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DébatC dans l'air (sur YouTube)· 10 juillet 2024 66 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleJustice

Un Premier ministre à gauche... ou à droite ? #cdanslair 09.07.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Avec qui s'allier pour avoir une majorité de 289 députés?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que la gauche a gagné en sièges mais aussi la bataille de la communication?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est vraiment l'aspiration des Français aujourd'hui d'avoir un Premier ministre de gauche?

  • 18:20FerméeRéponse directe

    Est-ce que ça peut tenir au-delà du budget?

  • 23:20OuverteRéponse directe

    Est-ce que le président de la République est en train de bloquer la situation pour garder le pouvoir?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00J.-L.MélenchonFait
    « Plus vous expliquez quelque chose de simple... Je fais partie de la solution mais pas du problème. »
  • 5:00C.CornudetFait
    « E.Macron devrait faire un message à l'AFP cet après-midi pour dire qu'il va entamer une série de consultations. »
  • 10:00O.BeaumontFait
    « Le Nouveau Front populaire est arrivé en tête dimanche. »
  • 15:00B.TeinturierChiffre
    « Le bloc central, s'il finit à un niveau supérieur à ce qu'il pouvait redouter, il finit très fragilisé, avec 80 députés en moins. »
  • 20:00O.BeaumontPromesse
    « Le Smic à 1600 euros promis par la gauche entraînerait une réaction immédiate des marchés et une récession. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Always. ... - C.Roux: Bonsoir.

Bienvenue. 48 heures après le 2e tour, la situation reste toujours aussi confuse. La gauche fait son arrivée en force cet après-midi à l'Assemblée nationale et promet un Premier ministre avant la fin de la semaine.

Elle assure qu'elle appliquera tout son programme, Sans répondre à la question: "avec qui s'allier pour avoir une majorité de 289 députés?" J.-L.Mélenchon a ciblé cet après-midi le président de la République, accusé de bloquer la situation "pour conserver le pouvoir".

E.Macron a été silencieux jusque-là. Il n'a toujours pas décroché son téléphone pour joindre une des figures de la gauche.

A droite et au centre, des voix s'élèvent pour réclamer une coalition des raisonnables. Chez LR, la porte à toute discussion semble plutôt fermée. Malgré les tractations, le paysage politique reste atomisé et les solutions de sortie de crise sont difficiles à imaginer.

C.Cornudet, vous êtes éditorialiste politique pour "Les Echos". J.Garrigues, vous êtes historien, président de la commission internationale d'histoire des assemblées.

O.Beaumont, vous êtes grand reporter au service politique du journal "Le Parisien-Aujourd'hui en France". B.Teinturier, vous êtes directeur général délégué de l'Ipsos.

Merci de participer à cette émission en direct. Je vous propose de revenir sur les principales déclarations de ces dernières heures. Face aux blocages, chacun y va de sa proposition et de sa solution. - M.Tondelier: Tant que tout le monde n'est pas content, on ne commence pas.

C'est comme le gouvernement. - La réponse est oui. - Ces dernières 24 heures, les frontières bougent. - Je ne sais plus quelle est la géographie des formations politiques. - J.-L.Mélenchon: Plus vous expliquez quelque chose de simple...

Je fais partie de la solution mais pas du problème. - Nous nous préparons à gouverner. - Oui, mais avec qui? - Celles et ceux qui vous disent toute la journée que c'est très simple et que ça va être rapide vous mentent. - Dans son couple comme en famille, on construit des compromis en permanence. - Même avec la Macronie? - Dans votre coalition, il y aurait qui? - Elle va de la gauche à LFI jusqu'à la droite, hors Front national. - Nous sommes condamnés à travailler ensemble. - C'est un doux rêve.

Vous me voyez gouverner avec F.Hollande? - Je ne pense pas qu'on soit en situation d'avoir une coalition plus large. - Ca, c'est dit.

Annonce du jour: ex-insoumis cherche un nouveau parti. - Je me disais en me couchant hier qu'il y avait des coopératives ouvrières. Pourquoi on n'aurait pas des coopératives politiques? - Il faut débarrasser le mouvement des pratiques inutiles. - Il faut laisser les escargots dégorger. - Combien de temps exactement? - C.Roux: On va revenir sur toutes ces propositions.

Ca donne le spectacle d'une grande confusion. Question. - C.Cornudet: Très bonne question.

Ce que cherche E.Macron, c'est une coalition, conserver la main. Il va essayer de voir si, parmi les républicains, il y a possibilité de construire quelque chose.

F.Bayrou travaille à ça. Mais quand on regarde la mathématique, il n'y arrive pas.

Tous ceux de gauche, comme ils sont arrivés en tête, ils ont le sentiment qu'ils peuvent y arriver tout seuls et proposer une cohabitation à E.Macron. A droite, les grandes têtes comme L.Wauquiez et G.Larcher...

E.Macron reçoit G.Larcher ce soir avant de partir aux Etats-Unis...

Mais personne ne veut de coalition. E.Macron devrait faire un message à l'AFP cet après-midi pour dire qu'il va entamer une série de consultations, mais jusqu'à présent, on ne voit pas à quoi ça pourrait ressembler.

L'autre solution, c'est la cohabitation. C'est ce que cherche à lui imposer la gauche. La gauche est arrivée première.

C'était une surprise. Elle n'a pas la majorité absolue. Ce serait un gouvernement minoritaire, susceptible de tomber à tout moment.

Il y a cette course de vitesse entre E.Macron qui cherche à bâtir une coalition et la gauche qui cherche à lui imposer une forme de cohabitation. - C.Roux: C'est parfaitement résumé.

J.Garrigues? On se demande s'il faut un Premier ministre de droite ou de gauche, la gauche étant quand même arrivée en tête il y a 2 jours. - J.Garrigues: C'est pourquoi aucune option n'est crédible pour le moment.

Il est naturel que la formation arrivée en tête se propose pour diriger le gouvernement. E.Macron n'a pas, institutionnellement, constitutionnellement, à nommer le chef de cette majorité à Matignon.

Il choisit qui il veut. Mais la pratique veut qu'on choisisse le groupe arrivé en tête. Comment imaginer que ce groupe, qui compte 180, voire 190 députés, puisse véritablement gouverner, alors que dans la législation précédente, avec plus de députés, ils ont eu des difficultés terribles?

Le NFP a sans cesse dénoncé l'usage du 49-3 et veut le supprimer alors qu'il serait forcé d'y recourir. Il y a quelque chose d'assez difficile à concevoir. Mais il y a aussi une très grosse difficulté à concevoir ce qui existe dans tous les autres pays de notre espace démocratique: une véritable coalition qui regroupe des gens de la gauche, de la droite et du centre.

Une vieille idée de F.Bayrou...

La plus grande transformation de notre histoire politique depuis le XXe siècle, c'est le gouvernement provisoire du général de Gaulle en 44, qui comptait des hommes qui allaient des communistes jusqu'à la droite républicaine. Ils ont installé l'Etat-providence. Voilà ce que peut donner une coalition. - C.Roux: Il y avait une présidentielle prévue derrière? - J.Garrigues: Non.

On sortait de la guerre. C'était des hommes qui s'étaient fréquentés et qui avaient travaillé ensemble dans la Résistance. Ils étaient unis par un même projet.

Mais la coalition est donc possible. Ca a toujours existé dans notre histoire politique. - C.Roux: A ce stade, est-ce que la gauche a gagné en sièges mais aussi la bataille de la communication?

On va voir les images de l'arrivée de F.Hollande, tous les députés LFI, PS, ce qui reste du PC...

Il y avait une idée "voici le camp des vainqueurs, on va se mettre d'accord pour trouver le Premier ministre de gauche". - O.Beaumont: Il avait déjà gagné en créant le Nouveau Front populaire après la dissolution.

C'était une victoire d'arriver à s'associer. Indéniablement, à 20h, quand les résultats tombent, les projections en sièges sont supérieures à ce qui a été à l'arrivée, mais ça a donné une dynamique pour revendiquer la victoire de ce scrutin de la part de J.-L.Mélenchon.

C'est la communication. Ils sont très présents dans tous les médias pour dire qu'ils ont gagné et que le président de la République ne peut pas leur contester leur légitimité à exercer le pouvoir. C'est d'ailleurs un peu contraire à ce qu'ils avaient dit en 2022 lorsqu'E.Macron s'était retrouvé en majorité relative.

M.Panot et d'autres parlaient de minorité présidentielle. Finalement, aujourd'hui, ils renvoient les arguments en leur faveur.

Il y a une réalité mathématique aussi. C'est pour ça que ça tâtonne et que c'est très brouillon un peu plus chaque jour. En réalité, ils ont gagné, mais mathématiquement, c'est 3 blocs assez équilibrés.

Le seul avantage pour eux, c'est qu'ils ont des figures émergentes qui disent vouloir le pouvoir. De l'autre côté, le RN, on a le sentiment qu'ils sont déjà partis un peu en vacances. Et il y a ce fameux bloc central qui se cherche.

G.Attal est sur le départ à Matignon. On sent que cette dynamique est quand même indéniablement sur la partie gauche de l'Hémicycle. - C.Roux: On se retrouve dans cette situation incroyable où le ministre de l'Intérieur, le député réélu G.Darmanin, dit que personne n'a gagné dans cette élection.

S.Séjourné, il a fait une tribune dans "Le Monde" pour dire que les gens se sont trompés de lecture de l'histoire. ...

Comme si 48 heures après, certains au centre essayaient d'expliquer qu'on s'était trompé de lecture du scrutin. - B.Teinturier: Il va leur falloir beaucoup de pédagogie et de talent oratoire.

Je veux bien que personne n'ait gagné de manière absolue, mais on ne peut pas dire que tout le monde soit au même niveau. Le bloc central, s'il finit à un niveau supérieur à ce qu'il pouvait redouter, il finit très fragilisé, avec 80 députés en moins. S'il est malgré tout à ce niveau relativement bon, c'est parce qu'il y a eu des reports, des électeurs de gauche qui ont voté pour des candidats Ensemble contre le RN.

C'est donc le plus fragilisé. Le RN n'ira pas au pouvoir. Si on revient un peu aux électeurs, on a des électeurs RN qui se disent que c'est une énorme déception.

Vous avez des électeurs du bloc central qui peuvent se dire que la défaite est moins forte que ce qui avait été annoncé ou anticipé, mais c'est quand même une défaite. Des gens disent que non, mais on se demande sur quelle planète ils vivent. 80 députés en moins...

Il y en avait 250 auparavant...

Il y avait un gouvernement de la majorité présidentielle et ça ne sera plus le cas. On ne peut pas dire qu'il y a une victoire. Pour la gauche, certes, ce n'est pas une victoire...

On a vu un pays qui reste malgré tout très à droite et du côté du RN. Le curseur est quand même à droite. Malgré tout, la gauche est en tête.

Comme on a cessé de dire que la logique, c'est que le gouvernement et le Premier ministre viennent de la coalition qui a le plus d'élus, les Français s'attendent plutôt à ça. Si on est dans des jeux de coalition où ce n'est pas ça, le pire scénario, c'est qu'ils se disent que rien ne change malgré la dissolution. - C.Roux: Depuis hier soir, on a eu beaucoup de questions de gens qui se disent que le pays est à droite et qu'ils vont avoir un Premier ministre de gauche.

Vous pouvez flasher le QR code avec votre smartphone pour interroger les experts. C'est une arrivée en force à l'Assemblée, mise en scène par le NFP, qui goûte sa victoire surprise. Mais derrière les sourires, les tractations demeurent, en l'absence de consensus sur le nom de celui ou celle qui s'installerait à Matignon. - Pour certains, c'est un nouveau chemin.

Pour d'autres, c'est un retour à de vieilles habitudes. Depuis hier, en plein mois de juillet, il souffle comme un air de rentrée des classes à l'Assemblée nationale. Pour les 577 députés, passage obligatoire devant les journalistes, photos individuelles...

Et photos de groupe. A gauche, on se congratule. Le Nouveau Front populaire est arrivé en tête dimanche.

Et qui dit jour de victoire dit invité surprise, avec un message directement pour le président. - J.-L.Mélenchon: Je pense qu'il fait exprès de traîner, le président de la République.

Il bloque la situation. Il veut garder le pouvoir le plus longtemps possible. - Depuis dimanche, les membres du Nouveau Front populaire sont unanimes: il leur revient la responsabilité de former un gouvernement. - M.Panot: Nous sommes, avec le NFP aujourd'hui, la première force politique à l'Assemblée nationale.

C'est l'issue du scrutin de ce dimanche. Nous exigeons qu'E.Macron respecte le vote populaire en choisissant de nommer un Premier ministre ou une Première ministre issue du Nouveau Front populaire. - La réalité, c'est que cette coalition existe parce que nous sommes 4.

C'est l'alliance des 4 qui fait que nous sommes la première force politique républicaine de ce pays. - Qui pour endosser le rôle du futur Premier ministre? Depuis hier circule le nom de C.Guetté, coordinatrice du programme de J.-L.Mélenchon à la dernière élection présidentielle. - Je la trouve fantastique.

Ca me va si c'est elle. - Elle n'est pas trop clivante? - Je ne sais pas ce qu'il vous faut... - Mais au sein des autres partis de gauche, pas question de donner la priorité à LFI.

Certains se positionnent. - O.Faure: Dans la fonction qui est la mienne aujourd'hui, je veux toujours assumer ma fonction de Premier ministre.

J'ai toujours dit que j'étais prêt. - Et les dissidentes LFI ne s'avouent pas vaincus non plus. Ils appellent Les Ecologistes et les communistes à créer un nouveau groupe commun. - A.Corbière: Un grand groupe commun, c'est pour tous ceux qui le souhaitent, avec souplesse et tendresse, comme le dirait F.Ruffin.

Je pratique le pardon des offenses. Mais le sectarisme et la brutalité, quand l'extrême droite est si forte, c'est une erreur politique. - Tractations politiques dans le camp présidentiel aussi.

Les ténors de Renaissance cherchent une coalition. G.Darmanin regarde vers la droite.

Il a invité à déjeuner plusieurs députés issus de l'aile droite de la Macronie. - G.Darmanin: Je constate que la droite républicaine reste très forte.

En tant qu'homme de droite républicaine et populaire qui soutient le président, je me dis qu'il faut peut-être s'ouvrir à cette droite républicaine un peu plus qu'on ne l'a fait auparavant et trouver cette alliance politique demain. - L'ancienne présidente de l'Assemblée nationale veut même aller un peu plus loin. - Y.Braun-Pivet: Avec les centristes, l'UDI et Les Républicains, nous sommes capables de représenter une autre force politique alternative.

Nous ne sommes pas dans la même situation. - Votre option, c'est d'aller chercher à la droite et au centre droit? - Y.Braun-Pivet: Et chez les sociaux-démocrates, avec les socialistes et les écologistes. - Dans le chaos d'une rentrée mouvementée, il y en a un que l'on n'a toujours pas entendu depuis dimanche.

Le président va s'envoler pour un sommet de l'Otan aux Etats-Unis demain matin sans avoir émis le moindre avis sur la situation politique du pays. - C.Roux: On va revenir sur le rôle du président de la République.

On a interrogé tout à l'heure un constitutionnaliste. On l'écoutera sur les armes d'E.Macron dans ce moment de confusion.

Question. - C.Cornudet: Je pense que c'est ce qu'il va se passer.

Il essaie de résister. C'est pour ça qu'il va ouvrir des discussions. C'est pour ça qu'il tend la main à la droite.

Il veut que la droite porte la responsabilité aussi d'avoir fait venir au pouvoir le Nouveau Front populaire. - C.Roux: En refusant... - C.Cornudet: En refusant publiquement.

C'est pour ça qu'il va recevoir G.Larcher. Mais je ne vois pas comment il y échappe.

Ses proches appellent ça un coup d'Etat médiatique, mais il n'empêche que la gauche arrive à imposer l'idée qu'ils sont victorieux et qu'ils ont avancé. Là, ils ont accéléré. Aujourd'hui, le nom d'O.Faure s'entend dans la bouche de tous les partis de la gauche.

M.Panot a dit que ce serait quelqu'un du Nouveau Front populaire. Elle ne dit plus que ce serait quelqu'un de LFI.

C.Guetté était au départ le nom qu'avançait LFI, mais aujourd'hui, c'est une personnalité plus ronde, plus centrale dans la gauche, O.Faure, qui a très longtemps joué...

Il a pris ses distances avec J.-L.Mélenchon, mais il a été suffisamment proche de lui pour que ça ne devienne pas son ennemi.

C'est important. En même temps, comme le PS, à travers lui, essaye de rééquilibrer le rapport de force au sein de la gauche en faveur du PS...

Il y a des discussions qui ont eu lieu avec F.Ruffin. Finalement, il part de LFI et ne va pas au PS parce que c'est trop compliqué culturellement pour les gens qui feraient ce pas, mais il va rejoindre les communistes ou peut-être Les ecologistes.

Ils sont d'accord ensemble pour avoir un gros groupe à gauche qui ne soit pas LFI. - C.Roux: O.Faure, premier secrétaire du PS...

Si c'est lui, il saura convaincre des députés du centre, de la Macronie, d'Ensemble? - C.Cornudet: Ca dépendra beaucoup du programme qu'il mettra en avant, mais c'est un tempérament.

C'est le contraire de celui qui s'achèterait une veste verte. C'est l'homme qu'on ne voyait jamais venir. Son premier mentor était F.Hollande.

Il avait cette stratégie d'être toujours dans les coulisses. Il a déboulé au dernier moment. Il est un peu passe-muraille.

Il a un timbre très mesuré. Il n'est jamais dans les invectives. Il n'aime pas les coups d'éclat.

Mais c'est un tacticien. Il arrive à finir par être le point d'équilibre. - C.Roux: C'était un ancien collaborateur de J.-M.Ayrault. - C.Cornudet: Puis de F.Hollande.

Et il a rompu brutalement avec F.Hollande au moment de la déchéance de nationalité. Il est devenu un peu frondeur. - C.Roux: Ce n'est pas le seul à avoir dit qu'il s'y verrait bien.

C.Autain a dit qu'elle était tout à fait prête à prendre cette responsabilité. Sur l'éventualité d'ici à la fin de la semaine de voir émerger comme candidature portée par cette gauche, le nom d'O.Faure... - B.Teinturier: Je suis d'accord avec C.Cornudet.

Le jeu est plutôt du côté de la gauche. Que ce soit représentatif ou pas des électorats, ce n'est même plus tout à fait la question...

Mais c'est la coalition qui est arrivée en tête. O.Faure a joué pendant longtemps en étant le point d'équilibre entre le centre gauche et la gauche radicale.

S'ils proposent ce nom, il formera plutôt un gouvernement de gauche avec des LFI, mais pas un Premier ministre, et ensuite, quand il s'agira de travailler sur des politiques, évidemment qu'il y aura des sujets sur lesquels il faudra chercher des voix avec une partie des élus d'Ensemble d'ailleurs. Mais dans ce genre de coalition, à l'étranger, au début, on bombe le torse et après... - C.Roux: Il faut composer.

Ce serait une réponse au scrutin de dimanche? - B.Teinturier: Il n'y a pas de bonnes réponses au scrutin, mais c'est probablement une des moins mauvaises réponses. - J.Garrigues: Je suis assez d'accord. - C.Roux: On anticipe un peu en imaginant que c'est lui, mais c'est une hypothèse. - J.Garrigues: Il correspond à l'axe le plus compatible, avec cette victoire incontestable du Nouveau Front populaire et la nécessité d'élargir sur certains sujets cette majorité à la gauche du bloc central, peut-être même à toute une partie du bloc central.

Le bloc central est aussi en train de travailler avec S.Houlié, qui prépare quelque chose. La Fédération progressiste de F.Rebsamen a travaillé sur des alliances avec les socialistes.

Ce sont des anciens socialistes. F.Rebsamen est un ancien ministre de F.Hollande.

Et il y a la présence de F.Hollande à l'Assemblée nationale. Sa présence n'est pas anodine.

Elle compléterait la stratégie d'O.Faure qui consiste à rééquilibrer la gauche en faveur du bloc social-démocrate. Je suppose que F.Hollande, et c'est même certain, son intention est là. - C.Roux: C'est de faire la clarification avec LFI. - J.Garrigues: On n'imagine pas que dans le gouvernement qui va être nommé, on va avoir des LFI trop radicaux ou intransigeants.

On va choisir des LFI compatibles. - C.Roux: Il y a un doute sur votre droite. - B.Teinturier: Ca fera partie des gages qui seront donnés.

C'est pour ça qu'il n'y a pas de bonne composition possible. Il y aura de la frustration de l'électorat par rapport à tous les boas qui ont été avalés pendant cette campagne et l'entre-deux-tours. Il y a une amertume, une colère et une déception qui seront immenses.

Il n'y a pas de bonne solution. - J.Garrigues: Je parle des plus compatibles. - C.Roux: B.Teinturier disait qu'il faudrait que ce soit une réponse par rapport à ce qui s'est exprimé dans les urnes.

S'il y avait un Premier ministre comme O.Faure, pour le PS, avec un gouvernement élargi à Ensemble avec une partie de cette Macronie de gauche qui serait peut-être favorable...

Une négociatrice du PS disait ce matin ceci. ...

Est-ce que ça peut tenir au-delà du budget? - O.Beaumont: Je suis assez pessimiste.

Un Premier ministre de gauche et un gouvernement de gauche, est-ce que c'est vraiment l'aspiration des Français aujourd'hui? Je n'en suis pas vraiment convaincu. On sait que le pays est plutôt à droite.

Ne nous leurrons pas non plus sur le résultat de cette élection, qui est le fait de négociations d'appareils entre-deux-tours, qui a permis de sauver les meubles du côté du Nouveau Front populaire et du côté de la majorité sortante. Cette photographie de l'Hémicycle ne me semble pas correspondre à la réalité politique des Français. 2e chose, le danger qui guette immédiatement O.Faure, si c'était lui ou d'autres figures modérées dans une majorité relative, c'est le poids des élus insoumis.

Il y a une réunion de groupe pour Renaissance aujourd'hui. Pour eux, c'est clair. S'il y a un député insoumis nommé ministre, ce sera la motion de censure le lendemain.

On reviendra à la case départ. Les insoumis voudront avoir leur part du gâteau dans le gouvernement. Ils seront dans ce rapport de force.

Ils voudront une grande part du gâteau. O.Faure aura-t-il les muscles assez solides pour leur résister?

Par rapport à l'échéance du budget, je suis assez pessimiste. Et la réaction des électeurs, dont beaucoup ont le sentiment de s'être fait voler...

Ils ont conscience qu'il y a eu une petite tambouille dans l'entre-deux-tours et ils se sont fait avoir au passage. - C.Cornudet: Ce n'est pas impossible que, puisqu'il n'arrive pas à faire une coalition, E.Macron se dise: "Tant pis, on les met au pouvoir.

Qu'ils tombent". Après, ce sera peut-être le temps de faire revenir les gens en responsabilité. Mais un gouvernement de gauche y compris LFI, ça fait exploser le camp présidentiel aujourd'hui.

F.Bayrou ne reste pas dans une alliance qui soutient un tel gouvernement. E.Philippe, n'en parlons pas.

Renaissance se coupe en deux. - C.Roux: On a entendu dans les médias J.-P.Raffarin et d'autres dire qu'il y aurait un bloc central qui irait des LR au PS.

On a des réactions des Républicains, qui sont très fermes. L.Wauquiez a dit ceci. ...

B.Retailleau également... ... - B.Teinturier: Même si le pays est à droite, à partir du moment où vous enlevez le RN, vous avez des LR qui ne veulent pas aller au pouvoir avec le bloc central.

L'option peut correspondre à une partie de l'électorat... - C.Roux: La différence, c'est de dire qu'ils sont en cohabitation avec la droite.

Qu'on leur mette un Premier ministre de droite. Ce n'était pas vraiment la coalition au moment des retraites. - B.Teinturier: Vis-à-vis du pays, en nombre de députés, la droite, c'est un peu plus de 60.

Le Premier ministre devient le Premier ministre qui sort de cette force politique...

En termes de réaction de l'opinion, ce serait une nouvelle couleuvre difficile à avaler pour tous les autres. - J.Garrigues: L'obsession des Républicains aujourd'hui, c'est de mettre en orbite L.Wauquiez pour la présidentielle.

C'est chez eux quelque chose de décisif. Ca correspond à la sensibilité de la culture de droite. Il s'agit de viser l'élection présidentielle.

C'est un peu différent de ce qui se passe pour la gauche, qui veut aller au pouvoir et appliquer ses réformes. Aujourd'hui, ça semble contre-intuitif d'avoir quelqu'un qui vient de la droite pour diriger un gouvernement alors que c'est la gauche qui vient de gagner les élections. Il n'y a pas d'obligation institutionnelle, mais dans la pratique, ça paraît absurde.

Cela dit, il paraît contre-intuitif d'associer LFI, ou des éléments marqués de LFI, à un prochain gouvernement. Les enquêtes montrent que la force politique la plus répulsive en France, J.-L.Mélenchon en tête, c'est LFI.

Le RN a fait de J.-L.Mélenchon son repoussoir idéal.

Il y a 10 millions d'électeurs dont il faut prendre compte malgré tout. - C.Roux: Il y a une autre option défendue par la présidente de l'Assemblée, Y.Braun-Pivet, candidate à sa succession.

Comme F.Hollande veut aussi ce poste, il sera très disputé. Il y aura une élection le 18.

Elle dit: "Mettons-nous d'accord sur pas grand-chose, trouvons une coalition autour de 4 grands sujets." Elle parle de 4 chantiers essentiels pour les Français: l'école, le service public...

Des sujets très consensuels. Est-ce que ça peut être une manière de travailler en disant qu'on va aller chercher à gauche et à droite des individualités pour essayer de bâtir des majorités sur des textes comme ceux-ci? - C.Cornudet: Il faudrait déjà une liste des personnalités capables d'avoir le même raisonnement qu'elle pour voir à quoi ça ressemble.

Aujourd'hui, ni à gauche ni à droite on voit des gens prêts à franchir ce pas. A droite, je ne vois qu'une personne, c'est X.Bertrand.

Il dit qu'il faut faire une coalition avec la droite, que c'est l'attente du pays. Il essaye aussi de convaincre E.Macron.

Le programme du Nouveau Front populaire, c'est détricoter tout ce qu'a fait E.Macron depuis 7 ans. Mais il est très seul aujourd'hui. - C.Roux: Il faut trouver 289 députés pour faire passer des textes. - J.Garrigues: Il faut surtout ne pas avoir 289 députés qui peuvent vous renverser.

C'est différent. - O.Beaumont: S'entendre sur 3, 4 ou 5 sujets majeurs pour le pays, c'est ce sur quoi travaille aujourd'hui l'Elysée.

Rendez-vous compte où on en est aujourd'hui. D'une opération clarification, d'un gouvernement qui était majoritaire même en situation relative, ils en sont à faire ce tripatouillage pour sauver les meubles. Il y a une autre option qui risque d'être formulée ce soir par E.Philippe, invité dans un 20h, c'est de proposer que s'ils arrivaient à s'entendre dans le cadre d'une coalition du bloc central, que le Premier ministre ne soit pas quelqu'un issu du camp macroniste.

Soit LR, soit PS... "En gage de bonne volonté sur notre envie de travailler ensemble et de dépasser les clivages, il s'agirait de présenter une figure un peu idoine." Vous avez cité X.Bertrand.

Il avait été pressenti par le passé. E.Macron l'avait sollicité durant le 1er quinquennat pour rejoindre son gouvernement.

C'est ce que va essayer de pousser normalement E.Philippe. - C.Roux: Est-ce que le président est en train de bloquer la situation pour garder le pouvoir?

C'est ce que disait J.-L.Mélenchon.

M.Tondelier disait hier que c'était incroyable qu'il n'ait pas pris son téléphone pour appeler une personnalité de gauche. - O.Beaumont: Pour appeler qui?

Ils se contestent tous le leadership à gauche. Il suffit qu'il appelle J.-L.Mélenchon pour qu'O.Faure dise qu'il y a un déni de démocratie car il aurait dû l'appeler, lui... - C.Roux: Il ne joue pas la montre? - O.Beaumont: Si.

Il y a une course de vitesse. Mais paradoxalement, ils reconnaissent tous que ça va être très long. Cette phase de décantation ne va pas se faire du jour au lendemain.

Le président de la République est dans cette temporalité plutôt longue. Une fois que la cartographie de l'Assemblée avec les différents groupes composés et la nomination du président, il pourrait être possible qu'on fasse une petite pause dans le pays. On n'arrive pas à s'entendre, on se revoit après l'été.

Les Français ont besoin d'une pause. On reparle de tout ça fin août...

C'est un scénario à ne pas exclure. - J.Garrigues: Ca me paraît plutôt souhaitable qu'on fasse une pause.

Le monde ne va pas s'écrouler si G.Attal garde la maison Matignon pendant quelques semaines supplémentaires. Qu'est-ce qui se passe dans les pays étrangers?

On voit des constructions de coalitions qui prennent des mois. Je ne demande pas que ça se passe pendant des mois, la situation n'est pas la même, mais qu'on prenne un tout petit peu de temps pour réfléchir...

Toutes les pièces que nous explorons se heurtent à des écueils. Ca veut dire qu'il n'y a pas de solution idéale. Ca va être la moins pire des solutions.

Peut-être qu'on peut prendre un peu de temps pour voir comment se recompose l'équilibre des forces au sein de l'Assemblée nationale, et éventuellement réfléchir à ce que proposait Y.Braun-Pivet. Est-ce qu'il n'y aurait pas effectivement 3 ou 4 thématiques, notamment sur la transition écologique...

L'historien que je suis n'est pas choqué... - C.Roux: C'est pour ça que vous êtes là. - J.Garrigues: Je ne suis pas surpris par la manière dont on rejette d'emblée cette idée chère à F.Bayrou de rassembler des modérés de même tempérament pour essayer d'aller ensemble.

Cette situation a un écueil, c'est de rejeter... - C.Roux: On nous a expliqué ici même qu'on est dans un pays où il y a une grande fracturation.

L'idée qu'on puisse se mettre autour de la table alors qu'on ne pense pas la même chose, ça paraît hors de portée. - J.Garrigues: D'où la nécessité pour un éventuel gouvernement de coalition de ne pas oublier les 10 millions d'électeurs du RN qui, qu'on le veuille ou non, sur des thèmes comme la sécurité, l'ordre et l'immigration, ont des choses à dire et des attentes. - C.Cornudet: En Allemagne, quand il y a tout ce moment de réflexion sur la coalition, la première force arrivée en tête au Parlement joue le jeu.

Là, elle ne veut pas entrer dans cette logique. - C.Roux: Question. - O.Beaumont: C'est facile de rigoler de l'extérieur.

On n'est pas dans la même culture politique. La règle du jeu, elle se fait en construisant. Jusqu'à présent, la France n'était pas dans cette culture.

Tout le monde apprend en marchant. C'est normal que ça se passe comme ça en ce moment. - B.Teinturier: La très grande difficulté, c'est que vous avez non seulement une tripartition, mais à l'intérieur des blocs...

Dans le bloc central, il y a un bout de gauche et un bout de droite. Il y a des anti-LFI et d'autres qui sont avec. - C.Roux: Dans ces moments-là, on se tourne souvent vers des historiens et parfois aussi vers les constitutionnalistes.

Chacun se réfère à nos institutions. Nous avons rencontré B.Morel, professeur de droit public. ... - B.Morel: Plus vous avez des groupes politiques dans votre coalition, plus c'est fragile et plus la divergence d'intérêts est importante.

Plus vos groupes sont indisciplinés, moins votre coalition a de chances de tenir. Plus vous vous rapprochez des élections...

Votre coalition est animée par des volontés contraire et veut tirer son épingle du jeu. La seule coalition possible est celle des centres. Elle sera extrêmement instable.

Quand vous avez quelque chose qui est dans une loi, vous ne pouvez le modifier que par une autre loi. Vous pouvez jouer sur certains aspects parce qu'une loi n'est jamais directement applicable. Elle est applicable avec des décrets d'application.

La réforme des retraites en tant que telle est une loi. Elle a été longuement débattue. Si vous voulez l'abroger, il faut une nouvelle loi.

Le budget, c'est le nerf de la guerre pour 2 raisons...

Vous ne pouvez pas vous en passer. Il faut un budget au 31 décembre. L'autre élément, c'est que c'est le texte le plus politique.

La Constitution donne un certain nombre d'outils. Si le budget n'a pas été rejeté mais qu'il n'a pas été encore adopté, on peut l'appliquer en attendant par voie d'ordonnance et l'article 47. S'il a été rejeté, on peut faire passer des lois d'urgence au Parlement qui permettent de prélever les impôts et de payer les fonctionnaires.

Si le Parlement refuse, s'il rejette les budgets et les mesures transitoires, on est dans la panade. A ce moment-là, on a une situation politique dans laquelle on n'a pas de budget. Le shutdown à l'américaine n'est pas impensable.

La seule option qu'on peut trouver en droit, c'est une application de l'article 16 dans lequel le président agirait par voie d'ordonnance et de décret pour appliquer le budget par ses pouvoirs d'exception. On ne devrait pas pouvoir utiliser l'article 16 sur ce sujet, mais le seul qui juge les de l'article 16, c'est le président. L'article 16 n'a pas été fait pour ça.

C'est la bombe nucléaire constitutionnelle. En arriver là serait dramatique. En période de cohabitation, le président a un pouvoir de blocage.

Il ne signe pas vos décrets de nomination et vous embête sur les ordonnances. Un gouvernement veut donner du lest au président pour qu'il ne l'empêche pas trop de gouverner. Vous n'abîmez pas trop une fonction que vous voulez représenter.

Sinon, vous allez être affaibli plus tard. - C.Roux: Il a répondu à pas mal de questions.

Question. - J.Garrigues: Elle a prouvé son adaptabilité.

C'est un système qui nous a fait passer des crises très importantes, Mai-68, la guerre d'Algérie...

Il permet de s'adapter. Il faut voir si on veut essayer de revenir à l'esprit initial de la Constitution de 58, c'est-à-dire un partage des pouvoirs entre le président de la République...

On s'est habitué à un président omnipotent ou jupitérien. E.Macron n'est plus un président jupitérien.

Il a détruit sa propre majorité. Il est en voie de quelque chose d'autre, d'un après. Avec ce qui se passe et la manière dont on focalise sur le nouveau pouvoir au Parlement, il y a une reparlementarisation de la vie publique, un rééquilibrage.

Le Premier ministre va retrouver les pouvoirs que lui confère l'article 20 et 21, de mener et de déterminer la politique du gouvernement. - C.Roux: Que fait le président de la République en ce moment?

Vous nous avez dit qu'il allait faire des consultations dans les jours qui viennent. Il part à l'Otan... - C.Cornudet: Il y a eu des questions pour savoir s'il y allait ou pas.

Certains de ses proches lui ont dit d'annuler. Il a décidé d'y aller. Ca va avec ce qu'on disait, de donner du temps au temps.

En rentrant, jeudi, il va commencer ses consultations. Une fois de plus, si la gauche arrive avec son nom, ses projets... - C.Roux: Il y aura une forme de pression sur lui?

O.Faure s'est exprimé. Il a fait un communiqué.

C'est solennel sur la forme. Il a dit que le président de la République devait se tourner vers le Nouveau Front populaire pour lui permettre de former un gouvernement. "On est prêts et on attend le coup de fil." - C.Cornudet: Ce n'est pas son style de se mettre en avant comme ça.

Il le fait parce qu'il sait qu'il a l'accord de la gauche derrière lui. C'est un bras de fer institutionnel. Pour revenir à la question de la Ve République...

On est dans l'inédit. On a connu la cohabitation. On a connu des gouvernements minoritaires et des majorités relatives.

On va peut-être avoir une sorte de cohabitation minoritaire. - B.Teinturier: Par rapport au temps nécessaire qu'évoquait J.Garrigues pour mettre en place ces coalitions et la politique...

C'est octogonal, avec la demande de résultats. Elle est extrêmement forte. Les Français veulent des résultats.

On vient de voter et il faudrait passer par un sas où il ne se passerait rien. Et ce, alors même qu'il y a une urgence de résultats...

Tous les scénarios sont envisageables. J'essaie de voir ce que ça peut fabriquer dans l'opinion. L'opinion attend des résultats.

Si on lui dit qu'il faut des mois pour trouver une coalition, pour trouver un système qui marchera, je pense que l'effet est dévastateur. Il vaut mieux avoir quelque chose qui se mette en place, quitte à ce qu'il tombe, et il tombera en quelques mois...

Si c'est un gouvernement de gauche, on est tous d'accord pour ne pas lui donner une espérance de vie profonde. Les avis des Français, il faut quelque chose après les élections. - C.Roux: Et avec une forme d'alternance. - B.Teinturier: Si ce gouvernement tombe avec une motion de censure, c'est autre chose.

C'est le jeu de la vie politique. C'est plus légitime que d'être là, dans ce qui peut être perçu comme des alliances de circonstance...

Il faut rapidement casser...

Il faut que la gauche soit capable de proposer un nom et qu'E.Macron dise qu'il le choisit ou pas. Il ne faut pas rester dans cette bulle trop longtemps, où il ne se passe rien. - O.Beaumont: Le président de la République est tout sauf inactif.

Il passe son temps au téléphone. - C.Roux: Il parle avec qui? - O.Beaumont: Avec les membres du gouvernement, des personnalités issues des Républicains.

On va voir ce qui va sortir de ce fameux communiqué, qui n'est pas encore publié. Ce n'est pas tant qu'il mène les consultations directement, parce qu'on lui conseille de se mettre en retrait, mais c'est de nommer une personnalité consensuelle qui reçoive ou qui discute un peu avec tout le monde pour essayer de trouver une solution. Je reviens sur les questionnements au sommet de l'Etat sur la question de sa participation au sommet de l'Otan.

C'est très important qu'il y aille. On rappelle autour de lui que le président doit présider. Dans le contexte d'instabilité internationale dans lequel on est et la façon dont nos voisins étrangers regardent la situation française, il a besoin de rassurer ses homologues étrangers pour leur dire que le pays tient encore debout. - C.Roux: On parlait de la pression.

Elle se fait chaque minute plus forte. A l'instant, le Nouveau Front populaire, toujours dans un communiqué, met en garde solennellement le président de la République sur le maintien de G.Attal au gouvernement.

Il y a cette pression qui va monter d'heure en heure et qui va être difficile à tenir. La confiscation du pouvoir après la volonté de redonner un souffle démocratique, c'est compliqué à défendre. - C.Cornudet: On voit monter le thème "on nous vole l'élection", depuis ce matin.

Ca va être très compliqué à tenir dans la durée. Ce n'est pas un gouvernement qui résulte de cette nouvelle Assemblée. Il serait tenu artificiellement le temps des JO.

Si vous avez cette pression très forte sur cette thématique de la démocratie, pour un président qui a voulu redonner la parole au peuple qui ne l'écoute pas, ça va être compliqué. - B.Teinturier: Si on continue à avoir les mêmes, à entendre la ministre de l'Education parler de la rentrée...

Vous voyez le décalage. Il y a eu des élections. La force centrale a perdu des députés. - O.Beaumont: Le décalage, les Français vont le voir le 14-Juillet prochain.

Le gouvernement sera derrière E.Macron. C'est lunaire. - J.Garrigues: Oui et non.

Je suis à contre-courant. Je regarde ce qui se passe dans toutes les grandes démocraties matures. Je me demande si la crise que nous vivons ne serait pas le moyen de changer un peu nos pratiques politiques.

Je parlais tout à l'heure de rééquilibrage entre le Parlement et le pouvoir exécutif, entre le Premier ministre et le président. Je rappelle que la bonne nouvelle de cette séquence, c'est la repolitisation, avec cette forte participation. Il y a une attente de changement, mais si c'est pour que ce changement dure 3 mois et qu'on se retrouve dans une déception encore plus terrible...

J'ai un peu peur. Je pense qu'il faut garder à l'esprit la réaction de ces 10 millions d'électeurs qui se sont portés sur le RN. - C.Roux: Il faut les prendre en compte. - J.Garrigues: Ils sont écartés... - C.Roux: Seraient-ils hostiles à une mesure comme le Smic à 1600 euros?

Réservez votre réponse. Pendant cette période de tractations, les acteurs économiques s'inquiètent. Ils le font savoir.

Le Medef évoque une situation dramatique. La CPME estime déjà que le Smic à 1600 euros promis par la gauche entraînerait une réaction immédiate des marchés et une récession. - Cette entreprise en bonne santé de 250 salariés avec un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros est spécialiste de l'hébergement informatique.

Depuis quelques semaines, cette PME fait les frais de la crise politique. - Le flou est total. On est dans une situation de statu quo.

On est à l'arrêt en termes de commandes et en termes d'investissement de nos clients. Cette situation arrive avec une conjoncture déjà compliquée, depuis le dernier trimestre 2023, avec une croissance à zéro. - La PDG du groupe depuis 2007 vit dans l'incertitude et la crainte de voir arriver la gauche à Matignon. - Aujourd'hui, il n'y a pas de programme à proprement parler pour les entreprises dans le programme du Nouveau Front populaire.

C'est cette question qui nous inquiète le plus. Il n'y a pas de mesures concrètes pour favoriser la croissance des entreprises, y compris sur l'emploi. - Depuis quelques semaines, la société a décidé de geler les embauches.

Chez les artisans aussi, les mesures du Nouveau Front populaire inquiètent. - Tu me fais les traditions? - En particulier la mesure phare de son programme: l'augmentation du Smic.

Avec 3 boutiques et 60 employés, cet homme a fait son calcul: ça ne passera pas. - C'est 50 à 70 % de la marge qui disparaît. Après, je serai sur le fil du rasoir par rapport à l'équilibre économique de l'entreprise.

On va finir par mettre la clé sous la porte. - Il craint de ne pouvoir répercuter ce surcoût en magasin en raison d'une autre promesse de la gauche: le blocage des prix sur les produits de première nécessité. - Si je n'ai plus la capacité de choisir mes prix, je ne peux plus choisir mes revenus, mes produits.

En face, je suis convaincu que les charges vont augmenter. Il risque d'y avoir un effet ciseaux terrible entre plus d'augmentation des revenus et une augmentation des charges. Ca me met dans un état de stress important. - La marge a déjà chuté ces dernières années avec la hausse des matières premières. - Bonjour. 1,20 euro.

Entre les "gilets jaunes", la covid, la crise de l'énergie et la guerre, nous, chefs d'entreprise, on vit dans la permacrise. Notre job est de réagir au coup par coup. Quand ça vient vite comme ça, ça fait peur. - Des patrons qui ont besoin d'être rassurés.

Le Medef a appelé le futur gouvernement à mettre en oeuvre une politique lisible et stable. - C.Roux: On l'apprend à l'instant...

P.Martin est interrogé dans "Les Echos". Il dit que le NFP serait fatal pour l'économie française. - C.Cornudet: C'est leur cauchemar.

Les milliers d'entreprises n'avaient pas envie du RN, mais ils n'ont cessé, au RN, d'édulcorer leur programme pour se rendre acceptables par les entreprises. Le programme du Nouveau Front populaire a été bricolé en 4 jours. Il a été très chargé sur l'économie.

C'était tellement compliqué entre les partenaires sur la question ukrainienne et Gaza...

Ils ont mis de l'eau dans leur vin et ont chargé sur l'économie. Il y a tellement de mesures que les entreprises ne voient pas comment ils vont faire. Il y a la hausse du Smic...

B.Vallaud, du PS, a commencé à dire qu'il trouverait un système de péréquation entre grandes et petites entreprises pour que ça ne touche pas trop les petites entreprises...

En 3 semaines, le monde économique est passé de l'angoisse du RN à "mon Dieu, on va avoir la gauche au pouvoir". - C.Roux: Les marchés ont été plus réactifs à la crainte du Nouveau Front populaire qu'à la crainte du RN. - C.Cornudet: Oui.

Le programme économique est beaucoup plus ambitieux socialement. Va se poser démocratiquement une question: les électeurs qui ont voté pour le Nouveau Front populaire ont-il voté pour ce programme ou ont-ils voté pour faire barrage au RN? C'est mis en pression sur la gauche pour qu'elle amoindrisse vite ses mesures économiques.

C'est ce qu'on entendait quand E.Macron a conduit la réforme des retraites. "Mais on a voté pour faire barrage, pas pour la réforme des retraites." Question. - B.Teinturier: Ils sont opposés au système des retraites, à la réforme mise en place.

Les 2 programmes, celui du RN et celui du bloc de gauche, ont suscité une très grande crainte dans l'opinion publique, pour des raisons différentes. Dans les milieux économiques, on était un peu plus rassurés ou moins inquiets par le programme du RN à cause de l'exemple de G.Meloni. "Elle n'est pas sortie de l'Europe.

Elle a mis de l'eau dans son vin." On est dans une crainte sur des mesures très concrètes. La hausse du Smic peut être radicale pour de nombreuses TPE.

Il y avait cette idée d'un système de péréquation perçue comme une usine à gaz dans les milieux économiques... - C.Roux: On peut expliquer ce que c'est?

C'est un principe qui consistait à dire que les grandes entreprises feraient un fonds pour aider les petites entreprises à augmenter le Smic. - B.Teinturier: On est conscient qu'en augmentant le Smic, on augmente les charges des entreprises.

On prendra de l'argent aux grandes entreprises pour le donner aux petites entreprises. Ce mécanisme était perçu comme une usine à gaz. La hausse du Smic, vous pouvez la prendre par décret.

Pour mettre en place ce système de péréquation, ça ne se fait pas par décret. Il faut trouver une majorité. C'est autre chose.

Les milieux économiques ont raison, par rapport à leurs inquiétudes, de se dire que s'il y a une hausse du Smic, il n'y aura pas ce mécanisme, qu'ils rejettent de toute façon, parce qu'il faudra passer par une loi et qu'il faudra une majorité pour la voter. - O.Beaumont: Il suffit de parler aux commerçants autour de nous, de coiffeurs, de restaurateurs, pour voir qu'il y a une inquiétude.

Il y a aussi le secteur de l'immobilier. Il anticipe souvent le comportement des Français. Traditionnellement, avant une présidentielle, le marché de l'immobilier est figé parce que les Français attendent de savoir quel sera le prochain président de la République, en fonction de son programme, s'ils pourront emprunter plus ou moins pour s'acheter un bien immobilier.

Ils redoutent le programme dépensier du NFP. Au premier trimestre, 18 % d'entreprises ont été en défaillance de plus par rapport au premier trimestre de l'année précédente. Le contexte n'est déjà pas très bon.

Il pourrait s'accentuer. Il y a aussi les agences de notation. Dans un système mondialisé, il faut voir ce que ça va donner.

Il y a aussi le comportement des acteurs étrangers. Ils peuvent s'interroger sur la possibilité d'implanter demain des sièges sociaux ou des entreprises. Si la France est en concurrence avec un pays plus stable politiquement, choisiront-ils peut-être ce pays? - C.Roux: On est habitués à voir des candidats des partis se faire élire sur un programme et ne pas l'appliquer.

Parfois, c'est une chance qu'ils ne le fassent pas. On a vu le RN. Ils ont fait un virage sur leur programme en s'approchant du pouvoir.

Ce n'est pas ce qui peut se passer, une forme d'adaptation de ce programme a quelque chose de plus proche de ce qu'a fait F.Hollande quand il était aux responsabilités? - J.Garrigues: Ils auraient un certain nombre de garde-fous.

Il y aurait un blocage venant du président de la République ou de l'absence de majorité. Il y aurait des excuses...

Je remarque, en tant qu'historien, qu'à chaque fois que la gauche a essayé ce type de relance par la consommation, ça s'est plutôt mal terminé. Il y a l'exemple historique du Front populaire, avec les 40 heures et les congés payés. C'étaient de magnifiques avancées sociales, mais 2 ans plus tard, ça a été un fiasco économique.

L'alternance de 1981, c'est pareil. Il y a une très belle réforme, un enthousiasme et une alternance qui a réjoui beaucoup de Français. 2 ans plus tard, il y a le tournant de la rigueur.

Il faut faire très attention. C'est un écueil que L.Jospin, me semble-t-il, avait réussi à éviter en 1997, avec des mesures beaucoup plus prudentes et socio-libérales. - C.Cornudet: Il y avait quand même les 35 heures! - J.Garrigues: Oui.

Pour le reste, on était moins dans cette idée de relance par la consommation. Dans un contexte économique qui est aujourd'hui plutôt à la relance et à l'investissement étranger, ça serait un choc qui risquerait de perturber beaucoup...

Qui risquerait de perturber notre économie. - C.Roux: Ca doit peser dans la décision du président... "Il va falloir qu'il accepte de passer un coup de fil à quelqu'un qui va détricoter son programme." - C.Cornudet: Il lui reste ses réussites économiques et l'attractivité du pays.

Tout risque d'être effacé...

Même si c'est édulcoré, on part de tellement loin qu'il y aura forcément des mesures symboliques, comme le Smic à 1600 euros. - C.Roux: Des mesures fiscales... - C.Cornudet: L'ISF...

Cela mettra un terme à ce qu'a été le macronisme. - J.Garrigues: La différence par rapport à l'ère Hollande, c'est qu'il n'y avait pas une France insoumise aussi forte.

Ca pèsera. Il y aura des mesures comme le Smic et autres qui passeront...

Si on est dans l'hypothèse d'un gouvernement de gauche! A la première occasion, s'il y a trop de compromis, LFI dira "gauche radicale, ce n'est pas l'application de tout le programme"... - C.Roux: C'est écrit. - B.Teinturier: Il y aura probablement des mesures qui font partie du programme actuel qui seront mises en avant. - C.Roux: Notamment le Smic à 1600 euros. - B.Teinturier: Je ne vois pas comment le Smic ne sera pas augmenté.

Elles vont mettre un peu d'eau dans leur vin... - C.Roux: L'abrogation de la réforme des retraites, ils l'ont défendue aussi. - C.Cornudet: Le RN était pour aussi.

Ce n'était pas le cas du Smic à 1700 euros. Ils défendaient les petites entreprises. Ca va être très difficile.

Après, il faut le financer. Revenir sur la réforme des retraites, il faut trouver l'appoint. - O.Beaumont: Il faut pouvoir l'abroger, déjà.

J.-L.Mélenchon a dit qu'il le ferait par décret...

Ce n'est pas possible. - C.Roux: "Ce que le 49-3 a fait, le 49-3 peut le défaire", a dit O.Faure. - J.Garrigues: Sauf quand on a passé son temps à dire qu'on voulait supprimer le 49-3. - C.Roux: Nous revenons à vos questions.

Question. Il va le faire? - C.Cornudet: S'il nomme un nouveau Premier ministre, il va forcément le faire. - C.Roux: L'interview du 14-Juillet? - C.Cornudet: Je ne sais pas. - O.Beaumont: Il part pour 48 heures à Washington, et il y aura un micro tendu.

Il va commencer à envoyer des messages depuis l'étranger. - C.Roux: Question. - B.Teinturier: Je n'ai pas entendu...

Il l'a peut-être fait. - C.Cornudet: Il a dit: "On a gagné." - B.Teinturier: Très bonne question.

Ca montre bien...

Beaucoup de Français ont avalé des couleuvres. Les électeurs du centre sont quand même allés voter pour des électeurs, y compris LFI. C'était 54 % pour un non-LFI.

Une proportion non négligeable. A minima, ils attendent ça. Ca reste quelque chose de très difficile pour eux. - C.Roux: Question. - J.Garrigues: A coup sûr, on imaginerait difficilement un Premier ministre LFI.

La 2e force au sein de ce nouveau NFP, c'est le PS. C'est logique que le PS propose quelqu'un pour Matignon dans la perspective de cette coalition dominée par la gauche et, éventuellement, avec une partie du centre gauche. - C.Roux: Qui est le patron de ce centre gauche?

Qui va dire aux députés Ensemble: "Allez-y!" G.Attal? - C.Cornudet: Oui.

On voit bien qu'il est reparti sur la gauche. Il y a la question LFI. Il n'y aurait que le PS, ce ne serait pas le problème.

Si on a LFI au ministre de l'Economie... - O.Beaumont: G.Attal était porté sur la droite. - C.Cornudet: Depuis 15 jours... - C.Roux: Ce n'est pas négociable pour la partie de centre gauche de se dire qu'elle va travailler avec la coalition? - C.Cornudet: Ce ne sera pas une forme de cohabitation.

Ce n'est pas ce que voulait le président. - C.Roux: Question. - C.Cornudet: Elargie, oui.

Est-il encore en capacité de susciter ça, ce n'est pas sûr du tout. - J.Garrigues: Ca a été la grande erreur d'E.Macron, que ce "et à droite et à gauche" se focalisait sur la figure présidentielle et ne laissait pas une respiration, une véritable collaboration, une coopération aux forces qui pouvaient s'y associer.

On avait quelque chose qui remontait, qui descendait, plutôt, du pouvoir, mais pas de véritable négociation, comme ça se fait dans les autres pays européens. Ca s'est aussi fait sous la IIIe ou la IVe République, avec des résultats bien meilleurs qu'on a coutume de le dire. On avait quelque chose de très jupitérien à droite et à gauche qui, finalement, ne correspondait pas à une véritable négociation. - C.Roux: Question.

C'est ce que vous disiez tout à l'heure. - B.Teinturier: C'est le risque, que les Français se disent que rien ne change.

Il faut avoir à l'esprit que le taux de rejet d'E.Macron aujourd'hui est extrêmement fort. Il s'est passé quelque chose qui se jouait là. - C.Roux: Question.

M.Tondelier est la révélation de cet entre-deux-tours... - C.Cornudet: Sans doute qu'elle aurait bien aimé.

Je pense que Les Ecologistes, c'est encore plus dur pour le camp présidentiel qu'un socialiste. C'est Sainte-Soline et les bassines...

Ils sont plus proches de LFI dans leur esprit que ne l'est le PS. - C.Roux: C'est le cas, sur le fond? - C.Cornudet: Certains. - J.Garrigues: Leur score aux européennes a été très mauvais. - O.Beaumont: M.Tondelier a quelques casseroles en interne. - C.Roux: Question. - B.Teinturier: On retrouve cette idée... - C.Roux: Est-ce que l'Assemblée est à droite, quand on prend une calculatrice et qu'on additionne? - B.Teinturier: Si vous prenez le pays et que vous intégrez le RN, oui, bien sûr.

Le centre est beaucoup plus vers la droite que vers la gauche. Ca limite. - C.Roux: Question. - C.Cornudet: Non. - C.Roux: Il revient à l'Assemblée nationale. - C.Cornudet: S'il ne fait pas une coalition, c'est parce qu'il veut rester autonome pour la présidentielle de 2027. - O.Beaumont: Le fait d'être revenu à l'Assemblée nationale après avoir été président de région prouve qu'il a vu qu'il y avait urgence à revenir dans le jeu politique pour ne pas se laisser dépasser dans la course à 2027, si tant est qu'il est vraiment encore dans la course. - C.Roux: Et si tant est qu'il garde l'ensemble de son groupe. - C.Cornudet: Le groupe est divisé. - C.Roux: Question. - J.Garrigues: C'est peut-être ce que les Français souhaitent et attendent.

Ils sont fatigués de toute cette séquence très chargée. - C.Roux: Ils sont nombreux à nous suivre chaque soir.

On a beaucoup besoin d'explications. Merci. Dernière question. - C.Cornudet: Pas tant que ça.

Même si on a un nouveau président, il ne peut pas redissoudre l'Assemblée pendant un an et il se retrouve avec ces 3 blocs minoritaires. - C.Roux: Merci.

A demain. On retrouve A.-E.Lemoine et l'équipe de "C à vous".

Bonsoir. Au programme? - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Un Premier ministre à gauche... ou à droite ? #cdanslair 09.07.2024 — Emmanuel Macron · Pourquijevote