Changer La Norme S02E07 - Boris Tavernier / VRAC
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
si vous écoutez changer la norme c'est que l'entrepreneuriat vous intéresse la fondation entreprendre a décidé d'encourager les initiatives sociales et solidaires en soutenant changer la norme depuis dix ans elle agit en faveur de la cause entrepreneuriale elle développe l'esprit d'entreprendre chez les jeunes elle favorise l'égalité des chances et accompagne les parcours de celles et ceux qui entreprennent retrouvez toutes les initiatives de la fondation entreprendre sur www.fondationdefrance.org je veux voir le bonheur d'un accueil de chaque spectateur [Musique] mizuno je me fais des bisous t'es gentil bonjour à tous je suis s'agit des prés le test se changer les normes le podcast dans lequel les entrepreneurs sociaux parle normalement comme dans la vraie vie aujourd'hui j'ai le plaisir de recevoir boris tavernier qui est le fondateur de vrac une épicerie propose aux habitants des quartiers prioritaires du bio et du local à prix coûtant afin que le bien manger soit accessible franchise et pouf voorhees tavernier avec deux sujets pour mac les changer la normale au podcast de quart no 11 le média que je dirige avec guillaume broux chez kernews on parle avec sincérité de tous les sujets de l'engagement et de ceux qui agissent pour que les choses changent infusion égalité des chances environnement est aujourd'hui alimentation sont des sujets récurrents les entrepreneurs sociaux qui jongle entre chiffres et opérationnels bénévoles salariés bénéficiaires rh et levée de fonds touche à tous les domaines comme des entrepreneurs normaux c'est notre postulat loin comme beaucoup de ses confrères des clichés du chevalier blanc boris à nous expliquer aujourd'hui la fondation de vrac dénoncer les scandales de la nourriture créé pour les pauvres et militer pour le concept de la dignité alimentaire il va aussi puisque nous sommes quand même la banque paraît entrepreneuriat détailler les financements devra ce qu'il souhaite mais aussi ce qu'il refuse [Musique] bonjour veaux réticents bonjour vous allez bien bien merci bon ça très fort aujourd'hui mais on va essayer de on va essayer de survivre je contente rage toujours contente de recevoir la joue donc je vais arrêter de dire ça je cherchais encore un sujet d'entrepreneuriat différents pour changer la norme parce que je crois qu'on doit être dix septième épisode et j'ai pensé à l'association vrac parce que je n'ai pas encore eu de groupements d'achats et il y a une sensibilité donc écologiques mais aussi sociales parce que les on va en discuter mais donc le fait d'acheter groupe effet que c'est moins cher etc destinés à un certain public leurs analyses une attention particulière vers vers les bénéficiaires donc l'idée mais vous allez me compléter ma phrase c'est que le plus grand nombre et accès à des produits de qualité et donc pour cela il faut des prix qui soit plutôt plancher que plafond est aussi derrière de réduire la limitation des emballages et et d'améliorer le la logistique exactement c'est un bon résumé brax un projet quelques que je mène maintenant depuis six ans mais ça fait une quinzaine d'années que je travaille sur les questions d'alimentation d'accès à l'alimentation où j'ai pu monter une première amap en 2004 à lyon et puis un bar coopératif toujours dans la même ville en 2004 à main un café-concert restaurant où on travaille déjà en circuit court en produits locaux avec cette volonté de démocratiser les bons produits donc c'est un lieu qui existe toujours donc ça fonctionnait mais on a touché un public qui étaient déjà sensibilisés qui avait déjà intellectualiser la question de l'alimentation est vrai que c'était pour aller plus loin puisqu'il ya quand même plus de 8 millions de français qui sont en précarité aujourd'hui ça fait 8 millions de français qui peuvent pas choisir ce qu'ils me disent qu'ils mangent tout simplement et c'est un phénomène qui est d'autant plus marqué dans les quartiers populaires dans l'est dans les banlieues où on a des taux de pauvreté de plus de 40% donc même si on a la volonté de biens consommés en a pas les moyens et même si on a la volonté de bien consommé il n'y a pas d'offre c'est des déserts commerciaux donc c'est un peu la double peine donc nous le voilà le choix qu'on a fait c'est de développer des groupements d'achats dans ses quartiers dans les cafés politiques de la ville pour permettre aux habitants d'accéder à des produits bio il ya des produits locaux ça a été fondée au début il ya vous mais derrière il ya aussi des fondations et des associations aucune connaissance de 2 c de ces problématiques mais comment est-ce qu'on se met d'accord entre plusieurs acteurs pour lancer comme ça des groupements d'achats s qui en avait d'autres est ce qu'il ya des pas les concurrents mais peut-être des par les groupements d'achat soit c'est vieux comme le monde au 16ème siècle avait déjà des groupements d'achats des personnes qui se regrouper pour mieux consommer nous on la construit avec deux partenaires assez fort et c'est pas anodin avec la fondation abbé pierre et avec des bailleurs sociaux parce que là pour vivre on a besoin d'un toit et on a besoin de se nourrir donc le la fondation abbé-pierre cherchait plutôt à financer des projets dans leur politique de lutte contre l'isolément et l'exclusion le bailleur social est trop pôle habitat habitat à l'époque sur villeurbanne qui cherche à développer des projets pour développer le reste à vivre de ses locataires et moi avec ma casquette alimentation donc on était plutôt d'accord sur les grandes valeurs j'ai très orienté le projet sur l'axé l'alimentation durable au bio et au local parce qu'au début c'était vraiment leur très pris et c'était évident qu'on serait qu'on pourrait jamais concurrencer lidl donc c'était bien et puis ça m'intéressait pas de reproduire la même chose donc j'ai voilà j'ai eu les mains libres sans que j'ai eu cette chance de pouvoir compter sur deux structures assez forte pour pouvoir financer le projet et l'expérimentation et après je suis je suis parti dans les quartiers pour rencontrer les gens où je pouvais pas arriver avec une posture bonjour j'ai des produits bio à vendre vous avez part ça c'est super parce qu'il y aurait eu un rejet le bio c'est pas pour nous le bio c'est pour les riches donc d'abord tout à tout un travail de rencontres avec des habitants dans l'est avec les associations qui oeuvrent déjà dans les quartiers pour créer de créer un lien et ensuite pour convaincre s'étaient convaincus par le goût était organisé et on sait toujours ce qu'on fait d'ailleurs dans les quartiers des dégustations pied des immeubles on ramène des produits des jus de fruits des compotes l'huile d'olive et puis on fait goûter aux habitants une fois que c'est validé en termes de goût de goubing on parle de prix évidemment parce que c'est quand même le nerf de la guerre est notre choix pour rendre ses produits accessibles en les vend à prix coûtant donc on fait dans l'évent approprions les a achetés et là bas des habitants se rendent compte qu'ils peuvent se payer des bons produits et là il ya plein de questions mais d'où ça vient comment ces produits l'objectif c'est vraiment se réapproprie sa consommation de se questionner et d'avoir confiance en ce qu'on met dans notre assiette avant de venir à la question des prix et peut-être de l'organisation les vracs en cinq ou six ans s'est beaucoup développée oui parce qu'il ya peint plusieurs villes à paris parly 2 strasbourg toulouse lyon évidemment il en train de développer à lille et à nantes donc avec des financements privés on en reparlera mais ce qui est intéressant c'est qu'il ya aussi tout un réseau de bénévoles c'est très participatif oui c'était l'objectif c'est vraiment c'est pas un service est pas un magasin et nous on fait ça avec les habitants et pour eux donc sur sur lyon on a à peu près 1200 familles qui sont adhérentes et il ya 150 bénévoles hyperactif tout le monde participe dans le temps le fonctionnement c'est un peu une obligation c'est la contrepartie du prix coûtant et et ça se passe plutôt pas mal vrac recensé un certain nombre de produits tard ils sont en courant que c'est pour vrac enfin ils savent ce qu'il ya derrière oui oui bien sûr parce qu'ils sont engagés aussi il ya deux types de deux fournisseurs il ya effectivement des producteurs locaux donc sur sur notre territoire moi j'ai toujours pour principe de ne pas négocier les prix avec eux je leur parle du projet et ça fonctionne nous ça fonctionne pas et humainement et en termes économiques et commerciales évidemment et j'ai eu des producteurs qui ont pu me contacter en visant ben voila moi je produis des fromages de chèvre ils sont 1 euros 20 sur les marchés mais moi aussi j'ai envie que les personnes qui n'ont pas les moyens puissent manger mes fromages donc ils seront à 90 centimes pour vrac donc il ya aussi un choix militant de leur part et puis pour des plus grosses structures on a eu des refus il ya plein d'entreprises le grossiste qui voulait pas besoin de bosser avec des groupements d'achats avec le développement ça a commencé à changer maintenant il ya plus trop de difficultés et pour eux c'est de nouveau cirque distribution donc c'est aussi c'est aussi gagnant quand l'année dernière je vends un 4000 compote d'une marque que je ne peux pas citer à l'antenne c'est des compotes qui n'aurait pas vendu donc ça c'est plutôt gagnant gagnant aussi quoi donc ça ça arrive au sein de l'assaut et s'est revendu à prix coûtant et ensuite c'est dispatcher il ya des points de distribution ouais et donc les bénévoles seront aussi des adhérents donc à une communauté vrac et coe rexecode donc il ya la sensibilisation sur le terrain mais il ya des relais aussi dans d'autres associations comment est-ce qu'on multiplie le nombre de bénéficiaires alors wraxe un projet qui vous verra tout le monde sans condition de ressources sans condition de ressources mais comme on est présent dans les quartiers politique de la ville on sait que c'est des quartiers les plus pauvres donc aujourd'hui on fait en sorte que 70% nos adhérents soit des habitants du quartier devant payer prix coûtant sur les produits et 1 euros l'adhésion et en à 30 % d'adhérents extérieur comme vous comme moi qui peuvent venir qui est qu'ils vont payer une adhésion un peu plus élevé est 10% plus cher sur les sur les commandes les premières années c'était vraiment ouvert c'est open bar mais on a toujours été vie les gens vigilant par donc un public ne chasse pas l'autre donc c'est aussi pour ça qu'on a réduit ce que vous avez aucun intérêt d'avoir des groupements de bobo en banlieue et ça se passe plutôt bien parce que ça permet à des personnes de venir dans des quartiers qu'ils connaissaient pas et de changer un peu le regard sur les banlieues et sur les habitants et donc c'est les financements privés qu'ils financent la logistique parce que du coup si ces prix coûtant il n'y a pas de marge distributeur entre eux il ya des salariés dans l'association il y a de la logistique il doit y avoir des locaux fin des entrepôts oui exactement dans un hangar qui centralise ou florent centralise toutes les commandes nous on fait vraiment cette avance de trésorerie aussi aux habitants il ya des commandes mensuelles soit des commandes physiques dans les centres sociaux qui sont vraiment des partenaires forts aussi dans les quartiers ou des commandes en ligne les habitants choisissent les produits anti ont besoin les quantités d'antisant besoins et deux semaines plus tard nous en livre en livre les centres sociaux sont donc ces treize groupement d'achat sur sur paris et là les habitants viennent avec leurs emballages etc leurs bouteilles et on joue à la marchande tous ensemble donc c'est vraiment pas du tout le même rapport et en termes de financement effectivement en vendant à prix coûtant ne gagne pas d'argent on est soutenu à la fois par des des fondations par les bailleurs sociaux sur chaque territoire les bailleurs s'investissent vraiment dans le projet les collectivités c'est vrai que c'est un projet de métropole donc c'est souvent les métropoles qui vont nous soutenir sa pas forcément été simple au départ mais ça commence à bouger un petit peu maintenant parce qu'ils sont vraiment dans chaque métropole est en train de construire son système alimentaire territoriale donc ça commence un peu à bouger et puis oui puis beaucoup de fondations aussi qui remplace litas jour d'hui sais quel budget est prêt vous êtes 4,5 alors à lyon il ya quatre salariés et on a deux à strasbourg de bordeaux à toulouse et à paris donc c'est pas forcément on essaye de faire en sorte d'avoir le moins de masse salariale possible parce que plus on a de salaires plus il faut chercher de l'argent ce qui est très très chronophage quand on entreprend d'un des projets de ce type et on fait en sorte aussi que les groupes que les groupements con qu'on développe puisse devenir autonome sur les treize groupement lyonnais il y en a cinq qui sont portées par les habitants eux-mêmes c'est eux qui gèrent les prises de commandes ce qui est sûr distributions il ya du temps de coordination douce à deux formations aux outils mais c'est l'objectif c'est de plutôt de former les habitants pour avoir le moins de temps salariés possible parce que vous n'avez pas un j'ai regardé un peu les lécher du du rapport annuel on sent vite si vous savez vous servir mon ordinateur normalement c'est ça se trouve et en fait vous avez des dons de fondation enfin les plus gros bailleur de fonds savès 80000 euros donc ça vous fait quoi un budget annuel de tous oui ça peu près autour de ça sur lyon il ya trois cent mille euros de budget de fonctionnement ce qui est bien énorme quand ses quatre salariés des noms et sailor mais en fait on après c'est aussi le système de la débrouille on partage ont mutualisé en gare avec un brasseur qui fait de la bière on n'a pas investi dans des camions pour la logistique mais on va louer une fois par mois parce que en fait on a besoin que de ça donc ça sert à rien et puis à tout ce temps aussi vraiment donné par les habitants qui vivent à lèvres du salariat en fait on prépare en l'interview même ça s'est fait rapidement j'ai réfléchi qu il ya de l'aide alimentaire en france il ya des fondations il ya des associations il ya vrac mais il n'y a pas tellement de système j'ai l'impression d'obligations en fait je me suis dit c'est quand même fou que pour bien manger en france en 2010 neuf il ya cinq ans il ya quelqu'un qui a pris son fusil enfin qui s'est mis en guerre et qui s'est dit tout le monde peut manger du bio mais est ce que vous pensez faire que si une refonte plus globale à faire du système parce que ce que vous faites c'est formidable le reconnais mais il ya quand même de la delà de notre action sur le terrain vrac on va quand même on va pas toucher les personnes qui vivent la banque alimentaire qui ont un euro par des gens qui soient les sushis choisissez entre du bio et du produit qu'on va toucher on va toucher les travailleurs pauvres on va toucher les petits retraités et des familles monoparentales et les familles nombreuses aussi mais en tout cas l'hyper précarité on peut pas la toucher et là il ya une vraie vraie problématique donc je travaille aussi avec moins de structures avec atd quart monde avec le réseau des six va avec le secours catholique sur cette question d'accès digne à l'alimentation aujourd'hui il faut savoir que dans le caritatif bas les pauvres ont droit au reste ça c'est là c'est la base déjà cdrs donc c'est ce que nous on n'a pas voulu acheter au mieux ils sont ça donc c'est souvent des produits transformés des produits gras des produits sucrés alors qu'ils ont déjà des gros soucis de de diabète notamment et au pire mais ils ont droit avait fait à des adc le fonds européen d'aidé aux plus démunis c'est des appels d'offres ben là on fabrique de la bouffe pour les pauvres je sais pas si vous vous souvenez il ya quelques quelques mois ces steaks hachés fabriqués de poulet les steaks hachés fabriqués en pologne parce que c'était là où c'était moins cher destiné aux pauvres en france où il y avait aucune trace de viande c'était des ligaments de la bidon du soja il n'y avait pas de viande dedans donc voilà ce que pour recontextualiser des esclaves de poulets qui ont été égorgés d'autres gorge pour qu'elle permette le poulet de manière générale je crois que quand il est vendu dans ces conditions c'est aux poils de quiz injecte une certaine quantité d'eau pour qui grossit sur un qui prennent du poids donc oui c'est exactement ça donc et puis au delà de la qualité nutritionnelle qui est aberrante affligeante c'est cette question de dignité on n'a pas le choix on fait les grandes surfaces vont donner et défiscalisées aux banques alimentaires ou au secours populaire qui peut pas refuser ce qu'on leur donne eux vont donner à une association qui peut pas refuser ce qu'on lui donne et en bout de course pas l'usagé le bénéficiaire va venir on a eu de l'allemagne et il va baisser la tête et puis il va pas choisir en fait quoi la grosse problématique elle est là au bout de course et on va jeter ce qu'on nous donne pas ce que parce que ça correspond pas à ce qu'on veut manger c'est ça qui est assez assez terrible de visiter des banques alimentaires il ya des discours parfois qu'ils sont qui sont difficiles à entendre même s'il ya des plans de bénévoles de bonne volonté moi j'ai pu entendre même quand même il nous reste souvent beaucoup de plats à base de porc mais bon si c'est ainsi on a faim on passe au dessus ça voilà fins et c'est là où c'est important cette question dignité donc il ya des projets qui existent là je viens de finir un tour de france avec alexis génie qui est un écrivain et frédéric dents et qui a un journaliste spécialiste des questions d'alimentation d'environnement où on est allé visiter toutes les alternatives que ça soit des magasins coopératifs d'une tipp la louve on a visité la cage et à montpellier on a visité des épiceries libertaire autogéré et on a vu des porte bébés des projets portés par des usagers de la banque alimentaire qui dise stop en fait on nous dit toujours mieux vaut ça que rien non dit non on préfère rien que ça et il se mobiliser ils ont créé leur jardin ils produisent leur propre nourriture nous voilà on est en train de finir un livre là-dessus qui sortira l'année prochaine pour montrer que cas des alternatives que ça existe et qu elles ont besoin de soutien aussi donc c'est on peut on peut tous s'y mettre on peut tous créé notre groupement d'achat mais je suis pas très fan m'a de la théorie du colibri d'as de pierre rabhi ou où chacun doit faire sa part moi je pense que sur cette question là c'est des choix politiques aussi et qui doit avoir une en tout cas que les collectivités doivent s'investir sur chaque territoire aujourd'hui on entend que le principal objectif en termes d'alimentation c'est la lutte contre la précarité alimentaire c'est l'axé toutes et tous à une alimentation de qualité d'autant plus qu'on est en campagne électorale et mais il faut mettre des moyens en face quoi aujourd'hui toutes les collectivités veulent avoir une épicerie sociale et solidaire sur leur territoire il faudrait qu'elle soit pérenne au bout de trois ans ils vendent des produits à 10% de leur valeur ils ont un loyer à payer des salariés c'est juste impossible donc il faut qu'ils soient conscients de ça c'est pas possible c'est un choix politique et il ya des collectivités qui font ce choix là on a vu une très belle expérience à anthony ma petite échoppe où la collectivité finance une structure pour que des personnes qui avant à la banque alimentaire b ils vont dans un beau magasin où quasiment tous les produits sont bio beaucoup de produits qui est bien de carottes bio de rungis et et ces personnes là sont mélangés aux autres on ne sait pas qui est qui et elle paye comme tout le monde mais beaucoup moins cher parce qu'il ya un financement du du ccas et voilà ça c'est important en fait ça c'est pas une personne seule qui peut changer les choses c'est vraiment les associations les collectivités les citoyens les entreprises et des fondations et en parlant de financement changer la normale et j'ai créé parce que j'avais besoin d'entendre mes jeux heureusement je ne vais pas la seule des voiles à des entrepreneurs sociaux sur les paquets il ya des choses joyeuses mais il ya aussi des difficultés vous disiez que les les recherches de financement ce que donc votre modèle il n'y a pas de marge donc on va te tout tout le financement fin de la grande partie quand vous regardez le camembert et est réussie de dons fin de de mécénat vous êtes le real la france s'engage de la fondation daniel et nina carasso aussi j'ai vu une dizaine je pense qu'elle en veut plus aujourd'hui mais choisit aussi l'hybridation à peu des ressources un peu de priver un peu de public un peu de dons à manta fonds de dotation pour pouvoir faire des campagnes de dons aussi parce qu'on est enfin on est devenu dans un an on est dans un monde de fous pendant plusieurs années plein d'associations pouvait être subventionné parce qu'elle répondait à un besoin sociétal et c'est important et y avait pas de souci ça se faisait très bien aujourd'hui banon aujourd'hui c'est plus le cas aujourd'hui on doit continuer de répondre à ce besoin sociétal et on doit gérer notre asso comme une entreprise on doit générer de l'argent et on s'est complètement schizophrène que j'ai des dix appels à projets ou des dotations qu on vous refuse parce que justement vous n'avez pas de modèle économique enfin bien sûr bah oui ça cette façon c'est toujours la première question c'est on s'en fout du projet c'est quoi votre modèle économique et après on saupoudre à deux on saupoudre d'un peu de social et c'est très bien c'est vraiment moi j'aurais pu faire le choix des buts de brac de vendre ces mêmes produits de développer des groupements d'achats millions d entreprises par exemple j'aurais pu très bien faire ça pour marché et générer de l'argent sauf que tout le temps que je passe dans ces entreprises je suis pas sur le terrain je suis pas dans les quartiers donc moi ça m'intéresse pas donc je fais comme cela donna une de wenger je cherche de l'argent j'en trouve et une deuxième difficulté c'est aussi les appels à projet justement ou qui génère une précarité chaque année on doit trouver des nouvelles idées il n'y a pas de financement pluriannuel ça n'existe plus donc on se bat aussi là dessus avec les collectivités avec les bailleurs sociaux on arrive à le faire mais on peut on n'est jamais financé pendant trois ans de suite pourquoi parce que c'est l'appel à projet c'est le truc à la mode donc chaque année tu dois trouver un nouveau projet pour pouvoir chauffer 5000 10000 euros donc tu as déjà ton fonctionnement qui est qui et qui est lourd qui prend qui prend beaucoup de temps et je dois trouver comment qu'est-ce que je peux faire en plus moi je vais organiser un concours de cuisine je vais organiser des sorties à la campagne et que les habitants je vais faire un livre donc on se rajoutent du travail pour pouvoir avoir des financements en plus et une des autres problématiques aussi là ce fut enfin c'est un peu plus mitigé parce que c'est aussi j'en ai j'ai pu en profiter par chance mais c'est pas très difficile de trouver des financements pour trois ans pour expérimenter un projet et après les financements qui suivent c'est tout de suite l'essaimage c'est tout de suite le développement et là on a des financements plus importants pour développer le projet parce qu'on a l'impact qu'on avait sur notre territoire a été héritée démontrer mais on n'est parfois pas assez structuré passer pro moi j'ai plutôt un profil de développeurs et pas de gestionnaire donc ça s'est développé vite mais il faut quand même consolider un petit peu les bases justement c'est quoi la suite pour vrak parce qu'il ya plusieurs villes oui est ce que s'y trouvent pourquoi jérôme savent faire un break pour les riches oui à cheval et à l'étranger est ce que où est ce que comme ça marche bien avec le besoin n'est pas comblé vous allez pousser vrai que jusqu'au bout dans ce modèle alors il ya effectivement beaucoup beaucoup de demandes je peux pas répondre je suis tout seul a mal géré le développement et puis ça prend du temps parce qu'on en fait pas un copier coller de lyon sur les autres territoires l'ancrage territorial est important c'est pas forcément les mêmes acteurs il ya vraiment des spécificités sur chaque territoire chaque fois que je construis havre ac je construis que tous les acteurs j'étais à nantes il ya deux semaines j'ai la chance d'avoir y avait là pour le coup une forte volonté politique j'ai rencontré plus de 40 ha sau et je leur explique voilà c'est pas on vient pas c'est pas lyon qui s'installe à nantes on vient créer nationale est donc tout ça tout ça prend du temps beaucoup de déplacements aussi et d'énergie donc c'est aussi pour ça que je montre qu'on a fait ce livre pour donner envie aux gens de deux de se reprendre en main leur en tout cas de reprendre en main leur consommation et moi sur vrak c'est vraiment un projet de métropole donc je pense pas en développés 50 mais de pouvoir en tout cas être présent dans une bonne dizaine de métropoles de de sécuriser ses dizaines de vrac et de pouvoir tisser des liens que la ruralité où il ya les mêmes problématiques donc ça c'est un petit peu les enjeux de demain sur les enjeux de l'économie sociale et solidaire de manière générale est ce que vous sentez plus entrepreneur social ou dirigeants associatifs ou militants et social c'est bizarrement une question que je me suis jamais posée ce congé quand on a démarré il ya une quinzaine d'années quand on a monté notre scop le vss on en parlait à peine c'est le début des cycles là on aime bien nous ranger dans une petite case parce qu'entre l'entrepreneuriat social moi je suis devenu entrepreneur social ya une poignée d'années mais je le savais pas moi je fonctionne aux rencontres et aux projets donc je me mets pas d'étiquette là-dessus quoi dirigeant associatif non parce qu'on travaille ensemble et je viens de l'univers des scop de l'autogestion donc pour le coup je me sens pas une m2 de dirigeants de 2,2 chef vous pouvez demander à mes collègues je pense que au contraire il aimerait bien que les être un peu plus cadré yeux et non moi c'est vraiment des rencontres des projets qui m'animait je me mets pas de des dictateurs parce que là entre les sujets économie sociale et solidaire et quand on veut parler d'emploi il ya des chiffres qui sont sortis a pas très longtemps sur le recul de l'emploi dans l'économie sociale et solidaire il ya toujours une telle diversité de entre les structures mais gaye bride take for good la grosse ong la mutuelle la coopérative c'est quand même un gros magma c'est difficile enfin ça c'est très bordélique il faut être honnête les associations les fondations les fonds de dotation les entreprises d'insertion les banques les mutuelles le statut pour moi ne veut rien dire aujourd'hui on peut on peut être en coopérative et être un dictateur et rien respecté c'est ça existe il ya aussi de la souffrance au travail dans le monde associatif faut pas rêver c'est là où on est le moins bien payé parce qu'on a des boulots de patients paris qui en devient esclave bah non ça c'est pas c'est pas normal et on peut être dans une entreprise classique et faire vivre la démocratie et redistribuer des bénéfices aux salariés pour moi ça veut pas dire grand chose quand je donc évidemment que je fais partie de ce microcosme de l'économie sociale et que et parce que moi c'est la finalité sociale qui m'intéresse vraiment leur est beaucoup moins tant qu on y retrouve dans une structure donc on retrouve vraiment de la démocratie que la lucrativité limitée ça c'est déjà pas mal du tout et puis je trouve que aujourd'hui les chambres régionales de l'économie sociale et solidaire font pas font pas leur travail quoi ils sont rentrés dans ce côté french impact aujourd'hui eux-mêmes eux les crès cherche à faire des adhérents pour faire du chiffre pour avoir leur fameux modèle économique et c'est plus travail que tu voyais alors une dizaine d'années de coordination de mise en lien de mise en réseau des projets de mutualisation le milieu associatif est pas simple on est on est remplie de bonnes valeurs et puis en même temps on est tous en concurrence parce que parce que c'est les mêmes financements alors certains centraide certains se tirent dessus dès que tu vas travailler avec une entreprise du bien ça ld que tu grossis tu deviens salle si tu développes ton projet dans d'autres villes a tu deviens salle d'entreprise pas j'essaye alors moi je refuse tout financement de la grande distribution de gros jeux j'ai déjà pu être contactés par de certaines fondations de la grande distribution et j'ai refusé parce que entre les lignes c'était le deal a battu tu me fais tu me donnes tout est des adresses de producteurs pour qu'ils intègrent notre entrain de l'achat banon l'objectif qu'est ce qui vous facilitera la vie non capables de l'argent et du temps est ya une fine une loi quelque chose est-ce que vous voir un statut qu'est-ce qui si vous avez une baguette magique pour soi le milieu associatif soit le ss globalement à quai ce qui je crois qu'il ya pas de baguette magique en fait dans ce pays que moi c'est ça qui est difficile déjà vraiment que le discours politique change déjà sur plein de thématiques parce que le discours c'est important si on avait moins de discours nauséabond il y aura peut-être moins d'actes racistes en france enfin c'est tout bête mais c'est ça aussi quoi en tout cas sur moi sur mon sur la question d'alimentation il faut absolument changer moi aiment vraiment ce serait changé la manière de distribuer enfin changer le caritatif c'est difficile en jeu la banque alimentaire des restos du coeur le secours populaire font un travail énorme mais dès qu'on critique un petit peu quand on imagine d'autres solutions se fait un peu taper dessus donc c'est compliqué mais moi j'aimerais bien en tout cas que les alternatives soient rendues visibles et qu'elle puisse être un peu soutenu qu'on essaye content qu'on ait le choix en tout cas de montrer qu'on peut faire autrement que les bénéficiaires les usagers vous les appelez que vous voulez de ce genre de structure puisse relever la tête quoi et pas être obligé de courber l'échiné quand ils vont chercher leur panier main si on l'avait à la fin du podcast et des petites questions il faut répondre rapidement et sans répondre moi donc là grampus c'est un peu la mode on va voir les lois paqueter raison d'être c'est quoi la raison d'être de vrac la raison d'être de vrac ce vraiment de retrouver la confiance en ce qu'on mange ce qu'on met dans son assiette c'est vraiment le lien entre la terre et le consommateur et la main ou la femme politique que vous voudriez convaincre [Rires] ba aujourd'hui ce la seule personne à convaincre c'est celui qui est tout en haut de l attaque ce que vous aimeriez inventé au supprimés j'ai été auditionnés par l'inspection générale des affaires sociales très récemment et justement pas toujours sûr sur le caritatif j'ai proposé que la grande distribution qui défiscalisent quand elle fait des dons ne puisse défiscaliser qu'uniquement sur des produits sains des produits transformés pas gras voilà moi ça me trouve pas ça déconne en qui j'ai juste dit ça mais en tout cas sur les bons produits et pas sur le reste je rebondis ça ne me fait jamais mais là ça me tente lucide h elle proposait de tout bouton elle proposait de mettre un bonus et un malus ont tva sur les produits selon la qualité un peu comme si on prenait en équivalent nutri score et qu'on jouait de fiscalement fin sur la viabilité de schutter qui provoque qui propose une tva quasi à taux zéro aussi sur les produits locaux et bio le trouvais ça bien en soi c'est pas une mauvaise idée mais après la tva ça reste un impôt qui piper juste quoi parce que c'est le même pour tout le monde donc que vous soyez au rsa sur ça sera pareil si vous gagnez un angle le plus écolo 20 santé écologique elle sonne il ya des personnes qui portent aussi la question de la sécurité sociale élémentaire des chercheurs aussi notamment que des foyers plus modeste plus avoir vraiment des moyens pour mieux se nourrir il faut pas oublier que c'est des économies en termes de santé qui vont être énormes on va reprendre le patron du cac 40 que vous pourriez être ou que vous voudriez être je pense que ce n'est pas dans mes ambitions et la somme pour laquelle vous terrier un scandale politique [Rires] la somme pour laquelle un scandale politique non je crois je je me refuse justement j'ai eu pas mal de propositions pour encore une fois on en perd d'électoral pour pour aller sur certaines listes et je préfère avoir mes ma liberté d'être à côté de pouvoir continuer les embêter donc non je vais essayer d'être sûrs incorruptibles on verra beaucoup de zéros merci à vous merci d'avoir écouté jusqu'au bout cet épisode changer la norme le podcast de kernews se retrouve sur son club itunes spotify est partout la technologie à l'heure de nous mener n'hésitez pas à nous suggérer des invités à faire des commentaires à diffuser autour de vous et annoté de podcasts afin de vraiment changer la norme merci [Musique]
Boris Tavernier