Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewLe Média (sur YouTube)· 18 décembre 2020 35 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsJusticeSolidarités & famille

POLICE AUX ORDRES : DARMANIN EST DEVENU UN CHEF DE BANDE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15RelanceÉludée

    Est-ce que ce qui s'est passé dans ce studio le 21 novembre sont des violences policières ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Les images de policiers violents lors des manifestations sont-elles censurées ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Les chiffres des interpellations lors de la manifestation du 12 décembre ont-ils été maquillés ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Qu'entendez-vous par 'brutalisation du maintien de l'ordre' ?

  • 9:20OuverteRéponse directe

    La réforme RGPP a-t-elle affaibli la police ?

  • 13:20OuverteRéponse directe

    La police est-elle devenue autonome vis-à-vis du pouvoir politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30olivier_filiolFait
    « il y a des policiers violents »
  • 2:50olivier_filiolFait
    « des manifestants pacifiques ont été arrêtés au hasard contrairement à ce qu'affirme le ministre »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

violences policières depuis la sphère michel éclaire notamment ses mots qu emmanuel macron refusé catégoriquement de prononcé il ya encore quelques mois sont désormais sur toutes les lèvres le président en personne confrontée aux journalistes violentée par la police rémy buisine a désormais reconnu leur existence une première il y à des policiers violents il en est donc là dessus il faut prévenir formé alors et surtout sanctionnez mais si on est juste alors il ya des polices il a exercé des violences policières monsieur le président est ce que ce qui s'est passé dans ce studio 21 novembre ce sont des violences policières ça s'appelle comment ça c'est ce qui a été filmé dépannage pas ça s'appelle comme samedi dernier la manifestation contre la loi de sécurité globale a été très violemment réprimées vous les avez peut-être vu passer ces images de policiers anormalement violent avec une foule pacifique une jeune femme blonde immobile qui se fait jeter au sol par un policier ou encore un musicien au visage ensanglanté ces images je ne peut pourtant pas vous les montrer à l'écran pourquoi car youtube et facebook limite leur diffusion en mettant une limite d'âge et une restriction d'accès aux contenus chaque fois que nous montrons ces violences résultat la vidéo n'est plus proposé dans aucune page d'accueil et son audience est limité si vous voulez les voir en revanche nous vous mettrons les liens de toutes les vidéos évoqué en barre d'infos la police est ouvertement remise en cause par une partie des citoyens et des médias mais plus que jamais l'exécutif et le ministre de l'intérieur en particulier soutiennent cette institution envers et contre tout comment sommes nous arrivés dans cette crise de la confiance pouvons nous réconcilier la police avec ses citoyens pour en discuter nous accueillons olivier filiol vous êtes sociologue du politique professeur à l'université de lausanne et coauteur du livre politique du désordre avec fabien bach nous allons commencer avec ses révélations de mediapart sorti cette semaine à propos de la manifestation de samedi 12 décembre gérald darmanin le ministre de l'intérieur aurait maquillé les chiffres des interpellations lors de la manifestation à paris l' enquête montre que des manifestants pacifiques ont été arrêtés au hasard contrairement à ce qu'affirme le ministre est placé en garde à vue certains sont même restés en garde à vue bien plus que les 48 heures réglementaires olivier filiale est ce que ça vous étonne alors non non ça m'étonne pas pour verizon pour deux raisons la première c'est le contexte les circonstances de chacun le sait on est dans dans un moment particulièrement tendu de rapports entre polices ministère l'intérieur et population autour la question du maintien de l'ordre donc ça ne m'étonne pas mais au-delà de cela ça ne m'étonne pas tout court je dirais parce qu'au fond on est dans un moment mais cette fois ci c'est depuis 2014 depuis donc plusieurs années on est dans un moment où le la question du droit en manifestation a un peu évolué c'est à dire que jusqu'à jusqu'à il n'y a pas si longtemps en manifestation s'arranger avec le droit c'est à dire qu'on tolérait les illégalismes ont essayé de faire en d'arranger le coup si vous voulez pour leur on pourra revenir sur ce que ça veut dire concrètement en revanche du côté policier on respectait le droit du moins on est censé s'y attacher aujourd'hui les choses se sont inversées dire qu'il est plus question de tolérer quoi que ce soit de la part des manifestants en termes dit légalisme le moindre écart immédiatement sanctionné fait l'objet d'interventions l'interpellation alors que du côté policier pour reprendre l'expression de notre présent république c'est open bar c'est à dire que l' on le voit bien à open bar sur ordre sans aucun doute mais on voit bien que le respect si vous voulez de bas des règles des règles déontologiques des doctrines d'emploi d'aider la manière de pratiquer le maintien de l'ordre s'en affranchit avec une facilité déconcertante aujourd'hui vous voyez bien qu'aujourd'hui suffit de relier n'importe quelle image de manifestation sans aller chercher les plus les bus les plus trash si vous voulez pour voir que les policiers partout en toutes circonstances à tout moment dans les manifestations chaude si vous voulez pointe des manifestants et hier c'est le fameux lbd donc on a vraiment changé de logiciel si vous voulez donc ça veut dire que bien sûr que dans le passé il y avait des écarts bien sûr que dans le passé il y avait de la mauvaise conduite voilà mais disons que elle n'était ni la règle ni l'habitude et il semblerait qu'aujourd'hui pour des raisons qu'on peut évidemment expliqué le livre que nous avons qu'on vient de publier sa tâche à cela on peut expliquer ce qu on appelle cette brutalisation de du maintien de l'ordre qui vient pas évidemment c'est pas le fait du hasard justement la brutalisation du monde sanglante c'est un concept que vous évoquez dans votre livre politique du désordre que vous avez co écrit avec fabien jobard et c'est un livre qui se base sur plusieurs enquêtes auraient en réalité que vous avez menées depuis plus de 20 ans sur des dizaines d'entretiens qui recense et analyse les régressions successives en termes de maintien de l'ordre est donc dans votre livre vous parle effectivement de ce processus de ce que vous appelez la brutalisation la brutalisation pardon du maintien de l'ordre à l'oeuvre depuis 2010 selon vous est ce que vous pourriez nous expliquer en quelques mots ce que vous entendez par là alors par brutalisation alors ça désigne une chose toute simple à définir c'est le fait que de plus en plus en situation de maintien de l'ordre la police exerce de la brutalité dont de la violence sur les manifestants par définition une activité de maintien de l'ordre amen vin peut amener 6,6 en face ça résiste à l'usagé de la force bien entendu mais brutalisation pointe autre chose c'est un usage de la force disproportionné systématique et qui vise semble-t-il de moins en moins à faire baisser la tension c'est à dire à faire en sorte que la manifestation puisse se dérouler et de plus en plus à empêcher la manifestation à la prévenir et lorsqu'elle a malgré tout lieu à l'arrêté le plus vite possible c'est le c'est le cas de ce qu'on pourrait dire de la manifestation la semaine dernière même si ce qui fait que ça s'est passé comme ça c'est ma dernière répond à d'autres à d'autres raisons et donc voilà la brutalisation c'est ça c'est ce qu'on vit depuis plusieurs années alors vous reconnaitre évidemment que du côté disons policiers d'un point de vue technique faire du maintien d'ordre aujourd'hui c'est une autre paire de manches que faire du match irlande ya 20 ans ça c'est vrai mais il ya aussi des facteurs endogènes c'est à dire des facteurs qui expliquent la brutalisation et qui sont à rapporter à l'évolution de l'institution policiers et à son mode de fonctionnement le ministère l'intérieur est un ministère comme les autres une certaine manière et à partir de 2007 dès lors que le gouvernement fait voter une tech s'appelle la réforme générale des politiques publiques donc en 2007 la rgpp c'est une réforme qui vise dans une logique de new public management à faire maigrir les ministères donc moins diminuer les les personnes employées diminuer les moyens et c'est donc le ministère l'intérieur passe à la moulinette comme les autres on le voit pas on ne voit pas pourquoi parce que il ya aussi des milliers de l'intérieur au même moment qu'ils font en quelque sorte sur la demande et le besoin de sécurité dont construire une situation par de 2007 de 2007 où le ministre de l'intérieur et le gouvernement en général mais en permanence en avance on y va à fond sur la sécurité on met des moyens en gros on sort les camions pour les montrer on met les gars dans la rue pour qu'on les voit une présence visible la police mais en réalité en réalité ce qui se fait c'est exactement le contraire attrition des moyens diminution des effectifs nicolas sarkozy a joué de ce point de vue là mais comme tout le monde comme tous les hommes politiques à jouer qui ont été en charge des dernières années a joué un rôle assez intéressant puisque ministre de l'intérieur il mène une politique et ensuite présent dans le public il emmène une autre toujours est il qu'au final les effectifs ont diminué considérablement d'accord et particulièrement l'encadrement intermédiaire les brigadiers les effectifs de la police nationale en diminue considérablement l'encadrement intermédiaire a diminué considérablement donc ça veut dire que quand on a des policiers sur le terrain que ce soit au maintien de l'ordre wire madisons ils sont beaucoup moins encadré qu'il ne l'était or le maintien de l'ordre c'est une c'est une activité qui n'est pas une activité de police au sens où une activité de police et une activité dans laquelle les fonctionnaires sont sont censés faire usage d'un pouvoir discrétionnaire et d'un pouvoir d'appréciation ils ont de l'autonomie par définition mais en maintien de l'ordre le fonctionnaire c'est un playmobil je veux dire c'est pas méprisant de le dire le fonctionnaire en maintien de l'ordre il doit obéir comme un seul homme on n'est pas autonome on ne travaille jamais seul on ne fait rien seul du fait de l'attrition des moyens donc je poursuis ça va répondre votre question du fait de cette baisse des moyens il faut quand même gérer donc il monte en puissance des manifestations alors ça se traduit par quoi deux choses rapidement une première chose c'est le fait qu'on fait maigrir et qu'on met un peu aux marges les forces spécialisées de maintien de l'ordre qui coûte cher les gendarmes et crs parce que eux ils sont ils sont spécialisés là dedans c'est là c'est leur tâche et leur coeur de métier le maintien de l'ordre et comme dans les années 90 on avait le sentiment dans les sphères gouvernementales qu'il y avait de moins en moins de manifestations c'est un peu fini tout ça et c'est qu'ils auraient plus de gros problèmes d'ordre public bas on a quand même bien diminué ses forces spécialisées d'accord disant qu'il faudrait il va falloir introduire des réformes sérieuses pour revenir si seul mais l'intention n'est pas l'intention et orthogonale à ce que ce que vous annoncez donc parce que l'intention c'est justement de cette manière on pourrait le dire comme ça de diminuer encore plus le rôle des forces spécialisées dont vous savez que depuis plusieurs années elles sont occupées parce qu'en est-il on estimait que finalement elle servait pas à grand chose puisque est plus temps de manif donc on l'est on les a dispersés utilisé sur les tas d'autres tâches et puis par ailleurs l'idée dont on voit les effets aujourd'hui que ces forces spécialisées qui coûtent trop cher on va les remplacer en indien de l'ordre de + en + part de la police nationale ou la gendarmerie départementale c'est à dire des fonctionnaires de police qui font de la police et qui a l'occasion lorsque ce sera nécessaire feront du maintien de l'ordre et sa forme et pour ça alors c'est là que se pose la question de la formation et la revient la question de l'argent en fait à tous les étages c'est une question d'argent il faut je pense que c'est important de le dire parce que les débats aujourd'hui tourne beaucoup autour de questions de principe de on est pour on est contre la police franchement c'est pas là que ça se joue il faut parler d'argent et si on commence à parler d'argent il ya de bonnes chances d'ailleurs pense que que les sociologues deux tombent d'accord avec les syndicats de police que voyez c'que j'veux dire ça ça redistribue les cartes parce qu'en réalité une sorte de méconnaissance de ce qui est en train de se passer c'est à dire que le mr l'internet en train de maigrir au point que du ca la mère la police nationale est en train de se dissoudre donc aujourd'hui la brutalisation allait aussi redevable de cette de ce défaut de formation de la police qui qui est amené à faire du maintien de l'ordre dans votre livre vous évoquez l'isolément progressif de l'institution policière alors aujourd'hui la loi de sécurité globale notamment les opposants disent que c'est la loi de la police écrite par la police et que notamment parce que le rapporteur de cette loi j'ai mis le feu vert il est un ancien du raid est ce que le pouvoir politique aujourd'hui ne serai pas coincée pris un peu à son propre jeu est-ce qu'il n'aurait pas d'autre choix que d'afficher son soutien à une institution policière finalement qui est devenue autonome et donc de donner suite à ses revendications en d'autres termes la police était là la botte du pouvoir ou est ce le pouvoir qui est à la botte de la police alors est il est à peu près certain enfin je ne vois pas comment on peut le contester tellement c'est visible que dans la période contemporaine les rapports entre la police et l'autorité civile et le pouvoir exécutif s'est sérieusement abîmée à la fois parce que on a le sentiment il faudrait détaillé mme on a le sentiment que ils ont l'institution policière et tout particulièrement la préfecture de police à paris qui est une sorte de petit état dans l'état que ces instits que ces institutions donc tiennent un petit peu la dragée haute au pouvoir politique et tout particulièrement au ministre que ce soit le ministre actuel le ministre précédent où d'autres avant qui il faut le dire se sont révélés disons pas tout à fait adapté à la mission qui leur avait été confié on va pas reprendre la liste de tous les mises de l'intérieur depuis 1945 mais on sait on réfléchit sentent deux minutes et je peux vous dire que les policiers y pense on sait très bien qu'un certain nombre de ministres se sont montrés se montre et depuis un certain depuis plusieurs années c'est le cas systématiquement particulièrement disons pleutre face alors s'exercer plus et plus c'est plus un ministre qui exerce son rôle de ministre c'est un chef de bande et qui le dit donc si vous voulez je pense pas qu'un cas darmanin qui effectivement à dire alors on les demis qui disent des bêtises c'est ça le problème qu'ils disent publiquement des bêtises et ça ça abîme en quelque sorte la relation hiérarchique parce qu'on en a qu'un un mini c'est quand même le patron là on a l'impression d'avoir des patrons qui sont à la fois incompétent je pense je pas le chargé mais il est ministre en ce moment mais agen darmanin commentant la loi qui entre en discussion en disant des choses qui sont totalement contraire à ce qui est dans le texte de loi comme s'il ne l'avait pas lu enfin selon la loi va faire que on va devoir flûte et on va devoir flouter les visages il a dit une série de bêtises mais de d'erreurs manifestes qui montrait alors soyons généreux qui montrait sans doute que il avait une stratégie c'est une stratégie politique et qu'il a qui connaissait le texte qui faisait exprès de dire des bêtises plus en plus ça que mentir ou alors ils avaient tout simplement pas lu le texte il avait mal compris je ne sais pas enfin tout ça est assez étrange et c'est un exemple mais disons qu'on a on a on a eu une série de ministres de l'intérieur qui se sont montrés particulièrement peu vigoureux vis-à-vis de leurs de leur force et donc de leurs subordonnés et vis-à-vis des syndicats de police qui quand même on subit ont connu une évolution depuis une vingtaine d'années tout à fait tout à fait étonnante qui fait qu'aujourd'hui ils deviennent enfin il ya des éléments toxiques en quelque sorte dans le fond le fonctionnement de l'univers syndical policier aujourd'hui commence à devenir toxiques les syndicats montent au créneau de manière quand même tout à fait étonnante dès qu'un homme dès qu'un l'exécutif prend l'apparence que soit le président de la république le premier ministre le ministre de l'intérieur qui prend la parole qui ose dire oui apte à des violences policières je pense à l'intérêt l'interview étrange de d'emmanuel mac ronde en brut pour brut et s'est immédiatement on sort les menaces de mort les insultes la grève du zèle enfin c'est quand même étonnant non je ne connais pas un autre univers syndicales ou les syndicats tiennent aussi fort la dragée haute de leur patron n'existe pas donc ça dit quand quelque chose d'inquiétant et cela cela va dans dans le sens que vous disiez c'est à dire qu'effectivement ça donne le sentiment que l'institution policière a eu tendance à s'affranchir en quelque sorte de du contrôle du poids si vous voulez de l'exécutif parce que par des formes d'autonomisation si vous voulez parce que notamment donc les syndicats ont un petit peu changé de nature il ya une surenchère entre syndicats qui fait qu' on est toujours dans dans dans le dans le dans l'exagération donc ça veut dire que ça ne peut que favoriser la loi de l'omerta sur les violences policières sur la question du racisme enfin surtout les problèmes qui peuvent se poser à l'intérieur de l'institution et que l'exécutif apparaît d'une sa manière un petit peu pieds et poings liés à l'or mondial mais pourquoi pieds poings liés il suffit de faire le ménage mais non parce qu'on est aussi dans une situation où terrorisme loi sur le terrorisme pensez au bataclan penser à cette image de la police qui en fonction des événements changent du tout au tout celio un jour toute la france aime la police et l'autre jour toute la france des tests la police ce qui n'est pas vrai parce que les sondages montrent de manière assez constante une appréciation par les français de leur police même si aujourd'hui les sondages montrent qu'ils en ont de plus en plus peur jusqu'à quand même très inquiétant et pourtant effectivement vous l'évoquez notamment les attentats de 2015 qui ont vraiment redorer en tout cas qu'il y avait en donner une très bonne image de l'e-mail de la police en france on est passés donc de ces policiers qui étaient acclamés dans les rues à des manifestations comme celles qui sont en train de se dérouler actuellement qui vise à contester littéralement une loi qui donnerait plus de pouvoir à la police et on avait des notamment je pense à la manifestation du 28 novembre la marche des libertés qui a rassemblé des centaines de milliers de citoyens à travers la france est-ce que la rupture entre la france en tout cas une partie des citoyens et la police n'est pas consommée en tout cas en tant qu'observateur nous qui allons dans les manifestations on constate une montée vraiment de la haine anti police des slogans de plus en plus présent tout le monde déteste la police comment comment comment faire face à cette situation alors d'abord je pense que rien et enfin tout peut changer tout peut aller dans un sens comme dans l'autre on est dans l'action politique donc il suffit il suffirait par exemple que qu'un gouvernement comme le gouvernement actuel prennent conscience des dérives assez grave qu'on est en train de vivre est elle suffisamment confiance en lui-même pour prendre des mesures un peu drastiques en changeant de ministres en changeant de préfet cdc du symbole parce que c'est pas ces personnes là qui sont qu'ils sont ce n'est pas en supprimant la personne que vous supprimez le problème enfin c'est des signes qu'il faut envoyer la population civile et plusieurs années se développe le une tendance dans sur plusieurs dimensions à au développement de la prévention les manifestations c'est comme si si vous voulez on se disait au fond c'est la phrase du général custer sur les indiens une bonne manifestation c'est une magnifique aura pas eu lieu voilà comme un bon indien c'est un indien mort ok c'est une manière de résoudre le problème s'il ya plus de manifestations il ya plus prendre de maintien de l'ordre bien sûr m'enfin c'est pas comme ça que ça se passe donc c'est vraiment à 100 tous les moyens mis en place développe le préventif ça veut dire que donc cc liée aussi aux lois sur le terrorisme va pas en train de détail des dispositions juridiques qui le favorisent maintenant c'est possible parce que tout débordement à chaque manifestation quasiment alors ça fonctionne mais à l inverse de ce qui était prévu c'est à dire que à force ils voulaient de mettre des obstacles d'empêcher de traiter on va le dire rapidement de traiter les manifestants comme des hooligans ce parce que ça a glissé comme ça terroristes ou hooligans fin tout simple militant politique terroristes ou hooligans sont à l'impression par moments à entendre certains fonctionnaires et à lire certains documents que tout ça c'est la même chose s'est il faut peut-être revenir en réfléchir un peu là parce que c'est quand même un problème et donc et donc on peut tout à fait on peut tout à fait revenir en arrière sur là dessus mais il faudrait effectivement des gestes forts c'est pas c'est pas demain ni après demain ni avant la prochaine élection présidentielle qu une réforme profonde du maintien de l'ordre se fera dans le sens dans un sens ou dans l'autre parce que tout ça coûte de l'argent l'apparition du drone l'engouement pour les drones l'utilisation des drones c'est le produit notamment de leur raréfaction des moyens parce qu'un gros un drone ça ne coûte pas cher ça commence à coûter cher quand les goélands les manches systématiquement mai mais en admettant que quand qu'ils soient pas détruits à chaque vol ce qui est plutôt le cas et bien un drone c'est très économique les drones voit de plus en plus équipés pour l'instant les drones ils prennent des photos du film quoi mais les drones qui projette des produits marquants à 300 de 300 mètres de hauteur il existe déjà donc cela c'est la guerre chirurgicale mai en manifestation les drones qui peuvent lancer des balles des balles caoutchouc bien sûr il existe déjà c'est comme ça ça pourrait être appliquée en france mécaniquement si le les mouvements sociaux continuent à exister à se développer car elles ne sont pas complètement écrasée par la peur d'aller en manifestations et par la répression qui aujourd'hui se déploie quand même un petit peu de manière ouverte bon mais bon c'est pas tout dans toute la france et on voit bien que ça produit l'effet inverse pour l'instant ça ne fait que stigmatiser agen galvaniser les manifestants donc voilà donc 6e si cela continue cela que les manifestants ne sont pas découragés complètement d'aller manifester et s'il n'y a pas plus d'argent il n'y a pas plus de moyens oui c'est plausible série drôle c'est un exemple parmi d'autres c'est tout à fait réaliste puisqu'on en parle donc on voit l'état actuel des choses est déjà assez dramatique en manifestation il ya beaucoup de manifestants qui sont violentées pouvoir qui ont été mutilés c'est devenu presque systématique c'est aussi le cas des journalistes qui ne sont non seulement pas épargné mais même parfois visé ça a été largement documenté et on constate également un nombre croissant d'arrestations en manifestations comme on l'évoqué en début d'émission qui sont parfois complètement arbitraire et une fois que les personnes sont arrêtées en détention ne respecte même pas leurs droits élémentaires et voiron les gardes très longtemps en garde à vue plus que ce que l'autre la loi ne l'autorisent quel est le danger démocratique ça présente cette évolution du maintien de l'ordre alors d'abord de manière tout à fait immédiate le premier le premier danger c'est que on a un préfet de police qui ne respectent pas la loi oui à de très nombreuses réserves l'heure c'est énorme comme truc est ce que vous pourriez par exemple citer quelques exemples bien kankankan vous avez vous avez donné des exemples le fait par exemple de se servir de l'arrestation de la garde à vue à des fins de dissuasion à des fins d'empêchement de manifester est une véritablement il légal d'accord ça viole la liberté d'expression ça viole tous ensemble de principes et c'est donc quand quand c'est sur les ordres du préfet de police que ces choses-là sont ensemble c'est pas les policiers qui ont pris l'initiative là ça vient vraiment de l'exécutif en tout cas du préfet de police et donc du ministre pourtant que le ministre ait la main sur le préfet aujourd'hui mais voilà c'est un exemple mais qui est très grave et bien entendu mais au-delà de ça ça veut dire aussi que quand on est plus en plus on a le sentiment que de ses pas le sentiment est ce qu on a interviewé beaucoup de policiers qui nous l'ont dit pour s'en plaindre ou s'en féliciter plus tôt pour s'en plaindre que s'en féliciter on est dans un moment où l'exécutif du ca est en quelque sorte dans sa tête semble avoir réglé le problème c'est pas cet exécutif là c'est depuis plusieurs gouvernements c'est la droite comme la gauche à savoir que la fois la rue il faut que la rue arrête de nous empêcher de gouverner en a été élu démocratiquement certes par 20% la population mais ça on oublie très vite donc on est légitime et maintenant on va mettre en oeuvre un programme il faut arrêter de se laisser mettre des bâtons dans les roues à chaque fois qu'on veut faire une réforme parce qu'on n'y arrive jamais c'est bien la maladie de la france est bien française clause est sûre revoilà donc tout ça c'est une rhétorique bien rodée mais qui désormais ancien qui désormais se traduit par une décision du sein de manière qui consciente un de se dire d'en bas il faut faire en sorte que les manifestations soient de moins en moins et de moins en moins d'impact potentiel donc il faut en faire diminuer la force et c'est donc deux choses 1 on va plus répondre ça c'est une erreur politique fondamentale on ne va plus répondre on va regarder ailleurs quand les gens sont dans la rue voilà quel que soit leur nombre ce qui est une erreur politique fondamentale puisque en démocratie fin dans l'intégration progressive qui sont les nôtres entre deux élections le seul moyen pour le citoyen de s'exprimer de leur propre initiative donc pas à travers les sondages ce sont leur pose des questions qui ne se sont pas posés donc c'est pas exactement comme ça que l'opinion s'exprime c'est la manifestation on a un pouvoir exécutif qui se dit bah finalement pour se débarrasser du poids de la contestation entre deux élections on va supprimer le problème en supprimant l'expression du problème c'est au roi lear et puis c'est idiot enfin il faut le dire là pour le coup c'est idiot débat public la communication c'est un petit peu le nerf de la guerre en tout cas pour ce qui concerne la la contestation d'une loi et j'aimerais juste revenir sur le rôle des médias notamment dans le maintien de l'ordre puisque vous consacré tout un chapitre de votre livre intitulé face aux médias la bataille de la communication qu'est ce que l'irruption des chaînes d'information en continue à changer au maintien de l'ordre directement alors que ça paraît quand même pas instinctivement ça paraît pas corrélés parce que dans les tours de contrôle on regarde les chaînes d'information en temps réel les salles de contrôle sont équipés de télévisions et les tours de contrôle pour la prochaine étape oui les salles de contrôle partout où on va si on est dans une salle de contrôle d'antan dans un endroit où un pc il ya ba bfm signe ou c'est en permanence parce que justement parce que comme l'a dit jean michel fauvergue reprenant le file a pas repris c'est une expression courante le type de notre chapitre sur les sur le les médias c'est une guerre de qom c'est une garde comme donc évidemment quand on regarde ce qui est produit est désormais si vous voulez il ya une conscience très aiguë ses plus anciens que c'est pas si récent mais une conscience très aiguë dans la police ils ont raison que il ya à la fois la gestion de manifestations sur le terrain on va gagner on va perdre on va bien faire un mal faire mais après il ya ce qu'on appelle la manifestation de papier c'est l'expression de patrick champagne qui était un instrument très heureuse donc un livre de 1990 donc c'est pas si récent mais qui pointe le fait que ensuite il ya tout le travail d'interprétation de ce qui s'est passé et le sens qui va être donnée de ce qui s'est passé qui correspond pas forcément à la réalité de ce qui s'est passé c'est ça qui va primer c'est ça qui va faire que le ministre va sauter c'est ça qui va faire que le préfet va sauter c'est ça qui va faire que le commissaire va être muté ou que dans les médias on va dénoncer les violences policières que dans les médias on va se féliciter du fait que la police a bien fait son travail dans kane c'est vrai qu'il ya une guerre de communication ah oui jean michel fauvergue a absolument raison sur ce point il y à une guerre de communication mais là où ça devient un petit peu gênant est compliqué me semble-t-il c'est que je ne suis pas certain qu'il soit légitime en démocratie que la police en tant qu'institution se lance dans cette guerre de communication il est évident que du côté de la société civile des partis politiques des syndicats enfin de tout ce qui compose à ceux des civils il est normal que ça communique et que ce qui est des luttes autour de ces communications c'est l'essence de la démocratie c'est le conflit mais qu' un ministère une institution une police au service du peuple donc des citoyens des fonctionnaires rentrer dans une logique de guerre de communication avec une partie des citoyens une partie des 2 de l'as taissy ça va pas ça ne va pas c'est se tromper vraiment lourdement que de considérer que puisque il y à une communication qui s'y développe etc eh bien il faut que nous aussi on soit dans dont on qu'on réponde en gros terme à terme et c'est ça d'une manière qui est la grande misère du maintien l'ordre en france aujourd'hui me semble-t-il c'est ce jeu de miroir c'est à dire qu'on a le sentiment que face aux innovations manifeste en face aux transformations du paysage médiatique face à aux évolutions le maintien lors ne peut pas se penser autrement qu'en miroir un miroir ça veut dire que à izon 2 il utilise de nouveaux armements ben on va utiliser encore des nouveaux étaient sur le même plan les délinquants parfois bah disons que quand quand on voit la manif de samedi dernier les interventions enfin les premières à des arrestations au hasard pour pour casser le cortège et pour envoyer un signe clair qu'on ne te laissera rien etc d'un point de vue technique très bien ya peu il n'y a pas eu de façade ne va pas parce que parce que là on a des comportements qui sont qui sont qui sont pas des comprenant deux fonctionnaires de police c'est pas comme ça qu'on fait du maintien alors on n'arrête pas les gens arbitrairement dans un cortège en plus de manière musclée on va dire juste parce qu'on s'est dit que potentiellement il a une tête qui me revient pas lui sans doute qu'il va lancer des cailloux dans trois heures on peut pas faire ça ça va pas on peut pas non plus on peut pas non plus arrêter les gens préventivement comme la vie mentionné tout à l'heure en masse avec l'idée qu'un gars comme ça ils iront pas la manifestation donc bah ça en fera moins et puis ça va décourager les autres c'est pas ça je dire le maintien l'ordre s'il logique de course aux armements sauf qu'on n'est pas dans le nucléaire la ja pas d'armes nucléaires donc on est dans une logique de course aux armements où on monte les tours et on est de plus en plus violents de part et d'autre et ce qui est inquiétant c'est de voir dans ces manifestations que et là c'est plus des tactiques black blocks parce qu'on voit bien les gens qui pratiquent la tactique black blocks de manière convaincu avec derrière une idéologie une formation d entraînement etc on les distingue très facilement en regardant les images quand on est un peu habitué du petit jeune ou de la mère de famille serra qui brille en a marre je suis choqué etc etc et donc moi aussi je vais y aller je me mets en noir et puis je vais je faire le coup de poing on en a vu beaucoup là ces derniers temps des gens qui ne savaient manière navigue autour de l'action black bloc mais mais sans savoir sans avoir ces eu plus que les idéologique bien convaincus qu'ils tapent qui vont taper sur les policiers parce que justement comme j'ai dit au départ les anarcho autonome n'ont pas cessé c'est pas de blesser ni tuer des policiers qui dans leur viseur c'est pas ça la tactique est donc est donc le problème c'est que si la halle disons le désamour pour la police voire le rejet de la police se développe en manifestation passe a produit ce qu'on voit aujourd'hui qui est très inquiétant des gens qui vont par exemple s'acharner sur un policier c'est inacceptable de même que dans le mouvement des rappelez-vous dans le moment d gilet jaune 1er décembre je crois manuvie 1er décembre aux champs elysées donc autour de l'arc de triomphe vous avez un jeune gendarme qui se fait qui se fait attraper par par trois 3 gars qui kills qui leur os et il aimait immédiatement tout ça va très vite il est immédiatement prise en charge sortie de sauver enfin sauvé la delà de la de la rouste par des gilets jaunes qui le sortent c'était il ya quelques mois ça aujourd'hui je suis pas sûr qu'ils aient grand monde qui viendrait de sortir le policier des griffes des trois qui lui tapent dessus il ya eu deux ans de violences policières notamment et c'est très important de le préciser d'impunité policière on l'évoquait ces arrestations arbitraires toutes ces dérives en tout cas ce que le gouvernement qualifie de fait de bavures de faits ponctuels comme s'ils n'étaient pas systémiques est ce que toutes ces dérives qui vont être rendues possibles encore plus possible par la loi de sécurité globale est ce que ça ne va pas justement favoriser cette montée de la violence en renforçant encore une fois ce fossé entre une partie des citoyens et l'institution policière qui je le crains pourrait peut-être être irrémédiables un certain temps est-ce qu'un point de non retour non je pense pas qu'il ya jamais de point de retour mais mais disons que plus en avance sa direction puis ce sera difficile de revenir en arrière parce qu'il faut rétablir des choses qui sont difficiles à établir comme la confiance voilà mais il ya aussi des choses plus difficiles qui sont difficiles à rétablir ne serait ce que pour des raisons mécaniques tout à l'heure je mentionnais l'attrition des moyens donc moins de personnes recrutées et surtout des personnes qui sont on pourrait dire tellement mal formés qu'on peut même considérer qu'elles sont plus vraiment formés et je crois pas exagérer depuis 2015 donc ça veut dire que depuis plusieurs années chaque année il ya une corde de nouveaux gardiens qui rentre dans la police nationale qui exerce son métier en ayant été pas formés donc ça veut dire que vous rajouter encore cinq ans comme ça et voyez pas ce que ça se renouvelle jeu les gens partent à la retraite les nouveaux arrivent là aujourd'hui je sais pas quelle est la proportion je ne sais pas quelle est la proportion des nouveaux recrutés dans mais ça devient tout à fait inquiétant d'ailleurs dans un certain nombre d'affaires que l'igpn a eu ou aura à connaître il y as on voit bien que les fonctionnaires qui sont mises en cause sont des fonctionnaires qui ne sont justement de cette génération là qu'ils ont ils n'ont pas été formés et là ça pose un énorme problème pour le pouvoir politique pour le politique quel qu'il soit c'est que dire cela c'est clairement indiqué que la responsabilité est entièrement politique entièrement politique c'est pas le problème c'est pas notre police et racisme police et méchante nos fonctionnaires sont non c'est pas ça ça c'est le résultat de politiques qui font que si vous formez plus les gars ils seront pas former les gendarmes aujourd'hui regardez les gens d'importants mouvements des gels et je ne le crs il combien de munitions qu'ils utilisaient par rapport à la police combien de personnes ont-ils énucléé peut quasiment pas donc donc au fond je veux dire c'est une évidence des fonctionnaires formés quelles que soient leurs opinions politiques vous est ce que je veux dire c'est que ça peut être des racistes confirmé c'est pas le problème mais quand il quand il est quand il est au travail si vous voulez et quand il est dans dans son escadron doit 100 compagnies bas ils marchent au doigt les rues parce que c'est ça qu'il a appris la une formation militaire moi je considère que c'est ça qui nous font maintien de l'ordre que ce soit des forces spécialisées ou la police non spécialisés mais qui une formation de nature militaire il faut que les qu'il faut clé les avants maintien de l'ordre obéissent au doigt et à l'oeil il est plus question il faut que ça s'arrête d'entendre des fonctionnaires de police dans les manifs qui insultent les manifestants qui répondent aux quolibets qui entament des discussions quand on le voit tout le temps sur les barrages c'est insensé c'est quelque chose qu'il faut jamais faire les petits règlements de compte il ya toujours eu des ce qu'on appelait la course à l'échalote et on lâche une charge après avoir subi les orions pendant des heures ben évidemment il ya toujours un fonctionnaire un petit peu qui va qui va qu'un a repéré un qui va lui frotter les oreilles mais souvent il y avait il est identifié ce fonctionnaire parce qu'il est un peu nerveux on va dire et ses collègues sont là pour le basque yahia il ya un groupe et puis un officier tout ça et s'est délité merci beaucoup en tout cas pour pour cette analyse c'est la fin de cet entretien merci beaucoup de l'avoir regardé jusqu'au bout si vous l'avez apprécié vous pouvez le partager sur les réseaux sociaux et si vous le pouvez devenez sociaux moi je vous dis à bientôt journaliste indépendante je travaille dans de nombreuses rédactions dont celle du média tv depuis quelques mois j'y trouve un lieu de totale liberté d'expression où je peux donner la parole à des économistes hétérodoxes dont le regard ne peut qu'enrichir le débat démocratique et mettre en lumière les failles du néolibéralisme en cette période de crise sanitaire ici je peux interrogé des auteurs des citoyens engagés donner une voix à ceux qui n'en n'ont pas et mettre en lumière des idées différentes de celles que l'on voit dans le paysage médiatique traditionnels [Musique]

POLICE AUX ORDRES : DARMANIN EST DEVENU UN CHEF DE BANDE — Gérald Darmanin · Pourquijevote