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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 7 octobre 2025 59 minDivertissementCulture, médias & sport

Carole Bouquet, rien que pour nos yeux - C à Vous l’intégrale - 07/10/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Vous venez avec le texte.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous avez souvent pris position au théâtre mais aussi en tant que citoyenne.

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Vous l'avez déjà lu cet été sur scène à Nice et vous étiez malade pendant les répétitions.

  • 20:00ComplaisanteRéponse directe

    Vous restez avec nous jusqu'à 21h, chère Carole.

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Vous avez vraiment refusé une offre de film de Jean-Luc Godard parce qu'il mettait trop longtemps à manger un poisson au restaurant?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00C.BouquetFait
    « Je n'ai plus rien à dire. »
  • 10:00C.BouquetFait
    « C'est vraiment les petites lâchetés des uns et des autres, avec certaines plus importantes que d'autres. »
  • 15:00C.BouquetFait
    « C'était un désastre, disons-le. »
  • 20:00C.BouquetFait
    « J'ai pas vu, mais je viens d'un film où je joue une écolo légèrement nymphomane mais en même temps ingénieure. »
  • 25:00C.BouquetFait
    « Je n'ai plus le trac. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sous-titrage en direct france.tv access. -A-E.Lemoine: "C à vous", en direct jusqu'à 21h.

Nous sommes avec Pierre, Emilie, et Mehdi Favri, notre chef cette semaine. -E.Tran Nguyen: Voilà ce qu'on va mettre dans le plat d'aujourd'hui: un peu de beurre, un peu de fromage!

C'est ce qui s'appelle du réconfort! -A-E.Lemoine: C'est une blague? -E.Tran Nguyen: Qu'est-ce qui va se passer?

A part qu'on va devenir obèses? -M.Favri: On m'a dit qu'il y avait beaucoup de fans de pâtes autour de la table.

On va donc faire des pâtes de Toscane aujourd'hui avec du fromage. Gourmandise et réconfort, on en a besoin en ce moment. -A-E.Lemoine: Attention, on a une spécialiste des pâtes autour de la table.

Elle est très à cheval sur la cuisson. Il y a cinq ans, Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine, était assassiné pour avoir montré 10 jours plus tôt deux caricatures de Mahomet à ses élèves dans le cadre d'un cours consacré à la liberté d'expression. 10 jours pendant lesquels la machine s'est emballée.

Un élève l'accuse, un père le traite de voyou, un homme de foi demande sa radiation, des menaces sont proférées, des collègues se sont désolidarisés, et Samuel Paty a perdu sa vie. - Au début, c'est un mensonge de sa fille. Mais il ne faut pas oublier que c'était un adulte, comme tous les autres accusés, et qu'ils ont fait le choix de faire des vidéos, d'envoyer des messages sur WhatsApp à des milliers de personnes. - On est sur neuf jours où il ne se passe pas un jour...

J'ai plaidé l'acharnement, c'est pas pour rien. C'est un acharnement, mais pas n'importe lequel, avec chacun des leviers dont on sait pertinemment qu'ils apportent une réaction violente: le blasphème, la discrimination... -A-E.Lemoine: "Le professeur" raconte les derniers jours de Samuel Paty.

L'histoire d'un emballement de haine qui repose sur un mensonge et aboutit à une tragédie. Mis en scène par Muriel Mayette-Holtz à La Scala avec Carole Bouquet seule sur scène, qui est ce soir notre invitée. -C.Bouquet: Bonsoir! -A-E.Lemoine: Vous venez avec le texte. -C.Bouquet: Vous avez bien résumé.

Je n'ai plus rien à dire. -A-E.Lemoine: A partir de jeudi, vous allez prêter votre voix non pas à un, mais à une variété de personnages, tous les protagonistes de cette tragédie: les élèves, la principale du collège mais aussi Samuel Paty, dont on entend tout au long du texte signé Emilie Frèche le courage et la solitude.

Le courage, d'abord. Il a défendu la liberté d'expression, le droit au blasphème. Et en fait, il n'a fait que dispenser un cours qui était inscrit au programme.

Il n'a rien fait de mal, mais on lui a reproché de l'avoir fait. -C.Bouquet: C'est vraiment les petites lâchetés des uns et des autres, avec certaines plus importantes que d'autres.

Pendant quelques jours, c'est la manière dont chacun recule un peu en disant: "je veux bien le défendre, mais ça devient difficile. On est avec toi, mais dans le contexte où on est, qu'est-ce qu'on peut faire?" -A-E.Lemoine: Le texte rapporte des conversations entre professeurs.

Samuel Paty dit: "Ils me disent tous qu'ils sont inquiets pour moi." -C.Bouquet: Ils se désolidarisent de ce professeur, mais pas tout de suite.

Il a préparé ce cours avec un de ses collègues. En fait, il y a une petite lâcheté qui va lui coûter la vie. -A-E.Lemoine: Samuel Paty a compris l'engrenage, le piège dans lequel il se sentait de plus en plus enfermé.

Il savait... -C.Bouquet: Tout le monde l'interroge.

Il y a la police, l'institution, les profs, la directrice de l'établissement...

Il doit raconter en permanence la même histoire en disant: "Non, je n'ai pas fait ça." Et il n'y a rien à faire, on lui dit qu'il a froissé ses élèves. En l'occurrence, il est accusé d'une chose qu'il n'a vraiment pas faite.

La jeune fille en question par qui tout cela démarre n'était pas là. Donc elle a menti. Le père sait très bien qu'elle a menti.

Il ne veut pas qu'elle aille au cours d'histoire parce qu'il n'est pas d'accord avec ce qui s'y passe. -A-E.Lemoine: Samuel Paty se souvient d'un texte de Voltaire qu'il lisait à ses élèves pour expliquer le droit au blasphème.

C'est un texte que vous avez avec vous ce soir. -C.Bouquet: C'est incroyable à quel point ce texte est incroyable. "Le combat contre le fanatisme est toujours le même.

Il y a d'autres remèdes à cette maladie épidermique que l'esprit humoristique qui adoucit enfin les moeurs des hommes et prévient les accès du mal. Car dès que ce mal fait des progrès, il faut fuir et attendre que l'air soit purifié. Les lois et la religion ne suffisent pas contre la peste des âmes.

La religion, loin d'être un élément salutaire, se tourne en poison dans les cerveaux infectés. Les lois sont encore très impuissantes contre ces accès de rage. Ces gens-là sont persuadés que l'Esprit Saint qui les pénètre est au-dessus des lois, que leur enthousiasme est la seule loi qu'ils doivent entendre.

Mais que répondre à un homme qui est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant?" -P.Lescure: C'est insensé d'actualité. -A-E.Lemoine: Et ce combat contre le fanatisme est toujours le même. -C.Bouquet: C'en est presque choquant tellement c'est actuel. -P.Lescure: Dans vos rôles et dans la vie, vous avez souvent pris position au théâtre mais aussi en tant que citoyenne.

Je pense à vos engagements pour les droits de l'enfant, pour le droit au logement. Au cinéma, on pourrait aussi citer "Lucie Aubrac", une figure héroïque de la résistance. -C.Bouquet: J'adorerais que Lucie se réveille.

Vu ce qui se passe en ce moment...

Je crois qu'elle nous dirait: "On n'a pas fait tout ça pour ça." Un jour, j'étais allée voter. On se voyait dans la vie aussi.

Elle m'a demandé si j'avais été voter et j'avais dit non. Je me suis fait engueuler. "Je ne me suis pas battue pour le droit de vote pour que tu n'ailles pas voter!" -A-E.Lemoine: Depuis, vous n'avez jamais loupé une élection. -C.Bouquet: Je n'ose pas, parce qu'elle est derrière moi!

Je ne peux pas. -P.Lescure: Le film est sorti en 97.

Vous étiez aux côtés de Daniel Auteuil. -C.Bouquet: C'est quelqu'un qui, naturellement, dit non à l'injustice, à la bêtise.

C'est tellement séduisant que c'est impossible de ne pas le faire. - Car c'est avant tout une histoire de femme, une histoire d'épouse. Pour sauver son mari de la Gestapo, Lucie Aubrac aura toutes les audaces. -P.Lescure: Vous venez de l'évoquer avec nous dans cette scène où vous vous faites engueuler de ne pas être allée voter.

Comment s'est passée la première rencontre avec Lucie Aubrac? -C.Bouquet: Qu'est-ce qu'on a ri!

Je suis allée la voir avant. Un des moments les plus merveilleux, c'est que je ne voulais pas porter un sac énorme sur le tournage, alors qu'elle était à vélo. Je trouvais que ça ne lui allait pas.

Mais bon, le réalisateur a insisté sur ce foutu sac. Lucie arrive sur le tournage et dit: "Qu'est-ce que tu fais avec un sac pareil? Je mettais tout dans mes poches!" -A-E.Lemoine: Et vous avez fait comme ça à Claude Berri? -E.Tran Nguyen: Pour revenir à ce texte d'Emilie Frèche, vous l'avez déjà lu cet été sur scène à Nice et vous étiez malade pendant les répétitions. -C.Bouquet: C'était un désastre, disons-le. -E.Tran Nguyen: Vous étiez malade de peur? -C.Bouquet: Je me suis coupé un nerf il y a des années.

Quand il y a du vent, c'est un problème. C'est du sirocco, avec du sable. J'arrivais à peine à parler.

Je crois que c'est la pire représentation de ma vie. J'ai dû bafouiller à chaque phrase. Ca n'a pas arrêté.

Emilie Frèche était là. Elle était un peu inquiète. Elle m'a regardé, un peu étonnée.

Effectivement, il y avait énormément de vent. Les feuilles n'étaient pas attachées. Les feuilles partaient.

Elles partaient par cinq! Après, je les ramassais. Il fallait que je cherche où j'en étais dans le texte. -A-E.Lemoine: Donc ça ne pourra pas être pire à partir de jeudi. -C.Bouquet: En l'occurrence, les gens ont beaucoup aimé!

Emilie, pas du tout. Mais après, des gens m'ont écrit en me disant qu'ils avaient adoré. -P.Lescure: Il faut peut-être ajouter du vent à La Scala! -C.Bouquet: Non, je vous en supplie!

C'était un calvaire. A un moment donné, je me suis dit que j'allais sortir de scène et arrêter, mais au point où on en était, j'ai continué. -E.Tran Nguyen: Vous avez le trac? -C.Bouquet: Je n'ai plus le trac. -A-E.Lemoine: "Le professeur", c'est à partir de jeudi jusqu'au 14 décembre à La Scala, un texte d'Emilie Frèche.

L'oeil de Pierre. -P.Lescure: Chère Carole, un Américain de 65 ans, Richard Linklater, dont on aime la filmographie assez personnelle, vient de réussir un film épatant en recréant le tournage d'"A bout de souffle", le premier film de Godard. -P.Lescure: Vous ne l'avez pas encore vu.

Il a été présenté à Cannes. Il sort demain à Paris. Il ne faut pas le louper.

Tout est réussi, à commencer par le casting, de Godard à Jean Seberg. - Celui qui est au milieu, c'est Truffaut. A gauche, il y a Chabrol.

Et les lunettes noires, c'est Jean-Luc Godard. - Je suis prêt à réaliser, maintenant. - Aujourd'hui, tout le monde adore la Nouvelle Vague. - Tout ce dont on a besoin pour faire un film, c'est d'une fille et un flingue. - Voici le film en résumé.

Ne montre ça à personne. -P.Lescure: Quel que soit votre âge, avec "Nouvelle Vague", vous retrouverez le Paris de 1959. -C.Bouquet: Et le cinéma. -P.Lescure: C'est l'année où Godard tourne "A bout de souffle" alors que Chabrol et Truffaut se sont déjà lancés.

Tout est précis dans le film de Richard Linklater. C'est comme un documentaire, et en même temps, on sent la liberté quasi révolutionnaire du tournage. Richard Linklater partage son affection pour tous ces personnages.

Il ne manque pas d'ironie. - Richard, c'était une façon de diriger extraordinaire qui invite au partage et aux idées. Il nous demandait nos avis sur les scènes.

Comme ça, on pouvait apporter des éléments de réponse, soit convaincants, soit pas du tout assumés. -P.Lescure: Vous allez voir, c'est incroyable.

Vous étiez toute jeune, mais de cette époque, il y a plein de personnages que vous avez croisés plus tard. Richard Linklater s'est amusé dans tous les seconds rôles et troisièmes rôles à faire défiler tous les personnages de l'époque, tous les gars des Cahiers du Cinéma, le producteur... - Belmondo, il y a 14 documentaires sur lui.

Je n'avais qu'à regarder les films dans lesquels il était. Avant le tournage, je m'étais dit que j'allais regarder ses films d'avant 65, pour avoir le Jean-Paul Belmondo jeune, qui n'est pas encore Bebel. Ca aurait pu m'influencer sur un truc qui n'était pas juste sur ce film-là.

Là, c'est vraiment un jeune acteur, qui faisait du théâtre et qui n'avait fait qu'un court métrage. -P.Lescure: "Nouvelle Vague" sort demain.

Le film est beau. C'est à la fois une masterclass et c'est vachement divertissant. C'est gai et affectueux. -A-E.Lemoine: Vous avez vraiment refusé une offre de film de Jean-Luc Godard parce qu'il mettait trop longtemps à manger un poisson au restaurant?

Ou c'est une blague, comme vous savez bien les faire? -C.Bouquet: Ce n'est pas complètement faux.

On est allés déjeuner. Il a mangé un poisson très cuit, une perche. C'est tout, sans un mot.

Je me suis dit: "Ca va pas le faire." -A-E.Lemoine: C'est pas possible de faire un film avec quelqu'un qui n'aime pas manger? -C.Bouquet: Non, je le crois vraiment.

Et pourtant, Dieu sait qu'il avait du talent. Je conseillerais à toute personne de dîner d'abord et de voir ce qui se passe. Ca se retrouve dans la vie. -A-E.Lemoine: Ce qu'il y a dans l'assiette se retrouve dans la caméra. -L.Sénéchal: Vous avez joué aussi avec Bertrand Blier, qui nous a quittés à 85 ans en début d'année.

Un humour noir et cru. Vous avez joué deux fois pour lui: "Buffet froid" et "Trop belle pour toi", pour lequel vous avez reçu le César de la meilleure actrice. On a retrouvé une archive. - Entre "Buffet froid" et ce film, elle a vécu, elle a eu des malheurs.

Elle est encore très jeune, mais ça se voit et ça lui donne une vérité de femme qu'elle n'avait pas avant, parce qu'elle était toujours cachée derrière cette beauté extraordinaire. -L.Sénéchal: Vous avez gagné en maturité, en 10 ans. -C.Bouquet: Il y avait 10 ans de différence.

Ma vie avait changé. Dans "Buffet froid", il ne savait pas du tout qui j'étais. J'étais à New York.

J'étais à l'ambassade de France un soir. Il était avec Toscan du Plantier. Il a demandé qui j'étais.

On lui a dit que je venais de faire un film de Luis Bunuel. J'étais très timide, donc je portais des lunettes noires. C'est sur cette image-là qu'il m'a prise. -A-E.Lemoine: De vous descendant les marches. -C.Bouquet: C'est ça qu'il a voulu pour jouer la mort.

Je n'avais pas toujours l'air très sympathique dans mes films, mais alors là, de jouer la mort...

Mais qu'est-ce qu'on a ri! -A-E.Lemoine: Vous restez avec nous jusqu'à 21h, chère Carole.

Dans un instant, le meilleur et le pire de la Fashion Week avec Emilie. Mais d'abord, notre fiction quotidienne. - Arrête avec le puits.

Ca n'existe pas. - Je suis dans la merde. J'ai donné le mauvais costume au comédien. - Mais c'est pas grave! - Mais aidez-moi!

Je peux pas les rattraper, ils sont trop loin. - Est-ce que quelqu'un a remarqué quelque chose? - Je crois pas. - Alors laisse tomber.

Le réalisateur ne verra rien. - Tu crois? - Mais oui. - Est-ce qu'il t'a dit qu'il voulait un truc naturel mais sophistiqué, pendant le tournage? - Oui. - Est-ce qu'il a dit qu'il voulait quelque chose d'organique? - Oui. - Alors, il a dit les mots-clés. - Et s'il a rajouté le mot "authentique", là, tu es bien.

Hier, il m'a demandé de faire un raccord maquillage pour ressentir l'émotion. J'ai fait semblant de poudrer. - Je croyais que j'avais fait une grosse connerie! - Vous avez pas vu Linda?

Qu'est-ce que tu as foutu? Quentin est furax! Tu trouves que ce costume fait western? - Ben quoi?

Je me suis trompée! Et toi, tu aurais pu le dire! - Pour un cow-boy, ça m'a paru chelou, mais on sait jamais, avec Quentin Dupieux... - Super, merci beaucoup. - Tu le changes, du coup? - Oui, on y va. -E.Tran Nguyen: Carole, hier soir, vous étiez avec Pedro Pascal, Nicole Kidman, Penélope Cruz, Vanessa Paradis au défilé le plus attendu de la Fashion Week, la semaine de la mode, qui se termine aujourd'hui à Paris.

C'était le défilé Chanel. C'était le premier défilé du nouveau styliste. Il peut être fier de lui.

Il a été acclamé à la fin du défilé. Il a réussi à nous emmener sur d'autres planètes. En ce moment, c'est vrai que ça fait du bien de quitter la terre ferme.

Ce qui a fait sensation, c'est aussi vous et votre nouveau look. Je ne sais pas si vous avez vu toutes les unes de presse qui commentent votre coiffure inattendue. -C.Bouquet: J'ai pas vu, mais je viens d'un film où je joue une écolo légèrement nymphomane mais en même temps ingénieure, donc je cache mes dreds quand je fais l'ingénieure parce que je m'occupe des maisons qui risquent de s'écrouler.

En même temps, je cherche absolument un homme. En l'occurrence, ça tombe sur Fabrice Luchini qui ne cherche pas du tout de femme. Il va dire non jusqu'au jour où, finalement, il va céder.

A propos du défilé d'hier, c'était absolument merveilleux. Quand vous avez commencé à en parler, j'en avais des frissons tellement c'était beau. C'est si rare.

Il n'y a pas un vêtement qui m'a déplu. Il n'y a pas un détail. J'ai trouvé ça extraordinaire.

Ce jeune homme est doué comme c'est pas permis. Incroyable. -E.Tran Nguyen: Autre surprise de cette semaine de la mode, c'est le duo à l'origine de la robe qui avait été créée sur Bella Hadid.

L'année dernière, ils ont fait défiler un chien robot. Cette année, oubliez les crèmes antirides. Ce sera le vêtement qui va nourrir votre peau grâce à un tissu qui contient des probiotiques.

Ils ont proposé leur modèle phare de sac à main avec une pierre énergisante. Est-ce que ça a convaincu les stars? -A-E.Lemoine: Un sac en pierre?

Mais on peut mettre des choses dedans? -E.Tran Nguyen: Je ne sais pas. -C.Bouquet: Déjà, vous devez vous pencher comme ça quand vous marchez avec! -E.Tran Nguyen: Est-ce que ça a convaincu les stars présentes? - Porter des vêtements et améliorer le grain de peau en même temps, c'est pas mal. - Après, il faut juste boire de l'eau aussi.

Je peux mettre tous les body du monde, si j'ai fait la fête toute la nuit, à quoi bon? -C.Bouquet: Elle avait les lunettes de quelqu'un qui a fait la fête la veille. -E.Tran Nguyen: C'est vrai.

Deux autres sensations de cette Fashion Week. La première, c'est elle. Elle a littéralement irradié le défilé Givenchy.

Elle nous a rassurés sur le monde de la mode, à qui on reproche toujours la maigreur et la non-inclusivité. Quand elle est apparue sur le podium avec son regard, sa chevelure et sa taille 40, elle a remis les pendules à l'heure. Sur les réseaux sociaux, on n'a vu qu'elle.

Enfin, vous avez peut-être aperçu sur les réseaux sociaux cette femme poney, qui a été aperçue aux côtés de Paris Jackson. C'est en fait une DJ, chanteuse et compositrice allemande. Comme le faisaient les Daft Punk, elle a son costume de scène, soit ce masque troublant.

Les internautes se sont demandés si c'était de la chirurgie ou si c'était carrément son vrai visage. -A-E.Lemoine: Il y en a qui se sont demandés si elle s'était fait greffer?

Les gens sont un peu naïfs, non? -C.Bouquet: Un petit peu! -A-E.Lemoine: A vos côtés dans un instant, Carole, une glaciologue originaire de Haute-Savoie, où son arrière-grand-mère posait fièrement sur la Mer de Glace.

Un siècle plus tard, le plus long glacier français a reculé de plus de 2 km. Désormais, il laisse voir de la roche à nu, même en hiver. Des images saisissantes, symboles des ravages du réchauffement climatique.

La pluie y a remplacé la neige. - Au mois d'août dernier, je me suis baladée sur les petits glaciers que l'on a ici. C'est des glaciers qui réagissent très vite au changement climatique.

Je ne pensais pas que ça irait aussi vite. C'était comme si chaque pore du glacier crachait le plus d'eau possible. C'est la première fois où je suis choquée de voir la vitesse de fonte des glaciers.

Le changement climatique est encore plus violent que ce qu'on pouvait imaginer. -A-E.Lemoine: On est ravi de votre présence alors que votre film documentaire dresse un état des lieux de l'Arctique.

Un état des lieux presque désespérés parce que tout s'accélère encore plus rapidement que dans les projections les plus pessimistes des scientifiques. -H.Sevestre: Cet endroit est devenu l'épicentre du changement climatique.

C'est l'endroit qui se réchauffe le plus vite sur terre. Quand on est là-bas, on a l'impression d'être dans le futur tellement les choses vont vite. L'objectif de ce documentaire, c'est de nous rapprocher des glaciers et de faire en sorte que tout le monde comprenne que ce qui se passe là-haut nous impacte jusque chez nous. -A-E.Lemoine: On parlera bientôt des glaciers au passé, pour la moitié des glaciers.

Ils auront disparu d'ici la fin du siècle? -H.Sevestre: C'est assez terrible.

On sait que pour une partie des glaciers sur terre, il est déjà trop tard. J'essaie toujours de regarder le verre à moitié plein. Dans les décisions que l'on prend aujourd'hui, on peut encore agir et limiter la casse pour préserver la moitié des glaciers. -C.Bouquet: C'est une bonne raison de se battre pour le gouvernement d'aujourd'hui. -A-E.Lemoine: Oui, il faut parler à tous les dirigeants de ce monde.

Tout le monde doit s'y mettre et changer de fond en comble son rapport à l'économie. On doit changer notre vision de l'économie mondiale. Vous qui êtes professeur à l'université, à chaque fois que vous parlez d'un glacier à vos élèves, vous dites qu'il aura disparu dans 50 ans, un autre dans 10 ans.

C'est le cas de tous les glaciers tropicaux. -H.Sevestre: J'ai la chance de passer un peu de temps en Ouganda et en Colombie.

Pour ces glaciers, on sait qu'il est déjà trop tard. On sait que quoi qu'il arrive, on ne pourra plus les sauver. On a quand même besoin de continuer à les étudier.

Tant qu'ils sont là, ce sont des château d'eau. 2 milliards de personnes utilisent l'eau des glaciers. -A-E.Lemoine: S'ils fondent, ça a des conséquences immédiates dans le monde.

Ici, en France, ça concerne les problèmes de submersion. -H.Sevestre: J'ai passé pas mal de temps en Normandie ces derniers jours.

On parle du retrait du trait de côte, au Havre. Le Groenland et l'Antarctique sont les deux plus grandes calottes polaires sur terre. Si ces calottes perdent un peu de glace, ce sont tout de suite des bâtiments qui doivent être détruits et des populations qui doivent être déplacées.

Ca arrive déjà. Ce qu'on essaie d'expliquer au travers de ce documentaire, c'est que lutter contre le changement climatique, c'est lutter pour notre économie, pour notre santé, pour notre agriculture, pour notre bien-être. On a plein de bonnes raisons de le faire. -P.Lescure: Il y a les faits, il y a vos alertes, celles du GIEC, et pourtant, le 27 septembre dernier, j'espère que vous n'écoutiez pas, Donald Trump s'est de nouveau enfermé dans le déni en nous faisant quasiment un bras d'honneur. -P.Lescure: On parle souvent des climatosceptiques, mais il est -- les pires, ce sont les climatologues je m'en foutistes. -H.Sevestre: Une des raisons pour lesquelles il a été élu, c'est grâce aux industries fossiles.

Ce qu'il oublie, c'est que ça coûte très cher de ne rien faire. On sait que la canicule que l'on vient d'avoir en France et en Europe pendant l'été a coûté plusieurs dizaines de milliards d'euros, juste une canicule qui a duré quelques semaines. Le coût de l'inaction va être supérieur au fait d'agir. -A-E.Lemoine: Si on lui parle d'argent, ça peut peut-être le mobiliser. -H.Sevestre: Justement, on a eu un sommet à New York qui n'a jamais eu autant de succès.

Le Texas, c'est l'Etat qui est leader au niveau du solaire et de l'éolien. On a essayé de toucher ces gens, ceux qui s'en foutent. On a déjà fait quelques petites projections.

On n'a jamais eu autant de retours touchants et puissants. Les gens veulent y aller. -A-E.Lemoine: C'est plus efficace qu'une COP? -H.Sevestre: Les COP restent importantes, il faut se mettre autour de la table pour parler du climat, mais on sait qu'il y a des milliers de lobbyistes qui font tout pour dézinguer les négociations. -A-E.Lemoine: "Glaciers d'Arctique, état des lieux", c'est en salles demain.

Vous participez aussi au festival Atmosphères de Courbevoie avec une soirée sur les glaciers le 11 octobre. Carole sera sur scène. -C.Bouquet: Ca dépend, c'est quel jour? -A-E.Lemoine: Je n'ai pas un agenda dans la tête. -C.Bouquet: Ca dépend à quelle heure.

Je peux peut-être y arriver. -A-E.Lemoine: Vous restez avec nous.

Tout de suite, le Bonus. Lorrain nous parle de la mère de ses enfants, la femme qu'il aime. -L.Sénéchal: Marine Leonardi, ce n'est pas la mère de mes enfants, c'est l'humoriste préférée de la mère de mes enfants.

C'est une trentenaire avec deux enfants, comme Marine Leonardi. Toutes les trentenaires pensent tout bas ce qu'elle dit tou haut. -L.Sénéchal: Tout le monde pense ça.

Quoi qu'en dise ma compagne, je ne me reconnais pas du tout dans le conjoint qu'elle décrit. Comme tous les trentenaires papas de deux enfants, il serait toujours aux toilettes. -L.Sénéchal: Elle attend que le père sorte des toilettes.

Marine Leonardi fait mouche quand elle décrit sa belle-mère, qui ressemble à toutes les belles-mères. Brigitte, c'est la grand-mère d'aujourd'hui. De son temps, c'était mieux. -L.Sénéchal: L'humour noir de Marine Leonardi. -C.Bouquet: Ce n'est pas très loin de moi. -L.Sénéchal: Son spectacle revient à Paris à partir du 20 novembre.

Il y aura aussi une tournée dans tous les Zénith. Elle a plus d'un million d'abonnés sur les réseaux sociaux. On peut l'écouter sur France Inter.

Ca cartonne parce qu'elle a donné une voix à toutes ces mamans normales. Leurs enfants ne sont pas parfaits, leur libido fait le yo-yo, leur carrière est en galère, mais elles tiennent bon grâce à cette forme de sororité, ce miroir amusant qu'elle leur tend. -A-E.Lemoine: Marine Leonardi, le gourou de la femme de Lorrain Sénéchal, est notre invitée.

Bienvenue, Marina. Ca va bien? -M.Leonardi: Ca va, et vous? -A-E.Lemoine: Est-ce que vous connaissez madame Sénéchal? -M.Leonardi: Il a fait un lapsus, j'ai cru que j'étais sa femme.

Je suis ravie d'être votre idole. -A-E.Lemoine: Vous êtes surtout l'idole de sa compagne.

Elle lui montre toutes les vidéos que vous faites pour lui dire: "Regarde!" Beaucoup de femmes envoient vos vidéos à leurs maris. -M.Leonardi: Beaucoup de femmes me disent qu'elles sont très contentes de me rencontrer dans la rue, et je vois leurs maris qui n'ont pas la même tête. -A-E.Lemoine: Ce qui explique votre succès, c'est que vous dites aux femmes qu'elles ne sont pas seules. -M.Leonardi: Je me suis lancée dans le stand-up bien avant les réseaux.

C'est vrai que je me suis lancée dans le stand-up parce que quand je parlais de mes petits et gros tracas de maternité, avec ma famille et mes amis, tout le monde me disait que j'en faisais des caisses, que j'étais difficile alors que mes enfants étaient en bonne santé. Je montais le soir sur la scène en disant que je n'en pouvais plus, que mon mari ne faisait rien. C'était jouissif.

Il était à la maison. -A-E.Lemoine: Vos débuts sur les réseaux, ça a commencé un soir où vous aviez confié vos filles à la baby-sitter.

On est en 2024. C'était votre première vidéo. Vous vous filmez de très près parce que vous êtes myope.

Vous avez le visage collé à l'écran. C'est devenu une marque de fabrique. Vous dites que vous devez votre succès à votre nez. -M.Leonardi: Les gens me disent: "Il fallait y penser, de zoomer sur toi." Moi, j'aime bien voir les gens de près.

Je zoome quand je suis sur Instagram et que je regarde des vidéos. Je pense que les femmes aiment bien voir les petits détails du corps. Il y a beaucoup de mecs que ça repousse un peu. -A-E.Lemoine: Vous n'avez pas besoin d'un nouveau mari?

C'est raccord, le fond et la forme. Avec le succès, vous avez quitté votre... -L.Sénéchal: Votre mari. -A-E.Lemoine: Il est vraiment en demande!

Vous avez quitté votre emploi. Cette reconversion, vos parents l'ont très mal vécue. -M.Leonardi: Je viens d'une famille un peu traditionnelle italienne.

Quand j'ai commencé le stand-up en parallèle de mon job classique, ma mère a fait tout un drama en disant:" Il ne nous manquait plus que ça!" Elle se demandait ce qu'allait dire mon mari. On me parlait beaucoup de la réaction de mon mari.

Encore aujourd'hui, on m'en parle. -A-E.Lemoine: On pose ces questions-là à vos collègues humoristes hommes? -M.Leonardi: Pas du tout. -A-E.Lemoine: Dans les deux cas, c'est le sacrifié. -M.Leonardi: Oui, pauvre Alix.

J'ai une famille pour ça qui est géniale. Ils disent:" On a toujours su que tu allais faire ça." Ca rétropédalage. -E.Tran Nguyen: On vous a beaucoup regardée cet été pour le feuilleton des vacances à la mer, la pluie quand on arrive sur le sable, les hommes qui vont faire du tennis à l'heure du bain des enfants. -E.Tran Nguyen: Il y a un petit chiffre que j'aimerais donner, c'est que 70% des femmes se trouvent plus fatiguées après des vacances qu'avant.

Il y a même un autre concept qui a été inventé: la délocalisation parentale. -M.Leonardi: Les vacances, je suis très contente, je fais partie des chanceux qui partent avec leurs enfants, mais je me demande toujours à quel moment je vais me reposer.

Je cogite, je suis sur mes mails, je ne déconnecte pas. Quand je déconnecte, tu en as une qui tombe et qui se fait mal, tu es tout le temps en alerte. Tu rentres chez toi, tu es contente de retrouver ton lit à la maison. -A-E.Lemoine: On le dit pour se sentir mieux, mais on sait qu'il y a des choses plus graves.

Ca fait quand même du bien de le dire. -P.Lescure: Il y a la vie quotidienne, mais vous parlez aussi de sujets de société.

Vous êtes une lanceuse d'alertes. -P.Lescure: Même Clara Luciani a commenté. -M.Leonardi: Elle a été contre moi.

Elle a dit que je disais n'importe quoi. Elle s'est pris plein de likes. Cette vidéo a fait un grand retentissement. -C.Bouquet: Ca m'arrive tout le temps qu'on me demande d'enlever mes chaussures.

Je ne refuse pas tout le temps. Chez mes enfants, parfois, je refuse. -M.Leonardi: J'adore ce genre de sujets.

On parle de la vision de l'hygiène d'aujourd'hui. On se demande si les enfants sont vraiment la priorité. -A-E.Lemoine: "Mauvaise graine" revient à Paris à partir du 20 novembre.

C'est déjà complet. Il reste des places pour le mois de mai prochain. En attendant, il y aura une tournée des Zénith.

Est-ce qu'on est une mauvaise graine quand on ne fait pas la lecture du soir? -M.Leonardi: Je saute des phrases quand je fais la lecture du soir parce que j'en ai ras-le-bol.

Les mecs ne font pas ça. Mon mari lit tout, il fait attention. Je lui dis que notre fille ne sait pas lire et qu'il n'est pas obligé de le faire.

C'est très rigolo. -A-E.Lemoine: Est-ce qu'on est une mauvaise graine quand on prend l'avion en bas de pyjama? -M.Leonardi: J'ai testé ça aussi. -A-E.Lemoine: C'est votre façon d'être glamour quand vous prenez l'avion.

Merci, Heidi Sevestre. Tout de suite, Marine Leonardi prend l'avion en bas de pyjama. -A-E.Lemoine: C'est juste.

Vous, vous prenez l'avion en bas de pyjama, Carole. -C.Bouquet: Bien évidemment. -A-E.Lemoine: Elle est toujours élégante, Carole.

On va parler dans un instant de son passé de James Bond girl. Une James Bond girl ne prend pas l'avion en bas de pyjama. -M.Leonardi: Mais avec une arbalète. -A-E.Lemoine: Je vous présente Mehdi Favri qui a imaginé des pâtes pour vous faire plaisir, chère Carole, des pâtes avec beaucoup de beurre et de fromage.

On n'est pas sur une petite légèreté, mais c'est bon. -M.Favri: C'est réconfortant. -A-E.Lemoine: On va en venir à l'aventure James Bond. -L.Sénéchal: Vous avez débuté dans "Cet obscure objet du désir".

En 1981, c'est le cinquième James Bond avec Roger Moore. C'est seulement quatre ans après vos débuts et vous jouez une jeune femme qui souhaite venger la mort de ses parents. - La troisième James Bond girl française possède aussi un prénom qui commence par C.

Elle est championne d'arbalète. Au moment où vous étiez au conservatoire, est-ce que vous pensiez que vous alliez vous retrouver dans un film américain à 25 millions de dollars? -C.Bouquet: Oui.

Au départ, je n'avais pas de doute. Ce que je voulais faire, je savais que j'y arriverai. James Bond a un côté mythologique.

Ce n'est pas simplement un film d'action. C'est aussi un mythe du 20e siècle. -A-E.Lemoine: Vous connaissez cette archive par coeur. -C.Bouquet: Je la vois tout le temps et je mens. -L.Sénéchal: On vous avait déjà proposé le rôle. -C.Bouquet: Oui, et j'avais dit non.

Entre "Cet obscur objet du désir" et le reste, je me suis dit que je n'allais jamais pouvoir faire d'autres rôles. Ce n'est pas moi qui ai choisi de le faire. J'étais dans une maison avec notamment Roberto Benigni, et ils ont appelé chez moi en disant qu'une actrice leur avait fait faux bond.

Je n'étais pas sûre de vouloir le faire. Les garçons étaient très enthousiastes. Je suis allée le lendemain à Rome voir toute l'équipe.

Ca s'est fait en 24 heures. Tout avait été décidé pour moi. Après, la partie voyage, c'est assez beau.

Par contre, quand on se retrouve en studio, qu'on est en maillot de bain devant une caméra, devant un aquarium, à faire semblant de nager, c'est moins bien. -L.Sénéchal: Vous vous êtes un peu emmerdée. -C.Bouquet: Les rôles de femmes sont plus intéressants maintenant dans les "James Bond". -M.Leonardi: Moi, on m'a proposé, j'ai refusé aussi.

On me l'a déjà proposé plusieurs fois. J'ai dit non. -A-E.Lemoine: La carrière internationale, Hollywood, ça ne vous a jamais vraiment tentée. -C.Bouquet: Ce n'est pas ça.

Quand j'ai 18 ans et que je fais le film de Bunuel, il n'y a que lui qui fait des interviews en France. Il n'y a pas d'interviews des acteurs ou des actrices. J'arrive à New York et ma vie change du jour au lendemain.

Tout le monde vient me dire bravo. Je me demande à qui les gens parlent. Je trouve ça surprenant.

Après, je trouve ça agréable. A un moment donné, je me suis dit qu'il fallait que je rentre parce que je ne parlais pas anglais. Pour rester en Amérique, il aurait fallu que je parle anglais.

On me proposait des rôles inintéressants. Il aurait fallu que je sois vraiment bilingue et je ne l'étais pas. Je me suis dit que j'allais rentrer pour apprendre à faire mon métier en France. -A-E.Lemoine: Merci d'avoir accepté notre invitation. "Le professeur", c'est à partir de mercredi à La Scala. "Mauvaise graine", ça revient en novembre et en tournée. -C.Bouquet: Elle peut le faire pendant un bon bout de temps. -A-E.Lemoine: Ne bougez pas, messieurs.

Dans un instant, "Enquête de santé". Voici Bertrand. -B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 7 octobre. L'image du jour, c'est cette prouesse. Des neuroscientifiques ont réussi à capter ce qui se passait dans la tête d'Emmanuel Macron.

Musique cocasse Des images rares. Des images fascinantes. Attention!

Ca tient toujours. A la une de ce mardi, tic-tac...

Il ne reste plus que 24 heures à Sébastien Lecornu pour trouver une solution à cette impasse politique. Toutes les chaînes sont sur le pont depuis très tôt ce matin. 7h06 pour BFM, 7h02 pour LCI, 7h01 pour France 2. - Merci de nous retrouver ici.

C'était l'homme de la situation? - Oui, pourquoi pas? -B.Chameroy: Il était 6h04 sur la terrasse d'un bistrot fermé.

C'est du deal. Nous sommes donc le jour d'après la démission du Premier ministre. Je tiens à rassurer ses proches, il a quitté Matignon, mais il n'est pas décédé.

En regardant BFM ce matin, on aurait pu le croire. - Il était proche de ses habitants? - Oui.

On pouvait dialoguer avec lui. Il était toujours là pour les habitants, il s'inquiétait de leur bien-être. C'était quelqu'un de très ouvert. -B.Chameroy: OK.

BFM était dans l'Eure pour poser la question con du jour. - Bonjour, Laurent et Séverine. Moins de 14 heures, c'est un peu rapide comme gouvernement. - Oui, tout à fait. -B.Chameroy: Comment qualifier la situation du moment?

C'est comme des observateurs aiguisés de la vie politique qui diraient que c'est comme... - C'est un peu comme un homme qui est en train de se noyer dans l'océan. - C'est un peu le parent qui dit à son enfant:" Si tu ne ranges pas ta chambre, tu verras ce que tu verras." -B.Chameroy: Et ben alors!

Tu nous as fait une petite révélation. Quand ils ne se lancent pas dans des comparaisons, ils bouffent des Carambar. - C'est la cinquième dimension.

Ce n'est plus la Ve République. - Vous l'aviez préparée. -A-E.Lemoine: Ah, j'avais l'impression qu'il avait du mal à mâcher.

J'attendais qu'il mastique son Carambar. On est vraiment terre-à-terre. -B.Chameroy: C'est touchant.

Depuis hier, toutes les options sont sur la table. Quand je dis ça, c'est une expression. Certains parlent même de négociateurs apolitiques, comme Laurent Berger, ancien patron de la CFDT.

BFM était à deux doigts d'avoir un scoop. - Je lui ai fait un SMS. - Ce qui m'intéresse, ce n'est pas votre SMS, c'est le sien.

Qu'est-ce qu'il a répondu? -B.Chameroy: Une émission spéciale sur BFM a donné un avant-goût des négociations de Sébastien Lecornu. - Définir une plate-forme d'action et de stabilité pour le pays.

Qui accepte d'en être, ce soir? - Autour de la table... -B.Chameroy: Ici?

Non plus? Ca sent pas bon. Bruno Retailleau a quitté ce gouvernement flash.

Invité sur CNews, le ministre démissionnaire de l'Intérieur nous a révélé son chiffre fétiche. - Il y a deux choses...

Il y a deux choses différentes...

Il y a deux moyens...

Il y a deux options... -A-E.Lemoine: C'est le deux. -B.Chameroy: Malheureusement pour lui, il y avait deux Bruno dans le gouvernement Lecornu.

Ils ont été recasés. - L'attaquant, Bruno Le Maire, Bruno Retailleau, Hugo Ekitike. -B.Chameroy: Il y a un trucage.

Didier Deschamps qui vole à la rescousse de notre pays, son rôle dans la vie politique n'est plus à prouver. Il va falloir compter sur lui. - Qu'en est-il de monsieur Darmanin? - Avec Gérald, on discute énormément. -B.Chameroy: On ne parlait pas du même Gérald: il parlait du sélectionneur des Espoirs.

Didier Deschamps en conférence de presse en marge du match contre l'Azerbaïdjan vendredi. Il a fait... -A-E.Lemoine: Tu ne nous as pas demandé qui était l'autre Gérald.

C'est le sélectionneur des Espoirs. -B.Chameroy: Ils jouent contre qui, les Bleus? -A-E.Lemoine: Contre une bonne équipe. -B.Chameroy: Il a fini premier en anglais. - Je voulais vous parler de Michael Olise qui s'est affirmé... -B.Chameroy: Darius Rochebin animait un nouveau numéro de "Vous avez la parole". - La parole aux Françaises et aux Français. -B.Chameroy: Mais on ne leur donne pas le micro. - Bonsoir.

Montez bien le micro, qu'on vous entende bien. Anne-Marie, bonsoir. Prenez le micro, s'il vous plaît.

Vous aussi, je vous laisse prendre le micro. Paco, bonsoir. Il y a un micro pour vous aussi.

Montez bien les micros, qu'on entende vos propos. -A-E.Lemoine: Ils ont un micro pour 12. - Avec le micro. -B.Chameroy: Un concept simple: pas de micros et des Français de tous horizons qui sont invités sur le plateau de LCI pour débattre. - Dans ce panel, il y a toutes les opinions et tous les avis. -B.Chameroy: Oui, c'est un panel. - Aurore. - Patrice, vous êtes Lutte ouvrière. -B.Chameroy: Un peu de féerie.

On en a besoin. Plus qu'une dissolution avant Noël, et les jouets font déjà leur apparition dans les rayons. En voici un qui va occuper vos longues soirées d'hiver. - Découvre vite Qui soutient encore Macron? - Est qu'il a été Premier ministre? - Est-ce qu'il est secrétaire général de Renaissance? - Une minute de fun! -B.Chameroy: Cap à l'ouest pour l'enchaînement magique du mardi.

Notre débrief de TV Vendée. Cette semaine, gros changement. Le réalisateur de l'émission a changé.

Ils ont appelé un réalisateur des années 80. - Il faut l'écouter, le soigner, le comprendre...

Musique des années 80 -B.Chameroy: Il y en a un qui n'a aucun second degré autour de la table. -A-E.Lemoine: On ne sait plus ce qui est vrai et ce qui est faux. -B.Chameroy: Attention, magnéto blague.

L'invité cette semaine, c'était un Meilleur apprenti de France dans la catégorie palefrenier-soigneur. Il n'a pas été briefé avant son entrée en plateau. Il s'est vite rendu compte d'où il avait mis les pieds. - Tous en scène!

Waouh! Chanson de Georges Brassens - Il fait partie du crottin de la filière équine. -A-E.Lemoine: Il les a toutes faites. - Ils viennent faire leur hipoclasses.

Madame Borne dépasse toutes les bornes. - Merci, Philippe de Villiers. - On n'est plus gouverné! -B.Chameroy: L'info continue demain. -A-E.Lemoine: Merci et bravo.

Merci à toutes les deux. Bonne première. Un gros merde. -C.Bouquet: Merci.