Polémique sur les OQTF - Jordan Bardella - C à Vous - 24/10/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Est-ce qu'il ne faut pas attendre avant de s'autoriser des commentaires politiques sur un fait divers ?
- 0:12RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que vous nous reprochez concernant les commentaires politiques ?
- 2:52OuverteRéponse directe
Quelles sont les solutions que vous proposez ?
- 4:28FerméeRéponse directe
Comment sanctionne l'Algérie à l'heure actuelle, Jordan Bardella ?
- 5:27RelanceRéponse directe
Sur la question du renvoi des Algériens, est-ce que Macron n'a pas déjà agi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:42PrésentateurFait
« Si l'État avait fait correctement son travail, cette meurtrière n'aurait pas été sur le sol français. »
- 1:49PrésentateurFait
« Les obligations de quitter le territoire français sont devenues des suggestions de quitter le territoire français. »
- 2:18PrésentateurChiffre
« On est aujourd'hui entre 5 et 10% d'exécution d'OQTF. »
- 2:25PrésentateurFait
« Il faut remettre en cause les accords de 1968 avec l'Algérie. »
- 2:44PrésentateurChiffre
« Il y a 4 500 individus radicalisés qui sont étrangers. »
- 3:21Invité politiqueFait
« Qu'est-ce qu'on fait de ces étrangers dont les pays d'origine ne veulent pas ? »
- 5:17PrésentateurChiffre
« Si vous coupez les transferts de fonds et que vous bloquez les visas, dans un quart d'heure, tous les indésirables sont au bourget. »
- 6:35PrésentateurPromesse
« Il faut un moratoire sur l'immigration. »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Invité9 %
- Jordan Bardella9 %
- Invité 26 %
≈ 11,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
CQFD, est-ce qu'il ne faut pas attendre, est-ce qu'il ne faut pas s'imposer un délai de décence avant de s'autoriser des commentaires politiques, des polémiques, parce que la morale d'un fait divers n'est pas toujours celle que l'on croit d'un prime abord ?
Mais si vous voulez, j'ai du mal à comprendre ce que vous nous reprochez. Je veux dire, il y a eu des failles dans cette affaire.
Je vous pose des questions.
Non, non, mais je ne vous vise pas, je ne vous vise pas personnellement. Et par la famille, c'est indigné, des commentaires politiques qui ont été faits. La famille a demandé à ce que l'affaire ne soit pas captée de manière partisane et qu'on puisse attendre avant d'organiser des hommages. Et nous avons parfaitement respecté cela. Mais ce que je veux juste dire, c'est que si ce n'est pas le premier parti d'opposition, si ce n'est pas les élus que nous sommes, qui pointons du doigt les failles de l'État, alors on ne le fait jamais. Parce que le problème de notre société, c'est le relativisme. C'est qu'une affaire en chasse une autre.
Et qu'on vit dans un pays aujourd'hui où il y a une agression gratuite toutes les 44 secondes. Et que des agressions, évidemment pas de l'ordre de cette nature, mais impliquant des gens qui sont présents sur le territoire français de manière irrégulière, il y en a des dizaines par semaine, des centaines par mois. Et je veux dire, moi, si vous voulez, je trouve ça insupportable de voir l'histoire se répéter. Notre rôle, c'est de protéger le peuple français. Ce n'est pas celui du gouvernement qui s'en fiche ? Moi, les rachats de noms de domaines, etc., moi, ça, si vous voulez, je ne peux pas.
Et c'est aussi l'une des raisons pour lesquelles j'ai souhaité que le Rassemblement national ne participe pas à cette marche aux côtés de Reconquête, parce qu'il y avait une forme d'ambiguïté de leur égard, avec une volonté, si vous voulez, de faire de la politique et de faire du marketing, en récupérant des noms de domaines, en organisant des pétitions, etc. Nous, on ne voulait pas faire tout cela. Et c'est la raison pour laquelle on a souhaité cet hommage devant l'Assemblée nationale. Maintenant, oui, je le dis et je le redis. Si l'État avait fait correctement son travail, cette meurtrière n'aurait pas été sur le sol français.
Et je vais vous dire, les obligations de quitter le territoire français sont devenues des suggestions de quitter le territoire français. L'immigration, et c'est ce que soulèvent tous ces faits divers qu'il y a tous les jours dans notre pays,
sont devenues hors de contrôle.
Monsieur Véran, d'ailleurs, reconnaît très bien qu'il y a un problème. C'est très amusant, parce qu'il nous accuse de faire de la récupération politique.
100% des OQTF seraient menés à bien.
Je dis qu'en tout cas, nous avons, et c'est un secret pour personne, une vision de l'immigration qui est radicalement différente de celle d'Emmanuel Macron.
Je vous parle des OQTF.
L'exécution des OQTF, Emmanuel Macron en 2007 promettait 100%. On est aujourd'hui entre 5 et 10% d'exécution d'OQTF. Donc oui, il faut remettre en cause les accords de 1968 avec l'Algérie, qui ont instauré dans le droit français une quasi-liberté de circulation entre la France et l'Algérie. Deuxièmement, il faut que les pays qui nous envoient leurs indésirables soient aujourd'hui en mesure de les reprendre. Les délinquants, criminels étrangers, les gens qui sont radicalisés, il y a 4 500 individus radicalisés qui sont étrangers.
Si l'Algérie ne veut pas récupérer, accueillir à nouveau ces...
C'est le vrai sujet.
Alors, permettez-moi de vous...
Je vais vous répondre.
Sur les solutions que vous proposez, voilà ce qu'on disait, Eric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ici même, vendredi soir.
J'entends Mme Le Pen, souvenez-vous de ça, parce qu'il faut avoir de la mémoire par les temps qui courent, qui disait au fond, dans le bateau et puis moi, après les eaux territoriales. Et après les eaux territoriales, quoi, Mme ? On fait un trou dans le bateau ? Mme Le Pen, elle a dit, moi, je vais au Mali, je parle avec le président malien. Pourquoi ? Nous, on est trop cons, pour y avoir pensé. Vous pensez qu'on ne le fait pas, ça ? Qu'est-ce qu'on fait de ces étrangers dont les pays d'origine ne veulent pas ? Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'ils me donnent la réponse, qu'ils me donnent la solution. Ils n'en ont aucune. Le populisme a 4 sous pour dire, il n'y a qu'à Faucon, il faudrait...
Ils font rien. Ça, quand même, c'est limite.
Il n'y a qu'à Faucon.
J'ai réponse, moi, j'ai proposé un débat, Eric Dupond-Moretti, il y a quelques semaines, il a refusé.
Non, mais quelles sont les solutions ?
On pourrait débattre, si vous voulez, de nos solutions. En vérité, c'est du cinéma. M. Dupond-Moretti fait du cinéma. D'ailleurs, on a un numéro de comédien qui, objectivement, vieillit assez mal et devient assez ringard. Les pays qui ne veulent pas les reprendre. Qu'est-ce qu'on fait ? Ce sont généralement des pays à qui nous donnons beaucoup de visas. Je pense à l'Algérie. On a fait de donner des visas à l'Algérie. Ce sont généralement des pays à qui nous donnons de l'aide au co-développement. Ce sont généralement des pays avec qui il y a des transferts de fonds qui sont considérables. Donc, nous, nous disons qu'il y a un rapport de force diplomatique à instaurer avec ces pays-là.
Pas un visa octroyé, notamment à l'Algérie, puisqu'on parle en l'occurrence en ce moment du cas algérien qui a encore frappé ce week-end, tant que l'Algérien ne reprendra pas ces gens qui sont présents de manière irrégulière sur le territoire français et ces délinquances et criminels étrangers.
Comment sanctionne l'Algérie ? Comment sanctionne l'Algérie à l'heure actuelle, Jordan Bardella ?
On fait preuve de fermeté en matière diplomatique, bien sûr. Et surtout, on se fait respecter l'Algérie. On rentre en conflit avec l'Algérie. Mais l'Algérie est déjà en conflit avec nous, madame. Quand on entend les déclarations de plus en plus agressives d'un certain nombre de dirigeants algériens depuis maintenant près de 30 ans à l'égard de la France, eux ne sont pas dans le même rapport que nous qui est un rapport de soumission. Quand M.
Darmanin, qui est ministre de l'Intérieur, va en Algérie pour rendre hommage au FLN, qui est une organisation terroriste qui a commis des crimes contre la police française, qui a tué des policiers français, on ne se fait pas respecter de la part de l'Algérie. Lorsque M. Macron évoque la colonisation en parlant de crimes contre l'humanité, on ne se fait pas respecter de la part de l'Algérie. Donc, si vous voulez, il faut arrêter de se soumettre à un gouvernement qui est dans une démarche vindicative à l'égard de la France et instaurer un rapport de force diplomatique.
Je peux vous assurer que si vous coupez les transferts de fonds et que vous bloquez les visas, dans un quart d'heure, tous les indésirables sont au bourget.
– Oui, alors, France-Algérie serait un vaste débat qu'on ne va peut-être pas avoir ce sens, mais sur la question du renvoi des Algériens chez eux, ce que vous venez d'évoquer, c'est ce que Macron a fait au printemps dernier. Il les a quasiment coupés pendant un moment les visas. – Non, il les a diminués. – Oui, très, très fortement.
– Et ça n'a pas changé grand-chose. – Mais il ne faut pas les diminuer de 10%. Il faut les couper. Il faut les couper tant que l'Algérie ne reprend pas. Écoutez, c'est absolument hallucinant. On est en train d'expliquer que l'État est complètement impuissant. C'est-à-dire que vous faites rentrer des gens en France qui sont en situation régulière, irrégulière, qu'ils bénéficient de l'asile ou ne bénéficient de l'asile, ils restent sur le territoire d'Algérie. – Parce que quand un pays d'accueil n'en prend pas,
on est effectivement impuissant. – Le Mali n'en prend aucun en ce moment. – Le Mali n'en prend aucun. On ne peut pas poser un avion militaire sur l'aéroport de Bamako de France. On ne peut pas envoyer des gens au Mali en ce moment.
– Je pense que la France a le record européen de faiblesse à l'égard de l'expulsion des clandestins. Nos voisins allemands, c'est 55% d'exécution d'OQTF. On est à 10% sur le territoire français. – 55% c'est le Maliac 100%. – Je dis juste que sur l'immigration, c'est en tout cas 5 fois plus que la France. C'est un bon début. Mais je dis juste qu'en matière d'immigration, il y a un problème de volonté politique. Et qu'on a à la tête de l'État des gens qui considèrent qu'il serait contre-productif que d'avoir des barrières en matière d'immigration.
Moi je pense qu'il faut un moratoire sur l'immigration, qu'il faut couper l'ensemble des pompes aspirantes et qu'il faut faire ce qu'a fait par exemple le Danemark, c'est un gouvernement socialiste, qui organise dès maintenant le traitement de l'asile dans les ambassades et dans les consulats des pays de départ, ce qui permet d'éviter un afflux massif de gens qui n'ont rien à faire sur le territoire français et qui demeurent évidemment là en l'absence de contrôle. Il faut augmenter le nombre de places en centres de rétention administratif. Mais il n'y a pas de volonté politique, il y a une volonté aujourd'hui qui est celle d'accélérer l'immigration.
Et d'ailleurs Emmanuel Macron l'a dit, il veut accélérer la répartition des migrants dans les villages et dans les campagnes françaises, contre quoi évidemment nous nous battrons au Parlement.
Jordan Bardella