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interviewLe Média (sur YouTube)· 6 juillet 2025 29 min

ACCORD DE PAIX AVEC LE RWANDA : TRUMP, PILLARD EN CHEF DE LA RDC ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Merci de nous retrouver pour une nouvelle édition de Décrypter l'Afrique. Votre rendez-vous hebdomadaire coproduit avec le méia Vox Africa est diffusé chaque dimanche à 16h GMT. En échec sur le front russeau ukrainien, en échec au proche orient, le président américain Donald Trump et son administration avaient besoin d'une victoire diplomatique.

Ils l'ont obtenu, du moins, en apparence dans l'Afrique des Grands Lacs en parénant un accord de paix entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. La paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda verra-t-elle enfin le jour ? Les deux pays s'y sont engagés sous l'égashington.

Un accord pour mettre fin à un conflit qui a fait des milliers de morts et des millions de déplacés. En signant cet accord, nous réaffirmons une vérité simple. La paix est un choix mais aussi une responsabilité qui consiste à respecter le droit international, à défendre les droits de l'homme et à protéger la souveraineté des États.

Ceux qui ont le plus souffert nous observent. Ils attendent que cet accord soit respecté et nous ne pouvons pas les décevoir. Officiellement, le Rwanda n'a jamais reconnu soutenir le M23, groupe paramilitaire qui contrôle une partie du Norquivou en RDC.

Kigali se dit menacé par les forces démocratiques de libération du Rwanda. un groupe armé créé par d'anciens responsables ou tout du génocide des première priorité consiste à commencer à mettre en œuvre le concept d'opération visant à neutraliser les FDLR qui s'accompagnera d'une levée des mesures défensives prises par le Rwanda. Mais au-delà de l'affichage, qu'est-ce qu'il y a dans cet accord ?

Que vaut-il vraiment ? Pourquoi connaîtrait-il un destin différent des précédents qui ont échoué ? Tout cela n'habille-t-il pas une sorte de mise sous contrôle américain des fabuleuses richesses minières de la RDC ?

Pour répondre à ces questions, j'ai avec moi deux interlocuteurs. Albert Mukulubundu, membre de l'opposition congolaise et de la dynamique unitaire panafricaine. Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France et auteur du grand livre de l'Afrique paru aux éditions Hol.

Nous devions également avoir un député national de RDC proche du pouvoir de Félix Tisekedi, mais malheureusement il n'a pas pu se libérer. Bonjour à vous. Bonjour.

Alors on va commencer par une question simple. Quel regard portez-vous sur cet accord de paix paréné par l'administration Trump ? Êtes-vous optimiste, Nicolas Normand ?

Alors, écoutez, a priori en affichage, ça a l'air d'un d'une avancée importante pour la paix puisque il y a la signature du président du Rwanda et du président de RDC pour une paix et pour arrêter le soutien à leur miles réciproques. Puisque Kinshasa est supposé soutenir le FDLR et le Rwanda soutient clairement aussi le M23. Euh donc euh comme ça vu de loin, ça semble une avancée importante.

Cela étant, il y a évidemment beaucoup de de réserves et de questions. Euh première question, le M23 qui est quand même la milice soutenue par le Rwanda qui occupe concrètement une bonne partie de l'est de la RDC n'est pas signataire. Ils ont d'ailleurs fait aujourd'hui même une conférence de presse annonçant qu'ils vont poursuivre les discussions avec Kinshasa à DOA, donc sous l'égatari Qatar.

Euh et le M23 donc n'est pas engagé par cet accord. Or c'est le principal acteur dans la région puisqu'il occupe vraiment sur place Goma et Bucavou et d'autres localités à l'est de la RDC. Donc ça c'est la la première interrogation.

Ensuite, entre un papier signé et la réalité sur le terrain, il y a souvent un écart important. Par exemple, il faudrait que le Rwanda qui s'est engagé à ne pas soutenir le M23 dans sa signature le le 27 juin à Washington le fasse vraiment. Or, le Rwanda n'a jamais très clairement reconnu son soutien au M23, même si tout le monde le reconnaît en dehors du Rwanda.

Donc il pourrait continuer à le soutenir en réalité tout en disant qu'il le soutient pas. Alors, même chose un peu pour Kinshasa et le FDLR, ce mouvement constitué de de outou qui sont censés menacer la sécurité du Rwanda, qui sont les enfants en général des ex génocidaires ou considérés comme tels. Et donc c'est un fait aussi assez avéré selon les experts indépendants que Kinshasa soutient le FDLR, ce mouvement rebelle, ce mouvement armé.

Et donc il faudrait aussi que Kinshasa, d'ailleurs il s'y est engagé dans sa signature cesse réellement le soutien du FDLR et que Kinshasa et Kigali ne s'accusent pas mutuellement de ne pas respecter l'accord. Voilà. Euh donc ça c'est une grosse interrogation.

L'autre interrogation, c'est sur les aspects économiques. Alors, première interrogation, c'est est-ce que les investisseurs américains sont vont être vraiment tentés d'investir dans cette zone alors que il reste beaucoup d'incertitude. Donc entre la réalité d'un investissement minier de groupes américains sur place et et en fait la la réalité, il peut y avoir un écart important.

Il y a un groupe américain qui s'est dit intéressé euh qui s'appelle qui qui est intéressé par la mine de Bouaya en particulier. On y reviendra en détail tout à l'heure. Enfin, il y a un groupe américain qui est intéressé par la mine de Bouaya qui est une mine de Coltant euh et qui est intéressée par d'autres sites miniers.

Mais de là à investir, euh les investisseurs qui sont des acteurs privés et qui ont une logique pas forcément la même que euh les autorités politiques. Les autorités politiques prétendent d'ouvrir la voie, les investisseurs eux, ils prennent des précautions. Ils veulent notamment une durabilité, une prévisibilité.

Ils veulent être sûr que dans les 15 ou 20 ans à venir, la situation sera pacifique, stabilisée. Or, on en est encore assez loin aujourd'hui. Donc, je pense qu'ils vont être dans une période d'attente très très probablement.

La deuxième inconnue, c'est les détails économiques de l'accord. Quels sont exactement les avantages que va en tirer Kinshasa ? Si la paix est établie, si les sites miniés peuvent être exploités par des compagnies américaines qui investiraient dans la région, ce qui serait en soit une bonne nouvelle, on a besoin d'investissement étranger, c'est mieux que les groupes armés qui pillent ses sites miniers au profit du Rwanda.

Donc des compagnies occidentales contrôlables et qui sont en accord avec Kinshasa, ce serait évidemment préférable. Accord faut-il que l'accord entre ces compagnies américaines Minière et Kinshasa soit un accord qui soit pas léonin, c'est-à-dire un accord qui qui soit favorable, qui soit gagnant gagnant qui soit favorable à Kinshasa, pas seulement aux compagnies américaines. Donc on n' pas les détails sur les l'intérêt qu'en tirerait Kinshasa.

C'est ça serait a priori certainement meilleur qu'actuellement puisque actuellement il y a aucun intérêt pratiquement pour Kinshasa. Donc là, il y aurait un intérêt pour Kinshasa. Il y aurait aussi, semble-t-il, un intérêt pour pour Kigali, pour le Rwanda, parce que le minerai qui serait extrait dans cette région euh pour des raisons d'ailleurs géographiques serait traité plus facilement au Rwanda que à Kinshasa.

Le Rwanda étant mieux équipé et plus proche pour traiter les minerais exploités dans les deux Kivou ou ou en Itouri. Et donc le Rwanda pourrait trouver également un intérêt dans cet accord. Il est important d'ailleurs que le Rwanda trouve aussi son intérêt parce que sinon il risque de poursuivre sa politique actuelle de pillage pur et simple.

Albert Mulmudou, quel est le regard que vous portez sur cet accord ? Est-ce que on il y a une percée, il y a quelque chose historique qui s'est joué ? Ben, personnellement, je trouve que c'est un accord euh qui n'est pas inclusif compte tenu de la situation qui prévoit en République démocratique du Congo.

Euh la guerre, l'insécurité euh ce n'est pas seulement à l'est de la République démocratique du Congo. Je peux vous donner le cas de ce qui se passe dans le Maindombé, juste à côté de Kinshasa. les milices Mobondo qui sont traitus depuis plusieurs années.

Je prendrai un autre cas de du conflit qui oppose les lindou et les bambolé, les lingola et les bambolés. Donc le Congo aujourd'hui a des sérieux problèmes. Or dans cet accord, onaborde qu'un seul aspect de la crise qui prévaut de la guerre qui prévaut l'aspect international, on va dire.

Oui, parce que euh c'est Tsékedi, hein, qui a essayé de mobiliser l'opinion internationale autour de l'agression, mais nulle part dans cet accord on on parle de l'agression. Donc je pense que là c'est quand même un échec. Et puis euh ce qui est curieux, c'est de constater que les États-Unis qui se présentent comme médiateur euh se retrouve avec un un projet de contrat minier pour exploiter les richesses minières de la République démocratique du Congo.

Et c'est c'est c'est quand même normal pour nous congolais la notre lecture par rapport à cette situation. La médiation la guerre est dans le Kivu et on a évoqué les FDLR, on a évoqué le M23 mais en contrepartie on voit les minérés. Je sais pas que viennent faire les minérés dans cette affaire.

C'est à la fois un accord de paix, un accord économique, un accord commercial. Euh parce que là nous ne comprenons pas exactement où soit on veut mettre fin à la situation qui prévaut à l'est dans l'est de la République démocratique du Congo. Ben, on réunit les acteurs euh il y a une parce qu'il y a une dimension euh qui nous oppose au Rwanda.

Il y a aussi un aspect lié à la légitimité des institutions qui a poussé le M23 et la FC à prendre les armes. Donc aujourd'hui, nous sommes surpris euh de constater que dans cet accord, on aborde les aspects liés à l'exploitation minière de la République démocratique du Congo. Et ça, c'est ce que euh l'Ukraine a refusé euh parce que dans ce que Trump a voulu faire avec l'Ukraine et la Russie, euh on n' pas vu un autre pays. interposé.

Je crois que les Ukrainiens ont refusé. Mais pourquoi pour le cas de la République démocratique du Congo, on implique euh le Rwanda et que met l'accord russiaukrainien ça aurait été entre la Russie et l'Ukraine entre donc l'agresseur et l'agressé en fait c'est le même schéma. Voà voilà mais on ne vient pas s'accaparer des terres ukrainiennes comme c'est ce qui était proposé.

Donc en fait le Congo c'est une finalement c'est le schéma ukrainien qui a fonctionné. Bon mais c'est c'est anormal. Les Congolais n'en veulent pas et il suffit de faire un sondage.

Vous allez vous rendre compte que les Congolais n'acceptent pas cette façon de voir un médiateur qui s'accapare des des contrats miniers ou d'une partie du territoire congolais. euh soit c'est un conflit qui oppose le Congo et le Rwanda et au quel cas on cherche à trouver une solution euh où c'est un conflit interne aussi, une dimension interne avec la crise de légitimité des institutions. Mais curieusement, on voit les États-Unis euh nous présenter un accord dans lequel le Rwanda n'est pas cité et ça c'est le gouvernement congolais.

Bon, le Rwanda signe quand même, il s'engage. Donc oui, le le Rwanda il met il met quoi sur la table ? Puisque les Congolais apparemment s ils vont s'accaparer tous des minera stratégiques du Congo.

En contrepartie, eux ils donnent quoi ? Les États-Unis, le Rwanda et puis cette façon de présenter le problème, moi je suis pas d'accord avec parce que bon, le Rwanda n'est qu'un n'est qu'un exécutant. Le Rwanda qui fait la guerre a le soutien des grandes puissances parmi lesquelles les États-Unis.

Est-ce que les États-Unis sont neutres dans euh euh dans cette médiation ? La preuve, ils prennent euh je suivi trempadis désormais, ils ont des droits miniaux en République démocratique du Congo, ce qui prouve assouffisance qu'ils ne sont pas euh véritablement des médiateurs. Alors euh euh monsieur l'ambassadeur, est-ce que l'enjeu pour les États-Unis, c'est n'est pas tout simplement de faire prendre le contrôle à peu de frais des terres rares du Congo et des diverses ressources minières ? parce que les terres rares, c'est l'enjeu, un des enjeux géostratégiques de de l'heure.

Alors, je voudrais rappeler plusieurs choses. D'abord, il y a il y a il y a eu un accord sur les l'exploitation minière entre les États-Unis et l'Ukraine. Ça a été compliqué.

L'Ukraine a refusé les premiers projets américains qui étaient déséquilibrés euh et qui étaiit défavorable à l'Ukraine. Mais finalement, ils ont trouvé un accord, hein, je voudrais le rappeler. Euh concrètement, c'est finalement une modalité de gestion de conflit à de l'Amérique de Trump.

Ça c'est sur l'Ukraine concrètement. D'ailleurs, il y a pas un corps d'investisseur américain non plus en Ukraine. Voilà.

Alors maintenant, les accords de paix purement politiques, ce serait l'idéal, mais ça ça marche rarement. Il faut quand même que chaque pays un intérêt et c'est bien que les États-Unis envisagent d'investir dans cette région parce que c'est mieux que des groupes armés qui pillent purement et simplement. des compagnies américaines.

Moi, je suis pas là pour défendre les États-Unis, euh je les critique très souvent, mais c'est une bonne chose à priori qu'une société américaine euh régulière, euh contrôlable euh et qui soit en accord par un accord précis avec Kinshasa puisse exploiter les minerais. C'est mieux que des groupes armés rebelles et incontrôlés. Voilà.

Cela étant évidemment ça dépend de ce qui est contenu dans l'accord qui sera passé entre un groupe minier américain et Kinshasa. Euh ça c'est à Kinshasa de le négocier. Mais la capacité de négociation de Kinshasa, elle est fait puisque c'est le bienfaiteur pour l'instant.

On a je crois qu'il y a un accord de principe euh de Kinshasa pour que des groupes miniaméricains viennent dans cette région des Kivou. Mais il y a pas le détail euh de l'accord euh économique. Euh quelles sont les redevances, quelle est la part de Kinshasa dans l'exploitation minière ?

Euh tout ceci n'est pas précisé parce que mais Kinshasa prête le flanc à des pressions euh américaines. Washington n'a pas autorité pour le faire puisqu'il s'agit d'investissement privé. Donc Trump et son administration ne peuvent pas décider à la place des investisseurs privés.

Les investisseurs privés, ils vont calculer quels sont leurs intérêts. Alors, j'ai déjà dit que ils étaient effrayés par les risques euh de stabilité de cette zone. Donc, ils vont pas se précipiter pour aller dans lesquivous.

Ça c'est le problème de l'attractivité. Pour rassurer un investisseur, il faut vraiment qu'il y ait une une sécurité politique et juridique et on est loin de cette situation dans lesquivou. Donc ça c'est le premier obstacle.

Le deuxème obstacle, c'est il faut que euh ce soit un accord gagnant gagnant pour Kinshasa et pour euh la compagnie américaine et aussi d'ailleurs pour Kigali parce que sinon Kigali euh va euh saboter euh alors justement que pensez il faut que les trois il faut que les trois trouvent un intérêt. Alors, a priori, il y a une société américaine qui s'appelle America First Global qui est présidée par un monsieur qui s'appelle Jetry Beach qui est proche de Trump mais qui est quelqu'un du secteur privé. Je dote ces informations d'après Financial Times et il serait en négociation déjà pour exploiter la mine de Coltant de Rubaya qui est l'une des plus productives au monde et qui est actuellement occupée par les rebelles du M23.

Alors que pensez un 2è site un 2è site serait en discussion ce serait la mine de Niobium de Louéché dans le nord Kilou. Mais euh qui est des contacts exploratoires, c'est une bonne nouvelle. Euh mais entre une décision d'investissement euh qui suppose euh la paix et qui suppose l'accord de Kinshasa aussi et un accord équilibré avec Kinshasa, ce n'est pas réalisé.

Mais si ça se réalisait, je pense que ça serait une bonne chose pour le pour la RDC et a priori, ce serait pas non plus de mauvaise chose pour Kigali dans la mesure où les minerais bruts pourraient être éventuellement traités au Rwanda et donc tout le monde tout le monde serait gagnant. Donc alors pour pour évoquer, monsieur l'ambassadeur, pour évoquer l'accord. Alors moi je, contrairement à l'interlocuteur député de l'opposition, je ne critique pas le fait d'avoir mélangé le politique et l'économique parce que ils sont mélangés depuis depuis des décennies, n'est-ce pas ?

C'est pour des raisons économiques, c'est-à-dire d'exploitation de ces minerais, qu'il y a des groupes rebelles, que le Rwanda est investi dans cette région, que le M23 occupe ce territoire. Donc l'économie et la politique sont liés depuis toujours dans cette région. Si c'était une région très pauvre, s'il n'y avait aucun minerai euh il y aurait peut-être pas de rebelle et il y aurait pas un intérêt euh des États-voisins ni des États-Unis non plus.

Donc euh il y a forcément quand même une interconnexion entre le politique et l'économique. Mais cette interconnexion, elle pourrait être positive. Actuellement, elle est négative.

C'est clair. C'est les groupes rebelles, c'est le pillage par le Rwanda, peut-être par l'Ouanda. Et à l'avenir, il faudrait que cette connexion entre le politique et l'économie soit vertueuse si c'était des compagnies régulières contrôlé par Kinshasa qui versent des dividendes normaux convenables pour Kinshasa et qui empêche aussi les groupes rebelles et le Rwanda de piller le territoire.

Donc il faudrait assurer la paix. Alors, il y a pas, comme ça a été rappelé tout à l'heure, il y a pas que le M23. En effet, puisquil y a une centaine de groupes armées dans cette région.

Le M23 est le principal mais c'est pas le seul hein. Il y a les il y a les ADF qui sont djihadistes, il y a différents groupes. Il y a des groupes MA mai, il y a les FDLR bien sûr et il y a pas mal de groupes armés.

Donc le M23 est un acteur très important puisqu'il occupe concrètement la région en ce moment et il est en pratique en train d'annexer au profit du Rwanda cette région. Donc si on arrive à évacuer le M23 et de solidifier cette région dans le giron de Kinshasa et de la RDC, ça sera évidemment un progrès très important. On va avancer dans la discussion.

J'aimerais demander à Albert Mukulubundou. Est-ce que Tisekeedji, Félix Tisekeji aujourd'hui assez consolidé politiquement pour faire la paix sans prendre de grands risques politiques ? C'est-à-dire, il a été affaibli par le M23, par le les initiatives de l'Église catholique et des églises protestantes qui finalement ont joué la carte d'un dialogue interne qui mettait à égalité pouvoir et rebelle.

Est-ce que aujourd'hui euh cet accord de paix le consolide assez pour qu'il puisse faire des pas significatifs vers son opposition ? Ah non, mais il n'y a rien qui consolide le le régime de Tisekedi parce que euh d'abord pour répondre à ta question hein, je voulais préciser une chose hein. Tantôt l'ambassadeur a dit que le Rwanda justifie sa présence à l'Est pour traquer les FDLR euh Kinshasa contre le M23.

Bon, si c'est réellement pour le FDLR qu'ils sont là, ben pourquoi aller exploiter les minér stratégiques de la République démocratique du Congo ? Pourquoi les raffiner au Rwanda alors qu'au Congo, il existe deux sociétés kilo et moto. Ces sociétés ont pour objet pour mission de raffiner lors de la République démocratique du Congo.

Mais malheureusement cela ne se fait pas. Ça va se faire désormais conformément à cet accord hein euh au Rwanda et ce qui n'est pas normal parce que le Congo est un état indépendant avec un peuple souverain qui doit décider de ce qu'il doit faire de ses richesses minières. Alors pour Tshisekedi, bon ces derniers temps, j'ai l'impression qu'il essaie euh de comment dirais-je de manipuler quelques opposants à Kinshasa. il s'est fait euh il a fait il a reçu Martin Fayou, il a reçu Adolf Musito.

Euh ils sont Martin Fayou c'est quand même une opposante d'importance. Ben bien sûr, mais ils sont euh il reste à savoir s'ils sont toujours dans l'opposition parce que bon, ils ont créé qui sont l'opposition ou pas, il représente bah il ils représentent quelque chose, je n'en dis qu'en vient pas mais aujourd'hui forcé de constater qu'ils ont rallé Tisekedi, je sais pas s'il faut les appeler toujours opposants. Alors que euh l'Église catholique est en train euh de discuter avec le pouvoir pour l'organisation d'un dialogue.

L'objectif de ce dialogue, c'est de résoudre la dimension interne de la crise, donc la crise de légitimité de ces institutions, y compris Tisékedi qui est là, qui a organisé des élections frauduleuses à laquelle beaucoup d'organisations politiques de l'opposition n'avaient pas participé, parmi lesquelles le pépardé de Kabila. Donc en en on en s'attirant la sympathie de Fayou de Mito dans ce qu'ils appellent le camp de la patrie. Euh pour nous c'est une façon euh d'adhérer à l'Union sacrée sans le dire.

C'est une façon aussi dans le camp de la patrie contre ceux qui partisent avec le Rwanda notamment euh Kabila qui s'est rendu à Goma. Non mais c'est pas le fait de se rendre à Goma. il a les raisons de se rendre à Goma parce que enlève l'humilité à Kinshasa on on cherche à l'arrêter, il se voit dans l'obligation d'aller à Goma.

Donc Tisékedi essaie de manœuvrer pour empêcher euh l'exécution du plan proposé et le pacte proposé par euh l'Église catholique et l'église protestante. Bah là, j'ai vu qu'il a fait venir euh certaines églises euh pentecôtistes de réveil pour les impliquer qui sont plus favorables à son schéma pour les impliquer dans ce que font les catholiques. Mais l'objectif c'est d'empêcher la réalisation de tout ce qui a été décidé parce qu'il y a eu un sondage qui a été fait des consultations et à l'issue de ces consultations, il se dégage une idée claire que la majorité de la classe politique, société civile, y compris, veulent qu'on aille euh vers un dialogue et à l'issue de ce dialogue, une transition sera euh mise en place.

Et là, Tusékekedi n'a pas de chance de rester à la tête du pays pendant cette transition. On veut d'une transition sans TEKEDI et organiser des élections crédible, transparente, inclusive pour sortir de la crise de légitimité et aussi résoudre les problèmes qui nous opposent avec le Rwanda et l'Ouanda. Donc, on est dans ce schéma.

En tout cas, c'est pas le schéma de choisi par les États-Unis qui sont quand même un gros acteur de la communauté internation. des négociations de DOA et c'est ce processus là qui a commencé à DOA que malheureusement Tsekedi essaie de torpiller. Alors dernière question pour Nicolas Normand voilà est-ce que d'un point de vue interne TSEKji gagne quelque chose ?

Est-ce qu'il se renforce avec cet accord de paix avec le Ronda ? puisque finalement c'était sa condition, ne pas négocier avec le M23 qui ne serait qu'un pion du Ronda mais négocier directement avec le donneur d'ordre qui gale. Alors il y a d'abord je crois qu'il y a quand même une négociation prévue à DOA avec le Qatar entre Kinshasa et le M23.

Enfin c'est vrai que Chisekedi a toujours refusé de négocier avec le M23 disant que c'était un pion du Rwanda. C'est c'est sa position assez constante. Mais néanmoins, je pense que malgré tout, il va négocier avec le M23.

à DOA apparemment hein. Euh bon, ça c'est un premier point. Maintenant euh tu sais, il sera renforcé si cet accord euh euh aboutit à quelque chose de positif.

C'est-à-dire si euh la situation se stabilise, pas se stabilise enfin s'améliore plus exactement avec un retrait du M23 des zones qui l'occupent. Euh si on obtient véritablement le retrait du M23, euh si la région euh se pacifie, euh si le Rwanda arrête de soutenir et d'agresser directement euh la RDC, euh certainement chez Cekedy en tirera un profit. Maintenant, c'est trop tôt pour dire euh ceci et c'est un c'est une vision peut-être trop optimiste de penser que cet accord.

J'ai dit tout à l'heure que cet accord avait beaucoup de euh de d'incertitude de de risques euh qui sont euh premièrement euh le M23 lui-même qui n'est pas signataire et qui puis n'est pas engagé véritablement à se retirer. Euh donc euh c'est un point essentiel parce que c'est lui concrètement qui occupe le terrain, même si le Rwanda est évidemment derrière lui. Et comme je l'ai dit tout à l'heure, le Rwanda peut prétendre ne pas agir, ne pas commander dire le M23, même si c'est un mensonge, le M23, il faut que le M23 se retire.

Voilà. Et tant qu'on n' pas obtenu ce résultat, Chekedi pourra pas tirer véritablement un bénéfice de cette affaire. Merci.

Je veux pas m'ingérer dans les questions de politique intérieure à la RDC naturellement, mais le fait que l'ancien président Kabila soit à Goma, vu de l'extérieur, ça jette quand même un doute. On se demande si quelles sont les relations exactes entre Kabila, le Rwanda et le M23 euh parce que ils sont en contact les uns des autres. Donc on a l'impression mais c'est peut-être une idée fausse mais on a l'impression que Kabila joue quand même le renversement de Tesekedi avec l'aide du M23 et du Rwanda.

C'est un peu l'impression que ça donne ce qui n'est pas normalement le rôle d'un opposant. Un opposant doit rester dans le cadre institutionnel et respectueux de la souveraineté du pays. Le fait qu'il soit dans une zone occupée par l'ennemi n'est pas à mon sens quelque chose qui est très favorable au camp de de Kabila.

Mais ça c'est un point de vue personnel et extérieur et je ne peux pas évidemment m'ingérer dans les affaires complexes de la politique intérieure de RDC. Et je peux comprendre qu'il y ait des tas de bonnes raisons pour les opposants d'être mécontent jusqu'à présent de la présidence de Tesekedi par ailleurs. Ben merci beaucoup.

On continuera de suivre ça. Merci Albert Moukundou. Merci Nicolas Normand.

Il dira un mot par rapport à ce que monsieur l'ambassadeur vient de dire. 30 secondes. Oui, parce que bon, je relève aussi dans l'accord, il n'y a rien qui est dit par rapport aux victimes.

Ça, il faut le mentionner parce que cette guerre a déjà coûté plus de 15 millions de morts en République démocratique du Congo. Dans l'accord, on en parle pas. Mais Kabila et il faut dire monsieur l'ambassadeur, il parle de Kabila à l'est mais il faut également qu'il tienne compte du fait que l'humilité de Kabila a été élevée par le régime Tisekedi l'immunité parlementaire l'immunité parlementaire et Goma c'est la République démocratique du Congo.

Alors quand Tsekedi met Kabila dans une situation où il cherche à l'arrêter ben Kabila c'est un congolais, c'est un ancien chef d'état. aller à Goma. Je ne pense pas que cela signifie qu'il va se mettre dans l'agenda du Rwanda.

Le débat est ouvert. Merci à vous. [Musique]

ACCORD DE PAIX AVEC LE RWANDA : TRUMP, PILLARD EN CHEF DE LA RDC ? — Dominique Theophile · Pourquijevote