Sébastien Chenu : "Emmanuel Macron a la trouille face à l'Algérie !" (CNEWS)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:47FerméeRéponse partielle
Ça coûterait combien de climatiser toutes les écoles, tous les hôpitaux, tous les EHPAD ?
- 1:19FerméeRéponse directe
C'est aussi au programme du RN ou pas ?
- 3:03OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous auriez fait ? Qu'est-ce que vous proposez, vous, le Rassemblement international ?
- 4:49OuverteRéponse directe
Quelle est la position du Rassemblement National ? À quel âge on part à la retraite si vous arrivez demain à Matignon ou à l'Élysée ?
- 6:50OuverteRéponse directe
Est-ce que vous ne faites pas une fixette aussi sur ce Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur ?
- 10:33OuverteRéponse directe
Sur les propos qui ont choqué de Delogu et plus généralement du comportement de la France insoumise au sein de l'Assemblée, quelle est votre positionnement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiqueFait
« La proposition de Marine Le Pen sur la climatisation, c'est simplement une proposition de bon sens pour protéger les Français. »
- 0:47PrésentateurChiffre
« Ça coûterait combien de climatiser toutes les écoles, tous les hôpitaux, tous les EHPAD ? »
- 2:05Invité politiqueFait
« Le gouvernement algérien n'a strictement rien à faire de l'opinion publique mondiale et de sa propre image. »
- 2:38Invité politiqueFait
« La France n'a rien fait, a attendu benoîtement à supplier, à espérer que l'Algérie ferait un signe. »
- 2:43Invité politiqueFait
« Laisser croupir dans ses geôles un Français qui n'a rien fait, Boilem Sansal, qui n'a fait qu'écrire. »
- 3:04Invité politiqueFait
« On a toujours été pour l'établissement d'un rapport de force. »
- 3:22PrésentateurChiffre
« Les transferts d'argent ? »
- 3:22Invité politiqueFait
« Oui, les transferts d'argent aussi, la taxation de ceux-ci. »
- 3:49Invité politiqueFait
« Le problème d'Emmanuel Macron, c'est qu'il a la trouille. »
- 3:55Invité politiqueFait
« Il pense que la diaspora algérienne ou franco-algérienne est forcément acquise à la politique de Tebboune. »
- 4:13Invité politiquePromesse
« On lui donne un répit de quelques mois pour construire un budget qui intègre nos demandes. »
- 5:13Invité politiqueFait
« Si vous avez vos 40 annuités, vous pouvez partir à partir de 60 ans. »
- 5:30Invité politiqueFait
« Ah bah oui, bien sûr, puisque je vous parle de 62 ans. Ah, donc vous revenez sur les 64 ans ? Ah oui, c'est notre programme. »
- 6:00Invité politiqueFait
« On pense qu'il faut soutenir une politique de la natalité. »
- 8:18Invité politiqueChiffre
« Il a régularisé, il a naturalisé davantage encore. »
- 10:03InvitéChiffre
« Moins 26% d'admissions exceptionnelles au séjour, moins 17% de naturalisation. »
- 11:40Invité politiqueChiffre
« Ce gouvernement fait entrer 500 000 personnes par an dans notre pays. »
- 13:33Invité politiqueFait
« Tout est possible avec ce président de la République qui ne voit jamais les choses à très longue échéance. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu75 %
- Présentateur10 %
- Invité5 %
- Présentateur 24 %
- Locuteur non identifié3 %
- Locuteur non identifié 22 %
≈ 3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du Rassemblement National. Bonsoir à vous.
Bonsoir.
Alors on vient d'apprendre à la faveur de cette canicule qui se poursuit, qui va encore continuer demain, Sébastien Chenu, que défendre la climatisation, c'est être d'extrême droite. C'est la nouveauté du débat politique français.
Oui, c'est une dinguerie de plus. La proposition de Marine Le Pen sur la climatisation, c'est simplement une proposition de bon sens pour protéger les Français. Un gouvernement qui n'a évidemment encore rien anticipé. Un gouvernement qui se retrouve comme une poule devant un couteau quand arrive une vague de chaleur. Marine Le Pen, pour les années qui suivent, elle propose un grand plan de climatisation qui est économique, qui est aussi écologique en réalité, et qui répondra, on le pense, dans les EHPAD, dans les écoles, etc., à ce dérèglement climatique que nous ne nions pas.
Et qui a été budgété, Sébastien Chenu, ça coûterait combien de climatiser toutes les écoles, tous les hôpitaux, tous les EHPAD ?
Qui est en voie de l'être, mais ça fera partie des engagements de Marine Le Pen, mais on ne peut pas avoir de réponse technique et simplement attendre, parce que ça coûte toujours beaucoup plus cher d'attendre, d'être mis devant le fait accompli et de courir après des solutions qui ne sont pas pérennes que d'avoir un plan qu'on peut détailler et développer dans le temps, justement.
Les verres vous accablent, évidemment. Ils demandent la végétalisation des centres urbains. C'est aussi au programme du RN ou pas ?
Non, mais on n'est jamais contre des plans de végétalisation ou des implantations d'arbres, mais ça ne suffit pas. La réalité, c'est qu'il faut des réponses très concrètes, très pratiques, face à ces chaleurs qui vont revenir, ces vagues de chaleur auxquelles il va falloir s'habituer. Donc il faut avoir des réponses qui durent dans le temps. Et puis la végétalisation, c'est long, ça prend du temps.
Autre cas dans l'actualité, et après je me passe la parole à Gauthier Lebrecht, Rachel Kahn et Lida Ragnel qui sont là, c'est ce qui se passe en Algérie avec la confirmation de la condamnation à 5 ans de prison ferme pour notre compatriote Boalem Sansa. Et puis ce journaliste, M. Glez, qui lui a été condamné à 7 ans ferme. La politique des otages, en fait, c'est aujourd'hui la politique du gouvernement algérien. On en est à attendre et une éventuelle grâce du président Tebboune ?
Bien sûr, et on voit bien que le gouvernement algérien n'a strictement rien à faire de l'opinion publique mondiale et de sa propre image. Au contraire, je pense qu'ils vont de plus en plus loin et ridiculisent aussi par-delà la France, nos ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur, le président de la République avec.
Si la fameuse réponse graduée évoquée par Bruno Otaillot provoque ce type de retour, c'est-à-dire qu'en fait la France n'a rien fait, a attendu benoîtement à supplier, à espérer que l'Algérie ferait un signe, eh bien aujourd'hui on voit le signe de l'Algérie, c'est un bras d'honneur et c'est de laisser croupir dans ses geôles un Français qui n'a rien fait, Boilem Sansal, qui n'a fait qu'écrire, qui n'a fait... Et un journaliste. Et un journaliste. Aujourd'hui, nous le voyons aussi. Il serait temps que le président de la République, dont c'est quand même la sphère, l'international, se réveille, entame un bras de fer avec l'Algérie. On va supporter ce piétinement combien de temps ?
Qu'est-ce que vous auriez fait ? Qu'est-ce que vous proposez, vous, le Rassemblement international ?
Non, on a toujours été pour l'établissement d'un rapport de force. Vous savez, les relations internationales, c'est comme dans la vie, c'est souvent des rapports de force. Un rapport de force sur les visas, un rapport de force sur l'aide au développement. Il y a des leviers qu'il faut activer.
Les transferts d'argent, les transferts d'argent ?
Oui, les transferts d'argent aussi, la taxation de ceux-ci. Rien n'a été activé. Les soins également, pour lesquels on accueille encore des dignitaires du régime. Je ne parle pas du président Tebboune lui-même, mais des gens du régime qui viennent se faire soigner en France. Donc on voit bien qu'il y a toute une palette à actionner, des leviers à actionner. Rien n'a été fait, parce qu'en fait, le gouvernement se dit, si on est bien gentil avec l'Algérie, si on ne les bouscule pas trop, on n'aura pas trop de soucis ici. En fait, c'est bien parce qu'ils ont la trouille. En fait, le problème d'Emmanuel Macron, c'est qu'il a la trouille.
Il pense que la diaspora algérienne ou franco-algérienne est forcément acquise à la politique de Tebboune. Et moi, je ne crois pas ça. Je ne décentialise pas les Algériens et les franco-algériens qui sont dans notre pays, d'ailleurs.
Gautier Lebrecht. Vous avez fait le choix, Sébastien Choulu, de ne pas censurer François Vérot sur la motion de censure du Parti Socialiste. Pourquoi sauver, une nouvelle fois, le Premier ministre ?
On ne le sauve pas. On lui donne un répit de quelques mois pour construire un budget qui intègre nos demandes. Parce qu'en fait, quand on a censuré Michel Barnier, on s'est posé une question. Qu'est-ce qu'on obtient et qu'est-ce qu'on évite pour les Français ? Qu'est-ce qu'on évite ? C'était la désindexation des retraites. On évitait le devoir entamer le pouvoir d'achat des retraités. Et puis, qu'est-ce qu'on a obtenu ? On avait obtenu la fin de l'augmentation des tarifs de l'électricité. On avait obtenu des choses, on en avait empêché certaines.
Là, le problème, avec la motion de ce soir, déposée par les socialistes, pour une fois, pour une fois, les socialistes osent, mais parce qu'il n'y a pas de risque, puisqu'on ne la vote pas, pas de risque qu'elle puisse passer. Mais en fait, la réforme des retraites, elle ne disparaîtra pas, même si une motion de censure est votée ce soir. Rien ne disparaîtra.
Alors, c'est intéressant sur la réforme des retraites, parce qu'hier, j'avais Jordan Bardella, et il ne m'a pas dit qu'il fallait abroger la réforme des retraites à 64 ans pour revenir à 62. Quelle est la position du Rassemblement National ? À quel âge on part à la retraite si vous arrivez demain, à Matignon ou à l'Élysée ? C'est toujours pareil.
C'est-à-dire, c'est une réforme des retraites qui privilégie, j'allais dire, ceux qui travaillent dur et tôt. C'est-à-dire, si vous avez vos 40 annuités, vous pouvez partir à partir de 60 ans. Et puis après, de façon progressive, à partir de 62 ans avec 42 annuités. Ça, c'est...
Mais vous revenez sur les 64 ans ou pas ?
Ah bah oui, bien sûr, puisque je vous parle de 62 ans. Ah, donc vous revenez sur les 64 ans ? Ah oui, c'est notre programme. Mais bien entendu, c'est là où on voit les différentes sensibilités. C'est une question de société. C'est une question de société. Et cette question de société, elle demande des financements différents, elle demande des choix budgétaires différents que ceux que nous voyons aujourd'hui. Mais comment vous faites ? Avec toujours moins de cotisants et toujours plus de retraités ? Mais c'est ça, la question de société. Ça veut dire qu'il faut, là aussi, activer des leviers qui n'ont pas été activés depuis longtemps. Par exemple, on pense qu'il faut...
qu'il y ait davantage de jeunes qui travaillent aujourd'hui, qui rentrent sur le marché du travail. Ça, c'est un choix politique fort. On pense qu'il faut soutenir une politique de la natalité. Ça, c'est un choix politique fort. Je vous rappelle que les politiques de la natalité, de natalité, elles ont été détruites, déconstruites, abîmées, en particulier par la gauche, par François Hollande, durant les années passées.
Mais de tout ça, évidemment, la réindustrialisation du pays, avoir des salaires avec de fortes valeurs ajoutées, des salaires qui fassent rentrer de la cotisation, pas des salaires de chauffeurs Uber ou de livreurs Deliveroo, parce que ce sont des emplois sans qualification forte, sans valeur ajoutée. Vous voyez, c'est un changement de paradigme. Nous, on ne voit pas la société de la même façon qu'Emmanuel Macron. On considère que la retraite pour les actifs, les Français qui travaillent dur, elle est un droit. Elle est un droit, elle est une nécessité. La retraite, par répartition, nous y sommes attachés. Et pour le reste, nous voyons de toute façon la réforme d'Emmanuel Macron.
Aujourd'hui, elle est injuste et elle coûte déjà de l'argent.
Alors, est-ce que vous ne faites pas une fixette aussi sur ce Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur ? On va écouter ce qu'il a répondu cet après-midi à l'Assemblée nationale, à l'interpellation d'une députée de votre parti, à une tribune de Marine Le Pen, aujourd'hui dans le Figaro. Pareil, on rajoute une couche sur le ministre de l'Intérieur. On l'écoute.
Je vois que très régulièrement, très constamment, aujourd'hui et depuis ces dernières semaines, vous me gratifiez de nombreuses attaques. Et voyez-vous, j'y vois plutôt une marque d'intérêt. Comme on dit chez moi, on préfère faire envie que faire pitié, voyez. Et je veux bien être tenu pour responsable, mais simplement de mes propres décisions. Je suis arrivé, et j'ai été nommé au ministère de l'Intérieur, à l'automne de 2024. Vous pensez qu'en quelques mois, sérieusement, monsieur le député, on peut tout inverser ? Je ne le crois pas.
Voilà pour la réponse de Bruno Retailleau. Sébastien Chenier.
Juste avant, j'ai vu votre bandeau disant qu'on donnait trois mois de répit à Bruno Retailleau. Trois mois de répit pour obtenir quelque chose de bénéfice des Français. Pas trois mois de répit pour lui faire plaisir, pas trois mois de répit parce que ça nous fait plaisir. Trois mois de répit jusqu'à la construction budgétaire. C'est quand même... À François Bayrou, vous venez. Bayrou, Bayrou. Oui. Vous avez dit Bruno Retailleau. Pareillement, d'ailleurs. Ils sont un polier. Parce qu'en réalité, ils sont très liés. Et c'est ça qu'on reproche à Bruno Retailleau.
C'est de faire croire aux Français, lorsqu'il est arrivé, qu'il allait prendre en main le dossier de la sécurité, en particulier celui de l'immigration, et avoir des résultats. Il ne pouvait pas les avoir. C'est impossible de les avoir puisqu'il n'a pas les leviers. Et quand il les a, il ne les utilise pas. C'est le cas sur les derniers chiffres qu'on a vus sur l'immigration. Il a régularisé, il a naturalisé davantage encore. Donc il n'y a pas d'effet Retailleau. Il ne peut pas y avoir d'effet Retailleau.
Et dans ces cas-là, dire aux Français « Je vais changer votre vie, je vais changer de paradigme, je vais inverser la courbe et la tendance, que ce soit en sécurité ou en immigration, c'est en réalité sur le dos des Français ajuster son propre agenda électoral. » Et ça, c'est impardonnable. Parce que les Français, ils souffrent de tout ça. Ils souffrent de ces insécurités. Ils souffrent de cette autorité qui s'affaisse dans notre pays. Et certains, de bonne foi, ont pu se dire « Bruno Retailleau va changer la tendance. » Il ne change pas la tendance. Il ne l'inverse pas. Il le savait depuis le début. Et d'ailleurs, il est déjà en marche arrière.
Il suffit de regarder, il n'a eu aucun arbitrage favorable. Bruno Retailleau, depuis qu'il est arrivé. Les sorties scolaires voilées, le référendum sur l'immigration, les OQTF, enfin, on peut en faire la liste. Toutes les semaines, il ouvre un dossier. Il n'a jamais d'arbitrage favorable. Et donc, il plie les gaules. Et il en ouvre un le lendemain. Après, Sébastien Chenu,
il ne peut pas échapper qu'il n'y a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale. Et que dans ce contexte-là, c'est extrêmement compliqué de faire adopter une loi, un texte sur le sujet. Alors, il ne faut pas dire aux Français... Et donc, les moyens dont vous disposez, ça va être des circulaires, ça va être éventuellement des décrets. Mais ça se limite, évidemment, à ça.
Il n'a pas la totalité des moyens. Donc, pourquoi faire croire l'inverse aux Français lorsqu'il est arrivé en leur faisant une belle chanson en leur disant « je vais changer tout ça » ? Et deux, lorsqu'il a les leviers, il y a quelques leviers. Non seulement, il ne les a pas utilisés, mais je viens de vous le dire, il a naturalisé davantage, il a donné davantage de droits de vie. Vous avez vu les chiffres qui sont sortis dans le Figaro ce matin. Oui, oui. Les chiffres sont très mauvais.
Il n'y a pas d'inverse. Il y a moins de titres de séjour longue durée délivrée. Il y a plus d'expulsions. Il y a plus de dégradations au titre de séjour. Plus d'expulsions.
On n'est même pas revenus aux années Covid. Non, mais à un moment, il faut être honnête. Par rapport à la situation L-1. Tout ça est extrêmement faible.
Moins 26% d'admissions exceptionnelles au séjour, moins 17% de naturalisation. Ça, c'est quand même le bilan de Bruno Retailleau.
Il y a un bonus, vous verrez, sur l'Algérie. On a accueilli encore davantage d'étrangers, de nationalités algériennes. C'est probablement la réponse graduée, la riposte graduée de Bruno Retailleau. En réalité, Bruno Retailleau, c'est une illusion, c'est une escroquerie.
Un mot de Sébastien Delogu, qui est un député de la France insoumise, qui s'est rendu à Alger. Peut-être qu'Rachel, vous voulez poser une question à ce sujet. En tout cas, qui a dit qu'il embrassait le drapeau algérien. Rachel ? Oui, absolument. Sur les propos qui, personnellement, ont choqué de Delogu et plus généralement, par ailleurs, du comportement de la France insoumise au sein de l'Assemblée, on voit aujourd'hui qu'avec ce genre de comportement et avec ce genre de propos, il y a une fracturation de la société jusqu'à cibler des citoyens dans le dos et aujourd'hui des marques et des magasins comme Orpi ou comme Optical Center.
Vous, quel est votre positionnement par rapport à ça et quelles sont vos idées peut-être programmatiques pour empêcher ce genre de choses ?
On voit bien que, vous le dites d'ailleurs, Delogu est désavoué par la France insoumise parce qu'ils ont peut-être compris que cette fois-ci, il était allé un peu trop loin, même si la France insoumise, à mon avis, n'a pas beaucoup de limites. La réalité, c'est qu'il flatte pour des raisons électoralistes des gens qui dans notre pays seraient susceptibles parce qu'ils sont étrangers de pouvoir grossir leur rang. D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon l'avait exprimé lui-même, il a dit ça ne sert plus à rien de s'adresser au petit peuple du monde du travail, il faut juste aller chercher les immigrés et les jeunes. C'est ce qu'ils font en réalité.
Ils envoient des messages et puis ils ont compris les choses. Ce gouvernement fait entrer 500 000 personnes par an dans notre pays. Ce gouvernement, pas la France insoumise, ce gouvernement, elle est remacroniste. Eh bien, ce gouvernement les naturalise ensuite, naturalise tous ces gens. Ce gouvernement en fait des Français. Mais la France insoumise n'a plus qu'à en faire des électeurs, à aller exciter à travers des phrases telles que « je suis Gaza », « la police tue », etc. » Évidemment, la France insoumise utilise les faiblesses de ce gouvernement pour faire son beurre sur cette société qu'elle croit captive par essence.
Moi, je crois qu'un autre projet évidemment est possible dans notre pays. Ça passe par les autorités, par rétablir les autorités dans l'éducation, dans la justice. Notre pays ne s'en sortira pas uniquement par l'économie. Il ne pourra s'en sortir que par le rétablissement des autorités.
Dernière question. goûter le bret.
Avec la polarisation qu'on connaît aujourd'hui dans le débat public, Sébastien Chouinu, est-ce que vous pensez qu'à la fin, en 2027, il y a une possibilité que ça se termine entre vous et LFI ? Que ce soit Marine Le Pen
ou Bardella ? C'est ce que je crois depuis le début parce qu'en fait, ces deux forces politiques, d'abord, elles sont très lisibles, elles sont très compréhensibles, elles n'ont jamais gouverné et elles sont porteuses d'espoir. Alors moi, je suis ravi que nous, on incarne l'espoir pour beaucoup de Français qui se disent avec eux, que ça pourrait aller mieux mais je sais que Jean-Luc Mélenchon incarne un espoir pour des citoyens dont je vous avais fait part, que j'ai décrit tout à l'heure et donc je pense qu'effectivement, ça peut être un face-à-face tel que celui-ci.
On sera, nous, je crois, en capacité de répondre à ce choix des électeurs s'il désignait Jean-Luc Mélenchon contre Marine Le Pen, on sera la meilleure réponse ou contre Jean-Dame Bardella. Ou contre Jean-Dame Bardella, on sera l'antidote. On sera l'antidote à l'extrême-gauche dans notre pays, on sera le barrage, on sera la réponse républicaine.
Est-ce que vous êtes sûr que l'élection présidentielle aura lieu en 2027 ? Est-ce qu'elle ne sera pas anticipée ?
Je ne suis pas Madame Soleil, même si elle a exercé sur Europe 1 il y a bien longtemps. Mais en réalité, tout est possible avec ce président de la République qui ne voit jamais les choses à très longue échéance, qui voit les problèmes lorsqu'ils sont devant lui.
Y compris une nouvelle dissolution ?
Oui, mais Madame la République qui voit les problèmes lorsqu'ils sont devant lui. Aujourd'hui, il nous dit qu'il ne veut pas de dissolution. Si demain, le budget s'écroule, si la France bascule économiquement, si elle bascule sécuritairement, etc., il peut très bien dissoudre. Rien n'est impossible avec Emmanuel Macron, donc il faut se préparer sur le fond, sur la forme, c'est-à-dire les hommes, les femmes, les programmes. Mais vous voulez une nouvelle dissolution, Sébastien,
je vais vous la demander,
cette nouvelle dissolution. Bien sûr, parce que le système, il est bloqué, on le voit aujourd'hui. Enfin, regardez ce qui s'est passé sur la loi audiovisuelle. En réalité, les argusies parlementaires, donc lorsqu'un texte ne peut pas passer, eh bien, la technique parlementaire permet de s'en débarrasser. Bon, on voit que la machine est bloquée. Pour la débloquer, il faut demander aux Français de le faire. Sous-titrage MFP.
Sébastien Chenu