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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 23 janvier 2026 15 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & international

Navire russe intercepté par la France : les images de l'assaut|LCI

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    « Regardez, ce sont les toutes premières images de l'araisonnement par la marine française de ce pétrolier russe Grinch en mer. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Regardez, ce sont les toutes premières images de l'araisonnement par la marine française de ce pétrolier russe Grinch en mere. L'opération s'est déroulée hier matin, on vous en parlait dans LCI direct. La France a décidé d'intercepter ce navire qui appartient probablement à la flotte fantôme russe comme on l' comme on l'appelle.

Général Perruche, ces images de l'assaut sont toujours assez impressionnantes. Comment ça se passe ? Et bien, vous avez effectivement une action euh qui est coordonnée euh entre des bateaux et un hélicoptère qui va venir avec des commandu marines euh se poser sur le pont de ce tank et qui va ensuite euh selon une procédure euh bien répétée et avec des hommes super entraînés qui va opérer un contrôle du bateau, contrôle de l'équipage, mais aussi contrôle des soutes pour voir si ce bateau ne transporte pas de matériel illicite d'armement et cetera.

Et en même temps, on contrôle naturellement la situation administrative de ce tanker pour voir quel est son pavillon, quelle est sa nationalité, les membres d'équipage et pour vérifier s'il y a pas de de personnel qui sont en statut irrégulier à bord du bateau. Général Péruche, avant de lancer l'assaut parce qu'on on est dans un cas de de de guerre commerciale, est-ce qu'il y a une manière de prévenir le navire ? Vous êtes dans un zone illégale.

On va intervenir où est-ce que le l'équipage est saisi quand il voit ces militaires français intervenir ? Non non, il y a un avertissement de l'équipage qui se fait pour dire attention, on souhaite vérifier votre cargaison, il y a des doutes et cetera. Donc apprêtez-vous à à accueillir une équipe de de fouille.

Après euh ça se fait de la façon euh que vous voyez, c'est-à-dire qu'on on narrive pas la fleur à la bouche. Euh on y vient euh sérieusement déterminé avec euh euh des enfin des capacités de fouille, des capacités euh de contrôle euh du bâtiment euh qui sont euh répétées beaucoup avant et donc euh qui permettent d'avoir une action efficace. H cette opération qui, on le rappelle avait été annoncée hier matin par Emmanuel Macron en lui-même, elle s'est faite en coopération avec des alliés notamment britanniques.

Quel rôle précis ont-ils joué dans cet assaut ? Alors, d'après ce que les informations notamment du du préfet euh euh il nous expliquait que c'était surtout les moyens de surveillance britannique qui avaiit euh été euh à l'œuvre euh au moment justement où ce où ce pétrolier euh était euh au large de Gibraltar. Euh et donc en fait des moyens britanniques avaient été mis en place pour surveiller justement le bateau.

Et donc il y a eu une coordination avec les Français justement qui ont qui cette coordination a permis cet à raisonnement. Moi, je suis très frappée par euh la communication autour de la raisonnement de ce pétrolier parce que comme vous le disiez, c'est Emmanuel Macron qui l'annonce euh en expliquant euh sur euh sur le réseau social X que euh c'est bien euh le signe que la France est déterminée à faire respecter le droit international et aujourd'hui c'est l'armée française qui nous diffuse ces images qui sont quand même une des des images de qui qui visent à à montrer en effet le respect du droit international et la mise en place de moyens de de la France pour vraiment faire appliquer ses ces sanctions. Rappelons que en fait ce ce pétrolier, il est soupçonné donc de faire partie de la flotte fantôme russe.

Donc il est sous sanction internationale et notamment de l'Union européenne. Alors sous un autre nom d'après ce que je je comprends, mais il était sous sanction du Royaume-Uni, hein, c'est pour ça aussi qu'on voit cette collaboration avec les Britanniques et sous sanction de l'Union européenne sous un autre nom. il aurait quand même changé cinq fois de pavillon depuis 2022, hein.

Donc là, c'était pavillon euh des comorts et cette équipe que l'on voit qui qui monte à bord, elle vient justement pour euh vérifier l'identité euh du bateau, contrôler euh les papiers, voir si tout est en règle. Mais on voit quand même ce déploiement de force. Euh c'est euh c'est ces Français qui descendent euh via une corde sur le le bateau.

Bon, tout ça montre quand même une une image de détermination et je pense que c'est le message et c'est le message qui est tout autour de la communication autour de la raisonnement de de ce navire. C'est vraiment l'idée de la communication, la détermination de la France à essayer de de couper en fait ce ces à mettre en place ces ces sanctions. Rappelons que cette flante fantô russe, elle permet à la Russie de continuer à écouler euh son son pétrole qui est pourtant sous sous embargot et que c'est ainsi que la Russie continue de financer sa guerre en Ukraine.

Jean-Antoine Dupra, je rebondis sur ce que dit Magali. euh ces images d'assaut euh qui sont communiquées euh euh là euh par euh l'armée française. Hier, c'est le chef de l'État.

C'est une manière euh d'envoyer un message à Moscou, une démonstration de force. Oui. Puis ce qui est intéressant si vous voulez, c'est qu'au début, on était plus timide dans ce genre de d'opération.

On l'a même vu d'ailleurs quand c'était intervenu au large de la de la Bretagne. Là, on a un peu plus affirmé là, on dit on n'hésite pas à dire même "Ce sont des militaires français, voyez. Donc on est en train de monter et et ce qu'on peut regarder de l'autre côté, c'est que finalement euh quelle est la réaction des Russes à part l'agence TAS qui a dit qu'ils regardait mener une enquête pour savoir s'il y avait des marins russes à l'intérieur parce qu' vient de Mourmand, c'est ça hein.

Voilà. Donc on a on a quand même ce ça montre quand même deux choses, trois choses même. Ça montre un que la fermeté euh bah ça peut ça se peut se mettre en œuvre et ça marche.

Deuxièmement qu'il y a pas que les Américains euh qui peuvent faire ce genre d'opération et pour une fois euh bah l'Europe euh vient une coopération quand même hein. Bon faut pas oublier que Gibraltar c'est quand même une base britannique qui c'est un petit porte-avion britannique. Gibraltar quand même.

Bon donc voilà. Donc il y a ça c'est le le le deuxème aspect. Le troisème aspect, ben c'est que les Russes finalement la flotte fantôi.

Bon ben on va voir s' marin mais il noit un peu le poisson si je puis dire hein. Et parce qu'il y en a quand même quelquesuns des des là on en on parle de trois ou quatre c ans dernier avec les entre les américains, les français et cetera mais il y en a 5 ou 600 des bateaux comme ça. Il y a même un millier peut-être, on sait pas exactement 600 bateaux qui sont sctionnés.

Voilà, comme ils sont fantômes, ils sont fantômes. Donc donc c'est plutôt c'est plutôt intéressant de de vous montrer cette cette progression quoi. Et c'est vrai que en fait il y a eu tellement d'images des Américains à raisonnant aussi ces ces pétroliers au large du Venezuela que aujourd'hui la la force des images est telle qu'elle permet d'envoyer des messages et et je vous rejoins complètement.

Les Américains, on les a beaucoup vu ces derniers temps à l'œuvre. On a eu des images à peu près dans dans ce style là avec des gardes- côtes américains à raisonnant des pétroliers vénézuélien alors que Donald Trump avait dit il y aura plus de de pétrole de contrebande qui sortira du Venezuela. On a vu ces images et là en fait la France veut montrer aussi qu'elle est capable et qu'elle a les moyens de faire respecter en effet ces ces sanctions qui ont été décrétées par à Bruxelles par les par les 27 600 pétroliers de la flotte fantô russe qui sont épinglés par Bruxelles.

Et donc là l'idée c'est vraiment de montrer avec ces hélicoptères, avec ces ces soldats qui descendent ainsi par une corte sur le sur le pont du bateau que voilà les moyens sont là, c'est un message de fermeté. C'est une réponse aussi un petit peu à Zelanski d'ailleurs qui hier nous a fait beaucoup la leçon depuis. C'est vrai.

Il nous a dit l'Europe doit savoir se défendre face à Poutine. Bah la réponse sont ces images. Général Peruche, il s'est il s'est moqué à mon avis indument des petits détachements militaires que les Européens avaient envoyés au Groenland au moment de la crise là. et euh en interprétant ça comme c'était comme si c'était un signe de faiblesse.

Alors que il s'agissait d'un signal et d'un message politique à l'adresse de Donald Trump en lui disant "Attention, si tu veux envahir par la force le Groenland, faudra tirer sur nos soldats." C'était ça le message et c'est fort et du coup il a reculé hein. Et donc faut pas se méprendre sur ce type sur ce type de message.

Je comprends que Vladimir Zelenski déplore que les Européens ne soient pas capables de prendre carrément la place des Américains dans le soutien apporté à son pays en guerre contre l'agression russe. Il a l'Ukraine souffre énormément, perd des hommes tous les jours et voit des des pays qui soutiennent mais mais jamais suffisamment pour que les Russes soient soient stoppés si vous voulez hein. Donc à la fin ça finit par travailler la psychologie des gouvernants mais aussi des populations.

Donc on est on est dans cette dans ce contexte là si vous voulez. Je Dupra. Oui.

Non, je voulais simplement rebondir ce que vous disiez à propos de l'effet de de ce petit détachement. il a eu un effet assez important c'est un peu un effet papillon cette cette ce qui s'est passé parce que notamment ça influ influ aussi sur l'aspect économique des choses. Regardez ce qui s'est passé à la bourse de les les valeurs se sont se sont effondrées et et Donald Trump l'a dit dans son discours à Davos. il a parlé, il a dit "Oui, la la bourse a perdu quelques pourcents aujourd'hui." Oui, mais malgré tout, ça lui a parlé ça.

Oui. Donc donc il faut pas faut pas négliger dans la mesure où on résiste à Donald Trump et c'était un élément de résistance symbolique certes, mais important, ça a quand même un effet. Alors moi je dirais que c'est assez paradoxal mais euh le fait que les Américains deviennent de plus en plus des adversaires a à acer les Européens à sortir de leur l'éthargie sur le plan de l'action si vous voulez.

On devrait lui dire merci. C'est ce que disait Marc Routeux, le patron de l'OTAN. Euh, on devrait remercier Donald Trump de nous avoir secoué et ce qui a fait réagir peut-être un jour le fera tôt et peut-être un jour le fera temps.

Vous savez, je compare souvent euh l'erreur stratégique de Vladimir Poutine avec sa guerre en Ukraine où il pensait que tous les Européens allaient régir en ordre dispersé, les uns dépendant plus de du pétrole russe, les autres moins. C'est pas du tout ce qui s'est passé. Et non seulement ça n'a pas affaibli l'Europe et l'OTAN, mais ça a renforcé l'OTAN puisque la Suède et la Finlande sont devenus membres.

Donc il a obtenu l'effet inverse. Et je crains que enfin je crains non je pourrais m'en réjouir que que pour Donald Trump ça soit la même chose avec le Groenlande avec le Groenland et et le fait que finalement il affiche un certain mépris à l'OTAN. l'OTAN qui est pourtant euh euh qui apporte pas mal d'avantages économiques aux États-Unis à travers le l'économie de défense.

On voit bien que 70 % l'année dernière des achats étaient faits aux États-Unis en ce qui concerne le soutien à l'Ukraine et puis politiquement parce que docilement les alliés européens totalement dépendants des des Américains pour leur défense n'ont rien à dire en général à la politique étrangère américaine mise à part la France qui a une certaine autonomie stratégique et qui parfois comme c'était le cas en 2003 avec la Seconde Guerre en Irak peut tirer derrière elle deux ou trois pays européen qui ne courbe pas les Chines, mais d'une façon générale euh les pays qui sont dépendants pour leur défense à l'égard des États-Unis et bien sont obligés de gober toute la politique étrangère américaine et la politique de sécurité. Oui. Général Perruche, vous nous avez raconté comment se passe l'opération une fois que les militaires français sont montés à bord, qu'ils ont interrogé l'équipage, qu'ils ont inspecté les cales.

Regardez quel matériel transportait ce navire. Que se passe-t-il ? Alors, que se passe-t-il ?

On dirait que si il constate une irrégularité, il y a deux solutions. Soit on maintient le bateau en mer, soit on on l'entraîne vers ses côtes. Mais si on l'entraîne vers ses côtes et qu'on la coste, à ce moment-là, la France devient responsable responsable de ce qui se passe à bord de ce navire et même de la maintenance du navire.

Vous vous souvenez que sans doute quand on a saisi les yachtes des oligarques russes qui étaient euh accostés euh sur les plus beaux rivages de Méditerranée, et bien après on a eu les problèmes de leur maintenance, des équipages et cetera, vous voyez ? Donc il faut faire attention à ça. C'est une action de droit international de police.

Donc il faut que une décision soit prise et validé au niveau international par les organisations compétentes et disant ce qui doit advenir à ce à ce à ce bateau. C'est la meilleure des solutions. La préfecture maritime a expliqué que le Grinch, c'est le nom de de ce navire, avait été dérouté vers un point de mouillage pour poursuivre les vérifications. contrôler.

Oui, l'opération n'est donc pas du tout terminée. L'enquête l'enquête est en cours. Et rappelons que dans l'autre l'autre bateau qui avait été arraisonné par les Français en octobre, le Pouche pas qui était au large de Saint-Nazer.

De la même façon, hein, le le le personnel d'équipage, notamment le capitaine qui était chinois, avait été est poursuivi aujourd'hui pour refus d'obtempérer parce que justement le bateau ne s'est pas arrêté lorsque les les Français lui ont demandé de de stopper sa course et que il est censé venir pour il est convoqué en février devant la devant la justice française. Partons à Toulon retrouver sur place Sarah Marty avec Olivier Martin. Bonjour Sarah.

On l'a dit hein, la séquence n'est pas terminée et la la l'armée française a choisi de de diffuser les images spectaculaire de l'assaut qui a permis à la France d'intercepter ce navirus. Et puis ce sont les images d'hier quand la Marine nationale a décidé de contrôler le bateau qui arborit un pavillon comor et quand ils l'ont contrôlé, ils sont rendu compte qu'il partaient en fait de Russie. Donc c'est ce qui a vraiment éveillé les soupçons.

Ils ont décidé de détourner le bateau en direction des côtes françaises. Actuellement, il est au large des côtes française. Euh le procureur de Marseille doit interroger, qui est en charge de l'enquête doit interroger le capitaine et l'équipage du navire.

Il les soupçonne de faire partie de la flotte fantôme russe ils se servent de bateaux sous faux pavillons pour transporter du pétrole et détourner les sanctions internationales. L'enquête préliminaire qui a été ouverte par le parquet de Marseille doit déterminer s'il s'agit bien d'un défaut de pavillon.

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