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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 8 décembre 2025 54 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEnvironnement & énergieImmigration & asile

Matthieu Valet : "Les “Soulèvements de la Terre” sont violents et dangereux !" (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 21 %Attaque 59 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse partielle

    Vous êtes déçu de la déclaration de Bruno Retailleau ?

  • 0:59ComplaisanteÉludée

    Donc, vous voulez dire quoi ? En fait, on va essayer de déchiffrer aussi ce que dit M. Vallée.

  • 1:43OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce sont des opportunistes, les Républicains ?

  • 2:02RelanceRéponse partielle

    On vous trouve souvent très inspiré dès qu'il faut critiquer Bruno Retailleux ou des Républicains.

  • 2:38RelanceÉludée

    C'est un peu facile aussi de vouloir monter dans le bateau des gagnants pendant...

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Antoine Oberdorff, on est sur une très mauvaise opération séduction, là.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49Invité politiqueFait
    « Vous le voyez bien dans l'ensauvagement, dans la délinquance, dans l'immigration irrégulière, dans les relations avec l'Algérie. »
  • 0:54Invité politiqueFait
    « Boalem Sansal a même été libéré après qu'il soit parti. »
  • 4:32Invité politiqueChiffre
    « La Cour des comptes aujourd'hui qui dit que les policiers, pour rédiger les procédures face à un pays qui est gangréné par le terrorisme des narcotrafiquants, ils ont gaspillé 260 millions d'euros. »
  • 10:57Invité politiqueFait
    « M. Bertrand, il fait croire à tout le monde qu'il a remporté la présidence de la région de Haute-France par ses seules compétences et ses autres électeurs, mais il a accepté les voix de la gauche. »
  • 11:10Invité politiqueFait
    « Il veut nier FI ni ARN, mais quand il s'agit de gagner des postes, ça ne le dérange pas. »
  • 11:19Invité politiqueChiffre
    « Jordan Bardella a plus de 45 000 livres. »
  • 14:04Invité politiqueFait
    « Moi, par exemple, j'ai été flic 20 ans. Je me suis coltiné des voies ou les émeutes de terrorisme islamiste. »
  • 22:13Locuteur 4Fait
    « Marine Le Pen, lorsqu'elle est interrogée sur le fait de savoir, par exemple, si la réduction du nombre de fonctionnaires est un objectif, notamment un objectif de consolidisation budgétaire, parce que la masse salariale de l'État est trop importante, elle dit, ça, c'est une marotte de la droite, c'est un truc de mec de droite. Elle le dit texto. »
  • 22:53Invité politiqueChiffre
    « Il faudrait plus de 10 000 postes d'ici 2030 pour combler les démissions, les détachements, les disponibilités, les départs à la retraite. »
  • 23:26Invité politiqueChiffre
    « Les prestations sociales non-contributives, c'est 17 milliards d'euros. »
  • 30:30Invité politiqueChiffre
    « Il y a un million de personnes qui consomment de la cocaïne en France. »
  • 31:45Invité politiqueFait
    « Qu'on ait des propositions, je pense que c'est les gens attendre, c'est juste faire du Muppet Show et du spectacle en 3DX. »
  • 31:52Invité politiqueFait
    « Ils vont à Pâté ou ils vont à UGC. »
  • 32:27Invité politiqueFait
    « Non, par contre, si vous voulez une réponse très claire, non, moi dans les prisons, je viens m'enquérir de l'état de santé et de l'état de travail des agents pénitentiaires, celle des détenus, ce n'est pas mon problème. »
  • 32:34Invité politiqueFait
    « Pareil, quand je vais dans les commissariats, je ne viens pas visiter les gardes à vue, je viens visiter les policiers, les OPJ qui n'en peuvent plus des 3 millions d'une procédure qui tiennent les armoires. »
  • 33:47Invité politiqueFait
    « Je dis simplement que la surpopulation carcérale pèse et sur les détenus et sur les exigences présidentielles. »
  • 34:02Invité politiqueFait
    « M. Hidalgo, elle crée des centres de shoot. Le but, c'est pas de shooter ces gens. Le but, c'est de les sevrer pour qu'ils sortent de cette spirale de la drogue. »
  • 41:38Invité politiqueFait
    « C'est un mouvement de factures radicaux qui sont pour le mode d'expression violent. »
  • 41:47Invité politiqueFait
    « D'abord ils ont bravé l'interdiction de l'IFSC des préfets, les préfets c'est qui ? C'est ceux qui représentent la France et la République qu'on doit respecter. »
  • 41:53Invité politiqueChiffre
    « Ensuite il y a eu une soixantaine de gendarmes blessés à Sainte-Solines. »
  • 41:56Invité politiqueChiffre
    « Et puis vous avez oublié en décembre 2022 l'usine Lafarge près de Bouc-Beller à Marseille, 6 millions d'euros de dégâts. »
  • 42:02Invité politiqueChiffre
    « Un an après décembre 2023, un demi-million d'euros de dégâts à Val-de-Reuil en Normandie. »
  • 42:18Invité politiqueFait
    « La dissolution rejetée par le Conseil d'État, c'était quand ? C'était août 2023, ça va faire 2 ans et demi. »
  • 43:03Invité politiqueFait
    « Vous l'avez vu encore ce week-end à Rennes où c'est devenu le Far West, vous avez vu qu'on se croirait à Kiev ou à Bagdad maintenant on est à Rennes. »
  • 50:48Invité politiqueFait
    « Le problème de la France insoumise c'est qu'ils détestent la police et c'est le premier parti de la parole antiflic. »

Temps de parole

  • Présentateur29 %
  • Matthieu Valet26 %
  • Locuteur 417 %
  • Locuteur 915 %
  • Locuteur 39 %

5,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Matthieu Valet

Robert Ménard, il va à droite, il va à gauche et c'est un peu la girouette qu'il y a dans ce sens du vent. Je suis désolé. On a Julia Gabaron qui est notre candidat, j'imagine, au niveau de la mairie de Béziers qui se lancera un, qui est déjà député, dont la femme de M. Ménard était députée, qu'il a affrontée à l'élection de la députation. Et moi, je ne suis pas comme M. Retailleau. J'estime que dans la démocratie, c'est sain qu'il y ait des élections et que les électeurs choisissent. On n'attaque pas les gens parce qu'on se présente à une élection. C'est des électeurs qui choisiront.

0:25
Présentateur

Vous êtes déçu de la déclaration de Bruno Retailleau ? Parce que ça commençait plutôt bien. Il dit beaucoup de bien de vous. Il dit que vous êtes très respectable, que ce n'est pas le niveau de la France insoumise.

0:35
Matthieu Valet

Je vous aime bien, mais souvent, ça se termine mal. C'est comme à l'école quand on vous dit que c'est un bon élève, mais après, il y a toujours la chute qui tombe. Non, mais plus sérieusement, moi, j'étais déçu déjà avant M. Retailleau. Il était un an à Beauvau. Il n'y a rien qui a changé. Vous le voyez bien dans l'ensauvagement, dans la délinquance, dans l'immigration irrégulière, dans les relations avec l'Algérie. Moi, il faut me donner un exemple concret où il y a eu du changement. Boalem Sansal a même été libéré après qu'il soit parti.

0:59
Présentateur

Donc, vous voulez dire quoi ? En fait, on va essayer de déchiffrer aussi ce que dit M. Vallée. Désolé, c'est très impolé. On va le perdre dans vous.

1:06
Matthieu Valet

Mais en gros, tout simplement, à M. Retailleau, que l'élection présidentielle, c'est comme les Jeux olympiques. On envoie concourir à cette épreuve internationale importante. Donc, tout ça sera l'épreuve nationale. Les gens qui sont les plus à même de gagner, qui sont les plus à même de susciter la confiance de cette épreuve sportive et qui ont les reins et les capacités de le faire, Marine Le Pen et Jordan Bardella, aujourd'hui, avec la modécie et le travail qu'on doit continuer pour convaincre de plus en plus de Français de voter pour nous, sont en meilleure position de force.

Donc, je dis simplement que oui, aujourd'hui, celles et ceux qui veulent se rassembler derrière un grand parti populaire qui est le nom, et que Nicolas Sarkozy a reconnu dans son livre qui sortira mercredi, eh bien oui, nous sommes prêts. Oui, nous attendons que des restes de sa politique ne viennent pas par opportunité. Est-ce que vous nous disiez... Ah, voilà, on en vient. Alors, est-ce que ce sont des opportunistes, les Républicains ? Je veux juste dire qu'il faut arrêter le bal des faux cul.

1:50
Présentateur

Éric Souty a le courage de venir en juin de 1994 par conviction,

1:55
Matthieu Valet

parce qu'il a vu au bout d'un moment que sur l'autorité, la sécurité, le régalien, la France elle-même avec son produit civil qui a engagé...

2:02
Locuteur 9

Mais on vous trouve souvent très inspiré dès qu'il faut critiquer Bruno Retailleux ou des Républicains. C'est-à-dire que quand même, on sent que l'union avec vous, c'est pas gagné. C'est-à-dire que... Non mais, oui, on voit que Bruno Retailleux, dès qu'on va lui parler du Rassemblement National, il se rédit un peu et qu'il y a quand même des réflexes un peu pavloviens de cette droite de gouvernement qui continue quand même, quoi qu'il en dise, à se pincer le nez vis-à-vis du RN. Et vous, vous avez cette tentation hégémonique. Et c'est vrai que, voilà, on a l'impression que vous n'avez plus besoin de personne.

Et en plus, avec cette espèce quand même de côté un peu rancune vis-à-vis de la droite de gouvernement, un peu revancharde, parce qu'aujourd'hui, dès qu'il y a des LR qui font un discours de droite...

2:38
Présentateur

C'est un peu facile aussi de vouloir monter dans le bateau des gagnants pendant... C'est pas ça, il n'y a pas que ça, il n'y a pas que ça.

2:42
Matthieu Valet

Attendez, je fais juste donner la parole, il y avait... Je peux juste répondre à M. Denis, ça va être vite. Pour M. Retailleux, on n'est pas des fascistes, tant mieux. Si je peux même le... Non, il parlait des électeurs. Il disait les électeurs. Bah oui, c'est les électeurs qui nous ont porté au mandat qu'on occupe, grâce à aujourd'hui. Moi, le juge suprême, c'est le peuple. C'est pas tous les trains de savate qui nous traitent de fascistes, de pouilleux ou de crasseux, comme on nous dit, avec un cordon sanitaire. Donc moi, j'ai simplement qu'à M. Retailleux, il dit qu'on n'est pas fascistes. Ok, ça fait longtemps qu'il aurait dû le voir.

Et surtout, on n'est pas non plus des communistes, ni des socialistes, parce que c'est comme ça qu'il présente Marine Le Pen, M. Retailleux. Et vous parlez aussi d'autres personnes de la droite patriotique, M. Denis, M. Zemmour, et même Knafo, ne sont pas avares de propos désagréables. Oui, vous voyez, mais vous, vous... Vous vous mettez dans la machine. Ah bah oui, on n'est pas sur le domaine de chute. Bon, Antoine Oberdorff... À chaque fois qu'on vient nous la gifler, nous on reste avec nos adversaires. Donc c'est pas vrai demain. On va pas sur les personnes. Vous vous électrez à la réclame, mais c'est pas vrai demain.

Qu'il nous rejoint et puis on fera comme on l'a fait aux élections législatives.

3:34
Présentateur

Antoine Oberdorff, on est sur une très mauvaise opération séduction, là.

3:37
Locuteur 4

Oui, un très simple mal parti. Il va falloir des preuves d'amour et beaucoup de preuves d'amour. Mais on vous voit néanmoins dans les propos de Bruno Retailleux. Et c'est là-dessus que je veux insister, qu'au fond, les freins aujourd'hui au rapprochement entre le Rassemblement National et les LR ne sont pas de nature idéologique. C'est pas vrai. Ils ne sont pas d'ordre idéologique. Sur bien des sujets, en réalité, Jordan Bardella et Bruno Retailleux se ressemblent. On pourrait s'y méprendre. Enfin, je veux dire, quand on entend Bruno Retailleux parler, par exemple, de régression vers les origines ethniques ou sur d'autres thèmes en matière d'immigration...

4:10
Présentateur

Oui, enfin, Mathieu Vallée dit qu'il a été nul.

4:12
Locuteur 4

Oui, il a peut-être été... Alors, il n'est peut-être pas allé assez loin.

4:14
Matthieu Valet

Non, mais moi, je respecte les gens. Il n'a pas du nul, d'abord. J'ai dit que les résultats promis n'étaient pas au rendez-vous.

4:19
Présentateur

Non, mais vous le dites plus poliment que moi, mais c'est en plus ça, quand même.

4:22
Matthieu Valet

Juste, pardon, M. Oberdoff, un exemple concret. J'aime bien être dans le concret. Moi, je n'accepte pas les gens parce que je respecte les gens. Je ne suis pas la France insoumise. Moi, je dis simplement M. Retailleux. Il y a la Cour des comptes aujourd'hui qui dit que les policiers, pour rédiger les procédures face à un pays qui est gangréné par le terrorisme des narcotrafiquants, ils ont gaspillé 260 millions d'euros. M. Retailleux, en un an, il aurait pu te reposer un plan pour la police judiciaire, pour les OPJ et pour mettre en place un logiciel qui fonctionne. Même sur ça, il ne l'a pas fait.

4:46
Locuteur 9

Vous voyez bien que ce n'est pas le sujet. Ah, ce n'est pas le sujet de parler du quotidien des Français ? La sécurité, ce n'est pas le sujet. L'idée, ce n'est pas de savoir si Marine Le Pen a tout ou mal fait dans sa vie. Parce que, évidemment, tout le monde a des qualités et des défauts. Et c'est pareil pour Bruno Retailleux. La question qui vous est posée, c'est ce que, oui ou non, vous êtes capables de faire au second tour d'une élection présidentielle 50,01% des voix.

Si la réponse est non, comme ça a déjà été le cas, est-ce que vous êtes capables de faire des accords de second tour, de faire une espèce de pacte de gouvernement, d'union qui ne dit pas son nom avec les autres parties de droite ? Vous nous montrez ce soir, mais comme Bruno Retailleux a sa manière à midi, vous nous montrez que ce que vos électeurs vous réclament, vous, les cadres, vous êtes incapables de le faire.

5:27
Matthieu Valet

Je te dis pour être un excellent PG, parce qu'il me dit la question qui vous est posée et vous avez tel comportement. Mais vous savez que...

5:34
Présentateur

Il est mon porte-parole.

5:36
Matthieu Valet

Ah ben, c'est en plus de faire des gardes-avis, il fait des porte-parole.

5:39
Locuteur 4

Et je vais finir simplement de recadrer le débat en disant que, de mon point de vue, la fusion idéologique, elle est en cours. Il y a énormément de sujets sur lesquels le Rassemblement national a mené à droite et à l'extrême droite la bataille culturelle et a cranté sur la sécurité, sur l'immigration, tant et si bien qu'aujourd'hui, vous avez un Bruno Retailleux qui, lors de sa rentrée, est obligé de dire, de citer Laurent Fabius et de dire, trop longtemps, la différence entre la droite et l'extrême droite a été la différence entre une pensée et une arrière-pensée. Il est temps qu'on s'assume.

En revanche, là où subsistent des freins, et c'est manifeste, ce sont des freins de partie, des logiques d'appareil. Les LR ont aujourd'hui, s'ils sont absorbés par la grosse bête qui est le Rassemblement national, un problème existentiel. Ils ont peur de se dissoudre complètement dans la bombe machine.

6:26
Présentateur

– Oui, enfin là, ils ne sont pas sur une très belle pente.

6:29
Locuteur 4

– Non, mais il aurait pu se passer ce qui s'est passé avec le Parti socialiste vis-à-vis de la France insoumise à l'issue de l'action présidentielle de 2022. Le score de Valérie Pécresse n'était pas mirobolant. Ils ont choisi de faire bande à part et d'essayer de refonder ce parti. Bruno Retailleau, lorsqu'il a été élu à la tête des LR, c'est avec cette feuille de route-là. Faire en sorte que les LR aient un programme suffisamment crédible pour avoir un candidat autonome à l'action présidentielle.

6:52
Présentateur

– Donc quoi ? Donc là, ils ont encore le temps d'ici 2027 ?

6:55
Locuteur 4

– Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, il doit être très embêté, Bruno Retailleau, parce qu'il est le dernier président de la République de sa famille politique qui l'appelle à l'Union. Et à date, les sondages ne témoignent pas d'une dynamique formidable pour les LR. Donc effectivement, le dilemme de l'Union des droites se repose à lui. – Et ses électeurs l'appellent l'Union aussi, sondage après sondage.

7:13
Présentateur

– Pourquoi est-ce qu'il appuie toujours sur le frein, Bruno Retailleau ? – Alors, je ne suis pas dans la tête de Bruno Retailleau, mais je pense qu'il y a une question générationnelle aussi. Il appartient à une génération pour qui il reste peut-être des réflexes, en tout cas, de dire que le Rassemblement national, c'est le Front national et qu'il ne fait pas alliance véritablement avec le Front national. – Donc c'est une question de génération ? – En tout cas, c'est un fond d'argument moral qu'on entend de temps en temps chez certains leaders de la droite. Bruno Retailleau ne l'exprime pas réellement comme ça, mais certains dans son entourage en tout cas le disent.

Ensuite, je pense vraiment que Bruno Retailleau s'imagine, vit toujours sur le même mythe sur lequel persiste LR depuis la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, à savoir qu'ils sont capables de faire rentrer avec eux les électeurs qui les ont abandonnés au profit du Rassemblement national et puis aussi ceux qui sont au Rassemblement national depuis longtemps, réussir la magnifique OPA que Nicolas Sarkozy avait réussi en 2007. – Et puis récupérer des voix chez les macronistes aussi ? Parce que certains les ont quittés aussi pour rejoindre… – Oui, tout à fait. Après, ce n'est pas tout à fait le même électorat.

Autant en 2017, la droite se tournait, je dirais, vers le centre, aujourd'hui, elle se tourne clairement vers l'extrême droite. Ce qui est intéressant par contre, c'est quand on regarde justement les discours sur le front républicain, jusqu'à présent, la droite en a quand même beaucoup bénéficié. Sur une cinquantaine de députés LR justement qui sont à l'Assemblée, il y en a à peu près, je crois, 40 qui ont été élus face au RN, même 42, et là-dessus, on en a plus de la moitié, quasiment les deux tiers qui ont été élus grâce au désistement de la gauche.

Donc ça, c'est aussi une mesure comptable pour eux, qui n'est pas à prendre à la légère, parce que demain, ils peuvent être totalement absorbés et effacés par le Rassemblement national. – Alors, je voudrais vous faire écouter Xavier Bertrand.

9:01
Matthieu Valet

– Ah bah oui, déjà, ça faisait longtemps.

9:03
Présentateur

– Je sais que vous ne le portez pas dans votre cœur.

9:05
Matthieu Valet

– C'est surtout lui qui n'est jamais avare de mots vis-à-vis de nous, il ferait mieux de s'occuper de la région de Haute-France plutôt que…

9:09
Présentateur

– Mais vous n'avez même pas encore écouté ce qu'il avait dit.

9:11
Matthieu Valet

– Parce qu'il se répète tout le temps, c'est un magnétophone.

9:13
Présentateur

– En tout cas, moi j'ai une petite idée de ce que vous allez penser, vous n'allez sans doute pas partir en vacances avec lui.

9:18
Locuteur 5

– Je cherche à unir, je cherche à rassembler. – Ils cherchent à désunir Nicolas Sarkozy ? – C'est ce que nous faisions clairement en 2007. Les extrêmes aujourd'hui cherchent à diviser une société française qui est déjà beaucoup trop fracturée. C'est la raison pour laquelle je continuerai à me battre contre et Jean-Luc Mélenchon et M. Bardella. L'union des droites, non, non, c'est l'union de la droite avec l'extrême droite. Que les choses soient claires, j'entends trop de personnalités chez les Républicains qui disent, quand même, quand il y a une élection législative, pas une voix pour la gauche. Non, je voudrais entendre, pas une voix pour le Rassemblement national.

Moi, je suis capable de dire, comme je le dis devant vous, à nouveau, très clairement, ni LFI, ni RN.

10:01
Présentateur

– Tugdual, pourquoi est-ce que ça vous fait sourire ?

10:02
Locuteur 9

– Mais parce que Xavier Bertrand, il a essayé de se présenter à la présidence de son parti, il s'est fait ramasser. Et quand Laurent Wauquiez avait pris, pareil, la tête des Républicains, il avait démissionné et puis il était revenu par la petite porte. Il y a des sondages qui prouvent, semaine après semaine, mois après mois, que son électorat réclame cette union. Alors après, il faut trouver les modalités de père.

10:23
Présentateur

– Vous voulez dire qu'il est dans le déni ?

10:24
Locuteur 9

– Il est complètement à côté de son sujet, je veux dire, il est sûrement très sincère avec ses propres convictions, mais il n'est plus dans le parti aujourd'hui qui correspond à ce que lui pense. C'est-à-dire que les électeurs des Républicains, la plupart des élus des Républicains, se bougent dix fois moins le nez que Xavier Bertrand. Et puis en plus, il n'utilise pas cette espèce de champ lexical des années 80 entre ceux qui divisent, ceux qui rassemblent, ceux qui sentent bon et ceux qui sentent mauvais. Je veux dire, plus personne n'adhère à cette espèce de logorée très moralisante.

10:51
Matthieu Valet

– Je pense que… Non mais d'abord, moi je pense que Xavier…

10:54
Présentateur

– Ça vous a piqué ce qu'il a dit là ?

10:56
Matthieu Valet

– Non, non, pas du tout. Parce qu'en fait, M. Bertrand, il fait croire à tout le monde qu'il a remporté la présidence de la région de Haute-France par ses seules compétences et ses autres électeurs, mais il a accepté les voix de la gauche. Donc évidemment qu'il trahit ses convictions. Il veut nier FI ni ARN, mais quand il s'agit de gagner des postes, ça ne le dérange pas. Et puis je pense qu'il est jaloux de Jordan Bardella, ce n'est pas possible. Il en parle matin, midi et soir. Alors j'espère que ce n'est pas comme lui, comme un antibiotique. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il a vendu 210 livres. Voilà, Jordan Bardella a plus de 45 000 livres.

Donc si Jordan Bardella intéresse plus les Français, c'est parce qu'il parle des Français. Xavier Bertrand, à chaque interview, soit il parle du ARN, soit il parle de Jordan Bardella, soit il parle de la France insoumise, mais qui propose des solutions qui intéressent les gens.

Et puis, pardon de le dire, mais dans la région Haute-France dont je suis issu, je suis de Lille, il y a du problème de chômage, il y a du problème d'insécurité, il y a des problèmes dans les lycées, il y a du problème dans l'emploi, il y a des problèmes également dans l'aménagement, dans le canal Seine-Nord par exemple, donc qui s'occupe des compétences pour lesquelles il est censé travailler et qu'il arrête de parler de nous. Moi je pense que c'est obsessionnel. Pourtant, ils ne sont pas de la même génération de Jordan Bardella, je n'ai jamais vu Jordan Bardella lui piquer son goûter à la récré. Je pense que là, c'est obsessionnel. Non mais, ça devient pathétique et triste, honnêtement.

12:00
Présentateur

Comment vous expliquez ça ?

12:01
Matthieu Valet

Et on verra la prochaine d'ailleurs interview s'il reparle de nous, de Bardella ou de Marine Le Pen. Parce qu'honnêtement, moi ça devient risible. Il va devenir...

12:08
Présentateur

Vous ne vous appelez pas Aurore Malval ?

12:10
Matthieu Valet

Parce que ce monsieur est incroyable, monsieur Bertrand.

12:13
Présentateur

Mais Xavier Bertrand, en fait, est resté sur une position qui était un moment majoritaire chez les LR et qui était celle de la grande époque, je dirais, de Jacques Chirac après 2002. En fait, le vrai basculement, il n'a pas réellement eu lieu dans les années 80 ou 90. C'était vraiment après la victoire de Jacques Chirac face à Marine Le Pen où Jacques Chirac a impulsé finalement l'idée au sein du RPR qu'il n'y aurait jamais d'alliance, qu'on ne regarderait jamais à l'extrême droite. Et c'était le cordon sanitaire qui, avant, cette union des droites dont on parle pour les élections municipales, elle a existé. Et pas qu'une seule fois, pas seulement à Dreux.

Il y a eu plusieurs municipalités qui ont vu cohabiter sur les mêmes listes des élus LR et FN à l'époque. Donc quoi ? Est-ce que ça veut dire que Xavier Bertrand est Asbine aujourd'hui ? Non, non, je ne dirais pas ça. Je pose la question. Je ne l'ai pas dit. Il est minoritaire, pas forcément dans l'appareil du parti. Ou alors est-ce que c'est le seul qui est cohérent avec la ligne LR ? Il porte encore... Il y a encore Jean-François Copé qui est plus ou moins sur cette ligne aussi. Mais effectivement, ce n'est pas la ligne qui est dominante. Ceci étant, je pense surtout que ceux qui disent autre chose ne le font pas pour des raisons idéologiques particulières.

C'est simplement que le cordon sanitaire, quand le RN est à 30% et que les LR sont à 5%, il n'est pas tenable.

13:33
Matthieu Valet

Ça veut dire quoi, le cordon sanitaire ? Parce que j'ai entendu sur cette antenne BFMTV que, par exemple, M. Duhamel pensait qu'on n'avait pas le droit de critiquer le Rassemblement national et que dès qu'on nous critiquait, c'était dire qu'on insultait nos électeurs. Ce n'est pas ça, en fait. Je vais faire un recadrage gentiment. C'est quoi ? Évidemment qu'on doit pouvoir nous critiquer et que nous, on est pour la liberté d'expression, le pluralisme politique et même des médias. Mais le cordon sanitaire, pardon, sanitaire, c'est-à-dire quoi ? C'est-à-dire que je suis un pouilleux, que je suis un crasse-mère, que j'ai des maladies, que les électeurs... Je ne sais pas ce qu'elle a dit, M.

Malval. Pas Mme Malval. M. Bertrand ou M. Copé, par exemple. À quel moment ils sont meilleurs ou moins meilleurs que moi ? Qu'est-ce qu'ils ont fait, ces gens-là, pour défendre la République ? Moi, par exemple, j'ai été flic 20 ans. Je me suis coltiné des voies ou les émeutes de terrorisme islamiste. À qui j'ai de soi à recevoir de ces gens-là qui ont toujours eu le cul assis sur une chaise ? Non, mais au bout d'un moment, qui nous respecte et qui respecte les électeurs ?

14:15
Présentateur

Mais alors, il ne s'agit pas de Mme Bertrand face à vous.

14:18
Matthieu Valet

Non, mais je sais bien. Mais vous imaginez, moi, quand je vais sur le terrain, dire qu'il y a un cordeau sanitaire, ça veut dire qu'on porte des virus, qu'on porte des maladies, même pour les gens qui sont malades. Est-ce que c'est respectueux ? Donc moi, je ne dis pas de mes adversaires que c'est des pouillots ou des crasseux. Donc combattez-nous sur les idées, pour ou contre les peines planchées, les peines minimales, pour ou contre la lutte contre l'optimisation fiscale, par exemple. Mais ne venez pas dire qu'on est des gens qui ne sont pas fréquentables parce qu'on pue ou parce qu'on aurait des maladies.

C'est complètement désobligeant, non seulement pour nous et aussi pour nos électeurs. C'est ce que je dis à M. Duhamel aussi. Critiquez-nous sur les idées, mais pas sur les personnes, mais encore moins sur des sujets qui sont abjects. Tout le monde devrait s'en refusquer. Moi, je ne dis pas ça de la France insoumise. Pourquoi je ne partage aucune de leurs idées ?

14:57
Locuteur 4

Non, mais de fait, c'est un dilemme d'ailleurs qui existe, y compris à l'intérieur de la Macronie. Aujourd'hui, faire des leçons de morale au RN, au regard de son histoire, en revenir à la jeunesse du Front National, à l'époque Jean-Marie Le Pen, l'époque où il y avait des personnes comme François Duprat, etc. ressasser quelque part l'histoire du FN n'a aucune incidence aujourd'hui. Il faut dire les choses telles qu'elles sont. Aujourd'hui, c'est un argument moral qui ne porte pas dans l'électorat.

15:27
Présentateur

À une époque où, justement, ça pouvait être important dans la tête des gens ?

15:30
Locuteur 4

Nuance néanmoins, parce qu'on a vu, à grande surprise générale, beaucoup d'analystes d'ailleurs ont été contredits à cette époque-là, qu'au moment des législatives post-dissolution, cette histoire de barrage républicain, de cordon sanitaire, de tout sauf le RN, avait été réactivée. Et ça a fonctionné, y compris quand certains disaient que tout ça était derrière nous. En revanche, moi, la question qui m'interpelle, qui m'intéresse, c'est pourquoi il y a de ça un an, alors que déjà, la convergence idéologique entre LR et RN était très forte en réalité, pourquoi Éric Ciotti a-t-il été le seul à franchir le bois ? C'est une vraie question. Et ça, en réalité, c'est...

Parce qu'il a eu du courage, monsieur le barrage. Encore une fois, alors ça, c'est votre commentaire. Moi, je pense en réalité que ce qui s'est passé...

16:10
Présentateur

Il se pose une question à lui-même, il va y répondre.

16:13
Locuteur 4

Je vais en douter que je ne vais pas me louper sur ça. Ce qui s'est passé, c'est que l'État-major des LR avait peut-être, probablement d'ailleurs, un temps de retard par rapport à la logique de son électorat. Raison pour laquelle, d'ailleurs, Marine Le Pen campe sur ses positions et dit « Non, non, l'Union des droites, pas telle que vous l'entendez. On ne va pas se mettre autour d'une table et concocter un accord comme la gauche l'a fait avec la NUPES, le nouveau Front populaire. Ça va se faire par le bas, n'ayez crainte. Les électeurs des LR viendront par paquet. Et à chacune des élections, nous mettrons un coup de siphon dans l'électorat LR.

Pour le moment, c'est une dynamique qui est à l'œuvre, qui se poursuit. Et c'est comme ça que Marine Le Pen, peut-être pas Jordan Bardella, mais que Marine Le Pen entend faire l'Union des droites. Pas la grande négociation autour d'une table.

16:54
Présentateur

– Alors, la question a été aussi posée à Éric Zemmour cet après-midi sur BFM TV. Alors, lui, il salue la proposition de Nicolas Sarkozy, mais il le dit, je disais ça depuis 30 ans déjà. Je fais bien, Éric Zemmour ?

17:05
Locuteur 1

– Je suis content que Nicolas Sarkozy dise ce que j'ai dit pendant, là aussi, 30 ans. Vous savez, quand j'étais journaliste politique, je fus le seul, à l'époque de Jacques Chirac, avant même Nicolas Sarkozy, à dénoncer ce qu'on appelait le cordon sanitaire. C'est important, puisqu'il a été président de la République, il a été patron de la droite. À l'époque, il était très hostile à toute alliance avec le Front National. Je me souviens de prise de bec, si j'ose dire, entre lui et moi à ce sujet. Donc oui, ça change quelque chose, ce n'est pas rien. – Il dit aussi, toujours dans ce livre… – Il est dommage qu'il ne l'ait pas fait quand il était président.

17:43
Présentateur

– Oui, ça arrive un peu tard ou pas ?

17:45
Locuteur 9

– C'est sûr que ça arrive un peu tard, et surtout quand on interroge les électeurs. Nous, on avait fait un sondage IFOP sur cette question-là, c'est-à-dire on leur avait demandé est-ce qu'ils étaient favorables à un pacte de gouvernement en cas d'une coalition qui pourrait être remontée entre LR, RN et Reconquête. Et vous avez 88% des électeurs RN qui souhaitent ce pacte de gouvernement et 82% des électeurs LR. On voit bien que les cadres, effectivement, de ces deux parties sont beaucoup moins, encore aujourd'hui, prêts à faire ce pacte de gouvernement que leurs électeurs. En revanche, je pense aussi parce que la terminologie a été mal posée pendant longtemps.

Il ne s'agit pas de faire une union des droites au sens où demain, le nouvel UMP serait un RN dans lequel viendrait se dissoudre LR et Reconquête. Évidemment que ça, ça n'aurait aucun sens, c'est que par ailleurs, c'est même pas ce que les électeurs réclament.

18:43
Présentateur

Donc il faudrait parler de quoi alors ?

18:45
Locuteur 9

D'un accord de second tour, d'un pacte électoral.

18:49
Présentateur

Ça, ça passerait mieux auprès de...

18:51
Locuteur 9

Oui, puisque de toute façon, évidemment que LR n'a pas envie de se dissoudre du jour au lendemain en faisant un réacquiri dans l'ERN. Et l'ERN n'a pas non plus envie de, avant même qu'un second tour soit envisagé, de devoir faire des concessions au LR. En revanche, il faut quand même que l'ERN comprenne quelque chose. C'est vrai, Antoine a très bien résumé ça. La stratégie de Marine Le Pen, c'est que ça passe sous sa casse. C'est-à-dire qu'elle y va toute seule et soit ça gagne sans l'aide de personne, soit elle finira encore à 49, je ne sais pas combien de pourcents au second tour.

Or, la question que doit se poser la droite, parce que quand vous accumulez par exemple les scores aux Européennes de Bellamy, François-Xavier Bellamy, Marion Maréchal et Jordan Bardella, vous êtes déjà à plus de 50% des voix. Vous êtes à 53% des voix.

19:35
Présentateur

Avec des gens qui ne sont pas du tout d'accord, néanmoins, sur ce qu'ils pensent justement de l'Union Européenne.

19:38
Locuteur 9

Honnêtement, Bellamy, Maréchal et Bardella...

19:42
Présentateur

Je ne parle pas des personnes, je parle de la position des électeurs RN sur l'Union Européenne. Ce n'est pas tout à fait la même. que la position...

19:49
Locuteur 9

Au fond, dans un pays qui est ultra droit, dans un pays qui rejette l'immigration, dans un pays qui ressent de manière très précise la crise civilisationnelle dans laquelle il est, on est encore en train de, comme ce soir, avec des RN qui insultent les LR, et des LR qui se partenaient avec les RN.

20:05
Présentateur

Mais vous n'êtes pas tout à fait d'accord. Aurore Malval, vous trouvez que ce n'est pas suffisant, finalement, que ça repose sur pas grand-chose, cette éventuelle union entre RN et LR, même s'il y a un accord de gouvernement. – Alors déjà, Marine Le Pen, il y a quelque chose qu'elle dit et qu'elle répète, elle dit que le RN est un parti ni de gauche ni de droite. Alors dans les faits, même si effectivement, un grand nombre, je dirais 80% peut-être, des positions sont plutôt alignées avec celles que la droite porte aujourd'hui, à 20% qu'ils ne le sont pas. Ce n'est pas tout à fait le cas de Jordan Bardella.

Jordan Bardella amène quand même quelque chose, un logiciel qui est beaucoup plus libéral. D'ailleurs, on voit les œillades répétées qui lançaient envers Nicolas Sarkozy. Jordan Bardella, en fait, le Rassemblement National, c'est un petit peu théorisé, avec justement un de ses penseurs, Jérôme Sainte-Marie, sur l'affrontement entre le bloc populaire et le bloc élitaire. Et cet affrontement-là, on ne le retrouve pas dans la matrice politique, dans ce que pense Jordan Bardella. Jordan Bardella aimerait bien d'ailleurs faire partie de ce bloc élitaire avec des amis à lui ou des gens qui le sont proches, chez les LR, dans cette droite traditionnelle et libérale.

avec un volet, évidemment, identitaire plus prononcé. Mais le fait est que si jamais c'est Jordan Bardella, le candidat du Rassemblement National en 2027, tout à fait possible qu'il y ait cette union des droites et que si ça se trouve, d'ailleurs, les voix du Rassemblement National se reportent vers un candidat qui serait plus âgé, qui porterait plus, mais grosso modo, les mêmes positions avec LR. Ce n'est pas du tout le cas de Marine Le Pen. Et ça, c'est quelque chose, et je pense que cet affrontement, alors évidemment, au Rassemblement National, quand il y a des divergences de lignes, elle ne s'exprime pas. C'est un parti qui est très chefé, qui est très droit.

N'empêche que cet affrontement entre, je dirais, ceux qui se revendiquent un peu d'un égrittage gaulliste et d'autres beaucoup plus libéral, il existe, et il existe en particulier sur les sujets sociaux, qui sont au cœur, d'ailleurs, des débats qu'on a aujourd'hui avec le budget.

21:51
Locuteur 4

– Oui, Antoine. – Exemple, par exemple, Mathieu Vallée, ça m'intéresse de…

21:53
Matthieu Valet

– Non, non, ça m'intéresse de vous entendre là-dessus,

21:57
Locuteur 4

parce que vous êtes un ancien policier, ça m'intéresse. Marine Le Pen, lorsqu'elle est interrogée sur le fait de savoir, par exemple, si la réduction du nombre de fonctionnaires est un objectif, notamment un objectif de consolidisation budgétaire, parce que la masse salariale de l'État est trop importante, elle dit, ça, c'est une marotte de la droite, c'est un truc de mec de droite. Elle le dit texto.

Est-ce que, pour vous, la suppression d'un certain nombre de fonctionnaires, ou peut-être d'ailleurs la redistribution des fonctionnaires, mais la suppression quand même de la masse globale, est un objectif louable, est un objectif que le Rassemblement National peut tout à fait poursuivre, ou pas du tout ?

22:31
Matthieu Valet

– Non, mais, vous êtes un vrai renard, M. Oberdorff, parce que vous savez très bien quels sont les objectifs de réduction de la dette publique qu'on propose. Au lieu d'aller taper sur les fonctionnaires, sur le nombre de postes dont on a besoin, on voit qu'aux urgences, malheureusement, c'est le chaos, parce qu'il n'y a pas assez d'aides-soignants, d'infirmières, de médecins, d'internes. On voit qu'à l'école, les professeurs, pareil, sont en première ligne, souvent bien seuls. On voit que dans la police et la gendarmerie, il faudrait plus de 10 000 postes d'ici 2030 pour combler les démissions, les détachements, les disponibilités, les départs à la retraite.

– Mais par exemple, dans les collectivités ? – Bien sûr, dans les collectivités, il y a des efforts qu'on peut faire. Il faut arrêter aussi, dans certaines collectivités, le clientélisme, d'ailleurs, dans les mairies, que nous avons remportées à Boquer, par exemple, à Hénin-Beaumont, à Bruy-la-Bussière, pour citer que celle-ci, on a des gestions qui sont saines et qui sont reconnues. Donc on s'applique d'abord à nous-mêmes ce qu'on professe pour la nation. Mais moi, je veux dire que oui, on a besoin de policiers, de gendarmes, d'enseignants, de soignants dans notre pays, parce que c'est le bordel.

Mais simplement, nous, au lieu d'aller taper sur les gens à qui on demande toujours des efforts, on voudrait par exemple que les prestations sociales non-contributives, c'est 17 milliards d'euros. La contribution, Mme Marval, sur le budget européen, oui, mais à chaque moment, on nous fait une petite diversion pour oublier ce qu'on propose, pour dire « Alignez-vous sur les autres ». Mais aujourd'hui, si on est en tête, c'est parce qu'on propose des choses différentes. On n'est pas des péteux, comme on dit, ou des prétentieux, on est des gens audacieux qui essayent de proposer autre chose aux Français. Par Marine Le Pen et Jordan Bardella, qui d'ailleurs étaient, M. Denis,

23:49
Présentateur

deux fois secondons l'élection présidentielle. Ok, mais pas longtemps, parce qu'il faut qu'on avance sur autre chose.

23:53
Locuteur 9

Comment vous expliquez que vos électeurs se définissent comme étant de droite et que vous, le parti, refuse de dire que c'est un parti de droite ? Nous sommes un parti patriotique. Reconnaissez,

24:00
Matthieu Valet

M. Denis, qu'il va y avoir des patriotes à droite, comme à gauche.

24:03
Locuteur 9

Vous avez 80% de vos électeurs qui disent qu'on est des gens de droite.

24:06
Matthieu Valet

Il ne vous a pas échappé que, je ne disais pas tout le monde d'être à la police, ou il ne vous a pas échappé que je voulais collectiviser toute l'économie française. Donc, vous êtes de droite ? Moi, je suis patriote, M. Denis.

24:18
Présentateur

Ah, mais vous ne voulez pas répondre à sa question. En tout cas, vous êtes bien candidat au prochain municipal. Vous êtes candidat au prochain municipal à Lille. Alors, justement, on va parler des municipales avec cette toute nouvelle vidéo de campagne de Rachida Dati. Alors, on commence à s'y habituer. On avait vu Rachida Dati sur les trottoirs en train de remettre de l'ordre. Avec les vélos, notamment. On avait vu Rachida Dati auprès des éboueurs. Maintenant, voici Rachida Dati auprès des riverains victimes du fléau du crack à Paris. Regardez cet extrait. Elle a posté cette vidéo cet après-midi.

24:49
Locuteur 2

Attends, attends, attends, attends ! Non, il ne se va pas !

24:53
Présentateur

Pour nous faire dégager, c'est toxicomane, il n'y a personne. C'est infernal. Regarde, là, il y a des gens qui habitent ici. Ils sont venus me voir parce qu'ils ne peuvent plus passer là. Ils ont peur. Il y a des gens qui ont été restés dans l'eau. Moi, c'est mon voisin qui n'a pas lancé dans l'eau. Moi, franchement, je ne l'ai pas sorti tout seul. Parce que là, la dernière fois, déjà, ils ont tués ici. Là, je l'ai ramené à la salle de sport. Et je vais retourner, après, je vais lui récupérer. Attends, attends, attends ! C'est comme ça, il n'y a pas de bagarre. On a été à l'enterrement de Melvin 21 ans qui a été assassinée parce que le parking était ouvert.

Il a essayé de dissuader le toxicomane de partir. Il a été poignard. Vous prenez quoi, mon drôle ? Le crack, ma j'aime. Il faut qu'on puisse vous aider à arrêter. Les associations, si vous êtes à vous droguer, ça ne sert à rien. Ça fait 10 ans que la mairie de Paris fait des plans crack. Moi, comme maire de Paris, je ferai un plan anti-crac. Tug du Haldeni, qu'est-ce que vous dites quand vous voyez cette vidéo ? Est-ce que vous dites que c'est bien joué ? Parce qu'en fait, la communication de Rachida Dati...

25:49
Locuteur 9

Moi, je trouve ça extrêmement efficace. Évidemment, aujourd'hui, l'image fait partie de la communication politique. Et en plus, elle, on sent que ce n'est pas surjoué parce qu'on connaît le tempérament de cette femme. Après, on peut partager ou pas ses idées, la trouver excessive ou pas. Mais en tout cas, elle ne joue pas son rôle. Elle est capable de parler à un craquet comme elle est capable de parler à un autre homme politique. On l'a vu même avec des gens de sa propre famille politique être capables d'être très véhémentes. Donc, il y a une forme d'authenticité et d'efficacité qui, à la fin, donne un produit en termes de communication qui est extrêmement abouti, je trouve.

26:19
Présentateur

Vous pensez quoi de cette façon de faire de la politique ? Est-ce qu'il y a un petit côté trumpisme là-dedans ?

26:24
Locuteur 4

En tout cas, on est sur une communication qui s'affranchit complètement du politiquement correct. Moi, la question que je me pose toujours, c'est pourquoi est-ce qu'on met Rachida Dati derrière un camion poubelle ou au contact de Kraquet dans Paris, quartier Rosa Parks, dans le 19e arrondissement ? Pourquoi ça fonctionne ? Et pourquoi on met d'autres candidats ? Et là, tout de suite, c'est le grand malaise. Elle, ça fonctionne. Visiblement, à l'image, vous le voyez instantanément.

26:50
Présentateur

Ça pense qu'on peut être mal à l'aise en voyant ces vidéos.

26:52
Locuteur 4

Après, il y a deux problèmes quand même auxquels va rapidement se heurter Rachida Dati. Premier problème, le mélange des genres avec ses fonctions de ministre de la Culture.

27:00
Présentateur

Est-ce qu'une ministre de la Culture devrait faire ça ?

27:02
Locuteur 4

Voilà. Au regard du code électoral, ce n'est pas si clair. Il y a des premières enquêtes qui commencent à sortir là-dessus. Bien évidemment, vous vous en doutez, ses concurrents, et notamment le socialiste Emmanuel Grégoire, recensent toutes ses apparitions. Et on verra à la fin si c'était tout à fait dans les clous ou si ça relevait d'un mélange des genres qui n'était pas tout à fait dans les clous de ce que permet une campagne électorale. Et le deuxième point, c'est que il va falloir qu'elle apporte des solutions. Enfin, vraiment.

C'est-à-dire que, bien évidemment, fustiger le bilan de Anne Hidalgo en particulier, son ennemi préféré, en matière de propreté de la ville, de circulation, de...

27:38
Présentateur

La dernière vidéo où elle était auprès des éboueurs a atteint plus de...

27:43
Locuteur 4

5 millions de vues.

27:44
Présentateur

Ah, c'est 5 millions de vues.

27:45
Locuteur 4

5 millions et demi de vues. Et la question est de savoir si...

27:47
Présentateur

Depuis un jour que moi, j'étais à 4 millions à ce moment-là quand j'avais regardé... Ça nous cesse de galoper.

27:51
Locuteur 4

Mais après, encore une fois, des vues, ça ne fait pas des conversions en voie, nécessairement. Et donc, il faut être très prudent là-dessus. Petite anecdote quand même sur cette vidéo sur les craquettes. Elle a été retirée dans un premier temps hier soir. Elle a été repostée ce soir.

Certains disent, parmi ses adversaires, qu'en réalité, elle a procédé à un petit ajustement, Rachida Dati, notamment parce que, là, elle parle du crack, mais parmi les plans qu'elle visait et qu'elle critiquait, il y a un plan du gouvernement de prévention de l'addiction au crack et un plan qui, malheureusement, est défendu par le gouvernement dans ce projet de loi de finances de la sécurité sociale comme elle appartient au gouvernement. C'était un peu gênant.

28:29
Présentateur

Ah oui, petite boulette. Aurore Malval, vous pensez que c'est la formule gagnante aussi pour les municipales ? Est-ce qu'on doit passer par cette façon de faire de la politique aujourd'hui ? C'est une nouvelle façon ? C'est une nouvelle façon qui colle avec les usages, en tout cas, de la communication. Je ne peux pas... Quand on en avait parlé par rapport à sa première vidéo des éboueurs, on avait utilisé, certains sur ce plateau, le qualificatif de Trumpiste. Je ne suis pas sûre que ce soit approprié. En l'espèce, il y a peut-être des comportements de Rachida Dati qui sont plus... Non, mais on pense aussi à Donald Trump qui s'était retrouvé dans un fast-food qui avait mis la main à la pâte.

C'est vrai, mais je dirais que ça, c'est plutôt de la com politique assez efficace. peut-être Rachida Dati aurait fait quelque chose de Trumpiste si elle avait mis des têtes sur les sacs poubelles de ses adversaires politiques en les mettant dans la benne. Ce n'était pas une vidéo...

29:18
Locuteur 9

Vous allez lui donner des idées.

29:19
Présentateur

On vous confirme qu'elle n'a pas fait ça. Mais non, justement, c'était une vidéo finalement, somme toute, assez classique. Il y a plein de politiques qui se mettent en scène comme ça, en se levant le matin ou en allant qui ? Chez un boulanger, un boucher, les petits commerçants. Mais la plupart du temps,

29:33
Locuteur 4

ça sonne faux.

29:33
Présentateur

Mais voilà, ce qui est intéressant, c'est qu'on se rappelle, le plus ancien d'entre nous, de la campagne ratée de Nathalie Cochusco-Morizé qui, justement, avait été allée à la rencontre des SDF avec un cuir, fumait une cigarette et c'était une mise en scène comme ça dans la rue, prise par ces photographes de campagne.

29:51
Locuteur 9

Ou Valérie Pécresse qui avait fait le ménage aussi. Ah oui.

29:53
Présentateur

Voilà, ça sonnait. C'est quand ce culte allait se trouver sur YouTube. Mais Rachida Dati, pour l'instant, ça marche. Attention, ça ne veut pas dire qu'elle ne fera pas non plus la vidéo de trop ou quelque chose qui pourrait apparaître complètement en décalage et raté. Cette communication politique, c'est vraiment sur une ligne de crête pour que ce ne soit pas effectivement malaisant sur les réseaux. Mathieu Vallée, vous voyez faire tourner une vidéo comme celle-ci ?

30:19
Matthieu Valet

À Lille. À Lille.

30:20
Présentateur

Oui, pas à Paris, mais à Lille.

30:23
Matthieu Valet

Quoi qu'on dise mes directeurs qui m'aiment bien à Lille. Simplement non, mais il y a un million de personnes qui consomment de la cocaïne en France. Alors le krach, c'est la drogue du pauvre, comme on dit, sans mépris, pour les toxicomanes qui en consomment. Mais par exemple, moi j'aimerais savoir ce que Hamdati va proposer concernant la prise en charge thérapeutique de ces personnes qui consomment. La police, elle fait un travail de dingue.

Elle est à Rosa Parc, elle est à Porte de la Villette, elle est à Stalingrad, elle est limitrophe à Aubervilliers, à Séville du 93, où il y a les cuisines et fabriquées le krach souvent par des personnes qui sont d'origine et de nationalité étrangère, puisque c'est des chiffres que le ministère de l'Intérieur communique sur les interpellations. Vous votez en tout ? Vous ne répondez pas à ma question ? Je vote en tout ? Je veux savoir ce que Hamdati va proposer. Ah ben si, mais moi vous savez, quand je visite... Est-ce que vous, vous pourriez vous mettre en scène dans ce type de vidéo ? Moi je n'aime pas me mettre en scène. On a le droit...

Vous tournez bien des vidéos pour les réseaux sociaux aussi. Je sais bien, mais ce n'est pas se mettre en scène si c'est sincère. Et les gens savent faire la différence. C'est sincère, mais c'est un petit peu quand même... C'est une mise en scène. Je vous donne un exemple très concret. Quand j'ai rendu hommage aux victimes du 13 novembre où j'étais officier et primo-intervenant, certains ont cru faire le buzz, des gauchistes évidemment, parce qu'il n'y a que eux qui ont le droit d'avoir une sélection des vraies victimes ou des fausses victimes. C'est un hommage qu'on a rendu. Mais comme tout responsable politique, il est normal que pour commémorer, on communique.

Il est normal que pour exprimer des positions, on communique. Il est normal que si on veut mettre en avant... Mais il y a communication

31:34
Présentateur

et communication. Non mais bien sûr. Mais demandez à la même d'Atti qu'elle est l'objet

31:38
Matthieu Valet

de sa vraie communication. Qu'on ait des propositions, je pense que c'est les gens attendre, c'est juste faire du Muppet Show et du spectacle en 3DX. Ça n'intéresse personne. Ils vont à Pâté ou ils vont à UGC. Moi, je dis simplement que si c'est fait avec foi, avec sincérité, comme Marine Le Pen le dit, on ne transmet que la foi à laquelle on croit et qu'on a. Donc quand les gens sentent que c'est faux, vous l'avez dit, Mme Marvat sur Mme Kouzis-Komorosé, j'étais plus jeune, mais je m'en souviens très bien puisque je suivais déjà la vie politique, et bien évidemment que ça fait un bad buzz.

Donc je pense que le but, c'est d'être sincère et de dire ce qu'on propose et de montrer aussi une réalité. Après, il faut c'est de constater que Mme Dati, elle le faisait déjà, c'est une sarco-girl, elle le faisait déjà avec M. Sarkozy lorsqu'elle était chargée de mission au cabinet de M. Sarkozy à Beauvau. Si je ne dis pas de bêtises, il y a plus d'encément.

32:21
Présentateur

Est-ce que vous vous auriez à la rencontre de consommateurs de crâne ?

32:25
Matthieu Valet

Non, par contre, si vous voulez une réponse très claire, non, moi dans les prisons, je viens m'enquérir de l'état de santé et de l'état de travail des agents pénitentiaires, celle des détenus, ce n'est pas mon problème. Pareil, quand je vais dans les commissariats, je ne viens pas visiter les gardes à vue, je viens visiter les policiers, les OPJ qui n'en peuvent plus des 3 millions d'une procédure qui tiennent les armoires, qui n'en peuvent plus de cette procédure pénale qui est un carcan, qui n'en peuvent plus d'arrêter toujours les mêmes.

Je vais par exemple aussi dans les centres de rétention administrative où on a de plus en plus sorties de prison qui sont violentes et qui créent un climat insurrectionnel dans nos 2000 places ce qu'on a en France en outre-mer. Donc moi, je vais me concentrer sur les gens qui nous protègent, pas les gens qui font la délinquance.

32:58
Présentateur

C'est qu'elle va au contact de personnes qui sont addictes.

33:01
Matthieu Valet

Mais oui, et en l'occurrence... Elle peut aller voir les policiers municipaux de Paris. Oui, tout à fait.

33:06
Locuteur 4

Mais moi, je fais un lien étroit entre la situation d'addiction, de dépendance dans laquelle se trouve aujourd'hui bon nombre de craquettes dans les rues de Paris que l'on voit dormir sous des ponts et le confort de vie des usagers de la voie publique. Je crois qu'on ne peut pas dissocier les deux. Quand vous évoquez la prison, vous mettez d'un côté les surveillants pénitentiaires et de l'autre les détenus en réalité. Oui, parce qu'ils ont

33:31
Matthieu Valet

en pénitentiaires, M. Baudreuf, ils n'ont pas fait de conneries et ils n'ont pas fait d'infraction, ils n'ont pas fait de victime. C'est comme normal que je me tâche d'abord à savoir si ils ne sont pas agressés s'ils ne gèrent pas une coursive tout seul à 80 voire 120 détenus quand leur collègue est en arrêt de maladie ou parce qu'il est en blessure parce qu'il s'est fait agressé. Donc pardon de penser avant tout à ceux qui nous protègent et pas à ceux qui font des victimes. Je dis simplement

33:48
Locuteur 4

que la surpopulation carcérale pèse et sur les détenus et sur les exigences présidentielles. Et de la même manière cette situation d'abandon dans laquelle se trouvent des personnes en situation de dépendance et en l'occurrence à la pire des drogues,

34:01
Matthieu Valet

le cas... M. Hidalgo, elle crée des centres de shoot. Le but, c'est pas de shooter ces gens. Le but, c'est de les sevrer pour qu'ils sortent de cette spirale de la drogue.

34:06
Présentateur

M. Hidalgo, Denis, quand vous êtes calme comme ça, c'est que vous voulez dire quelque chose ?

34:09
Locuteur 9

Non, non, moi j'ai rien à rajouter que ce que j'ai dit tout à l'heure. Je trouve que c'est une vidéo effectivement très efficace que le sujet du krach à Paris c'est absolument infernal. Ceux qui vivent en province ne se rendent peut-être pas compte mais il y a vraiment des quartiers de Paris... Ça existe en province aussi. Oui, mais en tout cas c'est très prégnant à Paris. Vous avez vraiment des quartiers avec résidentiel avec des mamans et des papas qui passent tous les jours avec des poussettes avec des enfants en bas âge qui sont parfois obligés de traverser des squares parce que c'est le seul passage possible et qui tombent sur des gens extrêmement agressifs.

On l'a entendu, je ne sais pas si vos téléspectateurs ont remarqué mais tout à l'heure dans les vidéos il y a des gens qui sont poussés à l'eau dans le canal de l'Urk à Stalingrad et il y a des gens qui sont agressés il y a eu des morts donc effectivement ce n'est pas un petit sujet et on voit bien d'ailleurs et c'est ça pourquoi cette vidéo elle fait du buzz c'est parce qu'il y a la scène d'agressivité entre Rachida Dati et un usager où elle lui dit on ne se bat pas on ne se bat pas et en fait on peut assez se projeter facilement dans cette scène puisque c'est effectivement ce qui se passe

35:05
Présentateur

Vous la trouvez courageuse Rachida Dati ? Oui bien sûr

35:07
Locuteur 9

il faut aller au contact alors évidemment il y a un service de sécurité autour etc Oui on l'a vu elle n'est pas toute seule mais néanmoins il y a d'autres hommes et femmes politiques qui n'auront pas fait ça

35:16
Présentateur

Après il y a quand même quelque chose sur cette question du krach qui n'est pas du tout simple enfin s'il y avait une façon magique de résoudre le problème je pense que ça aurait été mis en place avant et Rachida Dati ne pourra pas régler non plus seul avec les seules compétences de la mairie le problème du krach parce que c'est un problème de santé publique aussi c'est non seulement un problème d'insécurité dans les quartiers qui sont touchés et même qui se répandent à peu près partout dans la ville mais aussi un problème de santé publique donc tu en parlais tout à l'heure Antoine avec ce plan justement du ministère de la santé c'est des compétences qui sont extrêmement éclatées et donc il y a quand même un petit côté je dirais aussi un peu facile de communication politique d'arriver en disant voilà moi j'arriverai pour régler cette question parce que de toute façon s'il y a des choses ce qui se passe c'est avec une multitude d'acteurs et qui ne sont pas que ceux de la mairie de Paris Antoine

36:02
Locuteur 4

Je boucle la boucle simplement avec le sujet précédent de l'union des droites parce que l'union des droites elle se joue aussi Non mais vous

36:07
Présentateur

vous voyez toujours un lien avec l'union des droites vous êtes incroyable

36:10
Locuteur 4

Non mais parce qu'en l'occurrence on a pas plus tard que ce matin les confidences au journal du dimanche je crois de Sarah Knafo sur précisément dans une configuration d'entre deux tours où vous aurez potentiellement un Thierry Mariani pour la Rassemblement Nationale au-delà des 10% donc le seuil de maintien au second tour une Rachida Dati qui aura fait son score et une Sarah Knafo bon mais vous avez trois potentiels de voix avec une Rachida Dati qui sera devant Sarah Knafo ce qu'elle dit c'est que ce serait naturel de faire un accord d'entre deux tours entre donc Thierry Mariani du Rassemblement National Sarah Knafo Reconquête et Rachida Dati donc les discussions de programme et de fonds vous serez amenés peut-être potentiellement dans quelques mois en mars 2026 à les avoir avec Rachida Dati

36:52
Présentateur

Vous ne voulez pas réagir à ça ?

36:55
Matthieu Valet

Non parce que notre candidat à Paris n'est pas encore déclaré ou notre candidat mais dès qu'il le fera il pourra vous répondre C'est un secret pour les chiffres

36:59
Présentateur

Allez on prend la direction de Lyon pour la fête des Lumières chaque année c'est près de 2 millions de personnes qui assistent à cet événement où la ville projette des oeuvres lumineuses sur plusieurs places emblématiques de la ville tout se déroulait normalement jusqu'au moment où la magie de Noël a été remplacée par des slogans contre la police contre le Rassemblement National les images le rappellent des faits avec Agathe Albouy L'ambiance était à la fête comme chaque année place des terroits à Lyon mais soudain les projections sur la façade du musée des Beaux-Arts changent de ton des messages hostiles aux forces de l'ordre apparaissent non à l'état policier la police blesse et tue peut-on lire aux côtés d'autres slogans visant l'extrême droite une séquence brève à laquelle des centaines de spectateurs ont assisté médusé

37:51
Locuteur 6

c'était même pas 10 secondes

37:53
Matthieu Valet

entre la première phrase et la deuxième phrase je sortais à l'extérieur et je trouvais que c'était noté ici le police et des tueurs je sais pas quoi

38:01
Présentateur

une action revendiquée dans la nuit par le collectif des soulèvements de la terre au lendemain des faits les autorités déplorent la projection

38:10
Locuteur 2

de ces messages anti-police elles ont saisi la justice à la demande du ministre de l'intérieur avec qui on a pu échanger ce matin je vais déposer je suis en train de faire un article 40 auprès du procureur de la république pour qu'une enquête judiciaire puisse également avoir lieu et trouver les responsables de cette action d'hier soir

38:30
Présentateur

les membres des forces de l'ordre dénoncent des appels à la haine

38:34
Locuteur 6

c'est une première en effet sur la fête des Lumières une telle action qui a gâché je pense en partie cette fête hier soir nous on demande justement cet électrochoc d'autorité parce que l'autorité ne fait plus peur aujourd'hui il y a un inquiétement

38:48
Présentateur

pour sécuriser l'événement plus de 700 policiers et gendarmes restent mobilisés ce soir et demain alors quand il y a investigation enquête on appelle toujours Laurent Valdiguet sur ce plateau bonsoir Laurent merci d'être avec nous alors on en parlait dans ce reportage l'identité des auteurs est restée inconnue dans un premier temps puis l'action a été revendiquée par le mouvement écologiste les soulèvements de la terre est-ce que vous pouvez nous rappeler ce que c'est Laurent parce qu'on en a déjà entendu parler

39:16
Locuteur 3

alors les soulèvements c'est un mouvement qui est né c'est un collectif d'associations c'est pour ça que quand Gérald Darmanet a voulu le dissoudre ça n'a pas marché parce que c'est un collectif ils sont 110 000 dans un rapport policier ils disent que ce sont des gens assez astucieux et c'est vrai qu'ils le montrent dans toutes leurs actions depuis 2021 c'est assez récent ils sont nés sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes pour se regrouper et mener des actions collectives contre des grands équipements alors on les connaît surtout en 2023 pour la grande manifestation contre Sainte-Soline contre les méga-bassines de réserve d'eau en Charente-Maritime on les connaît aussi pour l'autoroute à 69 ils mènent mille et une actions qui ont pour but de ralentir des projets qui disent-ils sont inutiles et néfastes à l'environnement

40:09
Présentateur

et ils sont très nombreux vous nous le disiez d'ailleurs

40:11
Locuteur 3

ils sont 110 000 en tout

40:12
Présentateur

ah oui alors c'est vrai ça peut faire beaucoup d'actions

40:15
Locuteur 3

ils ont un recrutement des attitudes qui intriguent beaucoup les policiers spécialisés parce qu'ils sont justement à la fois dans leur mode d'action et dans leur contact entre eux ils ont peur de l'infiltration policière ils utilisent les messages récryptés ils sont dans une dimension de lutte écologique qui est clandestine

40:40
Présentateur

est-ce que c'est un collectif plutôt pacifique parce que là on voit que ce sont des inscriptions sur un bâtiment mais est-ce

40:47
Locuteur 3

alors

40:48
Présentateur

est-ce qu'il leur arrive d'employer la force dans des actions

40:51
Locuteur 3

disons que il suffit de regarder les images de la grande manifestation de Sainte-Solène pour montrer que c'était plutôt des méthodes sur place dites de black bloc donc c'est vrai que c'était un affrontement d'une rare violence Sainte-Solène au milieu de rien il y a eu des affrontements entre des gendarmes et des manifestants d'une rare violence qui sont qui n'avaient rien à envier aux émeutes urbaines

41:14
Présentateur

Laurent Nunez a réagi aujourd'hui le ministre de l'Intérieur qui parle d'une condamnation totale des messages haineux à Lyon contre nos forces de l'ordre qui protègent soutien à nos policiers et gendarmes Mathieu Vallée vous êtes doublement touché par ces attaques puisque vous êtes au reau député RN ancien commissaire ancien chef adjoint de la BAC ça vous indigne ou est-ce que ça vous rend indifférent parce que vous dites ce sont des insultes de plus

41:37
Matthieu Valet

d'abord pour moi c'est pas un mouvement écologiste c'est un mouvement de factures radicaux qui sont pour le mode d'expression violent à Sainte-Solines c'était pas simplement leur premier fait d'arme d'abord ils ont bravé l'interdiction de l'IFSC des préfets les préfets c'est qui ?

c'est ceux qui représentent la France et la République qu'on doit respecter ensuite il y a eu une soixantaine de gendarmes blessés à Sainte-Solines et puis vous avez oublié en décembre 2022 l'usine Lafarge près de Bouc-Beller à Marseille 6 millions d'euros de dégâts un an après décembre 2023 un demi-million d'euros de dégâts à Val-de-Reuil en Normandie donc c'est des gens dont on nous explique que c'est pas possible de les dissoudre donc pardon mais la Macronie comme M.

Darmanin c'est des paresseux lorsqu'il y avait la loi sécurité globale pour protéger l'image du policier ça a été censuré on les a dit on va représenter un texte ça fait 3 ans on attend toujours la dissolution rejetée par le Conseil d'Etat c'était quand ? c'était août 2023 ça va faire 2 ans et demi pas de nouveaux textes représentés on pourrait dire qu'il pourrait rendre un dossier un peu plus solide et éviter de le rédiger avec les pieds pareil pour la loi Casseur qui devait protéger les honnêtes manifestants des factionnoirs des Black Bloc ou des Antifa ça a été censuré et il n'y a jamais aucun texte qui a été représenté malgré la promesse de M.

Macron quand les syndicats de police ont été reçus suite à ces violences donc moi je dis simplement que oui c'est difficile oui c'est compliqué oui les gauchistes sont intelligents parce qu'il n'y a pas de tête de réseau parce qu'il n'y a pas d'organisation structurée parce que c'est dilu dans des messageries crypto ou dans des modes opératoires assez autonomes mais oui on doit adapter notre législation et nos lois à ces nouvelles menaces vous savez qu'aujourd'hui je termine sur ce sujet il y a trois grosses menaces on n'a pas fait n'en parler il y a le terrorisme islamiste il y a le terrorisme du narcotrafic vous l'avez vu encore ce week-end à Rennes où c'est devenu le Far West vous avez vu qu'on se croirait à Kiev ou à Bagdad maintenant on est à Rennes et ensuite il y a le terrorisme des écologistes radicaux voilà moi j'estime qu'on respecte les instructions du préfet on respecte les arrêtés préfectoraux on respecte les forces de l'ordre on respecte ceux qui nous protègent donc condamné c'est bien moi j'écrirai à Laurent Nunez pour lui demander est-ce qu'il compte représenter un dossier comme ils l'ont fait pour la jeune garde sur la pression du Rassemblement National pour dissoudre à nouveau les soulèvements de la terre

43:27
Présentateur

en faisant un dossier béton il faut que Laurent Nunez aille plus loin ?

43:30
Locuteur 9

oui parce que honnêtement ça serait des groupuscules d'extrême droite je pense qu'on ne s'arrêterait pas au simple fait qu'il n'y ait pas de tête de réseau et que c'est compliqué à démanteler moi je suis d'une génération si vous voulez on m'a toujours expliqué que c'était la droite qui était violente qui était le camp de la haine etc et je me rends compte quand même depuis pas mal d'années qu'en fait la gauche et l'extrême gauche font preuve d'une violence physique incontestable mais aussi symbolique je suis désolé moi de projeter des slogans comme ça pendant une manifestation culturelle

44:03
Présentateur

ça vous a choqué de voir la police tue la police blesse

44:06
Locuteur 9

déjà si vous voulez d'interrompre une manifestation culturelle je trouve ça d'une violence symbolique incroyable il n'y a que des régimes totalitaires qui sont capables de faire ça c'est quand même un moment un peu sacré avec des familles qui sont en train de s'éduquer au beau ou à l'histoire au patrimoine et vous avez des militants qui arrivent quel que soit leur message et qui arrivent et qui saccagent tout ça petit deux avec des messages anti-policiers quand on voit ce que vivent les policiers aujourd'hui qui se prennent des frigos quand ils vont dans des cités sur le capot de leur voiture ou qui se font agresser qui finissent en flamme dans des manifestations et qui sont malheureusement pas toujours très bien défendus par leur administration de souffler sur ces braises-là effectivement je trouve ça assez insupportable donc oui j'aimerais que l'État soit capable d'arrêter et d'empêcher des gens qui sont eux capables de faire ça

44:54
Présentateur

je voudrais juste comprendre comment ça a pu être possible Laurent Valdiguet parce qu'on le rappelle ça s'est passé un peu avant 20h

45:01
Locuteur 3

l'an dernier les pompiers avaient fait pareil les pompiers avaient fait un appel à la grève ils avaient expliqué que les pompiers étaient en grève autrement dit les pompiers de Lyon avaient utilisé la fête des Lumières pour passer leur message là ce qui est intéressant et ce que l'enquête va essayer de déterminer c'est comment ces huit messages il y avait huit messages quatre contre la police pour les résumer et quatre contre le Rassemblement National il y en avait quatre qui visaient très précisément le Rassemblement National et quatre qui visaient la police ces huit messages ça a duré une minute une minute trente à peine ils se sont intercalés

45:32
Présentateur

c'est beaucoup déjà une minute une minute trente ils se sont intercalés

45:35
Locuteur 3

à la fin d'un spectacle le son et lumières puisque c'est les sons et lumières c'était au 19ème siècle c'était la fête de la Vierge à Lyon et puis maintenant c'est devenu un spectacle de son et lumières là il y avait un spectacle sur l'indice et Ravioli sur la gastronomie lyonnais qui d'ailleurs entre parenthèses avait déjà fait polémique parce que l'extrême droite à Lyon avait dit que dans ce spectacle sur la gastronomie il y avait le couscous et que le couscous ça n'avait rien à voir dans la gastronomie lyonnaise c'est pour vous dire déjà le contexte Émilie donc c'est vrai qu'à la fin de ce spectacle ces huit messages sont apparus évidemment ça a choqué les gens qui étaient là qui n'étaient pas du tout là pour venir assister à un meeting politique disons et alors l'enquête va devoir établir comment ces messages ont pu apparaître sur le grand musée des Beaux-Arts est-ce que solution 1 ils ont été incrustés dans le spectacle de soins et lumières et dans l'informatique de soins et lumières c'est d'ailleurs pour ça que le parquet va ouvrir une information judiciaire sur intrusion frauduleuse dans un système informatique ça c'est l'hypothèse 1 ça c'est quand même passif de 5 ans de prison ou s'il y a eu un autre équipement disons une autre installation parallèle depuis une fenêtre depuis un autre endroit et que cette autre installation parallèle c'est venu se greffer sur le spectacle initial et ça c'est un peu les deux horizons judiciaires puisque dans un cas il y aura

46:59
Présentateur

il y a un cas qui serait moins pire que l'autre c'est à dire que c'est quelqu'un qui renvoie depuis son balcon

47:03
Locuteur 3

ou ceux qui ont fait le spectacle lundi c'est Ravioli serait d'une certaine façon soit complice soit aurait été pourquoi vous parlez

47:11
Présentateur

de Ravioli pardon parce que ça c'est le nom

47:13
Locuteur 3

du spectacle ah c'était le nom du spectacle d'accord pardon j'essaye de suivre c'est le nom du spectacle sur la gastronomie qui avait lieu là et que les gens venaient regarder donc dans un cas c'est ce spectacle l'informatique du spectacle qui a été disons piratée alors avec la complicité ou non des gens du spectacle ça aussi c'est parce que l'information judiciaire elle ne va pas chercher les soulèvements de la terre en général elle va chercher des gens éventuellement qui ont participé à l'opération soit il y a cette complicité ou pas du spectacle initial soit c'est un système complètement parallèle depuis un autre endroit

47:47
Présentateur

qu'est-ce qu'il risque pour avoir alors là il risque s'il est établi

47:51
Locuteur 3

l'intrusion dans un système informatique c'est 50 prisons l'abus de confiance si des gens sont complices au sein du spectacle initial et se sont prêtés au jeu de passer des messages c'est aussi 50 prisons et l'injure publique s'ils se sont simplement greffés sur un système l'injure publique c'est 12 000 euros d'amende

48:11
Présentateur

pourquoi vous trépignez sur votre chaise ? je vous trépigne

48:14
Locuteur 4

oui qu'est-ce que vous voulez dire ?

non non parce que les soulèvements de la terre c'est un cas d'école très intéressant de la montée en radicalité de toute une frange des militants écologistes il faut bien comprendre que les soulèvements de la terre se sont construits sur un constat c'était que Greenpeace même Extinction Rebellion en réalité d'autres d'autres ONG environnementales étaient devenus inutiles parce que trop modérés c'est par exemple les militants des soulèvements de la terre qui lorsque Yannick Jadot vient en octobre 2022 à Sainte-Solines tag sur sa voiture crevure voilà comment a été accueilli Yannick Jadot par ses militants écologistes là on a des mots d'ordre soit qui visent le Rassemblement National soit qui visent la police qui apparaissent au fond très éloignées de la défense de l'environnement de la protection de la planète mais pour une raison simple c'est que l'idéologie des soulèvements de la terre se situe au carrefour de mouvements effectivement black bloc anticapitalistes de remise en cause du système bref des gens qui veulent renverser la table raison pour laquelle se mêlent des éléments extrêmement radicaux qui tous se réfèrent en tout cas un bon nombre d'entre eux se réfèrent à une figure un théoricien suédois qui s'appelle Andreas Malm qui a écrit un livre qui s'appelle Comment saboter un pipeline et ce monsieur dit quelque chose de très simple c'est qu'à partir du moment où les objectifs que vous poursuivez sont légitimes et bien vous pouvez recourir à la désobéissance civile d'une part mais aussi pourquoi pas à la violence et à l'atteinte contre un certain nombre de matériel donc vandaliser des bassines saboter une usine ou alors s'introduire effectivement dans une installation telle que celle-ci

49:51
Présentateur

Ah Mathieu Vallée comprend donc mieux les objectifs de ce

49:55
Locuteur 4

J'ai passé pas mal

49:56
Présentateur

de temps avec vous Évidemment ça ne va pas les excuser

49:58
Matthieu Valet

Je suis étonné que monsieur Bernard n'ait pas été au bout de son raisonnement puisque vous avez entendu ce matin sur votre antenne Éric Coquerel Ah oui mais pardon

50:04
Présentateur

vous permettez que je vous coupe on va l'écouter comme ça vous vous remettrez peut-être en colère

50:09
Matthieu Valet

Ah non mais je suis en colère Je parle avec passion avec toi

50:11
Présentateur

A priori ça ne devrait pas vous plaire ce qu'il va dire Je peux l'exprimer Nicolas Éric Coquerel

50:15
Locuteur 7

Le palais condamné Le fait que la police tue c'est un fait la police peut tuer la question c'est de savoir à quel moment on va dire elle le fait de manière légitime par rapport à certaines violences par rapport à une proportionnalité On constate que vous avez eu des morts qui sont pour le moins complètement anormales Bon donc de ce point de vue là dans ces contextes là c'est pas seulement la police tue c'est que la police n'a pas à ce moment là la légitimité de tuer c'est ça que ça veut dire en général donc je ne devais pas être en désaccord et la police blesse malheureusement là aussi c'est une évidence

50:45
Présentateur

Ils ne souhaitent pas les condamner

50:47
Matthieu Valet

Éric Coquerel Non mais le problème de la France insoumise c'est qu'ils détestent la police et c'est le premier parti de la parole antiflic Ils disent qu'ils sont tous violents violences policières Ils disent que c'est tous des racistes contre le facesse Ils disent que c'est tous des assassins avec la police tue Donc je comprends que M.

Coquerel nous prend pour des Sébastien Delogu à savoir qu'on serait naïf mais au bout d'un moment on est des gens quand même intelligents pour savoir que derrière c'est un non-condamnation qui ne dit mot consent donc je suis quand même intristé de voir que ce parti qui fait finalement des sons de morale et soit disant des barrages républicains avec des castors dont je ne sais plus d'où ils viennent et bien effectivement qu'ils devraient les condamner et par rapport à M. Delogu on n'est pas en reste puisque M. Coquerel ne veut pas condamner ses propos écœurants mais on a M. Delogu qui accuse les gendarmes de meurtre sur M.

Traoré en Gesta en Égérie à Marseille pour son lancement de sa campagne Mme Assa Traoré dont la justice a dit que les gendarmes n'ont aucune responsabilité dans la mort de son frère Pourquoi ils disent Pourquoi ils mentent comme ça matin, midi et soir ? Pourquoi ils jettent l'anathème et la haine sur leur force de l'ordre ?

Ils veulent faire des policiers des gendarmes une cible Ils veulent les abattre On a quand même Jean-Baptiste Savet Jessica Schneider qui ont été assassinés par des terroristes systémistes et leur mettre une cible dans le dos c'est les mettre en danger dans le service mais aussi leur famille Je ne comprends pas pourquoi ils sont obsédés comme ça par ces policiers des gendarmes

51:56
Locuteur 9

Globalement la population française soutient massivement sa police en revanche il y a une dérive électoraliste de la France insoumise qui sait que ça peut agir sur certaines populations effectivement comme levier électoral Honnêtement il y a vraiment un deux poids deux mesures c'est imaginer une seule seconde si Marine Le Pen justifiait une action violente d'un groupuscule d'extrême droite

52:17
Présentateur

Il ne le justifie pas non plus Il refuse de condamner

52:20
Locuteur 9

Oui mais il refuse de condamner une nébuleuse qui envoyait des boules de pétanque et des cocktails monotafes sur des flics et qui vient interrompre avec des messages honnêtement honteux un spectacle Je veux dire il est député ce monsieur il est président de la commission des finances de l'Assemblée nationale sérieux il ne peut pas se ressaisir trois secondes

52:39
Présentateur

Moi ça ne me semble pas totalement enfin je veux dire dans le fait qu'il y ait en plus quand on voit Éric Coquerel on ne peut pas dire qu'il est non plus dans un soutien massif on voit bien qu'il est un petit peu sur une ligne de crête en essayant Je le trouve vraiment

52:52
Locuteur 9

très magnanim à son endroit

52:53
Présentateur

de ne pas condamner mais aussi parce que la gauche ne veut pas se couper de ces mouvements là d'ailleurs on voyait qu'il y avait eu des manifestations à Lyon au moment de la dissolution décidée par Gérald Darmanin des soulèvements de la terre des manifestations contre sa dissolution où avaient été d'ailleurs présentes des adjoints enfin avaient soutenu des élus locaux de la majorité écologiste de Grégory Doucet et on voit bien d'ailleurs que Grégory Doucet a mis du temps à condamner ses messages parce que lui aussi était un petit peu gêné il n'avait pas besoin de ça dans sa campagne il était un petit peu gêné aux entournures par contre tout à l'heure on disait que ça n'avait rien à voir que les messages n'avaient rien à voir avec l'action des soulèvements de la terre ou la question écologiste pas tout à fait parce que ça intervient quelques jours après justement le jugement qui a été rendu enfin la décision du parquet de Rennes de ne pas poursuivre après les blessés qui avaient porté plainte à Sainte-Solide contre les forces de l'ordre même s'il y a une autre information judiciaire qui va être ouverte mais ça répondait aussi à ça

53:50
Matthieu Valet

M. Buchmann et M. Faure vous avez vu que quand ils sont fait éjecter des cortages de retâtre c'est pas normal c'est des gens qui sont élus de la nation qui sont aussi socialistes mais qui ont le droit de manifester donc ces gens-là qui sont antifascistes c'est des fascistes les élus du peuple ont le droit de manifester quelle que soit leur obédience et leur bord politique et même quand ça touche des socialistes il faut avoir l'objet de l'activité de le dire

Matthieu Valet : "Les “Soulèvements de la Terre” sont violents et dangereux !" (BFMTV) — Matthieu Valet · Pourquijevote