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Conférence de presseSénat (sur YouTube)· 30 mai 2025 26 minFond programmatiqueSécuritéInstitutions & électionsTravail & emploi

Polices municipales : conférence de presse

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:50OuverteRéponse directe

    Réflexion sur l'harmonisation des polices municipales entre territoires riches et pauvres ?

  • 23:00OuverteRéponse directe

    Création d'une école nationale de formation des policiers municipaux ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Périmètre précis de la future loi sur les polices municipales ?

  • 27:00OuverteRéponse directe

    Financement des prérogatives supplémentaires pour les policiers municipaux ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Commission des lois. Quelques mots d'introduction tout simplement à cette conférence de presse sur la mission d'information police municipale qui a été créé à l'initiative de la commission des lois il y a assez peu de temps puisque c'était en novembre 2024. Évidemment un sujet qui tient à cœur aux élus locaux bien sûr, mais je crois qu'il doit tenir aussi à cœur à nos concitoyens puisque il s'agit de sécurité.

Euh c'est pourquoi le Sénat en parallèle du beauvau euh des polices municipales qui a été lancé par le gouvernement, c'est aussi saisi de cette mission d'information. mission d'information dont le rapporteur est Jacqueline Nostache Brigot qui va s'adresser à vous dans quelques instants mais qui est aussi une mission transpartisane selon l'usage l'usage du Sénat et elle a travaillé en bonne intelligence avec quelques collègues que je vais citer Hervé Renault qui était grandement du du groupe les républicains comme Jacqueline Stage Brigot Isabelle Floren du groupe Union centriste Danis Watebled du groupe les indépendants Patricia Chilinger du groupe RDPI Guy Benén Roche du groupe Geste et Sophie Briante Guima mot du groupe RDSE. Tous ses collègues ont travaillé ensemble.

Alors, que fait-on lorsque nous faisons une mission d'information ? Et bien, il y a un processus qui est toujours un peu identique, si je puis dire. D'abord, beaucoup d'auditions.

En l'occurrence, 99 personnes ont été entendu en audition. bien sûr le ministre en charge du sujet François Noël Buffet mais aussi des administrations centrales des élus puisqu'ils sont concernés au premier chef des élus locaux des préfets, des syndicats également les directeurs de la police municipale. des auditions aussi des déplacements en France trois visites Franconville Saint-Toin et des déplacements aussi à l'étranger un déplacement à Munique en Allemagne où l'organisation du continuum de de sécurité est sensiblement différente de la nôtre et il est toujours bon de se nourrir des expériences étrangères et puis et là aussi c'est habituel au Sénat la consultation des élus locaux par une plateforme qui est dédiée qu'ils connaissent qu'ils savent fréquenter à laquelle plateforme sur laquelle ont répondu 980 1 élus locaux.

Ce rapport qui va vous être présenté a été adopté ce matin en commission des lois. Il a été adopté, il faut le dire, à l'unanimité les 25 propositions qui ont été faites ayant eu l'approbation de tous les groupes qui sont représentés à la commission des lois. Et ces 25 propositions, je vais laisser le rapporteur Jacqueline Nostage Brigot vous les présenter.

Merci à vous. Merci madame la présidente. Bonjour à tous.

Bonjour à tous. Effectivement, madame la présidente a rappelé le contexte de cette mission d'information que nous avons mené depuis en gros le mois de janvier avec tous les groupes parlementaires et c'est vrai que ce matin son adoption à l'unanimité voilà montre que les problèmes de sécurité au quotidien de nos concitoyens ici en tout cas ne font pas débat, ne font pas sujet et nous avons trouvé effectivement la ligne qu'il fallait trouver pour les police municipales. Pourquoi il était important de travailler sur ce sujet des polices municipales ?

Certes, il y a le beau veau des policipal hein qui doit rendre ses conclusions prochainement. Ici c'est la chambre des territoires et nous savons très bien que nous avons à cœur d'être au côté des élus quotidiennement, j'ai envie de dire. Alors la police municipale, les derniers textes qui gèrent les missions des polices municipales datent de 1999.

Donc vous imaginez que entre 1999 et 2025, la France a changé, les quartiers ont changé et la municipale aujourd'hui est quotidiennement présente dans les collectivités qui ont fait le choix d'avoir des policies municipales. Donc il est important de se dire essayons de nous adapter à ce que nous vivons et la réalité d'aujourd'hui dans nos villes n'est pas celle il y a quelques années. Et puis il y a une forte attente. forte attente des élus, une forte attente comme l'a rappelé la présidente des équipes sur le terrain et donc nous avons travaillé sur un certain nombre d'axes faciliter d'une part la mutation la mutualisation pardon des municipales et j'y reviendrai adapter ces prérogatives judiciaires et j'y reviendrai également et puis faire un certain nombre de propositions sur peut-être un contexte nouveau pour les policif.

Alors pourquoi pourquoi il est important de le faire aujourd'hui ? C'est que la police municipale, je le rappelle, sous la responsabilité des maires et ça ça a été un une des choses que nous avons écrites au tout début de nos de nos travaux. Le lien maire police municipale est quelque chose auquel on ne doit jamais toucher parce que c'est ce lien là qui fait que les habitants savent aussi qu'il y a cette cette police près des mèes qui existe et qui est là au quotidien. jour et nuit, souvent partout où elles sont, il y a des polices de nuit de plus en plus et que ce lienlà, les maires ils sont attachés et ne veulent évidemment pas qu'on y touche.

Pour autant, ça n'exclut pas le travail en coordination avec la police municipale nationale pardon et la gendarmerie en fonction des secteurs et c'est ce qui existe aujourd'hui. Pourquoi il fallait que les choses évoluent, c'est que la réalité fait que en journée comme en soirée, c'est quand même très souvent la police municipale qui est là aux premières loge, on l'a vu d'ailleurs lors des émeutes, on avait fait un rapport avec le président buffet sur ce sujet. Les polices municipales sont là en permanence.

Ça ne veut pas dire, et je le dis tout de suite, que la police nationale ne fait pas son travail, sauf qu'elle est elle-même aussi amenée à avoir des tâches aussi assez complexe et du coup ce complément de sécurité dans nos territoires est essentiel. Donc à partir du moment où aujourd'hui, ils sont confrontés à une réalité, bah donnons donnons-leur à ces policiers municipaux les moyens de travailler intelligemment. Donc premier sujet, c'est parce que ça a été souvent questionné, souvent demandé, souvent interrogé.

En tout cas, nous on l'a vécu comme ça. Est-ce qu'il faut ou pas donner le statut d'OPJ aux policiers municipaux ? Le Sénat dit non parce que le Sénat a surtout entendu entendu les acteurs locaux, les acteurs, les syndicats, les élus, un certain nombre de y compris les services de l'État qui ne sont pas du tout favorables à ce statut parce que pourquoi ?

À partir du moment où vous êtes au PJ, vous êtes plutôt sous la responsabilité d'un procureur et les maires ben veulent garder leur équipe sous leur responsabilité et les policiers municipaux veulent rester sous l'autorité du maire. Voilà, ce lien du patron maire avec les équipes municipales, il faut savoir le préserver. Donc sur ce sujet-là, en tout cas, au Sénat, nous écrivons ce que nous avons entendu et ce que nous a ce que les les souhaits qui ont été exprimés lors de nos auditions.

Alors, après, il faut effectivement euh leur donner des outils pour travailler au quotidien. Donc nous on a travaillé sur quelles étaient leurs attentes. Les polices municipales qui sont au quotidien dans les villes et dans les quartiers souhaitent avoir accès à des fichiers.

Alors on va être très clair sur les fichiers. Fichier des voitures volées. C'est vrai que quand il constate une voiture volée qu'il faut atter l'OPJ pour la faire partir, c'est pas très efficace.

Donc fichiers des voitures volées, les fichiers des permis de conduire, les fichiers d'assurance, tous ces fichiers qui font qu'ils sont plus efficaces dans leur mission. Par contre, on a été très clair sur tous les fichiers qui sont plus des fichiers voilà sur qui sont plus secrets qui qui demandent effectivement à connaître des des avoir accès à à des informations un peu plus complètes. Nous n'y sommes pas favorables parce que chacun son métier, chacun sa tâche et qu'il y a effectivement des fichiers pour lequels il n'est pas souhaitable que tout le monde ait accès parce que parfois il y a des procédures judiciaires.

Donc nous sommes assez clairs sur ces et au Sénat, on a toujours fait la différence avec l'accès des fichiers donc nous n'y sommes pas favorable. Donc il y a tous ces tous ces ces fichiers. Après ce qu'on souhaite aussi c'est permettre aux policiers municipaux de procéder à des relevés d'identité.

C'est vrai que ils sont là, ils peuvent constater un certain nombre parce qu'ils ne le peuvent pas comme ils veulent aujourd'hui. Et ça, on souhaite étendre ces relevés d'identité, ces contrôles d'identité. de manière à être plus efficace par ça paraisse évident.

Concernant les l'ouverture des coffres aussi, on souhaite que la police municipale puisse vérifier ce qu'il y a à l'intérieur des coffres des coffres parce qu'aujourd'hui en fait qu'est-ce qui se passe ? On demande à un certain nombre de personnes de contrôler s'ils ont les gilets jaunes là qu'il faut mettre en cas d'accident ou les triangles. Voilà, montrez-moi si vous avez le triangle.

Enfin, c'est une manière d'ouvrir les coffres. Donc, soyons un peu plus efficace et puis pouvoir saisir un certain nombre de choses qui paraît dangereux. saisir un couteau, saisir quelque chose qu'on plusieurs, ils ne peuvent pas aujourd'hui.

Donc tous ces petits alors c'est vrai qu'un certain nombre de de nos concitoyens ignore ces procédures mais c'est la réalité d'aujourd'hui. Euh et donc cette police municipale qui est confrontée à cela aujourd'hui avec les problèmes de l'élinquence quand même et de violence qui aujourd'hui ben on le constate tous he sont une réalité dans nos territoires, il faut leur donner des outils concrets pour qu'ils puissent participer à la sécurité auidia. Donc il y a tous ces fichiers, il y a tous ces contrôles.

Alors ce qu'on souhaite aussi, ce qui a été exprimé par un certain nombre d'élus, c'est pouvoir délivrer euh les AFD, les amendes forfaires, en particulier de manière euh voilà encadrée. Tout ça, ça nécessite effectivement un certain nombre de de de cadrages. Mais par exemple pour les squat de hall, bon les squat de hall, c'est vrai que si une police municipale voit squatteré, bon aujourd'hui elle peut pas faire grand-chose.

Donc on voudrait effectivement leur donner la possibilité sur les la vente à la Soviette. Vente à la Soviette. Faut quand même savoir que une police qui voit la vente à la sauvette, que ce soit le tabac ou les petits les petits objets au pied de la tour Effel, il faut appeler à nos PJ, il faut appeler un officier judiciaire.

C'est donc le temps que l'autre la police arrive, toc, l'autre est parti. Enfin, c'est juste du bon sens en fait hein. Vraiment, je crois que il faut qu'on soit tous efficace.

Donc il y a aussi ces amendes forfaites qu'il faut il faut alors là évidemment on est sur une ligne de crête parce qu'il va falloir il faut falloir trouver les outils pour écrire cela hein parce que à partir du moment on ne souhaite pas le statut d'OPJ, il faut effectivement qu'on réfléchisse à comment leur donner un certain nombre d'outils pour aller jusqu'au bout de ce que on souhaite on souhaite faire. Alors après effectivement euh nous souhaitons ça marche déjà mais que ce lien police nationale, gendarmerie, police municipale se concrétise encore davantage. Ça existe dans certains territoires parce que tout est une question de relation d'hommes, j'ai envie de dire et de femmes.

Ne soyons pas limitatifs dans mes propos. Mais du coup, je pense que c'est très important que cette espèce de continuum de sécurité soit décrit, soit écrit et soit accepté de tout le monde. Je crois que ça marche à titre personnel.

Je pense que ça marche de mieux en mieux, mais il faut peut-être encore le définir que chacun puisse être complémentaire de l'autre et efficace dans ses missions. Alors après, il y a effectivement la nécessité probablement de renforcer la formation des policiers municipaux. C'est qu'à partir du moment où on va leur donner des outils nouveaux, des compétences nouvelles, il faudra seulement compléter les formations.

Il y a une question qui est soulevée qui est sur lequel il faudra qu'on réfléchisse, c'est les grenades de désencerclement. Vous savez que la police municipale n'y a pas droit, mais quand on regarde ce qui se passe aujourd'hui, alors évidemment les sujets sont pas les mêmes en région de France, dans le sud-est, on voit bien que les choses sont un petit peu complètes, différentes, excusez-moi. Mais pourquoi on a parlé de ces ces de cela, c'est que on s'aperçoit qu'aujourd'hui les policiers municipaux qui étaient extrêmement respectés jusqu'à quelques années, c'était rare qu'un policier municipal soit attaqué.

C'est que voilà, c'était la police du quotidien, c'était la police du maire, on savait qui ils étaient. Aujourd'hui, c'est plus le cas du tout. La police municipale est pratiquement autant menacée que la police nationale.

Je pense qu'il représente malheureusement dans notre pays un vrai sujet l'autorité, la règle et la loi et on fait plus de différence entre le policier municipal, le policier national et le gendarme. Donc du coup ces grenades de désencerclement moyennant évidemment formation elles pourraient donner et utiliser quand il se font encerclés de manière à pouvoir se se retirer un peu plus rapidement qu'actuellement quand ils ont aucun outil et quand ils sont un petit peu coincés par des jeunes qui veulent pas les laisser partir et qui les menacent violemment. Donc ça c'est c'est un sujet, faudra le décrire, faudra l'écrire.

On verra comment on va écrire cela. Alors après, il y a prom aussi des choses à à à poser, c'est euh sur la formation au manement d'armes. Je trouve que aujourd'hui c'est un peu lourd, un peu complexe.

Je pense qu'il y a des évolutions possibles sur ce sujet de manière à gagner du temps. Il y a aussi, vous savez qu'il y a un certain nombre de policiers et de gendarmes qui passent dans la au sein des polices municipales aujourd'hui, hein. C'est c'est une réalité et on leur impose pratiquement la même formation que les policiers municipaux qui démarrent.

Je pense que on peut peut-être réduire ces formations policier gendarme. Par contre, il faut pas l'exclure parce que ça c'est très important quand on est policier national ou gendarme et quand on vient dans une équipe de police municipale, on fait pas le même travail. D'abord, on n pas la même autorité.

On est sous l'autorité du maire et c'est le maire qui décide ce qu'il veut faire avec sa police municipale. Donc il faut s'approprier euh cette emprise locale. Il faut s'approprier cette autorité qui est le maire et qui décide de ce qu'il veut faire de sa police municipale.

Parce que c'est ça la règle. Vous voyez bien que les polices municipales n'ont pas tout à fait le même fonctionnement d'une ville à l'autre parce que les maires décident de leur priorités. C'est leur responsabilité et c'est euh leur liberté et ça nous y sommes attachés.

Donc c'est vrai qu'on souhaite quand même qu'il y ait une formation pour ces gendarmes et ces policiers, mais peut-être pas aussi longue aussi longue qu'aujourd'hui. Alors après, ce que nous avons proposé aussi c'est d'avoir un fichier. Vous savez qu'aujourd'hui les policiers municipaux quand ils font la formation du manement des armes, ils ont un agrément.

On voudrait qu'il y ait un espèce de fichier national de Gramment de manière à ce que lorsqu'il change de commune, on recommence pas à zéro au niveau du service de la préfecture. Voilà, parce que on l'ignore mais il est tour par à zéro à chaque fois. Et donc l'idée si on a un fichier national de ces agréments, ça permettra une fluidité dans les carrières et et pour les agents.

Donc ça c'est voilà ce souci d'efficacité, ce souci de réalité, la réalité de la France aujourd'hui dans les quartiers d'aujourd'hui fait que cette police municipale c'est un acteur essentiel du calme et de la sécurité auquel tous nos concitoyens ont besoin. Après, il y a eu un volet et après je vous laisserai la parole, il y a eu un volet sur les carrières, les carrières, l'évolution des carrières. Il y a effectivement une forte demande voilà de de prendre en compte ce métier spécifique.

Je voudrais juste rappeler qu'il y a un décret de janvier 2025 qui valorise qui valorise vraiment euh les les rémunérations des policiers municipaux. Donc ce qui est plutôt pas mal. Donc aujourd'hui, nous effectivement nous ne sommes pas rentrés dans ce que souhaite un certain nombre de syndicats créer d'énormes dépenses supplémentaires à la fois pour l'État, à la fois pour les communes.

Vous comprenez bien qu'on est dans une période budgétaire où les choses sont compliquées et seront probablement encore plus compliquées bientôt. Donc autant c'était important de revaloriser ce cadre d'emploi. Regardons les conséquences des décrets de de janvier 2025 qui ont quand même favorisé un certain nombre de choses et revalorisé les rémunérations des policiers municipaux.

Voyons concrètement comment ça fonctionne pour ne pas s'engager tout de suite dans des dépenses complémentaires, supplémentaires pour les communes et et l'État également. Donc c'est vrai que on va peut-être proposer de moderniser les grades parce que tout ça a probement des connotations un petit peu anciennes peut-être aussi proposer que sur la sérigraphie sur un certain nombre de choses les choses se modernisent mais sur les carrières il faut qu'on soit très très attentif à ce que vivent les communes aujourd'hui à ce que nous vivons dans dans nos territoires et ne pas générer de dépenses supplémentaires. Nous sommes quand même, je le rappelais tout à l'heure, la Chambre des territoires et on sait combien c'est compliqué pour les communes aujourd'hui d'envisager des dépenses complément sachant que si on regarde la moyenne des salaires des des des agents territoriaux, les policiers municipaux sont à peu près 500 € au-dessus en moyenne de tous les autres euh agents territoriaux.

Donc voilà, c'est un métier qu'il faut absolument valoriser parce que ils font pas un métier comme les autres, ça on en est bien convaincu. Donc donnonsleur les outil de mieux travailler, de d'être protégé aussi bien évidemment et mais faisons attention aussi à un certain nombre de choses. Après, il y a quand même une question qui se pose, c'est que il y a pas une égalité de territoire hein.

On sait très bien que des agents quittent leur collectivité parce que une autre leur en propose plus. Ça ça nous pose un vrai problème mais voilà, je pense que les choses aujourd'hui avec des moyens nouveaux, avec des outils nouveaux, aujourd'hui, je crois que 8 communes sur 10 euh ont doté ont armé leur police municipale. He vous savez, il y a quelques il y a il y a 20 ans, très peu de mère était pour le fait d'armer sa police.

Bah parce qu'il y a 20 ans, on se posait pas du tout mais du tout les mêmes problèmes qu'aujourd'hui. On était dans une autre France, c'est une réalité. Aujourd'hui, pourquoi 8 communes sur 10 euh ont doté leur police municipale de l'armement ?

Bah parce que c'est une vraie nécessité pour faire face à la violence de notre société d'aujourd'hui. Voilà ce que je voulais dire euh globalement sur ce et et juste pour terminer, c'est vrai c'est vrai que c'est vrai que j'attends. C'est pas grave du tout.

C'est bon. Ouai. Voilà, juste pour conclure, c'est vrai que ce matin, cette adoption à l'unanimité, ce travail que nous avons mené avec mes collègues, toute tendance confondue avec une grande ouverture d'esprit, une grande écoute, nous permet de présenter ces 25 propositions aujourd'hui et nous espérons que dans le cadre du beauvau de la sécurité évidemment notre le ministre François Noël Buffet que nous connaissons bien puisque c'est notre c'était la présidente de commission des lois jusqu'à quelques mois sans voilà prendre tiendra compte de ce travail que nous avons fait pour l'aider à avancer en tout cas dans cette le gouvernement devrait prévoir une loi pour la rentrée d'après ce que j'ai compris à l'automne et nous en débattrons ici et on se nourrira du travail que nous avons fait depuis le mois de janvier ici au Sénat.

Voilà, merci à vous d'être là en tout cas. Alors, est-ce que vous avez des questions ? Oui, allez-y.

Bonjour Auréalien Poivret pour le groupe de presse régional et lesbras. Vous parliez des inégalités de territoire. Hm.

Est-ce que vous avez euh réfléchi à des moyens d'harmonisation entre les territoires des polices municipal puisque le risque euh à terme peut être euh bah d'avoir des polices municipales mieux équipées, mieux formées euh dans des villes plus riches, plus à l'aise financièrement et moins dans d'autres. Ça c'est le risque à terme. Est-ce que est-ce que vous avez réfléchi à un moyen de contrer ça ?

Merci. Alors merci. Ce sujet, il est réel mais il n'est pas expliqué que par une commune riche et commune pauvre.

Pas uniquement parce qu'il y a des communes qui ont un peu moins d'argent mais qui ont fait une priorité, la sécurité de nos concitoyens. Donc nous ont fait des choix politiques. Voilà.

Certes, voilà, il y a des grosses villes, on les connaît tous, qui ont des moyens qui sont pas comme les autres, mais c'est pas la majorité des communes. Si vous voulez, ce que je veux dire, c'est que armé ou pas, équipé ou pas, c'est un choix politique du maire. Effectivement, quand on est plus riche, c'est plus facile.

Mais c'est une règle de vie, ça. Bon. Mais là, c'est un choix.

Vous voyez ce que je veux dire ? Et euh vous savez aujourd'hui euh des policiers qui mutent par exemple, la la question de l'armement est une question. C'estd qu'aujourd'hui les policiers municipaux ne quittent pas une ville qui a choisi l'armement pour aller une ville qui n'a pas l'armement.

C'est l'inverse qui se passe. Voilà, ça c'est attractif pour le métier de policier. Et après, ce sont des choix politiques qui font qu'il y a des choix financiers qui sont faits dans dans les collectivités.

Mais effectivement d'une région à l'autre, d'un département à l'autre, il y a parfois des aides qui sont données dans des territoires et pas dans d'autres. Ceci dit, dans les territoires où les communes sont aidées, c'est des des territoires qui font face à des problèmes réels, graves de violence et d'insécurité. Donc tout ça est lié vraiment.

Oui, merci. Euh Audil Romelot pour AEF Info, il y a parfois eu des voix qui se sont élevées pour demander la création d'une école nationale de formation des policiers municipaux. Est-ce que c'est une idée que vous avez examinée ou est-ce que vous restez concentré sur le CNFPT qui assure la formation ?

On va rester concentré sur le CLFPT aujourd'hui parce que d'abord on n' pas eu une forte voyez franchement on les discussions elles ont été très ouvertes ici c'est pour ça queon a eu cette unanimité. On va rester là-dessus. Moi je nous sommes allés hein visiter le centre de formation de mots.

C'est vra c'est des équipements voilà importants. C'est vrai que la question se posait parce que il y avait des délais de formation. Enfin c'est vrai, c'est pas toujours facile.

Voilà mais aujourd'hui les choses ont été améliorées. Les délais ont été rétrécis. On propose des pistes aussi d'amélioration he sur la formation des armes qui est un peu long à notre sens aujourd'hui.

Donc voilà il faut peut-être mais vous savez le C le CNFPT il est obéit à des règles qui viennent du ministère aussi hein. Donc il fait pas ce qu'il veut. où il veut quand il veut.

Généralement, il y a une exception, c'est Paris qui a créé son école, hein. Paris a créé son école mais elle est en lien complet avec le CNFPT sur les formations. Donc voilà, c'est une réalité et aujourd'hui, on n'a pas du tout émis cette possibilité.

Pas d'autres questions ? Oui, allez-y, monsieur. Merci.

Louis Molabet, public sénat. C'est juste vous parlez d'une loi en à l'automne. Euh est-ce que vous en savez un plus sur le périmètre précisément sur les polices municipales ?

Non. Avec d'autres choses, j'imagine. Ah non, que sur la police municipale.

D'après ce qu'on a compris, c'est que la police municipale. Ouais. Je Il semblerait que le ministère présente un certain nombre de de choses fin juin ou voilà, c'est ce qu'on nous a dit ici et et et le texte arriverait à l'automne.

Voilà. Mais uniquement sur les postes municipales. Bonjour Stéphane Dug Sénat également.

Vous avez parlé de prérogativ supplémentaire pour les policiers municipaux. Est-ce que ces prérogatives seraient financées ? Donc ce serait des formations CNFPT mais est-ce que ce serait financé par les collectivités ou des où ça rentrerait dans la formation initiale des policiers municipaux qui a les prises en charge par le CFPT ?

Alors les prérogatives alors les prérogatives qui sont l'accès au fichier pas voilà sur ce qui est plus technique effectivement faudrait les formations qui serait pris en charge par le CNFPT c'est évident voilà mais un certain nombre de choses que nous proposons ne nécessiteront pas obligatoirement des formations. C'est juste du bon sens aujourd'hui et qui serait complémentaire d'un certain nombre de de formations qu'ils ont déjà hein. Donc pour les communes ça n'impliquera pas de de de dépenses supplémentaires.

C'est plutôt des outils du quotidien qu'on leur donne mais qui sont extrêmement nécessaires. Vraiment vraiment c'est compliqué pour un policier hein de municipal d'être sur le terrain, de pas pouvoir agir parce qu'il a un contexte qui lui permet pas ou d'agir alors qu'il peut pas mais qu'il a pas le choix. Donc voilà, un police municipale, il a souci d'être et puis franchement euh pour le vivre hein, parce que voilà nos concitoyens connaissent les policiers municipaux, ils les connaissent, ils savent qui ils sont. ce qui est logique hein, puisqu'ils sont attachés à un territoire à une ville, donc ils ont affaire à eux.

Donc finalement ils attendent de plus en plus d'eux et c'est difficile pour unicidal en disant moi je peux pas faire ceci, moi je peux pas faire ça. Alors ils ne le font pas. Ils essayent d'être le plus efficace possible dans leur mission aujourd'hui mais il faut qu'ils le soi encore plus avec des vrais outils pour pour de manière à ce que ces souis soucis du quotidien puissent être réglés plus efficacement.

Vraiment ? Oui. Il vous semble important de légiférer avant les élections municipales ?

Bah c'est le calendrier. C'est le calendrier. Donc oui, enfin c'est c'est le calendrier donc avant ou après.

Mais je pense que oui, c'est important. D'ailleurs, vous [Musique] savez ça sera ça viendra au cœur des campagnes municipales la police. C'està-dire que les maires qui refusent d'avoir de la police municipale et moi j'ai pas de sujet, chacun fait ce qu'il veut. il y a ben les habitants seront en droit d'attendre un certain nombre de choses.

Ça sera un sujet. Vous savez la sécurité est au cœur des de la vie de nos cours citoyens partout. On peut pas dire à la ville ou à la campagne c'est différent, c'est partout.

Donc du coup c'est un sujet qui sera au cœur des élections municipales. Armé, pas armé pour ce qu'il souhaitent ou souhaitent pas. Étendu, pas étendu, quels sont les moyens.

Je pense que ce sera un vrai sujet. Donc pour le coup à personnel, je pense que si cette loi arrive avant, c'est plutôt bien. C'est bon, pas d'autres questions.

Voilà, donc ben merci à vous d'être venu. On vous a donné l'essentiel, on vous a donné et vous avez tout. Voilà.

Merci. Merci à vous. Merci.

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