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Podcast / conversationRMC — Face à Face (sur Podcast)· 6 juillet 2020 7 minComplaisantPortrait personnelSolidarités & famille

Témoin RMC : Samira Abdelaoui - 06/07

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Temps de parole

  • Présentateur60 %
  • Invité40 %

23,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC.

0:03
Invité

Je change de sujet, mais vous allez comprendre la détresse de Samira. Samira, bonjour Samira.

0:12
Présentateur

Bonjour, merci de me recevoir à l'antenne.

0:15
Invité

Merci. Samira, votre fille, a disparu le 31 juillet 2019. Nous sommes le 6 juillet 2020. Cela fait presque un an. Et depuis un an, vous la cherchez. Exactement. C'est ça Samira ? Tout à fait. Où il s'aime votre fille ? 16 ans, quand elle a disparu ?

0:40
Présentateur

Oui, 16 ans.

0:41
Invité

Mais que c'est...

0:42
Présentateur

Une heure.

0:43
Invité

Oui.

0:44
Présentateur

16 ans. Donc le matin du 31...

0:49
Invité

Vous allez me raconter. Le mercredi 31 juillet 2019, votre fille quitte votre domicile. À Évry, à Évry, donc, Courcouronne, dans l'Essonne. Il est quelle heure ? 7h du matin, je crois.

1:02
Présentateur

7h30, un peu près.

1:03
Invité

7h30. Que va-t-elle faire à ce moment-là ?

1:07
Présentateur

Elle va se diriger vers la gare, prendre normalement le bus pour aller à Villabé.

1:12
Invité

Oui.

1:13
Présentateur

Mais ce n'est pas ce qui s'est passé. En fait, à 16h, le patron m'appelle et il me dit qu'elle n'est pas arrivée sur son lieu de travail. Donc, je suis pas faite, j'appelle mon mari. J'appelle d'abord la petite, elle ne répond pas. Ensuite, j'appelle mon mari qui la géolocalise. Et on voit qu'elle se trouve dans le 95 et non dans le 91.

1:36
Invité

Voilà. Elle était en apprentissage dans un salon d'esthétique. Elle est partie tranquillement pour aller passer sa journée dans le salon, pour aller travailler. Elle a pris le bus. Elle a rejoint la gare routière voisine. Et vers 10h du matin, son téléphone borne à Beson. Beson, c'est dans le Val d'Oise, c'est dans le 95, c'est au nord de Paris. On est à 50 kilomètres. À 50 kilomètres. Et ensuite, est-ce qu'on a pu suivre sa trace ensuite ?

2:10
Présentateur

Non. À partir de 16h, le téléphone ne les mettait plus. Donc, on ne pouvait plus la géolocaliser. Et elle ne répondait plus au téléphone. Donc, d'où l'inquiétude. Mon mari se rend sur sa place. Et on commence à chercher. Et on cherche, on cherche. Jusque tard, très tard dans la soirée. Impossible de retrouver Wissam. Donc, on se dirige vers le commissariat d'Argentel, le commissariat le plus proche. Donc, on dépose plainte pour disparition inquiétante. Donc, comme elle est mineure, ils ont pris tout de suite la plainte. Mais en un mois, on a été reçus par personne, en fait. On n'a pas eu de contact avec le commissariat de l'Argentel. Rien. Et l'affaire a été mise, en fait.

J'ai un traitement de côté. Donc, une recherche n'a pas été faite.

2:55
Invité

De côté, tout le monde a pensé qu'elle avait fugué.

2:57
Présentateur

Tout à fait. Donc, officiellement, sur papier, elle est en disparition inquiétante. Mais officieusement, fugue. D'après eux.

3:08
Invité

Est-il vrai qu'elle a discuté avec un jeune homme sur les réseaux sociaux deux jours avant sa disparition ?

3:12
Présentateur

Oui, tout à fait. Puisque dans la semaine même, on a réussi, moi et mon mari, à avoir les détails téléphoniques. Et elle avait discuté sur son portable par SMS avec un garçon de Beson.

3:23
Invité

Vous l'avez retrouvé, ce garçon ?

3:26
Présentateur

Pas moi, j'ai juste son prénom. Mais la police, je crois, a pu remonter récemment. Après, en fait, au mois de novembre, ils ont pu remonter à ce garçon qui habite de Beson, qui a été interrogé et qui expose une version un peu farfelue. Comme quoi, il l'aurait laissé dans un McDonald's et à son retour, elle se serait volatilisée.

3:49
Invité

Oui, il l'aurait laissé pendant quelques minutes et à son retour, oui, ça m'aurait disparu.

3:53
Présentateur

Tout à fait.

3:54
Invité

Bon, il n'a pas été interrogé plus, ce garçon. Vous n'avez pas cherché à aller le voir ?

4:00
Présentateur

Ben non, je n'ai pas son adresse. Vous n'avez pas son adresse, oui. Mais je suis limitée. Déjà, j'ai réussi à avoir les détails téléphoniques. J'ai fait au départ ce que la police n'a pas fait. Je l'ai eu au téléphone. Donc, il ne m'en a pas dit plus. Il jure ne pas avoir d'informations. Déjà qu'on le croit. C'est la dernière personne qui a vu Wissem. Donc, on reste dans l'incertitude la plus totale. Donc, l'enquête est toujours en cours. Je ne sais pas s'il a été réinterrogé ou pas. Mais on ne sait pas quelle est la suite.

4:32
Invité

Et vous cherchez. Et vous êtes, depuis un an, vous vivez avec cette disparition dramatique avec vous.

4:43
Présentateur

On n'appelle pas vivre. On survit.

4:45
Invité

Vous survivez ? Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. La meilleure amie de Wissem a lancé sur Twitter un hashtag Oué Wissem qui a été partagé plus de 8000 fois. Alors, on ne sait jamais. Peut-être que votre intervention pourra aider votre... J'espère. Oui. À résoudre cette disparition inquiétante. Il y a pas mal de disparitions. En Ile-de-France, 76, 78 disparitions.

5:14
Présentateur

70 l'année dernière.

5:17
Invité

70 l'année dernière, oui.

5:19
Présentateur

170, vous vous rendez compte, c'est énorme.

5:21
Invité

Ah oui.

5:21
Présentateur

C'est énorme et la police, j'ai l'impression qu'ils prennent ces disparitions à la légère. Il y a certaines familles qui se démènent pour retrouver leurs enfants. D'autres qui abandonnent, qui baissent les bras. Mais parmi ces enfants, il y en a qui ont peut-être 13, 14 ans, vous vous rendez compte ? Ils sont à la rue. Donc, à la merci peut-être de gens majeurs. Engrenés peut-être dans des réseaux. Oui. On ne sait pas, on ne sait pas ce qui arrive à nos enfants.

5:48
Locuteur

Oui.

5:48
Présentateur

Ils peuvent sombrer même dans la drogue. Comment le savoir ? Il y a eu aussi le Covid. Comment savoir que votre enfant est hospitalisé s'il n'a pas de papier sur lui ? S'il est mort, disons, comment remonter à ces informations ?

6:02
Locuteur

Oui.

6:03
Présentateur

Si l'enfant n'a aucun papier, rien sur lui. Donc, c'est catastrophique de ne pas savoir où est son enfant. Je pense que de nombreuses familles sont dans le même cas. Donc, il y a certaines choses par rapport à ça qui faudraient peut-être changer. Donc, ils travaillent avec une association, les disparus anonymes. Ils vont créer un fichier, justement, pour répertorier tous ces enfants. Et eux, ils travaillent en sous-marin pour retrouver ces enfants. Donc, des fois même mieux que la police, malheureusement.

6:34
Invité

Merci, Samira. Bon courage, dans tous les cas.

6:36
Présentateur

Je vous remercie. Merci beaucoup.

6:37
Invité

Et j'espère qu'on aura servi à quelque chose. C'est-on jamais.

6:41
Présentateur

J'espère aussi que beaucoup de gens écoutent et qui regarderont à quoi ressemble Bouissem et qui donneront de vrais témoignages.

6:49
Invité

Un indice.

6:50
Présentateur

Tout à fait. Tout à fait.

Témoin RMC : Samira Abdelaoui - 06/07 · Pourquijevote