Thomas RUDIGOZ : Chef de file du Parti "Renaissance", et soutien de Jean-Michel AULAS pour les municipales 2026 à Lyon
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Questions et réponses
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- 0:45OuverteRéponse directe
Vous avez commencé votre carrière comme journaliste, puis en relations presse à la Ville de Lyon avant de bifurquer vers la politique. Pouvez-vous nous résumer votre parcours ?
- 1:22OuverteRéponse directe
Il y a six ans, si on vous avait dit que Jean-Michel Aulas serait en 2026 l'homme providentiel d'une large coalition de la droite au centre-gauche, vous auriez souri ?
- 2:27FerméeRéponse directe
Cette coalition rassemble Renaissance, LR, Modem, UDI, Horizon. Ça ne vous affrait pas ?
- 3:23RelanceÉludée
Est-ce que vous ne pensez pas qu'il avance masqué en faisant au fur et à mesure la pare-balle à la droite ?
- 4:25OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui a rapproché Renaissance de la candidature de Jean-Michel Aulas ? C'est l'assurance de gagner, sa personnalité ou son diagnostic de la situation actuelle à Lyon ?
- 7:05OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a déjà des choses sur lesquelles vous avez fait infléchir Jean-Michel Aulas ou en tout cas convaincu de prendre telle ou telle direction ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:38Invité politiqueFait
« On partage avec lui, effectivement, un diagnostic sévère sur la gestion écologiste qui est très coûteuse pour le bon fonctionnement de notre ville, pour le quotidien de nos concitoyens, pour le développement de cette ville, pour son rayonnement. »
- 5:13Invité politiqueFait
« Le tourisme n'est pas, pour eux, la principale des priorités, parce que, toujours, on est dans cette logique de décroissance, et que si on fait venir trop de touristes, il va y avoir une problématique de gestion de notre ville. »
- 6:23Invité politiqueFait
« On a aussi des valeurs qui nous sont très importantes en matière d'humanisme, en matière de lutte contre les inégalités, en matière de lutte contre le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie, les discriminations en tout genre. »
- 9:02Invité politiqueFait
« C'est un garçon qui a un charisme énorme. C'est quelqu'un qui a un charisme énorme. »
- 11:19Invité politiqueFait
« Vous avez déjà fait une campagne électorale, c'est pas possible. »
- 12:38Invité politiqueFait
« Ce qu'on peut beaucoup reprocher aux écologistes actuellement, c'est l'absence totale de planification. Cette folie des travaux menés tous en même temps, ce bazar total qu'ils ont créé à Lyon avec les incidents, les incidences, pardon, que cela a sur la vie de nos concitoyens. »
- 14:19Invité politiqueFait
« Bien entendu, que le chiffrage est essentiel parce qu'on ne fera pas de promesses comme cela démagogiques. »
- 17:30Invité politiqueFait
« Oui, ça aura un impact. Parce que justement, le système maintenant datait et il y avait une inégalité par rapport au territoire. »
- 20:57Invité politiqueFait
« Il n'y avait déjà pas de majorité absolue. Ça, c'est clair et net. La situation était difficile. »
- 22:37Invité politiqueFait
« Démocratiquement, c'est extrêmement important. On en parlait juste avant. C'est vrai que c'est un acte de défiance, de maltraitance presque, j'aurais envie de dire. »
- 24:56Invité politiqueFait
« Le parti socialiste a été longtemps à la tête de l'État, à la tête avec un président de la République, après avec des chefs de gouvernement. »
- 28:03Invité politiqueFait
« Jean-Michel Lasse n'accédera pas à la métropole, la loi ne lui permet pas »
- 28:46Invité politiqueFait
« Beaucoup parient sur le fait que Renaissance ne survivra pas à son créateur Emmanuel Macron »
- 29:07Invité politiquePromesse
« Moi je sais que Renaissance sera encore là dans 10 ans »
- 29:32Invité politiquePromesse
« Moi je souhaite qu'il ait un métro dans 10 ans »
- 30:25Invité politiquePromesse
« Je souhaite que dans 10 ans nous soyons plutôt sur des travaux du métro que du Téol »
- 30:52Invité politiqueFait
« Quand on voit la montée des extrêmes, la montée des populistes »
- 34:34InvitéFait
« Mon cri d'alerte lancé à travers cette ville depuis plusieurs années a été entendu »
- 36:58InvitéFait
« Le nombre de nos consoeurs ou confrères qu'on vient voir parce que la hauteur de l'arbuste ne va pas »
- 37:31InvitéFait
« Le rôle de la ville et le rôle de nos élus c'est de comprendre et que c'est d'accompagner »
- 37:59InvitéFait
« C'est ce qu'amène Jean-Michel Aulas »
- 40:36Invité politiqueFait
« Une campagne ça se gagne pas sur les réseaux, ça se gagne au bistrot »
Temps de parole
- Thomas Rudigoz59 %
- Présentateur26 %
- Invité15 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première. L'invité politique du samedi. Wilfried Delacour. Bonjour à tous. Effectivement, on termine cette matinée du samedi sur Lyon Première avec l'invité politique de la semaine. Et justement, il y a tout juste une semaine, Jean-Michel Hollasse officialisait sa candidature à la mairie de Lyon lors d'un grand meeting où H7 à Confluence, tout acquis au nouveau mouvement Cœur Lyonnais. Un secret de polichinal de plusieurs mois pour l'ancien président de l'Olympique lyonnais et toujours vice-président de la Fédération Française de Foot.
Le match contre la majorité écologiste ne fait donc que commencer avant le coup de sifflet final de mars prochain. On va en parler aujourd'hui avec l'un de ses soutiens et chevilles ouvrières, Thomas Rudigoz, chef de file du parti Renaissance pour la Ville de Lyon. Bonjour, chers confrères. Bonjour. Je dis cela parce que vous avez commencé votre carrière professionnelle en tant que journaliste, au progrès notamment, et dans les relations presse de la Ville de Lyon, mais vous avez très vite bifurqué vers la politique.
Chef de cabinet d'Anne-Marie Comparigny, présidente centriste de la région Ronaldp au début des années 2000, avant d'être élue conseiller municipal en 2008 sur la liste de Gérard Collomb, puis conseiller général. Votre fière, c'est le cinquième arrondissement dont vous avez même été maire entre 2014 et 2017. Avant d'être député de la première circonscription de 2015, vous êtes conseiller de la métropole. Thomas Rudigoz, tous ses mandats font de vous un parfait connaisseur du milieu politique de la région et de la métropole.
Alors, il y a six ans, si on vous avait dit que Jean-Michel Lelasse serait en 2026 l'homme providentiel d'une large coalition de la droite au centre-gauche, vous auriez souri ?
J'aurais peut-être un peu souri, mais j'aurais quand même pensé que c'était possible, parce que je me rappelle d'un temps où on citait déjà son nom dans les années 2000, sur un certain intérêt qu'il avait pour les municipales, pour un engagement politique. Il y avait des acteurs lyonnais qui aussi parlaient de lui, parce qu'ils pensaient que ça pouvait être l'homme providentiel. A l'époque, c'était plutôt pour, justement, peut-être remplacer Gérard Collomb. Et comme leur relation était bonne... Oui, quasi fusionnelle, évidemment.
Je ne sais pas si c'était fusionnel, je n'y raconte pas juste pas. En tout cas, voilà, Gérard Collomb était un fervent supporter de l'OL, évidemment.
Voilà, il s'entendait bien, oui. Ils se respectaient, ils ont beaucoup travaillé ensemble. Donc voilà, je pense que c'est là où Jean-Michel Lelasse a finalement pas donné suite à cela. Mais c'est vrai que oui, c'était certainement que je n'aurais pas fait un pari très élevé pour que Jean-Michel Lelasse, en 2026, soit candidat à la mairie de Lyon.
Alors, je parlais d'une large coalition. Il y a Renaissance, le mouvement dont vous êtes le chef de file à Lyon, les Républicains, le Modem, l'UDI, Horizon également. Ça ne vous affrait pas ?
Au contraire, non. Je souhaitais... C'est pour ça que très vite, quand Jean-Michel Lelasse a manifesté un intérêt pour un engagement, il y a de ça quelques mois, j'ai très vite échangé avec lui parce que je pensais que ça pouvait être l'homme qui pouvait faire ce rassemblement. Parce qu'autrement, il faut le reconnaître, dans chaque famille politique, il y avait plusieurs responsables, dont moi pour Renaissance, Emmanuel Hamelin pour le Modem, Pierre Oliver pour l'ILR par exemple.
Il y avait des pré-candidats dans quelque part.
Voilà, mais bon, on sentait que chacun avait envie d'y aller, peut-être rassembler les autres, mais que ce soit lui ou elle qui soit en tête de liste. Donc, il fallait une personne un peu incontestable qui, par sa notoriété, par sa réputation, par son histoire, soit rassembleur. Et c'est pour ça que je pense que c'est la force de Jean-Michel Lelasse, c'est d'être un grand rassembleur.
Un grand rassembleur, il se présente d'ailleurs sans étiquette. Mais justement, est-ce que vous ne pensez pas qu'il avance masqué en faisant au fur et à mesure la pare-belle à la droite ?
Ah non, vous verrez quand on aura les listes qui seront présentées. Alors, ce n'est pas pour tout de suite, chaque chose dans son temps. On est encore loin de l'échéance. Il y a pas mal de choses à faire. Les choses sont en train de se mettre en place. On parlait d'ailleurs tout au long de cette émission. Voilà, les choses se mettent en place. Et il l'a toujours dit, c'était vraiment un élément essentiel, c'était que 50% des listes soient constituées de citoyens non partisans, qui ne viennent pas des partis politiques. Alors, nous, on lui a rappelé que les partis politiques avaient une utilité dans le débat politique, démocratique, dans la vie de la cité.
Donc, c'est pour ça qu'il y a eu un moment donné un temps un petit peu long, peut-être pour certains, pour qu'on arrive à cet accord et puis à ce grand rassemblement avec ce meeting la semaine dernière. Mais vous verrez, ce sera avant tout des gens qui n'ont pas appartenu à des partis qui seront en plus grand nombre.
On aura l'occasion, effectivement, dans cette émission, de parler notamment du comité de soutien à la candidate de Jean-Michel Eulasse, effectivement, qui est destinée à rassembler des personnes de la société civile. Pour revenir quand même aux partis, et notamment le vôtre, dont vous êtes le chef de file Renaissance, qu'est-ce qui a rapproché Renaissance de la candidate de Jean-Michel Eulasse ? C'est l'assurance de gagné, sa personnalité, vous en parliez ? Ou son diagnostic de la situation actuelle à Lyon ?
On partage avec lui, effectivement, un diagnostic sévère sur la gestion écologiste qui est très coûteuse pour le bon fonctionnement de notre ville, pour le quotidien de nos concitoyens, pour le développement de cette ville, pour son rayonnement. Et on a connu des heures plus glorieuses, et sans vouloir faire du passéisme, parce que c'est pas comme c'est là.
Sur le plan international, sur le plan national également, la place de Lyon, encore une fois, sur le plan national et international ?
Sur la vie de la cité, sur son rayonnement, je crois que le tourisme n'est pas, pour eux, la principale des priorités, parce que, toujours, on est dans cette logique de décroissance, et que si on fait venir trop de touristes, il va y avoir une problématique de gestion de notre ville. Et nous, au contraire, on pense que tout en ayant le sens, évidemment, de l'écologie, du développement durable, cela peut se faire tout en ayant une activité économique, touristique, comme nous l'avions connu par le passé.
Donc ça, c'est ce que vous a rapproché de Jean-Michel Aulas. D'ailleurs, vous avez beaucoup discuté, avant de rejoindre Jean-Michel Aulas, pour vous assurer quand même de ses prises de position. Bien sûr qu'on a eu un grand nombre de discussions. Ça a duré combien de temps, à peu près ?
Ça a duré plusieurs semaines. Ça s'est fait, alors après, on n'était pas tous les jours en contact. Parce que voilà, après, nous, on lui écrivait un certain nombre de points, qu'on estimait essentiels. Après, il prenait le temps d'analyser, et puis de répondre. Et puis, on a aussi voulu nous partager. Moi, je voulais à tout prix que tout cela soit partagé au plus haut niveau de ma famille politique, c'est-à-dire auprès de Gabriel Attal. Et donc, j'ai eu aussi l'occasion d'en parler à Gabriel Attal plusieurs fois. Du coup, il a apporté son soutien, d'ailleurs, la semaine dernière. Exactement. Et lui-même l'a rencontré. Par deux fois, ils se sont rencontrés.
Parce que Gabriel Attal lui a aussi expliqué comment Renaissance, quelle était la vision aussi de Renaissance. C'est-à-dire qu'on a aussi des valeurs qui nous sont très importantes en matière d'humanisme, en matière de lutte contre les inégalités, en matière de lutte contre le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie, les discriminations en tout genre. Et ça, c'était des choses sur lesquelles... Ça faisait partie des points communs, effectivement, qui étaient... Il vaut mieux se le dire. Il vaut mieux qu'on parte sur des bonnes bases et qu'on se le dise. Quelles sont notre vision de la société et de la cité ? Et après, bien entendu, on aura des débats.
On a eu déjà des débats sur tel ou tel point du programme. Mais dans l'ensemble, en grande majorité, on est en phase.
C'est-à-dire qu'il y a des constats qui ont été faits sur les prises de position de chaque camp. Est-ce qu'il y a déjà des choses sur lesquelles vous avez fait infléchir, Jean-Michel Hollasse ? Ou en tout cas convaincu de prendre telle ou telle direction ?
Oui. Après, c'est nos discussions en interne. Donc, ce n'est pas vraiment très intéressant. Ce qui, maintenant, est très intéressant, c'est de voir ce rassemblement, cette unité, pour une nouvelle offre, pour une alternance au niveau de la ville de Lyon. Et pour, encore une fois, avoir un projet qui est construit aussi avec... Là, on va avoir toute une phase, bientôt, de travail sur des ateliers. On avait nous-mêmes déjà travaillé, pareil, je sais, chez d'autres. Parti politique, comme Horizon, le Modem, les LR avaient aussi fait un travail en amont. Donc, maintenant, on met tout cela en commun.
Mais on a aussi, à la demande de Jean-Michel Hollasse, un travail avec des gens de la société civile qui vont participer. Parce qu'un projet d'une ville, c'est immense. Et ça sera pragmatique d'après ce que vous mettez en place comme méthode. Voilà, ce qu'on veut mettre en place, c'est ça aussi, sa volonté, quand je vous parlais de la société civile. Il veut qu'elle soit associée. Il veut qu'elle soit associée. Et donc, il va nommer, comme cela, des responsables de groupes de travail qui vont être chargés de participer à la construction du projet.
Jean-Michel Hollasse, comment vous le définiriez, sa personnalité ? Parce que c'est ça aussi auquel vous vous raccrochez, évidemment.
C'est un homme hors normes. C'est un homme qui a eu une réussite à Lyon assez incroyable en tant que chef d'entreprise avec la Cégide.
Et puis après... Alors, ça, on le sait tous. Mais encore une fois, de l'intérieur, vous qui le connaissez maintenant relativement bien.
Alors, vous savez, moi, je le côtoie depuis longtemps. Mais comme d'autres, parce que c'était ce président emblématique, historique de l'Olympique lyonnais dont j'étais supporter et j'ai souvent été au stade. Donc, j'ai eu l'occasion de le croiser.
Est-ce qu'il vous fait penser qu'il peut gagner ? Que vous allez remporter à l'élection municipale de mars prochain ? C'est quoi ? C'est sa personnalité, quand même, qui est évidemment assez emblématique, comme vous le disiez ?
C'est un garçon qui a un charisme énorme. C'est quelqu'un qui a un charisme énorme. Et tout en ayant ce charisme de chef, donc c'est quelqu'un, on sent tout de suite le patron, le chef, le président qu'il a été, mais tout en étant quelqu'un qui fait confiance et qui veut, justement, déléguer. C'est son grand mot, dès le départ, qu'il m'a dit. Moi, vous savez, Thomas, je déléguerais parce que j'ai toujours fonctionné comme ça, parce que quand on veut vivre une telle aventure, réussir un tel projet, on ne peut pas y arriver seul. Donc, à la fois ce charisme, ce côté chef d'équipe très fort et en même temps...
Chef d'équipe, ce n'est pas quelque chose d'anodin, évidemment, quand on dirige une grande équipe de foot, bien entendu.
Oui, c'est quelqu'un, comme quand il était patron de son entreprise, qui a eu plusieurs milliers de salariés. Mais comme il nous expliquait, moi et à d'autres, qu'ils l'avent rejoint, il a toujours aussi délégué, fait confiance, parce qu'il dit qu'on ne peut pas réussir seul une telle aventure, quand on est dans des grandes aventures. Il dit, je n'aurais pas réussi sans... Alors, je n'ai pas tous les noms qu'il m'avait cités, mais quand il a réussi avec l'Olympique lyonnais, bien sûr, Bernard Lacombe. On pense à Bernard Lacombe, mais à tant d'autres, sur lesquels il s'est appuyé. Par contre, après, c'est un chef, c'est lui qui tranche. C'est très cadré, finalement.
On propose, il faut trancher, et ça, il n'hésite pas.
Et ça, c'est un chef d'entreprise qui tranche. Oui, tout à fait. Et justement, on a envie de connaître les méthodes de travail de l'intérieur, c'est-à-dire que vous vous sentez un petit peu à l'entraînement comme à l'Olympique lyonnais ?
C'est quelqu'un, oui, après, il aime les résultats, donc il faut aussi lui montrer qu'on est compétent, qu'on est bon dans sa ville, dans son territoire. D'ailleurs, j'ai eu beaucoup de plaisir à l'accueillir la semaine dernière aussi, juste avant le meeting, sur un marché du cinquième arrondissement, le point du jour pour ne pas le nommer. Et bon, voilà, ça s'est très, très bien passé. Et bon, donc, il attend de nous, justement, qu'on puisse l'emmener au contact du maximum d'acteurs. Il veut faire deux arrondissements par semaine. C'est très important pour lui. Et donc là, on est en responsabilité pour organiser toute cette campagne avec lui.
Est-ce que Jean-Michel Alias a tous les codes de la politique ? Parce que finalement, encore une fois, il était chef d'entreprise, il a été toute sa vie professionnelle. Est-ce que c'est quelque chose, quand même, qu'il doit acquérir ?
Je pense qu'il n'a peut-être pas tous les codes de la politique, mais par exemple, je reviens sur cette opération de tractage, je lui ai dit à la fin, mais je suis très, très surpris, vous avez déjà fait une campagne électorale, c'est pas possible. Franchement, il m'a rappelé Gérard Collomb dans sa capacité à aller voir tout le monde. Moi, j'ai connu tellement d'hommes et de femmes politiques qui étaient quand même des fois pas toujours très à l'aise avec cet exercice du contact au plus proche de nos concitoyens, et lui, il est dans une grande aisance. Donc, il a ce genre de code. Après, je pense aussi qu'il reste qui il est, sa spontanéité, et qu'il vienne de la société civile.
On ne veut pas retrouver un pur politicien.
On va avoir l'occasion, encore une fois, d'y revenir dans quelques minutes. On va marquer une petite pause dans cette émission, et puis on reviendra justement sur ces méthodes de travail que vous allez développer au fur et à mesure des semaines dans le cadre de la candidature de Jean-Michel Aulas à la mairie de Lyon. A tout de suite sur Lyon 1ère. Merci d'être avec nous. C'est le retour de l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère. Merci d'être avec nous en cette fin de matinée avec notre invité aujourd'hui, Thomas Rudigo, chef de file du parti Renaissance pour la ville de Lyon.
Alors, Thomas Rudigo, on parlait juste avant la petite pause de votre campagne qui s'amorce avec Jean-Michel Aulas, aux côtés de Jean-Michel Aulas. Est-ce que la mairie de Lyon, pour vous, se gagnera en temps, alors que Jean-Michel Aulas est plus qu'entrepreneur ou plus politicien ?
Ce sera autant que politique, là, parce que son passé d'entrepreneur va le servir dans sa capacité, je l'ai dit, de meneur d'hommes, d'organisateur, de quelqu'un qui planifie, qui... Ce qu'on peut beaucoup reprocher aux écologistes actuellement, c'est l'absence totale de planification. Cette folie des travaux menés tous en même temps, ce bazar total qu'ils ont créé à Lyon avec les incidents, les incidences, pardon, que cela a sur la vie de nos concitoyens.
Vous parlez des écologistes,
qui sont au pouvoir depuis 2020. Des acteurs économiques, oui, des commerçants, donc oui, des écologistes qui, eux, ne savent pas planifier. Donc ça, ces qualités-là, il les a, ça va être très important. Mais après, l'homme politique qu'il va devenir, l'homme public qu'il va devenir, doit embrasser toute une série d'autres sujets et voilà, là, il va rentrer dans une autre dimension. Alors justement,
j'allais vous poser la question de savoir si le programme était déjà complet. Évidemment, il y a des orientations qui ont déjà été demandées. Dégage à la droite, par exemple, la constitution éventuelle d'une police au niveau de la métropole. Dégage à la gauche, la gratuité des transports en commun pour les faibles revenus, un référendum annuel. Est-ce qu'aujourd'hui, il y a encore des idées à mettre sur le papier ? C'est ce que je vous disais.
Bien sûr, les groupes de travail, donc évidemment, qu'il avait commencé à travailler sur un certain nombre de... C'est un peu comme ça, les règles aussi d'une campagne électorale. Il faut quand même un certain nombre des fois de premiers dossiers, de premières propositions fortes. Mais après, le projet n'est absolument pas terminé. Comme je vous disais, construire un projet pour une ville, c'est très large. En plus, on a la volonté de ne pas faire que pour la ville parce qu'il y a certaines des compétences qui relèvent de la métropole. Donc, il va falloir qu'on mène en plus de campagne électorale, ville et métropole.
Donc, ce travail-là va commencer avec ces groupes de travail et avec ces acteurs de la société civile qui vont acteurs du monde économique, du monde culturel, du monde sportif, du monde associatif qui vont travailler sur un certain nombre de thématiques. Et donc, il y a encore beaucoup de choses à faire. Est-ce qu'il veut dire qu'à ce stade, le programme n'est pas forcément chiffré, en tout cas sur tous les plans ? Alors, bien entendu, que le chiffrage est essentiel parce qu'on ne fera pas de promesses comme cela démagogiques. Il faudra, d'ailleurs, les premières propositions qu'il a faites, il a commencé à les chiffrer. Vous commencez à en parler sur des mesures sociales.
Donc, il les a chiffrés parce que voilà, on retrouve l'homme d'entreprise qu'il a été qui a eu beaucoup de succès. À chaque fois, ces entreprises ont été florissantes. Il n'a jamais eu de déboire à ce niveau-là. C'est toujours été des succès historiques. Il a sa dimension chez lui quand même, effectivement. Et l'argent public comme l'argent de son entreprise est extrêmement important et il est très vigilant sur ces questions-là. Donc, tout sera chiffré. Et bien entendu, que si à un moment donné, on commençait à réser gratis, ça ne sera pas possible avec lui, ça ne se fera pas.
Est-ce que le match pour vous, Thomas Rudigo, est déjà payé, je veux dire, par là, avec une coalition rarement vue, avec un soutien du Toulion, on l'a vu en tout cas dans le meeting de la semaine dernière, des sondages aussi qui avaient été commandés, mais y compris par Jean-Michel Hollas. Est-ce qu'aujourd'hui, vous pensez que, encore une fois, vous êtes allié au cheval de tête
je ne suis pas du tout quelqu'un qui va s'emballer. Donc, je pense que là, on a réuni les conditions pour réussir. Je pense que là, on a fait cette union comme vous le définissez très bien, comme ça n'a pas été fait depuis très longtemps. Donc, ça, ça sera un élément très important parce que moi, je le vois, les Lyonnais et les Lyonnais que je rencontre, ils me demandent maintenant, vous vous unissez. C'est plus possible, vous ne refaites pas les erreurs du passé. Il faut que cette fois-ci, vous soyez unis pour gagner pour que nous changions d'équipe et que ce soit vous qui soyez aux manettes. leur soutien et qu'ils sont en nombre aussi.
Il ne faut pas les négliger, les sous-estimer, loin de là. Donc, je pense que ça va être un combat, enfin, une bataille politique qui va être âpre et qu'il va falloir aussi rassembler des gens qui ne sont pas du monde politique. On a beaucoup parlé de rassemblés en politique mais maintenant, il faut rassembler nos concitoyens, des gens qui n'ont pas obligatoirement pour l'instant fait un choix. Ils auront beaucoup de doléances,
j'imagine aussi.
Ils auront des doléances, il faudra les écouter. Ça fait aussi partie de ce temps-là, de l'automne où nous allons aller à leurs rencontres sur le terrain. Nous avons déjà recommencé. Moi, j'ai déjà fait un certain nombre de marchés pour être en contact avec eux et c'est comme cela, je pense, c'est l'équipe qui sera le plus mobilisée et je pense qu'on a beaucoup d'atouts pour cela mais il y a encore des choses, des gens à rassembler. Je pense par exemple à Georges Kepénéquieran qui a annoncé qu'il était candidat et je comprends la logique de Georges que je connais depuis de nombreuses années avec qui j'ai beaucoup d'amitié, pour qui j'ai beaucoup d'amitié, pardon.
Mais voilà, j'espère que Georges pourra nous rejoindre parce que là, on aurait vraiment une équipe très large rassemblée et qui là, ce sera un vrai gage de réussite et de succès.
Alors Thomas Rodigoz, il y a une donnée nouvelle quand même pour ces futures élections municipales, c'est le nouveau mode de scrutin pour Paris-Lyon-Marseille avec des Lyonnais qui vont désigner directement leurs conseillers municipaux sur des listes identiques dans tous les arrondissements. Est-ce que vous avez déjà modélisé, j'allais dire, quelque part, l'impact de cette réforme pour la candidature de Jean-Michel Aulas ? Moi, j'y étais favorable. Modéliser,
je ne peux pas vous dire non, on n'a pas fait de modélisation informatique, Tchad-GPT. C'était peut-être
une formule, mais en tout cas, déjà imaginé que cela pouvait avoir un impact
sur les résultats. Oui, ça aura un impact. Parce que justement, le système maintenant datait et il y avait une inégalité par rapport au territoire. Si vous voulez, je prends juste un exemple. En 2020, le premier arrondissement, au deuxième toit, il n'y avait qu'une liste. Il y avait une liste de gauche qui avait rassemblé toute la gauche, parce que les écologistes, j'en profite pour le rappeler, sont toujours avec LFI, il ne faut pas l'oublier quand même. C'est important, plus c'est socialiste. Eh bien, les électeurs du centre, de droite, ils n'avaient plus de choix. Donc, leur voix n'a pas d'ailleurs été votée, puisque ça ne servait à rien.
Ils ont voté blanc, donc ça n'a pas beaucoup d'intérêt. Cette fois-ci, cette situation ne pourra pas se produire. Donc, il y aura une offre et quel que soit l'arrondissement, sa configuration, votre voix comptera. Et c'est, je pense, effectivement, une réforme qui était importante en matière démocratique et qui sera effectivement plus efficace dans notre bataille politique
que nous allons mener. Alors, être sans étiquette, je le rappelais, c'est le cas de Jean-Michel Houlas, ou du moins rassembler les différentes tendances à ce que propose aujourd'hui le parti Renaissance. Son secrétaire général, Gabriel Attal, ancien Premier ministre, est pour vous la bonne personne, sur le plan national d'ailleurs, pour faire bouger les lignes dans les mois qui viennent.
Tout à fait, oui. Moi, Gabriel Attal, je le connais depuis un certain nombre d'années. j'ai suivi son parcours dans les différents ministères qu'il a occupés, que ce soit au compte public, à l'éducation nationale, et puis après, en tant que Premier ministre. Je pense qu'il a une capacité, lui aussi, à son niveau, à rassembler, un peu dans l'esprit, enfin, pas qu'un peu, dans l'esprit qui était la genèse d'En Marche, le mouvement qu'avec Emmanuel Macron, justement, de prendre, et la République En Marche en suite, tout à fait, de prendre des acteurs de la vie politique qui soient à la fois de gauche, de la gauche sociale-démocrate, modérée, jusqu'à la droite modérée.
Et je pense, je crois encore à cette proposition. Beaucoup n'y croient plus. Oui, je sais que beaucoup n'y croient plus, mais moi, j'y crois, et je pense que Gabriel Attal a cette capacité-là. et il fait un formidable travail au sein de Renaissance pour justement relancer ce parti, pour faire préparer 2027 et avoir justement...
Alors, c'est que préparer 2027 ou à des sujets, des thèmes, justement, qui feront la campagne de 2027 ?
C'est lié. Quand nous étions aux universités de rentrée à Arras, Gabriel Attal a développé dans son discours un certain nombre d'avancées qu'il souhaite pour notre pays. Et là, de la même façon, on parlait du travail que nous allons faire avec Jean-Michel Lasse, de la même façon, Gabriel Attal nous a mis au travail. Il a demandé aux responsables de fédérations de Renaissance à travers la France, aux animateurs, aux politiques, qu'ils soient députés ou simples élus locaux, de justement réunir les militants, mais pas obligatoirement que des militants. On peut là aussi ouvrir à la société civile pour sur les grands chantiers qui seront portés au débat en 2027. Nous soyons prêts.
Alors, Gabriel Attal en Seine m'avait peu goûté, je dirais, la dissolution au printemps 2024. Je crois que c'est votre cas aussi puisque vous étiez député et que, du coup, vous avez été renvoyé vers les électeurs. Malheureusement, ça s'est mal passé ensuite. Qu'est-ce qui se serait passé, selon vous, s'il n'y avait pas eu cette dissolution, justement ? Alors, il n'y aurait pas eu les censures, mais qu'est-ce qui se serait passé réellement pour vous ? Il y avait quand même déjà cette division dans la société sur l'échiquier politique.
Il n'y avait déjà pas de majorité absolue. Ça, c'est clair et net. La situation était difficile. On le voyait qu'on avait beaucoup de mal et les projets de loi de finances passaient avec le 42-3, ce qui n'est absolument pas satisfaisant. Moi, je pense qu'on avait encore, on l'avait vu sur certains textes, la capacité à élargir avec d'autres types politiques pour créer cette majorité texte par texte. Sur le budget, je pense que ce n'était pas simple, mais il y avait encore une possibilité de le faire.
On le voit finalement, bon, après cette dissolution est une situation encore plus mauvaise que celle de 2022, puisqu'il n'y a encore vraiment absolument pas de majorité du tout des blocs qui s'opposent. Eh bien, on le voit, ils ont pu créer quand même une coalition gouvernementale avec Renaissance, avec Horizon, avec le Modem et avec les Républicains. Voilà ce qu'on fait d'ailleurs au niveau local, encore une fois, avec Jean-Michel Hollasse. Eh bien, je pense qu'en 2022, à l'automne 2024, à l'automne 2024, c'était quelque chose qui aurait été possible. Maintenant, on ne va pas refaire l'histoire. Avec Dessy, on mettrait Paris en bouteille. Alors,
on ne va pas refaire l'histoire, mais est-ce que vous pensez qu'une nouvelle dissolution serait possible dans le contexte actuel ?
Je ne souhaite pas, je n'espère pas, j'espère qu'on n'en arrivera pas là. Maintenant, il en va de la responsabilité des partis politiques. On n'a pas senti beaucoup d'accord hier entre les oppositions et le nouveau Premier ministre. On voit qu'il y a là une forme aussi de bras de fer qui s'est instaurée, des fois de la surenchère. Bon, ça fait partie aussi des règles du jeu, qui ne sont pas toujours des bonnes règles, je le reconnais, mais qui existent. Maintenant, on va voir le Premier ministre dans les propositions qu'il fera. Il a déjà commencé à le faire aux partis. Il a annoncé hier le fait qu'il ne recourguerait pas au 49-3. Démocratiquement, c'est extrêmement important.
On en parlait juste avant. C'est vrai que c'est un acte de défiance, de maltraitance presque, j'aurais envie de dire. Donc, c'est un gage qu'il donne aux partis politiques. Maintenant aussi, c'est aux groupes parlementaires de prendre leurs responsabilités. Et ça n'arrangera rien, une dissolution. Parce que je pense qu'on n'aurait pas de majorité pour autant, de majorité absolue. Le retour au pouvoir
de l'Assemblée nationale, c'est quelque chose qui n'est pas pour vous déplaire, vous, ancien député ? Bien sûr.
Je pense qu'il va falloir que notre pays apprenne à travailler à la mode allemande. On pense souvent à eux avec ces coalitions gouvernementales qui peuvent aller des écologistes jusqu'à la droite allemande, à la CDU. Ou des fois même, dans certaines situations, on peut avoir même les socialistes et la droite qui s'unissent. Donc, c'est quelque chose qui peut être possible quand même en France. Mais moi, je pense qu'il faut qu'on y arrive. Je ne dis pas que ça soit, ça doit être l'alpha et l'oméga. Si on peut avoir des majorités claires et nettes avec une seule famille politique et des alliés centristes, par exemple, très bien.
Mais si on n'y arrive pas, il faut trouver d'autres façons de faire. Autrement, le pays est bloqué, on le voit bien. Il faut qu'on s'inspire de ce qui se passe ailleurs chez nos voisins européens qui sont des grands pays démocratiques et qui arrivent à fonctionner avec ce système-là.
Alors, Thomas Rodigoz, vous étiez au Modène, le parti de François Bayrou jusqu'en 2012. Vous le connaissez bien. Quelle analyse faites-vous de son passage à Matignon ? Il s'est mal terminé.
Il a duré plus longtemps que le précédent, que M. Barnier. Donc, il a fait preuve quand même d'un certain talent de négociation. Je pense que, malheureusement, j'aurais du mal à commenter parce que je n'ai pas assez d'informations sur ce qui a motivé sa décision de faire un vote de confiance dont on savait le résultat. Donc là, je ne peux pas imaginer que François Bayrou ait fait preuve d'amateurisme parce que c'est quelqu'un de très expérimenté de la vie politique. Certains ont parlé de cette sortie par le haut parce qu'il allait se faire censurer quelques temps après. Est-ce que c'est la vraie hypothèse ?
Mais quoi qu'il en soit, je pense que là aussi, ce n'était pas la bonne méthode comme la dissolution. Il valait mieux. Il y avait encore d'autres choses à tenter. Il pouvait trouver des accords comme en train de le faire Sébastien Lecornu. On le voit, malheureusement, des fois, ils ont des partenaires, je pense particulièrement socialistes, qui sont absolument irresponsables, qui se veulent un parti de gouvernement. Le parti socialiste a été longtemps à la tête de l'État, à la tête avec un président de la République, après avec des chefs de gouvernement. On voit là un parti socialiste qui court derrière et les filles. C'est assez pathétique comme image.
Le Premier ministre a dit que les discussions se passaient beaucoup mieux dans les bureaux. Vous croyez à ça, effectivement, qu'il y ait un double discours des différents partis d'opposition ?
Ils sont prêts à tenir d'autres positions que ce qu'ils peuvent dire sur certains plateaux. Mais néanmoins, moi je reste prudent parce que je pense qu'il y a peut-être des choses qui avancent dans ces réunions à Matignon. Mais on n'est jamais à l'abri d'un coup de jarnac de certains. Et moi je crains tout particulièrement. En fait, il y a une forme de surencher chez les socialistes. Je pense qu'il y a une partie des députés socialistes qui sont prêts à des concessions, qui sont prêts à faire en sorte que ça marche. Mais d'autres qui ont tellement peur des conséquences politiques qu'ils auraient en représailles de LFI qu'ils se couchent.
Il n'y a pas d'autre mot.
L'analyste Thomas Rodigoz qui était ancien journaliste je le rappelle mais qui depuis les années, début des années 2000 évidemment, a rallié la politique. On va vous retrouver Thomas Rodigoz on va marquer une petite pause quelques minutes sur l'antenne avec une prochaine invitée qui n'est autre que Lorceda qui a été nommée, qui vient d'être nommée d'ailleurs présidente du comité de soutien à Jean-Michel Aulas. A tout de suite et merci d'être avec nous sur Lyon 1ère. L'invité politique du samedi sur Lyon 1ère merci d'être avec nous jusqu'à midi avec notre invité aujourd'hui Thomas Rodigoz le chef de file du parti Renaissance pour Lyon.
Alors Thomas Rodigoz j'ai une petite question à vous poser.
Tiens si on se donnait rendez-vous dans 10 ans
Alors si on se donnait rendez-vous sur Lyon 1ère par exemple dans 10 ans quel visage aurait Lyon pour vous ?
Écoutez j'espère que ça sera une ville qui comme je vous disais en début d'émission qui retrouvera cette belle image à l'international en France qui sera à nouveau une ville qu'on mettra en avant que des maires espéreront faire aussi bien comme nous l'avons connu par le passé et puis une ville où tout le monde vive en harmonie. Moi ce que je regrette beaucoup dans ce qui se passe actuellement c'est que je ne ressens pas chez M. Douceg un maire de tous les Lyonnais.
Alors excusez-moi de revenir encore peut-être à l'image de Gérard Collomb mais Gérard Collomb était malgré qu'il était du parti socialiste qu'il avait toute son histoire à gauche il avait réussi à devenir le maire de tous les Lyonnais mais pour cela il faut aimer il faut rassembler il faut associer les gens donc je veux une ville qui soit justement plus où on travaille ensemble en harmonie alors on aura des différences je ne suis pas un bisounours mais je pense qu'il faut qu'on retrouve cet apaisement là actuellement il y a beaucoup de fractures alors ce n'est pas qu'à Lyon je ne vais pas mettre toutes les critiques sur M.
Doucet mais cette société très fracturée qu'on connaît dans notre pays il faut qu'on arrive à de l'apaisement et ça c'est le rôle aussi d'un maire donc je veux qu'on retrouve une ville plus apaisée plus en paix plus en harmonie
alors une ville et puis une métropole aussi parce que j'imagine que le combat de Jean-Michel Lasse que vous soutenez c'est aussi d'accéder à la métropole alors non
Jean-Michel Lasse n'accédera pas à la métropole la loi ne lui permet pas mais bien entendu je vous en ai parlé il va s'investir là aussi on souhaite un large rassemblement sur l'ensemble de la métropole avec Jean-Michel Lasse ses équipes nous qui sommes déjà avec lui et on pense pouvoir faire un rassemblement Jean-Michel Lasse veut un rassemblement très large aussi au niveau de la métropole parce que de toute façon pour tous ces projets que nous avons si nous n'avons pas remporté la métropole nous ne pourrons pas les mettre en pratique en oeuvre
Renaissance dans 10 ans alors je le disais vous êtes chef de file du parti Renaissance ici à Lyon comment vous voyez ce parti dans 10 ans est-ce qu'il existera toujours d'ailleurs et sur quelle base sur quel fondement sur quelles idées
oui beaucoup parient sur le fait que Renaissance ne survivra pas à son créateur Emmanuel Macron moi je crois quand je vois comment on fonctionne comment on travaille comment s'investit Gabriel Attal et la vision qu'il a de sa société et cette implication aussi lui aussi c'est un homme qui s'implique à 100% pour cet engagement moi je sais que Renaissance sera encore là dans 10 ans on aura des hauts et des bas là on connaît un bas à vos des hauts ça fait partie de la vie politique il faut savoir alors on passe
du national au très local le cinquième arrondissement que vous connaissez bien encore une fois pour avoir été maire de cet arrondissement vous le voyez comment dans le Téol le très moins souterrain de l'ouest lyonnais
moi je souhaite qu'il ait un métro dans 10 ans que ça soit un métro parce que je trouve que c'est une erreur historique Gérard Collomb avait une vision comme sur beaucoup de choses il voulait un métro c'était ça la vraie réponse aux besoins de l'ouest lyonnais et pas un Téol qui sera mixte dont certains ingénieurs disent qu'ils ont des craintes sur son fonctionnement par rapport au niveau de pente il n'y a pratiquement aucun tramway de ceux qui existent dans le monde qui traversent peut-être un ou deux mais qui vont emprunter une pente très raide parce que ça ne manque pas pour rejoindre le plateau voilà donc en plus il va arriver à Confluence il va rejoindre les lignes du T1 et du T2 donc on va tous se retrouver sur les mêmes lignes dès qu'il y aura un problème sur une des lignes ça impliquera donc les gens qui se retrouveront à Alaï ou à Ménival ils ne pourront pas finalement l'utiliser donc ce ne sera pas du tout répondu à l'attente que nous avons donc par exemple je souhaite que dans 10 ans nous soyons plutôt sur des travaux du métro que du Téol
Thomas Rodigos dans la société dans 10 ans alors de manière générale vous la voyez comment plus dur qu'aujourd'hui ou au contraire on aura tourné une page et peut-être qu'on reviendra à des choses un petit peu plus pacifiques
moi je le souhaite c'est sûr que quand on voit les fractures dont on parlait je reconnais que ce n'est pas juste propre à notre ville c'est l'ensemble de notre société c'est l'ensemble même dans le monde quand on voit la montée des extrêmes la montée des populistes c'est ces communautés qui s'affrontent de plus en plus cette France qui finalement se trouve face à face plutôt qu'en harmonie donc j'espère mais ça aussi c'est le rôle des politiques et certains ne vont pas dans ce sens-là je pense partout particulièrement au Rassemblement National et les filles qui au contraire attisent les tensions il faut qu'on oeuvre je ne sais pas comment ça sera exactement là encore je ne vais pas être utopiste mais notre devoir en tant que femme et homme engagée dans la vie publique c'est de créer justement les conditions d'apaisement
et de vivre ensemble alors à propos de mes femmes engagées on va en avoir une de femmes engagées au micro de Lyon Première bonjour Lorséda bonjour à tous voilà alors vous venez d'être nommée et vous êtes l'invité de Thomas Rodrigo vous venez d'être désignée présidente avec Blandine Cuchera du comité de soutien de Jean-Michel Lolas dont on parlait tout à l'heure intitulée Cercle Coeur Lyonnais vous êtes aussi très connue dans le cinquième arrondissement dont on parlait à l'instant évidemment puisque vous êtes l'épouse de l'iconoclaste Christophe Seda des Café 203 dans le 25ème vous êtes depuis plus d'un an l'un des fers de lance aussi de la défense des commerçants lyonnais à travers le collectif des défenseurs de Lyon et puis autre combat malheureusement vous étiez vous êtes la mère de la petite Iris qui a été fauchée mortellement en août 2022 par une ambulance avec son petit ami Warren alors qu'ils étaient sur une trottinette dans le couloir partagé avec les bus sur le quai Maréchal Joffre on s'en souvient tous dans un cas comme dans l'autre même si c'est sans commune mesure évidemment vous n'avez pas de mots assez durs sur la gestion municipale c'est ça ?
Moi vous savez je pense que je suis comme beaucoup de lyonnais ce n'est plus une question de mots c'est une question de réalité c'est une question de regarder en face les choses notre ville et cela fait 27 ans en fait que je suis lyonnais je suis arrivée vraiment toute jeune pendant mes études j'ai travaillé j'ai vu cette ville évoluer et aujourd'hui je constate comme beaucoup de lyonnais cette fracture ces clivages qui peuvent exister notamment sur toute la question de la mobilité et je crois que effectivement il y a eu la mort de ma fille qui fait que j'ai pris la parole et que je me suis engagée très fort pour cette ville pour la sécurité de cette ville pour les autres lyonnaises et lyonnais les autres familles tout simplement pour dénoncer des choses qui pour moi n'avaient pas de sens c'est le sens premier de mon engagement et de ma prise de parole après c'est vrai j'ai rejoint le collectif des défenseurs de Lyon parce que c'était dans la continuité de rejoindre ces femmes et ces hommes qui sont on le rappelle des habitantes des commerçants des gens
des gens qui vivent Lyon au quotidien
Exactement et de se dire il y a un problème il y a un problème avec la méthode qui est employée qui ne respecte pas les usages qui n'entend pas les réalités des habitants des gens qui travaillent et ce n'est pas la question d'avoir des mots assez durs c'est la question d'être lucide
Comment s'est opéré le rapprochement avec la candidature de Jean-Michel Hollande c'est par l'intermédiaire de Thomas Rudigo comment ça s'est produit pour les commentaires tous les deux Pas du tout Non non
Eh bien pas du tout je pense que Jean-Michel Hollande et ses équipes ont entendu parler de moi de mon combat que ça ça l'a touché parce que M. Hollande est plein d'empathie je crois que ce qu'il a c'est qu'il a la capacité à entendre et je crois que mon cri d'alerte lancé à travers cette ville depuis plusieurs années a été entendu et comme c'était couplé à un engagement de fond associatif de bénévolat au cœur du quartier je crois qu'à un moment pour lui il a semblé assez logique de prendre contact avec moi
C'est vrai que votre dignité force le respect où est-ce que vous puisez votre force d'ailleurs depuis 2022 vous êtes ce qu'on pourrait dire une mère courage
écoutez écoutez vous savez pendant un an et demi j'étais anéantie mais totalement ça veut dire que vraiment je n'y étais pour personne enfin j'étais comme étrangère ce qui s'est passé c'est que petit à petit on est venu me chercher figurez-vous c'est ce que je raconte ce quartier Saint-Georges dans lequel on vivait depuis plus de 12 ans avec mes enfants j'avais envie de le quitter et puis c'est mon quartier c'est les associations du quartier c'est les habitantes et les habitants qui m'ont dit est-ce que tu veux reprendre la présidence d'une association puis on m'a demandé de faire l'aide aux devoirs aux enfants de l'école primaire où mes enfants étaient allés et je vous le dis c'est petit à petit avec la solidarité des Lyonnais avec ce grand coeur lyonnais qui est Lyon que je crois que j'ai retrouvé la force avec aussi bien sûr mon mari formidable l'iconoclaste Christophe
vous reprenez ma formule
parce que la formule est tellement bonne elle y va tellement bien mon fils bien entendu qui a 20 ans et mes amis donc c'est un mélange de tout qui fait que cette ville aussi m'a vraiment porté
alors cette ville qui ne vous aide pas actuellement puisque la mairie voudrait encore vous faire fermer au moins provisoirement le café 203 parce que votre terrasse déborde un petit peu sur la voie publique mais cela dit pour vous il y a les règles et puis il faut ou alors il ne faut pas breder l'initiative c'est un peu votre cheval de bataille aussi
non c'est pas ça je pense que Christophe Cédame mon mari et la ville de Lyon c'est une histoire qui est assez particulière effectivement il y a une question de terrasse il pourrait y avoir aussi une question de bon sens visiblement c'est compliqué d'avoir un dialogue constructif comme sur beaucoup d'autres domaines et dans beaucoup d'autres affaires je crois que ce qui nous concerne nous en tant que commerçants concerne d'autres vous savez je fais partie d'une association de commerçants dans le Vieux Lyon je vous le dis le nombre de nos consoeurs ou confrères qu'on vient voir parce que la hauteur de l'arbuste ne va pas je vous assure qu'en cette période où la vitalité même du commerce est atteinte de plein fouet parce qu'elle est déjà fragilisée par le climat national et les changements mais voyez est-ce que vraiment on peut venir avec un maître maîtré et dire là vous avez 12 centimètres pour certains on est sur 10 centimètres pour d'autres on veut dire la table enlevé là et je crois vraiment que le rôle de la ville et le rôle de nos élus c'est de comprendre et que c'est d'accompagner et je crois qu'aujourd'hui ce qui est dénoncé par ma voix par le collectif des défenseurs de Lyon et du Grand Lyon mais par beaucoup d'autres Lyonnais et il ne s'agit pas d'étiquette politique il s'agit de se dire il y a un problème d'écoute et de compréhension des usages et de fonctionnement de cette ville et il faudrait que ça change et je crois que c'est ce qu'amène Jean-Michel Aulas vous savez moi je constate aujourd'hui l'élan je crois que ça ne s'est jamais vu moi je suis juste nouvellement nommée présidente de ce comité de soutien vous n'imaginez pas le nombre de messages que j'ai déjà eu monsieur Aulas traite des milliers de messages on a besoin de cet espoir on a besoin de ce souffle et je crois que ce qui est en train de faire
que vous allez aider à porter bien entendu en tant que présidente du comité de soutien
tout à fait moi je suis là pour porter l'élan le souffle et je pense qu'effectivement la société civile sera vraiment le coeur battant de cette campagne et que
c'est un petit peu ce que disait Thomas Rodigoz tout à l'heure on partage avec Laure effectivement Thomas Rodigoz un petit mot sur Laure Seda qui est votre invité
moi j'ai connu Laure il y a déjà de nombreuses années qui a toujours eu cet engagement dans ce quartier Saint-Georges qui lui est en chair ainsi qu'à son époux et voilà j'ai tout de suite remarqué en elle une femme très investie qui ne ménageait pas à peine dans les différentes associations là elle parlait de l'association Sauf-Vieux Lyon si je ne me trompe pas Laure tu me corriges de commerçants avant il y a eu d'autres associations comme Saint-Georges Village les Dragons de Saint-Georges Laure a toujours été une femme active pour les autres parce que tout ça le monde associatif c'est pour les autres et voilà c'est ça qui est fort avec Jean-Michel Lola c'est qu'il va faire émerger des personnes comme Laure qui jusqu'à présent n'avaient pas eu d'engagement politique et qui vont avoir un engagement politique municipal et je pense que c'est ça qui est très important à noter dans cette candidature cœur lyonnais Jean-Michel Lolas
Merci beaucoup Laure Cédat Merci d'avoir été avec nous sur l'antenne de Lyon 1ère et vous cédurez évidemment l'iconoclaste Christophe Cédat
Avec plaisir merci beaucoup Merci à vous J'ai encore quelques questions
de dernière minute pour Thomas Rodigose Alors question en courte réponse courte vous le connaissez le principe Votre modèle en politique Thomas Rodigose Anne-Marie Comparini Votre séquence politique préférée dans l'histoire récente ou pas
Là vous me prenez de court si j'en voyais encore des vidéos récemment c'est Simone Veil au perchoir pas au perchoir à la tribune pendant l'Assemblée Nationale pour la loi de l'égalisation de l'IVG
La qualité principale pour faire de la politique comment vous le vivez tous les jours ? L'empathie aimer les autres s'intéresser aux autres Votre bon mot politique
pour terminer J'ai bien aimé cette dernière expression de Gérald Darmanin justement à Arras pour notre université de rentrée politique il a dit une campagne ça se gagne pas sur les réseaux ça se gagne au bistrot
Bon, très bien vous savez ce qu'il vous reste à faire d'ici le mois de mars prochain Merci beaucoup Thomas Rodigo je rappelle que vous êtes le chef de file du parti Renaissance pour la ville de Lyon et que vous soutenez la campagne vous soutenez la candidature de Jean-Michel Hollas à la mairie de Lyon Voilà on se quitte pour mieux se retrouver la semaine prochaine à 11h et à tout moment sur la talentueuse application Lyon 1ère Merci une nouvelle fois à Christian qui réalise l'émission aujourd'hui et demain c'est Odile Maty qui vous rendra complètement toqué avec ses chefs et ses invités Bon samedi Bon appétit à tous Retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr Écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.
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