Conférence de presse de Marine Le Pen
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« Il me fallait briser cette vitre opaque que d'autres, et malgré moi, avaient posé à l'international entre le monde arabo-musulman et le Front National. »
- 1:56Invité politiqueFait
« J'ai rencontré et discuté longuement avec ces acteurs religieux et politiques, et cela a permis de détruire les mensonges diffusés à propos du projet politique du Front National. »
- 2:31Invité politiqueFait
« Il a parfaitement compris que le projet politique du Front National n'est pas tourné contre les musulmans, mais contre l'extrémisme, le terrorisme, bien sûr. »
- 2:46Invité politiqueFait
« Mais avant cela, l'antichambre du passage à l'acte terroriste, je vais vous parler de cette idéologie politique qu'est l'islamisme. »
- 2:58Invité politiqueFait
« J'ai pu entendre le grand imam affirmer qu'il était parfaitement légitime que je puisse demander aux Français de foi musulmane de se conformer en tout point aux coutumes et aux lois de notre pays. »
- 3:08Invité politiqueFait
« J'ai ensuite voulu assurer le grand imam du soutien que j'apporte au président Sissi, un homme courageux qui est en train de faire de l'Egypte l'un de nos remparts les plus solides contre les frères musulmans. »
- 3:36Invité politiqueChiffre
« L'Égypte est une nation à la fois musulmane et chrétienne, avec ses quelques 10 millions de chrétiens coptes sur 90 millions d'habitants »
- 5:05Invité politiqueFait
« Il faut le dire clairement, dans l'histoire de cette idéologie politique, que l'islamisme et les frères musulmans sont la matrice de tout l'extrémisme musulman sunnite. »
- 5:14Invité politiqueFait
« Ils sont le tronc d'un arbre compliqué, dont les branches débouchent sur des mouvements terroristes tels Cal-Qaïda, Daesh, Boko Haram. »
- 5:32Invité politiqueFait
« que l'on trouve aussi bien en Égypte, en Syrie, que massivement chez nous, maintenant, au cœur de l'UOIF. »
- 5:40Invité politiqueFait
« L'Égypte ait la puissance stabilisatrice naturelle de la Libye, laquelle est plongée dans le chaos à cause de l'intervention occidentale, voulue par Nicolas Sarkozy et soutenue par François Hollande. »
- 5:47Invité politiqueFait
« François Hollande soutient le gouvernement de Tobrouk contre les islamistes libyens, et il demande la levée par l'union de son embargo sur les ventes d'arbres en Libye, de manière à ce que l'Égypte puisse efficacement jouer son rôle d'appui militaire en Libye. »
- 6:42Invité politiqueFait
« Convergence encore sur le fait que les poussées migratoires doivent être asséchées en amont et repoussées en aval. »
- 6:54Invité politiqueFait
« L'Égypte compte sur son territoire un certain nombre manifestement non négligeable de ressortissants français islamistes, qui ont obtenu facilement le visa égyptien parce qu'ils sont français »
- 7:50Invité politiqueFait
« Ce n'est pas un hasard si le Qatar annonce à ce moment précis qu'il attaque en justice l'un de mes vice-présidents. »
Temps de parole
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Alors mesdames, messieurs, bonjour, j'ai venu ce matin à vous présenter depuis un an de ma vie en Égypte qui a duré au total 4 jours sur place et qui a été, je crois, pour pouvoir le dire sans exagération, extrêmement fructueuse. Je veux d'abord vous dire pour quelles raisons j'ai choisi l'Égypte, ce grand pays arabe, la première puissance démographique du monde arabe qui est riche d'une histoire multimillénaire. L'Égypte, c'est d'abord pour moi, et je la compte à mes yeux, après tout, une sorte de retour sur le parcours d'une partie de ma famille, du côté de ma mère.
Mon arrière-grand-mère est née à Asiout, elle y a vécu toute sa vie, ma grand-mère maternelle est née, quant à elle, à Alexandrie et y a vécu les 20 premières années de sa vie. Partir sur les traces de mes aïeux a été pour moi une vraie source d'émotion. Bien sûr, ce n'est pas la raison essentielle, c'est la raison du cœur, ce qui m'a motivée avant tout, c'est la volonté de poser les bases du renouveau d'une grande politique arabe et méditerranéenne de la France. Et je vais vous exposer pour quelles raisons j'ai choisi de poser ces bases en Égypte.
D'abord, il me fallait briser la vitre opaque que des années de désinformation, de malhonnêteté de la part de mes adversaires politiques et hélas, il faut bien le dire, de la part souvent des médias. Il me fallait briser cette vitre opaque que d'autres, et malgré moi, avaient posé à l'international entre le monde arabo-musulman et le Front National. J'ai été frappée d'ailleurs dans le communiqué de l'autorité d'Al-Azard, la formulation indiquée, une grande diplomatie, disant l'opinion de Marine Le Pen, telle que délivrée par les médias internationaux. C'est si court que ce rendez-vous a été utile.
Donc rien de mieux pour cela que de rencontrer les acteurs du monde arabe, que de m'adresser à eux sans le filtre déformant de mes opposants politiques et de leurs alliés. C'est ce que j'ai fait. J'ai rencontré et discuté longuement avec ces acteurs religieux et politiques, et cela a permis de détruire les mensonges diffusés à propos du projet politique du Front National. J'ai donc ouvert cette visite au Caire par un entretien de plus d'une heure avec le grand imam d'Al-Azard, cette institution d'Al-Azard qui est, vous le savez, la plus haute autorité musulmane sunnite du monde arabe, et dont la portée va jusqu'aux confins de l'Indonésie et de l'Afrique.
Le tchèque Mohamed El-Tayeb, un homme, il faut le dire, d'une grande sagesse, d'un grand raffinement, m'a accueilli très officiellement à Al-Azard et j'ai pu lui présenter mon projet politique. Il a parfaitement compris que le projet politique du Front National n'est pas tourné contre les musulmans, mais contre l'extrémisme, le terrorisme, bien sûr. Mais avant cela, l'antichambre du passage à l'acte terroriste, je vais vous parler de cette idéologie politique qu'est l'islamisme.
Cette clarification faite, j'ai pu entendre le grand imam affirmer qu'il était parfaitement légitime que je puisse demander aux Français de foi musulmane de se conformer en tout point aux coutumes et aux lois de notre pays. J'ai ensuite voulu assurer le grand imam du soutien que j'apporte au président Sissi, un homme courageux qui est en train de faire de l'Egypte l'un de nos remparts les plus solides contre les frères musulmans. Il faut rappeler d'ailleurs que ce grand imam est considéré comme le chèque le plus modéré d'Egypte et qu'il s'est opposé fermement aux idées du frère musulman Mohamed Morsi, notamment à propos du statut de la femme égyptienne.
Je vous rappelle que sous le règne de Mohamed Morsi, l'imam d'Al-Azhar avait organisé un composium sur les droits des égyptiens. Et à ce propos d'ailleurs, je crois que la photo de notre rencontre officielle atteste clairement de cette situation. Puis dans la même journée, jeudi dernier, parce que l'Egypte est une nation à la fois musulmane et chrétienne, avec ses quelques 10 millions de chrétiens coptes sur 90 millions d'habitants, j'ai rencontré le patriarche des coptes Théodore II, descendant de Saint-Marc, sur le trône d'Alexandrie, lui aussi, un homme que j'ai trouvé d'une grande compréhension et d'une grande sagesse.
Je lui ai fait part bien sûr du soutien total que le Front national apporte aux chrétiens d'Egypte et d'Orient, qui paie un lourd tribut à l'islamisme. Et ce soutien, j'ai voulu que mes amis coptes le ressentent plus concrètement encore en assistant à une messe copte le dimanche matin, mais ce qui, en cette occasion, a été donné en français. Ces clarifications et affirmations de soutien faites auprès des plus hautes autorités religieuses musulmanes et coptes, j'ai pu ouvrir le volet politique de ma visite.
J'ai été reçue dimanche matin, plus d'une heure, au palais du gouvernement égyptien par le Premier ministre Ibrahim Malab, un francophone et francophile très cultivé, fervent défenseur, en ingénieur qu'il est de la modernisation de son pays et adversaire résolu des frères musulmans. M. Malab m'a fait part du respect qu'il avait pour ma personne et pour le Front national, et il a affirmé clairement qu'il était nécessaire que tous les Français de foi musulmane acceptent la primauté des lois et des coutumes de notre pays.
Pour tout vous dire, nous n'avons eu que des convergences de vues, et comme il s'agit d'une entrevue parfaitement officielle et médiatisée, je vais vous détailler ces convergences. Convergence sur la nécessité de reprendre en Europe avec l'angélisme, s'agissant de l'extrémisme religieux. Il faut le dire clairement, dans l'histoire de cette idéologie politique, que l'islamisme et les frères musulmans sont la matrice de tout l'extrémisme musulman sunnite. Ils sont le tronc d'un arbre compliqué, dont les branches débouchent sur des mouvements terroristes tels Cal-Qaïda, Daesh, Boko Haram.
Suivant l'image qu'il a utilisée, ces mouvements sont comme les marques multiples d'une même multinationale qui s'appelle les frères musulmans, que l'on trouve aussi bien en Égypte, en Syrie, que massivement chez nous, maintenant, au cœur de l'UOIF. Convergence sur le fait que l'Égypte ait la puissance stabilisatrice naturelle de la Libye, laquelle est plongée dans le chaos à cause de l'intervention occidentale, voulue par Nicolas Sarkozy et soutenue par François Hollande.
François Hollande soutient le gouvernement de Tobrouk contre les islamistes libyens, et il demande la levée par l'union de son embargo sur les ventes d'arbres en Libye, de manière à ce que l'Égypte puisse efficacement jouer son rôle d'appui militaire en Libye. Rappelons que l'Égypte est aujourd'hui agressée par le terrorisme de tous les côtés. Risques d'infiltration par Gaza, terrorisme dans le Chinois, chaos libyens à l'ouest, qui devient une base arrière des terroristes égyptiens, appuyés par leurs amis libyens.
Convergence, avec l'analyse que je fais depuis des années, qu'affaiblir des régimes autoritaires arabes comme hier, ceux de Saddam Hussein et Kadhafi, aujourd'hui celui de Bachar el-Assad, c'est précipiter la chute de l'État, laquelle débouche sur la victoire des islamistes. Le Premier ministre a eu cette phrase extrêmement claire et éclairante, la chute d'un État, c'est son remplacement par les fondamentalistes. On le voit aujourd'hui d'ailleurs avec le risque de remplacement de l'État syrien par l'État islamique syro-iraquien. Convergence encore sur le fait que les poussées migratoires doivent être asséchées en amont et repoussées en aval.
L'Égypte compte sur son territoire un certain nombre manifestement non négligeable de ressortissants français islamistes, qui ont obtenu facilement le visa égyptien parce qu'ils sont français, et qui grâce à une fausse domiciliation en France, continuent de bénéficier abusivement d'aides sociales françaises. Ce qui revient à dire que l'État-providence contribue non seulement à nourrir les serpents chez nous, mais à les nourrir dans les pays musulmans eux-mêmes. Voilà donc de très nombreuses convergences qui augurent d'un partenariat France-Égypte consolidé sur ma future présidence de la République.
Je saluais, car je sais reconnaître ce qui est positif chez mes adversaires politiques, l'achat des Rafales, une frégate de titres frèmes, de corvettes par l'Égypte, car tout cela va dans le sens d'un partenariat stratégique renforcé. Mais j'ai dit aussi que je voulais aller plus loin, en mettant en cohérence l'ensemble de la politique extérieure française avec ce partenariat franco-égyptien. Car on ne peut pas d'un côté s'entendre avec l'Égypte, de l'autre se rendre complice d'une opération en Libye voulue par le Qatar pour y installer des islamistes, et complice aussi d'une déstabilisation totale de la Syrie, voulue là encore par le Qatar.
Je vous l'annonce, ce n'est pas un hasard si le Qatar annonce à ce moment précis qu'il attaque en justice l'un de mes vice-présidents. C'est que ce pays a compris que nous contribuons depuis maintenant des années à alerter les Français sur les dangers de la relation nauséabonde entre la classe politique française et un Émirat qui soutient les frères musulmans et le terrorisme partout dans le monde arabe. Et il a compris qu'en allant en Égypte, nous allions détruire toute la stratégie des islamistes qui consiste à nous empêcher de faire la différence entre les Français musulmans respectueux de nos lois et usages, et les islamistes.
Alors je vous l'annonce, nous allons amplifier notre critique du Qatar, la propager partout, mettre à jour la gravité de son soutien ininterrompu à l'islamisme mondial, et mettre à jour la gravité de son influence corruptrice en France. Nous ne sommes pas seuls, ou plutôt si nous sommes trop seuls encore dans le monde politique et médiatique français. Mais nous avons des alliés européens comme des alliés musulmans, l'Égypte, les Émirats arabes unis, et d'autres pays modérés encore qui, dans le monde arabe, veulent lutter contre ce cancer des frères musulmans, et de tous les mouvements terroristes qui, d'une manière ou d'une autre, en sont sortis.
J'ai dit au Premier ministre égyptien, en présence du député Émeric Choprat, qui est membre de la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen, que mes députés allaient soutenir l'Égypte face aux offensives qu'elle allait subir. Des offensives sans doute financées par le Qatar, dont le lobbying dans les parlements nationaux et européens est hélas puissant. Enfin, ces rencontres avec les plus hautes autorités religieuses, avec le Premier ministre, n'auraient pas été complètes et m'auraient laissé un parfum de frustration si je n'avais pas pu aller à la rencontre du peuple égyptien, ce grand peuple égyptien, plein de générosité et qui m'a accueilli avec chaleur.
Ce peuple plein de joie, de spontanéité, ses beaux sourires, je les ai vus, au soupe de Rallalil, au cœur de la vieille ville du Caire, dans ses échoppes, dans ses cavernes d'Alibaba, aujourd'hui hélas désertées par les touristes qui ont peur de venir en Égypte. Or le touriste est une manne pour le peuple égyptien et le peuple a besoin que les Européens reviennent en Égypte pour pouvoir se développer. J'ai voulu montrer qu'il fallait s'immerger de nouveau dans les rues du Caire, malgré, c'est vrai, l'épée de Damoclès du terrorisme, mais ici, comme là-bas, si le terrorisme arrive à nous terroriser, alors il a gagné une partie de la guerre.
Ce contact avec le peuple égyptien s'est fait aussi par l'intermédiaire de ses élites, grâce à un grand dîner privé de néanmoins d'honneur et auquel ont participé diverses personnalités carriotes, intellectuelles, journalistes, universitaires. Il voulait mieux me connaître et comprendre ma vision du monde. J'ai à ce propos fait un long développement sur ma critique de la mondialisation, mais j'ai aussi expliqué pour quelles raisons précises j'avais choisi l'Égypte comme pays prioritaire dans la reconstruction de notre politique arabe. Pour Sarkozy et Hollande, la politique arabe, c'est l'argent. Pour moi, la politique arabe, c'est l'avenir de la relation entre l'Europe et la Méditerranée.
Une relation apaisée où les peuples se développeront chez eux plutôt qu'ils ne chercheront à fuir leur mère patrie. Pour moi, l'avenir, c'est le dialogue des civilisations, pas le choc des civilisations, tel qui se développe hélas aujourd'hui, à cause notamment des mauvais choix occidentaux en politique étrangère. Et puis, la rencontre avec le peuple égyptien s'est faite aussi par l'entremise de leurs médias, avec une conférence de presse de clôture au Caire dimanche soir, de plus d'1h30, avec 40 journalistes de la presse écrite et télévisuel radio d'Egypte, mais aussi des Émirats arabes unis, ainsi que nos correspondants français sur place.
Au cours de ce déplacement de 4 jours, j'ai aussi donné deux grandes interviews de 30 minutes à deux grandes chaînes de télévision, la première chaîne égyptienne et la chaîne britannique Sky News, ceci pour porter ce message donné lors de ma petite expédition d'Egypte à moi dans tout le monde arabe. Ce voyage n'aurait pas été complet si je n'avais pu rencontrer nos compatriotes vivant en Égypte, du moins quelques-uns et quelques-unes de leurs élus et représentants, puisqu'ils sont 6500 au Caire et à Alexandrie.
Ils ont pu me dresser un tableau à la fois exhaustif et passionnant de leur situation en Égypte, de leur vie, de leur passion pour ce grand pays et me faire part de leurs préoccupations face à la croissance inquiétante du nombre de certains de nos ressortissants français qui hélas vivent et développent en Égypte une version radicale de l'islam au contact des frères musulmans et des salafistes.
Mais nous n'avons pas parlé que de cela, nous avons discuté à bâton rompu durant deux heures de mon projet politique et je crois que cela a été utile auprès de certains pour effacer précisément les effets de la désinformation de nos adversaires sur la réalité, notamment de notre projet économique, fondé autant sur le bien commun que sur les libertés. Mesdames et Messieurs, vous le voyez, le Front National développe ses relations internationales avec cette vision du monde multipolaire qui nous guide. vers la Russie, bien sûr, où je me suis rendue avant mon voyage en Égypte afin d'échanger avec le président de la Douma, M.
Narishkin, mais aussi vers le monde arabe avec l'Égypte, sans oublier les États-Unis avec lesquels nous souhaitons aussi demain conserver de solides relations.
Nous allons continuer à travailler en ce sens, vers l'Asie, vers l'Afrique, pivot eux aussi de ce monde multipolaire que j'évoquais pour d'une part faire rayonner notre véritable projet politique et vaincre un signe au concert du monde politique et médiatique et d'autre part prouver au monde entier que la France qu'il aime, cette France libre, indépendante, cette France forte dans un monde multipolaire, cette France qui ne peut être ouverte aux cultures des autres qu'à la condition d'être fière de la sienne et de son histoire, cette France-là, je vais la rôdre aux Français et à tous ceux qu'il aime dans le monde. Merci de votre attention.
Je suis bien entendu à votre disposition pour répondre à vos questions. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Marine Le Pen