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interviewC à vous· 19 février 2026 52 min

Meurtre de Quentin Deranque : le point sur l’enquête - C à Vous l’Intégrale - 19/02/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 5.

A la une, 7 mis en examen pour homicide volontaire du militant d'extrême droite Q.Deranque. - L'analyse des faits, notamment le très grand nombre de coups portés directement sur le visage et sur le crâne de Q.Deranque, les auditions des témoins, les interrogatoires des mis en cause, les investigations techniques, les résultats de l'autopsie de la victime et l'exploitation des vidéos conduisent le parquet à ouvrir dans les minutes qui viennent une information judiciaire criminelle devant les juges d'instruction et à requérir la mise en examen du chef d'homicide volontaire sur Q.Deranque. - A.-E.Lemoine: Parmi ces 7 suspects, tous contestent l'intention d'homicide. - P.Cohen: Certains reconnaissent avoir participé aux violences, mais aucun ne dit avoir porté les coups mortels.

D'autres personnes sont encore recherchées. - A.-E.Lemoine: On en parle avec V.Gautronneau, journaliste au service police justice du "Parisien".

Vous avez cosigné une enquête sur le profil des suspects du meurtre de Q.Deranque. A vos côtés, N.Bastuck, rédacteur en chef droit et justice au "Point".

Vous analysez l'arme juridique qui pourrait permettre de poursuivre l'ensemble des agresseurs présumés de Q.Deranque sans distinguer l'auteur du coup fatal. Emilie? - E.Tran Nguyen: Les agents de la SNCF et de la RATP seront bientôt équipés de tasers.

C'est pour mieux lutter contre les violences dans les transports, selon P.Tabarot. Ca fait beaucoup réagir, entre ceux qui sont d'accord et ceux qui trouvent ça choquant. - A.-E.Lemoine: Un choc historique pour la monarchie britannique. ... - L.Amar: Andrew en garde à vue et les télés anglaises en confusion.

Je vous montre tout ça tout à l'heure. - A.-E.Lemoine: On parlera de ça avec nos invités.

Dans le 5/5, le tourisme de crues qui suscite la colère. - C'est un lieu de visite, en fait. Ce n'est pas un parc d'attractions.

Ce qui nous inquiète, c'est quand les gens prennent des risques. - L.Sénéchal: C'est dans le Maine-et-Loire.

Des scènes identiques en Charente-Maritime. 5 départements en vigilance rouge. Les crues sont décidément interminables, même avec l'accalmie qui arrive. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h, Miou-Miou et A.Dussollier, qui forment un couple de cinéma, dans un film qui sort mercredi prochain.

Dans L'OEil de Pierre? - P.Lescure: Hitchcock et "Les Oiseaux". - A.-E.Lemoine: En cuisine, B.Chameroy aux côtés de notre cheffe. - B.Chameroy: Bonsoir à tous.

Est-ce que vous voulez terminer la semaine sur une note guillerette? - A.-E.Lemoine: Oui! - B.Chameroy: Nous avons des tourtes préparées par Albane. - A.Auvray: C'est les tourtes de Groot La Tourte.

C'est notre spécialité dans notre restaurant. C'est un montage en pithiviers. - B.Chameroy: Merci.

Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'Edito de Patrick.

Pour la mort de Q.Deranque, le procureur de Lyon requiert la mise en examen de 7 suspects. - P.Cohen: Tous devraient être poursuivis pour homicide volontaire, faute d'avoir pu identifier formellement l'auteur des coups mortels. - Lors des interrogatoires, placées en homicide volontaire, 2 d'entre elles refusaient d'expliquer leur présence sur les lieux.

Certains admettaient avoir porté des coups à Q.Deranque ou à d'autres victimes. En revanche, ils contestaient tous une intentions d'homicide. - P.Cohen: Tous contestaient l'intention d'homicide. 7 hommes devraient être placés en détention provisoire.

Ils sont âgés de 20 à 26 ans. Ils sont pour la plupart étudiants. L'un d'eux est assistant parlementaire.

Ca a été confirmé par le procureur. C'est J.-E.Favrot, collaborateur de R.Arnault. 2 ont des antécédents judiciaires. 3 font partie ou sont proches de la mouvance ultragauche.

Voici les informations délivrées ce matin. 7 suspects accusés d'avoir pris part aux violences. D'autres sont recherchés.

Il a dit qu'ils étaient identifiés? - V.Gautronneau: Les suspects restent à identifier. - P.Cohen: 4 autres ont été remis en liberté.

On avait parlé de 11 arrestations hier soir. 3 femmes et un homme, soupçonnés de les avoir aidés à se soustraire à la justice. Ils seront convoqués ultérieurement pour répondre de recel de malfaiteurs. - A.-E.Lemoine: Sur le plan politique, la tension reste vive, mais rien n'a bougé depuis hier. - P.Cohen: J.-L.Mélenchon et LFI restent arc-boutés sur la défense de R.Arnault, dont la démission est demandée de toutes parts, pour le cofondateur de la Jeune Garde.

Il ne quittera pas l'Assemblée nationale et il ne sera ni suspendu ni exclu du groupe LFI. "En vertu de quelle règle un employeur devrait être responsable des actes commis par l'un de ses salariés?", disait ce matin M.Bompard, coordinateur de LFI, refusant de reconnaître la responsabilité morale dans la mort de Q.Deranque.

Mais quid de la responsabilité de la Jeune Garde? C'est un mouvement lié aux Insoumis. Leur présence est avérée sur les lieux des violences.

Quid de ces responsabilités? Réponse de M.Bompard: "Les faits ne leur sont pas imputés.

Ils ont été dissous." La Jeune Garde n'existant plus, il ne peut plus y avoir de responsabilité. - A.-E.Lemoine: E.Macron a pris la parole depuis. - P.Cohen: Le président a demandé aux partis extrêmes de "faire le ménage".

C'était l'expression de S.Lecornu avant-hier à l'Assemblée nationale. Une nuance qui n'avait pas été donnée par le Premier ministre: le président évoque aussi bien l'extrême gauche violente que l'extrême droite. - E.Macron: En l'espèce, c'est un mouvement d'action violente liée à l'extrême gauche.

Très clairement, la justice doit passer, les responsables politiques de quelque accointance que ce soit, doivent prendre leur responsabilité Et elle doit être démocratiquement discutée. A l'extrême droite, il y a également des mouvements violents. Ces mouvements doivent être combattus, continués d'être éradiqués.

Rien ne saurait les justifier. Mais n'entrons pas dans un face-à-face. - P.Cohen: Quant aux mouvements violents de l'extrême droite, on se souvient de la dissolution de Génération identitaire en 2021, un mouvement dissous à l'époque par G.Darmanin sous les protestations du RN.

Il y a d'autres groupuscules et d'autres forces qui ont pris la suite de Génération identitaire, dont Les Natifs. Petit bonus présidentiel. E.Macron a répondu à la présidente du Conseil italien, G.Meloni, qui disait que la mort de Q.Deranque était une blessure pour l'Europe entière. "De quoi je me mêle?" Voilà ce que répond le président. - E.Macron: Quant aux autres commentaires politiques...

Je suis toujours frappé de voir que les gens qui sont nationalistes sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres. Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés. - P.Cohen: Il n'a pas démenti si c'était pour G.Meloni.

Ce soir, le gouvernement italien a fait part de sa stupeur dans une réaction inédite à la réaction sur la réaction...

On attend la réaction... - A.-E.Lemoine: Vous nous tiendrez au courant.

Revenons-en à cette conférence de presse du procureur de la République de Lyon, qui a rappelé que parmi les 11 suspects interpellés entre mardi soir et mercredi matin, 7 sont soupçonnés d'avoir joué un rôle direct dans les violences. Ces suspects, en grande majorité, étaient connus du renseignement territorial, ce qui explique la facilité de leur interpellation? - V.Gautronneau: Le travail des policiers aussi explique la rapidité de leur interpellation.

Ce sont des jeunes qui, pour la plupart, sont connus des renseignements. La Jeune Garde est implantée depuis très longtemps à Lyon et présente dans de nombreuses manifestations, sous ce nom propre, avant sa dissolution. Mais ses gens continuaient de manifester par la suite.

Ils étaient connus du renseignement et de leurs ennemis de l'ultradroite, avec qui ils se sont battus à Lyon jeudi dernier. Beaucoup de noms avaient fuités sur les réseaux sociaux. Ceux qui connaissent le mieux les militants ultragauche antifa, ce sont les militants ultradroites et vice versa. - A.-E.Lemoine: Le nom d'une jeune femme avait fuité sur les réseaux sociaux.

Son père a dû prendre la parole pour dire qu'elle n'était pas là au moment des violences, car elle était en Erasmus. - V.Gautronneau: Elle n'a pas été interpellée. - A.-E.Lemoine: Ca a donné lieu à du harcèlement et des menaces sur sa famille.

Est-ce qu'on en sait plus sur le profil de ces 7 suspects? - V.Gautronneau: Ce sont des jeunes qui ont une vingtaine d'années, qui sont pour beaucoup engagés depuis longtemps politiquement dans la mouvance antifasciste lyonnaise.

Pour certains, ce sont des jeunes étudiants à Lyon. Ils se sont agglomérés autour de la Jeune Garde. - A.-E.Lemoine: Ils sont salariés ou étudiants? - V.Gautronneau: Certains sont étudiants, d'autres salariés.

Il y a un collaborateur parlementaire, un autre stagiaire de R.Arnault pendant un temps. - P.Cohen: On peut penser qu'ils sont descendus à Lyon pour l'occasion. - V.Gautronneau: Beaucoup sont originaires du secteur.

Est-ce que ces gens étaient à Lyon parce que certains vivent à Lyon ou sont-ils allés à Lyon parce qu'il y avait une conférence de R.Hassan? - P.Cohen: Ca peut être un élément de contexte intéressant. - V.Gautronneau: Mais beaucoup sont originaires notamment de la Haute-Loire, de la zone périphérique de Lyon. - A.-E.Lemoine: Un des 4 assistants parlementaires de R.Arnault est cité.

Il avait démenti être responsable du drame. Son avocat a annoncé que son client reconnaissait en partie les faits qui lui étaient reprochés. - Devant la gravité de ce drame, J.-E.Favrot a adopté une conduite digne.

Il a reconnu les faits qui lui étaient reprochés, la commission des violences et sa présence sur les lieux. Il a indiqué qu'il n'était pas l'auteur des coups qui ont provoqué le décès de Q.Deranque.

Il a exposé qu'en aucun cas il ne s'agissait d'un guet-apens. Il s'est dit absolument, non pas triste, mais son terme était "dévasté". - A.-E.Lemoine: Il est revenu sur sa version des faits, J.-E.Favrot? - V.Gautronneau: Il reconnaît être présent.

Je ne me rappelle plus les termes de sa 1re déclaration. Il reconnaît être présent, avoir participé à ce lynchage, même s'il dit ne pas avoir frappé directement Q.Deranque. - A.-E.Lemoine: Il y a un attaché parlementaire de R.Arnault parmi les suspects.

Ce matin, dans "Le Parisien", vous indiquez qu'un autre attaché parlementaire de R.Arnault avait été identifié et interpellé. - V.Gautronneau: Il a été placé en garde à vue.

C'est un collaborateur parlementaire qui travaillait plutôt en circonscription pour R.Arnault. Il a été interpellé parce qu'il était dans une voiture, en présence d'un des suspects de l'agression mortelle. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'il fait partie des 4 personnes suspectées de recel de malfaiteurs? - V.Gautronneau: Oui, il a été en garde à vue pour recel de malfaiteurs.

Il sera convoqué prochainement. - A.-E.Lemoine: Il se faisait appeler par un pseudonyme à l'Assemblée.

Pourquoi? - V.Gautronneau: Il avait bien donné sa carte d'identité véritable, mais il souhaitait être appelé par un autre nom, selon Y.Braun-Pivet.

Les policiers de l'Assemblée doivent faire le criblage sur les assistants parlementaires. Il utilisait un pseudo...

R.Arnault aussi utilise un pseudo. C'est quelque chose d'assez courant dans la mouvance antifa, pour protéger leur famille, notamment, de représailles éventuelles. - A.-E.Lemoine: L'enquête est loin d'être terminée.

Le procureur a indiqué qu'il reste plusieurs personnes à identifier. Toute la difficulté de ce dossier, ça va être d'établir qui a fait quoi exactement, et qui a pu donner le coup mortel? - N.Bastuck: Oui.

C'est un débat juridique assez complexe, mine de rien, qui va se jouer, pour 2 raisons. Il y a 4 infractions. Je mets le terrorisme à part qui réprime les atteintes à la vie.

L'homicide involontaire, l'homicide par accident, et l'assassinat, au bout de la chaîne, un meurtre avec préméditation. Le parquet ne l'a pas retenu. Entre les 2, vous avez 2 crimes: les coups mortels, qui s'appellent aujourd'hui violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, et le meurtre.

La différence entre les 2...

Les coups mortels, on a bien l'intention d'exercer des violences, mais on ne souhaitait pas le résultat de la mort. Pour le meurtre, l'intention homicide est avérée. Seulement, il ne suffit pas de dire, comme on commence à l'entendre, qu'on ne voulait pas la mort pour qu'il n'y ait pas meurtre.

Le procureur a bien insisté sur le nombre important de coups à l'autopsie. Si on s'acharne sur une personne, qu'on la frappe au visage, il est difficile de venir dire ensuite: "Je ne voulais pas la mort." On doit pouvoir prévoir que la mort s'ensuivra et être poursuivi pour meurtre.

C'est le premier débat. Entre coups mortels, punis de 15 ans de réclusion, et le meurtre puni de 30 ans, il y aura un débat entre le parquet et la défense. L'autre débat, si le meurtre devait être retenu dans la qualification, c'est celui de qui a fait quoi. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'on a besoin de distinguer, dans le droit pénal français, nommément l'auteur du coup fatal ou on peut estimer qu'un groupe est responsable? - N.Bastuck: Dans le cas des violences de groupe, comme ici, et ça vaut aussi pour les violences urbaines et les bagarres générales...

Quand on ne sait pas trop bien qui a porté le coup fatal, on en appelle, le parquet, à la théorie de la correction. Quand vous avez une pluralité d'auteurs, plusieurs personnes qui agissent de manière concertée et qui participent de façon égale aux faits, vous pouvez tous les coudre dans le même sac et les poursuivre pour meurtre sans avoir forcément à distinguer qui a porté le dernier coup qui a entraîné la mort. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas en contradiction avec le droit français, qui prévoit que nul n'est responsable pénalement que de son propre fait? - N.Bastuck: Vous connaissez votre Code pénal!

Ca ne rentre pas en contradiction avec ce principe fondamental, dit la Cour de cassation. Quand un groupe de personnes, de la même manière, ensemble, portent des coups, ils sont coauteurs. - V.Gautronneau: Le fait de porter des coups à la tête peut être considéré comme une intention d'homicide.

Comme il y avait plusieurs personnes qui donnent des coups violents à la tête, effectivement...

On avait vu cette histoire, la correction, dans l'affaire de Crépol, lors d'un bal de village. Tous les suspects sont mis en examen pour le meurtre de Thomas Perotto. Ils sont plusieurs à être mis en examen pour le meurtre de Thomas.

Même si c'est une seule personne qui a mis le coup de couteau mortel. - N.Bastuck: Si quelqu'un a juste regardé la scène, il ne sera pas coauteur.

C'est l'enquête qui va le déterminer. Un mot sur le député qui se dédouane de toute responsabilité pénale. Il y a la responsabilité morale et politique.

Il y a la responsabilité pénale. Apparemment, il n'a pas de responsabilité pénale, sauf s'il est démontré qu'il a instigué, qu'il a poussé un certain nombre de personnes à agir. Si c'est avéré, si c'est démontré, ce qui n'est pas du tout le cas pour le moment, il deviendrait complice. - A.-E.Lemoine: Mais pour l'instant, il n'a pas été entendu par les enquêteurs. - N.Bastuck: Mais il n'est pas exclu que sa responsabilité pénale puisse être engagée. - P.Cohen: S'il y a eu des interactions avec les gens sur place, il peut y avoir reconstitution...

S'il se comporte en chef d'une organisation dissoute par décision administrative, il peut répondre de cela. - A.-E.Lemoine: L'avocat des parents de Quentin affirmait qu'il s'agissait d'un acte minutieusement préparé.

Il y aurait des messages cryptés qui attesteraient d'une préparation en amont, des repérages, d'une présence armée, en surnombre...

Ca n'a pas été retenu? - V.Gautronneau: A ce stade, non.

L'avocat de la famille de Q.Deranque a peut-être des éléments qu'il faudra donner à la justice. Jusque-là, ça n'a pas été retenu.

On est qu'au début des investigations. Les enquêteurs viennent d'interpeller ces gens. Ils vont se plonger dans leurs téléphones, dans leurs échanges et peut-être mettre à jour une préparation, la volonté de venir armé.

Mais ce n'est pas quelque chose qui ressort pour l'instant. Le procureur a été questionné sur l'utilisation d'arme. Il n'a pas souhaité répondre à la question, sachant qu'un casque de moto peut être considéré comme une arme.

On n'est pas obligé d'avoir un couteau ou des choses comme ça. Le procureur n'a pas souhaité détailler l'utilisation ou non d'armes. - N.Bastuck: Un petit mot sur la préméditation.

Reste à savoir ce qui a été préparé. S'ils avaient préparé un service d'ordre...

Ce n'est pas de la préméditation. Pour qu'il y ait préméditation, il faut que le meurtre ait été envisagé et préparé. - V.Gautronneau: Si on découvrait des échanges où les militants antifa disaient: "Il y a une manifestation, on y va..." Ca ne marche pas. - P.Lescure: Une marche en hommage à Q.Deranque est organisée ce samedi à Lyon.

D'après "Le Progrès", des organisations d'extrême droite et des identitaires sont attendus en grand nombre. Via leur avocat, les parents de Q.Deranque appellent au calme et à la retenue. - Les parents de Quentin ne seront pas présents.

Cette marche n'est pas leur initiative. Ils souhaitent que si des personnes souhaitent s'agréger à cette initiative, qu'elles le fassent dans le calme, dans la retenue et sans expression politique. La famille dénonce toute sorte d'appels à la violence, toute forme de violence politique. - P.Lescure: Craignant des troubles à l'ordre public, le maire de Lyon a demandé l'interdiction de cette marche.

Si cette marche a lieu, elle sera sous très haute surveillance policière. - V.Gautronneau: Elle sera très encadrée.

Les renseignements s'inquiètent de la venue de militants étrangers qui pourraient venir renforcer, faire du nombre. Il y aura un gros dispositif policier, surtout si les antifa prévoient d'être aussi présents. - P.Cohen: Quand est-ce qu'on aura une décision ministérielle? - V.Gautronneau: Il faut demander au préfet. - P.Cohen: Ca peut arriver très tard? - V.Gautronneau: Il prendra une décision demain ou samedi matin tôt.

Il faut prendre une décision le plus tôt possible pour éviter que des milliers de manifestants s'agrègent et qu'on les empêche de manifester. - N.Bastuck: Sinon, il y a le recours au tribunal administratif. - A.-E.Lemoine: Merci pour vos précisions.

Emilie? - E.Tran Nguyen: Des agents de sûreté de la SNCF et de la RATP vont pouvoir être équipés de pistolet à impulsions électriques, mots techniques pour parler de tasers.

Une expérimentation qui va durer 3 ans à partir d'aujourd'hui. C'est une décision actée par un décret publié au Journal officiel aujourd'hui. Elle a été justifiée ainsi par le ministre des Transports ce matin. - P.Tabarot: Quand il y a des attaques au couteau, et ça arrive malheureusement très régulièrement, il y a plus de 100 000 faits constatés de délinquance dans nos transports en commun, il y a une réponse qui peut être proportionnée, utiliser ces tasers dans un cadre réglementé, dans le cadre d'expérimentation quand le lieu s'y prête.

Je souhaite mettre le dispositif en place pour que nos forces de l'ordre puissent protéger et puissent également protéger les usagers des transports en commun. - E.Tran Nguyen: Le ministre des Transports du Royaume-Uni...

Là-bas, le 1er novembre dernier, les forces de sécurité se sont servies de leur taser pour arrêter un homme qui menaçait des gens dans le train. C'est pour éviter d'utiliser des armes à feu, pour éviter les dégâts collatéraux. Quand on demande aux Franciliens ce matin, utiliser un taser, ce n'est pas anodin. - Je trouve ça disproportionné. - C'est un peu choquant. - Ca peut être avantageux pour ces agents, qui sont exposés de plus en plus au danger. - Je trouve ça dingue.

C'est quoi, la suite? - S'ils sont équipés d'un taser, c'est qu'il y a des risques d'insécurité. - Ca leur permettra d'être mieux équipés pour assurer la sécurité des citoyens. - Je pense que pour tout le monde, ça peut être traumatisant. - E.Tran Nguyen: Il y a eu beaucoup de réactions du côté de nos téléspectateurs et des questionnements. ...

On sait que la SNCF compte 3000 agents de sécurité. La RATP en compte 1000. Tous ont été formés.

Ils sont tous autorisés à porter une arme létale. Ce sera soumis à autorisation individuelle, le taser, au cas par cas. Parmi nos téléspectateurs, il y a plus de pour que de contre. ...

Pourtant, selon les chiffres du gouvernement, en 2025, dans les transports, il y a eu de nombreuses victimes de vol, de violences...

Est-ce que ces chiffres sont toujours trop élevés? - N.Bastuck: J'ai un avis un peu mitigé.

On est bien obligé de constater que ça participe d'un courant répressif général, toujours plus de sécurité, même quand la délinquance n'augmente pas. En même temps, qui peut le plus peut le moins. Ces hommes de la police ferroviaire sont déjà armés, assermentés pour tenir des armes automatiques.

L'idée, c'est d'avoir une solution alternative entre l'usage d'une arme, toujours périlleux, et rien du tout. Une de vos téléspectatrices a dit quelque chose de très important: la formation et l'usage proportionné. C'est ne pas faire n'importe quoi et se former.

On n'a pas généraliser d'emblée l'idée, c'est positif. On l'expérimente. - E.Tran Nguyen: Un taser, c'est pas anodin non plus. - V.Gautronneau: S'il est confié à des agents de sûreté qui ont déjà des armes à feu, tant qu'à faire, s'ils ont une arme intermédiaire, ça ne paraît pas stupéfiant. - A.-E.Lemoine: Merci.

C'est l'heure de la Story. ... - L.Amar: C'est l'histoire d'une arrestation qui a figé le Royaume-Uni.

Il est 11h ce matin lorsque la presse britannique apprend que des policiers ont placé en garde à vue le prince Andrew. Toutes les grandes chaînes interrompent leur programme. ... - L.Amar: Andrew a été arrêté le jour de son 66e anniversaire, dans sa nouvelle demeure, dans l'ouest de l'Angleterre.

Les 6 véhicules de police banalisées et les agents en civil sont venus l'interpeller. Le roi Charles a publié un communiqué dans lequel il exprime sa plus grande inquiétude. Un peu plus tard, il s'est affiché tout sourire à Londres pour l'inauguration de la fashion week.

Les télés anglaises déploient leurs envoyés spéciaux devant Buckingham Palace, mais surtout devant la résidence royale du domaine de Windsor, où Andrew habitait jusqu'au 2 février. Les reporters sont à l'affût du moindre mouvement. ... - L.Amar: Un membre de la famille royale arrêté, c'est du jamais-vu depuis 379 ans.

La dernière fois, c'était Charles Ier, en 1647. Pour autant, les Britanniques n'ont pas été surpris par la nouvelle. ... - L.Amar: Le Premier ministre K.Starmer n'a pas encore réagi officiellement.

Il était ce matin l'invité de la BBC, qui l'a opportunément interrogé sur Andrew. Voilà ce qu'il disait, quelques heures avant que l'arrestation ne soit rendue publique. ... - L.Amar: A.Mountbatten-Windsor est suspecté de fautes professionnelles dans l'exercice de ses fonctions.

Lorsqu'il était envoyé spécial du Royaume-Uni pour le commerce international, entre 2001 et 2011, il aurait divulgué des informations confidentielles à J.Epstein. Le prince déchu est aussi suspecté d'avoir commis des crimes sexuels.

Il s'est exprimé une fois sur le sujet en novembre 2019, 3 mois après le suicide du pédocriminel dans sa cellule. Une longue interview à la BBC où il avait répondu à cette question simple: regrettez-vous votre amitié avec Epstein? ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, J.André.

Vous êtes grand reporter pour France 24. Vous suivez de près l'affaire Epstein. A vos côtés, J.Carron, reporter à "Point de vue".

Le prince Andrew sera certainement à la une la semaine prochaine. La Grande-Bretagne s'attendait, voire espérait, demandait l'arrestation du prince Andrew. Il n'empêche que c'est un choc?

C'est inédit? Quoique, un autre membre de la famille royale avait été arrêté dans l'époque contemporaine? - J.Carron: 2 membres se sont fait arrêter: la princesse Anne, à 150 km/h au volant de sa Bentley...

Elle s'est fait arrêter une 2e fois, paraît-il, parce que ses chiens avaient attaqué des enfants sur le domaine des Windsor. Plus récemment, le prince Philip, à 98 ans, continuait à conduire. - A.-E.Lemoine: Mais rien de comparable aux chefs d'accusation qui pèsent sur Andrew.

C'était une arrestation souhaitée, un choc, mais pourtant, elle paraissait improbable aux Britanniques. Ils étaient très nombreux, près des 2/3 il y a quelques jours, qui pariaient sur une impunité de la famille royale. - J.André: Il y a de grands privilèges de secret en matière de famille royale.

Ils ne sont pas obligés de publier leurs comptes. Ils peuvent conserver beaucoup d'informations qui devraient être considérées comme publiques. Ils ont le droit de conserver le secret.

Après, c'est une affaire qui remonte un peu. Cette fameuse interview sur la BBC, d'une cinquantaine de minutes, quand vous l'écoutait...

Elle mérite le détour! Entre le fait qu'on y apprend qu'il a visité toutes les résidences d'Epstein, qu'il a été sur l'île, qu'il est allé à New York après qu'Epstein ait été condamné, pour lui dire, selon le prince Andrew, qu'il voulait mettre fin à leurs relations...

Il reste dans la maison 4 jours! Il sera photographié d'ailleurs dans le parc...

Bref, les Britanniques savent que cette histoire est là depuis très longtemps. Mais il ne tombe pas pour des histoires sexuelles, il tombe pour la divulgation de secrets d'Etat. Les Britanniques n'y croyaient plus...

Mais une fois de plus, on voit dans cette affaire Epstein quelqu'un tomber non pas pour le volet sexuel de l'affaire mais pour le volet influence, trafic d'influence et d'informations confidentielles. - A.-E.Lemoine: "Pas d'impunité", c'est un message fort envoyé aux Britanniques, y compris en arrêtant le prince Andrew le jour de son 66e anniversaire.

Ca ne pouvait pas échapper aux autorités judiciaires. Pas de passe-droit, pas de privilèges, plus rien? - J.Carron: A partir du moment où Charles l'a lâché dans un communiqué produit par Buckingham Palace il y a quelques jours, les vannes étaient ouvertes.

A partir du moment où on pouvait ouvrir ses agendas, ses dossiers, la presse britannique, qui avait déjà été accusée plusieurs fois de ne pas avoir enquêté suffisamment tôt a pu donner libre cours à son envie d'aller plus loin. Plusieurs équipes d'enquêteurs...

Scotland Yard travaille sur le volet Andrew. Il y a le volet de transmission d'informations à J.Epstein, mais aussi un délit d'initié potentiel avec l'Afghanistan...

Un contact proche avec un homme d'affaires chinois considéré comme un espion parle du MI6. Il y a plusieurs actes de recherche. Vous n'arrivez pas avec 6 voitures pour rien. - A.-E.Lemoine: Est-ce que Charles III avait été alerté de cette arrestation? - J.Carron: D'après ce que l'on a vu, ce n'est pas le cas. - A.-E.Lemoine: Il a tout de suite publié un communiqué pour dire qu'il était prêt à collaborer avec la justice.

On a connu la Couronne moins prompte à réagir. Ils n'ont pas le choix, il faut se démarquer coûte que coûte? - J.André: Effectivement, ils n'ont pas le choix.

C'est le petit frère de Charles III. L'aspect humain est quand même terrible. C'est le roi, son petit frère, c'est son 66e anniversaire, il se retrouve en prison...

C'est un cataclysme, pour lui. Mais il est le roi. Il doit gérer et communiquer.

Si jamais il y a un procès pour cette affaire, ce sera la Couronne, donc le roi, face à Andrew. Ce sera un frère contre l'autre. - A.-E.Lemoine: Vous l'avez rappelé, il pourrait être inculpé pour violation de secret d'Etat, voire délit d'initié.

Mais il n'y a à ce stade aucune procédure pénale en cours sur le volet sexuel de l'affaire Epstein? - J.Carron: Des associations de victimes le réclament.

Les appels ont été faits par Scotland Yard pour d'éventuels témoignages. Mais actuellement, il n'y a aucune affaire pénale sur ce volet. - P.Cohen: Pour les secrets, on a la liste?

On sait précisément sur quoi... - J.Carron: On sait que ce sont des comptes-rendus d'une visite qui a eu lieu en octobre 2010, qui ont été transmis à Andrew.

Il avait été en Chine, au Vietnam, à Singapour, à Hong Kong...

Après avoir reçu ces comptes-rendus, 5 minutes montre en main, il les transmet à J.Epstein. Ca va très vite.

Il y est aussi sur une affaire en Islande, où il a demandé un rapport à la situation bancaire. Il la transmet auprès d'un autre banquier qui avait acheté une banque en Islande l'année précédente. - J.André: Ca peut s'apparenter à un délit d'initié. - A.-E.Lemoine: Il n'empêche que Scotland Yard a lancé un appel à témoins après la découverte d'un rapport du FBI d'accusations anciennes de trafic d'êtres humains et d'agressions sexuelles sur mineurs dans les années 90, avec un témoignage anonyme qui met en cause l'ex-prince, témoin de scènes de torture.

Une femme attachée, torturée avec des chocs électriques...

Il faut rester prudent? - J.Carron: Il y a 3 millions de pages.

Entre ce qui sort, ce sur quoi on enquête et ce qu'on vérifie, il faut prendre le temps. Il y a matière à scandale et il faut raison garder. Une nomination n'est pas forcément une accusation ou une culpabilité. - J.André: Mais les Américains commencent à s'intéresser à ce qui s'est passé aux Zorro Ranch, cette propriété perdue dans le désert au Nouveau-Mexique.

Il y a une volonté de rechercher, mais il n'y a pas de procédure officielle aux Etats-Unis pour l'instant, d'enquête approfondie, sur l'ensemble du dossier. Après, aux Etats-Unis, il y a aussi des histoires de gros sous. Si on prend V.Giuffre, qui avait mis en cause le prince Andrew, il y a eu un accord à l'amiable entre lui et elle au moment du scandale, pour 12 millions de livres.

Donc c'est bien le problème du FBI, qui a énormément d'allégations et de témoignages qui ne sont pas crédibles, de gens qui veulent aussi se faire de l'argent. C'est compliqué de savoir ce qui est vrai ou pas. On espère que l'enquête aura lieu. - A.-E.Lemoine: Cette première accusatrice qui a fait figure de lanceuse d'alerte... - J.Carron: V.Giuffre, c'est la sacrifiée de cette cause.

Elle est toujours restée sur sa ligne. C'est la 1re à avoir accusé le prince Andrew. C'est celle qui a mis l'affaire Epstein sur le versant européen.

Epstein n'apparaît pas avant qu'Andrew ne soit accusé en Europe. C'est quelqu'un de très fort et de très puissant dans cette affreuse histoire, et elle l'a payé de sa vie puisqu'elle s'est suicidée l'an dernier. - A.-E.Lemoine: C'était en avril dernier. appelle tout le monde à donner des informations, s'il y en a.

Il appelle l'ancien prince Andrew à témoigner aux Etats-Unis. Il pourrait être auditionné? - J.André: Il pourrait se présenter volontairement, s'il le voulait. - J.Carron: Mais il est difficile d'envisager qu'il le fasse, vu qu'il refuse de reconnaître quoi que ce soit.

Si une extradition est prononcée, oui. Mais pour l'instant, il est citoyen britannique. - E.Tran Nguyen: L'étau se resserre autour de K.Starmer, qui lui-même est appelé à la démission.

Il est fragilisé par cette affaire. - J.André: Pour l'instant, il a survécu au premier assaut.

C'est l'affaire Mandelson qu'il a nommé aux Etats-Unis, dont on sait qu'il a fait fuiter des documents confidentiels. Mais il a reçu le soutien d'une partie des ministres. - J.Carron: Et là, il renvoie la balle médiatique sur la famille royale.

Ca lui permet de se dégager. - L.Amar: Aux Etats-Unis, H.Clinton accuse D.Trump de dissimulation.

Le nom d'H.Clinton et celui de son mari apparaissent plus de 1000 fois dans les documents rendus publics par la justice américaine. Tous les 2 seront auditionnés la semaine prochaine à huis clos par le Congrès américain.

Les Clinton disent que D.Trump essaye de faire diversion en se focalisant sur leur famille. - L.Amar: D.Trump, lui, continue d'appeler cela un canular démocrate, ce qui commence à déranger dans son propre camp. - J.André: Oui.

On commence à voir les commentateurs conservateurs aux Etats-Unis de la sphère Maga qui disent que ça suffit. Ils ont envie de savoir. Une bonne partie de la base Maga de D.Trump est dans cette mouvance complotiste et veut savoir ce qui s'est passé avec Epstein.

Le suicide d'Epstein en prison continue à être le sujet de 1000 controverses et théories du complot. Il y a vraiment une partie de cette nébuleuse qui veut savoir. Là, on ne leur donne pas l'information qu'ils veulent. - E.Tran Nguyen: C'est D.Trump en premier qui avait promis... - J.André: Il s'est fait élire là-dessus en disant qu'il allait tout déclassifier, avant de rétropédaler et de signer cette loi. - P.Cohen: Et aujourd'hui, il dit qu'il faut passer à autre chose. - J.André: Les 26 et 27, Hillary va commencer les auditions, et ce sera ensuite Bill.

Ils parlent d'opération transparence. Ils veulent que ce soit publique. On va voir ce qu'ils vont nous raconter.

Il y a quelques photos... - E.Tran Nguyen: On voit B.Clinton dans une piscine. - J.André: Il est question de séjours sur l'île. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venus sur notre plateau.

Tout de suite, le 5/5. La pluie devrait enfin cesser demain. - L.Sénéchal: Après 36 jours d'affilée en France, un record.

L'accalmie démarre demain mais seulement pour quelques jours. Une nouvelle perturbation arrive la semaine prochaine. Les crues sont loin d'être terminées.

Et la tempête Pedro vient de déferler sur l'Ouest: arbres arrachés et voitures détruites à Rochefort, en Charente-Maritime. A Bordeaux, le pire est évité. Les quais les plus bas ont été inondés, mais on n'a pas atteint le niveau historique de 1999.

Quelque chose agace, au sud d'Angers. Ces curieux sont venus voir la crue comme si elle était un spectacle. - On connaît nos limites.

On voit qu'on peut se garer là mais pas plus loin. - Je n'irai pas traverser là-bas! - C'est un lieu de visite, comme un parc d'attractions.

Ca nous inquiète, car les gens prennent des risques. - L.Sénéchal: Les sinistrés commencent à trouver le temps long.

Cette famille est coupée du monde depuis 6 jours. Le frigo et le poêle à granulés sont vides. Un voisin a prêté un petit bateau gonflable et une combinaison. - On va aller au plus loin avec le bateau, l'amarrer à une boîte aux lettres, et on a ensuite 20 minutes de marche pour aller chercher la voiture qui est hors d'eau.

Il faut vraiment que ça se termine en fin de semaine car ça devient insupportable pour les corps. - L.Sénéchal: Elle a trouvé un supermarché ouvert et elle a pu acheter des granulés.

Elle a eu de la chance, car en Charente-Maritime, le gérant de ce supermarché a découvert l'ampleur des dégâts. - Quel bordel! Le frais est foutu, mais aussi l'épicerie.

Les congélateurs flottent...

Il faut que l'expert passe, l'huissier...

Après, il faut qu'on bipe tout ce qu'on va jeter. - L.Sénéchal: Il faut chiffrer.

C'est en ce sens que cette crue est historique, par son ampleur économique. Ici, c'est un éleveur de vaches qui va rejoindre son troupeau en bateau. Il passe par ce qui est d'habitude des champs de maïs.

A Angers ou à Saintes, même les commerces de ville sont touchés. - Les conséquences, c'est zéro chiffre d'affaires. - On est dans les 15 000 ou 20 000 euros de perte de chiffre d'affaires pour février.

On espère la décrue assez rapide et tout laver rapidement et réouvrir le plus vite possible. - L.Sénéchal: L'accalmie sera de courte durée, prévient Météo-France, 4 ou 5 jours au mieux.

Et l'arrêt des pluies ne signifie pas la décrue. Il va falloir du temps pour que l'eau s'évacue. - A.-E.Lemoine: Le mea culpa d'E.Macron en Inde... - L.Sénéchal: L'Inde, c'est le pays du yoga.

On a rarement entendu le président de la République tenir de tels propos. ... - L.Sénéchal: E.Macron a aussi défendu au sommet de l'IA la vision européenne d'une IA durable et tournée vers l'intérêt général.

Il est aussi question de gros sous. Un contrat de 30 milliards d'euros sur 114 avions Rafale, dont plus de la moitié sera produite en Inde. C'est une grosse concession de la France.

Le président de la République a aussi rencontré des étudiants. Pour toucher un public indien jeune, il use de vieilles ficelles usées jusqu'à la corde. ... ... - L.Sénéchal: Invité d'un podcast indien suivi par 15 millions de personnes sur YouTube.

En Inde, les chiffres sont plus grands. - A.-E.Lemoine: Trump installe son Conseil de la paix et menace de frapper l'Iran. - L.Sénéchal: 28 pays en tout sont invités selon le bon vouloir de D.Trump, qui a fait ce qu'il aime faire, jouer les showmens. ... - L.Sénéchal: Une sorte d'ersatz ou de pastiche d'ONU, pour ne pas dire une caricature.

Avec le président américain, on tombe obligatoirement dans le clownesque. ... - L.Sénéchal: Trump a joué les faiseurs de paix tout en reconnaissant que la situation à Gaza est complexe.

C'est rare qu'il parle de complexité, lui qui veut faire de l'enclave palestinienne une Riviera sous contrôle américain. Le Maroc s'est d'ailleurs engagé à envoyer des forces militaires et de police à Gaza. Une 1re victoire diplomatique pour Trump qui installe ce Conseil de la paix mais qui garde la main sur la gâchette concernant l'Iran. "La puissance américaine se tient prête à frapper le régime iranien".

Il a donné une date butoir de 10 jours au régime pour conclure un accord sur le nucléaire, entre autres. - A.-E.Lemoine: Un drôle de geste pour lancer un Conseil de la paix. - P.Cohen: Il y avait des rumeurs très fortes depuis hier en Israël sur une mise en état d'alerte des forces israéliennes pour une attaque conjointe avec les Etats-Unis contre l'Iran. - L.Sénéchal: La Pologne a aussi fait évacuer ses ressortissants. - J.André: Il y a 8 destroyers, beaucoup de matériel, des F-35...

Trump s'est quand même mis dans une situation complexe. Faire tomber ou attaquer le régime iranien, c'est très risqué pour lui. On va voir comment ça se passe. - A.-E.Lemoine: Aux Jeux olympiques, la France brille encore... - L.Sénéchal: Avec de l'argent et du bronze, au ski-alpinisme, une épreuve qui a fait son entrée au programme des Jeux d'hiver et qui combine ski de fond et course à pied.

Snoop Dogg, la mascotte, a du mal à déchiffrer. ... - L.Sénéchal: C'est une course assez spectaculaire.

Le parcours monte, Descend, les concurrents doivent parfois déchausser les skis et les mettre sur le dos pour grimper des escaliers. Le public est ravi du spectacle. - Ca va hyper vite, il y a de tout, ça part en montée, ça enlève les skis, ça monte les escaliers...

Hyper spectaculaire! - L.Sénéchal: 2 médailles, ce qui fait 19.

Le record, c'était 15. On l'explose! Mais pour le ski de fond, c'est raté, la faute à un coup de bâton. - Mathis a cassé un bâton...

Il s'est passé un truc, là! Il y a Mathis qui s'est fait bousculer par un autre athlète. Il a recassé un bâton.

C'est terrible! - Pas du tout le scénario qu'on avait imaginé. On était venu pour une médaille.

Je ne sais même pas combien on a fini... - L.Sénéchal: Ils ont fini 12es.

Mais pour certains Bleus, ça relève du miracle même de participer. En half-pipe, on a un athlète qui a dû batailler pour financer sa saison hors de la fédération. Il a fait des petits boulots, même vendeur de crêpes sur les marchés. ... - L.Sénéchal: Il a même dormi dans sa voiture pendant qu'il mettait son logement en location pour se payer des coachs, des kinés et des préparateurs physiques.

Parmi les ratés, en revanche, ce duplex d'une journaliste australienne...

Ca, c'était notre Français qui s'était fait les ligaments croisés il y a un an. Il est depuis remis. Mais cette journaliste australienne avait bu un petit coup de trop avant son direct. ... - L.Sénéchal: Voilà, avec modération et surtout pas avant de travailler!

Elle a dû s'excuser, grand moment de honte devant le monde entier. - A.-E.Lemoine: Merci, Lorrain.