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Discours / meetingLCP (sur YouTube)· 16 octobre 2025 5 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsBudget & impôts

Sébastien Lecornu répond aux motions de censure défendues par la LFI et le RN - 16/10/2025

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Sébastien LecornuFait
    « on ne peut pas dire que ce gouvernement, madame Le Pen, a peur du peuple puisque dans quelques instant, soit l'Assemblée nationale l'aura censuré, soit l'Assemblée nationale l'aura confirmé. »
  • 0:35Sébastien LecornuFait
    « personne précisément n'a eu de majorité absolue et qu'aujourd'hui se présente devant vous un gouvernement soutenu, et nous le verrons dans quelques instants ou non par un socle suffisamment grand de députés pour pouvoir se maintenir ou non. »
  • 1:00Sébastien LecornuFait
    « les membres du gouvernement tiennent aussi leur légitimité du président de la République par sa nomination et ça c'est la constitution de notre pays. »
  • 2:30Sébastien LecornuFait
    « on ne peut pas faire comme si dans le moment de notre procédure budgétaire, il n'y avait pas un texte sur la table qui n'a pas encore démarré sa discussion. »
  • 3:30Sébastien LecornuFait
    « censurer sur un texte avec lequel on n'est pas d'accord, on peut le comprendre. censurer sur la base de l'absence d'un texte, c'est tout simplement manquer de bon sens. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames et messieurs les députés, mesdames les oratrices, euh je vous ai écouter attentivement l'une et l'autre et ce qui me frappe le plus, c'est la convocation du peuple comme une convocation d'un peuple imaginaire comme s'il n'était pas exprimé lors des dernières élections législatives. [Applaudissements] Et d'ailleurs, on ne peut pas dire que ce gouvernement, madame Le Pen, a peur du peuple puisque dans quelques instant, soit l'Assemblée nationale l'aura censuré, soit l'Assemblée nationale l'aura confirmé. On peut pas dire que nous avons peur du peuple.

Madame la présidente Le Pen, vous avez été candidate à l'élection présidentielle en 2017, vous avez été battu. Vous avez été candidate à l'élection présidentielle en 2022, vous avez été battu. Il y a eu des élections législatives anticipé que votre famille politique a demandé en réclamant la dissolution.

Vous n'avez pas eu la majorité absolue. Et ce que je dis, madame la présidente, ce que je dis, madame la présidente, avec respect, c'est que personne précisément n'a eu de majorité absolue et qu'aujourd'hui se présente devant vous un gouvernement soutenu, et nous le verrons dans quelques instants ou non par un socle suffisamment grand de députés pour pouvoir se maintenir ou non. Allez, s'il vous plaît, s'il vous plaît.

Et puisque vous défendez la constitution du général de Gaulle, vous savez vous savez que les membres du gouvernement tiennent aussi leur légitimité du président de la République par sa nomination et ça c'est la constitution de notre pays. Mesdames et messieurs les députés, je ne ferai pas de longs discours. Je pense que tout a été dit lors de la déclaration de politique générale.

Ce que je retiens aussi, c'est que notre esprit de compromis, la volonté de faire en sorte que les débats soient ouverts et lieux sont au fond le meilleur détecteur de la bonne foi ou de la mauvaise foi. avec l'abandon du 493, avec le temps nécessaire pour mener l'ensemble des débats, s'exprimer ici ce matin à cette tribune en laissant croire à celles et ceux qui nous écoutent que la copie budgétaire telle qu'elle a été déposée est la copie budgétaire définitive. comme si les parlementaires n'avaient pas le loisir, le droit, la capacité de le modifier, de l'amender, de transformer plers collègues, est-ce que vous pourriez s'il vous plaît un petit peu respecter le Premier ministre qui est en train de s'exprimer et qui s'adresse à vous des deux côtés, des deux côtés s'il vous plaît, un peu de silence [Applaudissements] des deux côtés.

Attendez, ça suffit. Allez, s'il vous plaît, monsieur le Premier ministre, poursuivez. Merci.

Merci madame la présidente. On ne peut pas faire comme si dans le moment de notre procédure budgétaire, il n'y avait pas un texte sur la table qui n'a pas encore démarré sa discussion. Et de cela et de cela, vous ne pouvez pas mentir devant les Françaises et les Français en disant "Voici le projet de budget, voici ce que nous souhaitons censurer alors que vous avez refusé et que vous êtes en train de refuser de le discuter et de le travailler." La réalité, mesdames et messieurs les députés, soit on rentre dans les débats, soit on rentre une bonne fois pour toute la crise politique.

Et de cela, vous devez l'assumer, parlementaire de la France insoumise avec les parlementaires du Rassemblement national parce que c'est évidemment le moment de vérité. Est-ce que l'on souhaite l'ordre républicain avec des débats qui ont lieu à l'Assemblée nationale ou est-ce qu'on souhaite le désordre ? Est-ce que l'on souhaite le ralentissement du pays ?

Censurer sur un texte avec lequel on n'est pas d'accord, on peut le comprendre. censurer sur la base de l'absence d'un texte, c'est tout simplement manquer de bon sens. En tout cas, mesdames et messieurs les parlementaires, ces motions de censure ce matin sont assez inédites dans l'histoire de la 5e République parce que ça serait au fond un peu la première fois que l'Assemblée nationale déciderait de se censurer elle-même et de refuser d'entrer dans les débats parlementaires.

L'histoire en tout cas jugera très durement ces manœuvres politiciennes dans lesquelles on aura confondu au fond la tribune de l'Assemblée nationale avec une tribune publicitaire. L'élection présidentielle viendra. Vous aurez l'occasion de faire campagne.

Pour l'instant, ne prenez pas en otage le budget de la nation et le budget de la sécurité sociale. Merci. Merci beaucoup, monsieur le premier ministre. [Musique] [Applaudissements]