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Conférence de presseHistoire de Lire· 17 novembre 2020 51 minComplaisantPortrait personnelDéfenseInstitutions & électionsJustice

Histoire de Lire - Général Christophe Gomart

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi briser le tabou sur les forces spéciales ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le devoir de réserve ne s'applique-t-il pas à votre témoignage ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir écrit ce livre maintenant ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui différencie les forces spéciales de l'armée conventionnelle ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous la peur en mission ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quel est le rôle de la DGSE et du service action selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Général Christophe GomartFait
    « Il m'a fallu deux bonnes années d'abord beaucoup de gens étaient venus me voir lorsque j'étais en fonction pour me dire mais si ça serait intéressant vous écriviez parce que c'est bien que les gens sachent. »
  • 8:00Général Christophe GomartFait
    « C'est vrai que 92,3 ce qui est assez intéressant je pense dans l'histoire de france c'est que c'est la première guerre du golfe la france suit la coalition menée par les américains. »
  • 12:00Général Christophe GomartFait
    « La peur pendant est la pire dire que celle là elle est très gênante pour l'ensemble la peur avant elle est assez logique et justement la demie dans la maîtrise parce que on a confiance dans le groupe qui nous entoure. »
  • 14:00Général Christophe GomartFait
    « Une partie de ce service action qui est vraiment besoin d'être clandestins et je ne nie pas la nécessité d'un service action avec une capacité la clandestinité même si l'agressivité aujourd'hui de nos jours est quelque chose de difficile. »
  • 16:00Général Christophe GomartFait
    « Lorsque dans toutes mes pérégrinations sur les théâtres d'opérations toutes les populations que j'ai pu rencontrer là le besoin premier au delà de se nourrir de c'est la justice. »
  • 20:00Général Christophe GomartFait
    « La première femme je crois que c'est une femme américaine ou néo zélandaise qui entre un effort spécial en fait la porte est ouverte réellement. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

tous [Musique] eh bien bon soir à tous merci nous avoir rejoints pour cette conférence c'est vous le premier habite et bonsoir général christophe coma alors on va aborder ce soir le thème de l'engagement total parce que vous venez publié aux éditions taillandier en collaboration avec un grand journaliste spécialiste de la question des armes et du renseignement jean guisnel vous publiez l' ouvrage qui s'appelle soldats de l'ombre au coeur des forces spéciales alors je signale que vous pouvez commander ce livre jusqu'à 19h30 ce soir sur le site histoire de lire au singulier point fr et avant 19h30 alors général vous êtes le premier officier général qui est sorti des rangs il ya maintenant un peu plus d'entreprendre un peu plus de trois ans a parlé de ce sujet qui est quand même éminemment discret les forces spéciales alors en fait la première question qui vient évidemment c'est pourquoi en parler on connaît la grande muette quelle armée pourquoi briser ce tabou en fait je ne pense pas à briser un tabou puisque finalement beaucoup de gens parlent des forces spéciales les gens qui ne connaissent pas forcément ça de l'intérieur et il semblait intéressant de témoigner j'ai eu la chance de connaître une trentaine d'années dans laquelle la france de crise dans laquelle la france a été impliqué la france et son armée et il semblait intéressant de témoigner sa vis-à-vis des jeunes lorsque je suis arrivé dans le privé il ya donc un peu plus de trois ans beaucoup de jeunes m'ont fait part de leurs besoins de sens de leur quête de sens et avait envie que je raconte mon expérience et puis au delà de ça j'avais également deux enfants j'ai eu tardivement et il me semblait intéressant de leur raconter ce que j'ai pu vivre à la fois avant qu'il n'arrive et qu'ils connaissent et évidemment après est ce témoignage le sommet crucial et ça me semblait être un point final effectivement à 7 36 ans de carrière mais par rapport à l'institution est ce que vous aviez pas vous n'avez pas un devoir de réserve une obligation de relecture par exemple alors le devoir de réserve en fait s'applique je n'ai pas à donner un avis sur la politique menée par le gouvernement en revanche raconter une histoire passée me semble être justement faire partie de l'histoire faire et il me semble bien que nos concitoyens puissent savoir un peu ce qui se passe puisque finalement l'armée c'est la leur les soldats ce sont les leurs et en tant que forces spéciales ce sont les leurs également donc savoir ce qu'elles font la façon dont elles sont employées et finalement est ce que derrière ce sont des impôts qui permettent de mener ses opérations et il me semblait que cette transparence était importante même si je ne révèle pas tous les secrets évidemment ni les modes opératoires ni les modes opérationnels vous êtes vraiment tortiller l'esprit pour savoir si vous alliez d'écrire ce livre oui il m'a fallu deux bonnes années d'abord beaucoup de gens étaient venus me voir lorsque j'étais en fonction pour me dire mais si ça serait intéressant vous écriviez parce que c'est bien que les gens sachent et à la réflexion et au bout de deux ans je me suis dit finalement j'ai rencontré l'éditeur tallandier ou sur d'éditrice nathalie riches et qui m'a convaincu d'écrire effectivement je me suis associé clj jean guisnel que je connaissais pas par ailleurs et comme vous l'avez souligné qui est un grand journaliste qui connaît bien ce monde là il me semblait intéressant de confronter un peu d'eau de vision et nos deux connaissances sur le sujet et finalement c'est la parole puisque c'est moi qui témoignent et des effectivement par par jean guisnel alors on va revenir un peu sur votre parcours s'il y en a peut-être qui vous connaissent pas vous l'avez et soldats de l'ombre pendant 36 ans et ça au total vous êtes général quatre étoiles vous avez on peut le dire 60 ans c'est pas tabou ça vous fait d'une famille de militaires votre grand-père votre père tous les deux et officiers le service de la france j'ai l'impression que dans la famille gomart c'est important c'est important ouais nous étions sur cinq faire quatre ont été militaire même si tous ne sont plus aujourd'hui mais effectivement oui et puis pour revenir plus précisément sur vous alors vous redémarrez par l'école de saint cyr en 1981 vous passez vous êtes notamment chef du corps du 13e rdp donc régiment de dragons parachutistes il y reviendra qu'il ya des des régiments un des logiciels mais qui va partir pour spécial aujourd'hui oui voilà entre autres après vous êtes adjoint encore d'idée du coordinateur national dû renseignement le cnrc à l'elysée auprès de la présidence absolument vous commandez le cos donc c'est l'unité qui dirige l'ensemble des forces spéciales françaises et puis vous terminez votre carrière en tant que directeur du renseignement militaire la drm à creil je me trompe pas jusque-là crayeux paris mais oui grailler paris voisins et donc vous démarrez en fait dans un autre monde où on était alors en pleine guerre froide oui lorsque je rentre à saint cyr effectivement françois mitterrand vient d'être élu comme président de la république et nous rejoignons saint cyr ou à l'époque les études durent encore deux ans et l'année qui nous suit passera à trois ans ce qui nous permettra de passer quatre années comme l'y attend dans un régiment ce qui les attend est un des années importantes puisque finalement c'est l'aboutissement de ce à quoi ce qu'on espère en faisant en faisant saint cyr et de fait c'est la pleine guerre froide les gens j'ai encore fait une conférence autre jour avec des jeunes qui sont nés tous dans les fin 90 début 2000 et en fait c'est une période qui ne connaissent pas c'est pourtant pas si vieux que ça me chante à courte ou ne seront pas gagné ce que c'était mais de fait l'armée française était très tournée vers le pacte va le pacte de varsovie un nom qui était le potentiel adversaire et qui était l'ennemi désigné aura été et donc les niveaux se préparait tout ça ça et toutes les troupes étaient assez importantes encore l'armée est il encore une arme et d'appeler puisqu'elle devient professionnel dans les années 90 mais à ce moment là j'ai dit quand je rejoins 13ème rdp c'est pas régiment quand les partis forces spéciales c'est un régiment qui fait du renseignement qui est essentielle dernier ennemi et qui doit disparaître la nature et pour sa creuser les trous et se cacher aux yeux d'un adversaire potentiel pour observer ce qui se passe et renseigner le commandent le aux commandes le haut-commandement pardon national de façon à ce que celui ci puisse prendre des décisions alors entre temps donc là l'histoire avance et en 1992 donc sont créés les forces spéciales qu'on connaît aujourd'hui aujourd'hui elle compte 4000 hommes et ses hommes ont des méthodes particulières ce serait pas mal de s'attarder un peu sur le rôle de ces forces spéciales sur leurs missions au début de votre ouvrage vous parlez de l'agilité de la rapidité de la ligue a cité de ses forces qui ont des coups de main audacieux dit vous avec une arme maîtresse l'a surprise qu'est ce qui les différencie de ce qu'on appelle l' armée conventionnelle alors c'est vrai que 92,3 ce qui est assez intéressant je pense dans l'histoire de france c'est que c'est la première guerre du golfe la france suit la coalition menée par les américains enfin on y participe d'ailleurs et on se rend compte de deux choses c'est qu'il ya un manque pour mener des opérations spéciales il n'y a pas de coordination et dont concret le commandant des opérations spéciales et ont créé dans le même temps la direction des renforts militaires parce que pierre joxe qui est ministre de la défense de l'époque se rend compte effectivement qu'on n'a pas cette appréciation de noms des situations sur un plan militaire et empathie on n'a pas de satellite contrairement aux américains et ce qui fait que en rentrant de sa visite aux troupes en arabie saoudite il est en irak pardon il décide de lancer des satellites donc ça mettra quelques années puisque ça se crée pas comme ça et on crée ainsi donc la direction du renseignement militaire et le commandant des opérations spéciales et le général de pages qui est le premier jet officier général commandant les opérations spéciales lui fait le tour des forces qui pourraient rejoindre ce commandant des opérations spéciales décide que le 1er régiment parachutiste d'infanterie marine qui est basée à bayonne en fera partie récupère fin de mandat voire des hélicoptères le 13ème régiment de dragons parachutistes qui a failli en faire partie à ce moment là n'en fait pas partie mais rejoint la direction du renseignement militaire par laquelle il sera employé et puis pour les marins les commandos-marine rejoignent c'est comment les opérations spéciales et l'armée de l'air les commandos parachutistes de l'air et ainsi que des avions de transport de l'escadron pointe ou rejoignent ceux convocation spéciale la vraie différence par rapport aux forces conventionnelles comme vous le soulignez tout à l'heure ce sont des gens qui sont sélectionnés beaucoup plus avec une sélection beaucoup plus difficile que lorsqu'on rentre dans l'armée conventionnel que ce soit comme dans l'armée de terre de la marine et de l'armée de l'air avec des tests physiques difficiles mais également des tests psychologiques ce qu'ont cherché les gens stable des gens qui ont ce qu'on appelle une intelligence situation qui soit capable de rester très calme et surtout c'est des gens en qui on aura su toute confiance d'où une formation très longue pour s'assurer qu'à la fin d'information qui dura pas plus en reprenant toutes les successions de stage ces gens soient totalement fiable oui parce que vous dites que ce ne sont pas forcément des malabars mais qu'il faut qu'il soit doté d'un bon cerveau solide pour ne pas tomber en dépression après dix jours passés au fond d'un trou la trouver vraiment le côté de psycho et le côté aussi initiative c'est ça vous dit pas forcément une capacité à prendre des initiatives alors pour des lois son chef puisque évidemment c'est ça ce sont des gens qui sont en général loin de leur chef loin donc des yeux leurs chefs qui sont ans avec une grande autonomie et sur lesquels on veut être sûr que lorsqu'ils disent je vois telle chose eh bien on laisse les croissants consent et lorsqu'ils vont nous dire je suis capable de faire ça on les croit aussi à 100% r vous incité plusieurs fois dans votre livre sur la confiance ans parce que ses forces spéciales elle fonctionne comment en fait elles sont des équipes c'est ça deux jours des petites équipes ou les petits groupes pour le renseignement on appelle ça des équipes de recherche et pour l'action en face à des groupes action ils sont entre cinq et dix personnes et dans chacun de ces équipes ou de ces groupes chacun son rôle ya toujours un chef évidemment parce qu'à la fin c'est lui qui décide mais chacun a bien son rôle et s'il un membre de l'équipe du groupe lâche c'est en fait tout le groupe où l'équipe qui est mise en difficulté donc en fait chacun doit bien remplir son rôle qu'ils soient radio qu'il soit tireurs d'élite qu'il soit observateurs qu'ils soient chefs qui soit infirmée chacun à bien son rôle à jouer et alors c'est quoi ces fameux trou dont on parle qui font la spécificité de votre ancien résident ça c'est une à savoir faire qui était héritée de la guerre d'indochine et en particulier pris à l'ennemi du moment qui était le vietminh donc les gens sans intérêt pour observer ce qui se passait et pour pouvoir ensuite à partir leur tout intervenir et c'est une technique a été utilisée par le 13ème régiment de dragons parachutistes ou effectivement qu'on sentait dans les trous pour observer ce qui se passe face à l'objectif en face d'un axe sur lequel on voit passer des véhicules et c'est vrai qu'il m'est arrivé des rester plus de 10 jours dans un ses trousses et ion 2 c'est vrai qu'il faut avoir une certaine vie intérieure au delà de ce que je racontais votre jour c'est que nous écoutions l'émission les grosses têtes qui a d'ailleurs été reprises dans ladite émission mais c'est vrai qu'on avait le temps passer et on était 2 donc en fait chacun un millier d'autres et ce qui est assez intéressant je trouve que les relations humaines dans ces cas là puisque c'était encore l'époque on avait des soldats qui faisait son service militaire et des gens qui se donnait à fond dans ce qu'il faisait donc ce qui était divisive est immense et l infiltration c'était de creuser son trou c'est de rester dedans puis ensuite de sexe filtrer et l'explication pourrait durer très très longtemps parce qu'en fait on était censé s'extraire de l'endroit dans lequel on avait rempli notre mission sur une longue durée pour pouvoir se faire récupérer soit sur un littoral soit par un avion ou en hélicoptère plus loin dans les terres il y avait une grande intimité qui se développait alors entre entre guillemets parce qu'un juge est en fait les serviles dakar si on est sur les deux bakar va durer six heures et on serait partis c'est la jungle sera de la fête on sortait très peu la nuit et la journée on ne bougeait pas de notre notre troupe est alors la confiance vous le dites otis et c'est parce que en fait ces hommes s'entraînent en permanence et ça c'est le drill dont vous parlez bien que ça c'est quelque chose c'est pourquoi de développer des automatismes fait orange est de onze recherches pendant le geste parfait c'est à dire le geste qui permet et justement c'est toujours cette notion confiance qu'on est sûr qu'on a envie ou tel groupe ou telle équipe ça se passera bien parce qu'ils ont tellement répété qu'on est sûr que ça se passera bien et surtout le drill a un effet extrêmement important c'est qu'il fait diminuer le stress plus on s'est entraîné ensemble d'avoir une connaissance du groupe d individus on sait que lui cadre de sa force mais reconnaît ses faiblesses et ses chacun connaît les autres et donc cet entraînement en commun est absolument indispensable répété dix fois cent fois mille fois jusqu'à le faire parfaitement de façon être sûr que le jour où on a à le faire ça sera bien fait et ça sera pas ce qu'il ya dans une opération il ya toujours ce que nous allons appeler les cas non conformes avec toujours un incident qui arrive au moment où on s'y attend le moins alors bien sûr les seuils de le prévoir avant dans le briefing préalable mais en règle générale on va toujours une surprise et face à cette surprise donc on a besoin de gens qui ont une capacité à s'adapter il ya ce que j'appelle moi l'intelligence situation de m'asseoir réagir le mieux possible face à cette nouveauté qui apparaît et dans ses entraînements permanent il ya aussi évidemment toutes les forces spéciales saute en parachute oui oui et donc ce que vous écrivez dans votre livre c'est que en fait c'est pas le chef forcément quel chef du sosso c'est ça oui oui c'est celui qui le sont tout autant en équipe l'idée c'est que on parle d'un point en ciel quatre pilotes 4000 mètres et aujourd'hui avec des chuteurs qui sortent avec un avec de l'oxygène un masque à oxygène ils peuvent partir jusqu'à 8000 m donc l'idée c'est de se retrouver tous ensemble en bas au même endroit or avec l'aérologie la l'ouverture du parachute qui se fait pas exactement à l'endroit où on souhaitait faire l'altitude à laquelle on souhaitait effectivement tout ça nécessite d entraînement préalable et de nombreux seront communs pour s'assurer de taux de pénétration individuelle et c'est pas parce qu'on est le chef qu'on est d'abord le meilleur parachutistes et ses parents sur des chefs qu'on est celui qui va être le ce qu'on appelle le leader reims et qui flippe les costa c'est en génération et qui a un taux de pénétration très important qui va descendre plus vite que les autres et c'est celui qui a la plus grande expérience en termes de parachutisme et c'est lui qu'on la suive et qui va nous amener à nous poser au meilleur endroit l'endroit qu'on avait décidé au départ normalement et puis alors parfois il ya des surprises comme je crois que c'est quand vous allez libéré tessalit tu au nord-mali fin vaut un homme béret c'était en février 2013 vos hommes sautent et manque de bol en arrivant au sol il ya un des forces spéciales qui perd son groupe qui casse son gps et qui se retrouve seul oui parce qu'en fait il a eu un incident avec son parachute principal ce qui peut arriver c'est pour ça qu'on a un parachute de secours il a donc libéré savoie le principal il attirait son parachute de secours donc évidemment par rapports à l'étagement normal il sait il est sorti d'étagement le temps qu'il recherche où il était il a atterri un peu durement à l'atterrissage de casser son gps donc en fait ils étaient un peu perdus par rapport aux autres il était loin des autres il n'était pas très loin mais en réalité ça peut être de plusieurs centaines de mètres 1 et donc la nuit en afrique au lieu des cailloux dans le sable vous retrouverez pas forcément la personne dont il a fait don il ya pas de lumière alors fort heureusement juste avant d'embarquer il y avait demandé comment est-ce qu'on se reconnaît face à l'étoile polaire bizarrement je donne les gens utilisent plus les gps aujourd'hui on sait plus forcément marché aux étoiles mais c'est quand même un inconditionnel de dire que partout on sait où elles pole dance et se repérer et on savait qu'avancer ou son l'est l'ouest et le sud et grâce à ça il a pu se retrouver et on a guidé son goût parce qu'il était observé par un drone au dessus on a pu guider son groupe vers lui parce qu'on avait réussi à le repérer grâce effectivement aux mêmes drones voilà donc en fait les gens se retrouver et après les récupérer son parachute et son d'arlac email et c'est d'ailleurs une balise qui permet pour le localiser plus l'humeur localisation parachute les forces spéciales ont des missions particulières j'imagine que quand on arrive alors vous parler du stress baisser le stress par s'entraîner tout le temps mais on doit avoir peur quand même est-ce que est ce que la peur est vraiment là tout le temps où est-ce que même un homme aguerri peau au cours d'une mission peut-être la 20e qui fait il peut avoir peur comment on fait pour la maîtriser cette peur la peur il ya trois types de peur vous avez peur avant vous avez peur pendant vous avez peur après la peur pendant est la pire dire que celle là elle est très gênante pour l'ensemble la peur avant elle est assez logique et justement la demie dans la maîtrise parce que on a confiance dans le groupe qui nous entoure au delà du drill dont j'ai parlé tout à l'heure il ya également le l'ambiance la cohésion du groupe qui est absolument indispensable pour vaincre cette peur évidemment qu'elles existent mais plus on s'est entraînés plus on a mené d'action - là moi cette peur est forte et puis à la peur rétrospective mais cela l'est moins gênant puisqu'elle se passe après effectivement où on se remémore les événements que l'on vient de vivre effectivement d'un seul coup on peut avoir peur mais oui la peur existe qu est-ce qu on saute en parachute même si on est habitués qu'ils sont à mille sauts on a une espèce d'appréhension quand on est en voyant d'opération n'a toujours d'espèces d'appréhension et heureusement elle est logique et c'est quoi la marge de manoeuvre de ces hommes qui sont donc un peu atypique on peut dire ça par rapport aux forces conventionnelles quand ils sont comme ça en équipe larguée par parachute ou à l'eau filtrée quelle est leur marge de manoeuvre en fait face à un objectif ils ont ils interviennent encore aujourd'hui dans la chasse entre guillemets dans la lutte contre les djihadistes vous avez plusieurs fois les forces spéciales ont plusieurs succès à leur actif et plus très récemment là encore il ya le 12 novembre c'est très récemment il ya eu donc bague moussac et un touareg qui est membre fondateur du groupe en sardine qui qu'ils allaient le tuer ils ont dû neutraliser dans mais est ce que c'est le but de tuer dans le but n'est pas que tu es le but est de les mettre hors d'état de nuire mais au départ on fait en sorte qu'ils puissent se rendre mais ils n'ont aucune envie de se rendre ils veulent se battre jusqu'au dernier moment donc de fait en général ça se termine par un combat comme ça a été le cas lors de dialyse dont vous parlez est effectivement il a été tué donc en fait il a été mis hors d'état de nuire notre alizés d'entre eux et puis parfois sont les fonds spécial qui meurt comment on appréhende la mort d'un frère d'armes entre guillemets vous vous avez perdu je crois plusieurs hommes le premier c'était loïc le page c'est ça où j'étais en afghanistan dès 2100 en 2006 oui vous êtes tellement on a l'impression à vous écouter vous êtes tellement en équipe restreinte et c'est à vous passer de votre vie professionnel ensemble comment on ressent cette mort en fait je sais que c'est une question qu'on peut poser à tous les soldats mais là c'est vrai qu'il ya je crois que je consacre un chapitre à la mort dans mon livre 7 c'est extrêmement douloureux bien évidemment mais là où c'est encore plus fort que vous signé c'est qu'une équipe ou un groupe c'est tout petit et donc effectivement c'est un événement immense parce qu'en fait c'est c'est pas quelqu'un à membres de sa famille finalement c'est extrêmement douloureux bien sûr toute mort est parfaitement douloureuse quand on perd un soldat puisque j'ai eu malheureusement j'ai perdu deux autres soldats dans ma précédente c'est extrêmement douloureux là où c'est également et surtout c'est sur le moment face à ce groupe et donc on doit vivre ce deuil alors il ya tout un cérémonial heureusement militaire qui permet déjà dire de faire le deuil tout un cérémonial qui est là et qui est extrêmement important me semble-t-il quand on porte le corps ce que l'on fait quand il ya encore on appelle ça la rampe cérémonie c'est à dire que avant que le cercueil ne reparte vers vers la france il ya tout une haie d'honneur qui se met jusqu'au à la rampe dans laquelle de l'avion dans lequel est embarqué le cercueil et tout le monde salue le passage de son frère d'armes qui qui qui est décédé et finalement je ne sais pas prenant l'exemple lors d'une opération qui va être réussie vous perdez est ce que finalement c'est un échec ou est-ce que ça fait partie malheureusement du travail et enfin vous vous répondez en partie mais alors c'est un échec parce qu'on a a tué si l'opération est réussie on est là pour ça la mission est quand même réussi bien sûr c'est un drame humain mais en soi c'est un succès militaire et lorsqu'on s'engage il y a cette connaissance qu'on prend ce risque là même si on l'évacué qualité mais ce que je rate mon embolie effectivement c'est que en fait on prépare enfin temps de pas pareil on n'est jamais prêt à mourir ni à voir mourir cesser ses amis ou ses camarades mais on s'y prépare c'est à dire que on oblige les gens par exemple après une assurance vie donc en fait dans une démarche en se disant oui et l'assurance vie c'est pas pour toi mais c'est pour tes proches ceux qui restent donc en fait finalement il ya une préparation légère sans doute mais psychologique est assez importante et puis on a tous eu dans ces dernières années des camarades des frères d'armes qui sont qui ont été tués au combat est ce qu'ils vont bien voir c'est que ce ne sont pas des victimes ce sont des combattants qui ont perdu la vie au cours d'une action ils sont pas du tout victimes ils sont acteurs d'une action dans une action militaire je passe sur je reviens à votre carrière dans notre fil de vos livres vous racontez vos différentes opérations extérieures notamment la première fois que la bosnie herzégovine c'est ça qu'est ce que vous avez fait là bas vous aviez vraiment un rôle de forces spéciales alors non parce qu'en fait dans une carrière en tous les cas une carte d'officiers vous changez souvent d'affectation l'idée c'est vous vous embrassiez le panel le plus large au départ pour ensuite vous spécialiser est capable lorsque vous êtes officier général finalement d'être un généraliste et donc ne pas être uniquement un spécialiste dans un domaine donné donc l'équipe en gt la première fois que j'y suis allé s'étant tant remise en 1992 comme casques bleus dans le cas de la force de protection des nations unies au moment où il y avait un conflit dans ce qui s'appelait encore l'ex que cela vit donc dans les balkans entre la serbie et la croatie la slovénie avait acquis son indépendance il y avait les durs combats et donc l'onu décide de la mise en place de casques bleus dont j'ai fait partie ma mission était d'escorter les convois de ravitaillement entre belgrade donc capitale de la république serbe et sarajevo qui était encore qui faisait encore partie de l'ex yougoslavie ce qui est assez intéressant me semble et il sait que j'ai découvert une bière en europe ce qui était assez marquant parce qu'en fait c'est quand même pas si loin donc ça enfin de nous et surtout en 1984 sous le monde où il a eu les jeux olympiques à sarajevo donc on a découvert toutes les installations des jeux olympiques à moitié détruite qui ont été détruites pendant cette cette guerre qui est en fait une guerre civile finalement entre différentes entités entre les croates entre les serres entre les bosniaques et au sein de la bosnie on retrouvait des croix des serbes et des musulmans puisqu'en fait leur nationalité sur leur carte d'identité ce qui est musulman avec un grand m le fait qu'on a retrouvé ce conflit et ce qui est assez étonnant c'est que le pc de l'onu s'était mis à sarajevo en pensant que c'était une zone sûre parce que multiculturelle rapidement et un mois plus tard ma mission était d'évacuer le pc de l'onu qui était basée à sarajevo donc effectivement c'était c'était assez surréaliste de voir que cette ville qui était superbe commencer par se détruire en 7 en avril 92 si on évacue je crois le pc de l'onu sa fin avril-début mai 92 alors vouziers effectué plusieurs fois enfin vous y retourner régulièrement sur ce théâtre là et puis il ya un autre théâtre qui est très important dit vous pour les forces spéciales c'est vraiment l'aghanistan parce que c'est là où ou quoi elles prennent tout leur sens leur action prend tout son sens leur mission c'est vrai que je reviens de vie soit sur la bosnie c'est vrai qu'en ces missions des forces spéciales c'est la recherche des criminels de guerre puisque ces criminels de guerre en fait avait dans une guerre civile a toujours malheureusement dans toute guerre toujours des atrocités et c'était le cas donc en fait ensemble de dirigeants serbes ou autres avaient été des acteurs genia plus minimes avaient violé et assassiné des tas de gens et le tribunal pénal international de la haye avait décidé effectivement de désigner assemble de coupables à partir de témoignages évidemment et nous avons été chargés de les rechercher et de les arrêter donc ça a pris quelques années nous avions également à chercher un domaine karadzic et puis même si même si l'eau krajisnik ainsi que le général mladic en fait on a trouvé même si l'eau kalistick les choses autour d'elle qui on peut lire dans votre livre tout laver toute la traque qui ya aussi et concrète entre trac et qui était une vraie mission à la fois pour le cos et la direction de l'enseignement militaire puisque nous étions sur le même endroit sur l'aéroport de sarajevo et donc il ya eu un début de vrais dialogues et de vraie entente entre ces deux entités donc on est quand même en france et on aime bien les tribus gauloises donc en fait dès qu'on n'appartient pas la même entité on est forcément potentiellement adversaires et je pense que tout ça a commencé à travailler ensemble et de fait ce que vous évoquez sur l'afghanistan et c'est que l'afghanistan donc la france les partis prenant dès 2001 suite à l'attentât contre les tours jumelles à new york la france intervient un peu au départ du bout des lèvres et puis finalement le président jacques chirac sur les conseils de son chef des pages en particulier qui est le général henri bentégeat décide d'envoyer des forces spéciales mais ses forces spéciales et c'est la première fois affirmant qu'elles vont travailler en groupement interarmées jusqu'à présent être travaillée par entités ont utilisé les marins l'outil est pris aux pays bas on disait très bon ep un visuel commandos de l'air là c'est la première fois qu'on va utiliser à la fois au sein d'un même groupement des aviateurs des marins et des terriens et ça va durer de 2003 à 2007 donc plus de quatre ans donc finalement tous les gens qui appartenait ce monde des forces spéciales vont se retrouver une fois deux fois trois fois pour certains engagés en afghanistan dans des combats qui ont été alors au départ pas si dur que ça mais qui sont devenus très dure jusqu'à leur retrait en 2007 et ils y retourneront dans le cas de la recherche de deux journalistes qui avaient été enlevés messieurs taponier ie6 est donc oui là pour pour les 100 spéciale vraiment vous dites c'est un vraiment un tournant l'afghanistan s'est inversée ce qu'elles font aujourd'hui au sahel oui ça oui c'est la zone cno droite ligne de l'expérience afghane exactement exactement d'accord puisque lorsqu'elles sont engagés au sahel en fait le sahel finalement lorsqu'on je reçois l'ordre d'intervenir au sel en janvier 2013 2 en janvier 2013 après que le président hollande a pris sa décision lors d'un conseil de défense finalement nous étions déjà en place au burkina faso où on s'entraînait déjà je vous parlais tout à l'heure du dribble et ses des répétitions des gestes répétés et on s'est répété on a fait plusieurs fois plusieurs exercices grandeur réelle comme si nous intervenions effectivement sur des groupes armés de réaliste et sait ce qui se passe le 11 janvier 2013 ferment lorsqu'on intervient pour arrêter sur la demande du président la république et bien sûr à la demande du président malien finalement c'est la continuité quand vous signez depuis l'afghanistan c'est à dire qu'en fait on travaille toujours aujourd'hui en groupements ou une task force dans notre jargon c'est à dire en fait on va y trouver toutes les gens de toutes origines vous origine des trois armées qui travaillent ensemble le chef peut être marin et les troupes avaient de l'armée de terre le chef d'aviateur et les troupes marin et terrien donc en fait oui aujourd'hui les gens se connaissent bien les gens sont habitués à traîner ensemble et c'est une vraie force et on voit bien que toutes les actions qu'ils mènent aujourd'hui sont bien souvent des grands succès alors on va laisser au lecteur le soin de découvrir vous rencontrez plein d'hommes et parfois les mêmes hommes croiser plusieurs fois votre chemin dans votre carrière il ya ces forces spéciales avec qui vous bossez vous travailler ponctuellement et puis il ya aussi des personnages je pense au général rondot le fameux général aux petits carnets qui a fait tant parler de lui il ya c'était de la sphère clearstream mais que vous baptisé d'ailleurs entre vous mais stylée c'est ça je laisserais aussi j'ai pas on va pas le dévoiler ce soir l'anecdote sur bernard henri lévy à sarajevo quand même parce que c' est assez croustillant et il faut que les lecteurs à y trouver eux mêmes cette anecdote jean françois deniau incroyable et douste blazy ouais ouais et il ya un point quand même qu'il faut aborder dans votre livre vous parler du rôle de la dgse les services extérieurs de renseignement français et vous vous avez un point de vue qui est très particulier qui fait pas très plaisir à cette maison pour vous en fait si j'ai bien compris il faudrait que le service action de cette institution soit intégrée au sein des forces spéciales de désarmer et ça ça coince pourquoi est-ce que vous tenez tant à cette idée alors j'ai commencé par dire que la direction générale c'est que dexter est un et le grand service français renseignements de renseignement extérieur avec la dgsi quels grands services de renseignements intérieurs et la direction du renseignement militaire qui vient également qui fait du renseignement extérieur au profit des armées chacun des services finalement ça me font partie du ce qu'on appelle le premier sac densément la dgse a en son sein effectivement un service action qui dépend de l'armée terme et qui est utilisé par 7 des ges et lorsque après le rainbow warrior donc en 1985 qu'il ya une refonte de service action avec les nageurs de combat qui qui passe de la corse à la bretagne et d'autres dire transformation mais finalement n'y a pas d'évolution après quand on crée le qu'aux 92 or quand on quelque 192 finalement on a des forces spéciales qui sont g dans la partie grise si j'ose m'exprimer ainsi les forces conventionnelles étaient impartis c'est-à-dire blanche et puis la série d'actions à la partie noire mais une partie de ce service action qui est vraiment besoin d'être clandestins et je ne nie pas la nécessité d'un service action avec une capacité la clandestinité même si l'agressivité aujourd'hui de nos jours est quelque chose de difficile inq les réseaux sociaux maîtrisant mais une partie de sa sélection me semble-t-il fait un travail assez proche de ce que fait le commandant des opérations spéciales alors je ne sais pas tout évidemment puisque j'en ai jamais fait partie mais pour avoir discuté avec un semble d'entre eux pour avoir connu la façon dont ça se passait oui je pense qu'effectivement une réflexion me semblait nécessaire je ne sais pas si elle aura lui un jour mais l'infection me semble nécessaire sur l'évolution de ses forces pour s'assurer que sur la raquette qui est pas trop dans la raquette on est bien un service clandestins mais ce qu'il a besoin d'être aussi nombreux on a besoin des forces spéciales conséquente capable d'agir rapidement partout dans le monde en fonction des besoins de l'acidité de la france et les forces conventionnelles plus lourdement armés qui tiennent le terrain est capable de dire de la combattre choc chose que nous ne nous a pas capable forces spéciales voilà pour moi on a besoin de ces trois entités là mais aujourd'hui je pense qu'il ya un certain recouvrement entre une partie du service action et une partie du cos et le cos et il sent forcément les intégrer mais mieux organisés vous pensez que c'est possible où chacun a son pré carré il tient mordicus jeu chacun qui alors dit qu on est comme les soviets à leur naissance on est gaulois quand même bien préservé sa tribu mais je pense qu'une injection nécessaire deux sénateurs s'étaient penchés avait écrit un rapport parlementaire donc et sénateurs reinhardt et gauthier mais en fait personne n'a plus cours de fait il a été mis sur le côté sur la touche vous pensez avoir plus de cycle et que je ne verrais bien fait très bien vous disiez les forces spéciales ses 4000 hommes parce que comment vous voyez alors vous êtes partis à trois ans des rangs de l'armée mais comment vous voyez l'avenir des forces spéciales est ce que 4000 hommes ça suffit est-ce qu'il faut plus étoffé ce cet art mais enfin je sais pas si on peut dire armée non mais justement ce qu'est ce que tu as à y restant sais que j'ai fait une coopération qui comparaison n'est pas raison mais le ch est un agent désarmé en réalité n'est pas énorme mais lui il emploie des militaires de chacune des armées l'armée de terre la marine comme l'armée de l'air met à sa disposition dans le cas des opérations des soldats des bateaux des avions évidemment les forces spéciales c'est un peu pareil c'est à dire qu'il ya un commandant des opérations spéciales lequel g costes oncle agera comment les opérations spéciales dépend du chef des gens désarmés et les chats qu désarmé mais ses forces spéciales à sa disposition dans le cadre d'opérations que le sort qui lui sont confiées par le ch est un agent désormais donc en fait c'est pas une armée mais je ne suis pas certain qu'il faille in areas qu'une armée ça veut dire recruter ça veut dire équipe et ça veut dire entraîner or aujourd'hui finalement le coran aux opérations spéciales utilisent ou en courant plus exactement des gens entraînés et équipés payé par l'une des armées ben tant mieux vu les missions qu'on lui mais est-ce que du coup il faut passer à 5000 hommes 6001 mais ce que ça vaut le coup est ce que c'est alors c'est toujours mieux d'être plus nombreux mais les trop nombreux nuit c'est à dire qu'au bout d'un moment là cette capacité de rentrer en premier cette capacité je dire de pointe de diamant c'est mou c'est un peu parce qu en fait un peu trop nombreux donc elle et moi c'est à dire moins pointu donc je pense que oui on peut être il peut être un peu il faut se poser la question à l'actuel général commence de façon spéciale lorsque je raconte ça dans mon livre lorsque je fais la demande de 1000 hommes en plus oui au conseiller spécial de l'elysée la défense jean yves le drian donc jean claude mallet il me semblait qu'il estime ans il nous en fallait il de plus parce qu'on en était pas en limite de rupture mais un flux tendu à flux tendu entre tous les opérations vous demander de faire il y avait également des libérations d'otages avec des bateaux qui étaient pris en otage mais en fait on menait apte à l'action sur différents théâtres et les gens avaient pas le temps de se régénérer au sens il n'y a pas le temps de se reposer de serre et entraîner bien souvent il se repose il repartait or il ya un temps nécessaire de réentraînement pour s'assurer que les gens sont en cartes dans tous les domaines en terme de show en termes de tir en termes d'entraînement tous les savoir faire de base qu'il est nécessaire de réactualiser de temps en temps quel a été pour vous à vos yeux l'opération qui fut la plus légitime à laquelle vous ayez participé pendant votre carrière c'est une excellente question si je peux me permettre je vais la légitimité en fait je là je leur approche de la justice et lorsque dans toutes mes pérégrinations sur les théâtres d'opérations toutes les populations que j'ai pu rencontrer là le besoin premier au delà de se nourrir de c'est la justice toutes les populations fait sont en recherche de justice et tous chacun d'entre nous ce qu'on souhaite c'est que les gens soient juste vis-à-vis de ce que nous sommes et finalement quels sont donc si on prend le terme de justice et je reviens sur le thème de la guerre juste alors on peut définir la guerre juste je ne suis pas un théoricien mais pour avoir réfléchi à la question je pense que lorsque on rend par exemple au mali lorsque les armées françaises rendre au mali en 2013 elles sont acclamés par les populations qui ont la passion de se libérer du joug jihadistes là on peut se dire effectivement la guerre la guerre est juste en disant mais finalement j'ai libéré les populations d'une emprise néfastes pour elles lorsque on arrête des criminels de guerre c'est la même chose à dire en fait ce sont des gens alors c'est dans le cas de la justice internationale mais on reste dans sur ce thème de la justice on a des gens qui ont violé qui ont assassiné qui ont fait des atrocités à elle les gens en empare en en parlant et c'était des vrais atrocités et quand on sait ce qui s'est passé en bosnie alors tous les camps sur un criminel quand je vois qu'aujourd'hui le président du kosovo a démissionné parce qu'il est accusé de crimes de guerre il faut arrêter également kosovo je pense que oui je ne savais pas sans raison donc oui ça c'est la guerre me semble-t-il est légitime après en afghanistan c'est la même chose lesquelles les talibans ou les atrocités contre les populations de là et quand on prend du recul c'est vrai qu'on peut se poser la question sur la libye mais parce que tout ça après on va passer aux questions des internautes mais c'est vrai que pour le français de france si je puis dire fin du territoire français qu'est ou qu'ils soient dans le monde ça paraît loin quand même ces territoires je sais qu'il ya un lien entre le djihadisme et la fin d' atrocités dans certains pays etc mais c'est pour ça que je vous demandais en fait qu'elle était la plus légitime à vos yeux parce que vous vous êtes soldats vous est envoyé - du territoire français vous travaillez pour la france en tant que soldat et finalement en fait on peut se demander parfois si les armées françaises ont ce devoir là d'aller loin être projeté loin d'approcher pas si je me fais bien comprendre mais alors les avec elle obéit au chef des armées qui est pas dans la république et quand répondre à un public décide d'envoyer des forces armées sur un endroit les forces armées ils vont mais c'est toujours un cadre légal c'est-à-dire que soit il ya une résolution du conseil de sécurité nations unies soit salamand d'un pays ami avec laquelle on a des accords de défense dans ces cas là oui c'est légal alors après vous allez me dire est-ce que c'est légitime l'indicé s'est jamais c'est une vraie question profonde les actions que j'ai pu mener dans le cadre de mon action au sein des forces armées françaises ayant pâti au sein des forces spéciales oui j'estime qu'elles sont était légitime je posais la question la libye parce que il ya eu pas mal de sur l'intervention de l'otan en libye beaucoup sur 10 mais ce que la guerre est juste est ce que finalement on n'a pas créé et quand on voit les conséquences aujourd'hui sur ce qui se passe au sahel la question reste posée est ce qu'on n'a pas créé et finalement on a empêcher kadhafi de l'est vers sa population parce que finalement les conséquences ne sont pas plus néfaste que la guerre d'origine entre kadhafi et finalement son peuple et sa tribu entre la tripolitaine la cyrénaïque et le faisant voilà ça c'est ça reste ça reste une question ingénue question de jean dubois qui dit qui demande qui pose cette question après 35 ans de guerre dans l'ombre et ce recul dans le temps peut-on encore parler du rôle de la france comme gendarme du monde alors pouvoir la france n'est pas gendarme du monde la france je disais à l'instant oui mais c'est intervient intervient sur une résolution des nations unies et du conseil de sécurité assure unis intervient sur la demande dans le cadre d'accords de défense donc ce n'est pas jean marc du monde d'abord on n'a pas les moyens comme les états unis d'amérique d'intervenir partout même si la france est capacité à intervenir de façon autonome à tel point c'est que notre intervention au mali en 2013 a sidéré nos amis américains pensaient pas que la france mais c'était sincère dire qu'ils ont félicité mais on lit dans leurs yeux la sincérité de la france est capable de faire ça la france est capable d'envoyer son porte-avions au bout du monde la france elle va tomber ces sous-marins nucléaires à l'autre bout du monde la france est câblé enlever ses avions comme ses troupes à l'oignon doux gendarmes ou non et pense que la france a un rôle dans le monde et c'est sur près de rôle universel de la france oui je pense que la france a un rôle universel vraiment de ce nous sommes la partie des droits de l'homme à ce titre là alors ensuite on a vu dans leur l'histoire devoir d'ingérence plaidé par certains aux hommes politiques droit d'ingérence ou devoir d'ingérence je ne pense pas que le su agen 2 mai la france a des intérêts dans le monde et il est logique que son armée interviennent lorsque les intérêts quelle défense ont menacé une question marcel legros le modèle français des forces spéciales at il été copiés à l'étranger alors pied sans doute puisque nous sommes intervenus nous avons entraîné pas mal de pays alliés que ce soit en afrique soit au moyen-orient dans laquelle on a aidé à la formation de pas mal de forces spéciales amis que ce soit par exemple en jordanie dépend le cadre de la jordanie parce qu'il me semble d'ailleurs les fonds spécial jordan était avec nous à sarajevo hormis un sens dans la fin des années 90 début 2000 oui donc en fait notre modèle sert également à l'étranger oui je me demandais ça vous manque pas trop l effort spécial après trois ans aux élèves à chaque âge ses plaisirs j'ai eu la chance d'avoir 36 années extrêmement intense extrêmement passionnante que j'essaie de raconter dans dans le livre dans mon livre soldats de l'ombre qui pour moi un vrai témoignage est un vrai retour sur ces trente six années donc ça ne manque pas j'étais très heureux de faire ce que j'ai fait et si d'ailleurs je suis rentré dans la carré militaire c'est parce que j'ai vu un père qui lui même était très heureux dans ce qu'il faisait et finalement ça donne envie quand on voit quelqu'un qui est heureux de faire un métier en 10 bat tiens pourquoi pas moi parce que finalement quand on est en âge de choisir son métier on se demande un peu tous ce qu'on va faire donc je ne sais pas si les témoignages que je livre ici poussera certains à s'engager il rejoindre non seulement les forces spéciales mais l'armée et l'armée française en général quelle que soit sa composante terrestre aérienne ou maritime non ça ne manque pas mais en écrivant ces lignes finalement j'ai eu l'impression d'être un peu un point final effectivement c'est trente six ans derrière il ya syriaque benoît qui demandent quel est votre meilleur souvenir d'opération il ya différents thèmes parce que comme lieutenant s'était fait d'être chef d'equipe au tchad avec mais on est nous étions 4 on va dire lieutenant commander quatre hommes oui mais c'est qu'elle le quitte donc on arrivera ce aux invités on est seuls loin très loin de son chef très loin de ses chefs donc là j'étais heureux j'étais heureux comme capitaine en bosnie ou quand les secrétaires aux convois j'avais l'impression d'être peut-être très utile j'étais heureux également lorsque j'étais comment un groupe en france spécialement afghanistan avec 240 forces spéciales au milieu de nulle part sur la frontière afghano pakistanaise dans un village et qui s'appelait spin boldak heureux comme patron des opérations spéciales dans le camp nous avons repoussé les armes et les groupes djihadistes ou dans le grand nord malien donc en fait tout dépend de l'époque mais toutes ces époques que je raconte fièrement m'ont rendu heureux oui et il ya la question la société des amis de vingt sept qui pose la question de savoir est ce que le rôle des forces spéciales ne veut pas évoluer vers des opérations plus sur le territoire national je ne pense pas pourquoi d'abord ce que en fait son électorat là on a des forces spéciales qui sont 72 yens fait beaucoup d'interventions armées nationales on a leur aide pour la police nationale qui sont deux entités d'ailleurs avec lesquels on s'entraîne avec lequel je raconte pas mal d'épisodes à que j'ai avec lequel j'ai mené les actions des opérations c'est sûr elle qui sont amenés à intervenir sur le territoire national les forces spéciales étaient enceintes internationales que le jour où les forces armées interviendrait sous internationale mais je ne pense pas que ce soit pas tout de suite et je ne le souhaite pas france 2 aires pose une question que j'avais prévu pour vous poser pire y at il des femmes dans les forces spéciales c'est une bonne question j'écris comprendre qu'à une époque vous étiez pas bien trop calqué sur le sujet d'un chapitre consacré aux femmes dans les forces spéciales oui je regrette aujourd'hui de ne pas avoir laissé la paix le lieutenant valéry dans mon livre de ne pas avoir laissé faire le stage à l'équipe mais ce retard était presque une curiosité malsaine à l'époque c'est à dire que je sentais pas les esprits en tous les cas fait mais je regrette de quoi sentir en quelle année ça c'était en 1902 1003 en 2004 oui oui non sept ans mais non en fait la première femme je crois que c'est une femme américaine ou néo zélandaise qui entre un effort spécial en fait la porte est ouverte réellement en revanche oui ça serait bien que les fabricants spéciale même si merkel poste je raconte c'est qu'il ya pas mal de jeunes femmes qui étaient analyse sa direction du renseignement militaire lorsque j étais comme directeur qui était réserviste au sein des forces spéciales et kate qui ont été engagés en opération et qui seraient allés dans des fameux trou là ou alors très aimée indépendants elles n'ont pas vécu dans des trous ont été engagés en opération ou avec les forces aériennes elles ont pris des vrais risques mais je pense que l'expérience enfin l'expérience oui je pense que ça serait ça serait bien y'a pas de raison qu'il n'y ait pas de femmes demain au sein des forces spéciales j'ai une dernière question de caroline kério comment avec tous les entraînements que vous avez eue comment avez vous su garder votre part d'humanité et ne pas devenir une machine avec tous les impondérables et les atrocités que vous ayez pu voir sur différents terrains d'ailleurs alors je parle de vous mais c'est plus vous les forces spéciales comment ouais on arrive à ne pas devenir un georges suis pas très bonne en films américains c'est robocop non j'ai pu commencer on a la chance de rodez on peut s'appuyer puis beaucoup sur sur nos familles qui sont notre ancrage est en fait ce sont les familles finalement qui ont cure on a eu du mal parce que heureusement bien souvent les villes de garnison permettent qu'elle s'entraîne en tête qu'elles s'entraident entre elles il ya cet aspect donc familial qui est absolument indispensable pour l'équilibré de chacun de chaque membre des forces spéciales mais il ya également l'aspect au sein duquel le fait qu'on se connaisse bien qu'on se côtoie les ai deja en fait amène à avoir une faiblesse chez l'un et à l'aider à se relever et c'est vrai qu'aujourd'hui on a beaucoup plus avec des psychologues que l'on vers le passé et les gens avaient dira capable d'évacuer les oreilles françaises ont inventé le phénomène du sas à chicaner rendre à chypre quand on allait rentrer quand les gens rentrent de mission ils ont trois jours des compassions c'est à dire qu'en fait ils se posent dans un hôtel et où ils peuvent faire autre chose que la guerre et faire autre chose que de ressources retrouver pères de famille ou mères de famille c'est un temps entre ou finalement chacun de raconter ce qu'il veut raconter chacun libère finalement la pression le stress qui a des siens et voir racontent les horreurs dont il a pu être témoin avant de retrouver sa famille est de ne pas livrer tout de go to à sa famille parce qu'il ya quand même l'on parle beaucoup de stress c'est vrai que certains à qui rendent directement chez eux se sont imposés à leurs familles une interaction qui sont qui ne sont pas saines donc ce temps ce sas de décompression me semble extrêmement important comme le fait qu'effectivement aujourd'hui ce qui n'était pas le cas il ya quelques années parce que lorsqu'il n'y a pas du tout cet aspect psychologique pis le prix psychologique parce que répondant livre je les rencontre rondeurs 94 ou effectivement de bord de ma vie alors on est obligé de conclure il ya énormément d'autres choses encore qui sont dans votre livre donc si vous pouvez si vous voulez les lâchetés encore pour qu'il soit dédicacé vous avez cinq minutes sur city sort de lire point.fr vous préparez un second tome donc on se retrouvera bientôt il ya encore plein de trucs à dire plein de choses à dire j'en profite pour vous remercier tous d'avoir suivi cette vidéo merci beaucoup général vous pouvez aussi faire des dons à l'association histoire de lire voilà salon salon du livre qui c'est qui se transforme de façon gide digital cette année un qu'ovide oblige tout cas merci infiniment et puis bonne vente c'est puis on attende le second tome alors merci beaucoup d'emphase été versés pour soir [Musique]