Anne Hidalgo : "Paris est la troisième ville la mieux gérée au monde"
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Et l'invité du grand entretien de France Inter est la maire de Paris. Question de Léa Salamé dans une dizaine de minutes. Elle est votre auditeur d'Inter au 01 45 24 7000 sur les réseaux sociaux et via l'application de la chaîne. Bonjour Anne Hidalgo. Bonjour. La piétonisation des voies sur berge de la capitale a été annulée par le tribunal administratif le 21 février dernier. La ville de Paris a fait appel, mais cet appel n'est pas suspensif. Quand est-ce que les voitures reviennent sur les voies sur berge ?
Je crois qu'il n'y a pas vraiment une volonté des parisiens qu'elles reviennent, mais je suis respectueuse du droit. Donc bien évidemment, ce jugement, nous faisons appel parce qu'il est pour nous contestable. Et c'est normal dans un état de droit de pouvoir aussi faire appel. Le contester. Ça fait partie de l'état de droit. Et bien entendu, j'ai pris un nouvel arrêté en tenant compte de ce que disait le tribunal. Le tribunal nous explique qu'il aurait fallu viser un autre texte que celui que nous avions visé, et notamment viser des textes en rapport plutôt avec la question de l'attractivité touristique, de la qualité de vie des habitants. Donc c'est ce que j'ai fait.
J'ai pris un nouvel arrêté qui est sorti hier, qui a été publié hier. Un arrêté que j'ai pris bien sûr en concertation avec l'état et avec le préfet de police, pour pouvoir bien sûr maintenir les berges piétonnes.
Donc il n'y aura pas de voiture à nouveau ?
À ce stade, non. Bien sûr, on verra quelles sont les décisions ultérieures du tribunal. Mais vous savez, hier, l'Ipsos sortait un sondage fait à Paris. 66% des Parisiens soutiennent la politique que je conduis avec toute mon équipe en matière de réduction de la place de la voiture pour améliorer la qualité de l'air. Et 55% des Parisiens soutiennent aussi cette piétonnisation des voies sur berge. Et ça va dans le sens de l'histoire. Vous savez, moi, ce que j'ai vu aussi en discutant...
Mais on entend l'insécurité juridique tout de même. Rien n'est acquis, donc les voitures peuvent revenir.
Oui, c'est vrai. Et je pense qu'il faut le dire assez clairement. J'ai, avec beaucoup de juristes, et je pense à des juristes imminents comme Corinne Lepage, travaillé aussi sur ce qui se passe. En fait, c'est très étrange. Vous savez, le droit de l'environnement a été fait, a été créé il y a une quarantaine d'années maintenant, pour protéger l'environnement contre des projets, des projets de bétonisation, des projets, voilà, Notre-Dame-des-Landes, par exemple, et a mis en place des procédures qui sont extrêmement importantes, que bien sûr, il faut maintenir, d'enquêtes publiques, d'études d'impact environnemental.
Mais le droit de l'environnement, aujourd'hui, n'est pas adapté à l'urgence climatique. Et qu'il faudrait une deuxième voie du droit de l'environnement, qui permette notamment d'accélérer, de donner un coup d'accélérateur à des projets qui sont faits. Non pas dans une idée qui peut avoir un impact négatif sur l'environnement, mais au contraire, parce qu'il y a l'accord de Paris, parce que Paris est la ville de l'accord de Paris, parce que la France est vraiment le pays qui a le respect de cette parole de l'accord de Paris. Et donc, je pense qu'il faut ouvrir une nouvelle branche pour le droit de l'environnement, qui permette d'accélérer l'application de l'accord de Paris.
Anne Hidalgo, Valérie Pécresse, ici même, sur France Inter, a défendu un plan alternatif et progressif, une voie de circulation sur les berges, piétonisation le week-end. N'est-ce pas une alternative de sagesse ?
D'abord, Valérie Pécresse n'est pas maire de Paris, donc je la remercie d'avoir des idées pour nous, mais je pense qu'elle dirige la région. Et en cela, elle est responsable des transports publics. Et souvent, on me dit, mais vous faites ça, mais en même temps, ça ne va pas assez vite sur les transports publics. Il y a un problème de confort pour les usagers. Donc, j'ai envie de dire à Valérie Pécresse que chacune de nous s'occupe de ce qu'elle a à faire, de ce pourquoi elle est mandatée, et que, bien sûr, on travaille ensemble. C'est ma volonté et je le souhaite.
Donc, elle s'occupe des transports en commun, et vous, vous occupez des voies sur berges.
Absolument, parce que vous savez, par exemple, 9 Parisiens sur 10 utilisent les transports en commun, la marche à pied, le vélo, pour aller travailler. Ce sont 8 Franciliens sur 10. Donc, quand on parle simplement des voitures et de 3,3 km de voirie à Paris, dans le cœur de la capitale, on parle de 1 Parisien sur 10. On parle de 2 Franciliens sur 10. Et tous les autres, on n'en parle pas. Et ça, c'est de la compétence de Mme Pécresse. Et je souhaite vraiment, d'ailleurs, dans le débat sur le Grand Paris, que Paris et la métropole du Grand Paris aient un peu plus la main sur les transports publics pour qu'on puisse agir. Mais je reviens juste... Pardon, Nicolas Demand.
Oui, sur la proposition.
Pourquoi ne pas la regarder, une fois que vous avez dit « Allez vous occuper des transports en commun et laissez-moi les voies sur berge ». Est-ce qu'un plan alternatif et progressif n'aurait pas pu être mis en place ? Et ne doit-il pas l'être aujourd'hui que les arrêtés sont cassés ?
D'abord, le plan proposé par Mme Pécresse, c'est de remettre des voitures sur les voies sur berge. De remettre des voitures en disant « On peut laisser une file pour les piétons et une file pour les voitures ». Ça prouve qu'elle n'a pas dû aller trop se promener sur les voies sur berge parce que cette proposition est totalement inopérante et irréaliste. Et en plus, elle ne serait pas acceptée par le préfet de police parce qu'elle créerait, pour le coup, un danger.
Et elle ne répond pas aux préconisations que le préfet me demande de respecter et que je respecte, qui est notamment d'avoir toujours la possibilité d'avoir une file qui puisse être activée en cas d'urgence, en cas de convoi qui devrait traverser. La deuxième chose, dans le plan alternatif, entre guillemets, proposé par Mme Pécresse, il y a des mesures qui concerneraient notamment le transport, le transport de surface. Et en fait, dans son plan alternatif, elle retarde encore les délais. Nous, on attend, et ça, c'est de sa responsabilité, la création d'un bus qu'on lit en site propre sur les quais hauts pour pouvoir justement acheminer beaucoup plus de personnes parisiens, franciliens.
Et c'était prévu pour 2019. Elle nous dit 2021. Ce qui est quand même un petit sujet. C'est-à-dire que son plan alternatif, en plus, elle renonce et elle vient retarder des propositions sur lesquelles pourtant nous nous étions entendus.
Elle dit aussi, et je demande juste une réaction à ce point, que Paris se défausse de ses problèmes sur la banlieue.
Vous savez, en matière de pollution, quand vous regardez les cartes de pollution, je vous invite à regarder les cartes d'Air Paris, il y a une concentration de la pollution sur le cœur de Paris et sur 22 communes autour de Paris. D'ailleurs, quand il y a des pics de pollution, c'est sur cette agglomération que sont prises des mesures de restriction de circulation. Le reste de la région, ça va plutôt bien du point de vue de la pollution. Il y a bien sûr des efforts à faire, mais c'est dans le cœur de l'agglomération qu'il nous faut agir. D'ailleurs, un Parisien sur deux est exposé là où il habite à des niveaux de pollution excessifs. Deux Franciliens sur huit sont exposés.
Donc, on voit bien qu'il y a un sujet cœur d'agglomération qui n'est pas propre à Paris et donc, il faut agir. Il faut agir non pas pour reporter la pollution ailleurs, mais pour empêcher cette pollution au cœur de Paris. Et moi, franchement, dans ce débat où on me dit vous vous occupez des Parisiens, encore heureux, je suis maire de Paris, si je ne m'occupais pas des Parisiens en tant que maire de Paris, qui s'occuperaient des Parisiens qui sont les plus impactés dans leur santé, dans la santé de leurs enfants par la pollution atmosphérique. C'est un défi majeur. Les politiques que nous sommes aujourd'hui en responsabilité doivent agir.
On n'en est plus au stade de s'opposer, de faire des petits calculs politiciens. Il faut agir pour la santé de nos populations.
des alternatives possibles à la voiture, c'est le vélo. Or, aujourd'hui, les Vélibs à Paris, c'est une catastrophe et une calamité. Impossible d'en prendre, les stations sont en panne. À quel moment allez-vous reprendre la main et casser le marché avec cette entreprise inapte à faire tourner les roues de bicyclette ?
Moi, ce qui m'importe, puisque je suis d'accord avec vous, ça ne va pas, ce qui m'importe, c'est que ça marche. Ce n'est pas de casser le marché et casser le marché, ça voudrait dire et puis ça ne se casse pas comme ça. Peut-être revenir
à la situation antérieure
où les vélos roulaient. là aussi, si vous voulez, sur Vélib, la loi, et je suis respectueuse de la loi, nous imposait un nouveau marché après un délai avec un prestataire qui avait vraiment répondu à ça. Mais si le nouveau prestataire
est nul ?
Le nouveau prestataire a été choisi pas par moi, il a été choisi par plus de 60 communes puisque dans ce nouveau Vélib, il y a à la fois un changement d'échelle, ce n'est plus que Paris, c'est la métropole du Grand Paris et il y a un changement de technologie. Donc on est en train de passer à un système qui est unique au monde par le changement de technologie, c'est le passage à l'électrique.
Puisque vous ne voulez pas casser le marché, à quelle date est-ce que le service promis fonctionnera ?
À quelle date ? Nous avons, et je mets la pression, il y a des pénalités qui sont très très fortes, plus de 1 million d'euros par mois de pénalités. Il y a effectivement les services de la ville, même si ce n'est pas de notre responsabilité directe, mais qui épaulent aujourd'hui pour aller plus vite. Aujourd'hui, nous avons 330 stations, stations, c'est ce qu'on aurait dû avoir il y a un mois, donc on a un mois de retard. Et 100% de fonctionnement,
c'est pour quand, Anne Hidalgo ?
100% de fonctionnement, je pense que ça sera pour le printemps, c'est-à-dire plutôt vers fin avril, début mai, sachant qu'il y a une montée en charge progressive, que quand on utilise ces nouveaux Vélib, vous verrez, quand on arrive à les utiliser, ils sont effectivement très efficaces et très... Si on arrive à en décrocher un... Mais d'abord, on arrive quand même un peu plus à en décrocher, mais je suis d'accord avec vous. Là aussi, une réflexion de droit, parce que tout ça, c'est pas... Ça s'inscrit dans un cadre de droit et dans un cadre de marché public. Je pense qu'il faut faire évoluer là aussi la réglementation sur les marchés publics.
Pas pour mettre en cause, bien évidemment, les règles de transparence, de concurrence et de non-favoritisme, mais lorsqu'on a affaire à un service public, c'est pas simplement un marché, c'est un service public, il faut que la loi intègre la question de la continuité de ce service public. Par exemple, si la loi nous avait autorisés à maintenir d'anciennes stations en état tant que de nouvelles n'étaient pas mises en œuvre, les choses auraient été facilitées pour les usagers. Donc, ça fait partie des propositions que je vais aussi fournir pour faire bouger le cadre législatif.
Vous l'avez dit tout à l'heure, le nouvel arrêté que vous avez signé pour la piétonisation des voies sur berge est fondé sur le respect du patrimoine et l'attractivité touristique. Et c'est vrai que la compétition est mondiale pour la ville de Paris. C'est une compétition qui met en concurrence les grandes métropoles de la planète. C'est une ville touristique de premier plan, voire peut-être la première. Pourquoi est-elle si crasseuse ? Pourquoi Paris est-il pourri ?
D'abord, non, pourquoi vous dites ça ? Alors, crasseuse si vous préférez. Non, franchement. Mais c'est ce que je me dis quand je marche parfois. Oui, mais j'imagine que vous voyagez et que vous voyez que c'est aussi un problème auquel sont confrontées toutes les grandes capitales mondiales. Allez à New York, allez à New York. Mais bien sûr, il faut progresser. D'abord, je reviens sur le constat et le constat de l'attractivité de Paris. Nous sommes aujourd'hui dans le top 3 des villes les plus attractives au monde avec Londres et New York. Nous sommes la troisième ville la mieux gérée au monde d'après un palmarès notamment du World Economic Forum.
Donc, nous avons récupéré une place de premier rang mondial et je peux vous le dire, j'ai passé deux ans et demi notamment sur la candidature des Jeux Olympiques à faire effectivement le tour du monde, la promotion de ma ville. Donc, ça pourrait être pire. C'est ça ce que vous nous dites ? Non, non, non. Ce que je veux vous dire c'est que nous avons des résultats et j'ai la culture du résultat et je suis heureuse aujourd'hui que Paris soit la troisième ville la mieux gérée au monde et la ville la plus attractive.
Il y a dans toutes les grandes villes et notamment dans une ville comme Paris entre les usages de ce qu'on appelle l'espace public le fait que les gens vivent beaucoup plus dehors qu'en plus à Paris les appartements sont plutôt petits donc dès qu'on peut sortir avec ses enfants on va dans le parc dans les squares sur les voies sur berge Donc,
elle est sale la ville parce qu'on s'en sert plus ?
Parce qu'on s'en sert plus parce qu'il y a des comportements aussi d'incivilité donc on travaille sur les incivilités j'ai aujourd'hui une brigade de plus de 3000 agents qui luttent contre les incivilités je pense qu'on avait été un peu trop laxistes précédemment Donc vous serrez la vis On serre la vis mais on met en place aussi des moyens et des outils pour pouvoir effectivement rendre la ville plus propre On va déployer de nouvelles corbeilles de rue On a des nouvelles équipes Oui des nouvelles équipes qui sont de nettoyage notamment dans les lieux les plus impactés touristiquement On a décalé aussi les horaires de nos équipes puisque la vie de la ville et des habitants s'est plutôt décalée vers le soir alors que nos équipes nettoyaient le matin pour que la ville soit propre pendant la journée Bref on a engagé un travail très important mais je le redis ici on y arrivera parce que c'est l'affaire de tous aussi avec les parisiens Oui parce que
Paris est l'une des vitrines de la France
Et que c'est une vitrine et que nous devons agir effectivement sur ce sujet
Il est 8h35 Léa Salamé
Annie Delgaux Le gouvernement veut réformer la SNCF par ordonnance Il va supprimer le statut des cheminots Est-ce que vous soutenez Edouard Philippe ?
D'abord le gouvernement fait son travail Je suis maire de Paris et pas en responsabilité de la SNCF Moi je suis une femme de gauche une sociale démocrate écologiste profondément européenne Je pense qu'il faut du dialogue beaucoup de dialogue et puis faire attention faire attention parce que le service public ça a un sens Le service public et notamment en matière de transport ça joue un rôle très très important aussi dans le défi climatique que nous sommes en train de relever Le statut des cheminots il faut le supprimer Je serai attentive comme tous les français Je ne suis pas sûre et je ne suis pas une spécialiste de la question du statut des cheminots mais moi j'aurais plutôt non pas des recommandations mais deux éléments qui vont être importants pour moi D'abord la place de ce service public qui joue un rôle essentiel notamment dans la transition écologique et énergétique et je pense qu'il faut toujours privilégier le fer sur la route y compris en termes de sécurité routière et la deuxième chose qui m'importe aussi c'est le dialogue et l'association et le travail avec les partenaires sociaux
A l'instant Jean-Yves Le Drian le ministre des affaires étrangères quitte le parti socialiste le PS se replie dans une opposition sectaire et stérile je pars réaction
c'est son droit son point de vue je pense qu'il avait déjà pris un peu ses distances moi j'ai fait le choix de rester je me suis posé la question à vrai dire Vous vous avez posé la question de rester au parti socialiste ? Ah oui depuis longtemps et d'ailleurs je l'avais exprimé publiquement notamment au moment où le parti socialiste s'était engagé dans cette fâcheuse et terrible histoire de déchéance de nationalité qui m'avait comme beaucoup d'autres militants beaucoup choquée j'ai décidé de rester mais de rester à une distance et avec toute ma liberté et de parole et d'action Entre les 4 candidats ? Et d'être pleinement maire de Paris donc entre les 4 candidats Votre coeur balance ?
Non pas du tout je n'ai absolument aucune inclinaison et je ne prends pas part à ce débat ce qui m'importe c'est vous savez aujourd'hui je pense que la vie politique est profondément modifiée je suis convaincue que par les territoires par les villes par les villes monde ont fait bouger les choses je suis convaincue parce que je préside aussi le réseau des plus grandes métropoles mondiales le C40 je suis convaincue que c'est à l'échelle des villes qu'on est en train de faire bouger les choses et sur le climat mais aussi sur des grands défis je pense aux défis migratoires qui ne concernent pas que l'Europe et que Paris et c'est là que j'ai envie de m'investir et d'agir
Anne Hidalgo c'est la journée internationale des droits des femmes quand on vous reproche une certaine rigidité un manque de concertation un certain autoritarisme dans votre manière de diriger Paris vous répondez sexisme misogynie parce que je suis une femme et toutes les femmes politiques sont accusées d'être autoritaires est-ce que c'est pas un peu court ? Est-ce que vous pensez
qu'il n'y a pas de sexisme en politique ? Que le monde politique échappe au sexisme et aux représentations sexistes ?
Parce que quand vous êtes critiquée c'est forcément sexiste Mais non ne soyons pas non plus caricaturaux mais je pense qu'il y a une représentation extrêmement sexiste et même machiste des femmes de leur rôle dans la vie politique s'il y a un monde avec une violence sexiste inouïe c'est bien le monde politique ça fait quelques années que j'y suis ça fait quelques années que j'ai vu ce que ça donnait j'ai réussi à percer ce fameux plafond de verre puisque je suis maire de Paris et qu'on n'est pas très très nombreuses les femmes maires présidentes d'exécutifs ou les femmes qui sommes à ce niveau de visibilité et de responsabilité dans la vie politique et ceux qui essayent de dire enfin ça n'a rien à voir avec la représentation sexiste sont quand même particulièrement gonflés si ça a à voir Donc quand Valérie Pécresse
vous critique ça ne peut pas être du sexisme Bien sûr
et il n'y a pas que du sexisme en politique il y a aussi heureusement y compris entre femmes de gauche et de droite du débat d'idées de la confrontation de projets mais c'est un peu court et effectivement dans la rhétorique qu'on entend aujourd'hui notamment sur les femmes pas que dans le monde politique j'en parle aussi avec des dirigeantes d'entreprises avant d'arriver au pouvoir on n'a pas les épaules assez solides j'en ai eu le reproche on n'a pas la capacité on n'a pas l'autorité et une fois qu'on est en responsabilité et qu'on exerce les responsabilités et le pouvoir comme par hasard on est dur on est brutal et on est autoritaire c'est quand même un peu court
On est en ligne au standard avec Benjamin Bienvenue Benjamin vous avez la parole
Oui bonjour Madame Hidalgo Hier on apprenait dans le parisien et sur BFM que la société Streetéo que vous avez mandaté pour dresser les nouveaux forfait SPS avait fraudé des contrôles un avocat a posé un recours au conseil d'état pour annuler le forfait FPS pour abus de droit craignez-vous une annulation du forfait FPS forfait post-stationnement par le conseil d'état prochainement comme vous avez pris une déconvenue au tribunal administratif
Merci Benjamin pour cette question qui porte sur les contraventions et les prunes comme on disait avant
D'abord je pense que la situation que nous vivions auparavant était totalement anormale à savoir la règle c'était on se garde n'importe où et on ne paye pas son stationnement donc nous sommes venus à quelque chose de normal nous avons par le biais d'un marché confié à trois sociétés d'ailleurs qui ont gagné ces marchés le soin de faire vérifier et remonter à la fois les contraventions et le respect du stationnement nous avons mis en place d'ailleurs beaucoup beaucoup de dérogations les professionnels de santé professionnels libéraux ont bien sûr droit à l'écart de stationnement c'est aussi UBS que les nouveaux délibres alors non non ne dites pas les choses de cette façon là parce que en gros sur les remontées que nous avons de toutes les sociétés qui sont aujourd'hui chargées de ce contrôle seuls 3% des PV sont contestés 3% c'est la règle absolument générale de contestation des PV en France mais bien sûr une société et c'est nous qui l'avons décelée on a décelé une anomalie il y a quelques semaines en observant qu'il y avait un surcroît d'utilisation de cartes de personnes en situation de handicap et on s'est dit qu'il y avait quelque chose d'un peu anormal dans ces faits et donc nous avons nous-mêmes engagé une enquête interne et bien évidemment la société s'est expliquée et a pris des sanctions aussi vis-à-vis des cadres et agents malveillants qui ont fraudé parce que ce sont des fraudeurs
qui sont des fraudes Yves Descôtes d'Armor vous pose la question suivante Paris est peuplé de rats au sens propre il ne parle pas des habitants comment lutter contre cette invasion Anne Hidalgo c'est vrai que j'en croise la nuit des rats en venant ici c'est une première ça ne m'était jamais arrivé par le passé
je pense que ce n'est pas une première ça arrive depuis longtemps là aussi je lisais quelques articles sur le fait que Bordeaux d'autres grandes villes de France sont confrontées au même phénomène il y a eu une évolution de la réglementation européenne qui a interdit l'utilisation d'un certain nombre de molécules qui étaient très efficaces pour combattre les rongeurs il y a quelques années et qui effectivement a placé pas simplement Paris mais beaucoup de villes européennes et françaises dans une situation consistant à trouver de nouvelles méthodes respectueuses de la réglementation santé publique européenne mais en même temps efficaces pour lutter contre les rongeurs il y en aura au moment des Jeux Olympiques nous sommes en train d'y travailler c'est aussi un sujet sur lequel on travaille avec New York qui est confronté exactement à la même situation donc très gros voilà je pense que il faut c'est un sujet viral je sais que quand on cliquera ça buzz ça fait des articles qui sont lus ça fait beaucoup de buzz mais je pense qu'il faut que chacun de façon objective et rationnelle travaille là où est sa responsabilité ce que je fais pour effectivement faire en sorte qu'il y ait moins de rongeurs dans la capitale
merci Anne Hidalgo d'avoir été au micro d'Inter ce matin dans quelques instants le carrefour du 7-9 édito médias histoire politique revue de presse et Léa l'humour avec Tanguy Pastureau à l'humour
à l'humour
Anne Hidalgo