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InterviewLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 4 février 2025 13 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleTravail & emploiÉconomie & entreprises

Sacha Houlié, retour à gauche

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:42OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous entendez par ne pas avoir le look de ce que vous êtes réellement ?

  • 1:08OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une façon de faire référence aussi à vos origines ?

  • 1:33OuverteRéponse partielle

    Est-ce que votre engagement politique a été un moyen pour vous de prendre cette revanche ?

  • 2:22OuverteRéponse directe

    On ne peut pas dire que votre mère ait exprimé une vraie fierté quand son fils a été élu député.

  • 3:17OuverteRéponse directe

    Vous vous êtes engagé en politique très jeune. À 17 ans, vous avez bloqué votre lycée.

  • 4:49RelanceRéponse directe

    Ces images peuvent faire penser à Sainte-Soligne. Mais aujourd'hui, vous auriez 18 ans, vous seriez allé manifester à Sainte-Soligne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11Invité politiqueFait
    « Bien s'habiller institutionnellement, c'est quand même une reconnaissance. »
  • 1:44Invité politiqueFait
    « Quand je suis arrivé à la fac de droit à Poitiers, il y a des gens qui m'ont dit très crûment que je n'avais rien à faire ici. »
  • 2:00Invité politiqueFait
    « J'ai été parmi les premiers de la classe à la fac de droit, majeur de promo. »
  • 6:36Invité politiqueFait
    « D'abord en tant que jeune avocat, parce qu'il y avait plusieurs dispositions pour les jeunes avocats qui permettaient de s'installer. »
  • 9:58Invité politiqueFait
    « La taxe sur les super-profits, elle est dans la loi de finances 2023. »
  • 10:11Invité politiqueFait
    « La régularisation des travailleurs dans les métiers en tension, aujourd'hui, elle est dans la loi. »

Temps de parole

  • Sacha Houlié64 %
  • Présentateur34 %

3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il a milité à gauche dès le lycée, multipliant les actions coup de poing à la fac de Poitiers. Aujourd'hui, mon invité ne brandit plus les mégaphones en manif, puisqu'il est président de la Commission des lois à l'Assemblée nationale. Bonjour Sacha Houllier. Bonjour. Alors, les téléspectateurs d'LCP, depuis 2017, vous ont toujours vu avec un costume cravate, des petites lunettes, les cheveux bien coiffés. Et j'ai été surpris d'apprendre que vous ne vous reconnaissez pas dans cette image. Vous avez expliqué, je n'ai pas le look de ce que je suis réellement. Qu'est-ce que vous entendez par là ?

0:47
Sacha Houlié

Dans la vie courante, je suis un supporteur de football, je suis passionné de cyclisme, de moto, que je regarde à la télévision et que je pratique. Et puis, j'adore les courses hippiques. Donc, c'est sûr que quand on me voit avec un costume et des petites lunettes, je n'ai pas vraiment le profil de l'emploi. Je fais très sage et puis on a l'impression que je ne suis pas d'extraction populaire.

1:08
Présentateur

Est-ce que c'est une façon de faire référence aussi à vos origines ?

1:11
Sacha Houlié

Non, parce qu'en fait, d'abord, moi, je pense que bien s'habiller institutionnellement, c'est quand même une reconnaissance. Ce n'est pas pour rien si les ouvriers, le dimanche, ils mettaient le costume du dimanche. Et que, par ailleurs, ce n'est pas parce qu'on a un costume qu'on oublie qui on est au fond et ce qu'on défend et ce que nos parents nous ont inculqué. En revanche, je suis assez fier de mes origines populaires aussi, même si je n'en fais pas référence tout le temps.

1:33
Présentateur

Lors d'une autre interview, vous avez évoqué un besoin de revanche sociale. Est-ce que votre engagement politique a été un moyen pour vous de prendre cette revanche ?

1:42
Sacha Houlié

Non, ça, c'était plutôt mon parcours professionnel. En fait, quand je suis arrivé à la fac de droit à Poitiers, il y a des gens qui m'ont dit très crûment que je n'avais rien à faire ici. Et c'était plus cru encore que ça. Parce que je n'avais pas les bonnes origines. Parce qu'à l'époque, j'avais un cuir de moto et un casque bariolé. Voilà, donc ça, pour le coup, je l'ai fait dans les études. J'ai été parmi les premiers de la classe à la fac de droit, majeur de promo. Et après, je me suis battu pour être avocat et pour être, en tant qu'avocat, avoir tout de suite mes clients à moi, en plus de mon patron qui me donnait du travail. Donc ça, je l'ai fait professionnellement.

Après, politiquement, c'est plutôt des combats sur ce que je crois fondamentalement juste. qui m'a toujours animé.

2:22
Présentateur

On ne peut pas dire que votre mère ait exprimé une vraie fierté quand son fils a été élu député. Au contraire, quelques années après votre élection à l'Assemblée, elle a eu cette phrase qui, moi, m'a vraiment choqué. Quand tu es devenu avocat, j'étais fier. Quand tu es devenu député, ça m'était égal. Parce qu'avocat, c'est noble. Député, c'est sale.

2:40
Sacha Houlié

Ça renvoie à ce que c'est la politique. En fait, la politique, il y a toujours un côté polémiste. Il y a toujours quelque chose qui fait qu'il faudrait faire des coups politiques pour réussir. Et donc, oui, il y a cette côté combine qui colle à la vie politique. Alors qu'au fond, il y a quand même beaucoup, beaucoup de gens qui pourraient faire autre chose, mais qui ont décidé de s'engager pour les autres. Donc, ce n'est pas évident. Et c'est vrai que pour ma maman qui était institutrice, il y avait le côté avec la robe d'avocat, la profession, la noblesse attachée à ce métier et le côté député où c'est vrai qu'elle me voit plus souvent sur les marchés qu'à l'Assemblée nationale.

3:17
Présentateur

Alors, vous-même, vous vous êtes engagé en politique très jeune. À 17 ans, vous avez bloqué votre lycée. C'était pour protester contre le CPE, le contrat à première embauche. Plus tard, à la fac de Poitiers, vous avez mené des actions parfois spectaculaires. Notamment, en 2009, vous avez lancé l'occupation de l'aéroport de Poitiers. On va revoir ça en images.

3:37
Locuteur non identifié

Les voitures de milieu, ce sera la Peugeot 104 avec le ballon jaune.

3:42
Invité

On va à l'aérodrome, on passe par une porte dérobée de manière à occuper l'aérodrome. Pas très très longtemps, mais le but, c'est de disséminer le message qu'on a posté, qui est en fait toute la privatisation de l'université. Et là, on rigole, c'est parti.

4:12
Présentateur

Alors, il est là le vrai Sacha Houllier, avec les cheveux en pétard, le mégaphone en l'air.

4:17
Sacha Houlié

Non, il y a un peu de tout ça, mais c'était une façon originale. Ce qui est intéressant dans le reportage, c'est qu'il n'y a pas de casse, il n'y a pas d'agression, il n'y a pas de confrontation avec les forces de l'ordre. Ça ne dure pas très longtemps, et au final, le message, il fonctionne. Donc, ça montre qu'on peut avoir un militantisme qui est joyeux, qui peut être un peu spectaculaire, mais qui, au fond, est très pacifiste. C'est presque la marque de fabrique du militantisme à Poitiers, ce qu'on a fait avec Stéphane Séjourné, ce qu'on a fait avec d'autres, où il n'y a jamais eu de violence.

4:49
Présentateur

Parce que ces images, quand on les voit comme ça, elles peuvent faire penser un peu à Sainte-Soligne, contre les bassines de Sainte-Soligne, sauf qu'il n'y a pas la violence. Oui, c'est l'essentiel. Mais aujourd'hui, vous auriez 18 ans, vous seriez allé manifester à Sainte-Soligne ?

5:03
Sacha Houlié

Non, parce que je pense qu'il y a trop de violence, il y a trop d'affrontements, il y a trop d'idéologies autour de tout ça. Et là, pour le coup, on sent qu'on défend des idées, on défend un message politique assez fort sur les moyens des universités, sur les moyens d'allouer aux étudiants, sur la façon dont on veut assurer un service public qui est accessible à tous sur cette question. Mais en revanche, il y a un peu de ruse, il y a un peu de malice, on contourne le dispositif des forces de l'ordre, on casse rien, on n'insulte personne. Ça, c'est quand même essentiel.

5:31
Présentateur

Cette période de militantisme au PS et à l'UNEF, elle a été décisive pour la suite de votre engagement. C'est à ce moment que s'est constitué ce qu'on a appelé la bande de Poitiers. Alors, on va voir cette bande en images. Il y avait vous, mais aussi Pierre Persson, Stéphane Séjourné, Guillaume Chiche, Aurélien Taché. C'est une partie de la bande, mais je l'ai cité ceux-là parce que tous ceux-là, vous avez quitté le PS ensemble pour rejoindre Emmanuel Macron et vous avez tous occupé des postes importants, des responsabilités politiques importantes. Comment est-ce que vous expliquez ce destin commun qui est quand même assez hors du commun ?

6:04
Sacha Houlié

Je ne l'explique pas. On a tous travaillé pour ça, on s'est tous engagé politiquement, on suit des parcours qui sont assez différents les uns des autres. C'est encore une photo au congrès du PS à Poitiers en 2015 et maintenant, on n'est pas tous forcément d'accord. Là où il y avait des gens qui sont restés au PS, il y a des gens qui ont pris d'autres chemins, il y a des gens avec qui on est en désaccord. En revanche, on était un groupe d'amis et on a toujours travaillé dans le respect les uns des autres.

6:27
Présentateur

Vous dites que c'est la loi Macron qui a fait office de révélation pour vous, la loi Macron votée en 2015 sous le quinquennat de François Hollande. Révélation de quoi pour vous ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

6:37
Sacha Houlié

D'abord en tant que jeune avocat, parce qu'il y avait plusieurs dispositions pour les jeunes avocats qui permettaient de s'installer, qui permettaient un peu de libérer la place, de donner à chacun sa chance en fonction de ses compétences. Puis dans la méthode, le fait de vouloir travailler un peu avec tout le monde, de pouvoir ouvrir un peu les chakras, mais même les esprits des uns et des autres. J'ai trouvé ça assez intéressant et ce qui m'avait amené à le soutenir. Alors ça m'avait fait railler à l'époque beaucoup au Parti Socialiste ou au PNJM Socialiste.

7:06
Présentateur

Alors en 2017, vous avez donc pris une place importante dans la campagne d'Emmanuel Macron, puisque vous avez créé Les Jeunes avec Macron. Ça vous a valu, après votre élection à l'Assemblée, d'être un peu catalogué, si l'on peut dire, comme faisant partie de la garde rapprochée d'Emmanuel Macron. Pourtant, vous êtes rapidement opposé à lui, en tout cas à certaines décisions qu'il a prises. Le premier quinquennat vous a déçu ?

7:30
Sacha Houlié

Non. Pour l'essentiel, moi j'ai soutenu le président de la République. Il y avait quelques mesures qui ont été portées où j'avais une voix dissonante. Ce n'étaient pas les mesures qui étaient forcément les plus importantes, mais surtout sur le Covid, sur certaines dispositions sur la police. Il y avait des choses sur lesquelles j'avais des opinions qui étaient un peu différentes et je les ai fait valoir. C'est une façon aussi de ne jamais renier ces convictions et de pouvoir se défendre.

7:54
Présentateur

Mais au point, à un moment, de claquer la porte des instances dirigeantes d'En Marche ?

7:58
Sacha Houlié

Oui, il y avait le fonctionnement du parti.

7:59
Présentateur

Vous vous a senti un peu désenchanté presque ?

8:03
Sacha Houlié

Vous savez, la politique, c'est quand même assez dur. On vous demande à chaque fois de faire des efforts, de travailler énormément et puis de faire des compromis. Et parfois, il y a des compromis qui sont un peu plus difficiles que d'autres. Et donc, c'est une façon de marquer des désaccords. Après, comme vice-président de l'Assemblée, comme rapporteur de différents textes,

8:23
Présentateur

vous avez été quelques mois plus jeune vice-président de l'histoire de la 5e.

8:26
Sacha Houlié

J'ai toujours servi en fonction de ce que je pensais être le meilleur.

8:30
Présentateur

Vous avez reconnu avoir fait preuve d'immaturité au début de votre premier mandat. Il y avait un responsable de la majorité dans un article qui vous surnommait le salmôme.

8:37
Sacha Houlié

Vous avez changé par rapport à ça ? D'abord, je pense qu'avoir du caractère, c'est important. Ensuite, il faut imaginer ce que c'est d'être élu à 28 ans avec toute la charge que ça représente, y compris quand on est vice-président de l'Assemblée. Et il faut reconnaître qu'on a pu faire des erreurs. Et c'est arrivé. Mais lesquelles ? Le fait qu'on était un peu en mode bulldozer. On voulait prendre la place, on voulait exister politiquement, on voulait défendre nos idées. Parfois, on a pu être impoli à l'égard de certains ministres. C'est la vie. Le but, un, c'est de le savoir. Deux, de savoir ce qu'on n'a pas bien fait et de ne pas le reproduire.

9:12
Présentateur

Alors, depuis votre réélection en 2022, on vous a entendu sur la taxation des super-profits, sur le report de l'âge légal de départ à la retraite, sur la régularisation des travailleurs sans papier avec cette tribune qui a été co-signée avec plusieurs responsables de la NUP. Donc, vous continuez de porter une voix de gauche au sein de la majorité, mais on a l'impression que vous y prenez différemment, que vous avez un peu changé de méthode.

9:34
Sacha Houlié

Disons que je m'assure que les idées qu'on défend deviennent majoritaires. Au départ, on prenait des objets politiques qu'on défendait, et peu importe finalement quelle était l'issue, le but était d'abord de pouvoir défendre ce qu'on pensait juste. Là, le but est de faire progresser les idées.

9:53
Présentateur

C'est-à-dire de peser réellement ? Oui, la taxe sur les super-profits,

9:58
Sacha Houlié

elle est dans la loi de finances 2023. Elle finance le bouclier tarifaire. Donc, si les Français, ils ont payé moins cher leur électricité, en tout cas moins cher que les voisins européens, c'est parce qu'on a pu l'inscrire dans la loi. La régularisation des travailleurs dans les métiers en tension, aujourd'hui, elle est dans la loi, et demain, lors de sa promulgation, j'espère qu'elle pourra l'être aussi. Le but, il est d'abord de gagner des choses pour qu'on transforme la vie des gens. Et ça prend plus de temps, mais c'est peut-être plus efficace.

10:23
Présentateur

Et dans cette stratégie, il y a ce poste que vous occupez aujourd'hui, président de la Commission des lois, qui est une commission très importante à l'Assemblée. Ça aussi, c'est une leçon tirée du premier mandat ?

10:33
Sacha Houlié

Oui, aussi, parce que d'abord, moi, j'ai travaillé sur plein de sujets à la Commission des lois. J'ai travaillé sur des choses qui étaient un peu anonymes, comme le droit des contrats, mais en fait, ça protège quand même les parties les plus faibles quand ils signent un contrat d'adhésion de consommateurs, c'est-à-dire quand ils vont acheter un téléphone ou ce serait un contrat d'assurance, par exemple. J'avais fait des choses sur les collectivités, notamment les statuts des maires, les relations entre les mairies et les intercommunalités. Tout ça a été assez confidentiel. Et donc, j'ai repris, après la vice-présidence de l'Assemblée, un peu un bâton de pèlerin en travaillant le fond.

Mais ce que je veux dire, par là, la Commission des lois,

11:04
Présentateur

la présidence, c'est un outil pour vous ?

11:07
Sacha Houlié

C'est un outil. Ça vous permet de peser dans le débat ? Tout le chemin accompli pendant le premier mandat, en travaillant sujet par sujet, bloc par bloc, un peu dans l'ombre et puis avec publicité, ça a permis de construire la présidence de la Commission des lois aujourd'hui et de connaître bien les sujets pour pouvoir être efficace à nouveau.

11:24
Présentateur

Le député de la France Insoumise, Hugo Bernal, ici, dit de vous, c'est le moins pire des macronistes. Vous le prenez comme un compliment ?

11:30
Sacha Houlié

Je pense, en tout cas, je le lis comme ça. Je leur remercie pour le commentaire. Je pourrais lui dire que c'est le moins pire des mélenchonistes, mais il y en a d'autres avec lesquels je m'entends également. Et ça montre aussi qu'on essaie parfois de mettre son étiquette dans sa poche pour avancer.

11:47
Présentateur

On va passer à notre quiz à présent. Vous allez devoir compléter des phrases que je vais commencer de mon côté. On va commencer par parler de foot. Vous êtes un grand fan de l'Olympique de Marseille. On y va. L'hémicycle, c'est un peu comme le stade Vélodrome.

12:00
Sacha Houlié

C'est bruyant et il manque presque des fumigènes. C'est ce que j'allais dire.

12:08
Présentateur

Il paraît que vous avez déjà craqué des fumigènes dans les tribunes du stade Vélodrome.

12:12
Sacha Houlié

Ça m'est arrivé deux fois. Avant ou après votre élection à l'Assemblée ? Non, il y a prescription, c'était sur la période Bielsa entre 2014 et 2015. La saison 2014-2015. On continue. Quand on me compare à Harry Potter ? Ça me fait plaisir parce que ça veut dire qu'il y a quelque chose d'un peu magique. Il y a quelque chose d'un peu magique dans la politique parce que le fait de pouvoir changer le destin des gens, ça s'apparente à de la magie. Enfin, faire de la politique, c'est renoncer à ? C'est beaucoup renoncer à sa vie privée. C'est assez pesant pour ma famille qui lit des choses sur les réseaux sociaux et pour ma femme qui, parfois, aimerait bien qu'on ait plus de temps à nous.

Merci beaucoup, Sacha Oudia, d'être venu dans La Politique et moi. Merci. Merci.

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