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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 17 mars 2026 89 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

Bonjour chez vous ! du 17 mars 2026

Au micro : Christelle BertrandSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 53 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:53OuverteRéponse directe

    Quand vous avez regardé les résultats dimanche, quel enseignement vous en avez tiré ?

  • 6:58OuverteRéponse directe

    Ça n'a pas été nationalisé ? C'était vraiment des élections locales pour vous ?

  • 7:21RelanceRéponse partielle

    Mais le contexte politique national et international n'a pas joué ?

  • 8:24OuverteRéponse directe

    Duquel avez-vous envie de nous parler en premier ?

  • 9:01RelanceRéponse directe

    Donc à Besançon, à Lyon, ça ne vous a pas étonné ?

  • 9:46RelanceRéponse partielle

    Mais qu'est-ce que vous dites ? Manuel Valls, hier, il dit que c'est de l'hypocrisie.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:22InvitéFait
    « J'étais candidat pour être maire de Paris. »
  • 2:24InvitéFait
    « Le prochain maire de Paris, ça sera soit Emmanuel Grégoire, soit Rachida Dati. »
  • 2:34InvitéFait
    « Je permets cette fusion dans la clarté des principes contre l'extrémisme politique. »
  • 2:58InvitéFait
    « Je l'appelle à changer d'avis parce qu'à Marseille, on ne peut pas prendre le risque que la deuxième ville de France bascule à l'extrême droite et au Rassemblement national. »
  • 3:27InvitéFait
    « Si l'un d'entre eux, parmi ceux qui ont conclu des alliances, avait lui-même été à l'origine de propos antisémites, de propos qui seraient inqualifiables, injustifiables, alors effectivement, je prendrai ma responsabilité en demandant immédiatement à ce que cette liste soit suspendue. »
  • 4:24InvitéChiffre
    « Je lui ai parlé. Il a été sur une échelle de 0 à 10. Je dirais qu'il a été à 8. »
  • 4:31InvitéFait
    « Pas parfait, mais c'est la France. On ne s'attend pas à la perfection. »
  • 4:46Locuteur non identifiéChiffre
    « Selon les autorités libanaises, depuis le 2 mars, les frappes sur le Liban ont tué 886 personnes, dont 111 enfants et 38 personnels de santé. »
  • 5:15Locuteur non identifiéFait
    « Cette stratégie, vous la verrez, démontrera que Nicolas Sarkozy n'a jamais eu l'intention, n'a jamais demandé à être financé par le remède de guerre. »
  • 6:12InvitéFait
    « D'abord, j'ai regardé un peu les résultats dans mon département et il y a un certain nombre de surprises, de maires sortants qui sont battus. »
  • 6:48InvitéFait
    « Une élection municipale se fait avant tout sur une personnalité, sur une équipe aussi, sur la dynamique d'une équipe. »
  • 7:06InvitéFait
    « où on revendique évidemment une implantation très forte pour les Républicains et pour la droite républicaine d'une manière générale. »
  • 9:29InvitéFait
    « Alors, je ne sais pas faire la différence entre 36 000 accords locaux et un accord national. »
  • 10:39InvitéFait
    « On a beaucoup parlé de déshonneur, c'est de la compromission, c'est de la tambouille électorale. »
  • 12:00InvitéFait
    « Enfin, ils sont prêts à toutes ces alliances contre-nature, avec des gens qui se sont tapés dessus pendant des campagnes entières. »
  • 14:22InvitéFait
    « Qu'est-ce que c'est qu'un Front Républicain ? Ça veut dire qu'on fait obstacle à des formations qui ne seraient pas républicaines. »
  • 15:57InvitéFait
    « Non, jamais. J'ai vraiment bâti mon itinéraire politique depuis que je suis adolescent sur la lutte contre l'extrême droite en particulier. »
  • 18:03Locuteur non identifiéChiffre
    « LR qui garde ses bastions, dès dimanche soir, 18 villes de plus de 50 000 habitants sont conservées par la droite LR Ouellier. »
  • 18:30Locuteur non identifiéChiffre
    « François Baroin est comptera pour la première fois à un second tour avec 48,55%. »
  • 18:39Locuteur non identifiéFait
    « Notamment Besançon. Et ce, grâce à l'avance importante du LR Ludovic Fagot sur la maire sortante écologiste Anne Vigneault. »
  • 18:50Locuteur non identifiéFait
    « Espoir aussi à Grenoble, où le maire écologiste sortant Éric Piolle ne se représentait pas. »
  • 18:54Locuteur non identifiéFait
    « Et le LR Alain Caréignon s'est placé en tête du premier tour devant la candidate de l'Union de la Gauche, Laurence Ruffin. »
  • 19:01Locuteur non identifiéChiffre
    « Une victoire très symbolique aussi pourrait avoir lieu à Nantes, où Foulke Chambard de l'Auve talonne Johanna Roland, la numéro 2 du Parti Socialiste, n'a même pas un point et demi d'avance sur son rival. »
  • 19:13Locuteur non identifiéChiffre
    « Autre prise potentielle, Brest, historiquement de gauche, où le divers droite Stéphane Rudeau est arrivé en tête avec plus de 6 points d'avance. »
  • 19:20Locuteur non identifiéChiffre
    « Clermont-Ferrand, une ville socialiste depuis un siècle, où le candidat du nom de la droite, Julien Bonny, a créé la surprise en devançant le maire sortant ou les vieilles bianquis de 4 points. »
  • 19:29Locuteur non identifiéFait
    « Il y a également Limoges, où le LR Guillaume Guérin est arrivé en tête. »
  • 26:14InvitéFait
    « arrivent en tête dans un mouchoir de poche Vincent Bouget, le candidat communiste tête de liste d'une liste d'Union de la Gauche Aurélefi. »
  • 26:33PrésentateurChiffre
    « Ils sont tous les deux, voilà, je vois qu'une infographie les montre, ils sont au coude à coude à 30% environ. »
  • 26:43InvitéChiffre
    « le troisième, c'est Franck Proust, le président de l'agglomération de Nîmes, suivi par Julien Plantier, à 19, 1 à 15. »
  • 30:56InvitéChiffre
    « Il enregistre péniblement 15,7% des voix. »
  • 36:06InvitéFait
    « ils sont effacés du paysage, on avait dit que ils ne savaient pas investir sur cette campagne aussi. »
  • 36:16InvitéFait
    « on peut considérer que le macronisme c'est fini et que c'est une nouvelle défaite électorale sanglante. »
  • 36:06PrésentateurFait
    « ils sont effacés du paysage »
  • 36:17PrésentateurFait
    « on peut considérer que le macronisme c'est fini »
  • 36:29PrésentateurFait
    « on avait dit qu'on était dans une montée un peu en France et internationalement de l'extrême droite »
  • 36:45PrésentateurFait
    « la guerre qui se déclenche de Trump et Netanyahou en dehors du droit international »
  • 39:38PrésentateurFait
    « je pense que le front républicain est terminé »
  • 40:35PrésentateurFait
    « M. Payan fait une erreur historique il est irresponsable »
  • 43:43PrésentateurFait
    « l'un des piliers de la France insoumise c'est l'antifascisme »
  • 1:04:29PrésentateurChiffre
    « Jean-Luc Maudinck est arrivé très loin devant avec 37% des suffrages »
  • 1:05:19PrésentateurFait
    « Louis Sarkozy a décidé de fusionner sa liste avec celle de Sandra Per »
  • 1:05:45PrésentateurFait
    « Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel ont finalement annoncé former une alliance pour Paris »
  • 1:06:40PrésentateurFait
    « Olivier Faure a refusé toute alliance entre les socialistes et les insoumis sur le plan national »
  • 1:13:23InvitéChiffre
    « ils ont annoncé leur programme : un grand parc d'au moins 11 hectares sur la friche de Saint-Sauveur, garantie de 40% des logements sociaux »
  • 1:14:29InvitéChiffre
    « Lawaria à douche a fait 23% »
  • 1:19:08PrésentateurFait
    « LFI se maintient, LR a été éliminé »
  • 1:25:38PrésentateurFait
    « l'addition des deux scores ne permettait pas de rejoindre celui de l'Union de la Gauche et des écologistes »

Temps de parole

  • Présentateur62 %
  • Invité16 %
  • Invité 28 %
  • Invité 35 %
  • Invité 44 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mardi 17 mars. On regarde le programme de cette émission spéciale consacrée à cet entre-deux-tours des municipales. Et vous le voyez, ça fait ce matin la une de la grande majorité de vos quotidiens régionaux. Les candidats ont jusqu'à ce soir 18h pour déposer leur liste. Les discussions battent leur plein dans les villes, maintien, fusion, alliance, retrait. Quelle sera la configuration de ce second tour ? Que disent ces alliances des lignes politiques des partis et les électeurs ?

Vont-ils suivre ? Analyse dans une heure avec Françoise Degoy et le sondeur Frédéric Dhabi. Des alliances particulièrement scrutées, celles entre la France insoumise et le Parti socialiste. C'est bon à Limoges, Avignon, Toulouse, Clermont-Ferrand, Brest et Nantes. C'est non à Paris, Rennes et Marseille. Mais que pense la France insoumise de ses refus ? Eric Coquerel, le député de la Seine-Saint-Denis est notre invité dans une demi-heure. Et puis du côté de la droite, les Républicains revendiquent d'être la première force politique locale. Mais le bilan n'est-il pas en demi-teinte face à la poussée du Rassemblement national ? Qui grignote leur territoire et séduit leurs électeurs ?

Le sénateur LR, Stéphane Pieds-Noir, nous répond dans quelques instants. Bonjour. Et puis nous irons dans nos régions faire le point sur ces dernières négociations. On sera à Toulon et à Nîmes où la droite s'est alliée, à Lyon, où un accord a été trouvé entre la France insoumise et les écologistes face à Jean-Michel Aulas. Et puis à Lille où les socialistes devraient conserver la ville grâce à un accord avec les écologistes. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour Chabot. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Guy Matala. Bonjour Rian.

Et à la une de ce mardi 17 mars, c'était donc une grande journée de négociations hier pour les candidats municipaux. Oui, le second tour qui fait l'objet d'âpres discussions, des discussions qui n'ont pas toujours abouti. Et quand il y a alliance ou fusion, celles-ci font parfois polémiques. Les précisions de Gaël Fonseca. Il leur a fallu toute la journée pour se mettre d'accord. Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel ont finalement annoncé former une alliance pour Paris. Une fusion de leur liste, mais sans le candidat d'horizon.

2:22
Invité

J'étais candidat pour être maire de Paris. Le prochain maire de Paris, ça sera soit Emmanuel Grégoire, soit Rachida Dati. Et il appartient aux Parisiennes et aux Parisiens de décider. Le collectif qui m'accompagne, mes colistiers, mes partis, souhaite le changement et je l'accompagne. Je permets cette fusion dans la clarté des principes contre l'extrémisme politique. Pour moi, le chemin s'arrête.

2:39
Présentateur

Chemin qui ne s'arrête pas pour Emmanuel Grégoire et Sofia Chikirou. Ils ont chacun déposé leur liste. Pour le candidat PS, il était inenvisageable de s'allier avec l'insoumise. Idem à Rennes ou encore à Marseille, où Benoît Payan a déposé sa liste, seul. Une décision jugée irresponsable par LFI.

2:58
Invité

Je l'appelle à changer d'avis parce qu'à Marseille, on ne peut pas prendre le risque que la deuxième ville de France bascule à l'extrême droite et au Rassemblement national.

3:07
Présentateur

Olivier Faure a refusé toute alliance entre les socialistes et les insoumis sur le plan national. Mais sur le plan local, dans de très nombreuses villes, la main tendue par LFI a été acceptée. En premier lieu, Toulouse, mais aussi Nantes, Limoges, Avignon, Brest, Clermont-Ferrand. Des alliances qu'Olivier Faure dit comprendre.

3:27
Invité

Si l'un d'entre eux, parmi ceux qui ont conclu des alliances, avait lui-même été à l'origine de propos antisémites, de propos qui seraient inqualifiables, injustifiables, alors effectivement, je prendrai ma responsabilité en demandant immédiatement à ce que cette liste soit suspendue.

3:45
Présentateur

A Lille, PS et écologistes se sont unis sans LFI. A Lyon et Besançon, écologistes et LFI se sont unis contre la droite. Et à Strasbourg, la socialiste Catherine Trottmann affrontera seule une union entre les Mélenchonistes et les Verts et une liste de droite. 18e jour de conflit au Moyen-Orient. Donald Trump et Emmanuel Macron ont échangé à propos du détroit d'Hormuz. Oui, la France qui semble prête à prendre sa part, selon le président américain. Je pense qu'il va nous aider. Il est temps. Emmanuel Macron a déclaré Donald Trump, mais la réponse de Paris ne le satisfait pas entièrement. Écoutez.

4:24
Invité

Je lui ai parlé. Il a été sur une échelle de 0 à 10. Je dirais qu'il a été à 8. Pas parfait, mais c'est la France. On ne s'attend pas à la perfection.

4:36
Locuteur non identifié

Ah, vous confie.

4:39
Présentateur

Et au Liban, ce matin, taux de nouvelles frappes israéliennes ont eu lieu sur trois quartiers. De Beyrouth ainsi que sur le sud du pays. Selon les autorités libanaises, depuis le 2 mars, les frappes sur le Liban ont tué 886 personnes, dont 111 enfants et 38 personnels de santé. Allez, retour en France. Et Nicolas Sarkozy, de nouveau devant la justice. Oui, le procès en appelle dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. s'est ouvert hier à Paris. En septembre, le tribunal correctionnel de Paris avait déclaré l'ancien président de la République coupable d'associations de malfaiteurs. Écoutez son avocat, maître Jean-Michel Darrois.

Cette stratégie, vous la verrez, démontrera que Nicolas Sarkozy n'a jamais eu l'intention, n'a jamais demandé à être financé par le remède de guerre. Et puis on termine par une soirée étoilée. Le guide Michelin a décerné son palmarais sierre et le terroir est à l'honneur. Oui, et au total, 62 nouvelles étoiles, dont un nouveau 3 étoiles pour les Morélières, le restaurant dirigé par Michel Arnoux à Jongeux, en Savoie, mais aussi 7 2 étoiles et 54 premières étoiles. Voilà, félicitations. Allez, on va revenir sur ces actualités. Stéphane Pienard, vous êtes sénateur LR de Maine-et-Loire.

On va bien sûr longuement parler dans cette demi-heure sur les enseignements de ce premier tour des municipales et puis cet entre-deux-tours. D'abord, une première question. Quand vous avez regardé les résultats dimanche, quel enseignement vous en avez tiré ?

6:07
Invité

D'abord, j'ai regardé un peu les résultats dans mon département et il y a un certain nombre de surprises, de maires sortants qui sont battus. Il y a aussi des bascules à droite, évidemment. J'ai un regard particulier sur ces résultats-là. Donc c'est évidemment ce qui a retenu mon attention en premier dans cette soirée électorale. Et puis ensuite, vous savez, les résultats des grandes villes arrivent un petit peu après au compte-gouttes et notamment des très grandes villes dont les bureaux ferment un petit peu plus tard.

Et là, on voit que c'est tout de suite un petit peu plus compliqué parce qu'il y a des jeux d'alliance dont on va beaucoup parler et dont on parle beaucoup depuis dimanche soir. Et rien n'est simple. On voit que là, autant dans nos petites communes, on connaît les identités, on connaît les valeurs des candidats. D'ailleurs, les électeurs sont plutôt attachés à une personnalité, j'allais dire. Une élection municipale se fait avant tout sur une personnalité, sur une équipe aussi, sur la dynamique d'une équipe.

6:58
Présentateur

Ça n'a pas été nationalisé ? C'était vraiment des élections locales pour vous ?

7:02
Invité

Oui, dans les petites communes, même jusqu'aux communes de plus de 9000 habitants, où on revendique évidemment une implantation très forte pour les Républicains et pour la droite républicaine d'une manière générale. Mais les étiquettes ne sont pas forcément mises en avant. On sait, nous, qui est adhérant chez nous, qui est sympathisant.

7:21
Présentateur

Mais le contexte politique national et international n'a pas joué ?

7:24
Invité

Non, pas dans nos départements, non.

7:26
Présentateur

On va regarder, on le disait ce matin, la grande majorité de nos quotidiens régionaux sont consacrés à ces municipales. On va regarder trois angles. D'abord, deux salles, deux ambiances. Hier, entre LFI et l'EPS. La une de la Provence, le nom de paillon à la France insoumise. Le maire sortant qui a fermé la porte à un rapprochement avec le candidat LFI, Sébastien Delogu. Et puis, la une de la Montagne, à contrario, à Clermont-Ferrand. Affaire conclue à gauche, devancée par le candidat de la droite au premier tour. Le maire sortant PS, Olivier Bianchi, a conclu un accord technique avec LFI. Autre sujet, c'est à la une de l'Union. Comment l'extrême droite avance ses pions ?

De l'Aisne aux Ardennes, les candidats RN et plus globalement, les candidats d'extrême droite ont tiré leur épingle du jeu. Et puis, un troisième angle, c'est à la une de Nice matin, c'est l'impossible front républicain. La liste de gauche écologiste a refusé de se retirer alors que le candidat LR Horizon, Christian Estrosi, est devancé par celui de l'UDR RN, Éric Ciotti. Trois angles choisis par la presse régionale, trois enseignements. Duquel avez-vous envie de nous parler en premier ?

8:26
Invité

Comme je disais tout à l'heure, on voit que c'est compliqué dès qu'on arrive à ces strates de population, de taille de ville. Moi, ce que je retiens, c'est que vraiment, on nous parle d'accords techniques entre la gauche, le PS en particulier, et la France insoumise. Plusieurs observations là-dessus, plusieurs analyses. D'abord, je ne suis pas étonné que les écologistes soient les plus près de LFI. D'ailleurs, on en parle très peu des accords entre écolo et LFI parce que c'est assez naturel. Et en réalité, on a toujours su qu'il y avait une proximité entre ces formations politiques. Donc, ça ne nous étonne plus.

9:01
Présentateur

Donc, à Besançon, à Lyon, ça ne vous a pas étonné ?

9:03
Invité

Non. En revanche, pour le Parti Socialiste, moi, je ne suis pas de cette sensibilité politique, mais j'ai beaucoup de respect pour les électeurs de gauche modérée et les responsables politiques. Je veux saluer l'attitude et les déclarations d'Emmanuel Valls, d'un Raphaël Gluckspan, de François Hollande également, qui refusent cette alliance, cette compromission avec LFI. Et en revanche, Olivier Faure qui nous dit qu'il n'y a pas d'accord national, il y a des accords locaux. Alors, je ne sais pas faire la différence entre 36 000 accords locaux et un accord national. Je caricature un peu, mais enfin, un accord technique, qu'est-ce que c'est qu'un accord technique ? C'est comme l'amour, quoi.

Il y a un amour technique et puis un amour réel, physique. Je ne comprends pas la différence. Enfin, on se moque du monde.

9:46
Présentateur

Mais qu'est-ce que vous dites ? Manuel Valls, hier, il dit que c'est de l'hypocrisie.

9:48
Invité

Mais bien sûr, c'est de l'hypocrisie. On se moque du monde. Enfin, on veut faire croire aux électeurs que non, non, on est très respectueux. Et que j'entends la déclaration tout à l'heure d'Olivier Faure. Alors, à chaque fois qu'un candidat, dans une liste, aura tenu des propos antisémites, on demandera à ce que l'accord soit dénoncé. Enfin, on est dans une hypocrisie, un maillage de…

10:07
Présentateur

Olivier Faure, il dit que tous les insoumis ne sont pas des clones de Jean-Luc Mélenchon. Il y a Jean-Luc Mélenchon, il y a ses propos, ça, ses noms. Et puis, il y a d'autres insoumis plus fréquentables, entre guillemets. Vous ne comprenez pas cet argument ?

10:18
Invité

Il y a même des insoumis qui ont quitté la France insoumise. Ceux-là, pour moi, ont fait preuve de courage en se différenciant très nettement des propos et de l'attitude et des discours de Jean-Luc Mélenchon et des actes de Jean-Luc Mélenchon, notamment sur l'antisémitisme.

10:33
Présentateur

Mais comment vous les qualifiez, vous, ces accords entre la France insoumise et le PS ?

10:39
Invité

On a beaucoup parlé de déshonneur, c'est de la compromission, c'est de la tambouille électorale. Encore une fois, c'est des choses qu'on n'observe pas, nous, dans nos départements plus ruraux. Il y a aussi des grandes villes dans mon département. Mais cette tambouille nationale qui, quand même, correspond au mieux-disant.

Enfin, on voit bien que le PS est en train d'essayer de sauver tout simplement sa peau, en ayant toujours critiqué, d'ailleurs, la droite de ces mêmes compromissions, alors que les seuls qui, aujourd'hui, refusent, et depuis toujours, de s'allier avec le Rassemblement national, de s'allier avec les extrêmes, ce sont les forces de droite républicaines, les républicains en particulier, et là où on nous fait, vous savez, des grandes leçons de morale, ici même, dans l'hémicycle du Sénat, où on a des grandes envolées lyriques sur ce qu'il convient de faire pour respecter les valeurs républicaines, moi, je savais, j'étais rapporteur sur ce texte, sur la partie école, on a eu des grandes leçons de morale, et en définitive, dans les actes, on juge uniquement les personnes sur les actes et pas sur les discours, dans les actes.

La gauche cède, les extrêmes, on les combat, on ne fait pas de grands discours, on les compare réellement, et même au risque de perdre des élections, il faut faire preuve de courage. Et aujourd'hui, moi, ce que j'observe, c'est que le Parti Socialiste, et Olivier Faure en premier, ne fait pas preuve de courage. Enfin, ils sont prêts à toutes ces alliances contre-nature, avec des gens qui se sont tapés dessus pendant des campagnes entières. Enfin, il faut relever les propos qu'ont été ceux des socialistes à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise. Je crois que Manuel Bompard est très solidaire de Jean-Luc Mélenchon, quand même.

Je veux bien qu'il y en ait quelques-uns qui fassent un pas de côté, mais ils ne sont pas très nombreux. Et en réalité, ceux qui ont eu à faire ce pas de côté, ils l'ont fait depuis déjà quelques années, on l'a observé. Donc moi, je suis très, j'allais dire, je suis presque heurté, même pour l'électorat de centre-gauche, qui, encore une fois, n'est pas mon électorat, mais que j'ai combattu, que j'ai battu d'ailleurs dans ma commune en 2014. Mais ceux-là doivent se trouver vraiment dépossédés d'une partie de leur valeur.

12:47
Présentateur

À Nantes, j'imagine que c'est une ville que vous regardez avec un petit peu plus d'attention. Le candidat LR Talon, la maire sortante socialiste, Johanna Roland, il y a une alliance entre LFI et l'EPS. LFI parle d'un front antifasciste. Que pensez-vous de ces mots ?

13:01
Invité

Alors ça, c'est quand même le fascisme là. Et l'antifascisme est tellement galvaudé. Il n'y a plus de sens, en fait, à la sémantique qu'on utilise. Et en fait, c'est l'étendard ultime pour des candidats qui sont en grande difficulté. C'est le cas de Johanna Roland à Nantes. Et donc, quand on n'a plus d'arguments, quand on se permet d'ailleurs des alliances aux extrêmes, à l'extrême gauche avec LFI, eh bien, on sort cet étendard, on dit, en face, c'est le fascisme. Et c'est vrai que du point de vue de LFI, du point de vue de l'extrême gauche, dès que vous êtes au centre, vous êtes fasciste. Il faut en finir avec ça. Moi, j'en ai assez.

À Nantes, Foulk fait, Jean-Bardelot fait une très, très bonne campagne. C'est un très bon candidat. Il bouscule les codes. Évidemment, la gauche ça la perturbe. Et Johanna Roland, qui avait dit que probablement elle ne ferait pas alliance avec LFI, aujourd'hui cède aussi à la tentation de l'extrême gauche et fait alliance parce qu'elle voit bien que son fauteuil est en jeu. C'est tout simplement ça.

14:01
Présentateur

À Nice, on l'a vu à la lune de Nice Matin, la candidate de gauche écologiste a refusé de se retirer malgré les demandes des LR, les demandes de Christian Estrosi. Éric Ciotti semble donc en bonne position pour l'emporter. Est-ce que ça acte la fin du Front Républicain ?

14:19
Invité

Ça aussi, le Front Républicain, ça a été beaucoup commenté. Qu'est-ce que c'est qu'un Front Républicain ? Ça veut dire qu'on fait obstacle à des formations qui ne seraient pas républicaines. Si elles ne sont pas républicaines, il faut les interdire. Aujourd'hui, le Rassemblement National, la droite républicaine d'Éric Ciotti fait aussi partie de l'arc républicain tant que ces formations ne sont pas interdites.

14:42
Présentateur

Vous comprenez qu'elles ne se retirent pas ? Parce que les LR, ça fait longtemps qu'ils ont acté la fin du Front Républicain. Le Nini, ça fait longtemps. Est-ce que là, ça ne vous revient pas un peu comme un boomerang ?

14:50
Invité

Moi, je comprends totalement la fin du Front Républicain. Si on est fidèle à ses convictions, qu'on veut les défendre jusqu'au bout, y compris à une élection municipale, on va au bout de ses convictions. Si on considère que l'enjeu d'avoir peut-être un ou deux élus dans un conseil municipal ne vaut pas le coup de faire prendre le risque d'une élection d'un extrémiste, on peut qualifier Éric Ciotti d'extrémiste. Il était quand même chez nous il y a quelques temps. Nathalie Saint-Cricq a eu des propos qui me semblent un tout petit peu déplacés. D'ailleurs, elle est suspendue. Donc, il faut un peu mesurer tout ça. Éric Ciotti a fait un choix qui n'est pas le nôtre.

Mais je comprends le choix d'aller au bout de ses convictions et de dire « moi, je porte ma candidature jusqu'au bout ».

15:32
Présentateur

Un autre enseignement, c'est la percée du Rassemblement National dans ses élections. On va écouter ce que disait Dimon Chorges. Dan Bardella, il vous tendait la main. Le contexte local le permet. Le Rassemblement National tend la main aux listes de droite sincères, aux listes indépendances et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l'extrême gauche et la dilution dans le macronisme. Il ne faut pas la saisir cette l'intendue ?

15:57
Invité

Non, jamais. J'ai vraiment bâti mon itinéraire politique depuis que je suis adolescent sur la lutte contre l'extrême droite en particulier, puisque c'était dans les années 80 et que c'était de ça qu'il s'agissait. On ne parlait pas de LFI à l'époque. Jamais, en fait, pas de compromission avec le Rassemblement National. C'est ma ligne, c'est la ligne des Républicains, c'est la ligne de Bruno Retailleau. Ça peut coûter des élections, mais contrairement au PS qui est aujourd'hui, on le voit bien, le respirateur artificiel de la France insoumise, on n'ira pas sur ce champ-là parce qu'on sait sur quoi ça se termine. En fait, c'est une absorption, une main tendue qui, en fait, veut nous détruire.

C'est une main tendue pour éliminer de cet arc républicain une formation comme la nôtre et pour finir avec simplement un combat des extrêmes.

16:44
Présentateur

Mais est-ce que le score d'Éric Ciotti, ça ne valide pas quand même sa stratégie, plus que la vôtre ?

16:48
Invité

Là encore, il faut prendre en considération un contexte local. Et Dieu sait si le contexte est local à Nice, entre Éric Ciotti et Christian Estrosi, les ennemis d'aujourd'hui ont été les meilleurs amis à une époque. Il y a un électorat local qui prend tout ça en considération. Je ne suis pas certain que les Niçois se positionnent sur un combat de l'extrême droite contre les Républicains. Et d'ailleurs, Christian Estrosi paye sans doute un certain flou, pour ne pas dire autre chose, dans son itinéraire depuis 2017. Donc peut-être qu'à un moment donné, je parlais de sincérité tout à l'heure, de valeurs auxquelles l'électorat est attaché.

Pour Christian Estrosi, il y a quand même un certain flou.

17:32
Présentateur

– On va parler des enseignements pour les LR. Quel bilan pour votre parti lors de ce premier tour des municipales ? C'est votre éclairage guillemette. Est-ce qu'on a assisté dimanche soir à une vague bleue, comme s'en est targué le patron des Républicains, Bruno Retailleau ? Est-ce que ce premier tour est vraiment un succès pour les LR ? – Alors effectivement, Bruno Retailleau s'est félicité dimanche soir que les LR ou ses alliés étaient arrivés en tête dans près d'une commune sur deux de plus de 9000 habitants, soit les mêmes proportions qu'en 2020. LR qui garde ses bastions, dès dimanche soir, 18 villes de plus de 50 000 habitants sont conservées par la droite LR Ouellier.

Parmi celles-ci, Cannes, où le vice-président des LR, David Lissnard, a été réélu avec plus de 80% des voix. Il y a également Maud, en Seine-et-Marne, où Jean-François Copé a été réélu pour un sixième mandat, ou encore Calais, la ville de Natacha Bouchard. Par ailleurs, à trois, François Baroin est comptera pour la première fois à un second tour avec 48,55%. – Alors ça, c'est pour les villes gardées. Les LR pensent pouvoir s'emparer de nouvelles villes de plus de 100 000 habitants. – Oui, notamment Besançon. Et ce, grâce à l'avance importante du LR Ludovic Fagot sur la maire sortante écologiste Anne Vigneault.

Espoir aussi à Grenoble, où le maire écologiste sortant Éric Piolle ne se représentait pas. Et le LR Alain Caréignon s'est placé en tête du premier tour devant la candidate de l'Union de la Gauche, Laurence Ruffin. Une victoire très symbolique aussi pourrait avoir lieu à Nantes, où Foulke Chambard de l'Auve talonne Johanna Roland, la numéro 2 du Parti Socialiste, n'a même pas un point et demi d'avance sur son rival. Autre prise potentielle, Brest, historiquement de gauche, où le divers droite Stéphane Rudeau est arrivé en tête avec plus de 6 points d'avance.

Et Clermont-Ferrand, une ville socialiste depuis un siècle, où le candidat du nom de la droite, Julien Bonny, a créé la surprise en devançant le maire sortant ou les vieilles bianquis de 4 points. Il y a également Limoges, où le LR Guillaume Guérin est arrivé en tête. Mais dans ces 6 villes, la gauche a conclu des accords avec la France insoumise, douchant ainsi les espoirs de la droite. – Est-ce qu'entre dimanche soir, on imagine que, quand vous avez regardé ces 6 villes, vous vous êtes dit « Ah, ce sont peut-être des tristes potentielles ». Est-ce que ce matin, vous dites « On ne va peut-être pas y arriver ».

19:47
Invité

– Je me le dis toujours, la dynamique du premier tour, elle est importante pour l'électorat qui va se présenter dimanche prochain dans l'isoloir. Toutes les villes qui ont été citées, c'est des dynamiques incroyables. À Besançon, je crois que ça fait 70 ans que la ville est gouvernée à gauche. On a cité Clermont-Ferrand, Grenoble, évidemment, avec le retour d'Alain Carignan, qui est une vraie surprise, qui n'était pas tout à fait donné, d'ailleurs, dans les sondages. Donc, on sent qu'il y a, je ne vais pas dire de vagues bleues, mais en tout cas, factuellement, on a des résultats qui sont extrêmement prometteurs dans ces communes-là.

Bien sûr qu'il y a les accords électoraux, mais moi, je veux croire que, vraiment, une partie de l'électorat de gauche ne se reconnaîtra pas dans ces accords avec l'extrême-gauche, de même que, nous, on le sait bien à droite, si on refuse cette alliance, cette main tendue que vous disiez tout à l'heure de Jordan de Bardella, c'est pour éviter cette dilution et pour éviter de perdre un électorat qui nous est fidèle, et qui nous dit, tenez bon, tenez cette ligne républicaine qui est la vôtre depuis toujours, depuis les années 80, où il y a eu des tentations d'alliances comme ça avec l'extrême-droite, tenez bon, parce qu'on sait bien qu'à ce moment-là, il y a une déperdition d'un électorat qui ne veut pas que notre pays, globalement, on parle des municipales, mais que notre pays, globalement, soit dirigé par les extrêmes.

21:01
Présentateur

Stéphane Pinoir, parmi ces civils qu'on a cités, quel, selon vous, porterait le message le plus favorable pour 2027 ?

21:09
Invité

– Alors, écoute, moi je vais parler de Nantes, évidemment, parce que c'est dans ma région et que moi je déplore jour après jour, année après année, le chemin qui est pris par Nantes. Aujourd'hui, on voit qu'il y a d'ailleurs un reflux de la population nantaise qui vient habiter, y compris à Angers, qui se déplace parce qu'il y a une insécurité galopante, parce qu'il y a une ville qui est en train de se dégrader, un petit peu comme à Paris, c'est un petit peu la même ambiance. Donc, évidemment, je vais regarder ça de très près et j'ai beaucoup d'espoir.

Il y a aussi une dynamique à Cholet, chez moi, dans le Maine-et-Loire, avec une liste républicaine de la droite et du centre, portée par Isabelle Leroy et Jean-Paul Bréjon, qui a beaucoup d'avance au premier tour. Donc, il faut transformer l'essai, dirait Thomas Ramos, en référence rugby-stique. Donc, je vais regarder ça, mais toutes les villes que vous avez citées, Besançon, c'est quand même, là aussi, quelque chose qui n'était pas forcément attendu et qui est un bouleversement.

Enfin, quand une ville est ancrée pendant plus d'un demi-siècle dans une gouvernance, le tort, d'ailleurs, de la gauche, c'est de croire que c'est définitif, que c'est ad vitam aeternam, qu'on aura cette reconduction tacite des dirigeants. Aujourd'hui, il y a des vraies dynamiques de droite. Je veux croire que, d'ailleurs, la présidence de Bruno Retailleau, au sein de la tête de notre parti, il y est pour quelque chose. Il a gagné en notoriété. Il a été exposé avec son ministère de l'Intérieur. Et donc, ça, ça a donné des forces à nos candidats un petit peu partout, qu'ils se revendiquent, qu'ils mettent en avance leur étiquette ou pas.

22:41
Présentateur

Et puis, alors, il y a la situation à Paris. Guimet, vous avez regardé avec attention parce que, pour la première fois, il y avait deux votes distincts à Paris. Le vote par arrondissement et le vote pour la mairie. Et on a un peu l'impression que le nom de Rachida Dati, finalement, agit peut-être un peu comme un repoussoir. Oui, Auriane, et ça, c'est la douche froide pour les LR. Non seulement, l'ancienne ministre de la Culture est à plus de 10 points derrière le socialiste Emmanuel Grégoire, mais surtout, à part dans le 16e arrondissement, la maire du 7e arrondissement sous-performe par rapport à ses candidats locaux.

Certains maires d'arrondissement de droite récoltent jusqu'à 17 points de plus que ce qu'obtient Rachida Dati au Conseil de Paris. Des électeurs, donc, qui choisissent la droite au niveau local, mais Emmanuel Grégoire pour Paris. Les Parisiens ont donc bien dissocié le vote local du vote pour Paris. C'est simple. La candidate Rachida Dati au Conseil de Paris aurait mieux fait sans la réforme PLM, une réforme qu'elle avait pourtant appelée de ses voeux. Et Guylaine, vous avez une question. Oui. Est-ce que le retrait de Pierre-Yves Bournazel, malgré la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati, est-ce que c'est le désaveu absolu ?

23:45
Invité

Non, je ne crois pas. Pierre-Yves Bournazel a fait ce constat lucide. Il l'a dit, il se projetait pour être maire de Paris. Aujourd'hui, il fait le constat que son résultat au premier tour ne permettra pas d'atteindre cet objectif, dont acte. Il veut tourner une autre page. On sait que les relations avec Rachida Dati ne sont pas bonnes. C'est un secret pour personne. Néanmoins, il décide, alors qu'on n'était pas forcément sur cette logique-là au premier tour, il décide de faire fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati, sans lui, certes, mais quand même. Et donc, c'est un apport de voies supplémentaires.

Je ne veux pas vous dire autre chose que les résultats du premier tour sont plutôt décevants et un peu éloignés de ce que les sondages annonçaient. Maintenant, il y a un deuxième tour. C'est pour ça qu'il y a deux tours dans une élection municipale. C'est qu'on fait un tri au premier tour et ensuite, on se détermine au deuxième pour vraiment voir le visage que l'on veut incarner notre ville pour les six ou sept prochaines années.

24:41
Présentateur

Alors là, on a vu les villes, les pas trop mauvaises nouvelles pour les LR, mais il y a quand même des villes, guillemettes, que les Républicains notamment à Lyon. L'ancien patron de l'OL avait caracolé en tête pendant toute la campagne pendant des mois dans les sondages devant le maire sortant, l'écologiste Grégory Doucet. Mais dimanche soir, les deux candidats sont au coude à coude et c'est finalement le maire sortant qui a légèrement devancé l'ancien patron de l'OL, Grégory Doucet, qui a annoncé hier être rejoint par Alephi, arrivé troisième pour le second tour. À Marseille, en revanche, ça n'a pas été une surprise. Les sondages le prédisaient.

La candidate d'hiver droite, Martine Vassal, est loin derrière le maire sortant d'union de la gauche, Benoît Payan, et le candidat RN, Franck Alizio, la candidate d'hiver droite qui a annoncé se maintenir. Voilà. Ça, c'est des villes que les LR n'avaient pas. Ce n'est pas les villes que les LR pouvaient perdre. Lyon et Marseille, c'était des villes détenues par la gauche dans les villes que les LR peuvent perdre. Il y a Saint-Etienne, par exemple, où effectivement, la gauche est largement en tête. Et puis, il y a aussi Nîmes. C'est jusqu'à maintenant la plus grande ville détenue par les Républicains. On va aller justement voir quelle est la situation du côté de Nîmes. Bonjour, Vincent Coste.

Merci beaucoup d'être avec nous, Vincent, journaliste au Midi Libre. Alors, Nîmes suscite tous les espoirs et en même temps toutes les inquiétudes dans le camp des Républicains. Comment s'annonce le second tour ?

26:01
Invité

Oui, vous avez raison, Nîmes. Vous l'avez dit, la plus grande ville détenue par les Républicains, la seule grande ville de 200 000 habitants qu'ils détenaient encore. Le premier tour a affiché finalement des résultats assez clairs. arrivent en tête dans un mouchoir de poche Vincent Bouget, le candidat communiste tête de liste d'une liste d'Union de la Gauche Aurélefi. Il arrive en tête juste devant le candidat du Rassemblement national,

26:30
Présentateur

le député européen Julien Sanchez, ancien maire de Bocquer. Ils sont tous les deux, voilà, je vois qu'une infographie les montre, ils sont au coude à coude à 30% environ. Le troisième, c'est Franck Proust, le président

26:41
Invité

de l'agglomération de Nîmes, suivi par Julien Plantier, à 19, 1 à 15. Entre les deux, on le sait, c'est une lutte fratricide, ils étaient tous les deux dans la majorité

26:50
Présentateur

du maire sortant qui ne se représente pas, Jean-Paul Fournier, la ville dont il était le maire Nîmes

26:58
Invité

depuis 2001. et c'est Franck Proust et Julien Plantier,

27:03
Présentateur

finalement, hier en fin d'après-midi, ont fusionné leur liste, Franck Proust en prend la tête et en cas de succès sera le maire de Nîmes alors que Julien Plantier deviendrait le président de l'agglomération. Reste à savoir pour le LR, puisque ça intéresse notamment votre invité ce matin, si l'addition de leurs deux scores au premier tour,

27:29
Invité

se fera sans déperdition de voix, sachant que la lutte entre les deux hommes a été acharnée depuis de longs mois qui ne se sont pas ménagés, c'est le moins que l'on puisse dire et on sait que dans ces cas-là, les reports de voix ne sont pas systématiquement automatiques et parfaits à 100%. C'est vraiment l'enjeu pour Nîmes mais c'est vrai qu'on se retrouve avec une triangulaire, avec au niveau des voix trois tiers, trois blocs à peu près équivalents, d'où un grand suspense et dans notre région la ville qui suscite pour cette indécision le plus vif intérêt. Merci. Et tout particulièrement pour LR où la ville représente un enjeu majeur.

28:19
Présentateur

Merci beaucoup Vincent pour ces précisions. Proust et Plantier, les dessous de la fusion, c'est à la une du Midi Libre dans son édition de Nîmes. Dernière grande ville. Détenus par les LR à l'heure où on se parle, ça vous inquiète ?

28:30
Invité

Oui, on savait que ce serait compliqué, que ce serait serré. Aujourd'hui, certes, la politique, ce n'est pas de l'arithmétique, on n'additionne pas, on sait qu'il peut y avoir de la déperdition mais si on n'arrive pas à s'associer entre candidats qui sont quand même qui ont une proximité idéologique, politique qui est celle des deux candidats à Nîmes, on n'y arrivera pas. Donc, chacun a joué sa carte au premier tour, dont acte. Maintenant, il y a une dynamique de rassemblement, l'arithmétique montrerait qu'ils sont vraiment en position de l'emporter. Il y aura une triangulaire et je veux croire que cette dynamique sera enclenchée.

Un mot quand même sur Lyon parce que certes, Jean-Michel Hollace était annoncé très loin dans les sondages. Peut-être qu'il y a eu une satisfaction un peu prématurée en se reposant là-dessus dans la campagne.

29:13
Présentateur

Une mauvaise campagne ?

29:14
Invité

Non, mais en tout cas, quand les sondages vous donnent largement gagnants, vous avez peut-être tendance à vous endormir sur vos lauriers. On voit aujourd'hui que Jean-Michel Hollace est reparti au combat et quand même, les écolos s'associent et les filles à Lyon dans cette ville où on voit les pires perturbations de la France insoumise. J'ai eu plusieurs questions à ce sujet sur les perturbations dans les universités lyonnaises. Là où Quentin est mort avec évidemment un lien avec la France insoumise, on est au-delà du déshonneur. C'est vraiment quelque chose de gravissime et je veux croire que les électeurs lyonnais sauront interpréter ça comme il le faut.

29:49
Présentateur

Il y a une ville où la droite était divisée de l'IS à profiter au Rassemblement national. C'est Toulon. On y va. On retrouve Guilhem Rikavi. Bonjour Guilhem, directeur éditorial de Var Matin et finalement c'est un duel qui aura lieu dimanche prochain à Toulon.

30:07
Invité

Oui, c'est très clairement un duel qui va se jouer sur les bords de la rate de Toulon. Un duel entre deux femmes. D'une part Laure Lavalette, la députée Rassemblement national qui se présente sans étiquette dans ce scrutin municipal qui est arrivé très largement en tête dimanche soir avec un petit peu plus de 42% des voix et un duel qui l'opposera à José Massy, la mère sortante qui réalise elle aussi une belle performance et enregistre un bon score avec à peu près 30% des voix remportées.

Donc ce sont elles qui arrivent en tête et le duel va se jouer entre elles justement puisque le troisième arrivé dans le classement des municipales dimanche, le sénateur LR Michel Bonius lui n'a pas réussi son pari. Il enregistre péniblement 15,7% des voix il a donc immédiatement annoncé son retrait de la course au fauteuil de la mairie de Toulon et donc c'est un duel de femmes qui va se jouer avec dans chaque an les décomptes des reports de voix puisqu'on sait que c'est là maintenant que les choses vont pouvoir se jouer.

31:15
Présentateur

Et Guilhem vous avez sorti votre petite calculette comment va se faire le report de voix entre les deux toits ?

31:22
Invité

Oui effectivement et ça va être très serré ce scrutin puisque Laure Lavalette sait qu'elle a fait le plein de voix ou en tout cas une grande partie de ses électeurs se sont déjà mobilisés dimanche pour arriver à ce score élevé la seule possibilité pour Laure Lavalette de l'emporter c'est de récupérer des voix dans le camp du sénateur Michel Bonnus Laure Lavalette le dit 85% de nos programmes sont communs j'invite les électeurs de cette droite là à voter pour moi ce n'est pas certain pour autant que tous les électeurs de Michel Bonnus se reportent certains se tourneront fort logiquement vers José Massy elle aussi qui était membre comme Michel Bonnus de l'équipe du maire historique de la ville de Toulon Hubert Falco et donc dans le camp de José Massy on regarde à l'inverse du côté de la gauche et notamment de Magali Brunel qui était la candidate de cette gauche plurielle toulonnaise qui a enregistré un petit peu moins de 9% des voix et on sait que José Massy candidate sans étiquette proche de la droite mais également avec une fibre sociale assez forte on sait que José Massy peut parler à la gauche et donc José Massy espère récupérer elle à la fois des voix de Michel Bonnus et à la fois des voix de Magali Brunel là aussi le discours à gauche a été très clair il faut faire front au rassemblement national à Toulon la consigne de vote est très claire et brandi comme étendard et bien le scrutin de 1995 où le RN c'était le F Front National à l'époque s'était imposé à Toulon la gauche ne veut pas de cela elle l'a dit il faut donc voter pour José Massy

32:59
Présentateur

Merci beaucoup Guilhem la bataille de Toulon c'est la une de Var Matin aujourd'hui merci Guilhem Rikavi un petit mot de réaction Stéphane

33:06
Invité

oui c'est l'héritage d'Hubert Falco à Toulon comme dans d'autres communes le rassemblement national touche au premier tour son plafond de verre et on voit bien que là il n'y a pas de désistement puisque il y avait une possibilité pour Michel Bonnus de se maintenir évidemment il ne le fait pas pour bénéficier à la personne la candidate arrivée en deuxième position mais la gauche qui est éliminée évidemment je pense va faire le choix des candidats dits républicains c'est pas un front républicain ils n'ont pas à se retirer ils ne sont pas qualifiés donc moi là encore on est vraiment sur un plafond Laure Lavalette et quand je disais tout à l'heure qu'on se détermine quand on est électeur sur une personnalité Laure Lavalette qui est très exposé dans son parti évidemment incarne ce parti et je veux croire que l'électorat se tournera vers la candidate républicaine

33:50
Présentateur

Merci Stéphane Piednoir Merci beaucoup d'avoir été notre invité Guimet on se retrouve dans 20 minutes pour les dernières infos de cette Entre deux tours et puis on poursuit cette émission spéciale municipale à présent c'est Éric Cocral qui nous rejoint Moi aussi mais je vous écoutais Bonne journée Bonjour Éric Cocral Merci d'être notre invité députée La France Insoumise et la Seine-Saint-Denis vous présidez la commission des finances de l'Assemblée nationale et on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche Bonjour Christelle Bonjour Ariane Bonjour Éric Cocral On va évidemment revenir sur les enseignements de ces municipales et cette Entre deux tours Éric Cocral Premier enseignement de ces municipales c'est la percée de la France Insoumise dans nos territoires La stratégie de conflictualisation à payer ?

C'est d'abord alors c'est la percée aux municipales parce qu'aux nationales il y a longtemps que c'est une percée plus qu'une percée puisqu'on est majoritaire à gauche très largement donc là pour la première fois Mais vous ne laissez pas au plan local ?

Oui attendez je veux répondre pour la première fois on a décidé que les municipales on allait s'y préparer très sérieusement et considérer que c'était un rendez-vous important voilà c'était pas le cas en 2020 en plus il y avait le Covid bref donc là c'était le premier test pour nous et oui manifestement ça montre qu'on est capable de gagner des vies de plus de 100 000 habitants on ne peut pas faire sans nous à gauche en tout cas et ça montre qu'on peut changer la vie des gens donc ça c'est une vraie satisfaction ce que vous appelez le conflictuel je ne sais pas moi j'appelle ça la politique c'est-à-dire c'est une confrontation d'idées la politique c'est pas juste trouver les consensus mous qui correspondent Mais c'est une campagne qui a été très mouvementée d'abord que vous avez menée nationalement et avec pas mal de polémiques autour de la prononciation des noms d'Epstein de Gluckstein ça a participé vous pensez à la dynamique de campagne ça ?

globalement on est de toute façon dans une période mouvementée nationalement internationalement donc elle s'est reflétée dans la campagne par exemple nous on avait dit de cette campagne elle devait alors il y a les enjeux locaux on ne va pas mais elle devait par exemple servir à faire une censure populaire du macronisme mon confusage c'est que c'est réussi ils sont effacés du paysage on avait dit que ils ne savaient pas

36:10
Invité

investir sur cette campagne aussi

36:12
Présentateur

oui enfin ça c'est ce qu'ils disent après c'est accord défendant en réalité ils sont aujourd'hui on peut considérer que le macronisme c'est fini et que c'est une nouvelle défaite électorale sanglante et à mon avis ils ne s'embêteront pas deuxième élément on avait dit qu'on était dans une montée un peu en France et internationalement de l'extrême droite avec ce que ça véhicule de racisme et autres et qu'il fallait considérer que pour nous le vote et les filles étaient vraiment le vote le plus anti-extrême droite et le plus anti-raciste qui existait et puis à la fin la question internationale en plus avec la guerre qui se déclenche de Trump et Netanyahou en dehors du droit international donc tout ça évidemment fait que la campagne ne pouvait que mouvementée au nez dans une période mouvementée et dans une période mouvementée si on veut que la gauche non seulement survive mais reste une alternative face à l'extrême droite et bien j'allais dire il faut être capable de muscler son discours de muscler ses arguments et c'est ce que nous avons fait Est-ce que vous avez fait déjà une analyse de ce premier tour de scrutin où est-ce que vous avez remporté des voix plutôt dans les centres-villes plutôt dans les quartiers un peu partout un peu partout étonnamment enfin pas étonnamment mais parce qu'on pouvait penser que si vous voulez je reprends les centres-villes je vois bien toute la campagne qui a eu lieu contre nous extrême gauche antisémitisme enfin pas de justifié non non évidemment c'est un justifié total on va en reparler après si vous voulez je pense que le résultat des électeurs montre qu'entre ce qui est véhiculé par on va dire ce que j'appelle le système politico-médiatique il n'y a pas une vision complotiste mais enfin en gros ce qu'on entend en permanence sur les plateaux de la part des dirigeants politiques y compris maintenant du PS heureusement ça ne se traduit pas chez les électeurs fort heureusement qui sont plus intelligents que ça mais dans cette campagne-là je pensais par exemple pour tout vous dire que ça allait être plus compliqué dans les centres-villes et ça a batté le cap tout simplement parce que les gens je pense s'informent s'informent aussi sur les réseaux sociaux nous entendent nous écoutent et que eux ne font pas une équivalence par exemple comme on veut le faire croire entre l'extrême droite et France Insoumise ça c'est le fameux nini-macroniste qui a totalement échoué et quand il a été repris par le parti socialiste à mon avis c'est une erreur historique comme est la direction du parti socialiste là non plus ça n'a pas marché donc c'est une vraie satisfaction il n'a pas été vraiment repris le PS n'a pas mis un signe égal entre le RN mais implicitement si quand vous dites quand vous avez le parti socialiste qui dit nous n'aurons plus d'alliance nationale avec France Insoumise mais Olivier Faure n'a jamais dit le RN et la FI c'est la même chose d'accord il ne va pas jusqu'à là mais ça commence à ressembler à la manière dont chez les macronistes le nini a commencé à évoluer je vous rappelle qu'on est pour moi dans un moment quand même assez grave pourquoi ?

parce que en juillet 2024 le front républicain ça a fonctionné plus qu'on l'imaginait y compris des fois à corps défendant parce que LR ne le voulait pas et n'empêche on a quand même été volé pour des députés LR au deuxième tour face à l'extrême droite ça a fonctionné et qu'est-ce qui se passe patatras au bout de quelques semaines vous avez les mêmes qui finalement on l'a accepté du côté macronisme je pense à monsieur Attal et autres qui commencent à nous taper dessus à bras raccourcis et qui lancent le nini alors donc ça a cassé le front républicain on voit bien aujourd'hui vous voyez par empanis vous voyez bien que le front républicain qui consiste à se dire il y a un barrage entre l'extrême droite et puis tout le reste de l'arc républicain ça ne fonctionne plus et ça n'a plus fonctionné parce qu'il y a une nini mais vous regrettez que la candidate de la gauche ne se retire pas à Nice ?

il y a une nini comment ? vous regrettez que la candidate de la gauche se maintienne à Nice ? ah non non je ne regrette pas je pense que le front républicain est terminé du fait même de la position de la droite de la droite y compris des macronistes qui ont banalisé le RN qui ont même repris j'entendais le sénateur juste avant moi c'était extraordinaire il nous fait tout à la US là-dessus sur les deux extrêmes et puis il cite à la fin M. Retailleau enfin M.

Retailleau c'est le ministre de l'Intérieur qui nous a recyclé les français de papier qui est une expression de Vichy pour caractériser tous ceux qui ne sont pas nés dans le pays confèrent le droit du sang auquel ils se réfèrent qui nous a parlé en tant que ministre de l'Intérieur de abat le voile qui est une façon de traduire la laïcité en racisme anti-musulmans donc en fait ces gens-là sont en train de banaliser l'extrême droite et ils ont cassé le Front républicain et donc à partir de là ceux qui en plus de ça commettent l'erreur de casser ce qui peut être on va dire ce que nous on appelle le Front antifasciste appelez-le comme vous voulez mais qui permet de résister à la montée de l'extrême droite à gauche alors là ils font une erreur historique et c'est ce que fait par exemple M.

Payan M. Payan fait une erreur historique il est irresponsable ça s'est vu dans le passé c'est une irresponsabilité Face à cette irresponsabilité totale est-ce que vous vous ne devez pas être le parti responsable et donc demander à Sébastien de Logu de se retirer Écoutez ça c'est pas être responsable enfin je ne sais pas ce qui se passera à Marseille dans les heures à venir Il peut encore se retirer d'ici 18h ? Tout est possible mais c'est pas c'est pas notre choix Vous souhaitez qu'il se maintienne ? Bien sûr pour l'instant bien sûr Au risque de faire basculer la ville au Rassemblement National ? Ce que je souhaite c'est que M. Payan revienne à la raison voilà j'en appelle à M.

Payan j'ai fait un tweet hier je lui ai conseillé de lire les irresponsables de Chapoutot l'historien pour monter ce qui s'est passé en les années 30 en Allemagne c'est-à-dire la manière dont progressivement le bloc ce qu'on appelle nous le bloc central comme vous voulez l'hypersanque les néolibéraux puis la gauche a fini par considérer que leur principal adversaire était à gauche et non pas l'extrême droite c'est exactement ce que fait M. Payan donc c'est à lui que j'entends raison pourquoi ?

Parce que non seulement le désistement excusez-moi municipal n'existe pas ça c'est une invention il faut mettre les socialistes pour essayer de se dépatouiller avec la stratégie stupide qui a été la leur de dire plus d'alliance avec LFI même quand il y a danger de droite extérieure Il y a des villes où il y a des désistements à Toulon le candidat de droite arrivé second de Toulon c'est retiré Pourquoi à Marseille Sébastien Delogu qui est 25 points derrière Benoît Payan ne se retire pas ?

Mais parce qu'à gauche la logique depuis toutes les élections municipales c'est pas comme législative c'est pas un scrutin uninominal sur une personne c'est pas comme des élections de ce type c'est une élection de liste et pour que les électeurs se mobilisent pour que nos électeurs se mobilisent par exemple à Marseille prenons le cas concret il faut qu'ils puissent se sentir représentés au deuxième tour et n'ont pas méprisé M.

Payan qu'est-ce qu'il envoie comme message en disant je demande à Sébastien Delogu de se désister parce que nous ne serions pas républicains ou je ne sais quoi parce que nous aurions enfin bon toutes les calomnies qu'on peut nous sortir mais il envoie un message terrible il envoie le message à nos électeurs qu'en fait on peut rejeter France Insoumise on peut rejeter les dirigeants mais qu'eux sont invités à venir voter et à dire merci en plus mais ça ça ne fonctionne pas donc la meilleure manière d'empêcher l'extrême droite à Marseille qui est vraiment marquée on a toujours pris nos responsabilités c'est le fait que M.

Payan revienne à la raison et considère qu'il y a peut-être un objectif plus important il a déposé sa liste et alors on peut toujours essayer de revenir dans une situation moi j'en appelle encore à lui aujourd'hui vous me demandez ce qu'on va faire moi j'en appelle à ce qu'il soit responsable vous dit Eric Coquerel c'est que si vos électeurs ne se sentent pas représentés à Marseille ils préféreront ne pas aller voter et prendre le risque de voir la ville basculer dans les mains du régional national imaginez vous avez des gens vous votez pour une force parce que vous y croyez vous pensez que c'est la ligne qui doit être incarnée à gauche c'est la ligne de rupture et vous avez quelqu'un qui vous dit ah mais il n'y a pas de problème venez voter pour nous mais alors le mouvement dans lequel vous incarnez on n'en a rien à faire et même on le calomnie vous considérez que les électeurs à un moment donné vous dites que l'un des piliers de la France insoumise c'est l'antifascisme j'imagine que vos électeurs adhèrent à cette théorie on a toujours pris notre responsabilité c'est à dire que plutôt que de ne pas être représentés sur les listes de Benoît Payan ils vont préférer faire basculer la ville dans les mains du rossombe on verra bien ce qui se passe à Marseille mais pour l'instant au moment où on se parle excusez-moi il ne faut pas inverser les responsabilités au moment où on se parle c'est M.

Payan qui a la responsabilité d'essayer de faire en sorte que sa liste soit la plus performante et à un moment ça deviendra votre responsabilité aussi non pour l'instant c'est lui qui a la responsabilité oui mais ça peut être aussi la vôtre il y a 25 points d'écart Sébastien Delogu à moins de 15% je vous ai dit le sujet qui est maintenant y compris chacun peut se renvoyer la balle et chacun se renvoie la balle entre Sébastien Delogu et Benoît Payan chacun ne se renvoie pas la balle ça c'est pas vrai il y a d'un côté un parti socialiste qui nationalement dit pas d'alliance alors heureusement localement les électeurs etc et même les militants etc on entend autrement ils prennent des bonnes décisions parce que s'ils suivaient la consigne je vous dis pas le nombre de villes qui passeraient à droite voire à l'extrême droite du fait de cette condition irresponsable donc il y a des gens il n'y a pas il n'y a pas une autre responsabilité nous par exemple on est en désaccord avec ce qu'a fait le parti socialiste qui n'a pas voté censure sur censure et permis au macronisme de continuer bon malgré tout on a la responsabilité de penser que ça ça passe derrière le fait que des villes gagnent passent à droite ou à l'extrême droite mais vous comprenez un peu les interrogations voire l'inconvrité c'est-à-dire la responsabilité elle n'est pas de notre côté vous parlez d'un risque de fascisme à Nantes le candidat de la droite c'est un LR à Toulouse Toulouse Jean-Luc Moudin c'est centre droit on n'est quand même pas sur une grosse extrême droite là il y a des alliances et en revanche dans une ville où effectivement il y a un risque RN là il n'y a pas de retrait justement il y a des alliances parce qu'il y a eu fusion parce que soit nous soit le PS on a accepté de fusionner alors nous on a toujours proposé des fusions programmatiques c'est ce qui est le cas que ce soit à Toulouse Limoges Argenteuil etc c'est des fusions programmatiques comme on savait que le Parti d'Alice ne voulait pas faire de fusion essayer de trouver un programme j'allais dire commun qui nous unisse on a proposé des fusions proportionnelles puis après c'est la vie qui verra dans la gestion de la ville et pardon il y a aussi des accords techniques des fusions techniques c'est quoi des fusions techniques ?

c'est des fusions proportionnelles c'est-à-dire que vous dites voilà on a deux listes maintenant il y a une liste qui est un adversaire et puis face à cet adversaire pour qu'il ne prenne pas la ville et bien la gauche décide de se représenter proportionnellement à leur résultat du premier tour c'est tout simple ça a déjà été fait mais il y a un programme le programme c'est celui de la liste qui est arrivée en tête d'accord et donc on verra bien si après dans la gestion des villes il y a une capacité j'allais dire à faire en sorte que tout le monde y adhère que ça bouge que ça évolue ça c'est de la politique ça veut dire que vous pourriez après être dans l'opposition aux mères socialistes ça dépend quel est le programme imaginons par exemple un maire socialiste qui une fois maire prend des politiques finalement d'austérité de casse des services publics je prends un exemple je le dis parce que par exemple c'est ce qui s'est passé à Saint-Denis que nous avons gagné deuxième ville de France le maire à Notin il a cassé les services publics de proximité les services pour la jeunesse etc vous imaginez bien que si on avait été dans sa majorité heureusement que c'est pas le cas la preuve c'est nous gouvernons maintenant cette ville et bien nous aurions pas été d'accord vous prenez le risque

47:04
Invité

de le mettre en minorité

47:05
Présentateur

oui mais pour l'instant on se comprend là on l'a mis en minorité bien avec les électeurs mais c'est juste pour vous dire que ça après mais pour l'instant le risque parce que ça là en l'occurrence je fais la différence je sais faire la différence a priori la plupart du temps des fois c'est un peu différent mais la plupart du temps je fais la différence entre une ville gérée à droite surtout une droite qui a tendance à s'extrémiser vous me parliez du vous disiez mais est-ce qu'il y a un risque fasciste à Nantes je ne dis pas qu'à Nantes il y a un risque fasciste et encore il est très très à droite le candidat à Nantes pour la droite il est très très à droite le communiqué du candidat insoumis c'est antifasciste oui mais c'est globalement ce qui est en train de se passer dans le pays ce qui est en train de se passer dans le pays on l'a vu avec monsieur Retailleau c'est que vous voyez bien que le barrage républicain qui fonctionnait pendant des années de la droite vis-à-vis de l'extrême droite il est de plus en plus poreux on a monsieur Retailleau qui envisage les alliances avec reconquête pour l'instant ce n'est pas avec le RN parce qu'il se dit sinon il est mort électoralement mais vous voyez bien que monsieur Retailleau dans un deuxième tour qui oppose France Insoumise ou même une force de gauche au RN j'attends de voir quelles seront ses consignes par exemple et donc par rapport à ça oui il y a un glissement vers l'extrême droite ce glissement vers l'extrême droite y compris la droite républicaine pour nous ça s'entend sous vocable antifasciste parce que ça monte un peu partout en Europe en Italie aux Etats-Unis c'est ça le fond malheureusement de notre crainte et de notre pensée Est-ce que vous comprenez ce qu'a dit Olivier Faure hier soir au 20h j'imagine que vous l'avez écouté donc pour justifier les alliances qu'il y a eu à Dante à Toulouse à Avignon à Clermont entre PS et LFI il dit tous les insoumis ne sont pas des clones de Jean-Luc Mélenchon il y a des insoumis il n'a pas employé ce mot mais en gros il y a des insoumis fréquentables et il y a les autres vous comprenez ça ?

Non non je comprends qu'il essaie de se tirer comme il peut d'une ligne qui est une catastrophe parce que qu'est-ce qu'il a fait monsieur Faure il a repris finalement la ligne de monsieur Hollande c'est-à-dire que la ligne de droite du PS qui avait amené le PS à moins de 2% aux présidentielles c'est sa responsabilité je pense qu'il fait une erreur absolument historique mais donc comme il est là-dessus il faut bien qu'il explique pourquoi sur le terrain ça ne suit pas et ça ne suit pas tout ça c'est un récit et les filles par exemple n'est pas d'extrême-gauche moi je n'ai rien contre l'extrême-gauche l'extrême-gauche résiste dans ce pays monsieur Poutou fait 5% à Bordeaux révolution permanente on gagne Saint-Denis ils font 7% il y a une extrême-gauche et je ne la mets pas du tout en parallèle sur la question avec l'extrême-droite la respecte et autres mais nous nous ne sommes pas d'extrême-gauche donc l'antisémitisme à partir de de ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon sur Epstein pour qu'il ne quelque part on ne le russifie pas ou des problématiques de prononciation qu'il a sur différents noms et là on en tire quelque chose qui est absolument calumineux je vais vous dire une chose ça n'en correspond c'était très opportun il a dit lui-même que ce n'était pas opportun il a pris lui-même des distances avec ce qu'il avait dit en l'expliquant qu'il avait ce jour-là eu plusieurs prononciations mais il y a dire ça et il y a ceux qui l'utilisent pour essayer de faire ce qui a été fait par rapport à la gauche radicale un peu partout en Europe y compris que monsieur Corbyn c'est-à-dire à partir de là nous assimiler à l'antisémitisme et essayer de nous mettre de côté comme il se fait et bien ça ne fonctionne pas parce que dans la réalité les gens voient bien que ce n'est pas ça la France Insoumise et le résultat de ces électorales Olivier Faure a dit qu'il ne voulait pas d'accord national avec la France Insoumise là je vois que vous avez sous les yeux la liste des nombreux accords de passer avec le Parti Socialiste est-ce que vous considérez qu'aujourd'hui il y a finalement un accord national à quelques exceptions près je considère mais est-ce que pour vous c'est un accord national et on en revient à quelque chose qui pourrait ressembler au nouveau Front Populaire qui s'est organisé à la suite de la dissolution je considère heureusement que vous avez raison d'évoquer le Front Populaire parce que ça s'est passé à la base il y a deux manifestations qui se sont réunies et qu'on contraint les dirigeants à l'unité ce que je considère c'est que cette ligne complètement suicidaire à gauche qui vise finalement à dire qu'il y a une force avec laquelle qui est la principale force à gauche nationalement a priori France Insoumise avec laquelle on ne peut plus entendre et qui d'où ouvre la route à l'extrême droite même seulement mathématiquement cette ligne là est battue à ces municipales et c'est heureux alors je ne sais pas si la direction du Parti Socialiste va maintenant l'enregistrer et entendre raison mais manifestement le constat c'est qu'elle ne marche pas à la base et évidemment ça nous satisfait pourquoi ça nous satisfait c'est que si nous sommes au deuxième tour des prochaines présidentielles et bien nous ne souhaitons pas que cette ligne qui consisterait à faire ce que propose M.

Glucksmann qui ne représente rien c'est vraiment incroyable M. Glucksmann combien il a de conseils municipaux combien il a de gens qui sont sur la liste très peu parce que public est vraiment je veux dire c'est un espèce de champignon médiatique autour de M.

Glucksmann et il donne des leçons et il prétend que quelque part c'est pas très grave les villes peuvent passer à droite à l'extrême droite et que le plus important c'est de combattre les filles cette ligne-là si elle était appliquée aux présidentielles et que nous sommes au deuxième tour elle serait catastrophique pour le pays et je suis content qu'elle soit battue vous considérez que les accords locaux peuvent avoir à l'extrême droite Raphaël Glucksmann il est clair sur le barrage à l'extrême droite alors là vous excusez-moi je l'ai écouté sur les plateaux il a passé son temps d'abord à taper France Insoumise et à dire nous préférons perdre des villes alors j'aime bien le nous parce qu'il n'a pas beaucoup d'incidence nous préférons perdre des villes plutôt que faire alliance avec France Insoumise bah moi excusez-moi je le transpose aux présidentielles je ne suis pas du tout sûr de ce qu'il ferait pour un deuxième tour j'ai même cru comprendre qu'il irait plutôt à la pêche est-ce que vous considérez que ces accords locaux peuvent demain avoir une traduction nationale et ressouder un peu la gauche qui était en tout cas pour des deuxièmes tours on est dans qu'on comprenne bien la plupart de ces accords pour l'instant en tout cas ne sont pas programmatiques sauf quand nous on les a proposés ce qui d'ailleurs montre que c'est mieux qu'on soit en tête parce que du coup on peut unir la gauche ce qui s'est passé avec le nouveau Front populaire législatif sur un programme de rupture quand on ne l'est pas c'est plus compliqué donc ça c'est une bonne leçon y compris pour les électeurs c'est que votez France Insoumise vous avez plus de chances de faire l'unité vous avez plus de chances de la faire sur un programme de rupture ça c'est la première leçon et quoi qu'il en soit dans la plupart des accords qui sont là c'est-à-dire qui sont accords on va dire de défensives par rapport à la droite et extrême droite oui j'espère que nationalement ça marchera pour les présidentielles et que si nous arrivons en tête comme c'est à gauche a priori si la gauche est au deuxième tour c'est nous pour l'instant au moment où on se parle au instant T et ces municipales le confortent j'espère bien que ça sera la même stratégie de la part de le reste de la gauche un mot sur Paris Sophia Chikirou se maintient pas d'accord trouvé avec Emmanuel Grégoire au risque de favoriser la victoire de Rachida c'est M.

Grégoire qui prend une responsabilité enfin excusez-moi là encore alors d'abord le danger le danger n'est pas le même qu'à Marseille d'accord ce que je fais alors là pour le coup absolument pas un parallèle entre Mme Dati et le Rassemblement National mais par contre moi j'ai pas envie que Paris passe à droite mais ça c'est M. Grégoire qui prend une responsabilité terrible nous avons dit que nous étions prêts à le faire nous avons des scores très importants et là encore il envoie un message où il balaie tout ça c'est irresponsable c'est irresponsable pour quelqu'un qui ne veut pas que Paris passe à droite

54:05
Invité

un mot sur Toulouse quand même est-ce que c'est votre principal objectif aujourd'hui emporter la ville de Toulouse lors du second tour qui aura lieu dimanche

54:14
Présentateur

oui oui Toulouse fait partie de nos principaux objectifs on va gagner sûrement j'espère la Courneuve pourquoi pas Argenteuil je dis la Courneuve mais pour vous Toulouse c'est plié c'est gagné non non pas du tout non c'est pas gagné il va falloir une bataille mais je pense vous craignez qu'une partie des électeurs de France O'Brien

54:29
Invité

sera un excellent maire

54:31
Présentateur

et que je sais qu'à Toulouse si vous voulez Toulouse est à gauche toutes les élections nationales donc il suffit que le lectorat de gauche qui vote aux élections nationales et majoritairement d'ailleurs France Insoumise fasse le même vote au niveau des élections locales et du coup ça sera un message d'espoir pour Toulouse et je ne doute pas que c'est ce qui va se passer un mot sur puisqu'il y a la présidentielle mais avant il y a les sénatoriales est-ce qu'avec les premiers résultats des municipales vous espérez avoir des sénateurs la France Insoumise vous n'en avez pas dès 2026 ou il faudra attendre 2029 où l'Île-de-France est renouvelable donc 2029 parce que là l'Île-de-France n'est pas renouvelable 2026 ou il faudra attendre 2029 écoutez on va attendre le résultat des municipales mais si ce qui se traduit c'est-à-dire là on va avoir des centaines et centaines d'élus dans les municipalités on va avoir des maires donc je pense que ça devient quelque chose de réel et chez vous en Seine-Saint-Denis vous croyez un sénateur de non-trois écoutez vu les résultats oui ce qui se passe c'est peut-être la question que par exemple on gagne Pleine-Commune qui est quand même une des principales agglomérations c'est juste pour dire que je ne suis pas sûr que l'extrême-gauche dirige Pleine-Commune ça montre un peu la stupidité de ce classement mais bon Merci beaucoup Merci Eric Coquerel d'avoir été notre invité la une de la Dépêche chez Toulouse PS et LFI la fusion polémique c'est à la une de votre journal et on continue à parler du résultat de ces municipales ces municipales dans les Outre-mer on commence avec les Antilles à Fort-de-France Cyril Boutier directeur des rédactions de France Antille et de France Guyane Cyril qui va nous faire un point sur la situation en Martinique en Guadeloupe et en Guyane

56:21
Invité

autour d'horizon des Antilles Guyane on note un certain nombre d'élus au premier tour pour ces municipales en Guadeloupe par exemple un certain nombre de sortants ont été largement réélus 20 communes sur 32 ont un nouveau maire depuis dimanche parmi les faits marquants pour la Guadeloupe toujours le président de région Harry Chaluz qui était candidat à Bemao se retrouve finalement second et en position pas très facile pour le second tour le député Olivier Servat candidat lui sur la commune des Abîmes devra siéger au final dans l'opposition en Martinique ce sont 20 maires sur 34 qui ont été élus ou réélus au premier tour à Fort-de-France le maire sortant Didier Laguerre que l'on prédisait en difficulté arrive finalement en tête en ballotage favorable même s'il devra affronter une quadrangulaire en Guyane 16 maires sur 22 sont déjà élus à l'image de Sandra Trochimara arrivée largement en tête avec 72% des suffrages à Cayenne à noter une première en Guyane deux quadrangulaires à Kourou et à Marie-Pasula

57:29
Présentateur

et on va poursuivre le tour de ces résultats dans les Outre-mer on retrouve la Inberitane bonjour merci beaucoup d'être avec nous journalistes à Outre-mer la première en charge de la politique avec vous on va revenir sur d'autres enseignements d'autres territoires d'Outre-mer on commence par la Réunion

57:46
Invité

oui d'ailleurs bonjour et merci de vous intéresser aux résultats

57:51
Présentateur

en Outre-mer concernant la presse hexagonale vous parliez de la Réunion justement cette surprise de ce premier tour c'est notamment les têtes de liste féminines certes

58:00
Invité

ce n'est pas la parité totale au regard des 31 candidates têtes de liste sur les 124 déposées en préfecture mais 4 femmes ont été élues dès hier soir et c'est du jamais vu Erika Barèche à Saint-Denis de la Réunion et Juliana M. Dohama à Saint-Louis pour elle élue à plus de 55%

58:17
Présentateur

des voix face à 7 candidats dont une majorité d'hommes pour revenir à Saint-Denis de la Réunion les deux femmes présentes sur les 9 candidats sont arrivées en tête

58:24
Invité

d'une part la mère sortante réélue avec une confortable avance plus de 62% des voix et puis d'autre part la candidate d'extrême droite

58:32
Présentateur

Gaëlle Lebon elle totalise 10,5% des voix mais elle termine deuxième de ce scrutin alors l'autre enseignement de cette élection municipale à la Réunion c'est le renforcement du camp de la droite puisque la moitié des élus du premier tour se réclament de ce bord les deux gauches aussi la plateforme emmenée par Erika Barèche et l'union des forces progressistes du Guet de Bélo se partagent le reste des communes On va s'arrêter à présent sur la situation en Nouvelle-Calédonie Laïd est-ce que le processus en cours sur la réforme institutionnelle a influé sur ce scrutin des municipales ?

On va le voir à la fin justement si vous voulez bien ce qui marque d'abord le premier tour des municipales en Nouvelle-Calédonie c'est la fragmentation des voix dans les 33 communes du Caillou alors je prends le cas de Nouméa qui est la capitale la maire sortante Sonia Lagarde a frôlé la réélection au premier tour à 8 voix près elle doit donc passer par un second tour et par une triangulaire la non-indépendantiste le non-indépendantiste Alcide Ponga président du gouvernement comme vous le savez patron du rassemblement Les Républicains lui est en balotage plutôt défavorable à Kouawa c'est une commune située à 175 km au nord-est de Nouméa alors je vous parlais de fragmentation le camp indépendantiste déchire aussi entre les candidats de l'Union nationale pour l'indépendance l'Uni et les listes de l'Union calédonienne FLNKS et pour preuve Paul Néoutine qui est l'emblématique maire de Point-Dimier depuis 37 ans est devancé par un candidat sans étiquette et puis on assiste aussi à une percée des candidats estampillés UC FLNKS ce que vous disiez à l'instant c'est effectivement il faudra analyser si ce scrutin a été marqué

1:00:08
Invité

justement dans ses résultats en fonction des désaccords dits Bougival-Élysée-Oudineau et si ça a pesé dans le choix des électeurs

1:00:15
Présentateur

Allez on termine avec la Polynésie qu'est-ce qu'on peut dire sur ce premier tour

1:00:19
Invité

alors plusieurs maires ont validé leur ticket au premier tour alors d'autres communes se préparent à des batailles plutôt acharnées et notamment

1:00:26
Présentateur

à Papé-Été la ville capitale où on va assister à une quadrangulaire qui mêle alors cette fois-ci autonomiste et indépendantiste Rémi Briand qui est un autonomiste et favori pour succéder au maire sortant Michel Bulliard qui ne se représente pas mais qui le soutient alors le parti indépendantiste qui est largement vainqueur largement vainqueur des territoriales en 2023 cette fois-ci a essuyé plusieurs revers et le fait marquant c'est à Paéa c'est une commune du sud-ouest de Tahiti où le maire sortant Anthony Géros président de l'Assemblée de la Polynésienne et numéro 2 du Tavigny et bien a été battu dès le premier tour par une candidate autonomiste qui devient par la même occasion la première femme maire de cette commune par contre il y a des bonnes nouvelles pour le parti indépendantiste le leader indépendantiste Oscar Temaro 81 ans aujourd'hui proche de la gauche l'emporte largement et bien dès le premier tour au Farah une commune la plus peuplée de l'archipel dont il est maire depuis 1983 voilà Merci beaucoup merci Laïd Béritane pour ce point complet sur le scrutin à la Réunion Nouvelle-Calédonie Polynésie merci d'avoir été avec nous journalistes à Outre-mer la première Guimet avec vous on va voir les dernières infos de ces municipales je commence par un chiffre 57,17 c'est le chiffre définitif de la participation à ce premier tour autre chiffre Guimet on va le voir ensemble dans 33 000 plus de 33 000 communes ont d'ores et déjà élu leur maire dimanche dernier pardon en 2020 c'était le cas dans un peu plus de 30 000 communes il y a une illustration à la une de la presse régionale ce matin c'est qu'en ce matin il n'y a plus que 7 communes où il y aura un second tour dimanche oui Oriane 7 communes sur 360 ça fait donc 98% si mes calculs sont bons qui ont donc élu leur maire dès le premier tour alors seuls Ajaccio Bastia Sartène Carjez Ota, Tox et Mouraud participeront donc au second tour dimanche prochain avec cette particularité en Corse aucune liste n'a été étiquetée la France Insoumise pas même lors du premier tour alors parmi les raisons évoquées l'absence de partenaires avec lesquels faire alliance selon Éric Coquerel qui est le référent LFI pour la Corse autre explication le décalage entre les propositions du parti et les préoccupations des habitants plutôt conservateurs et très attachés aux problématiques régionales Alors la Mayenne fait mieux que la Corse là il n'y a carrément pas de second tour dimanche Et ça s'appelle même une exception française comme le titre Ouest France le seul département de France dans lequel absolument toutes les communes ont désigné leur maire dès le premier tour 99% des 240 communes n'avaient qu'une voire deux listes donc ça facilite aussi mais même à l'aval l'équipe a été élue dès dimanche dernier Allez en revanche dans certaines villes il y a le nombre de candidats qualifiés au second tour qui crée la surprise Oui comme à Saint-Jean de Vedas dans l'Hérault un second tour imprévisible titre midi libre dans cette commune de plus de 13 000 habitants et bien tous les candidats se sont qualifiés il s'agira donc d'une septangulaire c'est donc un néologisme je ne sais pas si vous pourrez le replacer un jour en ce cas c'est une configuration rare C'est une fois toutes les six ans qu'on peut le placer On va à Issoudun dans l'Imbre alors il y aura deux candidats mais c'est quand même une surprise parce que le maire d'Issoudun il est assez emblématique Oui s'il s'agit du maire socialiste André Lénienne 83 ans en poste depuis 1977 il a été challengé par le candidat sans étiquette Julien Dubot Julien Dubot qui est arrivé en tête avec 45,77% des voix André Lénienne lui est bien derrière avec 39,71% des voix il brigue écoutez bien son neuvième mandat consécutif Allez on va parler des fusions on va revenir sur les fusions emblématiques on va en parler évidemment dans le club avec nos éditorialistes mais un petit point avec vous parce que c'est déjà la lune de la presse régionale ce matin Oui des fusions qui font polémique notamment celle entre le parti socialiste et la Franck insoumise à Toulouse celle-ci est dénoncée par une partie de la gauche qui s'insurge le maire LR sortant Jean-Luc Maudinck est arrivé très loin devant avec 37% des suffrages mais la France insoumise a créé la surprise en étant devant le PS c'est donc l'insoumis François Picmal qui devient tête de liste et donc maire en cas de victoire le socialiste François Briançon serait lui à la tête de la métropole en revanche à Marseille c'est non pour le maire sortant socialiste Benoît Payan il refuse toute alliance avec la France insoumise il a déposé sa liste hier et pas de fusion non plus à Bordeaux entre la liste du maire écologiste sortant Pierre Hurmique et celle de la France insoumise le candidat à l'EFI Nordine Raymond qui n'avait pas réussi à se qualifier pour le second tour et puis enfin un dernier mot à l'autre bout du spectre politique à Menton dans les Alpes-Maritimes Louis Sarkozy a décidé de fusionner sa liste avec celle de Sandra Per arrivé en seconde position une fusion pour contrer le RN qui est arrivé largement en tête du premier tour Louis Sarkozy donc qui ne sera pas tête de liste mais en cas de victoire il pourrait devenir premier adjoint de la ville merci beaucoup Guimet et on va continuer à parler de ces négociations tractations fusion tout ce qu'il s'est passé hier avant d'en parler avec Françoise Degoy et Frédéric Dhabi la journée d'hier elle est résumée par Gaël Fonseca il leur a fallu toute la journée pour se mettre d'accord Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel ont finalement annoncé former une alliance pour Paris une fusion de leur liste mais sans le candidat d'horizon

1:05:51
Invité

j'étais candidat pour être maire de Paris le prochain maire de Paris ça sera soit Emmanuel Grégoire soit Rachida Dati et il appartient aux Parisiennes et aux Parisiens de décider le collectif qui m'accompagne mes colistiers mes partis souhaitent le changement et je l'accompagne je permets cette fusion dans la clarté des principes contre l'extrémisme politique pour moi le chemin s'arrête

1:06:08
Présentateur

chemin qui ne s'arrête pas pour Emmanuel Grégoire et Sofia Chikirou ils ont chacun déposé leur liste pour le candidat PS il était inenvisageable de s'allier avec l'insoumise idem à Rennes ou encore à Marseille où Benoît Payan a déposé sa liste seule une décision jugée irresponsable par LFI

1:06:28
Invité

je l'appelle à changer d'avis parce que à Marseille on ne peut pas prendre le risque que la deuxième ville de France bascule à l'extrême droite et au rassemblement national

1:06:37
Présentateur

Olivier Faure a refusé toute alliance entre les socialistes et les insoumis sur le plan national mais sur le plan local dans de très nombreuses villes la main tendue par LFI a été acceptée en premier lieu Toulouse mais aussi Nantes Limoges Avignon Brest Clermont-Ferrand des alliances qu'Olivier Fort dit comprendre

1:06:57
Invité

si l'un d'entre eux parmi ceux qui ont conclu des alliances avait lui-même été à l'origine de propos antisémites de propos qui seraient des propos qui seraient inqualifiables injustifiables alors effectivement je prendrai ma responsabilité en demandant immédiatement à ce que cette liste soit suspendue

1:07:15
Présentateur

à Lille PS et écologistes se sont unis sans LFI à Lyon et Besançon écologistes et LFI se sont unis contre la droite et à Strasbourg la socialiste Catherine Trottmann affrontera seule une union entre les mélenchonistes et les verts et une liste de droite et on va revenir sur ces unions ces tractations bonjour Françoise de Goy merci beaucoup d'être avec nous savez-vous vous allez me le dire dans quelques instants Frédéric Dhabi bonjour Réane bonjour à tous Frédéric ça va mieux que Françoise directeur général de Lille parce que lui il a des petites nuits l'entre-deux-tours c'est compliqué moi aussi que vous croyez qu'est-ce que on va commencer question un peu large on va évidemment revenir sur les alliances mais qu'est-ce que vous retenez de ce premier tour des municipales Françoise

1:08:02
Invité

ce que je retiens c'est qu'il faut toujours attendre que le précipité retombe ce que je retiens c'est que moi aussi j'ai fait partie des commentatrices immédiates de ces municipales que j'ai fait partie des gens qui ont été un peu sidérés par par exemple les images de Bali Bakayoko Arsène Saint-Denis qui gagne cette espèce de puissance que semble dégager la France insoumise quand le précipité retombe vous vous rendez compte que la France insoumise en gros partout elle est entre 11-15 qu'elle peut faire perdre un nombre incalculable de villes à la social-démocratie et qu'en réalité ça n'est pas la puissance peut-être qu'on comprenait le soir et puis ce que je retiens surtout c'est que dès qu'on voit les villes tomber et que je connais parfaitement ma grammaire de gauche je sais parfaitement qu'il y aura des accords qu'il ne faut pas passer mais qui seront passés donc ce que je retiens de Dimanche soir c'est une forme pas de défaite c'est une forme oui c'est une forme d'abord de défaite de l'analyse de l'instant parce qu'on y est tous allés et moi la première comme sur le RN dire que le RN par exemple est surpuissant non il ne progresse absolument pas dans un tas de villes il confirme sa terre natale qui est le sud il confirme le nord mais dans plein d'endroits le RN ça ne marche toujours pas en fait pour les municipales donc cette difficulté à analyser sur l'instant et évidemment ces accords qu'il ne fabulez pas passer et qui seront passés

1:09:29
Présentateur

on va en parler Frédéric

1:09:30
Invité

moi ce que je retiens d'abord parce que dès 20h c'était complètement

1:09:34
Présentateur

mis de côté cette abstention 21 millions d'électeurs environ qui ne sont pas allés voter c'est terrible pour une élection municipale un plus faible taux de participation depuis le début de la 5ème république depuis même 1945 il y avait des premiers sondages IFOP pour les municipales de 1945 je mets de côté les municipales du Covid et Françoise comme toujours parle d'or c'est vrai que c'est très difficile d'analyser une élection municipale quelle focale prend-on les villes de plus de 10 000 habitants il y en a environ 1000 LR d'abord et PS arrivent très souvent en tête les grandes métropoles on a vu cette percée de la France insoumise mais le souci la France insoumise était absente des municipales de 2020 alors prenons à Paris par exemple Daniel Simonnet avait fait 4 76 et on dit toujours qu'il faut comparer une élection par rapport à sa devancière comparer le score des insoumis aux européennes ou la présidentielle politiquement ça n'a pas de sens mais on n'a pas le choix et c'est vrai qu'il y a un magot électoral d'aujourd'hui que Mélenchon à la présidentielle dans des très grandes villes la plupart du temps ils ne retrouvent pas ce magot les têtes de liste insoumise ne font pas ces scores Montpellier 41,5 pour Mélenchon en 2022 15,5 pour Nathalie Oziol etc.

mais ça permet d'être en capacité de se maintenir et c'est vrai qu'il faudrait vraiment faire attention à l'analyse des résultats sachant qu'on l'avait dit ici sur ce plateau l'élection municipale c'est la sœur c'est la seule pardon c'est la sœur de quelle élection je ne sais pas mais c'est la seule qui au soir du 22 mars mais ça a commencé même dimanche on voit un récit tout le monde est gagnant oui il y a un côté école des femmes il y a un récit pour imposer la lecture du scrutin Edouard Philippe revient du diable vauvert il va l'emporter et va être sanctifié par une victoire à l'élection présidentielle l'EPS paye donc on est dans ce moment où il y a des récits très contradictoires et je pense aux français qui les regardent avec une certaine circonspection attendant aussi que l'élection et c'est une apalissade elle a deux tours le précipité dont parlait Françoise il retombera vraiment le 22 au soir voire le 23 au matin

1:11:42
Invité

23 au matin et pour le moment le récit pourquoi est-ce que je suis fort mari parce que là-dessus sur cette bataille du récit c'est que je le redis la bataille du récit c'est la France insoumise qui la gagne parce qu'il y a ces images extrêmement fracassantes de Bali Bagayoko contre lequel je n'ai rien d'ailleurs qui est soulevé par ses partisans etc ça fait tous les 20 heures c'est la puissance de Mélenchon la puissance de Mélenchon etc la réalité n'est pas là et ça si vous voulez c'est un véritable c'est un véritable sujet pour moi et puis le sujet c'est ce que je ce que je ce que je vois de ce premier tour c'est véritablement une forme d'effondrement en réalité à gauche en tout cas il va y avoir un effondrement à gauche parce que les décisions qui ont été prises sur les accords sont des décisions qui on ne se rend pas compte non seulement elles fracturent la gauche mais on ne se rend pas compte à quel point elles fracturent le parti socialiste à l'intérieur et ça c'est un vrai sujet le PS aurait dû être triomphal et en réalité je pense qu'il va sortir très abîmé

1:12:47
Présentateur

on va parler justement de ces accords à gauche dans une ville où la France insoumise a fait un score élevé plus élevé qu'attendu en tout cas c'est Lille Lille bonjour Aurélien Vurli on vous y retrouve journaliste à RCF Haute-France il y avait des discussions hier entre Lille de gauche Lille qui était en pleine guerre des gauches c'est les écologistes qui avaient la clé du scrutin ils ont choisi leur camp

1:13:08
Invité

oui ils ont choisi les socialistes Auriane annoncés hier en début de soirée c'est Stéphane Bally et Arnaud Delanqui se sont affichés ensemble lors d'une conférence de presse pour annoncer la fusion des deux listes ils ont annoncé leur programme un grand parc d'au moins 11 hectares sur la friche de Saint-Sauveur garantie de 40% des logements sociaux l'extension de la piétonisation ou encore l'abaissement du seuil de pétitions citoyennes c'est aussi un retour à l'ordre naturel glissait de manière un peu malicieuse la présidente la patronne des socialistes dans le nord à Libération au premier tour les écolos se comptent au deuxième il s'allie avec les socialistes c'était le cas jusqu'en 2020 où Stéphane Bally avait fait cavalier seul et s'était confronté à Martine Aubry échouant à 227 voix près au second tour entrant alors dans ce qui a été une forte opposition une opposition assez ferme pendant 6 ans à Martine Aubry puis à Arnaud Delanqui cette ferme opposition a laissé de bons espoirs aux insoumis pendant 24 heures après les résultats surprises de Lawaria à douche qu'on n'attendait pas si haut Auriane elle avait été annoncée 7 points en dessous au dernier au dernier sondage la mettant plus en contact avec Violette Spielbout la candidate macroniste cette dernière a fait 10% Lawaria à douche a fait 23% elle talonne Arnaud Delanqui de 3 points alors comme dans beaucoup d'endroits les insoumis ont fait campagne sur la rupture poussant souvent un cran plus loin les propositions des socialistes sur le logement les transports les espaces verts ou en apportant des revendications démocratiques les insoumis à Lille ont vraiment poussé pour que cette alliance avec les écolos se fasse faisant fuiter auprès des journalistes ou sur X des annonces autour de leur fusion proposant à 50-50 la répartition des adjoints et de la liste les deux listes prenant une rupture de gouvernance ils ont estimé que les socialistes étaient trop éloignés du projet des écologistes et finalement les écologistes qui choisissent plutôt la forme apaisée d'Arnaud Delanqui plutôt que la fureur des insoumis les militants écologistes ils sont partagés sur le terrain certains voyant la fusion avec les insoumis comme un débouché naturel de leur programme mais Bali est réputé plus modéré il semblait pas prêt à une telle union

1:15:30
Présentateur

un petit mot un petit mot Aurélien parce que du coup ce sera un quadrangulaire à Lille un mot sur la macronise Jolette Spilbou et le RN Mathieu Vallée

1:15:40
Invité

Oui quadrangulaire Aurélien à Lille Jolette Spilbou qui n'a jamais envisagé une fusion avec Arnaud Delande elle s'est effondrée entre les deux élections elle est passée de 16% en 2020 10% cette fois-ci ce maintenant tout juste pour maintenir son score elle a perdu 6 points en 6 ans Tristan Haute qu'on avait à notre antenne sur RCFO de France qui est maître de conférences en sciences politiques constate que l'étiquette macroniste est vraiment devenue un repoussoir par contre le RN fait une bonne opération Françoise Dejoie vous étiez tout à l'heure que le RN n'a pas fait de si gros scores et bien de fait le RN se maintient à Lille et ce qui est inédit le RN aura donc un groupe représenté au beffroi de Lille ce qui n'était jamais arrivé dans l'histoire Mathieu Vallée qui avait été questionné hier par les confrères de BFM TV sur la possibilité de se retirer pour empêcher la France insoumise de l'emporter c'était hors de question pour lui trop important pour le RN d'avoir un groupe représenté à la mairie de Lille

1:16:45
Présentateur

Merci beaucoup Aurélien journaliste RCFO de France vous allez répondre tous les deux Frédéric

1:16:49
Invité

moi j'adore m'appeler Françoise de joie ne changez rien ne changez rien mon petit j'adore non non j'ai absolument pas dit que le RN je dis simplement que l'idée générale que le RN s'ancre Aurélien je vous le redis si vous aviez écouté tout ce que j'ai dit il s'ancre mais l'engueulez pas le pauvre non mais j'adore je l'engueule pas non non mais il s'ancre je l'ai pas du tout engueulé il s'ancre dans sa terre natale qui est le sud et dans le nord j'ai dit donc ça veut dire que le petit Aurélien ne m'a pas écouté non je aussi vous ai écouté

1:17:21
Présentateur

non j'écoute Aurélien il est très très bien j'écoute Aurélien tout ce qu'il a dit est très intéressant je le dis quand même dans un sens chapeau pour Arnaud Deslandes parce que Martine Aubry a passé la main très très tardivement je suis assez d'accord un an avant l'élection un peu moins d'un an il était très peu connu des Lillois parce que quand on est directeur de cabinet de la maire de Lille ou premier adjoint on ne prend pas la lumière quelle que soit la ville Emmanuel Grégoire à Paris premier score de notoriété pour Anne Hidalgo en 2010 20% des Parisiens la connaissaient elle était première adjointe depuis 2001 et c'est vrai qu'on a eu une ville où il y a eu une guerre des trois gauches c'est vrai que LFI était plus haute que prévu et c'est vrai que ce score décevant pour Stéphane Bally qui échouait en 2020 à 200 voix de Martine Aubry montre aussi un rééquilibrage LFI écolo dans beaucoup de villes

1:18:10
Invité

je vais faire sourire Aurélien parce que je pense qu'il est très bien élevé mais il a les mêmes informations que moi en tout cas je vais rigoler parce que j'ai eu l'échange si vous voulez des négociations des verts et de la façon dont ça s'est passé entre les verts avec une partie des verts qui va négocier avec le parti socialiste une autre partie qui va négocier avec la France insoumise avec au plus offrant la guirlande en réalité et je vais donner soyons assez clairs et je pense que ça fait sourire tout le monde mais ce qui s'est passé à Lille ça tombe du bon côté pour moi tout le monde connaît énormément ma conviction sociale démocrate mais ça aurait pu tout à fait tomber de l'autre côté ce qui eût été une forme de psychodrame qui est d'ailleurs en train de se dérouler je vous rappelle à Strasbourg je vous rappelle quand même que les verts et LFI sont en train de s'allier pour battre Catherine Trottmann la socialiste ils se sont allés ils se sont allés

1:19:03
Présentateur

pour battre Catherine Trottmann ce qui va être très intéressant aussi à Lille ça peut être anecdotique mais LFI se maintient LR a été éliminé quid des 7-8% d'électeurs de M. Delemaire est-ce qu'ils vont aller vers l'Odélande ou est-ce qu'ils vont aller vers le vote RN c'est ça aussi ce qui se passe à droite autre ville autre discussion autre fusion c'est Lyon bonjour Francis Egalmeyer merci également d'être avec nous rédacteur en chef adjoint au journal Le Progrès il y avait des discussions à Lyon et encore né on connaît la piche du second tour ce sera un duel entre Jean-Michel Olas et le maire sortant Grégory Doucet

1:19:36
Invité

oui bonjour Rian bonjour à toutes et à tous oui les Verts et les FI ont inventé la fusion technique à Lyon c'est un terme que je ne connaissais pas

1:19:47
Présentateur

j'avais un peu de mal à comprendre visiblement si on gratte derrière le discours officiel c'est la possibilité de créer un groupe d'avoir les moyens de l'animer à ceux qui contestent cette alliance Grégory Doucet sa défense

1:19:59
Invité

elle est simple il dit moi je suis pour la non-violence parce qu'il y a les problèmes avec les FI il ne faut pas oublier

1:20:03
Présentateur

que les propos qui avaient été tenus par Jean-Luc Mélenchon à Lyon sur Epstein au lieu d'Epstein Glucksmann au lieu de Glucksmann ils n'ont pas forcément été oubliés ce matin à l'instant on vient de recevoir

1:20:14
Invité

un communiqué du CRIF qui s'indigne de ce lien donc voilà aujourd'hui on n'a pas la réaction non plus des députés socialistes qui sont Sandrine Runel ni les candidats estampillés place publique reste à savoir

1:20:31
Présentateur

ce qui va se passer à la métropole pour l'instant la métropole Bruno Bernard et les filles n'ont pas passé d'accord ça met en danger la réélection de Bruno Bernard et en revanche cet accord ça place Grégory Doucet dans une position favorable pour le second tour Merci Francis ou vous vouliez dire encore un petit mot Voilà Non non non François

1:20:58
Invité

j'ai une question pour vous parce que je ne suis pas lyonnaise et que c'est important de savoir en plus la presse locale elle est géniale parce que vous êtes toujours des meilleurs carotteurs c'est les gens de la presse locale à Toulouse qui m'ont annoncé trois jours avant tu vas voir François Piquemal sera devant François Bréanson donc je fais confiance à la presse locale est-ce que ce qu'on va peut-être voir ailleurs mais est-ce que à Lyon il y a le risque épouvantail je pense de LFI par rapport aux votants lyonnais parce que parce que la bordélisation si je peux m'exprimer ainsi dans les universités les discours de Mélenchon l'affaire de la jeune garde et le meurtre de Quentin de Ranck est-ce que finalement ça ne peut pas desservir Grégory Doucet d'avoir fait accord avec LFI

1:21:43
Présentateur

Je ne pense pas je ne pense pas quand on quand on écoute un petit peu ce qui se passe je ne pense pas que ça le desserve

1:21:53
Invité

C'est intéressant

1:21:54
Présentateur

merci Merci Francis Non allez-y Merci Non Non non Je ne pense pas que ça le desserve Le dernier point c'était Cédric Van Sivendel Cédric Van Sivendel qui lui à Villeurbanne affrontait l'ancien maire socialiste également de Villeurbanne et une candidature LFI et qui arrive très largement en tête et qui lui pourra évidemment être réélu avec une équipe sans faire appel à LFI LFI qui avait un candidat qui a une personnalité forte sur Villeurbanne puisque c'est le gendre Jean-Luc Mélenchon qui pilote LFI sur ce secteur Merci beaucoup Francis La Une du Progrès d'Où c'est LFI une fusion qui fait débat C'est à la Une de votre journal Frédéric Ce que je trouve très intéressant et je comprends la question de Françoise Lyon et le théâtre malheureusement d'affrontement entre ultra-gauche et ultra-droite mais les Lyonnais élisent systématiquement je vais dire des maires centristes Francisque Collomb

1:22:49
Invité

Gérard Collomb Raymond Bar Michel Nord centre-gauche centre-droite et c'est vrai qu'il peut y avoir un côté répulsif du vote téléfilm mais est-ce qu'il ne va pas être moins fort que les doutes béants qu'ont fait apparaître cette candidature

1:23:05
Présentateur

et cette campagne catastrophique de Jean-Michel Vras Je prolonge la question de Françoise Dans les villes il y a eu des accords à Toulouse, à Clermont, à Limoges à Avignon, à Brest on ne va pas toutes les réciter est-ce que les électeurs vont suivre ? Est-ce que les scores vont s'additionner ? Vous posez la question fondamentale 1. Les électeurs suivent de moins en moins les consignes 2. L'électoral une campagne ce n'est pas une arithmétique si on fait une addition à Toulouse pique mal Briançon Moudin qui est battu à 100% Moi je citerais pour Toulouse

1:23:31
Invité

la fameuse campagne de 2001 même contexte où il y avait Zebda les motivés qui soutenaient une liste de gauche un peu radicale et tout le monde donnait d'où ce basi perdant il l'avait gagné

1:23:43
Présentateur

mais c'est vrai que ça va être vraiment je dirais le leitmotiv de cette campagne est-ce qu'on va suivre est-ce que les électeurs vont suivre les consignes et est-ce que la force d'une gauche unie ne va pas être amoindrie par le côté repoussoir de la France insoumise

1:23:58
Invité

puisqu'il y a un côté il faut avoir en tête le côté élimination

1:24:02
Présentateur

que joue le second tour c'est la phrase de Charles Pasqua dans une élection au premier tour on choisit au second tour on élimine est-ce qu'il y aura du côté du centre gauche du centre droit de personnes qui n'avaient pas voté à Toulouse le 15 mars et qui vont aller voter un côté on va sauver

1:24:16
Invité

Jean-Luc Boudin pour éliminer LFI J'allais le dire et je pense que pourquoi je pose la question à notre excellent confrère du progrès sur Lyon parce que je pense que Toulouse est exactement dans le même le même morphing c'est-à-dire que Toulouse élit toujours des gens de centre centre droit c'est vrai que tout l'argument qui consiste à dire on passe des accords parce que comment dirais-je le RN et la droite est fascisée quand vous voyez Jean-Luc Boudin que vous comprenez très bien que ce genre d'argument ne peut pas tenir Jean-Luc Boudin que si vous voulez je ne vois pas la droite fascisante en Jean-Luc Boudin donc Toulouse élit la dynastie bouddhiste Toulouse élit Philippe Dousteblasi est-ce que l'arrivée de la fusion avec François Picmal qui certes est une sorte d'appartement témoin de la France insoumise quand vous voyez François Picmal vous dites qu'est-ce qu'ils sont gentils qu'est-ce qu'ils sont rien c'est pas les deux formes d'épouvantail entre guillemets que peuvent être les fortes personnalités de Sébastien Le Lougu ou Sofia Chikirou d'ailleurs ça coince à Marseille et à Paris

1:25:17
Présentateur

et justement on va écouter Emmanuel Grégoire c'était ce matin cette fusion ressemble à une opération casse-coup de la droite ils ont subi des injonctions on le comprend ainsi mais enfin ils refusent de s'y prêter et donc c'est pour Rachida Dati je crois l'ultime des aveux l'addition des deux scores ne permettait pas de rejoindre celui de l'Union de la Gauche et des écologistes déjà et je pense que c'est une immense trahison pour tous les électeurs qui se sont reconnus dans la candidature de Pierre-Yves Bonazel et qui ont voté pour lui précisément pour ne pas avoir voté pour Rachida Dazi Emmanuel Grégoire on replace il a refusé la fusion avec Sofia Chikirou LFI en revanche Rachida Dati et Pierre-Yves Bonazel ont fusionné mais sans Pierre-Yves Bonazel

1:26:00
Invité

qui ne sera pas sur la liste si vous voulez Pierre-Yves Bonazel a expliqué hier en gros ce qu'il a expliqué c'est je ne veux pas de cette fusion parce qu'il y a tout ce que je sais ce que je pense de Rachida Dati mais j'ai une pression énorme qui est probablement la pression bien sûr d'Edouard Philippe mais pas que donc j'accepte de fusionner mais le fait que j'annonce que je me retire signifie c'est le gros clin d'œil à ces électeurs c'est de dire je ne crois pas à cette candidate je ne voulais pas je n'ai pas pu faire autrement tel le bourgeois de Calais je vais je vais devant la reine je donne je me fais je me couvre la tête de cendre mais en gros le signal c'est ne me suivez pas c'est terrible pour Rachida Dati je pense et je pense que Pierre-Yves Bournazel encore une fois il aurait gagné à être clair c'est-à-dire à avoir la détermination de dire je ne suis pas d'accord avec ça je me maintiens il perd tout Pierre-Yves Bournazel

1:26:51
Présentateur

et là aussi un peu même question Frédéric est-ce que l'électorat va suivre j'entendais hier Manuel Valls j'ai voté Pierre-Yves Bournazel au premier tour je voterai Emmanuel Grégoire au second oui voilà c'est un exemple illustre certes mais c'est vrai qu'on est de moins ou moins propriétaire de ses voix en politique l'important c'est la cohérence ce qui se passe s'agissant du PS au national on a entendu les mots puis l'alliance avec la France insoumise à l'échelle locale il y en a partout dans de très nombreuses grandes villes que comprend les électeurs la cohérence c'est toujours fondamental en politique et effectivement l'électorat Bournazel ne va pas suivre massivement merci à tous les deux et vous revenez avec nous pour analyser les résultats du second tour on va voir

1:27:28
Invité

comment la cohérence va être suivie ou punie par les électeurs alors François j'ai un truc pour vous

1:27:32
Présentateur

c'est un résultat que Marseille attendait c'est pas le score des municipales c'est pas celui d'un match de l'OM à défaut de remporter le championnat Marseille est devenue la capitale mondiale de la gastronomie le chef Benjamin Mathieu est devenu officiellement le premier champion du monde de la bouillabaisse figurez-vous alors il avait la pression il dit j'étais obligé de gagner je suis marseillais il a fait le pari de l'authenticité absolue une fidélité à ses racines qui a séduit le jury et le commis figurez-vous c'était son père chef de cuisine à la retraite et depuis qu'il est petit il appelle champion du monde prémonitoire le papa

1:28:00
Invité

vous me faites penser que j'aimerais être là à une terrasse de café sur le vallon des alors je vous donne l'adresse à mon ami Frédéric je vous donne l'adresse

1:28:08
Présentateur

c'est au grand bar des Goudes c'est au coeur du parc national des Calan c'est magnifique c'est magnifique allez tout sur Goudes alors vous prenez la roue puis très bonne journée à demain

1:28:21
Invité

Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé bonjour chez vous

1:28:28
Présentateur

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