, mais il nous oblige aussi à être ambitieux de rebâtir une politique culturelle forte, lisible et ambitieuse avec des moyens à la hauteur des enjeux. Un budget qui n'affirmera pas la culture comme un secteur essentiel, un budget qui manquera une fois de plus d'ambitions sera pour nous une erreur dans la période trouble que nous traversons. Merci beaucoup.
Première question de notre rapporteur pour les crédits budgétaires Karine Daniel. Je vous invite à les à les noter parce qu'on va prendre toutes les questions et après vous répondrez globalement. Ben tout d'abord merci à toutes et toutes pour les premiers éléments que vous avez porté à notre connaissance.
Je partage alors je vais pas revenir sur le contexte budgétaire qui a été décrit par Laurent Lafond et puis repris par les les uns et les autres, mais je partage aussi et peut-être surtout la nécessité de reposer des objectifs et une ambition pour les politiques culturelles, pour la politique culturelle dans laquelle s'inscrit évidemment le volet des festivals singulièrement et et évidemment, ils ont une spécificité de de ce point de vue. Alors, par rapport à à la situation dans laquelle on est, je souhaiterais revenir sur certains leviers d'action identifiés par le ministère à l'issue du cycle de concertation sur l'avenir des festivals, sachant queon a tous conscience aussi de l'instabilité dans laquelle on est et et de l'absence d'interlocuteur que l'on si actuellement. Euh donc dans son communiqué de presse, le ministère dit avoir retenu votre demande d'une adaptation des modalités d'accompagnement apporté par l'État et d'un renforcement du dialogue avec les collectivités territoriales, annonçant l'inscription du sujet des festivals à l'ordre du jour d'un prochain Conseil national des territoires pour la culture, vous l'avez dit, et en invitant les Dracus à se saisir des conclusions de la concertation nationale dans le cadre des conseils locaux des territoires pour la culture.
Donc d'abord, que pensez-vous de cette méthode ? Dans cette rentrée, observez-vous d'ors et déjà une mobilisation des Draqus sur ce dossier à l'échelle donc territoriale sur le fond. L'adaptation que vous demandez ne passe-t-elle pas d'abord par une meilleure visibilité dans l'attribution des demandes de subvention car les calendriers des subventions ne sont souvent pas en phase avec la réalité de l'organisation des festivals.
Donc ça c'est un sujet de calendrier qui peut apparaître technique mais qui est important en terme d'organisation. Deuxièmement, s'agissant de la question de l'inflation des coartistiques et des concentrations des budgets artistiques sur un nombre restreint d'artistes à forte notoriété, le ministère annonce un travail conjoint avec le CNM sur la rémunération des artistes et la promotion de la diversité artistique. Comment devrait selon vous évoluer les critères d'aide du CNM ?
Ce travail de réflexion et de concertation fait-il l'objet d'un calendrier d'une feuille de route de premiers travaux ? Troisièmement, une autre annonce du ministère est la mise en place de convention partenariale Pasculture. Vous l'avez aussi évoquer avec des festivals dans les territoires.
Les festivals n'ont évidemment pas attendu ces conventions pour s'adresser aux jeunes. Quel état des lieux faites-vous de leur fréquentation ? Observez-vous des fractures territoriales euh urbain versus rural en la matière ?
Le PAC culture vous semble-t-il un bon outil pour attirer euh de nouveaux publics et les fidéliser ? Ici, on a toujours l'habitude de dire que le pass culture est un outil et non pas une fin en soi et on différencie aussi bien la part individuelle de la part collective. Enfin, je voudrais finir en évoquant le sujet de la liberté de création et de programmation sur laquelle notre commission avait alerté dans le cadre de son rapport d'information sur l'évaluation de la loi LCAP.
Comment jugez-vous la situation à ce jour ? Avez-vous des alertes ? Z-vous des améliorations depuis l'adoption en novembre 2024 du plan ministériel en faveur de la liberté de la création, le guide juridique et pratique à destination des élus et des professionnels du secteur publié en juillet dernier vous satisfait-il et a-t-il de réels effets sur la situation ?
Je vous remercie. Question de Sonia de la Proveuté, présidente du groupe d'étude. Merci beaucoup.
Je donc moi je souhaite revenir sur les contraintes réglementaires qui pèsent sur les festivals pour avoir un peu un état des lieux du calendrier et des réponses ou pas qui ont été faites en tout cas dans le cadre de de la concertation des échanges que vous avez déjà eu lieu compte tenu de euh en ce qui concerne le décréton du d'une échéance du au 31 octobre. Donc, j'imagine que déjà des des pistes techniques ont été trouvées, même si on voit bien que les aspects techniques sont difficiles à trouver en ce qui concerne les les les festivals en plein air. Mais où en est-on ?
Avez-vous des éléments un peu factuels à la fois pour une amélioration sans aller à l'excès de ce qui avait été mis en place. Euh l'autre question concerne évidemment la réglementation relative aux ensembles démontables. Euh bon, ça a été abordé euh parmi parmi les éléments euh tout à l'heure où est-ce qu'on en est aussi parce que il y a des vraies difficultés aussi là pour le coup technique d'application et donc faut-il repasser par les mêmes étapes que l'évolution éventuelle du décraisson où est-ce que dès à présent on peut espérer que une adaptation soit possible. concernant l'adaptation de la filière au changement climatique, quels sont les leviers d'action qui ont été précisément identifiés lors de la concertation ?
Parce que évidemment, il y a un certain nombre de de problématiques et donc il faut un peu avoir une stratégie. Et est-ce que votre secteur parle d'une seule voix puisque c'est un peu aussi la difficulté et à la fois la richesse évidemment des festivals sur ces sujets et où est-ce qu'il existe des différences de vues entre vous et-ce que vous avez des précisions également de contenu de calendrier sur le plan d'action mené par le ministère euh en en juillet dernier concernant le relèvement des plafonds des taxes billetterie et et streaming. Est-ce que cette question a été abordée ?
Est-ce qu'il y a déjà un début de réponse ministériel du ministère de la culture évidemment qui n'est pas forcément la réponse du ministère du budget mais est-ce que vous cette question reste reste présente ? Et enfin, je rajouterai une question sur le l'observation. Euh est-ce que euh en l'état actuel des choses euh si on compare évidemment les années de d'observation, euh est-ce que les difficultés euh sont territorialisées ?
Est-ce qu'il y a des disciplines ou des esthétiques qui sont euh en plus grande difficulté que d'autres ? parce que évidemment il est nécessaire d'avoir cette vision de poétique publique des festivals et pour le coup si on veut cette vision des politiques publiques, il faut bien identifier à la fois les esthétiques, les disciplines à risque mais aussi les territoires à risque puisque les choses pouvont être liées puisqu'il y a il y a un peu des caractérisations de certains territoires et est-ce que vous avez déjà un début de réflexion sur ces sujets-là qui paraît essentiel ? Merci.
Je vais prendre aussi les questions des uns et des autres en commençant par celle de Laurence Garnier. Merci monsieur le président. Merci à vous pour cette présentation.
Alors moi j'ai une question un petit peu spécifique et un petit peu poil à gratter. Je préviens tout le monde, je préviens mes collègues. Euh et je le fais sans ma liste.
Euh je voulais vous interroger parce que c'est vous, madame Foucher, je crois qui avait évoqué à la fin de votre propos euh le financement de la culture par des acteurs identitaires. Je crois que vous avez conclu votre intervention par là. Euh et je voulais vous interroger de manière extrêmement factuelle sur la polémique estivale concernant le label Je vois que vous souriez donc vous aviez sans doute en tête ce label des plus belles fêtes de France qui a fait pas mal parler de lui et qui soutient un certain nombre de festivals sur tout le territoire métropolitain.
Je le fais sans ma liste et en posant vraiment au préambule de mon propos que je ne crois pas du tout à un financement privé exclusivement par des messèes ceci ou d'autres politique culturelle française. Vous l'avez posé les uns et les autres. Moi, je suis j'ai été j'ai été, je le précise, vous allez comprendre pourquoi vice-présidente de la région des pays de la Loire en charge de la culture il y a plusieurs années, j'ai entendu, vous avez cité he cette région et et les interrogations qu'elle a suscité au niveau du monde culturel que je peux parfaitement entendre par ailleurs.
Mais je voudrais vraiment resserrer mon propos parce que moi je comprends parfaitement les interrogations du monde culturel sur ces financements extérieurs aux partenaires publics et aux collectivités. de la culture. Je peux les entendre.
Mais je voulais savoir de manière extrêmement précise, j'ai eu beaucoup de témoignages sans doute parce que j'ai ce prisme culturel qui m'a précédé d'un certain nombre de vos collègues festivaliers que vous connaissez, que vous fréquentez au quotidien qui ont insisté sur le fait qu'il n'avait eu aucune pression de la part de ce label. Aucune aucun aucune forme de prosélitisme, aucune forme de volonté d'influencer sur la programmation des festivals. Donc ma question était toute simple.
Est-ce que vous dans les interlocuteurs qui sont les vôtres, vous avez eu des témoignages précis de personnes qui vous auraient dit "Oui, le label a cherché à influencer ma programmation. Oui, ils ont cherché à modifier les éléments que je présentais dans mon festival." Sylvie Robert, sans transition.
Sans transition. Merci monsieur le président. Merci à toutes et à tous.
Euh, d'abord, je voudrais rappeler l'attachement. Je dirais peut-être quand même notre attachement à tous les membres de cette commission au festival. Ça fait plusieurs années que l'on vous écoute, que l'on vous entend surtout et malheureusement chaque année amène son lot de fragilité supplémentaire.
Et j'ai entendu dans vos propos euh peut-être l'idée qu'à un moment nous sommes peut-être au bord de la rupture pour certains pour pour cette pour ces festivals. Donc vous avez pointé les questions économiques. Nous sommes un certain nombre à nous être euh élevé contre effectivement la question du de plafonnement de la taxe du CNM, crédit d'impôts.
Nous le referons. J'aurai encore des collègues, je pense, solidaires pour remonter au créneau parce que les dangers sont réels et je sais que derrière c'est l'impact sur toute une filière et je crois que nous devons en être tout à fait conscients. Le problème des festivals, c'est qu'il n'y a pas de visibilité pluriéannuelle.
Les festivals sont pas saut clés dans le budget, on l'a toujours dit et là c'est un vrai sujet, on en a déjà parlé et je crois que si on structure une véritable politique publique, il faut aller il faut aller vers ça. Alors, je vais avoir deux questions. La première, alors je ne vais pas monsieur le président, vous voyez, vous vous êtes peut-être inquiet, mais je vais vous rassurer.
Je ne vais pas rebondir sur les propos de ma collègue Laurence Garnier, mais je voudrais quand même alerter les uns et les autres et Karine Daniel en a parlé sur les questions de censure, d'autocensure avec Els, Joseph et Monique de Marco. Notre rapport, vous le savez, a démontré que ces ces alertes sont de plus en plus fréquentes. Et ces alertes au-delà de la question de la censure et de l'autocensure ont montré que même cet été, une grande région pas loin d'ici a carrément retirer sa subvention à un festival plébiscité très important pour des raisons que je qualifie d'idéologique.
Donc je voudrais très clairement savoir si vous avez en l'espèce des remontées de sur l'été dernier d'autres phénomènes de de cette nature. Je rappelle que le Conseil d'État en 2020 a consacré la liberté de création et d'accès aux œuvres comme liberté fondamentale. qui a très clairement euh ce n'est pas un acte anodin puisque la justice administrative l'encadre et peut apprécier le caractère disproportionné de la décision de la collectivité.
Je voudrais savoir si vous avez vraiment des des remontées de cette nature parce que c'est la première fois en l'occurrence pour un tel on va une telle raison que il y a un retrait global de la subvention et je ne parlerai pas de la région Pays de la Loire. Vous avez compris que c'est pas de cette région dont je parle. La deuxième chose, c'est que le cachet des artistes et les contrats de session sont un vrai sujet aujourd'hui.
Est-ce que c'est lié, et c'est ma deuxième question, à des phénomènes de concentration de rachat par des grands groupes qui pourraient à un moment forme de distorsion de concurrence entre les différents acteurs ou pas ? C'est une question que je me pose. Est-ce que c'est aussi un phénomène que vous voyez ?
On voit que dans le monde du théâtre, il y a des rachats de salles, il y a des rachats aussi de de d'événements. Est-ce que là aussi c'est un phénomène que vous observer avec inquiétude ou ou pas ? voyez, dans les impacts que ça peut avoir, ça ce serait important pour nous d'avoir ces ces éléments.
Et je terminerai par vous dire que effectivement hier, j'étais à Doville avec le CNC qui pointait le retrait de collectivité sur un certain nombre d'événements liés au monde de l'image. De façon générale, le CNC, en tant qu'administratrice du CNC, j'y contribuerai, va euh passer vraisemblablement un certain nombre de décisions pour si ce n'est compensé du moins avoir une alerte dans le climat actuel et dans le contexte économique actuel sur ces baisses-là. Je pense que le CNM pourrait aussi de la même manière avoir ces cette vigilance ou en tout cas regarder de façon très fine avec la dentelle territoriale que nous observons peut-être ces ces phénomènes qui peuvent en tout cas se développer dans les mois à venir à la faveur de la loi de finances et des budgets des collectivités.
Je vous remercie. Annique Billon. Merci monsieur le président.
à mon tour réaffirmer devant vous monsieur mesdames notre attachement au festival notre attachement à la culture dans les territoires et élu comme Laurence Garnier de la région pays de la Loire. Je vais me permettre de citer deux exemples. Je suis sénatrice de la Vandé.
Nous avons vu l'arrêt d'un festival des arts par nature cette année euh qui était dirigé par Sylvie Saint-Cir. Ce festival se déroulait dans une commune de 1800 habitants environ avec près de 5000 personnes qui fréquentaient ce festival. La part de la subvention de la région représentait 30 %.
À l'issue de de la de la suppression de cette subvention, la directrice a décidé d'arrêter le festival pour différentes raisons. Ce que j'ai pu constater moi au cours des derniers mois, c'est qu'à partir du moment où il y a une collectivité qui se retire, les autres collectivités se retirent également. Donc, il y a un risque sur le long terme à euh finalement euh supprimer un certain nombre euh de festivals et notamment euh dans les euh les territoires ruraux.
Les principaux subventions, les principales subventions pardon proviennent de la drague, du département, de la région, de l'intercommunalité, parfois de la commune. Donc, il y a un risque réel sur tous les festivals aujourd'hui dans nos départements. Euh et je voudrais un que vous me confirmiez ou pas, euh le fait que une région se dégance engage après le département, l'interco et cetera.
Est-ce que c'est une réalité ? Dans ce contexte d'économie, quelle solution proposez-vous ? parce que j'oppose un deuxième festival à cela, c'est le festival des arts florissants de la musique baroque de William Christi à tiré qui est une minuscule commune si je peux m'exprimer ainsi moins de 600 habitants qui attire 10000 personnes tous les ans qui est sujet aux aléas climatiques mais jusqu'alors ça tient bon en réalité ce festival il ne tient qu'à par une personnalité un mess et donc est-ce que vous imaginez qui compte tenu de ce contexte de d'économie recherchée partout et de préparation de budget, est-ce que vous estimez qu'il faut qu'on facilite le Mcénat avec euh des règles fiscales nouvelles pour que ce le M Sénat se développe euh avec euh puisque la question a été posée par ma collègue Laurence Garnier sur les faits, voilà le le label, la question du pluralisme, la question de la liberté d'expression et moi Je je vois ce qui se passe dans les médias aujourd'hui avec ce ce risque réel qui existe, qui c'est une réalité aujourd'hui.
Vous avez des médias qui ne sont pas du tout finalement qui n'assurent pas la liberté d'expression et le pluralisme des opinions. Donc est-ce que ce risque que et cette réalité des médias va se proper au festival ? Je vous remercie.
C'est vrai Pierre Ozouyas. Merci monsieur le président. Merci beaucoup pour toutes vos questions.
Bon, moi j'ai passé 3 jours à la fête de l'humanité, 680000 6800 visiteurs. C'est une fête et c'est un festival qu'affirme son projet politique et je trouve ça sain. Et que d'autres fassent la même chose à droite, ça me pose aucun problème. mais qui l'assument aussi et qui nous disent pas qu'ils sont dans la neutralité, la bienveillance et un soutien sans sans aucune visé idéologique.
Les choses seront plus claires. Le bilan que vous dressez est très préoccupant, très très inquiétant. Euh ce qui est ce qui est terrible, c'est que euh vous nous le dites, le public est là, hein, mais structurellement les festivals sont maintenant déficitaires.
C'est-à-dire qu'il peut plus y avoir de festivals sans des aides publiques qui viennent euh faire face aux difficultés financières que vous avez dit, ce qui est un souci majeur sur le le déplafonnement de la taxe. Personnellement, je trouve que le fonctionnement de la culture en France fondé sur des agences qui fonctionnent avec des taxes affectées a montré ses limites et son extrême fragilité et c'est très facile pour démanteler des des politiques publiques de plafonner voire de supprimer les taxes les taxes les taxes affectées. Donc là, il y a une réflexion générale qu'il faut qu'il faut porter.
J'ai été très préoccupé par ce que vous nous avez dit. On sent que il y a une forme de développement horizontal de grands groupes mondialisés qui vont chercher partout la recherche où elle se trouve. Et on voit très bien qu'il pourrait y avoir euh prochainement un modèle de festival qui serait organisé par ce grand groupe sur la base de leur propre leurs propres artistes.
Une forme de développement qui ferait que on aurait un monde de festival divisé en deux clans. professionnels mondialisé qui vendrai des spectacles lors au fin fond de la France comme il vendrai en Chine. Il y aurait pas de il y aurait quasiment pas de de différence et puis à côté au contraire des festivals tels que vous voulez défendez mais qui qui vivrai grâce à à l'argent public.
Je trouve ça très inquiétant et j'ai été très très surpris par ce que vous nous avez dit sur le le passage de numérique et vous nous avez dit qu'il y avait une perte de ressources qui n'avait pas été compensée et que ce sont les artistes du haut du panier qui s'en sont sortis mais il y a eu un appauvrissement général de toute la profession après le numérique comme nous vivons en ce moment une nouvelle révolution numérique avec l'intelligence artificielle. Je suppose que le processus va encore va encore s'accélérer. Donc bien évidemment, déplafonner la taxe, je trouve ça tout à fait essentiel, mais il faut aussi à un moment donné s'attaquer aux causes économiques de l'appuvissement général du secteur, au profit de quelques grands groupes qui utilisent à leur profit en ce moment toute la révolution numérique.
Merci monsieur le président. Dearc. Merci.
Merci. Moi, je suis donc sénatrice de la Gironde. J'ai fait un petit peu le tour de l'état des lieux du festival à l'issue donc de cette saison.
Tous sont effectivement déficitaires et sont en grande difficulté. Vous avez évoqué dans votre présentation les festivals en général et en interrogeant certains festivals plus modestes avec des publics plus locaux semblent davantagement résister. Est-ce le cas ?
Ils sont bien sûr exposés peut-être aux alléas financiers, climatiques, logistique d'une façon plus importante. Et ensuite, on a parler donc du ménat d'entreprise et certains m'ont dit qu'il se tournaient dorénavant bien sûr pour pouvoir financer donc les festivals vers vers des messes. Avez-vous des chiffres pour savoir le pourcentage à peu près de dans un budget ce que ce que contient donc justement cette partie du Mcena qui quelquefois fait polémique Jean-Gérard Promier.
Oui, merci monsieur le président. Plusieurs intervenants ont pointé la multiplication des appels à projet avec le travail administratif lourd que cela demande, l'incertitude qui s'y attache et la vision ponctuelle haché des politiques que cette pratique porte. Cette approche n'est pas limitée au secteur culturel et les collectivités sont confrontées à cette pratique croissante de nombreux ministères, ce qui ne favorise pas la confiance, la stabilité et la visibilité évoquée ce matin par madame Fouchet.
Pour la culture, s'ils appellent à projet peuvent se justifier à mon avis pour de grands dossiers, je pense qu'il nous faut lutter ensemble contre cette dérive qui fragilise les institutions culturelles. Par ailleurs, je souhaiterais connaître les questionnements que suscitent pour nos interlocuteurs de ce matin certains problèmes de sécurité que rencontrent certains festivals comme celui d'orac cela peut peser sur leur avenir. Merci Els Joseph.
Oui, monsieur le président, euh je vais à la fois faire plus plutôt que des questions, plutôt quelques remarques et qui croisent également un certain nombre d'intervenence de de mes collègues euh puisque je viens d'une région région grand est de surtout des Ardenes pardon je permet de faire la promotion un petit peu où sont déroulés donc et en train de se dérouler les deux plus grands festivals de de la région. Je commencerai par celui des musiques actuelles qui est celui du Cabaret Vert avec un modèle pour répondre, je crois que c'est à Monique qui repose sur un un un modèle économique un peu particulier puisque de mémoire il repose à 70 75 % sur des bénévolats sur des bénévolats pardon du Menaat pardon sur les bénévoles aussi mais principalement sur du Mena que Sylvie a pointé notamment sur et Pierre aussi sur le modèle avec la la pression des des majors de l'industrie musicale puisqueaujourd'hui ils font des appels du pied de manière très forte sur ces festivals avec cette problématique pour nous de perdre cette identité festival écesponsable qui repose sur la promotion du territoire c'est une vraie une un du vrai marketing territorial que ce festival avec des produits qui viennent à moins de de 100 150 km aux alentours et donc il y a cette crainte qui est réelle donc ça c'était un petit peu le la question que je voulais poser Donc comment péréniser finalement et entretenir cette indépendance de nos de nos festivals ? Tout en sachant que c'est quand même un modèle économique particulier.
La région investit beaucoup, le département également mais ce n'est pas l'essentiel donc du financement du du festival. Je pense que vous l'avez compris. Et puis le deuxième, c'est un festival, je vous invite d'ailleurs à venir puisqu'il est en cours jusqu'au weekend prochain, qui est le festival des théâtres mondiales de marionnette qui est à la fois un festival avec plus de 80 spectacles dans des salles mais également un festival de rue.
Et là avec un autre sujet, enfin moi qui m'inquiète, c'est pas vraiment l'inquiétude des des responsables mais c'est quand même un sujet, celui des bénévoles parce que c'est un festival qui existe depuis 1961, qui a lieu tous les 2 ans et qui repose aussi par des bénévoles qui accueillent les troupes, qui organisent un petit peu le le festival dans le dans la ville. Et aujourd'hui euh comme un peu partout et bien se pose le vieillissement de ces bénévoles, des gens qui s'investissent moins et donc voilà, je je voulais un petit peu avoir votre avis là-dessus euh comment on rendre finalement le le bénévolat également euh attractif. Voilà, je vous remercie.
Et enfin Jacques Copérin. Merci président et je vous remercie pour cet état des lieux sur la situation des festivals. Alors comme ils se le rappelle dans les Ardaines à Besançon à Besançon il y a en ce moment le festival de musique et le concours des jeunes chefs d'orchestre qui qui continue et auxquels en tout cas les collectivités territoriales sont très proches et continu à travailler.
Alors les questions, moi j'ai deux questions donc qui ont été posées mais j'aurais voulu avoir quelques compléments par rapport à ça. les auré un petit peu différemment. C'est vrai que on comprend euh vis-à-vis des prétentions financières de certains artistes qui sont qui peuvent se comprendre dans la mesure où leur réputation est peut-être parfois différente et et on comprend également que les organisateurs ne veulent pas réduire ses coûts artistiques parce que ça impliquera en tout cas faire des compromis bien sûr chez la programmation.
Mais ma première question, est-ce que vous avez vraiment des leviers d'action en tant que représentant pour coopérer avec les différentes parties prenantes afin de maintenir l'augmentation des cachets artistiques et d'éviter qu'un cloisonnement social et une diversité artistique limitée ne se crée ? Ma deuxème question, on sent que bien sûr que vous souhaitez que le maintien des financements publics alloué au festival un prochain loi de finance soit soit présente afin d'équilibrer justement ces ces contraintes liées au financement public. Mais là en complément également une question qui a été posée tout à l'heure, c'est est-ce que vous avez véritablement des chiffres concernant la participation de ces messenes et ses partenaires au budget des festivals et est-ce que pour vous c'est pas une opportunité financière pour les festivals de réduire justement cette dépendance de la filière au financement public ?
Je vous remercie. nombreuses questions. Je vais vous laisser y répondre maintenant peut-être en vous répartissant les questions ou les thèmes.
Certaines évidemment se se regroupaient. Qui commence ? Malik Seguino.
Je je vais commencer mais je pense que je serai fortement complété par mon mon collègue de de droite. Beaucoup de questions en effet. Je pense effectivement que tout ce qui a été dit autour notamment des cachets qui se sont envolés, des groupes qui ont qui existe au sein du secteur du live renvoie à ce que j'ai essayé d'évoquer tout à l'heure sur le fait qu'il faut vraiment réussir à dézoomer le sujet.
On parle beaucoup des festivals, mais le festival n'est qu'un élément dans un écosystème plus global et plus national mais mondialisé où c'est un secteur qui est ultra concurrentiel et celui qui décide c'est l'artiste et son management et son entourage. Tout cela est aussi lié à une économie de la musique qui s'est profondément transformée depuis 25 ans. Je vais pas vous refaire un cours d'histoire, vous connaissez tout un mieux que moi, mais il y a 25 ans euh le Tout-Puissant c'était la maison disque avec effectivement euh des chiffres d'affaires explosifs et un live qui était globalement très peu visible, balbuciant et très peu de tournées, très peu de festivals.
Tout a changé quand effectivement le disque a connu sa crise avec l'arrivée des plateformes gratuites puis la discussion pour avoir des abonnements payants et puis tout doucement le retour à une croissance pour le secteur de la musique enregistrée hein ce qui est très positif parce que ce sont des secteurs interdépendants pour le secteur de la musique. Il faut que les deux secteurs aillent bien pour que l'ensemble du secteur aille bien. Mais je crois qu'on a absolument pas du tout réinterrogé ce qui faisait les ce qui ce qui composait les revenus des artistes.
Absolument pas. Et nous on constate aujourd'hui une tension extrêmement forte sur le modèle de la production qui doit faire de plus en plus de dates, de plus en plus de tournées, des spectacles qui deviennent de plus en plus gigantesques. Non pas parce que on est ravi de faire des super show mais parce que ces shows sont demandés par les artistes, demandés par leur entourage et demandé par le public.
Tout ça avec plein d'injonctions contradictoires au moment même où on nous dit que c'est un secteur qui doit euh lancer sa transformation écologique. Donc on a effectivement des chantiers majeurs pour un secteur qui a explosé en croissance en moins de 20 ans avec des structures qui je voudrais le dire à plus de 85 % sont des petites entreprises des PME. Donc euh essayons juste de de dézoomer du du festival et reposition et reposons le problème.
Et ceux qui pensent que le CNM n'a plus beaucoup d'intérêt, nous euh acteurs du spectacle Vivant Privé, on y est très attaché sans doute parce que c'est l'histoire. Il y a près de 50 ans de cela, on a effectivement créé un fond de soutien avec une taxe sur la billetterie de spectacle pour soutenir des projets plus fragiles et créer un mécanisme. On a globalement rien inventé hein, le CNC l'a fait bien avant nous.
Donc ça ça nous semblait indispensable et nous continuerons à défendre ce modèle et je pense que ce modèle fait qu'aujourd'hui le live n'est pas du tout à la lumière de ce qui a été la musique enregistrée quand il a connu sa crise. Il n'y a pas trois majors. Il y a une multitude d'acteurs très diversifiés.
Alors oui, il y a des groupes mais il n'y a pas que des groupes. Il y a encore énormément de d'entreprises indépendantes qui continuent à se bagarrer pour pouvoir développer les artistes, pour pouvoir effectivement lancer des festivals. Et tout ça est rendu possible grâce au crédit d'impôt spectacle qui est tourné majoritairement vers la production indépendante et au centre national de la musique qui bénéficie d'une recette de taxe qui a effectivement beaucoup également augmenté depuis 2019. 35 millions en 2019 de collègues de taxe, ce sera peut-être 58 millions en 2025 mais grâce à ce qu'on appelle les grands concerts.
Donc n'oublions pas que ce modèle est est globalement interdépendant. S'il y a des grands concerts, il y a une taxe fiscale importante qui permet d'alimenter des dispositifs de soutien qui permettent de soutenir des projet fragile. C'est pour ça qu'on continue de dire que c'est totalement illégitime que cette surtaxe payée par des professionnels pour alimenter des programmes de soutien vers des projets plus fragiles soient plafonnés et que chaque année désormais l'État prenne une partie fléchée au budget général de l'État.
Ça n'a aucun fondement et ça va à l'encontre même de ce qu'on nous demande de faire. c'est-à-dire d'accompagner les transformations sociales, écologiques, économiques et de faire en sorte justement que ce secteur ne soit pas le secteur où il y ait de major dans 10 ans. Alors effectivement, il y a des rachats, effectivement il y a des groupes dans tout secteur économique ces ces phénomènes existent.
On les observe. Écossen a cette particularité de rassembler tout le monde. On a la petite entreprise avec un salarié permanent puisque c'est la condition d'adhésion à notre organisation à la multinationale américaine, on a d'ailleurs les deux.
Donc oui, on observe tout le monde. Tout le monde est présent dans nos instances. Et euh et à côté de cela également, l'autre sujet dont vous parliez dont vous parliez si je terminer sur ça.
Comme on est extrêmement préoccupé par l'évolution du live qui affiche des chiffres incroyables mais qui est sur un équilibre extrêmement fragile, les marges de nos entreprises sont négatives pour la majeure partie d'entre elles. Donc oui, il y a des chiffres dingues, oui, il y a des shows incroyables, on parle de cachet dingue, mais non, les producteurs de spectacle ne s'en mettent pas plein les poches. Ce sont des entreprises aux marge négatives.
C'est pour vous dire à quel point l'équilibre il est fragile et le festival n'est qu'un élément de cet écosystème global. On réclame depuis des années et enfin ça a été entendu que le CNM qui est quand même l'opérateur qui nous rassemble tous qui doit étudier ce secteur et l'évolution de ces secteurs, travaille sur l'économie du live, sur le modèle de la production et nous attendons les résultats de cette étude qui devrait paraître début d'année. C'est essentiel pour nous et je crois également qu'il faudrait que le CNM s'empare aussi enfin du problème de la composition du revenu des artistes.
Je sais que tous les acteurs de la filière musicale ne sont pas extrêmement favorables, mais je pense qu'il est temps qu'on se dise les choses clairement. Il est plus possible de simplement dire que c'est le live qui n'arrive pas à réguler les cachets, que ce sont les producteurs qui n'arrivent absolument pas à négocier avec les artistes. Je peux vous assurer que c'est un secteur ultra concurrentiel et que si vous dites non à un artiste, à un groupe, un artiste qui devient un peu majeur, bah il s'en va.
Voilà, c'est tout simple, il s'en va. Et donc si un producteur de spectacle perd un artiste, même pas majeur, même idole, pour son équilibre, c'est compliqué parce que ce sont des modèles qui fonctionne avec des artistes en développement qui peuvent être développés parce qu'il y a aussi des artistes qui commencent à faire des salles de jauges importantes et on n'est pas en train de dire qu'on ne veut que des salles, que des artistes qui fassent des stades. Et le dernier point et après je passerai la parole, je voulais aussi rebondir sur ce qui s'est passé cet été et ce que nous voyons également arriver sur la censure.
La liberté de programmation, la liberté d'expression. C'est un sujet qui nous préoccupe. Nous l'avions dit l'année dernière sur des questions de tournée théâtrale qui était compliqué en région parce que certains sujets n'étaient pas considérés comme étant acceptable ou accepté.
Euh nous avons de plus en plus de remontées effectivement euh de de programmations qui deviennent euh plus accepté, donc censurées et on a eu euh ce qui s'est passé euh cet été euh dans une région euh très proche. Euh c'est un sujet qui est remonté bien évidemment nos instances. On a installé un comité de pilotage composé effectivement d'élus qui se sont emparés du sujet et nous on veut se dire aussi que ce sujet de la liberté de programmation, de la liberté d'expression, il y a une loi mais au-delà quand elle on porte atteinte à cela, on porte atteinte à la liberté d'entreprendre.
Donc c'est vraiment un sujet qui nous préoccupe, c'est un sujet qui devient important. Euh pas de question de polarisation politique, hein. Nous, on observe juste ce qui se passe et on veut faire en sorte de pouvoir continuer à programmer des artistes parce que derrière c'est aussi la liberté de création des artistes qui est euh entamé.
Voilà, j'ai certainement pas répondu à tout mais je voulais m'exprimer sur ça et je laisse la parole à mes collègues. Merci. Stéphane Kassevski.
Euh oui, je vais préciser d'entrée aussi que je parle de de mon point de vue de directeur de festival. Euh ça permettra de de resituer un peu mon propos. Euh oui, les c'est pas une un effet d'optique, c'est pas un effet d'optique.
Les festivals sont en crise. Euh je vous le confirme, j'ai organisé moi la 30e édition des Sudarles cet été. On n' jamais fait une telle fréquentation.
On dépasse les 95 % de remplissage. Plébiscite du public, programmation qui ne va pas sur des têtes d'affiches à à 60. Malgré ça, on va perdre on va perdre de l'argent.
On va perdre de l'argent. À partir de là, on a quoi comme solution ? Soit on arrive à agir sur les sur les dépenses, donc faire des choix et prendre plus de risques artistiques au risque de réduire les recettes parce que on est quand même attendu sur les têtes d'affiches.
Soit on on arrive et ben à à développer de nouvelles recettes en travaillant sur de sur alors non pardon, je vais continuer sur sur les sur les charges. On peut continuer de réduire les charges en réduisant une scène, en réduisant un en supprimant un jour, en supprimant une édition. On a l'exemple d'un festival au fond de la rue en en Mayenne qui passe en Bienal.
On a l'exemple, j'ai j'ai d'autres exemples en région PACA qui eux ou elles décide de réduire une scène, de réduire un jour. Voilà, donc ça c'est l'une des réponses qui est apportée, c'est celle-ci, c'est on réduit les charges. L'autre réponse, c'est on va augmenter les recettes.
On peut plus tourner vers les collectivités, on le voit, on est en pleine crise. Les recettes propres et bien c'est quand même extrêmement compliqué de d'aller au-delà de ce que l'on peut. Enfin, on essaie de de jouer sur la billetterie, mais malheureusement si on veut garder des spectacles accessibles, c'est c'est extrêmement compliqué.
C'est aussi un un un indicateur de distinction et de différenciation par rapport à l'offre privée qui existe par purement privée ou dans les arénas ou dans les dans les stades qui peut qui peut exister où là la question du prix ne se pose pas dans les mêmes dans les mêmes termes. On on va donc assister à des festivals qui vont se diversifier par une concentration verticale. c'est on va intégrer une agence de booking, on va intégrer la production, on va voilà, on intègre toute la chaîne de valeur ou alors développement horizontal en multipliant les actes de diffusion à l'année par exemple sur l'ensemble du territoire.
Voilà, donc c'est c'est les quelques éléments outils qu'on a nous à notre comment dire à notre disposition pour faire face à cette crise. Malgré ça, on a on est face à des situations réellement de crise. On a là récemment un festival à Lyon Woodstover qui a annoncé sa liquidation.
Donc on est résilient, on est robuste, ça vient c'est c'est peut-être plus adéquate mais malgré ça on ne résiste pas à cette à cette transformation réellement de tout le le de toute le modèle économique enfin en tout cas de tout l'environnement économique des des festivals. Dans cette dans cet environnement, effectivement le la hausse des des cachets des têtes d'affiches euh pose questions, doit poser questions. Honnêtement, je ne suis pas sûr, je rejoins Malik qu'on puisse qu'il soit en notre de notre compétence de pouvoir réguler ses cachets.
On est sur une compé concurrence internationale et je dirais que oui bien sûr qu'il y a une concurrence entre les opérateurs mais aussi une concurrence entre les région et les élus locaux qui veulent tel et ou tel artiste sur leur sur leur territoire parce qu'ils réduisent l'action culturelle à une simple action de marketing territorial qui va définir il l'espère l'image ou l'identité de leur ville de leur de leur commune de leur de leur département de leur région. On est sur ces sur ces sur ces rapports là aussi. Il faut en avoir conscience.
Là-dedans, la réflexion que le CNM, je ne sais plus qu'à poser la question, a mené sur la régulation des cachets, elle est intéressante dans le sens où elle ne proposait pas ou elle ne propose pas un écrêtement. On ne conditionne pas le soutien du CNM, le soutien public à au respect ou à d'un d'un plafond. Ça il nous pense on pense réellement que c'est c'est pas c'est pas opérant.
En revanche, travailler sur les écarts types, sur les écarts moyens. Là, il y a des leviers qui nous semblent intéressants parce que l'un des effets pervers de cette de cette inflation des têtes d'affiches et que ça va venir impacter directement les les artistes intermédiaires, les les artistes on voit que ça se creuse, c'estàd qu'on voit que et on attend une étude du CNM aussi sur ce sur ce sujet euh que finalement les quatre artistes, je prends l'exemple de de 20 % de la programmation d'un d'un festival qui prenait jusque 2017-28 et bien peut-être 40 % du budget artistique. Aujourd'hui, c'est même 20 % de la programmation vont prendre peut-être plutôt 60 70 %.
Donc le le reste, la marge artistique qui a été évoquée tout à l'heure, elle se réduit et ça se fait au détriment de la diversité artistique et aussi de de cet effet d'ascenseur euh de cet effet de levier qui peuvent avoir les les festivals. Donc ça c'est important de l'avoir en tête. Euh par rapport à à la concertation festivale et à la question qui a été posée sur le CNT sur les CNTC CLTC, euh les Draqus à ma connaissance n'ont toujours pas de lettre de cadrage pour 2026.
Donc autant vous dire que pour ce qui est de la priorité donnée au festival euh on n'y est pas. Euh mais je vous rejoins complètement sur le fait et la nécessaire visibilité pluriannuelle qu'il nous qu'il nous faudrait. Euh le messena quant à lui, ben c'est ça n'est pas la panassée, ça n'est pas une solution en tout cas pour tout le monde, c'est très clair.
On peut réfléchir et on l'a évoqué lors de la concertation avec le festival à d'autres modalités de messen notamment à des comme ça a pu être fait sur des sur des candidatures sur des capitales européennes de la culture par exemple où une association collectait le messena pour l'ensemble sur l'ensemble du territoire et ensuite se chargeait de le redistribuer par des appels à projet qui nous font autant souffrir mais qui pourraient pour le coup euh palier aux différences territoriales parce que ça entraîne bien des différences territoriales le Messenat selon le territoire sur lequel on vit selon la concurrence que l'on peut subir Je suis à Harle. Euh j'ai des excellents collègues qui sont les rencontres de la photo et qui ont un pouvoir d'attraction du Messena bien supérieur au mien. Voilà.
Et donc comment lutter par rapport à ça ? Si je n'avais pas cette concurrence là, peut-être que j'aurais accès à d'autres messenas. Mais c'est c'est voilà, c'est c'est la réalité.
On est c'est ça renforce les inégalités territoriales, ça renforce les inégalités par esthétiques. Il vaut mieux si on veut si on est dans la musique actuelle et et qu'on veut toucher du Mcena, si on il vaut mieux programmer Juliette Armanet que c'est au George. Je vous le dis.
Euh voilà euh cour artistique questionation app projet les bénévoles. Euh oui les nous de notre côté en tout cas on n'a pas ressenti de crise du bénévola pour répondre à une question. Ça n'est pas la panassée non plus.
Ça n'est pas une solution, une réponse à tout. Loin loin s'en faut. Mais en tout cas on n' pas on n pas eu à à constater ça.
Euh qu'est-ce que la concentration ? Bien sûr que c'est quelque chose qui qui qui nous inquiète et qui nous sur lequel on souhaite alerter. Euh la concentration.
Pourquoi ? parce que c'est euh on le voit comme un phénomène d'accélération des inégalités qui peuvent exister et de cette précarisation cette énorme précarisation qu'il y a du secteur indépendant euh des festivals. Ce sont c'est l'arrivée d'opérateurs exogènes qui peuvent avoir une stratégie de conquête et qui vient sur un marché qui lui-même est fragilisé et donc nécessairement ça peut amener à des distorsions de concurrence, ça peut alimenter aussi une bulle spéculative et ça peut dans tous les cas amener une homogénéisation de l'offre sur les territoires si ce n'est en tout cas une métropolisation de l'offre culturelle.
Voilà, ça c'est c'est très clair. Euh le alors puisque je suis sur le territoire et sur les questions de différence territoriale et de d'inégalité territoriale, non, le pasculpture à notre connaissance n'a pas contribué à à réguler l'offre sur l'ensemble du territoire. En tout cas, ça et ça a même eu selon nous parfois un effet d'OBen qui a même qui est même venu renforcer ce c ces différences territoriales.
Il y a évidemment des territoires qui sont plus touchés que d'autres. On a parlé des pays de la Loire, mais et là je je voudrais quand même redire que euh bien sûr que dans les les régions qui ont été touchées fortement par des coupes budgétaires, on parle quand même de à l'échelle nationale d'une coupe en 2025 de 67 millions d'euros de la part des collectivités locales sur la culture. Donc on est vraiment sur une sur une coupe massive qu'il nous faut encore réhabiliser parce que avec le SMMA, on a établi cette étude en en début d'année alors que tous les budgets n'étaient pas votés.
Donc c'est certainement plus important que ça. Ce qu'il faut voir c'est que c'est c'est je trouve intéressant de de considérer ça à l'échelle du territoire parce que bien sûr que j'ai par exemple un un bon producteur qui est basé sur AR et qui réalise 30 % de son chiffre d'affair ou qui réalisait 30 % de son chiffre d'affaires avec des structures du pays de la Loire. Donc voilà.
Donc en fait c'est c'est ces impacts même s'ils sont localisés, même s'il y a un impact direct et immédiatr en terme d'emploi, en terme de de d'offre culturelle, il y a un il y a des effets également qui sont indirects et et décalés dans le temps sur l'ensemble de la filière. Voilà, je par rapport à la loyal cap, c'est important. Euh oui, on constate de plus en plus de on a de plus en plus de remonté d'alerte.
Il y a de plus en plus d'atteinte à la liberté d'expression et de création. Euh oui, ça se cette ces actes sont de plus en plus légitimes. Euh c'est c'est très inquiétant.
C'est très inquiétant dans le dans ce contexte-là. La réponse qui a été apportée par le ministère euh si l'on considère la nomination d'une autre fonctionnaire euh chargé de ces enfin dans c domaine de compétence, oui, c'est une bonne c'est une bonne chose. Le guide à destination des collectivités forcé de constater que tous ne l'ont pas lu.
Voilà. Merci. Merci.
Qui veut prendre ? Madame Foucher. Oui, je veux bien prendre le relais d'abord sur le pass culture pour clarifier s'il est encore nécessaire de le faire notre position à l'égard de cet outil.
La part individuelle ne nous bénéficie pas au jeu de l'attractivité des propositions sur le Tinder de la culture. Nous sommes les grands perdants. Voilà.
Donc la part individuelle nous nous concerne très peu mais on est aussi sur des structures qui ont des comment dire des politiques tarifaires qui sont très attractives. Et donc voilà, on pense que le le le non fonctionnement de cette part individuelle sur en tout cas chez nos adhérents est aussi lié à ça. Par contre sur la part collective et là je vais dépasser le cas des festivals, ça peut représenter 10 % de la billetterie de certaines de nos scènes de territoire, scèes conventionnées.
C'est pas anodin, c'est devenu un des leviers principaux de financement de l'AC puisque il y a une concentration des moyens. sur cette part collective qui n'est pas à la hauteur. On s'est suffisamment exprimé depuis le début de l'année.
Le voilà, on a fait une étude avec un collectif de de professionnels de l'EAC qui a montré l'impact très important, c'est-à-dire 800 projets qui n'ont pas eu lieu. Là, on a accueilli avec un soulagement relatif le le le le réenclenchement des 15 millions2 de financement de la part collective à partir du 1er octobre qui au passage vont obérer la capacité de nos festivals qui se tiennent en septembre de pouvoir financer des actions en lien avec les établissements. Mais bon, ça c'est autre chose.
Je voulais juste indiquer que d'après les remontées de terrain qu'on a, on est passé de d'une prise en charge par élève de 25 € à 2,5 à 3 € par élève. Voilà, je vais prendre un seul exemple, le collège d'étameuse qui pour son établissement a bénéficié de 1400 € soit une sortie par an pour les élèves, sortie enfin voilà un billet, c'està dire même pas une action plus large que ça. On est en lien avec le cabinet d'Élisabeth Born sur ce sujet depuis depuis le printemps.
On nous dit qu'il y a un plancher de 400 € par établissement qui doit permettre de prendre en charge le coût moyen d'une action qu'ils ont calculé. à 400 €. Nous, on sait pas faire du qualitatif.
Voilà. Par contre, on est attaché à cette à une politique de assez qui soit forte. Il y a aujourd'hui un levier sur le pass culture par collective.
On y tient. On pense qu'il y a des choses à revoir, à prioriser en terme de territoire, en terme de typologie de projet, typologie d'action. On pourra y travailler mais ça ça va manquer.
C'est-à-dire que 15 millions2 euh les projets ont été préréservables à partir de de la semaine dernière. Je pense que l'enveloppe doit déjà être épuisée et on a aucune visibilité sur 2026 puisque on est en annualité budgétaire civile évidemment. Donc pour prévoir des actions dans dans les écoles sur une année scolaire, on est on est au point au point zéro.
Euh sur la question du euh de pardon, je reprends mes notes. Sur la question de la censure et de l'autocensure. Euh nous ce qu'on observe c'est que c'est plutôt euh de la censure et de l'autocensure sur le secteur que je représente hein euh en saison que sur les saisons festivalières.
Voilà les remontées qu'on a, ça peut être des difficultés de lien avec des élus locaux. On a aussi nous beaucoup de théâtre de ville, scèes qui peuvent être en régie directe. Donc ça nous interroge et on est en travail avec le CNFPT sur qu'est-ce que pourrait être un cadre d'emploi pour les directions de lieu culturel parce que ça n'existe pas dans la filière de la fonction publique et donc il y a pas non plus de protection de cette liberté de programmation ou liberté de de création.
On pense qu'il y a un levier là peut-être à imaginer au même titre que ce qui avait été fait sur les bibliothèques. Voilà. Euh que le ministère est nommé une haute fonctionnaire à la liberté de création.
On y est attaché. On sait son engagement, on sait euh on sait aussi sa détermination à faire en sorte que ce sujet soit au cœur des politiques de la politique du ministère de la culture. Euh vous dire que ça a produit des effets, je pense que c'est un peu tôt euh et que ça ne sera pas le seul acteur qui permettra de faire avancer avancer les les choses.
En terme de je voudrais juste parce que j'ai j'ai beaucoup d'adhérents qui travaillent sur le le secteur de la musique classique. Certains ont été cités dans cet hémicycle. Euh vous dire qu'on a parfois aussi des difficultés euh quand euh les festivals s'organisent dans des lieux de culte avec les affectataires de ces lieux euh avec une intervention parfois un peu forte aussi sur euh le type de musique euh voilà une musique qui serait pas assez sacrée pour être présentée dans un dans un lieu de culte.
Donc voilà, on est on est face à ces difficultés là. Euh sur la question du financement privé euh et notamment du M Sénat. Le Messena, je vais reprendre ce que disait mon mon collègue du SMA.
Nos acteurs sont pas égaux face au Messena. Quand on est William Christi, c'est plus facile de lever du Mcena ou quand on est le centre de musique baroque de Versailles que quand on est un ensemble de création contemporaine basée à Marseillais. Voilà, je j'enfonce une porte ouverte mais c'est quand même la réalité.
En jazz, c'est compliqué. En musique de création, c'est compliqué. Je je suis sûr que si on demandait euh au aux acteurs de la marionnette leur leur relation au Messena, bon voilà, on est sur un messena pour un événement local d'entreprise et c'est tant mieux.
Ça fait aussi partie de cette logique de coopération que j'ai exprimé sur un territoire qu'on est capable. Mais c'est un levier somme toute assez relatif. Euh je je peux donner un chiffre qui est pas un chiffre spécifique au festival, qui est un chiffre spécifique aux acteurs de la musique classique qu'on a, qui est que nos grands ensembles musicaux classiques ont environ 10 % de leur budget en mén.
C'est pas rien mais ça concerne une partie des acteurs et plutôt les acteurs des musiques de patrimoine parce que voilà ça se passe ça se passe comme ça. Dire aussi que sur ce même secteur effectivement il y a des très grands messenes de la musique. On est très content quand ils sont là.
Quand ça va s'arrêter il va falloir se poser la question de la soutenabilité des projets et c'est une vraie interrogation. Et pour revenir à la à la question de la sénatrice Garnier, nous n'avons pas nous dans nos adhérents de personnes qui nous ont remonté avoir été euh sollicité sur ce label. C'est possible que ça a été le cas et qu'on ne l'ai pas su.
Par contre, ce qu'on observe, c'est un tiraillement éthique de certaines de nos structures à se dire bah finalement, il y a aussi des appels à projet à la fondation du bien commun. Voilà, ce qui est dangereux pour nous, c'est de se dire on a un projet de AC sur trois territoires avec des collèges en R plus et on narrive pas à les monter parce qu'il y a pas d'argent pour faire ça. Et donc on devient aussi une cible pour des acteurs qui ont un projet politique derrière et on doit dire non à ces financements là parce que nos projets à nous s'ils sont porteurs de principes et de valeur, ils ne sont pas politisés ou politiques.
Voilà. Donc comment est-ce qu'on comment est-ce qu'on fait face à ça ? Et on sait que c'est une partie de ces grands acteurs investissent massivement sur les questions de patrimoine qui sont très liés aussi au secteur que je représente.
On a l'ensemble des centres culturels de rencontrre, voilà, entre autres musique de patrimoine et de création, je le disais, surtout en patrimoine, ça peut être un élément de fragilité parce que il peut y avoir une récupération identitaire et c'est un sujet sur lequel on s'interroge. Nous, notre notre sujet, c'est pas de dire il faut avoir de l'argent de droite ou de l'argent de gauche, c'est pas ça. Et par rapport aux valeurs qu'on porte, qu'est-ce que ça implique d'accepter de l'argent privé qui finalement est soutendu par un projet politique ?
Voilà, voilà la question. Et notre fragilité structurelle fait que ces questions sont en train de se poser. Aujourd'hui, on arrive à esquiver.
Voilà, il y a des projets qui vont s'arrêter parce que à un moment donné, on ne pourra pas les financer et que peut-être il y aura un positionnement de la part de nos directions de projet de dire "On ne va pas chercher cet argent-là." C'est ça que je pointe. Et puis entre festival et fête de village, même s'ils ont ciblé aussi certains festivals, on n'est pas tout à fait dans le même dans le même projet.
Mais une grande partie des acteurs que je représente qui sont aussi sur un volet patrimonial sont vulnérables à cela. Alexandra Bob. Oui, merci.
Peut-être juste quelques précisions du festival sur le Mcena. Euh juste pour vous dire que parmi nos adhérents donc euh le le mcen dans les budgets, c'est entre 0 et 30 %. Donc 30 % c'est euh c'est c'est c'est pas mal.
Euh et on observe vraiment une différence entre les grandes festivals. Donc voilà, rayonnement international, c'est normal. Les tout petits, ça veut pas dire que les tout petits festivals n'ont pas du mécenat, ils ont des constellations de mécenas.
Donc nous, on voit les grands messenes et le mécenat de proximité. pour répondre à une question qui a été posée. Euh je je je n'ai pas un dispositif précisé à vous donner, mais peut-être sur ce prox m de proximité, il y a encore peut-être une amélioration à faire sur le dispositif parce qu'on voit très bien que c'est les voilà c'est les producteurs locaux, c'est tous les tous les c'est les commerces, c'est les voilà les c'est tout le tissu local de autour de du festival petit et moyen.
Mais j'ose dire aussi que ce n'est pas non plus une solution fiable à 100 % puisque comme je viens de vous le dire dans le notre bilan, 10 % des des festivals qui ont eu des des baisses de messen sont en déficit. C'est arrivé pendant l'année à cause d'un changement d'un PDG ou d'un président et cetera. Donc encore une fois, la stabilité, visibilité, on l'a pas malgré euh voilà quand même en mainant quand même assez assez stable dans le dans le milieu des des festivals.
Euh par rapport au pass culture. Donc je rejoins euh Aurélie avec une petite nuance. Euh dans les festivals de musique actuelle, le pass culture est utilisé individuel, la part individuelle est utilisé par voilà, on n pas des chiffres astronomiques mais il est quand même utilisé et surtout sur des sur des soirées spécifiques pour les jeunes.
Donc j'ai l'impression qu'on commence à je sais pas si c'est une une bonne chose mais on commence à programmer pour les jeunes qui ont le pass culture. Donc on peut voir les avantages et les inconvénients. Et ensuite par rapport aux petits festivals qui pourront être euh plus en danger que les autres.
Donc petit moyen festival de territoire en milieu rural. Non, on n'observe pas forcément ça. Euh chez les tout petit ou moyen en en en réalité ou pas, on observe plutôt pas de déficit.
Voilà, on on observe des déficits plutôt sur les grands festivals. Voilà. du car je m'arrête là parce que beaucoup de choses ont été dites alors tout le monde aime la photographie ça tout le monde adore voir des expositions de photos et nous aussi dans le secteur de la photographie en 25 ans, les photographes ont ont enfin ont connu vraiment une baisse de leur revenu mais monstrueuse en en partie à cause du numérique.
Et nous les festivals, on a quand même compensé en partie aussi la baisse des revenus qui était issu de la presse parce que la presse, on le sait, rémunère pratiquement enfin maintenant de moins en moins les photographes en droit d'auteur. Le résolux s'est constitué autour d'une charte de valeur, c'està-dire que tous les membres du réseau payent des droits d'auteur, ça il faut le savoir. s'engage à l'écoresponsabilité et à être bienveillant envers les équipes et les bénévoles parce que nos festivals tiennent aussi beaucoup grâce au bénévolat. un bénévola qui effectivement s'était souligné et de plus en plus âgé et et d'ailleurs on a vu alors c'était une des raisons pour lesquelles mais pas l'essentiel en ces deux dernières années trois festivals de photographie se sont ont fermé leurs portes notamment l'année dernière les promenades photographiques de Blois pour diverses raisons. la difficulté toujours de remplir de plus en plus de dossiers pour avoir des subventions qui si elles arriv elles arrivent elles arrivent souvent en retard.
Nous entre 24 et 25 on a remarqué quand même une baisse de 178000 € de subvention qui venait alors on s'est interrogé pourquoi euh d'où ça venait. Ce sont principalement les régions et les Drac 97000 € au total qui ont en versé en moins. Euh par rapport à ces montants, euh il y a différentes choses.
Soit les subventions ont été carrément refusées, soit elles ont été retardées. J'ai quelques verb à team de nos membres qui sont édifiants. Je pense à par exemple photo Saint-Germain en région enfin qui a lieu à Paris qui va avoir lieu au mois de novembre et toujours en train en attente de 30000 € qui lui ont été annoncés par téléphone.
L'événement va avoir lieu dans un mois. Donc elle n'a toujours pas cet argent. Les ménographies dans les Évelines festival de photos en plein air qui a un succès croissant.
Il faut savoir aussi que dans notre domaine, les festivals connaissent une un engouement du public qui est considérable. L'éménographie donc dans les Évelines, elle a eu son dossier Drac a été déposé en janvier. Sa réponse négative a été reçue le 25 août pour une édition qui avait lieu entre juin et juillet.
Donc je sais pas si vous voyez l'ampleur de du massacre. Euh les itinéra alors l'itinéraire des photographes voyageurs, un festival très ancien qui se tient à Bordeaux donc en Nouvelle Aquitaine. Pas de réponse de la Draque alors que le festival est terminé depuis le 27 avril.
Il a un déficit de 4700 € si le soutien est refusé. Je continue. La quinzaine photographique nant, j'en ai plein comme ça.
Euh dans les pays de la Loire, la DRAC a supprimé son aide, donc il est passé de 12000 € à zéro. C'est ce que je vous disais tout à l'heure. Donc clairement euh on voit que pour répondre à la sénatrice Karine Daniel, il n'y a pas de euh prise en considération des des dra et et de rapport avec le calendrier.
On a un vrai souci à ce niveau-là. Euh en ce qui concerne la liberté de création, nous avons été d' nos membres ont été victimes de d'attaque et de même de sacage d'exposition anime. Le festival Les invisibles NEC post anime a vu une exposition de Karine l'évêque Geg qui a été mais quand je vous dis sacagé, c'était terrible.
Le festival enfin le directeur du festival en pleuré. Alors, on s'est évidemment mobilisé en tant que réseau. Nous avons invité Juliette Man, donc la haute fonctionnaire chargé à la liberté de création à venir intervenir aux rencontres d'Arl qui est quand même le festival le plus important et qui a donc une voix importante libération.
On a fait un numéro spécial autour de Libération, pardon, le Libéographes mais c'est une hausse aussi très très inquiétante. On est vraiment très inquiet parce que ça forcément ça risque de nous enfin de nous on risque de s'autocensurer. Je suis directrice moi-même de festival évidemment, j'ai pas envie de répondre à ces intimidations, mais le fait est qu'on va forcément se poser la question quand on va exposer à certains types de photographies.
Donc ça c'est vraiment très inquiétant euh sur le messen évidemment vous pouvez encourager des mesures mais je crois que déjà c'est déjà fait d'ailleurs pour qu'on puisse avoir recours à de l'argent privé avec je pense que s'il y a une incitation il faudrait bien qu'il y ait aussi pour faire la part des choses une une mesure qui permettrait de contrôler et qu'il n'y ait pas d'ingérence dans la programmation de la part des M scèes. Comment ça peut être dit, fait, je ne sais pas mais je pense que c'est important de le de le souligner. Et enfin pour répondre à la sénatrice de la Gironde en dans les petits festivals parce que nous on est quand même on a deux grand festival enfin on a deux importants.
C'est assez particulier la photographie parce que c'est très hétéroclite hein. La plupart des fées sont plutôt petits. Euh contrairement à ce que vous avez remarqué, nous les petits festivals souffrent encore plus parce que effectivement ils sont très très fragiles, très dépendant des subventions, très dépendant des bénévoles.
Alors, ils sont plein de on est tous plein de bonnes volontés mais à un moment donné on fatigue aussi, hein. tout simplement. C'est des petites structures qui sont avec des gens qui portent ça vraiment sur leurs épaules et qui sont d'une énergie considérable et qui ont envie justement de participer à à ce mouvement de enfin de enfin à apprendre aussi aux élèves à à à aider les gens à mieux comprendre la photographie surtout avec les enjeux actuels de on l' on l'a dit de l'IA et de la de tout ce qui est manipulation d'imag fake news et cetera, mais il faut nous aider, il faut vraiment nous aider, faut faut pas nous nous laisser tomber.
Merci. Merci aux uns et aux autres pour votre interventions ce matin et les réponses à à nos questions et donc je pense c'est important de suivre de manière régulière comme le on le fait soit à travers la commission soit à travers le le groupe d'étude ou le travaux des de la rapporteur la situation des festivals. Vous avez compris que nous étions très attentifs et et vigilants et dans une période qui va être une période budgétaire pour le parlement.
C'était aussi important de vous entendre à ce moment-là. Sachant que nous avons bien noté aussi que la saison festivalière n'est pas totalement terminée. Il y a encore festival notamment dans les Ardaines.
Donc bonne fin de saison à chacun d'entre vous. Merci.
Laurent Lafon