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Discours / meetingLe Média (sur YouTube)· 6 décembre 2020 6 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeSolidarités & familleInstitutions & élections

MANIFESTATION DU 5 DÉCEMBRE : LES FORCES DU DÉSORDRE À L'OEUVRE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Fait
    « il y a des policiers violents, il y en a »
  • 0:15Fait
    « Loi sécurité globale, il n’y a pas que l’article 24. Moi celui qui me touche le plus c’est l’article 1er. »
  • 0:30Fait
    « il est possible que l’article 24 s’intègre dans l’article 25 de la loi séparatisme »
  • 1:00Fait
    « Cette semaine le mouvement a connu deux victoires politiques. »
  • 1:15Fait
    « Le chef de l'État a été obligé de concéder que la police n'était pas tout à fait irréprochable. »
  • 1:30Fait
    « il y a des policiers violents, il y en a »
  • 2:15Fait
    « La préfecture de police, mise à mal par la contestation, semble n’avoir rien fait pour que la journée se passe bien. »
  • 2:30Fait
    « Le dispositif de sécurité est beaucoup moins souple que la semaine passée. »
  • 3:00Fait
    « Les forces de l'ordre décident de couper la manifestation en deux. »
  • 3:30Chiffre
    « Au total il y a près de 20 interpellations. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On ne va pas jouer à ni oui ni non, il y a des policiers violents, il y en a. Samedi 5 décembre, le mot d’ordre dans la rue était double : le retrait de la proposition de loi sécurité globale et la lutte contre la précarité. La loi sécurité globale, il n’y a pas que l’article 24.

Moi celui qui me touche le plus c’est l’article 1er. Aujourd’hui, nous on demande à ce que la police nationale soit plus formée. Et on va donner les compétences de la police nationale à la police municipale ?

Qui est encore moins formée que la police nationale. C’est juste pas possible, à un moment donné il faut agir. Si on veut continuer à militer, si les syndicats veulent continuer à venir, avec leurs ballons, il faut lutter contre cette loi.

Ils sont coutumiers des manipulations légales ou législatives. Il est possible que l’article 24 s’intègre dans l’article 25 de la loi séparatisme, ce qui nous donnera l’occasion d’aller lutter contre cette loi qui est aussi liberticide, qui porte les germes d’un racisme d’Etat puisqu’elle cible véritablement les musulmans mais pas que. Elle pourra cibler toutes les congrégations religieuses.

L’arc de force de cette coordination est extrêmement large. Ca va des organisation professionnelles de journalistes, de réalisateurs, aux associations, syndicats, collectifs de victimes de violences policières, gilets jaunes etc… Moi honnêtement je n’ai jamais vu, et ça fait un paquet d’années que je milite et que je suis en responsabilité pour Attac, je n’ai jamais vu un arc de force aussi large, en faveur des libertés publiques. L’objectif est de continuer à mettre la pression car cette semaine le mouvement a connu deux victoires politiques.

Lundi, face à la mobilisation monstre du week-end, la majorité a annoncé une réécriture complète de l’article 24, celui qui prévoit d'empêcher la diffusion d’images de policiers en exercice. Et vendredi sur le média Brut, le chef de l'État a été obligé de concéder que la police n'était pas tout à fait irréprochable. Il y a des policiers violents, il y en a.

Et donc là-dessus, il faut prévenir, former et surtout sanctionner. Est-ce que ce qui s’est passé dans ce studio le 21 novembre, ce sont des violences policières ? Pardon, mais ça s’appelle comment ?

Ce qui a été filmé, j’ai vu les images, oui ça s’appelle comme ça. Est-ce que c’est un tabou le terme ? Non je peux vous dire : il y a des violences policières si ça vous fait plaisir que je le dise.

On ne va pas jouer à ni oui, ni non. Evidemment hier, on a eu une victoire politique historique. Le président de la République a reconnu auprès du média Brut et de Rémy Buisine que les violences policières existaient, il a reconnu que le racisme dans la police existait.

Maintenant il faut passer aux actes. Et les actes, c’est quoi ? C’est bien évidemment la formation, le recrutement, le traitement judiciaire, l’absence d’impunité.

Je rappelle que c’est le même président de la République qui, il y a deux ans quand Geneviève Le Gay s’est fait tabasser, mutiler, militante d’Attac, gilet jaune, il a dit une seule chose : il lui souhaitait plus de sagesse. Conséquence ou pas, la préfecture a décidé de montrer les muscles. Le dispositif de sécurité est beaucoup moins souple que la semaine passée.

Sur ces images, on voit comment les forces de l'ordre, dès le début, imposent au contact, le rythme de la manifestation. De part et d’autre, des cordons de fonctionnaires complètent cette nasse mobile. Les tensions sont immédiates.

La tête de cortège est compactée et les forces de l'ordre refusent parfois d’avancer, sans raison apparente. Les policiers font l’objet de jet de projectiles et ripostent. La situation dégénère définitivement au niveau de la station Saint-Fargeau.

Les nuages de lacrymogènes envahissent la rue. Une barricade s’élève et un feu démarre près de ce chantier. Le cortège parti depuis à peine une heure a fait 400 mètres Il n’ira pas plus loin.

Les forces de l’ordre décident de couper la manifestation en deux. Mais elles doivent parfois battre en retraite. Les manifestants s'éparpillent sur le boulevard Gambetta, transformé en champ de bataille.

Les dégâts sont importants dans le quartier. Plusieurs agences bancaires et immobilières sont saccagées. Le jeu du chat et de la souris se poursuit jusqu’au soir.

Au total il y a près de 20 interpellations. Les manifestants les plus déterminés atteignent la place de la République où de nouveaux heurts ont lieu. La préfecture de police, mise à mal par la contestation, semble n’avoir rien fait pour que la journée se passe bien.

La faute à son dispositif qui n’a réussi qu'à provoquer plus de tensions.