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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 9 février 2026 3 minDivertissement

Hondelatte Raconte : L'affaire Toussaint-Augustin Gouffé (récit intégral)

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Ondelat raconte Christophe Onelat. Voici une affaire criminelle mythique de la fin du 19e siècle, l'affaire de la mâle sanglante. Une histoire qui a passionné les foules à l'époque et qui a été suivie jour après jour par les journaux bien plus que n'importe quel fait d'hiver contemporain.

L'histoire d'une mâle que l'on retrouve dans la région de Lyon qui a servi à transporter le cadavre d'un huissier de justice coureur de Jupon. Pour retrouver l'assassin, il suffira de retrouver le jupon. J'ai écrit cette histoire en m'appuyant notamment sur le livre de Pierre d'Armond qui sera là juste après pour le débrief.

Livre paru en 1988 aux éditions de Noël Laagouffé le guetapan de la Madeleine. Thomas Audouard m'a aidé à l'écrire. La réalisation est de Céline Lebrase Europolat.

Nous voici à Paris durant l'été 1889, l'année de l'exposition universelle et surtout l'année de l'inauguration de la tour Effel. Le 26 juillet, un vendredi en fin d'après-midi vers 5h30, maître Toussin Augustin Gouffé, huissier de justice, quitte son étude. Il a rendez-vous pour boire un verre avec l'un de ses vieux amis au café Veryon où il a ses habitudes, près de la Madeleine.

Il est en habit et chapeau haute forme comme toujours. Il marche d'un bon pas et il arrive au café Veryon. À cette heure-là, un vendredi, le café est plein à craquer.

Il cherche son ami du regard, il ne le voit pas. En revanche, il ne va pas manquer de compagnie. Ah, tout ça, te voilà.

Mais viens avec nous, joins-toi à nous. Viens donc. Il y a là à tabler quelques-unes de ses connaissances, des grands bourgeois comme lui qui ont pour habitude de se retrouver le soir après le travail autour de deux ou trois ou divers d'absences.

Alors, il en boit une tout en bavardant avec eux et puis deux et puis trois. Et aux alentours de 7h20, considérant que son ami ne viendra plus et que sans doute il a eu un cont-temps, maître Gouffé se lève et salue l'accompagné. Mes amis, je dois vous laisser.

Ce soir, j'ai un dîner. Il a dit ça avec un sourire amusé qui laisse entendre que ce soir, il n'est pas question que de dîner. À dater de ce moment, on ne le reverra plus jamais vivant. [musique] Le lendemain matin, sa bonne Mathilde s'aperçoit qu'il n'a pas dormi dans son lit.

Ahah ! Et il a du découcher. Soucieuse de sauver les apparences vis-à-vis des filles de monsieur qui vivent sous le même toit, elle entreprend de froisser les draps et répand dans la cuvette de l'eau savonneuse comme s'il s'était lavé. [musique] Mais à l'heure du déjeuner, maître Gouffé n'est toujours pas là.

Et pour le coup, la bonne est inquiète. Certes, il a l'habitude de découcher de temps en temps, mais quand il ne [musique] vient pas de déjeuner, il prévient toujours.