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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 15 mars 2018 13 minAutoproduitActualité / polémiqueOutre-merInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

16ème Congrès du FN - Notre France d'Outre-Mer : Intervention de Louis Aliot

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49Invité politiqueFait
    « Il se passe des choses à Nouvelle-Calédonie que vous n'imaginez même pas, parce que jamais les informations, la situation, le contexte ne font l'objet du moindre reportage de la télévision, qu'elle soit publique ou des télévisions privées. »
  • 1:13Invité politiqueFait
    « au nom de principes, mesdames et messieurs, qui sont des principes moyenâgeux que l'on retrouvait dans les combats de la décolonisation, il y a déjà plus de 50 ans en arrière. »
  • 2:12Invité politiqueFait
    « Ils méritent la plupart du temps des statuts particuliers, parce qu'on ne gère pas, évidemment, la Nouvelle-Calédonie à 16 000 kilomètres, comme on gère l'Auvergne ou comme on gère les Pyrénées. »
  • 3:39Invité politiqueFait
    « on imagine quand même mal un territoire au milieu du Pacifique sans précisément l'aide constante budgétaire et sécuritaire de la France. »
  • 5:44Invité politiqueChiffre
    « 11 millions de kilomètres carrés. Voilà ce que représente l'espace maritime français. Le deuxième du monde. Derrière les Etats-Unis. »
  • 6:40Invité politiqueFait
    « Est-ce que vous savez qu'en Calédonie existe la préférence nationale ? »
  • 7:59Invité politiqueFait
    « À l'Assemblée nationale, ils ont créé une commission de suivi des accords du futur référendum où nous avons été éjectés. »
  • 8:33Invité politiqueFait
    « Front National, seul mouvement qui avait voté contre les accords de Nouméa parce que c'était déjà le début de la fin. »
  • 9:32Invité politiqueFait
    « en Nouvelle-Calédonie, si vous arrivez que vous vous installez, en tant que Français, vous n'avez pas le droit de vote aux élections locales. »

Temps de parole

  • Louis Aliot100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Louis Aliot

Merci. Merci à toutes et à tous et merci à nos amis d'Outre-mer d'être présents. C'est moi qui prends la question de la Nouvelle-Calédonie avant que de passer la parole à Bianca Hénin, parce que sur le sujet, comme sur tant d'autres, vous êtes totalement désinformés. Il se passe des choses à Nouvelle-Calédonie que vous n'imaginez même pas, parce que jamais les informations, la situation, le contexte ne font l'objet du moindre reportage de la télévision, qu'elle soit publique ou des télévisions privées.

Or, nous avons, dans le Pacifique, des compatriotes qui se battent, qui subissent des violences, des persécutions, quelquefois, souvent, après avoir connu dans les années 80, je ne vais pas dire un embryon de guerre civile, au nom de principes, mesdames et messieurs, qui sont des principes moyenâgeux que l'on retrouvait dans les combats de la décolonisation, il y a déjà plus de 50 ans en arrière. Et nous avons toujours été au Front National les seuls à être totalement en adéquation avec nos principes de la France, de la Grande France, quelles que soient les origines ou quelles que soient les religions.

Car nous n'avons qu'une seule conception chez nous, il n'y a qu'une seule ligne, c'est la ligne française, la ligne de la République française. Nous ne trions pas tous les fils de France entre thaïtiens, calédoniens, réunionnais, voilà, ils sont français, ils sont de territoires très éloignés. Ils méritent la plupart du temps des statuts particuliers, parce qu'on ne gère pas, évidemment, la Nouvelle-Calédonie à 16 000 kilomètres, comme on gère l'Auvergne ou comme on gère les Pyrénées. À un moment donné, il faut être aussi raisonnable et tenir compte des spécificités. Mais ce sont des territoires en grand péril.

Et vous ne le savez pas, mais ce joue-là, dans les années qui viennent, Bianca le sait bien, la fin, peut-être, d'un territoire authentiquement français, qui appartient pourtant à la France depuis déjà longtemps et auquel la France a apporté son amour depuis déjà longtemps. Et le drame, c'est que depuis que je connais, moi, la Calédonie, que je me suis intéressé à son histoire, on voit bien que les libertés reculent, on voit bien que l'idéologie progresse. C'est l'idéologie de la gauche marxiste qui s'est imposée dans ce débat. Personne ne vous le dira.

Les discours des autonomistes ou des indépendantistes calédoniens aujourd'hui, ce sont exactement les mêmes que les discours du FLN algérien au moment de l'indépendance. Tant des gens qui nous mènent en bateau, qui profitent bien des largesses de la France, parce que très honnêtement, on imagine quand même mal un territoire au milieu du Pacifique sans précisément l'aide constante budgétaire et sécuritaire de la France. Et ça, mesdames et messieurs, ça n'a pas de prix. Parce que si demain, la France venait à partir de Nouvelle-Calédonie, comme elle l'a fait hier en Algérie ou ailleurs, vous verriez la situation devenir ce qu'elle deviendrait.

comme vous pouvez voir aujourd'hui l'Algérie, comme vous pouvez voir un autre territoire du Pacifique qui est en train de grandes difficultés, le Vanuatu. Eh bien, vous verriez en Nouvelle-Calédonie les mêmes choses qui se produiraient. Or, nous avons des compatriotes. Nous avons des Français. Nous devons les défendre. Nous devons les aider. Et c'est pour ça que j'ai pris la parole ici devant vous lors du congrès du Front National, car c'est une échéance capitale pour l'ensemble du territoire français et pour l'ensemble de ce que représente la France dans le monde. Parce que j'entends quelquefois, même chez nous, certains dire, oui, tout ça nous coûte cher si on larguait tout ça.

Mais dites, vous ne croyez pas qu'on est assez petits comme ça ? Vous croyez que vous allez gérer, vous, les relations du monde dans un territoire au sein de l'Europe qui est aujourd'hui en proie à tout et qui n'a même plus sa liberté pour gouverner. On n'a plus de souveraineté puisque c'est l'Europe qui dirige. Je siège à la Commission de défense du Parlement français et de l'Assemblée nationale. Je peux vous dire que c'est très inquiétant car aujourd'hui, nos soldats se battent dans des conditions quelquefois difficiles mais nous n'avons plus les moyens d'assurer quelquefois leur information. Nous dépendons d'autres nations. Nous ne sommes plus indépendants. La vérité, c'est celle-là.

Et la France n'existe, et je le dis parce que je le pense et j'en suis très fier, elle n'existe parce que nous avons encore les territoires d'outre-mer. Sachez-le, sans les territoires d'outre-mer, ce n'est plus la même France. 11 millions de kilomètres carrés. Voilà ce que représente l'espace maritime français. Le deuxième du monde. Derrière les Etats-Unis. Avec, comme le disait notre ami Minardi, des richesses non exploitées, mais des richesses pillées, tous les jours, parce que nous n'avons pas les moyens de surveiller ce territoire-là, avec les bateaux de la Marine nationale qui font déjà beaucoup, croyez-moi. Mais nous n'avons tout simplement pas les moyens financiers.

Et vous avez toute la pêche chinoise qui est en train de payer les eaux du Pacifique, et notamment les eaux de Polynésie française, et même les eaux de Calédonie. Mais tout cela, vous l'avez déjà lu, vous, dans les journaux ? Et pourtant, la France, elle devrait se préoccuper et s'occuper de sa puissance, précisément dans ces territoires. Et c'est pour cela que je prends, évidemment, la parole. On a autorisé en Calédonie ce qu'on aurait autorisé nulle part ailleurs. Est-ce que vous savez qu'en Calédonie existe la préférence nationale ?

Vous savez que, à emploi, quand il y a un emploi, ils ont la priorité sur leur territoire par rapport à un Français, un national, à quelqu'un qui vient du territoire français. On applique et on reconnaît la spécificité du peuple canaque. Mais dites-moi, si on reconnaît aujourd'hui la spécificité du peuple canaque, là-bas, au sein de la République française, partout, on devra reconnaître la spécificité de tous les peuples, ou en tout cas de ce qu'ils pensent qu'ils sont des peuples, de la France entière, c'est comme cela, par les concepts et par l'idéologie, qu'on détricote un État-nation.

Et le grand avantage, le grand avantage de la monarchie française, le grand avantage de l'Empire français et le grand avantage de la République française, c'est d'avoir unifié tout ça pour précisément donner à la France toutes ses lettres de noblesse et toute sa puissance face précisément à d'autres puissances étrangères. L'Outre-mer, c'est la France, nous n'en démordrons pas, et dans cette campagne référendaire, car il y a un référendum où tout le monde est en train de trahir, à quelques exceptions près. À l'Assemblée nationale, ils ont créé une commission de suivi des accords du futur référendum où nous avons été éjectés. Les présidents de cette commission, c'est M. Manuel Valls et M.

Christian Jacob, c'est-à-dire l'alliance de la République en marche, des anciens socialistes, évidemment, avec M. Valls, et des républicains, plus, évidemment, l'extrême-gauche qui est le siège à cette commission. Voilà la réalité. Ils avaient déjà confisqué les accords de Nouméa. Front National, seul mouvement qui avait voté contre les accords de Nouméa parce que c'était déjà le début de la fin. Et nous arrivons au bout du processus.

Soit la Calédonie reste dans la France, soit elle s'engage sur une voie d'indépendance qui sera dramatique, je le dis aujourd'hui, non seulement pour les populations, je vais dire, mélanésiennes, autochtones qui croient que l'Eldoradole d'indépendance les sauvera de tout, mais qui sera un drame pour l'ensemble des personnes et des citoyens qui vivent sur ce territoire-là. Alors, c'est un peu emblématique. Vous allez trouver ça peut-être presque anecdotique et pourtant, ça ne l'est pas car ce qu'il se passe en Nouvelle-Calédonie, c'est exactement le même processus que nous vivons aujourd'hui avec l'Europe de Bruxelles.

Petit à petit, on détricote, on éloigne, on enlève du pouvoir, on empêche de voter, parce que beaucoup ne le savent pas, mais en Nouvelle-Calédonie, si vous arrivez que vous vous installez, en tant que Français, vous n'avez pas le droit de vote aux élections locales. Et oui, le Conseil constitutionnel français a autorisé cela, ce qui paraît totalement fou au sein d'un même territoire. Et c'est là que nous devons mener cette bataille idéologique, car tout est politique et dans cette affaire-là, tout est idéologique. C'est la gauche la plus archaïque qui aujourd'hui domine le débat en Nouvelle-Calédonie et qui a contaminé ce que l'on appelle la droite depuis déjà longtemps.

Il faut dire que la droite en Nouvelle-Calédonie a explosé en une quirielle de formation dont on ne sait plus d'ailleurs qui dirige quoi et avec quelle majorité. Et encore récemment, l'emblématique Gomez a sorti carrément un accord avec les indépendantistes parce qu'il y a toujours dans ces moments-là des gens qui croient qu'ils s'en sortiront en prenant le camp de celui dont ils pensent qu'il emportera le morceau à la fin du débat que nous allons vivre. C'est pour cela que nous nous battons, en tout cas au Parlement, évidemment, à l'Assemblée nationale ou au Sénat.

C'est pour cela qu'à l'Europe, très certainement, il y aura le débat de la Nouvelle-Calédonie, mais surtout, ma chère Bianca, c'est pour cela que nous aurons une attention particulière d'aller aussi à Nouvelle-Calédonie pour cette campagne sur le référendum parce que nous ne doutons pas, nous, que là-bas, il y aura une majorité pour dire non à l'indépendance. Mais vous savez que ce référendum, ce n'est que le premier. Ils en ont prévu trois. S'ils perdent le premier, s'ils perdent le second, s'ils perdent le troisième, on peut se dire des gens censés « bon, ben ça y est, c'est terminé, ça reste à la France ». Eh bien non.

On revient à la case des négociations pour savoir si quand même on ne peut pas être un peu indépendant quand même. Laissez-moi vous dire que c'est prendre les gens pour des imbéciles. Ça coûte très cher, ça monte les populations les unes contre les autres et c'est un drame économique pour tout le monde. C'est pour cela et c'est la voie que je porte de la direction du front. Sachez, mesdames et messieurs, que nous vous considérons évidemment comme la grande France. Vous êtes totalement assimilés à ce que peut être la métropole. Aucune différence ni de religion ni d'origine ni d'appartenance à je ne sais quoi. La France d'abord, les Français d'abord. Merci. Et je vais passer. Merci.

Avant de passer la parole à Bianca qui va témoigner parce qu'elle y vit. Je peux vous dire qu'aujourd'hui il y a des violences graves et des menaces qui pèsent sur la population. Il ne faut pas croire que c'est... Nous on vit déjà dans l'insécurité en France mais là-bas, petit territoire, loin de tout, ils ont quand même l'impression d'être un peu abandonnés et d'être seuls. C'est pour ça qu'il faut aussi s'en préoccuper. Juste, je termine. Notre message, c'est un peu ce que disait Banon hier. Il a parlé de la campagne de Trump. Il leur a dit Trump quoi ? Qui que vous soyez, d'où que vous veniez, posez-vous une seule question. Est-ce que je suis un citoyen américain ? Voilà.

Eh bien, nous on demande à tout le monde cette même question, y compris en métropole. Est-ce que je suis un citoyen français ? Mais pour cela, il faut respecter les lois de la France, les règles de la France, les coutumes de la France et les traditions de la France. Merci.