Cannabis : sortir de l'hypocrisie ? - L'Entrevue politique avec Caroline Janvier #5
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défi communiste ou communisants vérité d'hommes semblables limbo bonjour à toutes et à tous vous écoutez scopeo l'observatoire politique je suis maxime fayssac rédacteur chez scopeo et je vous souhaite à toutes et à tous la bienvenue sur ce quatrième épisode et oui déjà le quatrième épisode de notre série l'entrevue politique aujourd'hui nous sommes très heureux de recevoir madame caroline janvier député du loiret jeu sera accompagné pour ce podcast de la talentueuse 2010 viel également membre de scopeo à qui je laisse à présent la parole afin de poser le décor de ce podcast et oui merci maxime bonjour à ceux qui nous écoutent et surtout bonjour à vous caroline janvier vous nous faites l'honneur aujourd'hui de nous accorder cette entrevue pour discuter et débattre sur un sujet qui nous tient particulièrement à coeur suite à nos deux tribunes publiées sur le site scopeo point org le premier portant sur la db de médecine de cannabis et puis par maxime pessac et le second traitant de la légalisation du cannabis écrit par mes soins nous allons donc aborder avec vous les thèmes de la légalisation du cannabis en france et les modalités de son éventuelle réalisation vous êtes bien placé pour en parler puisque vous êtes la rapporteure de la partie sur la consommation récréative de la légalisation du cannabis mais avant de démarrer lorsque vous madame caroline janvier je vous laisse vous présenter bonjour à vous est ravi d'avoir cet échange aujourd'hui donc pour me présenter je suis donc député de la deuxième circonscription du loiret qui comprend notamment la ville d'orléans et je sais de commission affaires sociales et affaires européennes où je m'investis notamment sur les questions dans de handicap et sur un certain nombre de sujets de société comme le cannabis est donc vous l'avez rappelé je suis rapporteur de la partie cannabis à usage récréatif puisque au sein de cette mission d'information que nous avons ouverte il ya maintenant plus d'un an nous avons souhaité différencier les usages du cannabis en traitant dans un premier temps la question du chanvre médical ou thérapeutique dans un deuxième temps celui du cannabis à usage bien-être donc avec du cbd est peu ou pas de thc et dans un deuxième temps le volet dont je suis rapporteur thématique le cannabis 10 récréatif ou stupéfiants qui est finalement le plus connu alors je vais commencer tout de suite avec notre première question nous ce qu'on se demandait à scopeo sait comment vous en êtes arrivé à cette position là parce qu'il est vrai qu'aujourd'hui dans le jeu politique et particulièrement à en marche d'ailleurs à cette question c'est pas évident et ça va pas de soi de se positionner pour une forme de dépénalisation ou de l'égalisation donc on a souvent tendance à stéréotypé à dire oui de toute façon les gens qui sont pour les légalisation des drogues ce sont des gens qui consomment des drogues donc qu'est-ce que vous en tant que député vous pouvez nous expliquer comment vous en êtes arrivé à ce constat que vous en aurez besoin d'une forme de légalisation en france sur le ghana alors je fais partie mois de cette nouvelle génération d'élus issus d'une volonté aussi de renouvellement de des français c'est mon premier mandat d'élu et ça faisait la question du cannabis faisait partie des sujets qui m'agace c'est un peu en tant que citoyenne puisque il me semblait faire l'objet d'une forme de tabou voire d'hypocrisie et d'une forme aussi de de l'acheter puisque on sait en france depuis 50 ans on a un des cadres les plus répressifs sur le sujet avec des peines de prison et en dépit de cela ou peut-être même à cause de cela une consommation parmi les plus importantes notamment d'europe particulièrement chez les jeunes et cette consommation continuent année après année d'augmenter donc on se retrouve vraiment dans un paradoxe où on ne peut que faire ce constat d'inefficacité de la politique publique sur ce sujet là donc c'est vrai que c'était un des sujets sur lequel je me disais si un jour j'ai des responsabilités d'élu j'aimerais m'y atteler et qu'on aborde enfin ce sujet de façon moins idéologique et plus pragmatique ne l'a été merci c'est vrai que il ya énormément de citoyens qui comme vous et comme nous peut être agacé par la l'hypocrisie sur la question ils sont 80% pour la consultation citoyenne que vous avez lancé à se prononcer en faveur de la légalisation du cannabis pensez vous que cette consultation citoyenne va être prise au sérieux et comment l'idée de la légalisation est elle perçue au sein de l'hémicycle est enceinte dans marche alors je prends que cette consultation elle a quand même eu l'intérêt de montrer qu'au delà d'une une position très clairement en faveur d'un changement de législation il y avait un intérêt pour cette question n'a plus de 200 quand deux cent cinquante mille personnes qui auront répondu c'est la consultation qui arrive en deuxième parmi l'ensemble des consultations de l'assemblée nationale en termes de nombre de réponses donc on voit que c'est un vrai sujet qui intéresse l'opinion publique est d'une part et ça a permis par ailleurs la même façon que l'ensemble des travaux que nous conduisons au sein de la mission d'information de changer un petit peu de regards et d' approche sur ce sujet là moi je trouve qu'il ya eu un traitement médiatique assez intéressant on était peut-être moins dans la posture et dans cette approche un peu manichéenne de dire la drogue c'est mal donc il faut l'interdire alors que ce que je défends et on aura l'occasion d'y revenir c'est de dire justement parce que c'est un produit qui peut avoir des effets dangereux il faut que l'état le réguler comme on fait pour d'autres substances comme l'alcool ou du tabac par exemple donc il ya eu un peu un changement d'approché je trouve dans le traitement médiatique et donc cela a généré au sein notamment de la majorité et du groupe parlementaire auquel j'appartiens un certain nombre de débats est ce que j'ai pu mesurer c'est que finalement j'ai un certain nombre de collègues qui sont déjà convaincu par l'intérêt de là est la nécessité la légalisation et j'ai d'autres collègues qui en réalité ne connaissait une connaît ce jour pas bien le sujet mais à partir du moment où ils s'y intéressent et où ils regardent plus près les chiffres les comparaisons internationales et bien finalement ils évoluent sur ce sujet là donc je crois que vraiment que la première des priorités c'était vraiment d'avoir ce débat public et ce changement d approche sur cette question en on s'est pas mal intéressé à vos interventions dans les médias ou de la préparation ce podcast et dans un dans un quotidien qui s'appelle la république du centre vous parlez en février des des possibilités sur le long terme d'une législation et vous parlez quand vous disait que peut-être en 2022 il pourrait y avoir un programme qui met qui met justement en province une proposition visant la légalisation du cannabis moi ma question c'est est-ce que vous pensez que ce programme pourrait être celui de la république en marche puisque très récemment on a vu les dernières sorties du ministre de l'intérieur gérard grenat qui se positionne très clairement lui alors qu'il est même dix membres du même parti coup il se positionne très clairement contre toute forme de légalisation je pense même qu'il utilise le mot de lâcheté pour qualifier cette législation alors j'aurai juste apporter plus de précisions gérald darmanin ministre de l'intérieur n'est pas membre de la république en marché un c'est quelqu'un qui dise tu d'ailleurs des républicains et qui est donc pour moi il ya une différence d'une part à établir entre la politique mise en oeuvre par le gouvernement et les travaux que font les parlementaires et en l'occurrence les députés qui donc évalue un certain nombre de politiques publiques et fond les propositions et par ailleurs on a encore un troisième niveau qui est celui de la préparation d'un projet politique en 2022 voilà moi évidemment vous poser une question très clair je voudrais répondre de façon très claire aussi ma volonté et j'y travaille de façon très concrète c'est qu'il y ait un volet sur la question du cannabis dans le programme du mouvement politique auquel j'appartiens donc la république en marche qu'on aille jusqu'à une proposition de légalisation avec une régulation de l'état parce que je défends où qu'on aille vers la proposition d'un débat public sur ce sujet donc il ya différentes possibilités et je n'ai à ce jour évidemment aucune garantie puisque je ne suis pas en charge comment dire de de rédiger l'ensemble du projet je vais y apporter ma contribution comme d'autres mais c'est évidemment mon intention est par ailleurs je pense aussi qu'il est souhaitable et je crois qu'il est probable que d'autres familles politiques se positionnent sur ce sujet là et que ça ne soit plus un sujet qu'ils soient l'apanage par exemple des verts ou du ou du ps comme ça longtemps l'ont été le cas et et vous l'avez vu il ya eu un certain nombre de prises de paroles récente je pense à rachida dati je pense à la tribune de trois maires lr je pense aux sondages aussi des maires d'île de france donc il ya un certain nombre d'évolutions aussi parmi les responsables politiques quel que soit leur parti donc vous pensez que ce mouvement il pourrait être trans partisan parce qu'on a vu des gens comme robin reda qui était chez l air et danièle obono qui a la france soumise qui eux aussi appelé à des formes diverses de dépénalisation et de l'égalisation d'ailleurs dans le cadre urbain reda c'est assez étonnant puisque ea c'est le porte parole du mouvement de la paix casse qui elle-même se positionne clairement contre légalisation du cannabis tout cas ce qu il ya de la haye ce qu'il ya de la discussion au sein de l'hémicycle entre les différents entre différents membres de différents partis politiques vis-à-vis de cette question du cannabis bien sûr il ya beaucoup d'échangés de façon générale il ya beaucoup d'échangés informels et les choses sur moi comment dire fermés parfois qu'elles n'y paraissent après il ya une logique partisane mais il ya il ya eu linky est définie et sur lequel les membres d'un parti doive est évidemment solidaire mais je crois que ce qui est intéressant sur le sujet du cannabis c'est que justement on voit bien que pendant longtemps il ya eu une approche qui était celle de l'idéologie parfois de la posture et finalement ça ça fout c'est aussi lié à une approche partisane et ce qu'on voit aujourd'hui c'est que il ya un certain nombre d'élus notamment de deux nouveaux élus qui prennent comme on dire la responsabilité quelque part de se défaire de cette grille de lecture partisane traditionnels pour faire un certain nombre de propositions donc on l'a vu en effet avec robert et d'acquis qui prend une prise opposition assez courageuse il se trouve qu'on est dans un contexte là électorale avec notamment les régionales et valérie pécresse a précisé notamment à la bien précises hic au niveau de la région ça n'était pas un sujet qu'elle allait porter donc elle a aussi comment dire pas fermé la porte sur 1 sur d'autres échéances et sur un an et sur un autre niveau mais en tant que présidente de région ça naît ça ne fait pas partie de son projet politique les essais voilà c'est une forme de cohérence par rapport à ce canal ce qu'elle avait par le passé du dit sur le sujet ça n'empêche pas que robin reda de continuer à échanger au sein de 2 de sa famille politique sur ce sujet là et vous l'avez dit sur les insoumis effectivement danièle obono eric coquerel travaille actuellement sur une proposition de loi sur ce sujet on a également françois michel lambert du groupe liberté territoire qui a déposé une ppl qu'on va examiner le 8 avril en séance publique sur cette question là donc en effet c'est vraiment un sujet trans partisan et je crois que c'est ça montre aussi le peut-être l'urgence de mettre en place un changement de législation sur cette question là tout à fait et c'est un sujet comme vous l'avez rappelé sur lequel énormément de dôme et femmes politiques se positionnent actuellement et pourtant pendant beaucoup de temps les politiques à l'échelle nationale ont beaucoup éviter ce sujet pourquoi selon vous est électoralement est-ce que c'était plutôt le sujet à éviter pour ne pas effrayer les électeurs tout à fait vous avez tout à fait raison c'est un sujet particulièrement sensible moi quand j'ai commencé à m'y intéresser j'ai un certain nombre d'élus plus expérimentés qui m'ont dit de choses qui m'ont dit d'une part de ne pas aller sur cette question là parce que c'était un sujet comme on dire trop connoté et que je jeu risquait d'apparaître comme promouvant la consommation cannabis et comme proposant une forme de banalisation du cannabis est une part et d'autre part on m'a dit que de toute façon même les personnes qui étaient favorables à la légalisation n'y étaient pas favorables au point de décider de leur de leur vote en fonction du candidat qui propres qu'il ferait cette proposition donc en réalité ça n'était de toute façon pas un sujet suffisamment important pour remporter des suffrages et à linverse c'était un sujet voilà assez assez assez dangereux et qui risquait de donner une mauvaise image donc effectivement moi j'étais et je crois que c'est tout cet aspect un petit peu tabou tous les fantasmes aussi que cela génère les confusions entre c'est pour ça d'ailleurs qu'on a souhaité à cette mission d'information bien différencier les usages et les substances contenues aussi dans l'eau en fonction des urgences des des usages que l'on fait du cannabis parce que il me semble qu'il ya beaucoup de confusion et est ce qui freine d'ailleurs sur le sujet par exemple du cannabis thérapeutique médicale eh bien la france a pris du retard elle continue d'en prendre et aujourd'hui les mêmes l'expérimentation est rendu complexe par là un peu la frisonne frilosité de l'administration par rapport à cela donc en fait tout ce carcan et 7 et cette crainte on fait que l'on n'arrive même pas à avancer sur un plan par exemple thérapeutique alors on est également des élus qui n'hésite pas à dire que si que la raison pour laquelle beaucoup d'élus ne se positionne pas ou ne se prononcent pas où se prononcent contre c'est parce que ça sera un moyen d'acheter la paix sociale dans les quartiers urbains périurbains qui sont je pense à des quartiers comme sevran à certains quartiers de marseille enfin certains quartiers dans la ville de sevran pardon qui sont les quartiers qui vivent entre guillemets de l'économie du cannabis il y avait l'ancien maire de sewen n'hésitez pas qui évoquait les arriérés de loyer qui étaient parfois avancé en liquide des arriérés de vingt mille trente mille euros et que les bailleurs sociaux aller jusqu'à déplorer les interventions de police parce que ça voulait dire avoir du retard sur des loyers qu'elle est potentiellement être impayés donc à ce que vous vous pensez que ça expliquerait le manque d'intervention d'une partie de la sphère politique cette peur de déranger une certaine paix sociale comme certains effets tout à fait on a longtemps dit est considéré que c'était une façon effectivement d'acheter acheter la paix dans born sociale dans ces territoires là moi je trouve que cet argument est proprement scandaleux d'une part parce qu'en réalité quand on creuse un peu vous avez très peu de personnes qui vivent de façon confortable du trafic on a grosso modo 15 mille personnes qui gagnent très bien leur vie par rapport à ça qu'ils sont vraiment les têtes de réseau trente mille qui la gagnent pas trop mal et 3 millions qui ont quelque chose comme 100 euros par jour pour 14 à 16 heures de travail de gay évidemment sans aucune sécurité d'emploi aucune aucune cotisation retraite ou maladie des allers retours en prison enfin avec tous les risques que l'on connaît et les dépendances face à des réseaux et des réseaux associés de trafic d'armes de proxénétisme et de et de criminalité associées donc considérer qu'on offre à ces jeunes qu'on a rien d'autre à l'heure à leur offrir que de faire partie tout en bas de l'échelle de ces réseaux criminels qui sont de toute manière une voie de garage absolue honnêtement je trouve ça assez choquant et jeu je trouve courageux un certain nombre d'élus qui aujourd'hui reconnaissent qu'en effet ils ont fait pour tout un tas de raisons pour de la politique vraiment pour moi de très court terme mais que mais que c'est un si vous voulez c'est quelque chose qui en fait mis en péril des territoires entrée en entier parce que c'est pas si vous avez lu le bouquin de bruno laforestrie sur ce sujet mais en été on à abandonner des territoires aux mains des dealers et au moins est aux mains de tous les criminels qui gravitaient de on a laissé une mafia se mettre en place d'autres réseaux associés à cette mafia et on a dit maintenant courage fuyons pas ce que parce qu'on a plus les moyens de leurs noms apparaître conquête républicaine de tout un tas de choses et donc oui cet argument je crois que c'est une réalité malheureusement mais je le trouve absolument indéfendable vous avez parlé des des personnes qui gagnent elles ont l'argent alors qu'ils vivaient pas forcément très confortablement verser cet argent mais qui finançait quand même parfois leur propre consommation ou leur loyer et c'est grâce au cannabis comment faire après une éventuelle légalisation pour empêcher ces jeunes de se tourner vers une autre source d'argent facile on pense notamment aux cambriolages à la vente d'armes au trafic de drogue d'eau de drogues dures à la prostitution etc doivent-ils être spécialement accompagner pour se réinsérer dans le marché du travail ou sur le système scolaire alors il ya deux choses à mon avis il ya d'une part essayer de voir si on peut il ya des certain nombre de pays notamment des états américains qui travaillent là dessus les accompagner dans des démarches et des dispositifs de reconversion d'une part et d'autre part parce que ce sont malgré tout des gens qui en est fait on des expertises sont des réseaux ont des savoir faire sur ces sur ces questions là est par ailleurs à partir du moment où on met en place un système un marché une filière de production de distribution légale l'état peut percevoir un certain nombre de recettes fiscales qui vont selon les évaluations de 500 millions d'euros à 2,8 milliards d'euros donc avec des simples qui sont qui sont importantes et ça ça permet non seulement de financer une vraie politique de santé publique qui aujourd'hui absolument quasiment inexistante on a tous de 45 millions d'euros chaque année qui sont dépensés en prévention ou en soins mais ça permet aussi de d'investir justement dans ces quartiers là et d'avoir des vrais dispositif de formation d'emploi d'accompagnement de ces jeunes et de leur offrir justement autre chose que ce qu'on leur propose depuis depuis 50 ans on vous seriez favorable par exemple un système comme au colorado on propose aux anciens vendeurs producteurs de cannabis ont été condamnés pour des faits sans violence de se reconvertir dans une filière dans la filière légale parce qu'aujourd'hui c'est ce qui se passe au colorado il ya une vérification du casier judiciaire est en fait tous les dealers ont été condamnés mais pas pour des des crimes avec violence ont leurs propos dans l'écouté vous n'avez pas fait preuve de violence donc c'est que je ne vais pas être foncièrement ou même vous aviez peut-être pas le choix de faire ça vous propose de vous reconvertir vous serez favorable à un système de licence assez souple comme ça qu'ils viendraient une véritable voie de reconversion tout à fait moi je suis favorable je crois que c'est quand on parle de 3 millions de personnes qui sont effectivement pas d'échelle de ces trafics ça fait quand même un certain nombre de personnes et donc moi je suis effectivement tout à fait favorable à ce que l'on accompagne ces personnes et comment on voit comment est-ce qu'on peut les réinsérer quelque part il ya la question de l'amnistié qui se pose et qui nécessite à mon avis d'être comment dire peut-être de faire l'objet d'un débat public mais qu'est une vraie question voilà ma part c'est du moment où les pouvoirs publics considèrent qu'ils se sont trompés pendant un certain nombre d'années sur sur la politique publique qu'ils ont mis en place jusqu'où on va dans cette reconnaissance d'une quelque part d'une politique publique non adaptés mais dans tous les cas en effet je suis tout à fait favorable à ce qu'on prenne en compte cette question là et qu'on avait six de l'argent dans ces quartiers et auprès de de ces personnes alors j'aimerais juste revenir sur un terrain que vous avez utilisé au début quand vous parliez de l'égalisation dépénalisation vous dit que ça devait se faire sous contrôle de l'état sur la régulation de l'état moi ma question c'est quel aspect ça prendrait parce que on pourra reparler mais il ya des films tant qu ont publié des rapports où il compare justement les pays les états où il ya un fort contrôle de l'état sur le marché et ceux où un contrôle qui est moindre c'est à dire la production avait privé la vente elle est privée ya pas de registre obligatoire sur lequel s'inscrire les quantités sont libres il n'y a pas de quotas de production il n'y a pas trop de taxes donc le prix pas trop élevé et ils ont donc je pense en particulier au film tente de gaspard koenig génération libre ils ont entre guillemets réussi à prouver que plus il ya de contrôle de l'état - le marché noir disparaît parce que le produit en fait né soit pas assez disponibles soit trop cher soit les deux qu'est ce que vous voudrez plus favorable 1,1 contrôle de ta faim ou plus un marché libre alors moi je crois qu'il faut inventer un modèle à la française on a deux extrêmes on à l'uruguay on à la province aussi du du québec où là vous avez une place très importante de l'état avec éventuellement un monopole public et donc un niveau de taxation prélèvements obligatoires qui est élevé à un niveau de régulation dans l'octroi des licences dans d'un contrôle sanitaire de substances dans d'en contrôler aussi du des consommateurs qui sont autorisés à acheter avec une minorité éventuel mois à 21 ans donc voilà ça ça permet d'atteindre un certain nombre d'objectifs notamment en matière de santé publique par exemple la baisse de la consommation des jeunes le contrôle encore une fois sanitaire des substances donc ça permet effectivement de de démontrer aussi que finalement en reprenant contrôle et bien la légalisation elle permet finalement de faire baisser faire baisser la consommation il ya un autre aspect que vous avez cités qui qui tient notamment à la question plutôt de la sécurité et du crime organisé lié au marché noir qui est l'objectif d'assécher le marché noir et pour ça vous avez raison il faut que les consommateurs qui se tournent actuellement vers le marché noir trouvent dans l'offre légale une quantité et une qualité équivalente c'est à dire qu'effectivement on a vu au canada les boutiques étaient dévalisés en quelques heures et donc les consommateurs ont continué à se tourner vers le vert le marché noir ou bien le prix du gramme de cannabis étaient trop élevées ou bien il n'y avait pas une variété suffisamment important dans les produits qui étaient proposées s'agissant notamment de la teneur en thc donc donc effectivement il faut il faut avoir et et dans ces cas là c'est le rapport gaspard koenig sur ce sujet là évidemment que le marché aille au moment où il organise enfin comment dire qu'il ya une concurrence qui est mise en place vous avez évidemment plus d'émulation et plus mais la difficulté quand même de ce modèle là et là j'en viens à l'autre extrémité par rapport à l'uruguay ou au québec que son certain nombre d'états américains je pense notamment au colorado où vous pouvez avoir des offres promotionnelles des incitations à finalement davantage consommé 2 des recettes qui vont être utilisés pour tout un tas de trucs à en couleurs à dos où je voyais je crois qu'il ya seulement 0 6% des recettes fiscales qui sont perçus dans le cadre de la vente de cannabis qui sont affectés à la question plats santé publique et donc en réalité la vente de cannabis elle sert à financer des routes des écoles des choses comme ça l'un paraît quand même un peu un peu curieux il faudrait pas que l'état devienne finalement dépendant de la vente de cannabis quel que soit l'âge du consommateur quand on sait que les moins les moins de 25 ans sont particulièrement vulnérables à un certain nombre de risques associés à la consommation de cannabis doit livrer pas que l'état y est finalement dans l'intérêt de vendre plus de compte 2 d'ailleurs recruté comme on l'a fait avec le débat des consommateurs de plus en plus jeunes et de leur côté plus important je crois qu'il ya un équilibre à trouver il ya aussi une évolution qui peut être mis en place c'est à dire une période transitoire comme ses conseillers notamment dans le rapport du conseil d'analysé économique où il conseille de pendant deux ans d'avoir pour objectif d'assécher le marché noir avec donc un niveau de taxe qu'ils soient faibles après qu'ils soient faibles pour ensuite augmenter ces éléments là une fois que le marché noir a quasiment disparu on peut imaginer un modèle comme ça évolutif roi mais qu'on se pose la question de les réguler et de la régulation de la vente du cannabis donc quel type de produit est ce qu'on aime une limite au niveau du thc est ce qu'on valait beaucoup d'exigences nervo au niveau de la qualité des produits mais je voudrais revenir sur elle que vous avez évoqué la question de l'âge et du risque que ça pouvait poser pour les utilisateurs de moins de 25 ans pour les consommateurs et vous avez évoqué une éventuelle limitation d'âge à 21 ans pour vendre du cannabis est ce que pour vous ce serait vraiment la meilleure solution de fixer l'enterrement ou est ce que pour faire en sorte que les consommateurs qui sont plus jeunes qui sont adolescents ne prennent l'habitude plutôt de s'approvisionner dans le marché légal et pas dans le marché illégal il faudrait abaisser ce souffle a par exemple à 18 ans comment on fait pour l'alcool et les deux sens sont envisageables et encore une fois il faut voir qu'est-ce qui est le plus efficace si on met une limite avait un thème un an et qu'en réalité on a on a un nom de nos jeunes consommateurs qui continuent de tourner vers le marché noir parce que et donc on ne parvient pas à sécher pour cette raison c'est inefficace moi je crois que ça sera dans tous les cas important donc pour moi n'est pas forcément trancher cette question de 18 ou 21 ans c'est quand même important c'est d'arriver à dire et comment dire et il fait de communiquer là dessus sur le fait qu'effectivement les moins de 25 ans dont le cerveau n'est pas complètement formés sont beaucoup plus vulnérables face d'une part au risque de décompensation psychiatrique avec la théologie je pense notamment à la schizophrénie autres est un des troubles de capacité de concentration de mémorisation et avec tous les phénomènes que l'on connaît de décrochage scolaire et avec des effets qui sont parfois irréversibles notamment sur ses capacités de concentration et de mémorisation donc ça je crois qu'il faut que ça soit su que ces jeunes soient mieux accompagnés qui est davantage de prévention est ce que l'interdiction encore une fois et l'élévation de l'âge à 21 ans sera efficace pas pas forcément mais en tout cas je crois qu'il faut qu'on en parle et que dans débat public c'est c'est une vraie question parce qu'encore une fois un nu un consommateur de moins de 25 ans un consommateur de deux noeuds de plus de 25 ans ne sont pas du tout face aux mêmes risques quant à ce canton se produit moi j'avais une autre question cette fois ci plus dans le processus de décision alors les institutions donc on l'a vu cette consultation citoyenne de tout de même 250 mille citoyens qui ont répondu donc ce n'est pas rien qui a plus de 80 % l'ebit cité une forme ou une autre de dépénalisation donc on peut se poser la question est ce que ça va être pris au sérieux c'est la question qu'on veut qu'on vous a opposé début mais est ce que vous pensez qu'il faudrait aller plus loin et poser la question sous forme de référendum aux français alors je suis toujours partagés sur le je crois qu effectivement interroger davantage les français sur un certain nombre de sujets moi je crois notamment beaucoup au référendum portait sur des sujets locaux d'aménagement du territoire de proximité le danger des référendums c'est évidemment tout est d'une part dans la question est celle approche binaire qui se prête particulièrement mal au sujet des drogues et au sujet du cannabis qui comme je le disais a longtemps pâti d'une approche manichéenne morale idéologique sur ce sujet et donc j'imagine assez bien comment on pourrait avoir un référendum avec tout un tas de gens qui seront effectivement de militants opposés à l'égalisation et qui ferait peur qu'ils manipuleraient les données qui donnerait des fausses informations et on serait dans un climat moi je crois que sur ce sujet sensible des drogues il faut arriver à créer une forme de consensus c'était le cas au canada au moment où de six trous d'eau l'a inscrit à son programme il a mis en oeuvre dans les deux ans qui ont suivi son élection mais il y avait je dirais un contexte politique était favorable et je crois que c'est un sujet sur lequel on ne peut pas y aller au forcep on peut pas y aller en créant un rapport de un rapport de force parce que parce qu'encore une fois c'est c'est un sujet trop sensible donc je ne suis pas joue un débat public après il faut trouver d'autres formes de débat public pourquoi pas encore une fois le référendum mais il faut il faut que le contexte s'y prête et qu'on n'ait pas une ne soit pas une façon de cliver la société qui je crois n'a pas besoin de lignes de fracture supplémentaires justement dans ce processus de décision on a vu plus en plus de structures associatives certaines certaines personnes dire et des cabinets qui représente certains intérêts cabinet d' influence pour les structures associées je pense par exemple à normes et le france qu'ils plébiscitent justement la mise en place d'une forme de légalisation quelles sont leurs places à ces associations c'est dans ces commissions dans ses processus sûr dans ce processus de décision autour du cannabis c'est ce qui est ce qu'il arrive à rentrer en contact avec les élus et ce qu'ils ont un poids qui est important ou est ce que pour l'instant on les voit de loin comme des structures qui font leurs pulsions internet et on les rencontre pas vraiment moi je crois que comme toute association et groupe comment dire militants ils ont évidemment un intérêt et une parole qui doit être prise en compte dans le débat public nous avons eu l'occasion d auditionner moi je suis régulièrement interpellé notamment sur twitter par un certain nombre de ces de ces associations qui sont comment dire par définition militante sur le sujet moi je crois que l'intérêt principal au delà de la question militante c'est le l'expertisé et je trouve assez utile d'avoir et après tout dépend de la façon dont se positionne quand on se positionne en tant que comment dire aux militants de façon je dirais trop dogmatique ou excessives à mon avis ça n'a pas beaucoup d'intérêt et d'ailleurs on le voit dans les réseaux sociaux en fait la possibilité de débat elle est en réalité très limitée et plus on a une approche qui et je dirai fermé et radicale et +7 7 cet espace il est diminué en revanche le moi je le voyais notamment sur twitter j'avais un certain nombre de de ses comptes twitter qui par exemple cette intervention que je faisais eh bien venez à mener de l' expertise et donc moi j'ai le je lisais vous citez normale et j'ai eu un certain nombre de documents qui portait notamment à votre connaissance sur twitter qui est ça je trouve ça tout à fait utile et là on est dans l'échangé de connaissances si on est dans le oui le partage de connaissances et je trouve ça tout à fait intéressant donc moi l'intérêt je le vois je le vois beaucoup la plus que dans la confrontation parce qu'encore une fois sur ce sujet là il me semble qu'il ya beaucoup de méconnaissance et de confusion et donc on a tout intérêt à faire preuve de pédagogie et de et des coudes sereine voilà des des avis des peurs des fantasmes éventuellement de chacun pour avancer pour avancer sur ce sujet vrai que c'est un sujet dont on parle aussi beaucoup sur les réseaux sociaux et un certain manque de bouc qui seront attribués les temps en faveur de la légalisation on peut considérer que c'est plutôt les jeunes qui sont concernés par cet idiot globaux puisqu'ils sont davantage sur les réseaux sociaux est ce que vous constatez une grande évolution de l'opinion publique ou alors la fracture générationnelle sur cette question là alors oui c'est amusant parce que à la fois j'ai le sentiment que chez les jeunes est vraiment la nouvelle génération c'est presque has been le sujet du cannabis d'ailleurs je voyais je crois c'est la fdt aussi qui faisait remarquer à raison que si la consommation continue d'augmenter d'année année après année elle diminué c'est très récent et c'est une bonne nouvelle chez les jeunes elle commence tout juste à diminuer chez les jeunes moi j'ai le sentiment que les jeunes finalement consomme sans doute un peu moins de cannabis et quand ils consomment des substances psychoactives y vont se tourner vers d'autres drogues des drogues de synthèse et et et et autres donc moi j'ai jamais qui vous dit franchement le cannabis est vraiment pu tourner au dessus mais en revanche là où il ya peut-être un effet générationnel c'est encore une fois sur cette approche est sur cette grille de lecture un petit peu idéologique en tout cas chez les représentants de la classe politique est aussi dans un certain nombre de médias qui on avait d'un côté les libertaires qui disait de façon décomplexée que effectivement c'était un produit tout à fait inoffensif et de l'autre les par les partisans d'une approche très fondée sur l'ordre et la morale qui disait que c'était très très grave en faisant un amalgame de cannabis avec l'héroïne avec la cocaïne avec avec tout ça j'ai l'impression que le peut-être le changement générationnel il permet de changer d'appproche en revanche j'ai le sentiment que c'est peut-être un peu moins un sujet chez les jeunes générations que gelée que chez les gens peut-être par exemple de ma génération et alors est ce que cette fracture générationnelle vous la sentez aussi du côté des députés vous parliez tout à l'heure des gens qui est des fois sont personnellement pour une fin de l'égalisation mais qui ne veulent pas se supporter mais après il ya peut-être aussi sincèrement des gens qui quand on se met à parler de l'égalisation des armées vous êtes vous vous êtes folle c'est la porte ouverte à toutes sortes à toutes sortes de choses dont je me dis logiquement lui c'est peut-être des gens qui sont en politique depuis plus longtemps c'est peut-être des gens qui sont plus âgés est-ce que vos à l'hémicycle vous avez senti c'est pas une certaine forme de jugement une partie des meetings vis-à-vis de vos positions peut-être même des fois des gens qui essaient de vous discréditer en faisant assez c'est celle qui veut du cannabis ou des choses comme ça oui moi on est une femme moi j'ai souvent des retours et ça je le regrette pour le coup de gens ne prennent pas ce sujet au sérieux qui vont caricaturer qui vont faire des pipes lagon 21 juin en en en faisant quelque part un sujet comment dire presque de niche et un petit peu et un petit peu caricatural sans voir toutes les dimensions que j'évoquais tout à l'heure de l'aménagement du territoire de d'équité aussi comme on dit entre entre les territoires de justice sociale aussi parce que typiquement le cannabis on sait bien que les consommateurs ne sont pas traités de la même façon en fonction du lieu où vous habitez dans l'est dans les beaux quartiers quand les constructeurs se font livrer soit par des livreurs soi même carrément par la poste en commandant sur internet ne se passe jamais rien pour eux et ils n'ont pas à subir les conséquences des deals au bas de leur immeuble ok il ya beaucoup d'aspects finalement dans cette question et je trouve que le réduire de façon un petit peu ironique à quelque chose un sujet voilà comment dire encore une fois libertaire et un peu et un peu datés et associés aux années 68 et suivantes c'est un peu dommage et c'est un peu oui c'est une forme de comment dire de renoncement finalement encore une fois mais qui s'inscrit dans une dans une histoire longue un finalement puisque la france est depuis cinquante ans dans cette situation on a entendu pendant cinquante ans cette question là et je crois que notamment pour un certain nombre d'élus qui ont qui était présent lors des débats sur ces questions là reconnaître que pendant cinquante ans on s'est trompé dans la proche c'est un peu compliqué c'est un peu compliqué j'entendais un élu à la région ile de france qui parlait de défaite morale et je crois que si on prend les choses comme ça en effet je ne recule jamais et on continue les mêmes erreurs pour ne pas avoir à dire que c'était que c'était une erreur donc pour ça je ne pense qu'un effectivement le changement quelque part générationnel et quelque part peut-être utile pour pour pas avoir à faire ce travail là il est très regrettable d'entendre que certains considèrent que c'est un débat qui pourrait être ne pas être pris au sérieux voire qui pourrait être un sujet de niche et pourtant c'est un débat qui est directement reliée aux questions d'insécurité notamment dans des quartiers sensibles or on a vu dans le dernier opinion way que l'insécurité était la première préoccupation des franciliens la proche des régionales comment est ce que vous voyez les deux sujets et d'après vous quelle quelle est la corrélation entre l'insécurité et le trafic de cannabis et donc quelles seraient les solutions qu'elle serait vraiment les conséquences concrètes au niveau de l'insécurité grâce à la légalisation du cannabis bon alors moi je crois qu'en effet vous avez raison les deux sujets sont extrêmement liés et est quelqu'un voilà quand bruno laforestrie que je citais tout à leur montre bien les différents réseaux les différents niveaux de criminalité qui sont associées au trafic de cannabis qui est quelque part un trafic très accessible très fatigué qui est souvent la première porte d'entrée vers d'autres d'autres réseaux et vers d'autres trafics donc donc très clairement ça serait à mon avis une façon tout à fait pertinente si elle est travaillé suffisamment en amont avec notamment la structuration l'organisation d'une filière légal qui permette d'absorber en qualité et en quantité les demandes des consommateurs actuels je crois que on aurait effectivement une un certain nombre de problématiques et de trouble à l'ordre public qui sont aujourd'hui associés qui diminuerait de la même façon que ça permettrait de libérer le million d'heures on avait vu ce chiffre le million d'heures annuelles qui est aujourd'hui utilisée pour lutter contre contre les trafics par les forces de l'ordre cela coûte 570,8 millions d'euros par an et représente donc un million d'heures et donc tout ce temps là qui est pris pour quelque part lutte est un phénomène qui ne fait que grandir et contre lequel on est dans une forme d'impasse eh bien ça serait autant de temps qu'ils pouvaient être consacré à d'autres missions pour nos forces de l'ordre à un rétablissement d'une d'un maintien de l'ordre de proximité à plus de relation de confiance dans ces quartiers et on sortirait au petit peu aussi de cette situation complètement ubuesque où finalement la france à une doctrine à un cadre en théorique parmi les plus répressifs mais c'est un cadre qu'il n'est pas appliquée puisqu'elle n'a pas les moyens de sa mise en oeuvre quand on considère qu'on à 900 milles consommateurs quotidiens il faudrait à peu près 330 millions interpellation par an pour sanctionner c'est ce ne serait ce que c'est que ces consommateurs quotidiens donc on ira une situation où on donne une feuille de route une mission à nos forces de l'ordre et elles ne sont pas en mesure de le mettre en oeuvre donc on les met dans une situation d'échec perpétuel ou dans certains cas ils préfèrent fermer les yeux et le disent parce qu'ils savent qu'ils n'ont pas les moyens et qu' ils retrouveront le lendemain le surlendemain les mêmes personnes ou quand il démantèle des réseaux et bien d'autres les remplacent dans les 24 heures dans certains cas ils ferment les yeux et dans d'autres ils s'épuisent et perdent finalement en crédibilité puisque les personnes qui le qu'ils poursuivent on voit bien qu'il ne ne sont pas en capacité d'aller au bout donc je crois que ça serait en effet tout à fait une réponse pertinente ça ne résoudra pas tous les problèmes il faudra penser à c'est parce que l'on évoquait en terme de réinsertion il faudra voir comment on investit aussi de l'argent dans ces territoires mais je crois que ça serait une première étape en effet pour répondre aussi à cette question de la sécurité justement pour essayer de pallier ce problème d'une énorme quantité de consommateurs et donc de personnes qui commettent des délits tous les jours on a vu donc la dernière gérald darmanin qui a proposé cette solution de l'amendé forfaitaire donc qui permettait de désengorger et les tribunaux et donc d'aller beaucoup plus vite dans dans la sanction pénale qu'est ce que vous pensez de cette amende forfaitaire et à quel point pour vous est-ce qu'elle résout en partie ce problème là avant le forfait pays qu elle est d elle n'a qu'un intérêt à mon avis elle permet aux forces de l'ordre d'avoir une réponse rapide immédiate et réelle un phénomène coquelles ils sont confrontés et qui c est qui et qui parfois les comment dire les met dans une situation où en effet ils se sentent illégitime inefficace puisqu'il revoit la même personne lendemain au même endroit donc ça se mérite là mais ça n'est qu'une seule réponse à une toute petite partie du phénomène et notamment à la question très concrète du trouble à l'ordre public ça n'est ni une réponse au trafic évidemment ça n'est pas une réponse non plus à la consommation et notamment sa introduit une forme de discrimination entre les consommateurs puisque encore une fois les personnes qui habitent dans les quartiers bourgeois qui se font livrer ne se font jamais ennuyé et ne font jamais l'objet de d'amendés forfaitaires délictuelle donc encore une fois on va pénaliser plus tôt les personnes qui ont les plus faibles revenus et qui vivent dans des territoires qui sont déjà comment dire mis en difficulté et avec des problèmes d'insécurité est par ailleurs ça enlève finalement la possibilité d'un accompagnement dans un dans un soin notamment des usagers qui ont une consommation problématique puisque nous n'avons plus la jonction de soins qui était pour le coup dans un cadre pénal à partir du moment où le consommateur était et est donc pour moi c'est vraiment une réponse très ponctuel très limité très limitative et qui est encore une fois presque un aveu d'échec et d'impuissance chez moi ce que j'aimerais rajouter c'est que ce qui est dommage c'est qu'il ya aucun débat sur le bien-fondé en soi de la question de la langue se dire que maintenant c'est automatique et on est consommateur on est forcément un trouble à l'ordre public et on nous donne une langue alors que le débat devrait être sur le fond de vraiment même pour les gens qui n'aiment pas le cannabis qui ne veulent pas en consommer en quoi quelqu'un qui a consommé qu'ils consomment il ya quelques ann curry est un trouble à l'ordre public et ça c'est une vraie question qui malheureusement est trop souvent ignorée par contre j'aurai une autre question sur la police donc intéressant avec la police c'est que à la fois on a des groupes comme police contre la prohibition qui vont mettre en avant des arguments pour dire ben non on n'en peut plus d'arrêté des comptes demande d'arrêter des gamins juste parce qu'ils ont une boulette de shit sur eux on veut on veut faire notre travail de flics on veut on veut protéger la paix et l'ordre mais de l'autre côté on a aussi des policiers qui très clairement se positionne contre eux disent que oui il faut absolument continuer de combattre ça et donc en face on a des gens qui n'hésitent pas à dire que s'il ya des flics qui entre guillemets voit d'un bon oeil que la légalisation continue c'est parce qu'il ya aussi de la corruption dans la police et ça il n'y a pas besoin de le montrer par a plus b tous les ans il ya des affaires sortent ces quelques années c'est y avait une grosse grosse affaire de corruption au sein des stups à à paris est-ce que vous pensez que voilà c'est une question un peu tabou mais est-ce que vous pensez que cette corruption que ce soit dans la police mais aussi dans une partie de la classe politique parce qu'il faut pas se leurrer il ya des livres qui sont aussi sortis là dessus de dealers qui le dit très clairement qu'il ya des politiques qui touchent l'argent de la drogue est-ce que vous pensez que ça a un impact dans ce texte est une des cause de la lenteur de cette question de la légalisation qui peine arrivé de question de la corruption c'est une question qui est compliqué parce que pour y répondre il faudrait connaître la réalité et l'ampleur du phénomène et ça évidemment on ne le sait pas on a quelques voilà quelques scandales et quelques affaires qui nous permettent et donc de dire que c'est une réalité quel point cette réalité est importante et à quel point elle a un impact sur les prises de positions et les uns les autres honnêtement je serais bien incapable de vous le dire et je voudrais pas tomber non plus dans une approche un petit peu comment dire peu facile de considérer qu en réalité si on n'a rien fait sur ce sujet là depuis 50 ans parti c'est parce qu'en réalité tout le monde est mouillé et que et que voilà donc pour avoir discuté par exemple localement notamment avec des gendarmes sur ce sujet aussi des policiers des gendarmes notamment en milieu rural il était tout à fait convaincu de la nécessité de continuer avec cette approche prohibitives pour tout un tas de raisons que je que je n'ai pas à juger que et que d'ailleurs je respecte et comment dirais je je peux tout à fait attester de l'assad de leur sincérité du fait que [Musique] semblait pas kaki et d'autres raisons dans leur raisonnement donc ça explique peut-être voilà pour une petite partie un certain nombre de prises de position moi ce que m'ont aussi dit beaucoup de syndicats ou de personnes dessus des forces de l'ordre police ou gendarmerie c'est qu'en réalité leur mission c'est de respecter la feuille de route qu'il aurait donné et à partir du moment où on leur donne cette mission-là le dire ils vont effectivement mettre tout en oeuvre pour l'amener le mieux possible et si les orient et après il s'agit d'un choix politique dont on sait les orientations politiques changent et que et que voilà et qui est un bien fondé à ceux à ce changement et bien ils seront ils seront dans une situation quoi donc je ne crois pas que ça soit le point de blocage majoritaire je dirais bien et bien pour ma part vous avez répondu à toutes mes questions vous remercie pour le temps que vous avez pris pour nous répond je pense que domitille également vos merci merci beaucoup à la merci beaucoup pour tout vos réponses qu'on était très informative et très intéressante donc je pense que ça va être là la fin de ce podcast qui nous tenait vraiment à coeur et qui peuvent vraiment sur un sujet qui à mon sens au sens de maxime aussi n'est absolument pas un sujet de nice qui est un sujet à ne pas prendre au sérieux puisqu'il touche à la fois à la finance à la santé publique à l'insécurité donc énormément de sujets qui sont très importants pour le bien-être des français donc on vous remercie encore une fois d'avoir pris ce temps et de nous avoir donné cette attention et je souhaite à soit bientôt sur sur scopeo et je vous souhaite à vous une bonne 30 jours mais et ben merci à vous également et est ravie de cet échange
Caroline Janvier