Arrêter la guerre à Gaza : 600 ex-agents du Mossad pressent Trump de stopper Netanyahou
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« Rien que l'année dernière, une quinzaine de Gazaouis sont morts, noyés en tentant de récupérer des colis alimentaires parachutés en mer. »
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« La France a pour l'instant largué la quantité de deux camions d'aide humanitaire. C'est même pas 1% des besoins alimentaires de la population Gazaouis pour une journée. »
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« le blocus humanitaire imposé par Israël a tué cinq Gazaouis, tous morts de faim. »
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« ils furent la deuxième population européenne exterminée par les nazis après les Juifs. »
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« entre 200 000 et 500 000 Roms, Sinti et autre groupe tziganes ont été massacrés par le Troisième Reich. »
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« il y a une sous-évaluation et les gens n'osent pas engager des poursuites en justice ou signaler les discriminations dont ils sont victimes »
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Notre projet est bâtir une chaîne d'infos populaire et indépendante sur les réseaux sociaux, mais aussi sur la TNT francilienne. Ça s'appelle Riposte, alors soutenez-nous sur campagne.lemediatv.fr. Mais tout de suite, le flash info de la rédaction. Gaza, le génocide se poursuit sous le regard de la communauté internationale. Les images plus insoutenables les unes que les autres nous parviennent presque en direct. On y voit des hommes, des femmes, des enfants, des bébés décharnés mourant de faim, de soif. Alors cette même communauté internationale se sent obligée d'agir au moins un petit peu et a donc largué de l'aide humanitaire. Oui, largué de la nourriture par avion militaire.
Un dispositif inefficace, inadapté et cher, comme l'a rappelé Elena Ranchal. C'est la directrice des opérations internationales pour médecins du monde. Un dispositif également dangereux, car la nourriture larguée peut tomber sur les Gazaouis, les écraser, les tuer ou tomber dans l'eau. Rien que l'année dernière, une quinzaine de Gazaouis sont morts, noyés en tentant de récupérer des colis alimentaires parachutés en mer. Et un dispositif également inefficace. Inefficace, on va citer qu'un seul exemple. La France a pour l'instant largué la quantité de deux camions d'aide humanitaire. C'est même pas 1% des besoins alimentaires de la population Gazaouis pour une journée.
Et rien qu'aujourd'hui, sachez-le, le blocus humanitaire imposé par Israël a tué cinq Gazaouis, tous morts de faim. Alors, que fait la communauté internationale ? À part larguer des colis, pas grand-chose. Ah si, Emmanuel Macron va reconnaître l'état de la Palestine. Mais en septembre, pas avant. Aout, c'est le mois des vacances quand même. A noter tout de même cette annonce, qui arrive certes beaucoup trop tard, mais qui mérite que l'on s'arrête dessus. C'est l'AFP qui nous l'a fait savoir ce matin. Ils ont orchestré les rouages les plus secrets de l'état israélien. Agis dans l'ombre, conduit les opérations les plus atroces. Ils sont maîtres du renseignement.
Ils sont d'une loyauté inébranlable. Et leur engagement était voué à Israël. Eh bien, aujourd'hui, ils se dressent contre ce même état. Près de 600 anciens responsables de l'appareil sécuritaire en Israël, du Mossad et du Shin Bet, réunis autour du CIS, Commanders for Israel Security, ont appelé le président américain Donald Trump à faire pression sur Benyamin Netanyahou. Pour, je vais les citer, arrêter la guerre à Gaza. Parmi eux, il y a Ami Ayallon, c'est l'ancien directeur du Shin Bet. Il y a également trois anciens patrons du Mossad, Tamir Pardo, Efraim Alevi, Danny Yathom, ou encore trois ex-chefs d'état-major, Ehud Barak, Moshe Boghi-Yallon et Dan Alutz.
Ils ont tous signé une lettre et publié une vidéo pour accompagner leur courrier, qui précise bien que chacun des signataires a siégé aux réunions du cabinet, opéré dans les cercles les plus confidentiels, participé à tous les processus de prise de décision les plus sensibles et les plus délicats. L'un des signataires, qui n'est autre que l'ancien directeur du Shin Bet, a ajouté cette guerre, a commencé comme une guerre juste, une guerre défensive, mais une fois tous ses objectifs militaires atteints et une brillante victoire militaire contre tous nos ennemis, elle a cessé d'être une guerre juste. Elle conduit l'État d'Israël à la perte de sa sécurité et de son identité.
Écoutez donc cette lettre, nous l'avons retranscrite pour vous. Au nom de CIS, le plus grand groupe israélien d'anciens généraux de l'armée, Mossad, Shin Bet, police et corps diplomatique équivalents, nous vous exhortons à mettre fin à la guerre à Gaza. Vous l'avez fait au Liban, il est temps de le faire à Gaza également. Tzahal a depuis longtemps atteint les deux objectifs qui pouvaient être réalisés par la force. Démanteler les formations militaires et le gouvernement du Hamas. Le troisième et le plus important ne peut être atteint que par un accord. Ramener tous les otages chez eux.
Nous considérons en tant que professionnels que le Hamas ne représente plus une menace stratégique pour Israël. Et notre expérience nous indique qu'Israël dispose de tout ce qu'il faut pour gérer ses capacités résiduelles de terreur à distance ou autrement. Mettre fin à la guerre, ramener les otages, arrêter les souffrances et former une coalition régionale internationale qui aide l'autorité palestinienne, une fois réformée, à offrir aux Gazaouis et à tous les Palestiniens une alternative au Hamas et à son idéologie perverse. Nous nous cachons derrière un mensonge que nous avons engendré. Ce mensonge a été vendu au public israélien.
Et le monde a compris depuis longtemps qu'il ne reflète pas la réalité. Le Hamas servirait-il donc de prétexte pour exterminer tous les Gazaouis et récupérer leurs terres ? Pour une fois, c'est le Shin Bet et le Mossad qui le dit. On les a oubliés de l'histoire. Pourtant, ils furent la deuxième population européenne exterminée par les nazis après les Juifs. Pendant la Seconde Guerre mondiale, entre 200 000 et 500 000 Roms, Sinti et autre groupe tziganes ont été massacrés par le Troisième Reich. Dès 1933, les nazis enferment les Roms dans les premiers camps de concentration comme Dachau ou Buchenwald. Le début horrible d'une funeste campagne.
Les horreurs subis par cette communauté sont innommables et innombrables. Mais une date doit être retenue par toutes et par tous. Dans la nuit, du 2 au 3 août 1944, les nazis ont liquidé le camp de famille d'Auschwitz-Birkenau. C'est ici, en 1942, Kimmler a décidé de déporter tous les Roms. Hommes, femmes, enfants, ils sont entassés dans des conditions abominables. typhus, disenteries, famines. Les enfants sont même utilisés comme cobayes par Joseph Mengele, l'ange de la mort. Le 2 août 1944, le camp est donc liquidé. Ils sont toutes et tous assassinés. C'est cette date-là qu'un collectif de descendants de victimes veut instituer comme jour de commémoration nationale.
Il y a quelques mois déjà, ce même collectif a décidé de renvoyer des lettres aux parlementaires français. des lettres écrites par des Roms enfermés dans cet afroquant de famille. Ils demandaient de l'aide aux maires, aux ministres, aux policiers. Des lettres qui sont restées sans réponse.
On a, grâce à ces travaux, récupéré tout un tas de lettres, de lettres écrites par nos ancêtres, des lettres qui sont restées sans réponse. Des lettres destinées, effectivement, aux préfets, aux différentes autorités. Et nous avons décidé de les sortir des archives. Nous avons décidé de mettre des voix sur ces lettres pour les lire. Et nous avons décidé, par la voix des descendants des internés, de lire ces lettres, de leur redonner la dignité à leurs auteurs, à nos ancêtres. Et nous avons décidé de les adresser à la représentation nationale, aux députés, afin de les interpeller et afin de les sommer d'agir. Car 80 ans après, le déni doit prendre fin.
Aujourd'hui, les voyageurs sont encore les premières victimes de l'extrême droite. L'an dernier, Angela Rostache, une femme rome, était devant son mobilhomme en Savoie. Elle a été assassinée par un groupe de chasseurs anti-tsiganes. Ces derniers mois, une série de travaux parlementaires anti-tsiganes sont en cours à l'Assemblée nationale, au Sénat. Ce sont des persécutions qui continuent. Ce n'est pas juste le passé. Et reconnaître ce génocide 80 ans après, c'est agir pour lutter contre ces persécutions dans le temps présent.
Une proposition de résolution relative à la reconnaissance du 2 août comme journée de commémoration du génocide rome, des manouches, des cintis, des gitans et des voyageurs a été déposée. Désormais, on attend qu'elle soit adoptée. À l'heure où les discours racistes refont surface partout en Europe, il apparaît nécessaire de rappeler ce que l'histoire peut répéter si on détourne les yeux. Et pour la dernière info du jour, je vous laisse tout d'abord écouter et vous faire votre propre avis. immédiatement
poursuivie en justice. Aujourd'hui, il y a une sous-évaluation et les gens n'osent pas engager des poursuites en justice ou signaler les discriminations dont ils sont victimes parce qu'ils savent très bien que ce sera leur parole contre celle de quelqu'un d'autre et qu'il y a très peu de chances de voir leur procédure aboutir. Il y a aussi un racisme qui est généralisé dans la police qui empêche les personnes d'aller porter plainte parce qu'elles savent ne seront sûrement pas écoutées et c'est donc l'ensemble d'une société qu'il faut former aux questions de lutte contre le racisme et sur laquelle il faut tout changer. Merci Gabriel Catala qui est venu ce matin en direct sur le plateau d'RMC.
Il est 7h53.
Vous venez d'entendre Gabriel Catala. La débutée, elle est fille. Rappelez-vous, elle est partie à bord du Andala pour tenter de briser le blocus humanitaire imposé par Israël à Gaza et elle était interviewée il y a quelques jours sur RMC et elle a osé dire qu'il y avait un racisme généralisé dans la police. Que c'était ce racisme qui empêchait certains de déposer plainte parce qu'ils savent pertinemment qu'ils ne vont pas être entendus. Conséquence, les actes racistes sont sous-évalués. CQFD, vous qui nous regardez si vous avez déjà été victime d'actes racistes, avez-vous systématiquement saisi la justice ? Avez-vous porté plainte quand à poste vous a été refusé car vous êtes racisé ?
Ben non, il faut des preuves. Avez-vous porté plainte quand un logement vous a été refusé car vous êtes racisé ? Avez-vous porté plainte quand la police vous a contrôlé à plusieurs reprises dans la même journée car vous êtes racisé ? Bon, vous l'aurez compris, la liste est longue, même trop longue. Mais Bruno Rotaillot est complètement sourd. Pour lui, ce que dit Gabriel Catala est faux. Fidèle à sa ligne dure, le locataire de la place Beauvais promet de ne rien laisser passer. il porte plainte contre l'élu. Mais bon, il n'y a rien de nouveau me direz-vous, il y a quelques semaines il qualifiait LFI, je vais le citer, de pire menace politique.
Il a même accusé le mouvement de franchir toutes les limites. Et c'est la fin de notre Flash Info version estivale sur le média. Le média, on le rappelle encore une fois, qui ne vit que grâce à vous. Alors continuez à nous soutenir, à soutenir votre média, un média qui vous garantit une information libre et indépendante. Abonnez-vous à partir de 5 euros par mois ou devenez même sociétaire de notre coopérative. Ça se passe dès maintenant sur soutenez.lemédiatv.fr. À demain. à demain.
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