Dites-le ICI : "On sent la souffrance des agents", déplore le comité pour le maintien des services publics de Lure
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La santé, service public parmi le plus décrié, c'est votre principale priorité pour les prochaines années.
- 0:32FerméeRéponse directe
Est-ce que ça vous surprend ce chiffre ?
- 0:51OuverteRéponse directe
En termes de santé, qu'est-ce qui disparaît par exemple ? Des structures, des professionnels ?
- 1:18OuverteRéponse directe
Qui sont les habitants les plus touchés, enfin ceux qui ont le plus de difficultés face à ce manque de médecins généralistes par exemple ?
- 1:47OuverteRéponse directe
Une seule maternité par exemple en Haute-Saône à Vezoul, on entend que là aussi c'est un service public qui manque.
- 2:23OuverteRéponse directe
Ce manque de services publics sur la santé, est-ce que ça a des conséquences sur d'autres services publics ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25Invité politiqueFait
« Non, ça ne nous surprend pas puisqu'on a beaucoup de retours de nos adhérents, sympathisants, qui nous font vraiment souvent remonter des problèmes avec les services publics »
- 0:57Invité politiqueFait
« des professionnels, effectivement, il y a déjà un gros problème par rapport à la population des médecins généralistes. »
- 1:41Invité politiqueFait
« Il y a aussi un grand manque par exemple de gynécologues, donc ça touche aussi la population des femmes. »
- 2:09Invité politiqueFait
« Il y a une maternité de proximité qui est menacée à Remiremont. »
- 3:00Invité politiqueFait
« Surtout, il y a des classes qui ferment. »
- 3:05Invité politiqueFait
« Effectivement, il y a des baisses de population. C'est incontestable. »
- 4:33Invité politiqueFait
« On sent la souffrance des agents de la fonction publique et des autres personnels qui travaillent pour l'ensemble des services publics parce qu'ils ont un manque de moyens, ça manque de personnel. »
Temps de parole
- Alain Fauconnier58 %
- Présentateur32 %
- Présentateur 27 %
- ?4 %
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Bien commencer la journée,
ici matin. La santé, service public parmi le plus décrié, c'est votre principale priorité pour les prochaines années. On poursuit cette matinale spéciale, dites-le ici, consacrée à nos services publics. Sachez que le comité de vigilance pour le maintien des services publics de proximité de l'Ure et du Seuil se bat au quotidien sur ce sujet. Sa présidente est l'invité de la rédaction, votre invitée Lisa Guinic. Bonjour Catherine Fauconnier. Bonjour. Près de 7 habitants de Haute-Saône sur 10 insatisfaits des services publics de santé proposés dans le département. Est-ce que ça vous surprend ce chiffre
?
Non, ça ne nous surprend pas puisqu'on a beaucoup de retours de nos adhérents, sympathisants, qui nous font vraiment souvent remonter des problèmes avec les services publics et particulièrement leur disparition dans les villages, etc. Et
en termes de santé, qu'est-ce qui disparaît par exemple ? Des structures, des professionnels
? Alors
des professionnels, effectivement, il y a déjà un gros problème par rapport à la population des médecins généralistes. Il y a beaucoup de villages où il n
'y
a plus de, ou même de gros bourgs, où il n'y a plus de médecins généralistes. On voit partout dans les campagnes fleurir des pancartes demandant l'installation de généralistes.
Et
qui sont les habitants les plus touchés, enfin ceux qui ont le plus de difficultés face à ce manque de médecins généralistes par exemple
?
Alors les personnes les plus en difficulté, c'est les personnes qui sont en précarité de mobilité, qui ne peuvent pas se déplacer. C'est les personnes qui sont dans des coins un peu plus reculés. Voilà. Il y a aussi un grand manque par exemple de gynécologues, donc ça touche aussi la population des femmes. Voilà.
Une seule maternité par exemple en Haute-Saône à Vezoul, on entend que là aussi c'est un service public qui manque. Quand une femme doit aller accoucher, faire de la route, ça peut être un peu stressant.
Voilà, tout à fait, puisque les petites maternités ont fermé depuis un certain temps, malgré les luttes qu'il y
a
eu sur place à Lure, à Luxeuil. Et effectivement, ça manque. Il y a une maternité de proximité qui est menacée à Remiremont. Et ce serait vraiment très dommageable pour les femmes qui habitent dans le nord de la Haute-Saône que cette maternité ferme aussi. Et
ce manque de services publics sur la santé, est-ce que ça a des conséquences sur d'autres services
publics
? Oui, bien sûr. Voilà, tout à fait. Et nous, on dit toujours qu'il y
a
un lien entre tous les services publics. Quand il y en a un qui disparaît, ça veut dire qu'il y a des manques qui s'installent partout. Par exemple, l'éducation, on en parle beaucoup en ce moment, n'est-ce pas ? C'est la
deuxième priorité
selon notre sondage, sur laquelle agir, ce que demandent les citoyens au président l'année prochaine. Tout à
fait. Du coup, l
'éducation, c'est un service
public qui manque aussi en Haute-Saône
?
Surtout, il y
a
des classes qui ferment. C'est vraiment un non-sens. Effectivement, il y a des baisses de population. C'est incontestable. Mais c'est justement le moyen pour rattraper le temps perdu sur l'éducation. On dénonce à grand cri la baisse de l'éducation en France. Mais c'est évidemment bien le moment, alors qu'il
y a
une baisse de la population des enfants, de ne pas fermer de classe.
Quelle solution pour vous ? Est-ce que vous en appelez à l'État de réagir là-dessus, sur ce manque de services publics
?
C'est à tous les niveaux qu'il faut répondre. Bien sûr, il y
a
l'État. Ça, c'est le principal. Mais il y a aussi l'ensemble des collectivités qui, en général, se battent pour les services publics. Mais à qui on coupe les moyens ?
Il
y a 6 Français sur 10 qui veulent donner plus de pouvoir aux collectivités, toujours selon notre consultation menée aujourd'hui. Dites-le ici, les résultats qu'on vous révèle aujourd'hui. J'ai une dernière question. Globalement, les Français sont plutôt satisfaits du nombre de services publics, de leur présence sur le territoire. Ce qui pêche, c'est la qualité. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'on veut un humain, une vraie personne en face de nous pour tous ces services
publics ? Voilà,
ça, c'est vraiment tout à fait important. Nous, on se bat en parallèle de la défense de tous les services publics pour qu'il y ait des guichets, qu'il
y
ait du personnel en face. Ça recrée du lien social. Ça fait partie de l'aménagement du territoire. C'est vraiment très important. Et on veut aussi que le personnel travaille dans des bonnes conditions. On sent la souffrance des agents de la fonction publique et des autres personnels qui travaillent pour l'ensemble des services publics parce qu'ils ont un manque de moyens, ça manque de personnel. Et évidemment, ça se ressent pour le service rendu aux usagers.
Merci beaucoup, Catherine Fauconnier, présidente du comité de vigilance pour le maintien des services publics de proximité de Lure et Luxeuil, d'avoir été avec nous ce matin. On entend votre demande d'humain d'un service public de qualité, aussi manquant parfois avec ces panneaux dans les communes qui recherchent des médecins, par exemple. Merci beaucoup, Catherine Fauconnier. Bonne journée.
Moi aussi,
vous
remercie. Au revoir.