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Podcast / conversationFinta! L'Aveyron par ses voix· 2 novembre 2024 47 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleOutre-mer

#38 Arnaud Viala : qui y a-t-il derrière le président du Département de l'Aveyron ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:01OuverteRéponse directe

    Comment appréhendez-vous ce cap des 50 ans ?

  • 9:01OuverteRéponse directe

    Si elles étaient à refaire, ces 50 années, comment les referiez-vous ?

  • 17:01OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui se joue dans le lien aux racines pour vous ?

  • 25:01OuverteRéponse directe

    Comment définiriez-vous l'attractivité dont doit faire preuve l'Aveyron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:01Arnaud VialaFait
    « je suis agrégé d'anglais donc pour parler anglais il m'a quand même fallu aller ailleurs que sur le levzou où honnêtement on le parle quand même relativement peu »
  • 25:01Arnaud VialaFait
    « être fier d'être aonné ne suffit pas être fier d'être ayonné ne suffit pas dire qu'on mange bien en Ayon ne suffit pas non plus avoir des beaux paysages n'est toujours pas suffisant »
  • 35:00Arnaud VialaFait
    « je crois en l'Homme avec un h avec un grand H »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

voilà en chemin pour ce nouvel épisode qui me donne du fil à retordre depuis quelques mois c'est peu de le dire j'ai rendez-vous à l'Hôtel du Département et je sais déjà que ce cadre n'est pas le plus propice au laisser aller mais bon ça encore je peux peut-être le gérer je sais aussi que la politique n'est pas un sujet des plus faciles à aborder parce qu'il crispe assez spontanément et pourtant dans la ligne éditoriale de finta qui donne la parole à celles et ceux qui façonnent et bousculent l'avyon je crois qu'il était temps d'entendre sa voix à lui en sa qualité de président du Département je sais que sa parole sera maîtrisée parce qu'en étant en responsabilité il se sait attendu par ses électeurs alors voilà pour le cadre qui n'est pas le plus chaleureux j'espère simplement qu'à travers cet échange on pourra entendre sa vision de la Veyron non pas son programme politique mais quelque chose qui sort de ses tripes quelque chose qui donne à comprendre vraiment ce qu'il y a de lui dans ce rôle de Président c'est parti [Musique] fin explorez les basculements d'une époque sentir frémir des énergies voir les ruralités se transformer avec celles et ceux qui les provoquent les repensent les bouscul finta c'est le podcast qui nourrit des esprits des envies d'agir et des espoirs très concrets à l'échelle locale finta donne à entendre laavyon à travers celles et ceux qui ont choisi d'habiter ici et maintenant de s'engager aujourd'hui pour demain je suis lol la Cross et j'arpente ce bout de campagne depuis 10 ans comme journaliste avec finta je vous invite à croiser des regards à fé de plus près et ça commence tout de suite il est de ces visages que l'on semble connaître tant ils font partie du paysage Arnaud Viala est de cela maire élu départemental député et désormais président du Département Arnaud Viala maîtrise les rouages d'une vie politique locale qu'il a intégré à l'OBE des années 2000 alors qu'il avait tout juste 5 ans dans quelques semaines il fêtera ses 50 ans et si l'échéance invite à l'introspection arnauiala se dit enfin apaisé face au temps qui passe après s'être senti vieillir trop vite dans ses plus jeunes années à travers les jalons importants de sa vie la famille dans laquelle il a grandi les modèles qui l'ont aiguillé le vaisinois a accepté l'exercice parfois douloureux de sortir de ses railles politiques de creuser en lui la sève de son engagement pour le territoire qu'il a vu naître et pourtant c'est entre les lignes dans les mot qu'il retient dans ce qu'il ne prononce pas et dans ses silences aussi carnoviala semble dire le plus de lui c'est dans son bureau de l'hôtel du département en plein cœur de Rodes que nous nous retrouvons alors ça pour être tout à fait honnête c'est plutôt un non choix parce que ma volonté initiale c'était qu'on se voit dans un lieu qui est qui m'incarne beaucoup plus qui me représente beaucoup plus qui est un environnement où je vis et où j'ai toujours vécu d'ailleurs et puis c'est les hasard du de de l'agenda aujourd'hui qui l'ont qui n'ont pas permis qu'on le fasse sinon ça aurait été vraiment sur mon levisou cette cette année en 2024 Arnau Viala vous faiterz vos 50 ans comment vous l'appréhendez ce cap des 50 ans alors déjà c'est en décembre et moi je dis de plus en plus maintenant que j'avance à Lage que je suis né en décembre avant de dire l'anné je l'appréhende moi j'ai un rapport au temps qui a beaucoup évolué dans ma vie jusqu'à mes 30 ans mes 35 ans je faisais des refus d'obstacles donc à une période où j'étais très jeune j'avais l'impression que je vieillissais beaucoup et j'avais du mal à parler de mon âge à fêter mes anniversaires à accepté que que mes enfants me me parlent de ça et puis maintenant j'ai un rapport différent je j'ai probablement gagné en maturité et c'est quelque chose qui me laisse indifférent je suis plus apaisé que je ne l'étais lorsque j'étais plus jeune et du coup je n'ai plus cette inquiétude et et là par exemple la perspective de cet anniversaire qui est quand même symbolique parce que 5 an c'est pas rien d'abord ne me fait rien et et si elle me fait quelque chose c'est plutôt un sentiment de de réjouissance par exemple j'ai envie de de faire quelque chose de fêter ça avec quelquesuns de mes proches pas pour me mettre au centre des attentions mais parce que j'ai envie de faire plaisir à à quelques personnes qui qui me soutiennent qui m'accompagne dans cette vie particulière que j'ai que que j'ai et donc je le ferai en fin d'année du coup comment vous vous êtes libéré de cette peur du temps qui passe alors ça fait tout seul ça s'est fait tout seul il y a des événements aussi euh malheureux et heureux de l'existence qui euh m'ont permis de d'intégrer le fait que l'important c'est de vivre chaque instant avec la plus grande intensité possible et surtout pas de se préoccuper du chronomètre donc euh c'est c'est vraiment quelque chose qui maintenant pour moi est est complète acquis et et j'ai même parfois du mal à comprendre pourquoi je réagissais différemment avant et et ça s'est fait progressivement c'est vraiment dans la dans la les 20 ans depuis que j'ai 30 ans que les choses ont beaucoup changé une des dernières fois où j'ai un peu ticket à la à l'approche de mon anniversaire ça devait être quand j'ai eu 32 ou 33 ans et depuis chaque année ça devient plus facile si elles étaient à refaire ces 50 années comment vous les referiez de la même manière ou alors moi il y a des choses que je referaiis évidemment de la même manière j'ai des j'ai des immenses bonheurs dans ma vie j'ai deux enfants qui qui vont très bien qui deviennent petit à petit des des des adultes ou un grand adau et une presque adulte et les voir éclore comme ils le font actuellement c'est le c'est le plus grand bonheur de la vie avoir la chance que avec leur maman on soit toujours au diapason ben longtemps après notre rencontre c'est tout aussi pour moi un bonheur et puis moi la vie m'a procuré m'a procuré la chance de vivre des expériences très différentes les unes des autres j'avais démarré avec un sentiment un peu mitigé parce que j'ai un métier ça on en parle peu parce que je l'ai exercé mais il y a longtemps que je l'exerce plus ce métier c'était d'abord le métier d'enseignant puis ça a été le métier de responsable universitaire et mon métier initial qui était celui d'enseignant m'a tout de suite inspir une crainte parce que je me suis rendu compte que j'avais fait une erreur de d'orientation et que c'était sûrement pas ça qui allait me permettre de de m'épanouir et de m'accomplir et et la vie m'a permis de faire autre chose et j'ai fait beaucoup de choses et donc ça aussi c'est une c'est une richesse et puis moi j'ai on on me fait parfois la remarque et y compris ma famille me dit que c'est sûrement mon principal défaut mais j'ai j'ai j'ai vécu à 100 à l'heure à 200 à l'heure tout le long je je n'aime pas être au ralenti et et je suis content de ça parce que j'ai j'ai j'ai jamais eu le sentiment de de perdre une seconde de mon existence et et ça me donne tous les jours envie d'aller encore un peu plus [Musique] vite si vous repensez à à l'enfant que vous étiez quels étaient ses rêves d'être président alors c'était pas du tout mais pas du tout du tout le rêve d'être ni président du Département ni engagé en politique spécialement même si du plus loin que je puisse me souvenir la chose publique le était vraiment quelque chose qui qui me préoccupait don dont je me je me posais des questions tous les jours sur la façon dont ça s'organisé et puis dont je me suis vraiment intéressé inquiété dè le plus jeune âge moi j'ai des souvenirs de discussions avec mon grand-père maternel qui était très branché politique qui date probablement de de mes 5 ans 6 ans mais en revanche j'avais des rêves tout autres moi j'étais passionné de de d'agriculture de la campagne où j'ai grandi euh j'aimais beaucoup la nature les animaux le travail du des champs j'ai beaucoup travaillé dans les champ quand j'étais jeune et ça ça m'a suivi et ça me suit encore et quant au choix d'un métier euh c'est quelque chose qui d'ailleurs je viens de le dire m'a conduit probablement à une erreur d'aiguillage mais n'a pas été euh pour moi consciemment euh une une prise de décision très très éclairé quand j'avais 17 18 ans j'étais plutôt bon élève j'étais bon élève j'étais plutôt avec des facilités et et pour autant je n'avais pas vraiment un un parcours très très établi dans ma tête et j'avais des possibles j'en ai choisi un pour des raisons qui n'étaient était pas très très bien étayé et et ensuite c'est la vie qui m'a qui m'a canalisé dans dans la dans le reste du déroulement quoi dans quelle famille est-ce que vous avez grandi moi j'ai vécu dans une famille d'agriculteur euh de de mère de mère et de père en fils euh où on vivait euh ben modestement une famille où le travail a été la valeur cardinale et la valeur cardinale et une famille alors moi je suis l'aîné d'une famille de quatre enfants donc c'était aussi une famille nombreuse où on a eu euh beaucoup de chance de vivre aussi auprès des grands-parents moi mes grands-parents maternels ont beaucoup beaucoup compté dans ma vie parce que ils vivaient à 20 m de nous ou que nous vivions à 20 m d'eux et qu'ils étaient très très impliqués dans notre enfance euh avec des parents qui par contre avaient énormément de travail et donc avaent parfois moins de temps pour nous on était aussi dans une famille où il y avait de l'entraide et globalement moi j'ai vécu une enfance je dirais ordinaire faite de petits plaisir mais dans une famille qui était à la fois travailleuse et modeste vous parlez de vos grands-parents quels ont été peut-être les autres modèles qui ont été marquants autour de vous alors là c'est pareil vous me posez la question alors que je vais avoir 50 ans et ma réponse elle elle est pas tout à fait la même aujourd'hui que celle que je vous aurais formulé peut-être il y a 15 ans euh mes grands-parents ont été des modèles parce qu'ils ont incarné l'affection le soin dont on a besoin quand on est jeune ma grand-mère à maternelle était quelqu'un de très très attentif et attentionné envers moi et envers mes frères et ma sœur mes parents à ce moment-là étaient des figures dont j'ai possiblement longtemps dans ma vie euh minoré l'importance qui ont transmis qui m'ont transmis euh sans que je m'en rende compte beaucoup des valeurs qui m'ont guidé tout au long de ma vie euh ma maman est décédée il y a 2 ans euh subitement fauchée alors qu'elle était en pleine forme par un problème cardiaque c'est une épreuve lourde très lourde alors que euh je n'étais pas euh en phase avec elle sur beaucoup de choses mais mais son absence aujourd'hui m'a fait prendre conscience aussi de la place qu'elle a tenu dans ma vie et qu'elle tient dans ma vie et du coup me permet de vivre une relation avec mon père que je n'avais pas vécu jusque-là parce que ma mère avait un caractère très très fort et que elle elle faisait filtre entre mon père et moi et j'ai aujourd'hui avec mon père une relation que je que je n'avais pas eu et que je n'aurais pas eu si cet événement malheureux n'était pas survenu maintenant reste sur le lvisou et et en avveron c'était une évidence pour vous alors consciemment ce n'était pas une évidence et d'ailleurs j'en suis parti par épisode puisque moi je suis agrégé d'anglais donc pour parler anglais il m'a quand même fallu aller ailleurs que sur le levzou où honnêtement on le parle quand même relativement peu donc j'ai passé du temps en Grande-Bretagne en Angleterre pendant mes études j'ai fait des études ud assez longue hein j'ai fait des études à Montpellier mais j'étais je faisais le trajet toutes les semaines je revenais le weekend donc consciemment peut-être si a 20 ans on m'avait demandé si j'allais rester sur le vaisou j'aurais répondu plutôt non et en réalité quand on regarde les choses à postériori quand je regarde les choses à postériori ça a été une constante de ma vie je je ne suis jamais parti affectivement et je ne suis jamais parti réellement du lvzou et au-delà du lvzou de laavro à telle enseigne d'ailleurs que euh quand j'ai rencontré celle qui est devenue mon épouse par la suite elle a compris bien avant moi que si nous devions fonder une famille ensemble ça serait là et que c'était à elle de se déplacer puisqu'elle est de Vichy d'à côté de Vichy elle l'a compris et elle le dit d'ailleurs alors que moi en ce moment-là je n'en faisais pas du tout une exigence mais c'était une évidence pourquoi qu'est-ce qui se joue dans le lien aux racines pourquoi parce que ce sont mes racines alors je vous ai donné je vous ai donné avoir mes racines familiales il y a aussi une racine ben terrestre au sens premier du terme moi je suis enraciné dans dans cette dans ce vécu d'une famille d'agriculteur je suis enraciné dans un terroir je suis enraciné dans dans dans ce lieu dans ce département dans ce lvisou ou finalement quand j'y réfléchis euh je suis bien et et et qui est le lieu où je ne suis vraiment euh bien comparativement à partoyeur chaque fois que je pars j'ai plaisir à revenir parce que le sentiment de plénitude pour moi il est là vous entrez dans votre premier mandat électif avant même vos 30 ans vous aviez alors 29 ans l'histoire de l'engagement elle est elle est très ancienne moi je j'ai été engagé dans le milieu associatif de ma commune puis des communes autour qui sont toujours très liés les unes aux autres et euh ça aussi je m'en suis rendu compte bien après avec toujours une tentation euh d'aller dans cet engagement associatif m'occuper précisément de ceux qui étaient au confin de l'engagement associatif et de la frontière avec le les responsables publics donc les élus locaux c'est-à-dire que quand j'étais dans le comité des fêes c'est moi qui allais voir le maire ou le l'adjoint pour parler des installations de comment on pourrait mieux les utiliser et cetera et j'étais toujours avec un regard assez ass serbe parfois critique sur un certain nombre de manières de faire et cetera ce qui m'a amené tout naturellement euh ben dans avant mes 25 ans à vouloir être membre de l'équipe municipale ce qui a été une première expérience alors je suis je suis devenu conseiller municipal dans une équipe qui où j'avais un peu forcé la le passage j'avais souhaité qu'on qu'on me prenne dans la liste du maire sortant peut-être alors c'est pas que j'étais pas le bienvenu mais je faisais probablement un peu hésiter un peu peur parce que j'étais beaucoup plus jeune que les élus de l'époque et que j'arrivais avec une une un peu d'anrisme un peu de un peu de détermination forte et et dans cette équipe ben j'ai j'ai j'ai appris qui était la gestion d'une commune et je l'ai appris en condenser puisque 3 ans après j'ai pris une autre décision alors celle-là plus lourde de conséquence c'est que j'ai voulu être candidat aux élections cantonales sur le canton donc dont faisait partie la commune de Visin de lesvzou à à ce moment-là et lorsque j'ai pris cette décision je n'étais pas trentenire encore euh nous étions en train de fonder notre famille ma ma fille aînée était tout bébé et surtout il y avait unu sortant bien sûr qui était lui-même adjoint dans l'équipe municipale ce qui a été un moment relativement difficile et cette élection elle a été fondatrice d'autre chose parce que cette élection a été naturellement tendue elle a été aussi très tenénue j'ai été élu de 25 voix et je ne l'ai jamais oublié et je et je sais très bien que mes cons citoyens donc m'avait quand même majoritairement accordé leur confiance mais avait aussi pour une presque moitié d'entre eux et mis un doute et ce doute c'était le doute sur mon âge sur ma capacité à ce stade làà de ma vie de tenir la distance d'être à la hauteur de l'enjeu et moi dès l'instant où le scrutin s s révéler maêtre favorable et me permettre de venir siéger ici au Conseil Général de laavyon je me suis suis dit que mon combat devait être celui de démontrer à tous ceux qui ne m'avaient pas accordé Laur confiance de primeabord que je la mérité quand même et et ça c'est resté ancré en moi à chaque scrutin qui s'est succédé après et et je le vis encore comme ça aujourd'hui et avec quelle envie vous y allez alors qu'est-ce qui fait que vous dites que je do alors mon envie mon envie à ce moment-là elle se traduisait d'une manière simple je je voulais qu'on imprime une dynamique je pensais déjà à ce moment-là que laavyon était était un territoire plein d'atouts plein de ressources et qu'il fallait que certains se retroussent les manche pour faire en sorte queon les valorise le mieux possible et qu'on permette à ce département dont les atout et les ressources sont parfois ancré dans ses traditions de se tourner vers une très très grande modernité je le crois toujours à ce moment-là il y avait un autre élément c'est que moi j'avais du haut de mes 28 ou 29 ans le sentiment que on laissait trop la décision publique à des gens qui étaient plutôt euh dans la deuxème partie de leur existence souvent des retraités parce que je voyais bien que c'était très exigeant et très consommateur en temps et moi je considérais que c'était pas bien que les générations pour lesquelles on décide ne soient pas aussi à la manœuvre de la décision et ayant fait ce constat ayant ce goût prononcé à ce stade-là quand même de ma vie pour euh tout ce qui touchait à Ben aux institution à la chose publique je me suis dit qu'il fallait que j'y aille j'étais soutenu aussi j'avais déjà autour de moi euh des gens qui qui m'ont accompagné qui m'accompagn encore et euh et donc c'est ça a été une belle aventure ce que vous racontez là ça fait un peu écoo à votre élection en tant que président du conseil départemental en 2021 l'image que vous pouvez renvoyer d'avoir voulu renverser la table alors renverser la table je sais pas mais en tout cas ce qui est certain c'est que moi chaque élection où j'ai été candidat euh je l'ai fait avec une une réelle envie d'apporter quelque chose et j'ai j'ai toujours ce souci et d'ailleurs c'est vrai pour l'élection mais c'est vrai pour le quotidien mon quotidien d'élu je je me demande tous les jours à quoi je peux servir dans le mandat qu'on me confie et et et je pense vraiment que cet engagement qui qui aura consommé ben là ça fait plus de 20 ans et il aura consommé en tout cas ce qu'on appelle les plus belles années de ma vie c'est sûr il n'aurait pas pu durer si je n'avais pas eu cette étincelle qui fait que j'ai envie de faire pour les autres alors évidemment on peut pas on peut pas nier qu'il y a aussi une dimension personn dans un engagement aussi lourd et et et moi je suis enthousiaste aussi parce que je j'aime ce que je fais et que j'apprends beaucoup j'ai beaucoup pris euh et mais mais mais très sincèrement au fond de moi ce qui me pousse c'est la le l'envie de servir les autres et a envie d'apporter ma pierre à un édifice dont je mesure pleinement qu'il me dépasse énormément et c'est peut-être là qu'il y a un point que j'aimerais comprendre c'est quand comment et pourquoi un jour on se dit que qu'on doit y aller que ça retombe sur nous que ça repose sur nous cette volonté d'être président est-ce que vous vous êtes levé un matin en vous disant je serai président du Département pas du tout enfin je m'étais levé une première fois en me disant que je pourrais l'être en 2008 parce qu'en 2008 quand j'étais donc élu ici donc depuis 4 ans euh puisque je suis arrivé au Conseil Général de l'avyon en 2004 en 2008 il y a eu un événement politique majeur en naveyon c'est que Jean puèche a annoncé son retrait et donc le camp majoritaire de la droite et du centre droit s'est retrouvé un peu grog Guy et il y a eu à ce moment-là une primaire interne et moi étant alors depuis peu à l'assemblée départementale parce que il y avait ici des des ténors qui avaient 25 ou 30 ans de mandat dans les dans les pattes je me suis retrouvé dans la situation où un groupe d'élu autour de moi euh souhaitait on souhaitait et moi avec nous proposions une alternative de modernisation peut-être plus rapide et de de passage de de plusieurs étapes à la fois en faisant en sorte que je sois candidat à la à la primaire et à ce moment-là donc effectivement j'ai j'ai commencé à me dire que cette collectivité était très très importante dans le quotidien des averéronnais et que sa destinée la manière dont elle était gérée les choix politiques qu'on y faisait était déterminants et donc j'ai été candid e primaire que naturellement j'ai perdu puisque je ne suis pas devenu président du conseil général mais en tout cas ça avait été une occasion de de réfléchir vraiment à la portée du projet départemental à la portée des actions du Conseil général mais je je je n'en ai pas fait une obsession du tout et que personne ne s'imagine qu'entre 2008 et 2021 ça a été quelque chose qui m'a traversé l'esprit d'ailleurs très honnêtement pour moi l'épisode de 2008 était rangé dès le lendemain et je n'y avais pas penser jusqu'à jusqu'à bien plus tard jusqu'à 2020 et et et le moment où les élections départementales ici se sont profilé et où la question est est venue sur la table elle est même pas revenue puisque c'était déconnecté de l'épisode précédent donc justement en 2021 donc vous êtes élu président du Département parmi les compétences majeures du département il y a la solidarité il y a les collèges et les routes pour faire vraiment dans les grandes lignes euh il y a aussi 1700 agents qui assur la continuité des des services par-dà les les roulements politiques quel épanouissement vous trouvez vous dans cette échelle départementale après avoir été maire de Vezin et aussi député du Sud Ayon alors il y a deux dimensions moi la première que je trouve absolument passionnante même si elle est très prenante on fait l'expérience de la gestion d'une très grande équipe euh c'est une famille vous l'avez dit de 1700 collaborateurs c'est 46 élus qui ont des profils différents qui ont des attentes différentes qui ont des contraintes différentes qui ont aussi une base électorale celle de chaque canton qui les tire plutôt dans un sens que dans l'autre il y a un jeu d'équilibre à à trouver avec cet écosystème politique et puis les collaborateurs sont des gens qui sont engagés dans des métiers très variés il y a 160 métiers dans notre collectivité et qui ont eux-mêmes bien sûr des impératifs qui remontent jusque dans ce bureau pour que des décisions soient prises et qui orientent finalement la manière dont on conduit les affaires du département donc ce premier volet c'est un volet de de de gestion à grande échelle avec des enjeu énorme que je n'avais pas vécu jusque-l et donc d'ailleurs pour revenir à à votre question sur mon âge je pense que c'était le bon moment maintenant pour le vivre et que ça n'aurait pas été du tout le bon moment en 2008 euh parce que ça demande de la tempérance de la maturité du recul une forme de capacité à à à mettre les choses en abîme que franchement sans vouloir paraître trop vieux on a davantage quand on a mon âge maintenant que quand on a 15 15 ou 17 ans de moins je je le crois très sincèrement même si bien sûr il y a des talents partout et que des très jeunes gens exercent des très très grandes responsabilités là je parle vraiment pour moi et et et ce volet qui peut paraître pesant lourd et cetera moi je le trouve extrêmement enrichissant parce que dans tout ça il y a de l'humain et que tous les jours on doit se confronter à l'autre aux autres essayer de se mettre à la place de l'autre à la place des autres beaucoup plus que dans tous les autres mandats que j'ai exercé jusque- là en particulier celui de député qui finalement euh est aussi une fonction qui parfois peut peut confiner à l'auto-entrepreneuriat hein on a une toute petite équipe et puis la deuxème dimension qui est très très stimulante c'est celle du du projet qu'on est en capacité d'imprimer vous avez souligné le fait que un département a des compétences qui lui sont fixées par la loi ne serait-ce que dans l'exercice de ces compétences la place du choix politique elle est quand même importante on peut décider de faire les choses de cette manière plutôt que de celle-ci et c'est ce que nous avons fait en écr un projet départemental ça donne aussi une charge de responsabilité très lourde parce que on choisit pour les autres et on doit choisir le plus possible avec les autres nous depuis 2021 nous avons fait beaucoup de choix on a essayer de les faire dans le respect de ce que ns concitoyens nous avaient exprimé en 2021 moi j'essaie de les faire aussi dans le respect des valeurs qui m'anime et et de tout ce qu'on est en train d'essayer de faire comprendre des sources de mon engagement et pour le dire simplement moi je suis raccord avec moi-même [Musique] ici quel bilan vous faites ài mandat là si vous personnellement sans parler de des personnellement je je alors d'abord c'est une question qui m'est souvent posé parce que j'ai fait un choix difficile j'ai démissionné de l'Assemblée nationale que qui a surpris et qui parfois a été mal compris et mal interprét et je et moi j'ai compris qu'il puisse être mal compris je je l'ai fait parce que j'avais la conviction que je pourrais être davantage utile à mes concitoyens et à mon département à la place que j'occupe aujourd'hui qu'à l'Assemblée nationale et ce que je voulais dire c'est que à aucun moment pas une seconde pas une fraction de secondes je n'ai eu un regret de ce choix jamais jamais parce que je l'ai fait en l'ayant réfléchi et parce que depuis qu'il est fait je n'ai trouvé ici que des raisons qui le confforent et donc j'ai j'ai personnellement puisque vous me posez la question comme ça j'ai j'ai un sentiment de de d'utilité de satisfaction d'être utile vous parliez de de Jean pèche donc qui a été élu à 34 ans président du département il y a resté 32 ans à cette présidence avec d'autres mandats en plus on était encore à l'époque où le cumulle était possible sur des des mandats exécutifs est-ce qu'on peut vous souhaiter un destin à la jeamppèche 32 ans à la tête du département non non non non non ne me souhaitez pas ça et ce n'est surtout pas mon souhait à moi euh moi j'ai une conviction sur la démocratie alors d'abord je je veux dire que jeanèche a été un grand président de ce de cette maison et que et que je pense qu'il a marqué son passage dans la vie des avéronnais d'une manière que peut-être on n'appréhende pas toujours complètement mais je fais confiance à l'histoire pour que ce soit le cas un jour euh il l'a fait aussi dans une période où vous le dites bon les paramètres de la vie démocratique n'étaient pas les mêmes et et des gens pouvaient s'inscrire comme ça dans un bail très long avec en plus un cumul de de responsabilité qui était souvent d'ailleurs consubstantiel de ces mandats très longs c'est terminé c'est terminé de par la loi mais c'est terminer aussi parce que je pense que notre société vit plus vite vit différemment et que notre démocratie doit s'ad à ça et moi j'ai donc une conviction mais que j'ai depuis le début c'est que aujourd'hui lorsqu'on est engagé comme moi sur un temps long parce que déjà 20 ans c'est long quand on en a un peu 50 c'est un peu plus de 20 ans quand on en a presque 50 c'est long il faut que cet engagement se matérialise par des fonctions différentes sur des durées plus courtes et moi je quand je siégeé à l'Assemblée nationale j'avais déposé une proposition de loi pour qu'on limite à de de le nombre de mandats consécutifs dans la même fonction je continue de croire que c'est la bonne jauge c'est c'était très mal vécu par certains de mes collègues à l'assemblée qui trouvaient que j'étais fou euh mais je pense que c'est la bonne jauge et et moi en tout cas je je me la suis appliqué jusque là dans toutes les fonctions que j'ai pu exercer et je n'entends pas idéroger dans ma tête et je pense que c'est vraiment auj aujourd'hui nécessaire de pouvoir faire les choses avec la plus grande envie possible tant qu'on peut les faire avec cette envie et considérez quand même Queau bout de alors de mandats c'est 10 12 ans selon les selon les la durée des mandats c'est déjà beaucoup et il y a d'autres manières de s'engager la la les institutions françaises ont cette richesse de proposer des étages différents et cetera et donc on peut poursuivre un engagement politique et un engagement élu en allant se confronter à d'autres types de mandats il vous restera que le Sénat non c'est ça non non j'ai aucune franchement j'ai aucune trajectoire je n'en ai jamais eu d'ailleurs alors je sais que mon parcours porte à croire à l'inverse et que certains ont l'impression que ce sont des briques qui ont été savemment empilées avec des calculs et cetera pas du tout moi moi la la la vraie envie que j'ai eu euh en 2004 c'est c'est d'être élu au dép au conseil général à l'époque ce qui a été vraiment pour moi et je le dis en sincérité hein inattendu c'est le fait de devenir député en 2015 parce que alin Marc auquel j'ai succédé n'avait aucune raison objective de de mettre un terme à ses fonctions à ce moment-là et donc et donc je n'avais pas prémédité cette étape j'en suis très heureux parce que l'Assemblée nationale je pense dans un parcours politique est probablement une étape très très fondatrice de d'un savoir-faire d'une compréhension du du des rouages institutionnel français d'une constitution d'un réseau aussi dont on a besoin quand on veut pouvoir peser sur des décisions donc ça n'était pas prémédité ça m'a beaucoup beaucoup apporté dans ce que je fais actuellement aussi et et en partir en 2021 ça n'était absolument pas prémédité non plus donc il y a pas de il y a pas de de jalon et je n'en ai pas plus pour la suite si on fait juste l'exercice la petite gymnastique mentale si vous étiez président pour 32 ans on arrive en 2053 il ressemble à quoi laavyon en 2053 je me suis jamais posé cette question j'espère que laavyon sera toujours un département dont la l'identité et la notoriété positive seront celles qu'elles sont aujourd'hui parce que je pense que quand on on est avéronné on en a pas toujours conscience mais c'est une chance que de pouvoir dire qu'on est àéronné puisque partout où on exprime ça euh on reçoit un sourire envieux euh et puis vraiment moi mon combat euh et il ne m'amènera pas à 2053 mais j'espère qu'il constituera une étape vers 2053 c'est de faire en sorte que laavyon soit pleinement euh dans la modernité euh du monde dans lequel nous vivons et dans lequel nous vivrons demain en ayant conservé ses ressources et notamment naturelles donc aujourd'hui on est à la croisée des chemins le département a tout un tas de cartes en main il a aussi besoin de se doter d'équipement d'infrastructure euh de moyens de satisfaire les aspirations de la population de 2024 que nous n'avons pas complètement et il faut qu'on se batte parce que personne ne le fera notre place pour que ce soit le cas et j'espère qu'en 2053 ce sera accomplir justement comment est-ce que vous nourrissez vos réflexions pour savoir ce dont ont besoin envie les avéronnais à un moment où il y a un autre peut-être Carrefour qui est celui de faire cohabiter des populations puisqu'on a besoin d'accueillir des nouvelles populations on a besoin de d'entendre celles qui sont toujours là qui ont grandi ici qui n'en ont pas bougé peut-être comment on fait comment vous nourrissez vos réflexions vous pour savoir ce dont la Verro a besoin finalement je pense qu'une des clés euh de l'engagement euh c'est le contact avec les autres et donc moi dans toutes les fonctions que j'ai eu et dans celles que j'ai aujourd'hui j'essaie de laisser la part la plus large au contact de terrain et ici en tant que Président c'est pas le même dilemme le dilemme c'est de savoir le temps qu'on consacre à la gestion interne de cette grande maison et le temps qu'on passe à aller à l'écoute et au contact des gens et là aussi l'équilibre il se trouve et moi je je je suis très soucieux de ça pour deux raisons parce que comme vous le dites c'est la seule manière de rester en phase avec les attentes des gens et deème raison on est dans une période où la démocratie est malade abîmé euh elle a elle a beaucoup de souffrance et elle exprime maintenant aussi euh une forme de fragilité et je pense que quand on est élu et à forceorie élu local il faut en prendre le plus grand soin parce que on reste un des derniers rempart contre tout un tas de choses dont on don on ne veut pas dont moi je ne veux pas vous la comprenez cette défiance oui je la comprends je la comprends complètement je la comprends parce que je pense qu' on vit une période d'abord de détresse à plusieurs niveaux he détresse sociale détresse économique détresse sécuritaire détresse environnementale et cette détresse elle se vit à plusieurs échelles elle se vit collectivement mais elle se vient individuellement aussi et selon que l'on est jeune ou moins jeune selon que l'on est favorisé ou moins favorisé par la vie on a des impacts plus ou moins forts de cette détresse dans son quotidien mais quoi qu'il en soit tout le monde en a et face à ça euh la réponse publique ou la perception de la réponse publique qui est apportée n'est pas à la hauteur et c'est pas un jugement de valeur sur les gouvernants ni sur qui que ce soit mais en tout cas il y a une forme de déconnexion qui s'est installée à en plus on vit dans un monde suradministré complexe techno les gens sont perdus dans les méandres d'une incompréhension de comment fonctionne l'administration comment ils doivent répondre à un certain nombre d'injonction qui sont parfois contradictoires et cetera et donc ça se traduit par une énorme défiance et si on ajoute 3ème ingrédient du cocktail explosif l'échec d'un camp politique puis de l'autre puis de l'autre puis euh on on en arrive à cette à ce sentiment que plus rien ne va et que il faut il faut casser le jouet pour repartir à zéro et je pense qu'il ne faut pas laisser prospérer cette idée et qu'on a tous une responsabilité pour faire en sorte que à défaut de rétablir une confiance on en rille ce cercle vicieux de la défiance vous parliez de la modernité l'attractivité fait partie euh des leviers euh largement mis en avant par le Conseil départemental quel mot vous met é sur l'attractivité comment vous définissezv l'attractivité dont dont doit faire preuve l'avyon je crois qu'on est d'accord que sur le fait que être fier d'être aonné ne suffit pas être fier d'être ayonné ne suffit pas dire qu'on mange bien en Ayon ne suffit pas non plus avoir des beaux paysages n'est toujours pas suffisant avoir un patrimoine bâti exceptionnel pas d'avantage et je crois qu'aujourd'hui il y a deux angles de réponse qu'on essaie d'explorer c'est d'abord qui on veut attirer parce que l'attractivité c'est un concept mais il faut savoir qui on veut attirer le constat là il est implacable notre population elle est vieillissante tous les gens qui sont nés en Ayon ou qui ont vécu veulent y rester jusqu'à la fin de leur jour et donc on a un devoir territorial à leur permettre de le faire donc à avoir les moyens nécessaires pour que chacun vieillisse dignement là où il a vécu et là où il veut vieillir ce qui n'est pas une ma affaire et si nous ne nous contentions que de cela petit à petit la population diminuerait d'une manière inexorable et donc nous avons le devoir d'attirer des jeunes de conserver des jeunes avéronnis et d'attirer des jeunes qui ne sont pas des natifs avéronnais et pour se faire il y a beaucoup de leviers à activer il y a celui de l'économie de l'emploi du du travail c'est le cas parce que nos entreprises sont dynamiqu et ont besoin de main- d'œuvre et puis il y a celui de magnifier un cadre de vie qui a tout pour plaire mais qui a besoin aussi tous les éléments périphériques donc la capacité à se déplacer la capacité à communiquer la capacité à être connecté au monde d'aujourd'hui même si on est à 600 km de la capitale de la France même si on n'est pas à côté d'un CHU et cetera et cetera et ça c'est tout ça l'attractivité qu'aimeriez-vous qu'on que l'on retienne de vous je j'ai pas j'ai pas l'ambition que que que mon passage à cette fonction soit associé à à une réalisation particulière moi si on me pose la question comme vous me la posz ce que j'aimerais qu'on retienne c'est que je m'y consacre avec avec tout ce que j'ai dans mon cœur et que c'est pas pour moi quelque chose qui qui n'a pour fonction que de m'apporter une satisfaction personnelle c'est vraiment c'est vraiment un engagement vécu pleinement et et de toute mes forces et donc si on reprend de mandats donc 2033 vous vous quittez l'Hôtel du Département j'ai même pas j'ai même pas encore regardé les alors le mandat actuel se termine en 20 28 euh parceil était exceptionnellement long donc plus 6 34 ça ça vait 34 je ne fais aucune déclaration de candidature sans parler de ça mais mais mais euh en 2034 et ben je serai à l'approche de mes 60 ans donc ça me paraît bien et qu'est-ce qui fera que vous partirez avec le devoir du avec le sentiment du devoir accompli pardon oh je pense que la tâche qu'il a accomplir ici elle est jamais finie donc je sais pas si j'aurai ce sentiment un jour mais en tout cas parce que parce que c'est ce sont mes valeurs et c'est ma et et c'est ma certitude et ma conviction euh quand j'aurais décidé euh que que c'est le tour d'autres personnes que moi d'être là je le ferai en sérénité je je n'ai je n'ai jamais eu aucune amertume des fonctions pour lesquelles je me suis passionné que j'ai exercé et que j'ai quitté aucune je pense que quand on est engagé au service des autres il faut ger devant et pas derrière est-ce que vous observez du S de neuf en politique localement est-ce qu' est-ce que vous êtes optimiste sur cette question insuffamment insuffisamment et ça c'est vraiment quelque chose qui m'a toujours animé je pense qu'effectivement je vous l'ai dit moi un des fondements de mon engagement à un jeune âge dans la vie ça a été la certitude que quand on est jeune et qu'on veut se préoccuper de l'avenir il faut il faut retrousser les manches et y aller euh depuis j'ai aussi considéré que souvent la politique est aride pour les jeunes parce que les plus vieux ne veulent passer leur place et et essayer de de décapiter les jeunes dont la tête pointe trop haut et moi j'ai toujours eu à cœur de m'entourer de jeunes alors ici par exemple le cabinet du département de laavyon est un cabinet de de bébé et j'en suis très très heureux parce qu'on travaille avec des jeunes d'une manière différente et et ça a toujours été pour moi une source d'inspiration et de et de bonheur et de et de fraîcheur dans le quotidien puis au-delà de ce choix des collaborateurs que j'ai fait d'ailleurs de la même manière quand j'étais à l'Assemblée nationale je je j'anime depuis plusieurs années depuis plus de 10 ans un groupe de jeunes gens qu'on réunit de temps en temps non pas pour les évangéliser sur une posture politique plus que sur une autre mais pour les associés et les invités à se préoccuper de la chose publique et peut-être un jour à s'engager et ça je suis pas même de le dire mais je je commence à voir que ça permet à certains de passer à l'acte et d'être candidat à des élections et je pense que c'est vraiment quelque chose qu'il faut qu'on cultive en France parce que à tous les niveaux alors il y a eu un rajunissement de l'Assemblée nationale en 2017 c'était heureux mais à tous les niveaux les assemblées d'élus sont des assemblées souvent grisonnantes et on a on a besoin que toutes les générations soient représentées et en particulier la jeunesse quelle quelle forme il prend ce groupe dont vous parlez que vous animez il est tout à fait informel et pour vous illustrer ce ce qu'il prend comme tournure c'est que nous faisons de temps en temps une soirée comme les font les jeunes dans un bar en partageant quelque chose à grignoter quelque chose à boire et on passe en revue des sujets qui sont des sujets d'actualité moi j'apporte quelques éléments de de réflexion et surtout j'essaie de me mettre à l'écoute des jeunes et de ce qu'ils ont à dire et et c'est toujours une source de très très grande de très très grand enrichissement mutuel ça permet de rester jeune c'est pas le but mais je pense que ça permet de rester jeune ouais moi je su aussi je vous l'ai dit hein je suis père de deux enfants qui ont 21 et 17 ans donc eux euh me maintiennent alors pour le coup au quotidien dans les préoccupations de la jeunesse et j'apporte un soin tout à fait particulier à être très attentif à eux je le dis aussi avec ça par contre une un grand regret beaucoup plus attentif à eux maintenant que je ne l'ai été dans leurs jeunes années et si je devais vous m'avez pas demandé si je devais changer quelque chose dans ce que j'ai fait ça serait ça parce que je pense que mon engagement m'a dévoré et que quand eux étaient petit j'avais moins de lucidité sur la le degré de dévoration de mon engagement par rapport à eux et ça je me le reproche et je me le reprocherai toujours donc aujourd'hui j'essaie de rattraper le temps la dernière question monsieur Viala de du podcast à laquelle on droit tous les invités en quoi est-ce que vous croyez en quoi est-ce que je crois moi je crois la capacité des hommes et des femmes des humains à soulever les montagnes quand ils en ont envie et donc j'ai j'ai une foi de plus en plus forte à l'avenir à supposer qu'on le veuille et et je pense que c'est vraiment ça qui qui doit nous tenir dans une forme d'optimisme même quand comme c'est le cas actuellement beaucoup de choses sont plus difficiles donc je crois en l'Homme avec un h avec un grand hche merci beaucoup merci à vous merci beaucoup merci d'être arrivé au bout de ce nouvel épisode de fa si vous voulez continuer l'expérience et vous faufiler dans les coulisses de cet enregistrement retrouvons-nous dès à présent sur Facebook et Instagram j'y partagerai les photos du talentueux Mathieu Lacou qui vous le savez désormais m'accompagne sur de nombreux enregistrements de finta merci d'avoir écouté ce nouvel épisode de finta jusqu'au bout j'espère qu'il vous a plu inspiré questionné et fait voyager peut-être si vous souhaitez continuer la disc ussion je suis toujours curieuse de vous lire et d'échanger je vous propose que l'on se retrouve sur Facebook sur Instagram ou sur le site fintaapodcast.fr vous pouvez retrouver tous les précédents épisodes de finta gratuitement sur les applications de podcast et pour recevoir chaque nouvel épisode directement dans votre boîte mail vous pouvez aussi vous abonner à la newsletter et pour que finta vive si vous appréciez le podcast et que vous souhaitez soutenir ce travail indépendant partagez-le autour de vous transférez-le à vos amis parlez-en c'est le meilleur soutien que vous puissiez nous apporter à très bientôt