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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 5 août 2025 10 min

Éric Michoux, député UDR, est l'invité politique de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Alexandre Pérou pour l'invité politique. Votre invité aujourd'hui est Éric Michou. Bonjour.

Vous êtes député UDR de la 4e circonscription de Son et Loire. Soyez le bienvenu sur Antenne de France info. Éric Michou bonjour.

Merci d'être notre invité ce matin. Vous êtes donc par député du parti UDR. C'est le parti d'Éric Sioti UDR pour Union des droites républicaines.

Vous allez bientôt fêter à l'UDR vos 1 an. 1 an après, depuis la sortie fracassante des Républicains de votre patron Éric Sioti après son alliance avec le RN. Au bout d'un an, aucun de vos textes n'a pour l'heure adopté.

Les droites, elles semblent assez divisées. Alors, permettez-moi une question un peu provocatrice pour commencer. À quoi vous servez à l'UDR exactement ?

L'UDR, vous l'avez dit, à déjà plus d'un an et on sert à apporter le message d'une forme de de gaolisme. Ce gaolisme qui dit que la France, c'est quand même un pays qui lui-même doit avoir son indépendance. sa force de se battre contre tout ce qui va toucher autour euh de l'exclusion et de se battre essentiellement aussi sur l'esprit d'entreprise.

Notre différence véritablement, elle est liée au monde de l'entreprise, cette volonté d'entreprendre, cette liberté d'entreprendre, ce qui nous caractérise. On pense que l'esprit d'entreprise est l'esprit le plus important. C'est ce qui vous différencie aujourd'hui de vos alliés du Rassemblement national.

Oui, c'est ce qui nous différencie en fait. Quand vous regardez la plupart des groupes politiques penseent à la même chose, améliorer la sécurité, améliorer le pouvoir d'achat, réduire et revoir l'immigration. Tout le monde est sur ces créneaux là.

Le nôtre, c'est développer l'esprit d'entreprise, développer l'économie parce que pas d'avenir sans une économie développée puisque pour distribuer des richesses, faut-il encore les avoir créé. Mais est-ce que vous assumez aujourd'hui des différences avec le parti de Marine Le Pen ? Je pense par exemple à la question des retraites.

On sait que sur la réforme des retraites, vous n'avez absolument pas la même position. Le RN est pour abroger la réforme des retraites. Vous vous êtes pour aller encore plus loin à l'UDA.

On n'est pas pour aller plus loin. On est appelé à dire qu'en fait il y a un vieillissement de la population qui existe et qu'il y a une nécessité probablement de travailler plus tard dans l'âge ou d'une manière différente. Il y a il y a d'autres approches, c'est-à-dire qu'aujourd'hui aller plus loin dans l'âge en travaillant peut se faire de manière descendante, c'est-à-dire travailler 1 an par 62 ans puis 6 mois puis 3 mois. avoir cette dégressivité du travail pour en même temps avoir une passation de la compétence et de la connaissance entre des générations.

Vous avez des hommes et des femmes de 60 ans et quelque un dynamisme incroyable. Nos cadres, nos ingénieurs, nos rien ne les empêche de continuer à travailler s'ils en ont envie. C'est une manière aussi d'aborder la chose.

Vous avez raison de le dire. Travailler c'est créer de la richesse. Peu importe à la limite la manière dans laquelle vous allez le faire mais le coup prêt qui consisterait à dire voilà à 60 ans 62 ans, on arrête.

Non, il y a effectivement des gens qui peuvent continuer mais par contre il y a des éléments très très importants sur la pénibilité au travail. Effectivement un maçon, un artisan, un boulanger qui a travaillé toute sa vie, il est normal qu'il parle beaucoup plus tôt 60 ans même avant, j'en connais de nombreux qui sont très fatigués. Donc il y a une adaptation à avoir par rapport à une situation aujourd'hui de notre pays et de sa pyramide des âges et de son économie.

Alors, parmi les textes que vous avez porté à l'UDR, il y a ce texte qui a été porté par votre patron Écoti euh sur l'inéligibilité et sur l'exécution provisoire. Est-ce que vous assumez d'avoir voulu gracier Marine Le Pen quelque part ? C'est pas gracié.

C'est pas gracié. Euh aujourd'hui, elle est pas condamné. Aujourd'hui, elle a la possibilité d'édamère instance.

Voilà. Donc, qui n'est ça veut dire pas condamné, on est bien d'accord. Donc qui n'est pas condamné est jugé présumé innocent.

Pour l'instant de textes sont comme ça. L'exécution provisoire a créé un problème, c'est qu'elle crée l'éibilité d'une femme qui aujourd'hui est portée par presque 40 % des Français. C'est pas les sondages qui font qui font la la la légitimité ou j'allais dire plutôt l'innocence de quelqu'un non plus.

Oui, mais pas question à nouveau. On n'est pas là pour juger. Vous êtes ni un juge ni moi.

Voilà. Donc il y a le Conseil constitutionnel d'ailleurs s'est porté contre la position des trois juges en disant que ce qui était reproché à Marine Le Pen, les recours pour l'instant de Marine Le Pen, ils ont été refusés notamment la Cour européenne des droits de l'homme. Oui, permettez-moi de répondre à votre question quand même cher cher monsieur c'est gentil.

Euh Marine Le Pen aujourd'hui a été condamnée par trois juges en avec application immédiate des choses alors qu'en réalité c'est un fait qui date d'il y a presque 10 ans, un fait qui de toute façon elle ne pourra pas reproduire euh et puis d'autre part on est à la frontière quand même de à partir de quel moment un attaché parlementaire travaille pour le parti au travail pour le député. Vous savez, en réalité l'ensemble des partis et d'ailleurs nos amis et les filles devront en répondre dans quelques temps sont dans cette vague-là. À partir de quand l'attaché parlementaire travaille pour son député ou travaille pour le parti ?

D'ailleurs, monsieur Baou est passé à la mounette comme les autres. Il s'en est plutôt bien sorti. Marine Le Pen, comme par hasard, c'est pas les mêmes sommes.

Peu importe la somme, j'oserais dire est important l'acte et le fait. On n'est pas dans la somme que ça soit 1 million, 1 € 1 milliard. Bon, je suis pas sûr que tout le monde pense comme vous.

Oui, mais en fait non, mais c'est pas un millen c'est beaucoup c'est effectivement très très c'est plus faible. Mais ce que je veux dire là aujourd'hui, elle est jugée, elle est pas jugé coupable et en fait vous empêchez quelqu'un qui était quand même peu importe l'importance que vous apporterez au au sondage, on dira 35 40 45 % chacun dira mais elle est la femme plébiscitée par les Français. C'est quand même indédit de débocratie quelque part évidemment.

Euh alors l'actualité, c'est aussi ce plan anti-fraude qui a été présenté par la ministre des solidarités de la santé Catherine Vautrin. Euh cette fraude sociale représente selon elle 13 milliards euh d'euros au programme recouvrement des aides perçues indu ou encore géolocalisation des transports sanitaires. Est-ce que pour vous ça va dans le bon sens ?

Oui. Alors déjà c'est pas 13 milliards. Je pense que notre ministre elle a c'est elle qui l'a chiffré à 13 milliards et rapport de la Cour des comptes.

Ouais. Alors non, le rapport des côtes C des compes dit pas ça. Il dit 20 milliards 10 20 milliards et l'année 2024 c'est 896 millions qu' auraient été recouvrés en deux prestations.

Prestation sur les cotisations sociales et prestation sur les les cotis sur l'abus, on va dire du droit social. Euh moi je je regrette en réalité que les taxis soient ciblés dans cette affaire. Les taxis sont ciblés, vous l'avez dit vous-même, et c'est c'est anormal.

Euh, elle parle de réussir à gagner 4 milliards, mais ça va être très loin de de tout ça. En fait, aujourd'hui, on a gagné, je vous disais 896 millions sur 20 milliards. C'est une goutte d'eau dans l'immensité.

Il y a des fraudes à la carte vitale qui sont énormes. Puisqu'on parle aujourd'hui, c'est même vous qui avez fait, je crois, un reportage d'un de vos collègues sur le sujet, on parle de plusieurs millions de cartes vitales qui sont en balade dans notre pays et pour lequel il y a un accès facile. C'est pratiquement une carte bleue qu'on donne aux gens.

Donc, il y a plein d'accès et mais là, je regrette que on Est-ce que c'est des mesures qui selon vous euh ça ça c'est des mesures qui vont être a priori mis dans la loi de finance. Euh François Baou, il a présenté les grandes lignes de cette loi de finance pour la rentrée. Est-ce que ça vous convient ce qui vous a présenté François Baou ?

C'est son budget. Oui, évidemment non. Évidemment non.

Vous connaissez notre réponse. Il vient d'avant parce qu'en réalité ce n'est pas en taxant euh nos euh nos concitoyens de 2 jours de euh jour férier alors qui prêtent déjà à polémique entre pâqu et et lui-mattant disent c'est un anormal et puis les les catholiques pratiquants disent normal aussi. Le problème n'est pas là.

C'est pas en taxant euh nos retraités qu'on va changer le problème. On a écoutez plus de 400000 normes et lois différentes dans ce pays. Va falloir un jour s'attaquer au problèmes. 400000 normes et lois différentes.

Réduisons ce nombre de lois. Ce ce nombre, il faut faire des économies quand même. Comment on fait ?

Ah bah les économies, moi je vais vous dire ce qu'il faut faire comme économie déjà point numéro 1, toutes ces 1200 agences pratiquement inutiles qui font le travail les uns des autres, qui sont plus ou moins gouvernés ou pas gouvernés par les ministères. Faut en retirer une grande partie. Là aujourd'hui dans le plan de finance que propose monsieur Bairou, je pense qu'on parle de environ moins de 2 milliards d'euros sur ces 1200 agences.

Ça va toucher une trentaine d'agences, mais c'est énorme l'argent qui a récupéré là-dedans. Rendez-vous compte que dans les euh vous assumez d'avoir un petit peu les mêmes politiques que ce que veut faire monsieur M par exemple en Argentine qui est sur cette sur cette ligne là. Bah sur une ligne à un moment il faut dégraisser le mammou comme disait un ancien ministre connu où l'État est devenu obèse.

Aujourd'hui, un état qui a embaucher plus de 400000 personnes en moins de 20 ans dans les collectivités locales, c'est quand même un problème. Alors que la la l'agrégion l'agrégation de toutes les communes vers des collectivités plus importantes avait pour but de réduire au contraire la charge. Elle n'a fait qu'augmenter.

Ça représente des milliards et des milliards. À un moment, vous l'avez soulevé tout à l'heure, il faudra peut-être travailler plus. Les deux gros problèmes les deux gros problèmes qui ont créé cette situation, c'est d'avoir passé de 65 ans à 60 ans l'âge de départ à la retraite.

Il y a une adaptation à avoir et ce qui fait d'ailleurs notre différence et vous l'avez souligné tout à l'heure avec l'Uren, on est d'accord sur un sujets comme d' l'ensemble de l'Assemblée. Je termine s'il vous plaît. Et sur ce sujet, on a bientôt terminé, j'ai une dernière question.

Ah bon ? Allez-y. Alors, allez-y.

Allez-y. Justement, parce qu'on parlait de monsieur M, vous dites "Il faut dégraisser le mamouth." Aujourd'hui, dans son pays en Argentine, il a décidé de baisser les aides pour les personnes handicapées et de baisser le montant des retraites.

Est-ce que vous vous assumez aussi cette inspiration là ? Non. Alors, il y a l'esprit l'esprit aujourd'hui, il y a tellement de possibilités aujourd'hui de redynamiser notre pays sur l'économie, l'industrie, l'industrie qui est en train de s'écrouler absolument.

L'industrie automobile, l'importation des des éoliennes qui est un scandale absolu qui va coûter des milliards, 300 milliards, l'augmentation de la facture de l'électricité, il y a tellement d'autres leviers mais c'est l'esprit de tout ça. Tellement d'autres leviers dont on parlera une autre fois parce que malheureusement c'est terminé. Merci monsieur Michou d'avoir été notre invité ce matin.

Éric Michoux, député UDR, est l'invité politique de la matinale de franceinfo — Éric Michoux · Pourquijevote