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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 10 juillet 2024 51 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEurope & internationalSolidarités & famille

Législatives : Pourquoi Macron refuse un gouvernement Nouveau Front Populaire

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi Emmanuel Macron refuse-t-il un gouvernement Nouveau Front Populaire ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    LR accepte-t-il une coalition avec le NFP ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Le programme économique du NFP est-il réaliste ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Le RN a-t-il vraiment échoué aux législatives ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Un dîner entre Édouard Philippe et Marine Le Pen est-il acceptable ?

  • 13:00OuverteRéponse partielle

    La France peut-elle sortir de cette instabilité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « aucun bloc n'a gagné ces élections et qu'il faut donc qu'une coalition se forme »
  • 5:30Laurent WauquiezFait
    « nous ne participerons pas à des coalitions gouvernementales »
  • 6:30Bruno RetailleauFait
    « un premier ministre d'utilité publique forcément trouvé en dehors des partis »
  • 8:30Marine TondelierFait
    « il faut une loi de finance rectificative pour voter une aide au PME TPE »
  • 10:30Jean-Luc MélenchonFait
    « Emmanuel Macron refuse de reconnaître le résultat des urnes »
  • 11:30Marine Le PenFait
    « nous allons jouer le rôle que nos électeurs nous ont confié »
  • 13:30Édouard PhilippeFait
    « nous avions des désaccords très profonds sur de très nombreux sujets »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous bienvenue dans ce sens public une émission 100 % politique comme tous les jours avec nos experts et avec les journalistes de la rédaction de Public Sénat on analyse les conséquences du vote des Français cette majorité introuvable à l'Assemblée national et justement l'événement de ce mercredi c'est la lettre au français d'Emmanuel Macron lettre publiée chez nos confrères de la presse quotidienne régionale je vais citer le chef de l'État il demande à l'ensemble des forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines l'État de droit le parlementarisme une orientation européenne et la défense de l'indépendance française d'engager un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide nécessairement plurielle pour le pays la France peut-elle rentrer dans l'air des larges coalition on en débat dans une minute et puis dans trois quart d'heure on va prendre un peu de recul géographique grâce à nos invités correspondants de médias italiens anglais et portugais on leur demandera tiens s'ils ont des conseils à nous donner pour réussir une coalition comme ce confrère belge du quotidien Le Soir soyez rassurés ça fonctionne en Belgique gardez votre calme surtout ne pensez pas que parce que vous n'avez pas de gouvernement dans la semaine dans le mois voire même dans plusieurs mois un pays est nécessairement au bord de la faillite il y a énormément aussi de nom d'oiseaux qui s'échangent dans les coalitions ce n'est pas un long fleuve tranquille il y a parfois des grosses tensions parfois des chutes de gouvernement mais avec le temps ça fonctionne comment la France peut-elle sortir de cette are d'instabilité comment les chefs d'État européens ont réagit notamment à la défaite du rassemblement national sont-ils inquiet était-ils inquiet de voir le nouveau front populaire appliquer son programme économique réponse tout à l'heure mais d'abord c'est un gros plan sur la stratégie du parti LR les républicains que je vous propose indépendance ou participation à une coalition la ligne demandait à être tranchée Jér Emmanuel Macron sort du silence et fait le bilan des élections législatives dans sa lettre au français publiée dans la presse régionale il déclare qu'aucun bloc n'a gagné ces élections et qu'il faut donc qu'une coalition se forme dont il dessine les contour l'ensemble des forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines l'État de droit le parlementarisme une orientation européenne et la défense de l'indépendance française d'engager un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide nécessairement plurielle pour le pays un appel déjà lancé par le groupe Renaissance à l'assemblée qui dans un communiqué précise que cette coalition pourrait aller des socio-démocrates à la droite de gouvernement mais du côté de la droite Laurent vquier fraîchement élu à la tête d'un groupe rebaptisé droite républicaine pose ses conditions le deuxième principe c'est que nous ne participerons pas à des coalitions gouvernementales et que la seule bonne façon d'y répondre est par un travail sur le fond permettant de rassembler le maximum de français en apportant des réponses positives non pas sur la base d'accord d'appareil mais sur la base de proposition de fond sur lesquelles nous allons uvrer le chef de fil des sénateurs les républicains Bruno rotaillot plaî lui pour un premier ministre d'utilité publique forcément trouvé en dehors des partis François Beyou pour le modem défend lui la nomination d'une personnalité permettant de rassembler tous les camps sans que personne n'avance pour le moment un nom qui collerait à ce portrait robot pourquoi Emmanuel Macron refuse-t-il un gouvernement nouveau front populaire qui pourrait participer à cette coalition qu'ilappelle de ses vux on en débat avec Anne Charlette Bina bonsoir bienvenue vous êtes maître de conférence en droit public et constitutionnaliste Adrien Brachet bonsoir et bienvenue journaliste politique à Marianne et contributeur à la Fondation Jean Joris j'accueille lor Salvin bonsoir et bienvenue directrice générale des études de ver publque France et Mathieu croissantitoralist politique bonsoir Mathieu bonsoir à tous évidemment la lettre d'Emmanuel Macron au au français c'est l'événement de de cette après-midi de de mercredi Charl Mina qui est aussi un rejet de la demande du nouveau frond populaire de d'entrer à à matigon de prendre le pouvoir seul est-ce qu'il est dans son droit dans son rôle institutionnel Emmanuel Macron cet après-midi je je suis encore à chaud de la lecture Thomas et je pense que cette lettre rentrera dans nos manuels de droit constitutionnel sûrement dans dans les séminaires de la rentrée d'ailleurs parce que c'est un peu la première fois que le Président de la République ose euh piocher un petit peu dans dans la la l'Assemblée nationale le choix qui lui paraît le plus légitime en période de cohabitation 86 François mitteran fait semblant hein pendant quelques jours d' de ne pas avoir les mains liées tiens pourquoi pas Simone veille et Cera bon mais euh ce ce ce ce ce cette pantomine a duré peu de temps il déjeunne plusieurs fois avec jaces Chirac et se sent évidemment liés pour le nommer ici Emmanuel Macron nous dit clairement au fond Gabriel atthal est un très bon premier ministre de transition tant que une coalition n'est pas euh naturellement né des urnes je je je pense en effet que il y a il y a il y a il y a une un pouvoir discrétionnaire qu l'article 8 le président nomme le Premier ministre c'est une réalité mais je pense qu'il y a ici en fait une réinterprétation complètement du résultat de l'Assemblée nationale de la législative qui fait qu'il ne considère pas comme gagnant le bloc ayant remporté le plus de sièges alors qu'à priori dans les régimes parlementaires proches gagner à un ou deux sièges de son concurrent consiste quand même à avoir gagné l'élection donc là il y a une forme de réinterprétation de ce que c'est que gagner une élection qui est complètement nouveau et ça lui donne finalement un pouvoir de nomination élargie du Premier ministre qu'il s'arroge reste à savoir comment tenir la barre des motions de censure effectivement Adri abchet quand quand vous lisez cette lettre d'Emmanuel Macron vous vous dites qu'il il a forcément eu des retours d'un certain nombre de leaders politiques avant de se lancer ou pas alors c'est très compliqué de de savoir parce que en fait ces derniers jours on parle beaucoup des divisions du nouveau front populaire mais Emmanuel Macron au-delà d'être face aux divisions de la gauche il est aussi face aux divisions de son propre camp c'est-à-dire queon a vu sachat Houlier qui donc qui représente ce qu'on appelle l'aile gauche de la Majorie de ce qui était la majorité donc de la macronie qui commence à dire je vais faire mon propre groupe on a vu Darmanin lui envoyer des très fort vers la droite donc Emmanuel Macron est face à une assemblée divisée et en plus à un camp extrêmement divisé et ce qui est compliqué c'est que finalement quand on on lit cette lettre en fait on retrouve quasiment les mots qu'avait eu quasiment qu' avait utilisé Emmanuel Macron le le le soir de sa victoire du second tour en 2022 j'ai j'ai regardé ce qu'il disait dans son discours il disait il nous faut inventer une une méthode refondée l'invention collective d'une méthode refondée donc la difficulté c'est qu' Emmanuel Macron on arrive ça fait 7 ans qu'il est au pouvoir et ça fait 7 ans qu'il appelle à une méthode refondée et ça fait que la letre viendrait de quelqu'un d'autre peut-être qu'on se dirait ah ça va marcher sauf que là Mar quo c'estd on a le sentiment qui tourne un petit peu en rond et il a eu plusieurs fois l'occasion depuis 2022 d'envoyer des signaux par exemple sur la réforme au moment de la réforme des retraites il s'est laissé aller absolument vers la réforme des retraites il ne voulait absolument pas s'en dédire alors qu'il avait à ce moment-là des occasions de dire bon bah le Parlement n'en veut pas on essaie autre chose on fait différemment donc ce qui est difficile c'est que la lre d'Emmanuel Macron elle arrive après 7 ans d'exercice du pouvoir ou dès qu'il a eu l'occasion d'aller vers plus de parlementarisme il ne l'a pas fait oui alors Salvin est-ce que ça correspond malgré tout cette idée de d'une large coalition à une forme de demande des des Français pas forcément et pas uniquement avec ce qui s'est exprimé dans les i de dimanche mais peut-être à travers des études que vous avez pu mener depuis oui moi je suis assez d'accord avec ce que vous dites je pense que euh il poursuit son programme Emmanuel Macron effectivement son programme de déstructurer pour restructurer ou mieux structurer l'espace politique français et les Français sont aussi dans la continuité de ce qu'ils dans ce qu'ils demandaient en 2022 souvenez-vous au lendemain des législatives de 2022 finalement les Français ce qu'ils avaient affirmé c'était non pas une majorité absolue pour le président de la République et pour la macronie mais plutôt le souhait et à travers des enquêtes d'Opin effectivement de négocier de compromis au sein des des partis quand on lit cette lettre effectivement sans en voir le l'émetteur mais c'est là le problème c'est que il y a un émetteur à cette lairire quand on la voit effectivement on se dit oui c'est raisonnable c'est certainement ce qu'on envie d'entendre en tout cas une grande majorité de Français quand vous leur demandez au français s'ils ont envie d'avoir un gouvernement euh nouveau front populaire et vous avez une majorité qui dit non il me fait peur un un gouvernement majorité présidentiel non plus un gouvernement RN non plus donc effectivement on est plutôt dans un dans un centre dans un gouvernement d'Arc républicain le problème effectivement c'est l'émetteur et c'est là où effectivement et ensuite pardon vous interrompe la capacité d'un Emmanuel Macron à se mettre éventuellement en retrait face à ce cet arc républicain ou ce gouvernement pour l'instant on a vu qu'il en était pas vraiment capable oui puis effectivement il y a il y a ce côté bon écoutez vous de de la posture hein et c'est là je crois que ça va être aussi un acte symbolique alors dans dans la dans les manuel constitutionnel mais aussi en terme d'opinion et de communication publique je pense que ça va être très très marquant pourquoi parce que il y a un côté un peu de prise de distance bon vous vous avez joué un peu il y a y a cette idée de maintenant il va falloir un petit peu être raisonnable et retrouver la raison mais c'est quand même lui au début qui a joué c'est ça c'est c'est lui c'est lui qui a qui a dérangé la chambre des enfants on avait tous en coulisse cette comparaison en tête donc autant la proposer à nos té leséspectateurs Mathieu on va reprendre grâce à vous peut-être un peu le détail déjà de certains passages de cette lettre oui parce qu'en fait je pense cette lettre je trouve que il il s'achète du temps emuel Macron il nait pas réagi au résultat des législatives depuis 3 jours il partait aux États-Unis il é un peu un vrai semblable que le président après avoir créé un bazar pareil sans lave les mains et partte à l'étranger sans avoir rien dit au français et cette lettre il fait une lecture particulière et vous l'avez souligné les institutions mais qui au fond lui permet de gagner du temps qu'est-ce qu' dit Emmanuel Macron première chose qu' dit c'est personne ne l'a emporté ça c'est sa lecture du scrutin personne ne l'a emporté puisque aucun groupe n'est à lui seul aucun bloc n'est à lui seul majoritaire on peut voir voilà la citation c'est une lecture particulière on sait que dans ce dans ce scrutin euh ben les Français ont été confrontés à trois légitimités d'une certaine façon la légitimité des voies dans les urnes qui a fait arriver le rassemblement nationale d'une certaine façon en tête avec 11 millions de voix qui est précisé d'ailleurs par le le président de la République dans sa lettre la légitimité ensuite des des élus et là pour le coup le nombre de députés c'est le bloc du nouveau front populaire qui arrive en tête alors celle-là il n'en parle pas Emmanuel Macron et puis une troisième légitimité qui est la légitimité d'une coalition puisque tous les blocs sont minoritaires est-ce qu'on pourrait faire émerger une coalition qui deviendrait à ce moment-là majoritaire donc il zappent ils sautent la case de la légimité du nombre députés ce qume particulier ce qui fait hurler la gauche qui crie déjà au coup de force qui d'une certaine façon ne peut s'en prendre qu'à elle-même parce que quand elle a pas été F depuis 3 jours de se mettre d'accord sur le N d'un Premier ministre c'était aussi laisser un boulevard au président après il y a ce qui propose un objectif cette fameuse on pour résumer à si tous les gars du monde voulit bien se donner la main je c'est c'est c'est c'est vieux comme une une vieille chanson et et et vous l'avez rappelé mais il donne pas le mode d'emploi donc je comment comment se bâtit cette cette C ce Pact cette majorité cette coalition cette majorité plurielle dit-il he quand même on ne sait pas comment et c'est vrai que il l'a déjà dit et c'est vrai qu'il l'a déjà tenté aussi c'était l'approche de ce fameux Conseil national de la de la refondation café flop où il comptait avec certaines personnalités vous souvenez à marcousi il fallait les enfermer qui se mettent d'accord ça na pas marché il l' retenté à la rentrée suivante en 2023 avec les entretiens de Saint-Denis là où c'était les chefs de parti pof ça a fait flop aussi et donc il y a comme s'il pouvait faire au forceps cette reparlementarisation de la vie politique française qu'il met un peu en retrait et à distance et qui si ça marche le mettra quand même à la marge il y a il y a quelque chose d'assez expérimental dans cette approche et pour moi c'est surtout en fait à mon avis franchement il essaie de gagner du temps de voir comment les choses vont se décanter pour essayer de s'entirer au au au mieux dans dans dans la situation qu'il a lui-même généré effectivement voulez vouz intervenir juste ce qui est intéressant c'est que toutes les fois jusqu'ici où Emmanuel Macron avait justement essayé de créer du consensus du compromis c'était à travers que ce soit le le le CNR ou les rencontres de Saint-Denis à travers des structures qui justement contournaient le Parlement et la la ce qui change pour Emmanuel Macron c'est que cette fois il est obligé de composer avec le Parlement et c'est quelque chose qui n'est visiblement pas dans sa culture politique la plus profonde alors si on essaie de voir quelle réponse politique les différents groupes proposent le le le parti l les républicains était évidemment très hostile très hostile un gouvernement nouveau front populaire mais pas forcément partant pour former une coalition c'est ce qu'a dit Laurent vquier qui vient d'être re élu d'ailleurs à la tête du groupe LR à l'Assemblée nationale c'était avant la lettre d'Emmanuel Macron c'est aussi ce que pouruno retaillon président des sénateur LR disit dans une tribune publiée dans Le Figaro là aussi avant la lettre d'Emmanuel Macron ce ce qui ressort de ces prises de parole LR c'est plutôt un gouvernement technique et des majorités texte par texte là aussi c'est pas vraiment dans notre dans notre tradition Anne Charlen beina si on essaie d'imaginer ce qui peut se passer là dans les prochains jours vous nous ditz Emmanuel s'est acheter du temps prochains jours prochaines semaines qu'est-ce qui peut se passer alors première chose par rapport au au rapport au temps de du président de la République je je rejoins ce qui a été dit il y a même une forme de réinvention du temps à travers le le concept de gouvernement pas totalement démissionnaire mais qui gère quand même les affaires courantes alors que ça vraiment pour l'instant il a pas accepté la démission de de Gabriel alors le mot n'est pas acceptter la démission parce que vraiment la démission ça ne s'accepte pas c'est un acte moral est personnel mais en fait ce que le président fait seul le président peut le défaire c'est-àdire que c'est un décret du Président de la République doit mettre fin manière plus ou moins vcatoire par exemple pour ellisabeth borne aux fonctions du Premier ministre et il n'a pas pris ce décret de fin de fonction donc officiellement Gabriel hatal vit toujours sur le décret du 9 janvier d'accord qu'il a nommé donc garder un Premier ministre qui ne dépend plus de son Assemblée nationale parce que pour moi il gère les affaires courantes de toute façon depuis le 9 juin puis qu' y a plus d'assemblée c'est quand même une réinterprétation du régime parlementaire qui là encore nourrira sûrement un autre chapitre de Manuel j'ajoute que sur la question de savoir quelles sont les options sur la table on fait beaucoup de mal à la culture constitutionnelle en luiisant endurer beaucoup de choses ces derniers temps mais on n pas la culture du consensus on a pas la culture du compromis deux évidences changer de président de la République ne changera rien à la donne parlementaire changer de gouvernement ne changera rien à la donne parlementaire non plus et la donne parlementaire on la garde au moins un an puisque l'article 12 est formel on ne peut pas redissoudre avant le 9 juin 2025 donc face à l'obstacle il va falloir réinventer quelque chose et là cette fois-ci ça sera autre chose que le CNR c'est-à-dire que trois blocs à l'Assemblée nationale vont devoir arriver à faire boter un budget des législations obligatoires comme notamment la loi de programmation militaire des éléments de défense donc il y a un moment où soit le gouvernement technique soit le gouvernement de coalition soit un gouvernement qui puisse être renversé puis donner lieu à une 2uxè solution il va falloir que notre système constitutionnel soit réinventé par ces acteurs et moi je ne suis pas persuadé qu'une solution émane de chacun des membres de notre personnel politique dès le 18 juillet voyez la première réunion de l'assemblée nationale je pense qu'on aura peut-être tenté une première chose puis ensuite après un renversement par exemple tenter autre chose je crois que l'année qui vient sera grosse de beaucoup d'évolution institutionnell mais peut-être qu'il faut se faire à cette idée comme nous le disait notre ami belge tout à l'heure oui effectivement restez calme disaitil exa la France ne sera pas en faillite même si elle n'a pas de de de de gouvernement les semaines et mois à venir oui c'est ça on va reparler de la personnalité d'un Premier ministre un premier ministre d'utilité publique sont les termes employés par Bruno ta je vais quand même qu'on qu'on serque tout de suite un chapitre à la à la réaction du nouveau front populaire et peut-être même soyons plus précis à l'intérieur du nouveau front populaire à la réaction des insoumis Adrien mchet hier Adrien catenin s'appelait à marcher sur Matignon al il avait été désavoué par Manuel monpard mais quand même quoi ça donne un petit peu de de l'état d'esprit qu'est-ce qu'on peut imaginer là dans le dans les prochains jours qu'est-ce qui se dessine déjà là euh alors bon c'est c'est que comme on disait c'est très difficile de de de savoir exactement ce qui va se passer en effet peut-être qu'on va passer par plusieurs phases plusieurs gouvernements en tout cas ce qu'il faut voir c'est qu'il y a plusieurs positions au sein du nouveau front populaire vous avez en gros la position des insoumis et de Jean-Luc Mélenchon qui consiste à dire si on gouverne on gouverne avec notre programme rien que le programme et puis vous avez plusieurs voix notamment au sein du Parti socialiste qui commence à dire étant donné la donne électorale étant donné le fait que nous avons pour beaucoup été élus aussi grâce au front républicain on est obligé de de de d'avoir des inflexions dans notre je repose la question différemment est-ce que avec cette lettre au français cette stratégie Emmanuel Macron cherche à écarteler encore un peu plus le nouveau front populaire c'est ça ce qu'il joue c'est c'est probablement ce qu'il essaie de faire mais ce qu'il essaie d'ailleurs de faire depuis le 9 juin et depuis qu'il a décider la dissolution je pense qu'il comptait sur une gauche beaucoup plus divisée et qu'il ne comptait pas nécessairement sur une reconstitution aussi rapide du nouveau front populaire mais ce qui est certain c'est que là et les et les les TR jours qui s'écoulent sans que le nouveau front populaire puisse donner un nom de Premier ministre démontre montre bien qu'en effet il y a différentes approches au sein du nouveau front populaire et et et je trve je trouvais l'approche hier assez intéressante du député Philippe brin donc qui a un député socialiste qui issu de l'UR qui sont des terres qui ont voté assez fortement pour le rassemblement national et qui disait on a besoin d'un programme de salut publique donc c'est-à-dire pas exactement notre programme mais un problème un programme qui sache rassembler parce que il dit l'assemblée qui a été élu et celle de la dernière chance c'est-à-dire que on ne peut pas faire comme si il n'y avait pas ce bloc rassemblement nation extrêmement fort avec ce nombre record de députés et si en effet les différentes forces politiques n'arrivent pas à se mettre d'accord c'est un énorme carburant à frustration et qui fait que demain si ces forces politiques ne réagissent pas c'est ce bloc rassemblement national qui risque à de prochaines élections d'exploser encore plus mot ensuite l sal oui je trouve que c'est un un Paris audacieux que fait le président vis-à-vis du nouveau front populaire d'abord parce que les Français vont pas forcément comprendre l'astuce qui veut que en gros je le disais tout à l'heure mais le rassembl national a gagné le premier tour avec ave ses voix la gauche a gagné le deuxème tour des législatives avec le nom de ses députés et là on veut il veut directement passer au 3ème tour celui des coalitions c'est c'est compliqué à expliquer aux Français et du coup ça fait un boulevard quand même pour la gauche qui va dire on est en train de nous voler notre victoire et par ailleurs la gauche était en train d'exploser toute seule d'une certaine façon il fallait il aurait pu à ses yeux lever l'hypothèque de la gauche en les laissant désigner un premier ministre après plusieurs jours dans des conditions pénibles on sait que les insoumis sont pas très envie de gouverner il faire préparer déjà 2027 et et et et puis surtout cette coalition du nouveau front populaire très minoritaire à l'Assemblée aurait pu être euh démise par une motion de censure bref ça aurait pu se régler tout seul ça aurait pris quelques mois quelques semaines euh il ça aurait pu ça aurait pu aller très vite là l'idée je vais fracturer le front le nouveau front populaire en disant en gros non aux insoumis parce que je les mets pas dans l'arc républicain même si c'est pas dire dans la lettre mais oui au socialistes et peut-être à quelques écologistes et encore ils sont pas tous d'accord au sein du camp présidentiel pour savoir si les écologistes sont dans l'arc républicain les communistes aussi euh c'est la meilleure je trouve c'est très maladroit parce que ça va ressouder les troupes ressouder les troupes de la gauche qui va dire ah bah regardez on nous vole la victoire ça les arrange parce que ils étaient inf fichu de désigner leur premier ministre et sans doute d'appliquer leur programme inapplicable mais donc voilà c'est plutôt les servir que les desservir pour lur Salvin avec des français quand même qui qui peuvent se sentir légitimement pour certains d'entre eux dépossédés de leurs votes aussi vous avez étudié les émotions provoquées par alors vous l'aviez fait après le premier tour vous l'avez fait après le le le le le le second tour il y a il y a un mot de de confusion je crois par exemple qui qui vient spontanément chez les Français oui effectivement on avait sonder les Français sur leurs émotions avant le premier tour et là effectivement d'abord après la dissolution c'était la surprise qui qui dominait la honte aussi sur la situation politique française et ça on en avait discuté avec des psychiatre et et et psychanalyste c'était très intéressant parce que il nous disit la ronde c'est quand même un sentiment extrêmement fort et souvent qui c t c'est un un sentiment qui est commun très courant mais qui n'est pas forcément euh partagé avec avec les autres donc surprise honte et puis après aujourd'hui on a à la fois de du désespoir de la colère et de la peur et ça effectivement ça dit un petit peu un sentiment de de confusion c'est-à-dire finalement tout ça pour ça on en arrive là et on ne sait pas comment on va s'en sortir et juste sur les fractures je pense que Emmanuel Macron essaie de fractur effectivement le nouveau front populaire mais il essait aussi de fracturer les républicains parce que là effectivement on avait cette réaction de Lauren voquier avant cette cette lettre qui disait pas de pas de de de coalition mais enfin bon il y a peut-être certains députés qui sont peut-être tentés aussi bah finalement de se dire oui le choix le plus raisonnable le choix de bon sens serait effectivement de de de diriger au centre alors écoutons une autre action cette fois-ci côté gauche la présidente socialiste de la région Occitanie alors là aussi on est avant la lettre d'Emmanuel Macron qui parlait déjà d'une coalition allant jusqu'à l'aile gauche de renaissance écoutonsla la coalition il faut être clair elle va se battir autour des socialistes parce que la centralité de ce bloc de gauche qui va bien sûr prendre nos alliés communistes écologistes et les insommis qui sont dans une logique de positif positif et dans une logique de construction fr également une partie de renaissance une partie de renaissance mais oui bien bien entendu parce que les chiffres son mais ça c'est pardon c'est un vœux pieux ou c'est quelque chose qui est en construction vous en parlez vous essayez de de rier nous sommes voilà nous sommes plusieurs socialistes et aussi d'autres élus de gauche qui sont réaliste sur la nécessité de transformer le pays on ne peut pas continuer dans ces ces moments de poltecaillerie il faut être à la hauteur des enjeux on doit mettre en œuvre un programme et pour mettre en œuvre un programme des actions de justice sociale et bien il faut avoir une majorité la majorité ne se décrète pas elle se construit politique aie alors effectivement c'est on risque d'y être encore pour un moment moi je me pose la questionine Bina de du cadre dans lequel la formation de cette coalition pourrait se se dérouler vous voyez ce que je veux dire c'est pour pour éviter justement cette impression d'une d'une partie de l'opinion que ça se fait en coulisse c'est opaque comment le faire devant les Français et d'une façon la plus transparente possible par exemple le président du groupe horizon de l'Assemblée on appelle à François Hollande pour nouer un accord donc là on aurait d'un seul coup un un monsieur bon office qui qui chercherait à à à nouer les les accords au sein de cette coalition quelle forme ça pourrait prendre alors déjà moi je pense que je vais vous donner quelques éléments sur l'antiméthode pour construire une coalition dont nous avons beaucoup d'exemples ces dernières heures pour qu'on puisse en dégager les principes alors déjà une coalition parlementaire qui émane d'un guide donné par son président de la République c'est quelque chose d'impossible d'accord donc la prise de parole d'aujourd'hui est non seulement maladroite mais elle a peut-être affaibli encore plus ou encore éloigné dans le temps la possibilité d'une coalition pourquoi parce qu'elle ressemble à une fuite en avant en arrière c'est-à-dire qu'en fait on reprend l'ancien gouvernement l'ancien projet et de ce fait on considère que comme n'y a pas tellement une victoire et bien on va pouvoir la garder c'est c'est très dangereux de vendre la coalition de de cette manière si vous me permettez le terme de de vendre évidemment ouis la deuxième manière qui est absolument antithétiique avec l'idée de la coalition c'est que chaque parti prétende ne pas vouloir faire partie de la coalition alors que là on l'a vu au PS on l'a vu à LR le centre également bon est un peu le seul àattendre les bras donc voilà une coalition quand on parle de coalition à l'allemande par exemple en fait c'est un contrat de gouvernance c'estàdire gcie pendant des semaines atttion on négocie les projets et pas les hommes c'est-à-dire que on pose sur la table les programmes des uns et les programmes des autres et qu'on fait en quelque sorte une sélection donc quand on entend la gauche dire enfin tout notre programme et rien que notre programme avec toute une majorité relative et rien qu'une majorité relative et bien on ne peut en garder qu'un diè donc il faut avoir une forme d'épreuve de réalisme qui passe par l'idée d'aller chacun diluer des egoos et diluer des propositions qu'à mon sens notre Assemblée nationale et nos partis politiques ne sont pas encore prêts à entendre donc je suis partisane de laisser quelques échecs d'ego et de parti émailler notre année difficile avant qu'on puisse entendre parler de coalition pour ne pas justement qu'elle apparaisse comme une politique aïie le général de GA nous disait le le scrutin à deux tours au moins il interdit cette politique àie s'il y a des alliances elle doit se faire entre le premier et deuxème tour ça tombe bien on a réussi il y a eu ce fameux Front populaire et bien à lui maintenant de savoir comment il va sortir des ures alors effectivement et puis pour qu' a une faudrait déjà que au sein de chaque camp vous l'avez évoqué tout à l'heure bah il y ait une forme d'unité écoutons quelques règlements de compte dans le camp présidentiel c'était Gérald armanin qui s'en prend à Gabriel Atal on est ce matin sur Europe écoutez il vient de la gauche je viens de la droite il est élu en Île-de-France je suis élu en province voilà je pense que nous sommes complémentaires voilà et je pense qu'il faut avec Gabriel Atal me semble-t-il que l'on puisse parler demain ou après-demain sur comment on peut aider notre camp politique à aller mieux on a très bien travaillé ensemble depuis 7 ans il y a pas de raison que désormais nous soyons en concurrence me semble-t-il l'incarnation c'est celle du président de la République faudrait peut-être pas l'oublier tout le monde lui dit beaucoup de mal de lui mais voilà je constate que le Président de la République fort heureusement c'est celui qui a permis à Gabriel Atal et à d'autres de pouvoir être en responsabilité politique donc moi je n'ai pas je n'aime pas qu'on dise du mal le président de la République comme ça gratuitement au moment où peut-être la difficulté est plus forte pour lui la loyauté c'est c'est toujours intéressant en politique Adrien Brachet les les les lignes de division au sein de chaque camp ruine-t-elle les la possibilité d'une grande coalition euh alors en tout cas ce qui est sûr c'est que je pense qu'on prend le problème et peut-être que c'est lié à notre culture politique qui est extrêmement tournée vers l'incarnation et vers les personnes mais on prend probablement le problème dans le mauvais sens c'est-à-dire que on commence à afficher les querelles d'ego et à dire moi je veux prendre le leadership sur un tel ou un tel au lieu d'en arriver à la question et qui est le seul moyen en fait d'arriver à des accords qui est la question du fond et des propositions sur quelle mesure on se met d'accord sur quel programme on se met d'accord et au cours il me semble de ce même entretien dont on a vu des extraits de Gérald daranin Gérald daranin dit par principe je ne voterai pas de texte issu du nouveau front populaire mais si on se met dans ce dans ce genre de position dire avant même de voir des textes on sait qu'on ne les votera pas on on se retrouve forcément dans une situation de blocage donc il faut que les égos en effet de chaque camp et finalement à l'encontre de de toute la culture de la 5e République sache se mettre en retrait pour mettre d'abord les propositions avant les hommes ou les femmes ensite on parle du programme économique du Nau un truc qui va flinguer tout espoir de coalition c'est qu'il y a 2027 l'élection présidentielle il faut le dire dans les régimes parlementaire dont on parle il y a des coalitions entre gentlemen parce qu'ils savent qu'ils ont 5 ans devant eux qu'il faut bien qu'il faut bien légiférer et donc voilà et et ass c'estz traditionnellement c'est quand même autour du premier arrivé que s'organisent les négociations moi j'ai un exemple au Luxembourg où le 2e le 3e et le 4e avit négocié sans le premier et puis ont pris le pouvoir ce qu' a permis à Xavier Bettel l'ancien Premier ministre de de de rester longtemps mais c'est c'est très rare généralement c'est autour du premier que ça s'organise et il choisit euh parmi les autres de quoi faire la point dans sa majorité oua lors ça va oui juste sur cette question de personnalité effectivement quand on voit aujourd'hui les baromètres politiques notamment le baromètre que nous faisons pour le le Figaro Magazine sur l'image des personnalités la côte de confiance des personnalités on voit bien qu'il y a un problème d'incarnation de la politique aujourd'hui et que les Français souhaitent avant tout qu'on parle du fond effectivement et qu'on donne du sens à la politique parce qu' aujourd'hui personne n'émerge et c'est peut-être pour ça aussi que les partis n'arrivent pas les différents camps les différents blocs n'arrivent pas à trouver une personnalité consensuelle mais les Français non plus ils ne l'ont pas effectivement il y a personne qui se dessine et c'est bien sur ce sujet-l justement du fond que les Français aimeraientent qu'on expériment peut-être aussi d'ailleurs et et les Français n'arrivent pas forcément à voir les les divergences de fond idéologiqu entre les formations politiques aller dans la rue et aller demander aux gens s connaissent les différences de fond en fait entre ce que proposent les républicains et ce que propose géraldman ou entre ce que propose Sacha alier et ce que propose une partie du Parti socialiste mais pour les gens c'est extrêmement lointain donc en fait les la difficulté aussi c'est que aujourd'hui les les les Français ne se retrouvent pas dans les clivages des par poliqu vous dites ne tient peut-être pas pour la France insoumise peut-être pas pour les pour la France insoumise et le rassemblement national ou c'est peut-être plus identif un peu un peu imaginer ça on va justement parler du programme économique du nouveau front populaire avec Steve Jourdain qui nous rejoint sur le plateau de de sens public bonsoir Steve des des patrons notamment qui sont inquiets de la mise en œuvre de ce programme alors on va évidemment détailler leur réaction mais rappelez-nous pour commencer les grandes lignes de ce projet présenté par la gauche oui alors il y a plusieurs mesures emblématiques he qui sont mises en avant tout d'abord le blocquage des prix des biens de première nécessité ça concernerait l'alimentaire l'énergie ou encore les carburants il y a aussi l'abrogation de la réforme des retraites qui est au programme il s'agirait de supprimer le report de l'âge légal de 62 à 64 ans la valorisation de 10 % des aPL les aides personnalisées au logement le réétablissement de l'ISF et la mise en place de 14 tranches d'impôts sur le revenu contre 5 à l'heure actuelle la Gauche propose aussi une réforme de l'impôt sur l'héritage et la suppression de certaines niches fiscales ou encore c'est peut-être la la mesure la plus symbolique l'augmentation du SMIC à 1600 € net cela passerait notamment par la hausse du point d'indice des fonctionnaire ce matin l'insoumis manuel bonpard a assuré qu'il y aurait bien une majorité pour la plupart de toutes ces mesures on va l'écouter nous faisons des propositions moi je crois que sur des mesures fortes qui sont dans notre programme le blocage des prix sur les produits de première nécessité l'augmentation du SMIC l'abrogation de la réforme des retraites je pense qu'il est possible de trouver une majorité de députés à l'Assemblée nationale pour ne pas s'y opposer alors il y a le programme du nouveau front populaire et puis il y a la réalité politique hein les rapports de force qui sont actuellement en train de se jouer à l'Assemblée nationale sur le SMIC à 1600 € par exemple l'écologiste marine Tondelier temporise un peu peut-on le faire immédiatement est par décret pour toutes les entreprises réponse de marine Tondelier dans le monde c'est plus compliqué il faut une loi de finance rectificative pour voter une aide au PME TPE et éviter des catastrophes économiques fin de citation le SMIC à 1600 € net wa and C ce qui n'empêche pas les patrons d'avoir peur et de l'exprimer oui le programme du NFP serait fatal fatal pour l'économie française déclaration de Patrick Martin le patron du medf à nos confrères des écho le programme du NFP c'est tout simplement le programme de la France insoumise dit-il sa mise en œuvre serait fatal pour l'économie française et précipiterait notre déclin il fait complètement abstraction des contraintes budgétaires et de compétition internationale c'est très grave la quasi-ttalité des mesures iraient à l'encontre de la performance globale de notre économie voilà ce qu' déclare ce mercredi même inquiétude à la CPME la Confédération des petites et moyennes entreprises leur secrétaire général Jean eud d'uménil redoute la hausse du SMIC à 1600 € pour toutes ces petites structures on explique qu'on va mettre les entreprises en difficulté qu'on le sait et qu'on prévoit tout de suite des aides pour les accompagnés on marche sur la tête déclaration sur BFM Business hier autre réaction Thomas celle de l'UDP l'Union des entreprises de proximité qui représente les très petites entreprises le programme du NFP recè des propositions dangereuses déclaration de son président à la FP Michel Picon qui dans une autre déclaration estime que toute aggravation des déficits aura des conséquences sur le coût de l'argent et donc sur la marge de manœuvre des les entreprises merci beaucoup Steve Jourdain pour ces informations Adrien brch on peut peut-être rappeler que ce programme il a été quand même soutenu par un certain nombre d'économistes oui c'està-dire qu'il y a toute une série d'économistes qui ont apporté leur soutien à ce programme du nouveau front populaire donc si vous voulez il y a pas de consensus économiques qui disent ce programme est mauvais ou ce programme est bon il y a des économistes qui le soutiennent il y a des économistes qui s'y opposent le l'économie n'est pas une chance exact donc il y a des débats il y a des économistes qui sont pas d'accord ce qu'il faut dire peut-être pour pour relativiser certaines inquiétude alors je pense que Marine Tondelier par exemple a raison de pointer le cas des des TPE et des PME sur lesquels là en effet il peut y avoir des inquiétudes mais d'un point de vue beaucoup de défaillances d'entreprise en France ce voilà et et mais mais mais là où il faut quand même relativiser c'est que par exemple quand on regarde ce qui était le programme de la gauche en 1981 on a eu des programmes beaucoup plus de gauche économiquement que celui que propose le nouveau front populaire aujourd'hui donc il faut aussi dans la gradation relativiser et puis il y a les milieux économiques et de l'autre côté et là il va falloir composer avec les deux vous avez toute une partie des organisations syndicales qui considèrent qu'elles ont participé à faire élire le nouveau front populaire et qui donc sont déjà en attente de résultats ce matin il y avait une interview de de Sophie Binet je crois dans Libération qui dit la secrétaire générale de de la CGT qui dit on ne va pas baisser le drapeau et s'il le faut il y aura des mobilisations sociales à la rentrée donc le le climat à la fois du côté des organisations patronales et du côté des organisation syndicale va faire aussi va rajouter de la complexité aux divisionl auquel on est déjà à l Salvin la perception de ce programme par par les Français parce qu'il y a beaucoup de mesures qui peuvent apparaître assez populaire et je sais bien que le thème de la dette est pas très très loin dans la pile des priorités des des Français aujourd'hui mais est-ce qu'il y a quand même ce sentiment que attention attention les finances publiques de de la France sont déjà en mauvais état je pense qu'il y a deux choses effectivement il y a quand même en fond en lecture de fond cette idée de de la dette et du déficit public qu'on entend depuis plusieurs mois certes le pouvoir d'achat reste la priorité des Français mais les Français ont toujours montré beaucoup d'inquiétude sur un l'idée d'un pays en en faillite avec l'image de la Grèce par exemple et puis il y a a il y a il y a il y a autre chose déjà on n'est pas dans le même contexte effectivement qu'il y a quelques années on n'est pas dans le même contexte économique et l'Institut Montaigne a chiffrer les les différents programmes des partis et pour le nouveau front populaire son chiffrage euh à arrive à 179 milliards d'euros de déficit ce qui est évidemment colossal juste sur sur un plan de comparaison celui de la majorité présidentielle quand même à 21 milliards d'euros de déficit et celui du du du RN et alli 71 milliards d'euros donc il y a quand même même si les économistes effectivement sont pas forcément ne hurle pas contre ce programme il y a quand même cette idée malgré tout que si on applique tout le programme effectivement il y a un un énorme déficit et c'est certainement pour ça d'ailleurs que dans l'opinion 47 % des Français nous disaient si le le le nouveau front populaire est au gouvernement je seraiis perdant euh individuellement 47 % c'est c'est quand même énorme alors effectivement comme vous dites il y a pourtant des des des des des propositions qui pourraient les séduire mais en fait ces propositions elles les inquiètent aussi les Français parce qu'ils se demandent si elles sont vraiment raisonnables alors on va parler pour terminer il nous reste une grosse dizaines de minutes du rassemblement national il y a 10 jours Jordan Bardella se voyait à Matignon comment le RN a-t-il raté sa campagne d'entre de tours avant d'en débattre un cas d'école la 21e circonscription du Nord où la centriste Valérie lotard a regagné 15 points en une semaine face à une candidate le péniste Jonathan duprièz et audre buetas dans le Nord elle ne voulait pas rempiler la voici députée Valérie léard candidate udi a battu le RN dans la 21e circonscription du Nord avec 51,5 % des suffrages victoire loin d'être joué d'avance pour cette ancienne vice-présidente du Sénat au soir du premier tour la centriste était 7000 voix derrière le rassemblement national le désistement du candidat nouveau front populaire lui a permis de passer une extrémiste il y a eu un vrai travail de report de voie de la gauche il a une vraie mobilisation aussi de tous les élus du territoire derrière ma candidature quand j'ai tous les élu 19 maires sur 20 avec leurs équipes municipales ont mouillé le maillot parmi eux Sandrine Gombert la mère socialiste de petite forêt fait partie de ses élus mobilisés pour faire barrage au RN jusqu'à s'affiché sur la profession de foie de Valérie lettard a pe chose près les soutiens au prier tour et puis donc pour le second tour donc ben on nous a rajouté donc moi mère de petite forê socialiste et Xavier Joanin mère d'Onin communiste cette mobilisation sur le terrain et sur les réseaux sociaux a permis à Valérie lettard déjà identifié sur le territoire de bénéficier d'un report de voix exceptionnel à gauche donc pour Valérie lettard donc elle est passée de 441 voix à 963 voies donc ce qui fait un donc 552 voies supplémentaires euh qui correspondent à peu de choses près au au score de pierri Colpin candidat du Nouveau Front populaire où il y avait 571 voix donc le report s'est fait quasi intégralement euh sur sur donc il y a eu bien un petit peu plus de vote blanc mais mais finalement voilà beaucoup moins que ce que je craignais le front républquain a donc particulièrement fonctionné pour barrer la route au RN mais dans certaines communes de la circonscription comme ici à saint-sve les électeurs à Ren n'avalent toujours pas la défaite toute façon je vous dis à notre niveau on peut juste seire et puis se mettre en col car dans le bassin minier la candidate Erine Laurence Barra a échoué de peu à 48 % au second tour alors sur le marché persiste le sentiment que le barrage républicain leur a confisqué l'élection faudrait que le RN il passe à bon coup comme ça au moins on verra ce qu'ils ont dans le pot on aurait vu leur capacité de de faire ce qu'ils disent et puis de les mettre au pouvoir ou de les enlever un sentiment dans lequel s'engouffre le sénateur RN Joshua auchochard omniprésent pour tenter de faire élire Laurence Barra ce qui fait qu'on n pas réussi à passer notre député la se Barra ici sur cette 21e circonscription c'est typiquement ce ce barrage ce système qui a tout mis en œuvre pour qu'on puisse éviter d'avoir un député ce qu'on peut dire c'est que ça a bien tremblé au premier tour était quand même 14 points devant la la candidate du système au-delà du barrage républicain de nombreux électeurs s'inquiètent de l'avenir politique du pays je pense que c'est ungouvernable la France c'est un gouvernable en attendant que la situation se clarifie sur le plan national le Valenciennois lui restera centr triste comme depuis 1993 on va continuer de de de s'intéresser au rassemblement national mais alors il y a évidemment comme toujours depuis plus d'un mois beaucoup d'actualités des réactions on attendait une première réaction des insoumis c'est Jean-Luc Mélenchon qui dit ceci Emmanuel Macron refuse de reconnaître le résultat des urnes et doit s'incliner face au nouveau front populaire on est quoi dans un bras de fer auquel on pouvait s'attendre un Charl Bina alors là c'est un reprint hein de de ce de sa déclaration de dimanche soir où il a dit il faut s'incliner petite parabole de la 3e république il faut se soumettre ou se démettre j'imagine qu'on n'est pas très loin dans son idée s'incliner il avait dit notamment en en acceptant la démission de Gabriel Atal donc pour le moment on voit bien que la la phrase de de jeanluc Mélenchon n'a pas été entendue oui il y a un bras de fer qui s'installe bien sûr puisqueau fond on a pour la première fois un un groupe qui gagne en terme de de siège et vous avez raison de faire la distinction entre les différents gains parce que tout est plus subtile dans une loi électorale mais le groupe qui a la majorité des sièges n'est pas reconnu par son président de la République comme le le groupe gagnant donc il y a nécessairement une forme de yatus qui s'installe entre son Assemblée nationale et son président et ça ce n'est jamais très bon signe ni annonciateur de bonnes choses je découvre en vous écoutant d'autres aspects de la déclaration du c'est c'est sur Twitter de de jean-lque Mélenchon il dit c'est le retour du doit du droit de véau Royal sur le suffrage universel et il parle de coalition des magou oui est-ce que Adrien BCH laisse augurer j'ai un peu déjà posé la question tout à l'heure mais euh voilà on parlait de la réaction des syndicats des possibilités de manifestation enfin voilà c'est on devrait basculer dans le plaisir d'accueillir le monde pour les Jeux Olympiques et on et on va peut-être être face à des manifestation de de certains groupes politiques qui qui disent on nous a volé la victoire c'est pour ça que je pense que pour reprendre ce qui a été dit tout à l'heure il est possible que tout cela se déroule en plusieurs phases c'est-à-dire que on a un an devant nous et au fond en un an on peut avoir de TR qu gouvernements différentses et et et en fait si vous voulez c'est un peu on apprend en marchant si vous voulez c'est-à-dire que la France n'est pas habituée à une telle situation et donc peut-être que bonhomme àant on aura d'abord un gouvernement nouveau front populaire peut-être que ce gouvernement tombera qu'on aura autre chose peut-être que non on commencera par un gouvernement de coalition mais que finalement on aura autre chose ensuite disons que à la fois il y a de l'inquiétude mais à la fois je pense que la pratique parlementaire et la pratique politique va obliger à un moment à dégag des solutions si on veut pas qu'il ait des frustrations majeures qui demeurent dans le dans le pays oui et pendant ce tempslà le rassemblement national observe et affiche finalement quand même malgré l'échec je le disais tout à l'heure il y a 10ourella pensait qu'il serait à Matignon mais ça reste le parti politique qui est le plus puissant en nombre et d'ailleurs il eu c'est l'une des images de ce mercredi cette cette photo cette arrivée quand même assez massive des députés du parti le péniste au palier Bourbon et à leur tête une Marine Le Pen qui peut quand même afficher une forme de satisfaction on l'écoute je suis dans un bon état d'esprit encore une fois j'arrive avec un groupe de députés qui est arrivé aux élections législatives le premier en voie le premier parti en nombre de députés et par conséquent nous allons jouer le rôle que nos électeurs nous ont confié même si un certain nombre de manœuvre et notamment des manœuvres de désistement massif nous ont privé de la majorité absolu ça n'est que partie remise parce qu'on ne peut pas indéfiniment tordre la représentation nationale alors Salvin Marine Le Pen avait-elle vraiment envie de voir Jordane Bardella à Matignon voyez ce que je veux dire finalement est-ce que la situation ne l'arrange pas c'est vrai qu'on peut se poser la question parce que l'ascension de de Jordane Bardella notamment dans l'opinion et puis l'effet vraiment il y a vraiment eu une une véritable remontée en puissance de de de Jordan barnella pouvait inquiéter un petit peu Marine Le Pen parce que Marine Le Pen elle considère elle que c'est son tour c'est pas celui de Jordan barnella il faudrait pas la la sauter oui dans certains dans certains dans certaines enquêtes de popularité on avait un Jordan Bardella qui était parfois juste coude à coude ou parfois juste devant Marine Le exactement et effectivement là la tendance semble se confirmer dans l'opinion d'ailleurs passe un peu finalement Marine Le Pen donc en effet elle peut dire qu'elle est satisfaite moi ce qui me marque dans les réactions des uns et des autres c'est que finalement non seulement et bien personne ne ne ne ne sort gagnant et y compris d'ailleurs les électeurs eux-mêmes qui disent bah finalement nous on a presque tout perdu parce que plutôt qu'une clarification on se retrouve plutôt dans bah finalement dans une grande confusion et puis surtout c'est celui à qui on a le plus volé l'élection le RND on nous a volé l'élection a c'est marrant quand même efftiv et ça dit long sur capacité finalement à trouver du lien à trouver finalement un moyen de de de s'unir quand on dit tou qu'on est le plus victime finalement de de la situation et pendant ce temps Emmanuel Macron demande je le rappelle de bâtir une majorité solide aux forces républaine donc d'un côté on a cette fracture qui est en train de s'exprimer effectivement cette frustration et l'autre le monde idéal Emmanuel Macron char il y a un point qu'on oublie souvent d'analyser c'est qu'on a pas de majorité claire mais on a pas d'opposition non plus donc c'est ça qui va être compliqué le RN se renforcé pour la simple et bonne raison c'est le premier groupe d'opposition et clairement d'opposition pu part oui alors premier groupe polique a je pense au groupe parlementa et je je voilà j'emploie déjà le le terme qui viendra le 18 juillet c'estàdire les groupes parlementaires avec leur temps de parole leur financement et cetera parce que le financement des partis politiques est ainsi fait que le rassemblement national va profiter de de de de d'une très grande somme à ce niveau-là donc il y a une écurie de préparation qui est réelle dans cette fenêtre assez confortable du premier parti d'opposition donc il faut il faut y penser oui et effectivement Mathieu voulait intervenir non je disais que toute la séquence dissolutions législative et coalition c'est une terrible machine à fabriquer du ressentiment je suis assez d'accord avec vous et que pour le coup c'est très inquiétant parce que on c'estit le lien distendu des Français à la politique alors on les a vu là se mobiliser comme jamais pour au premier t qui souten rassembl nationale au second tour pour ceux qui voulaient lui barrer la route il y avait comme une on recréditait un peu le geste citoyen de voter la politique de quelque chose et là je pense que on continue de brouiller les cartes et de distendre ce lien entre de démonétiser le vote aussi de théatraliser unu tout ça a donner encore moins de valeur oui alors que les Français se sont quand même massivement mobilisé lors des deux tours de ces élections lisles et même auparavant aux européennes il y avait une participation aveniréenre alors disons que c'est vrai que si on parle sur un point de vue strictement politique d'un point de vue symbolique c'est un échec politique pour le rassemblement national qui se voyait déjà au pouvoir mais en effet si on prend un peu de recul ils ont un nombre record de députés à l'Assemblée nationale ce qui va ce qui veut dire plus de financement plus plus de moyens plus de postes plus de temps pour se préparer et pour revenir à ce qu'on disait tout à l'heure il faut regarder tous les travaux sociologiques qu'il y a sur le vote rassemblement national et qui montrre combien ce vote c'est ancré profondément dans certaines parties de la population combien il est un vote identitaire un vote d'une partie de la population qui se sont rejeté et qui par ce vote essaie de dire j'existe donc si on n'apporte pas des réponses de fond et que les gens ont l'impression que finalement pendant 2 3 ans c'est le statu quo le risque c'est que ce vote qui est déjà très ancré cette frustration qui est déjà très ancrée elle continue de progresser et elle soit un carburant pour le rassemblement national donc c'est pour ça que là le l'urgence absolue pour comment dire sortir de la fracture du pays c'est d'en revenir au fond finalement si on ne veut pas en effet que que que cette situation soit un carburant à ressentiment et attention pour les prochaines années euh tiens on va on va écouter un un dernier son une dernière réaction parce que ça fait partie des des fait de ces dernières 48 heures la révélation par no confrères de libération d'un dîner entre l'ancien Premier ministre édard Philippe et Marine Le Pen Philippe qui s'est défendu qui s'est expliqué sur le plateau de TF1 nous avons dîné parce que on se connait peu et on a dîné et on a constaté à l'occasion du dîner qui était un dîner cordial que nous avions des désaccords très profonds sur de très nombreux sujets vous aviez besoin d'un dîner pour constater ça pourquoi est-ce qu'il faudrait moi j'aimeaime j'aime bien rencontrer les gens Marine Le Pen fait plus de 30 % à l'élection présidentielle je ça me dérange pas de D avec elle d'ailleurs je pourrais dîner avec elle je pourrais dîner avec Jean-Luc Mélenchon et à chaque fois je leur ferai part de des accords qui sont sans doute très profonds sur des sujets très nombreux allez on termine là-dessus on va avoir le le plateau avec nos correspondants étrangers dans dans dans un court instant votre réaction à ce c'est c'est pas non plus une un méga scandale ou une méga polémique mais qu'est-ce que voilà qu'est-ce que ça dit de la vie politique française d'après vous s la 5e ça c'est très souvent fait des des des dîners des déjeunés de courtoisie avec des opposants farouches hein ça c'est vraiment plutôt quelque chose de de traditionnel dans les buvettes des des assemblées nous som très loin de celle du Sénat bon ça ça arrive bon c'est très maladroit c'est la communication du mauvais moment avec le mauvais mot et voilà un journaliste qui en plus pointe un petit peu l'endroit où ça fait mal si on a vraiment des divergences pourquoi on dine il il y a quelque chose de l'ordre de de l'impréparation peut-être et et de quelque chose qui va marquer l'opinion dans un sens à mon avis très négatif et d'ailleurs Mathieu on va conclure là-dessus ça a permis de voir que les les dissension interne au camp présidentiel s'exprimait François Baayou notamment ce Matina pas fa ch ça ajoute de la confusion à une situation qui est déjà très confuse le problème est pas forcément de dîner le problème est de faire en sorte que ça ne se sache pas et j'ai rencontré un opposant débattre avec lui les Français acceptent ça et puis si on veut tous murir politiquement on peut se dire qu'il faut accepter de discuter avec ses adversaires sauf que ce même camp présidentiel nous dit que le roassemblement National n'est pas un adversaire comme les autres et appelle à voter contre lui pour lui faire barrage mdine avec lui en secret pour têter le terrain c'est consternant merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce euh débat et donc commenter la la la lettre d'Emmanuel Macron que vous lirez dans vos quotidiens de la presse régionale à très bientôt sur sur Public Sénat