"Il faut être fou pour engager une telle réforme des retraites", lance Jordan Bardella
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour Jordan Bardella bonjour monsieur gendre merci d'être notre invité ce matin on va d'abord parler de cette dixième journée d'action contre la réforme des retraites le ministre de l'Intérieur avait pointé des risques très importants de violence finalement ça n'a pas été le cas ou de manière assez marginale est-ce que vous dites bravo Gérald Darmanin [Musique] [Musique] nécessaire pour faire grève et que dans une crise du pouvoir d'achat et bien vous ne pouvez pas vous permettre de faire grève pendant des semaines et des semaines ce qui explique peut-être aussi une légère baisse de la mobilisation et puis je vous laisse soufflement parce qu'il laisse comme il a laissé pendant les gilets jaunes les milices d'ultra gauche s'organisaient en Black Bloc venir pourrir les mobilisations sociales on le sait d'ailleurs de sources policières beaucoup de policiers le disent on pourrait intervenir c'est à chaque fois la même chose mais nous n'avons pas les ordres pour le faire donc c'est vrai que c'est milice ultra gauche on bénéficié d'une impunité depuis de très nombreuses années et que probablement Emmanuel Macron prend un plaisir malsain avoir ses tensions agitées les mobilisations et agiter le pays pour venir ensuite apparaître comme l'homme de l'ordre et l'homme qui viendrait rétablir la sécurité face au cas où c'est assez classique ça s'appelle le parti de l'ordre et on voit ça depuis très longtemps avec Emmanuel Macron vous pouvez pas vraiment contester le fait qu'il faille de l'ordre dans le pays c'est pas vous qui délirez le contraire le ministre de l'Intérieur d'ailleurs hier a indiqué qu'il allait engager la procédure de dissolution d'une organisation qui te son point de vue et du gras gauche qui a participé à l'organisation du rassemblement à sainte-soling les soulèvements de la terre est-ce que vous vous en féliciter mais je m'en félicite ça fait je sais pas 10 ans qu'on demande à dissolution des milliers d'ultra gauche disons qu'on laisse euh une forme d'impunité à l'égard de ces mouvances qui sont des mouvances radicales qui veulent tuer du flic qui veulent s'en prendre non pas seulement manifestants mais aussi aux journalistes aux représentant de l'ordre public et tout ça alimenter aussi par le discours de de député nupes qui font preuve d'une je trouve une mansuétude à l'égard de cette de cette violence de cette ultra-violence et je pense que la gauche dans son ensemble aujourd'hui sont devenus un peu les fossoyeurs de l'ordre public tente de délégitimer l'ordre raisonnable je pense que le débat public est que l'ordre public aujourd'hui en France est pris en métro en étau pardonnez-moi entre d'un côté le chaos macroniste l'impunité laissée au millies ultra-gauche et une forme de violence démocratique de la part de la France insoumise et le désordre qui est prenait en permanence avec cette permanente à la révolution que fait Jean-Luc Mélenchon qui a eu un jeu très ambigu à l'égard de l'attitude qu'il fallait avoir dans la contestation à la réforme des retraites le parti de l'ordre c'est le rassemblement national on a toujours été très cohérent je me réjouis que une milice d'ultra gauche soit dissout mais il faut dissoudre toutes les milices d'ultra gauche toutes les milices violents dans notre pays pour les empêcher de se réunir en black bloc et faire ce qu'on fait aussi avec les hooligans dans un certain nombre de pays je pense par exemple à l'Angleterre mettre en place des arrestations des arrestations directes immédiates préventive aux abords des manifestations quand vous avez des gens qui arrivent qui sont connus qui sont fichés qui viennent avec des bidons des des haches des couteaux des parpaings dans les sacs à dos et qui viennent on le sait pour s'en prendre aux policiers il faut les mettre hors d'état de venir immédiatement je pense que la loi et l'ordre doit régner pour ne pas y avoir des dizaines d'interpellations ces derniers jours le mouvement social ne peut pas vivre si le mouvement social est pourri par ces milices d'ultra gauche et je me réjouis d'avoir entendu d'ailleurs les les dirigeants syndicaux avoir des mots très durs à l'égard de ces à ce mouvement syndical vous y avez vous-même fait allusion la mobilisation était en baisse hier il y a malgré toute nouvelle journée d'action qui a annonçait le 6 avril prochain c'est jeudi de la semaine prochaine vous n'êtes pas vous dans la rue mais est-ce que vous appelez vos électeurs à se mobiliser oui je pense que les Français doivent continuer de se mobiliser on n'est pas dans la rue pourquoi à titre personnel d'abord parce qu'on a le premier groupe d'opposition à l'Assemblée nationale que le Parlement n'a pas épuisé l'ensemble de ses leviers puisque vous savez qu'on a déposé un recours devant le Conseil Constitution qui en c'est un juge de paix un juridique qui est très important vous arrêterez vous-même de participer à la contestation de cette réforme de facto au Parlement je viens le Parlement passera à un autre texte mais il y aura un avant et il y aura un après et on ne peut pas faire comme si cette opposition frontale massive du peuple français n'existait pas Emmanuel Macron a créé un fossé et va créer un fossé entre la classe politique entre la macronie entre l'ensemble de son gouvernement et ce sur qui s’exerce le pouvoir c'est à dire le peuple français la mobilisation dans la rue elle va se poursuivre pour une raison très simple c'est que derrière cette contestation à la réforme des retraites et le président de la République doit l'entendre il y a beaucoup de motifs de contestation il y a la crise du pouvoir d'achat qui n'est pas réglé il y a la crise de l'inflation alimentaire de près de 25% qui n'est pas réglé il y a la crise de l'énergie et l'incapacité pour beaucoup de chefs d'entreprise de TPE PME d'indépendant d'artisans de régler les factures d'énergie et là on devrait aller réformer le marché européen de l'énergie pour faire en sorte que la France soit son électricité pas du tout ça fait des mois qu'il parle mais rien n'est fait sur ce sujet il y a ce réveil des dépossédés de tous ces Français de la majorité ordinaire qui se sentent oubliés méprisé par les dirigeants politiques et qui descendent dans les rues pour s'opposer à la politique du gouvernement il y a aussi et moi je veux leur dire que le rassemblement national offre aujourd'hui une un espoir et une espérance pour l'ensemble de ces Français là il y a aussi retrouvé dans le gouvernement vous disiez à l'instant que rassemblement national et le parti de l'ordre je le crève ça crée aussi des désordres on le voit il y a des perturbations il y a des blocages il y a des pénuries dans des stations services 15% au moins qui sont en manque d'un carburant aujourd'hui est-ce que vous considérez qu'il faut laisser la grève se faire ou qu'au contraire le gouvernement doit réquisitionner encore davantage pour que ces stations soient alimentées mais le gouvernement et la source du blocage si le gouvernement veut mettre fin en blocage et bien il arrête de gouverner contre les Français et il retire ce texte de loi moi je demande au Président de la République de retirer ce texte de la suspension mais le retrait du texte de loi les Français ne veulent pas de cette réforme des retraites même les gens beaucoup de gens s’élèrent beaucoup de gens d'électeurs d'Emmanuel Macron qui ont voté pour lui au premier au second tour de la présidentielle qui se disent mais mais éventuellement on est pour cette réforme mais ça n'est pas le bon moment pour la faire donc même chez les gens qui soutiennent ce texte il y a un problème de timing il faut être irresponsable pour engager une telle réforme dans un pays qui compte 25% d'inflation alimentaire et des inquiétudes toujours plus fortes chez les français pour le pour le pour pour le lendemain pour la fin de mois pour l'ouverture de la boîte aux lettres quand on va ouvrir la facture d'électricité il faut être fou pour engager une une telle réforme et la solution se trouve vous dites il faut être fou est-ce qu'Emmanuel Macron est fou je suis pas sur le divan du psy là on fait pas de la psychologie je dis que c'est très étrange et qu'il faut effectivement avoir le goût du risque et peut-être le goût de la division pour je veux dire Emmanuel Macron a réussi une chose je fais grâce d'une chose qu'il a réussi et plutôt bien réussi depuis son élection c'est d'unir les Français il a réussi à unir le peuple français contre une réforme des retraits ça fait très longtemps que les Français n'avaient pas été unis et rassemblés et pour le coup les Français sont aujourd'hui uni et rassembler juste j'en termine sur la question vous m'avez posé la solution de ce que nous vivons du climat social que nous vivons elle se trouve au peuple revenir au peuple c'est parfaitement sain écouter ce que veulent les gens c'est parfaitement sain en démocratie les Français ne veulent pas de ce texte de loi est-ce que une fois une fois le président de la République peut écouter ce que veulent donc sous quelle forme pour vous référendum dissolution quelle est la manière de revenir au peuple mais peu importe la manière nous nous avions proposé dès le début de cette débat sur les retraites qui est arrivé à l'Assemblée au mois de janvier on a déposé une motion référendaire on sentait ce climat social venir et il n'a pas été et si nous on le sentait mais le président la République aurait pu mettre en œuvre ce référendum en disant écoutez on a un texte de loi dont on sait qu'il va susciter des grèves des oppositions des blocages je le soumets à référence ça fait 18 ans que les Français n'ont pas été consultés par un référendum c'est sain d'en revenir Michel Debré le dit d'ailleurs lui-même dans un entretien qu'il a donné ses derniers jours c'est sain de revenir au peuple en démocratie Jean-Louis Debré peut-être pardonne-moi c'est sain de revenir dans un dans un entretien qui est ressorti de Lina sur sur la conception qu'il avait de l'État droit et de la démocratie c'est simple de revenir au peuple en démocratie pourquoi est-ce qu'il ne revient pas au peuple français il peut évidemment engager la dissolution de l'Assemblée nationale nous nous sommes prêts il y a un sondage qui était sorti où il doit est-ce que c'est votre souhait il ne le souhaite pas mais ce n'est pas parce qu'il ne le souhaite pas qu'il sera surtout quand je pense que si on arrive à un point de blocage qui est irrémédiable il faudra engager une dissolution de l'Assemblée nationale et ça nous fait pas peur d'autant plus quand on regarde le sondage de l'Ifop qui était diffusé par vos par vos confrères ce weekend qui montre que le seul mouvement politique qui progresserait en cas de dissolution de l'Assemblée nationale de près de 7 points par rapport à aux élections législatives de juin dernier c'est le rassemblement qu'il n'y aura pas forcément de majorité absolue même si vous êtes en tête de ces élections vous risquez d'être dans la même configuration qu'aujourd'hui avec une majorité relative et une incapacité d'avoir une majorité claire mais ça montre surtout que depuis les trois mois sur tous les plateaux de télé l'ensemble de vos confrères nous dit mais est-ce que vous êtes pas impossilencieux dans cette opposition à la réforme des retraites est-ce que le rassemblement national est vraiment légitime à s'opposer à cette réforme quand il ne descend pas dans la rue où il nous le sommes et nous nous sommes jugés comme tel et nous sommes probablement par les Français j'ai comme les plus sérieux les plus crédibles et les plus sains dans cette expression de ce que veulent aujourd'hui de ma journée d'être relativement discret par exemple si on prend le cas des dissolution Marine Le Pen a clairement dit une chose elle ne souhaite pas aller à Matignon on ne sait pas qui serait le premier ministre du rassemblant national aux dernières législatives quand la nuit pèse ça fait campagne Jean-Luc Mélenchon avait dit en cas de victoire c'est moi qui vais à Matignon c'était clair les électeurs Jean-Luc Mélenchon a peut-être fait un peu semblant parce que c'est que Jean-Luc Mélenchon avait fait élire Emmanuel Macron pendant l'entre-deux tours de l'élection présidentielle donc si vous voulez c'est un classique c'est très amusant de voir aujourd'hui la nupette faire front commun avec le les Français face au gouvernement alors même que en ayant discours très ambigu sur les violences alors même que eux-mêmes en étant mais ils sont pas à nos côtés je veux dire c'est pas parce que vous votez la même chose que quelqu'un qui n'est pas issu du rassemblement national que vous êtes main dans la main mais quand vous avez une très large majorité des gens qui ne veulent pas de cette réforme et bien dans cette majorité de refus qui vit qui s'exprime dans le débat public à l'Assemblée dans la rue il y a des gens qui ont voté Jean-Luc Mélenchon il y a des gens qui ont voté Marine Le Pen il y a des abstentionnistes et il y a même des gens qui ont voté manuel Macron il y a certaines berzella malgré tout une volonté de faire avancer vous disiez vous-même il n'y a pas que les retraites il y a plein de sujets à traiter le gouvernement n'est conscient la preuve il propose de recevoir la semaine prochaine l’inter syndicale pour parler de beaucoup de sujets les syndicats eux disent nous on va parler des retraites avant tout mais pourquoi pas aller à cette rencontre est-ce que moi vous saluer un geste d'ouverture du gouvernement en disant on va recevoir l'internital et on va parler oui mais vous pouvez vous rendez compte des efforts qu'il a fallu mettre en place pour que le gouvernement discute avec les responsables syndicaux enfin il y a quelques jours encore je vous parle pas d'hier il y a 6 mois il y a quelques mêmes pas quelques semaines quelques jours le président de la République avait adressé une fin de non-recevoir au syndicat qui souhaitait rencontrer le chef de l'État ou rencontrer la première pour demander le retrait de la réforme ce qu'il ne souhaite pas mais il est d'accord ben ceci étant dit le mouvement social il s'organise librement il vit et pour le coup les syndicats sont dans leur rôle lorsqu'ils organisent la mobilisation populaire ils sont dans le rôle lorsqu'il décide de discuter avec le la responsable du gouvernement mais il y a une seule issue aujourd'hui qui sera acceptable pour tous les Français et je crois aussi pour les responsables syndicaux c'est le retrait du texte Elisabeth band doit aussi recevoir dans quelques jours les chefs de parti vous êtes chef de partie est-ce que vous serez reçu ce que vous avez reçu une invitation est-ce que si c'est le cas vous irez mais ici nous sommes conviés nous irons voilà moi je je vais pas la politique de la chaise vide nous irons et nous irons demander à Elisabeth borne nous irons lui dire ce que nous disent une majorité de gens dans les rues c'est que les Français sont opposés à cette réforme et ils sont opposés à cette réforme parce qu'ils ont compris que cette réforme loin des économies qui étaient promis par le gouvernement qui était d'ailleurs le seul motif le seul motif pour lequel le gouvernement voulait faire cette réforme c'est pour faire des économies ses parents s'aperçoit auront s'aperçoit que en dépit de toutes les concessions qui ont été faites sur ce texte même ce seul motif là qui visera à mettre à l'équilibre dans cinq ans les comptes de des retraites ne tient pas parce qu'il laisserait avec cette réforme un déficit de 300 millions d'euros et qu'il faudra probablement refaire une réforme selon eux des retraites dans 5 ans donc même leur seul et vous regrettez le professionnel des carrières longues quand vous allez demander aujourd'hui à des gens qui sont qui sont maçons qui sont caissiers qui sont artisans indépendants qui sont infirmières libérales de travailler deux années supplémentaires et de perdre au travail deux années d'espérance de vie c'est pas de c'est pas de la justice sociale alors je pense qu'il ne peut c'est la thèse d'Albert Camus il ne peut y avoir d'ordre dans le pays s'il n'y a pas de justice et je pense que pour que reviennent l'ordre dans notre pays il faut que les gens aient le sentiment que la politique qui est menée est juste aurait manuel Macron a échoué à convaincre il a perdu la bataille de l'opinion sur le fond de ce texte il l'a voulu même d'ailleurs dans son entretien vos confrères la semaine dernière au JT et il est en train de perdre aujourd'hui la bataille de l'ordre public il va alors justement il veut avancer sur plusieurs sujets il la redit effectivement la semaine dernière le plein emploi l'ordre républicain les progrès du quotidien l'école la santé l'écologie est-ce que c'est des sujets sur lesquels vous pouvez vraiment être en désaccord mais c'est à dire mais c'est à dire qu'en fait le plein emploi c'est un objet mais il veut faire quoi vous avez compris si vous voulez faire concrètement en discuter en discuter justement de construire un nouveau programme et une majorité élargie pour justement avancer des artefacts de communication on discute dans le cas d'une campagne présidentielle qui pour le coupé mais je veux dire vous pouvez me dire Emmanuel Macron veut avancer sur l'école le l'unité l'amour etc oui évidemment on va être d'accord sur le principe mais qu'est-ce qui vend aux gens je veux dire à un moment donné les gens se disent aujourd'hui le responsable du désordre dans le pays il est à l'Élysée c'est lui qui est responsable des tensions et du désordre dans notre société et où est-ce qu'on va je veux dire un grand pays comme le note a besoin de grands projets a besoin qu'on règle de manière structurelle la crise de l'énergie a besoin qu'on abaisse massivement les taxes aujourd'hui pour redonner du pouvoir d'achat aux gens pas besoin de sécurité pour les quatre ans à venir on doit avancer pour les Français mais avancer pour aller donner le point dans le mur pourquoi dans le mur là on va dans le mur précisément ils ont fait en 5 ans 600 milliards d'euros de dettes supplémentaires donc les gens qu'on nous a vendu comme des comme des comme des Mozarts enfin je vais verser pas un psy je veux dire on a besoin le chef de l'État il est là pour protéger les Français il est là pour protéger les institutions et il est là pour conduire la politique de la nation je fais référence parce que vous me dites il est là pour avancer faut pas d'immobilisme etc genre tout ça c'est des mots je veux dire les gens la concrètement aujourd'hui vous avez deux Français sur trois d'après toutes les enquêtes qui ne font pas les courses à leur fin parce que parce que l'inflation alimentaire est beaucoup trop contraignante pour les Français vous avez des carburants à 2 euros c'est très concret ce que je vous dis des carburants à 2 euros et des gens qui dans les campagnes dans la ruralité sont contraint de de limiter leur déplacements parce que le carburant est trop cher vous avez des boulangeries qui mettent la clé sous la porte parce que la facture d'énergie a été multiplié par 4 5 ou 6 et que Monsieur Macron refuse au niveau européen de décorer les prix de l'électricité des prix du gaz donc ça c'est très con il n'y a pas besoin de grands mots sur l'immobilisme très bien le président de la République certes papsy a accordé un entretien ou jeune lecteur de Pif Gadget il est interrogé par une jeune lectrice sur l'éventualité dans laquelle il pourrait être amené à quitter le pouvoir je vais citer sa réponse si tu le quittes il tutoie la chaîne actrice c'est qu'il peut y avoir une énorme crise et que tu es empêché à ce moment-là tu remets ton mandat aux Français et le peuple vote à nouveau est-ce qu'on est de votre point de vue dans cette configuration ou le président est face à une énorme crise empêché Edouard remettre son mandat en jeu je pense que s'il ne sait pas où aller et que il fait face à une situation de blocage alors il doit utiliser ce qui est prévu aujourd'hui par la Constitution j'ai revenir au peuple dans une démocratie qui vous est dans une démocratie comme la nôtre c'est parfaitement sain de dire aux Français il y a un point de blocage vous ne voulez pas de ma réforme je la retire c'est parfaitement sain de dire aux Français le Parlement est bloqué un mouvement politique peut-être plus qu'un autre a besoin d'une majorité pour construire la politique de la nation se dissout l'Assemblée nationale c'est parfaitement ça de dire aux gens j'ai un texte de loi je ne sais pas ce que vous en pensez je pense que de l'engager ça peut provoquer des points de blocage je décide de passer par référendum et de d'organiser un grand débat sur ce texte et de solliciter la vie du peuple français par infernal c'est parfaitement sain donc moi je dis aux gens il y a aucune fatalité dans ce que vous vivez et derrière la solution référendum période il vous reste une arme le contre-pouvoir peut-être le plus fort le plus efficace et le bulletin de vote dans un an il y a des élections les élections européennes notamment dans quatre ans présidentielle et législatives nous verrons je serai en tout cas très impliqué dans cette campagne comme président du Rassemblement national mais mais mais mais mais mais mais mais mais mais mais mais il y aura d'autres élections donc juste je dis aux Français il ne faut pas vous résigner il ne faut pas vous démobiliser et c'est vrai que le rassemblement national aujourd'hui apparaît comme une force d'alternance peut-être la plus forte la plus puissante et beaucoup de gens se disent mais si on les avait écouté avant on en serait peut-être pas vous dites il n'est pas pile chef de l'État mais il est interrogé également sur la relation entre un président et les Français il dit il peut y avoir de la colère il peut y avoir de la joie mais il n'y a pas d'indifférence vous voyez vous voyez quoi dans la relation d'Emmanuel Macron et les Français je pense qu'il a une relation toxique et malsaine au peuple français dans quel sens dans le sens où beaucoup de gens le sentiment qu'il aime agiter les tensions les divisions et qu'il aime faire souffrir les Français et beaucoup de gens se demandent me semble-t-il en tout cas c'est ce que les Français nous disent tous les jours sur le terrain c'est est-ce que on va avoir un président de la République qui un jour nous aime nous considère et nous respectent or ils ont le sentiment de n'avoir en face d'eux que des gens qui en permanence provoquent méprise dénigres mettent en place des politiques qui sont systématiquement contraire à ce que veulent les gens je pense que quand vous êtes président de la République vous êtes pas seulement une figure d'autorité vous devez aimer et considérer le peuple français et vous n'êtes pas le propriétaire de l'État vous en êtes que le locataire vous avez un mandat et vous avez un mandat pour servir le bien commun pour servir l'autorité de l'État or c'est vrai qu'Emmanuel Macron ne coche aucune de ces cases et on a le sentiment d'un homme seul d'un homme isolé qui est aujourd'hui un facteur de des ordres et de chaos dans notre société vous pouvez être en désaccord politique jardin de bordel avec le président de la République mais est-ce que vous mettez en doute sa sincérité dans la volonté de réformer est-ce qu'il n'est pas sincèrement convaincu que sa réforme est une bonne réforme que l'équilibre des comptes des retraites est une bonne solution pour pérenniser le système je lui donnerai gage de sincérité très franchement s'il y avait dedans une forme de cohérence or sur les retraites Emmanuel Macron a dit à peu près tout et le contraire de tout il y a encore la 2-3 ans Emmanuel Macron expliquait que jamais il le ferait travailler les Français au-delà de 62 ans parce qu'il disait lui-même les arguments qu'utilisent aujourd'hui les opposants à la réforme que il y a beaucoup de territoires beaucoup de territoires industriels touchés par la désintégration ont changé aussi mais ah bon bah ça vous arrive aussi vous avez changé sur des points programme par le passé l'euro etc parce que la configuration change vous tenez compte vous aussi la réalité de la condition de la réalité de ce que nous disent les gens or les gens n'ont pas dit qu'ils étaient favorables à la réforme des retraites moi je ne mets pas en cause sa légitimité il a été élu au mois d'avril dernier mais entre temps il y a eu des élections il y a eu des élections législatives et c'est vrai que de faire de la politique sans les Français et sans entendre les Français c'est particulièrement étrange comme méthode de gouvernance merci beaucoup merci d'avoir été sur ce plateau ce matin dans un instant c'est Elisabeth partie chou pour le temps de l'info et d'abord votre météo orange
Jordan Bardella