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interviewLe Média· 22 juin 2026 22 min

PORCHER DÉMONTE LES ARGUMENTS DE MACRON (ESSENCE, IRAN, CHOMAGE)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Tout le monde suit la même courbe, c'est-à-dire chômage et ça ça rattrape tous les pays de la zone eure. Mais il continue à dire que c'est une part que l'on prend au PIB. Un salarié qui n'a pas été augmenté depuis 2020 a perdu l'équivalent de 2 mois de salaire de pouvoir d'achat.

Si c'est ça l'avenir, ben on le dit comme ça. Et si les gens votent pour ça, et ben ils votent en se regardant dans la glace. Regardant la glace tous les matins.

Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porscher. Au média, on a un message très important à vous transmettre. Nous avons besoin de 10000 donateurs mensuels avant le 30 juillet. notre survie en dépend et on a déjà dépassé le cap des 3000.

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Alors avec toi aujourd'hui au programme Emmanuel Macron débrief le G7 entre conflit au Moyen-Orient, rapport avec les États-Unis mais aussi croissance française. Puis une petite tape sur notre modèle social. C'est parti. [musique] Iran, Ukraine, croissance, Chômage, Union européenne, Emmanuel Macron a donné une interview à France 2 en sortie de G7 jeudi dernier.

Tout d'abord, Emmanuel Macron s'est félicité d'un accord entre l'Iran et les États-Unis. On commencé ce weekend des pour parler en Suisse. Ils ont été mis à mal dès le début avec un cessé le feu non respecté par Israël et l'annonce par Teran d'une refermeture du D3 d'Ormous en représaille.

Le président américain Donald Trump a menacé d'appliquer un péage dans le D3 en cas d'échec des discussions avec l'Iran. Mais ce lundi, les négociations ont progressé, a annoncé la Suisse. Teran et Washington vont mettre en place une cellule de gestion des conflits pour mettre fin aux affrontement entre Israël et le mouvement esbola au Liban qui ont fragilisé hein le protocole d'accord signé entre les Américains et les Iraniens.

Et au sujet du D3 d'Ormous, les États-Unis et l'Iran vont mettre en place une ligne de communication destinée à prévenir les incidents et les malentendus avec l'objectif d'assurer un passage sûr pour les navires commerciaux dans le D3 d'Ormous ont annoncé les médiateurs de leur communiquer. Alors évidemment ici on parle d'économie, sujet secondaire au regard des vies humaines qui souffrent et meurent dans le conflit. Mais voilà, on va parler d'économie.

Thomas Emmanuel Macron s'est félicité de cet accord Iran US mais on voit que ça reste fragile en fait. Exactement, ça reste fragile parce que et tu l'as très bien rappelé dans ton introduction, il y a des parties prenantes qui sont difficiles à à comprendre. par exemple bah Israël qui veut continuer elle à enfin Netaniaou qui a intérêt à faire la guerre à continuer Trump qui peut changer d'avis tous les 48 heures et après même si euh cet accord qui reste un mémorandum c'estàdire un protocole voilà relié à plusieurs conditions même si cet accord passe de là à ce que l'on voit des effets tout de suite dans le réel alors vous allez avoir la prime de risque on va dire sur les marchés financiers qui va un peu s'écrouler parce que les marchés financiers ont intérêt à bouger et donc les prix du pétrole vont redescendre un petit peu mais c'est pas sûr qu'il soit au niveau d'avant-cris et puis après le D3 d'Ormous pour qu'il soit praticable réellement il faut le déminer complètement parce que les Iraniens ont mis un certain nombre de mines.

Les Américains sont pas capables de le faire. Les spécialistes c'est l'Italie. Donc le retour à la Normande dans l'économie réelle va prendre un peu de temps, même si sur les marchés financiers ça risque de se dégonfler un peu.

Oui, parce que après cet accord, est-ce qu'on pourrait s'attendre à un changement rapide pour les Français par exemple, notamment sur le prix de l'essence et ce qui est attendu et c'est un peu ce que sous-entendait le président quand même. Oui. Alors, ce qui est assez marrant, c'est que déjà on voit le gouvernement a tardé avant de mettre en place un plan.

Il a tellement tardé que il met en place le plan très rapidement. Il y a cet accord qui qui entre voilà un plan. Voilà, un plan pour les gros rouleurs, pour les secteurs, des mesurettes, on l'avait déjà dit ici, mais il a mis quand même du temps à réagir.

Au début, il a réagi par le déni en disant il y a pas de problème. Puis après, il met en place son plan. Là, ce que l'on voit, c'est qu'effectivement sur les marchés pétroliers, ça a légèrement baissé.

Sur les prix de l'essence, ça a baissé, mais on n'est pas encore en dessous des prix d'avant-crise. Et on va voir, tout est lié au fait que la Cor tienne ou pas, mais les marchés financiers ont intérêt à du mouvement. Donc là, comme ça se dégonfle un peu suite à cette bonne nouvelle, peut-être que dans quelques dans quelques mois ça repart ça repart à la hausse.

Mais ce qu'il faut dire, et ça c'est important à le dire, pour la première fois, nous avons une baisse de la consommation des carburants quand les prix du pétrole augmentent. Euh ça s'est jamais vu. Normalement, quand les prix du pétrole augmentent, les prix de l'essence augmentent et les gens, ils sont obligés d'aller prendre leur voiture.

Là, il y a eu un ajustement. C'est-à-dire que l'ajustement n'a pas été pris en charge par l'État comme d'habitude. Il a été pris en charge par le consommateur euh qui a refusé de faire des déplacements, qui a probablement fait du covoiturage, du télétravail, qui a renoncé à des déplacements peut-être parfois même euh plus ou moins essentiels, voilà, de loisirs et cetera.

Donc là, justement, pour la première fois, a été supporté par le consommateur parce que le gouvernement n'a pas fait grand-chose. Quand on entendait euh Emmanuel Macron pendant cette interview, on voit qu'il parlait beaucoup de la conjoncture internationale euh qui peut permettre ou pas de faire baisser les prix comme si euh on pouvait pas mettre d'action en place par l'État ou pas parler de ce sujet des surpè profit parce que on le rappelle, les prix à la pompe, ils augmentent pas par magie ou parce que l'essence coûte plus cher. Il y a aussi le fait que entre deux, il y a quand même un pétrolier qui se fait des super profits.

Il faut en parler. On en a pas du tout parlé de ce genre de chos. Non.

Non. Et d'ailleurs même on a tout l'épisode de l'inflation de à partir de 2022 avec le conflit entre la Russie et l'Ukraine où tous les prix ont augmenté, les prix y compris de l'alimentation, où il y a eu un un ajustement majeur de la part des des consommateurs et beaucoup de gens qui nous écoutent ont probablement pas été augmentés ou pas été augmentés au niveau de l'inflation. C'est-à-dire qu'ils ont perdu des des équivalents de mois de pouvoir d'achat.

Un salarié qui n'a pas été augmenté depuis 2020 a perdu l'équivalent de 2 mois de pouvoir d'achat, 2 mois de salaire de pouvoir d'achat. Et beaucoup de gens se reconnaissaient. Alors peut-être pas perdu 2 mois mais peut-être perdu un mois, 3 semaines.

Enfin, les gens ont perdu du pouvoir d'achat, ils ont dû s'adapter et de l'autre côté les distributeurs, le clairc total et cetera ont fait des profits records. Donc on voit très bien que dans l'inflation, il y a eu un un un conflit de classe très très fort. Et là, c'est pareil.

Là, l'essence a été les gens ont moins consommés mais derrière, vous avez eu des des profits des des super profits des gens pétroliers. Le Rassemblement national propose lui une baisse de la TVA. Tu en penses quoi de cette solution ?

On a bien vu que ça fonctionnait pas parce que la première des choses c'est que comme la consommation a a baissé et euh que la TVA dépend de ça et ben probablement que les rentrées budgétaires auraient diminué. Non, en fait euh non. Et puis à partir du moment où où vous baissez des rentrées euh compte tenu de l'idéologie du RN, il faut me dire où est-ce qu'il coupent parce que ils veulent baisser sur les impôts sur les sociétés pour pour plaire au MEDF.

Là, ils allaient baisser la TVA. Non, c'est la solution de facilité ça. La vraie question, ça aurait été de bloquer euh les prix pour qu'il y ait un prix lisible sur le long terme et de réajuster ce prix en fonction des des des mouvements pour que la perte soit pas trop forte pour l'État, mais pour aussi établir un rapport de force avec les distributeurs, notamment les distributeurs en position de force comme comme c'est le cas de Grand Groupe comme Total.

H Emmanuel Macron, lui a proposé de diversifier les chemins d'approvisionnement pour ne pas être dépendant du D3 d'Ormouse. Qu'est-ce que tu en penses ? Bah c'est alors déjà la ça crée des nouvelles voies de business quand même des nouveaux Oui mais alors déjà sur le pétrole la France n'est pas très dépendante du L3 d'ormous elle est dépendante qu'à 10 % seulement de de son pétrole la majorité du pétrole français vient d'Afrique puis aussi un peu des États-Unis et et d'ailleurs après la vraie question qui se pose c'est la question du diesel où nous avons une dépendance aux importations du diesel qui était au début euh en en Russie et qui maintenant est plutôt au Moyen-Orient.

Et ça c'est la vraie question encore une fois de de la planification et de l'outil industriel. Pendant très longtemps, on a fermé les raffineries. On a fermé quasiment la moitié de nos raffineries ces 30 dernières années.

On nous expliquait que ça servait à rien de maintenir ces raffineries parce qu'on pouvait importer du du pétrole de des produits raffinés pardon de Russie ou du Moyen-Orient. Là on voit bien le le le résultat. Et la vraie question c'est qu'aujourd'hui l'outil de raffinage français n'est pas adapté à la consommation de carburant français.

Ce qui veut dire qu'on exporte du super, on importe du diesel, ce qui est parfaitement idiot. Les raffineries doivent être normalement adaptées à ce que l'on consomme sur place et ça c'est une question qui dure depuis une dizaine d'années et rien n'a été fait non plus. Euh les États-Unis ont également été un sujet dans cette interview entre les menaces de droit de droit de douane par Donald Trump sur le 20 en représaille de notre taxe sur le numérique Emmanuel Macron lui prendre le dialogue, il faut discuter et cetera plutôt que le rapport de force.

Jean-Luc Mélenchon lui a plaidé de se passer des États-Unis. Est-ce qu'on peut vraiment se passer des États-Unis ? On peut pas s'en passer complètement aujourd'hui parce qu'on est très dépendant du de du digital par exemple.

On est complètement dépendant du digital. Enfin, les téléphones que nous avons sont dans dans dans une grosse partie des téléphones américains. Mais il faut trouver à un moment pour aller vers l'indépendance.

C'est-à-dire pareil encore une fois se dire dans quel secteur nous voulons avoir moins de dépendance vis-à-vis des États-Unis. Alors, le digital, c'est foutu. Sur l'IA, il y a une vraie question. sur d'autres choses.

Il y a aussi des des vraies questions mais là on reste dans dans une économie qui est fortement intégrée. On on on courbe un petit peu le dos en se disant "Bon, Trump va passer puis il y aura quelqu'un d'autre après et ça va revenir à la normale." La réalité c'est que aujourd'hui dans l'instabilité du monde, c'est que sur des secteurs stratégiques, il faut qu'on ait aujourd'hui une indépendance et c'est cette indépendance qui nous permettra d'établir un rapport de force. euh la Corée du Sud arrive plus facilement à établir un rapport de force avec par exemple le la marque iPhone parce qu'elle a Samsung et donc elle a un substitut.

Nous nous avons établi un rapport de force qui n'en est pas un puisque euh Apple a payé très peu d'impôts en Irlande tout en distribuant ces téléphones parce que nous n'avions pas d'autres substituts. Donc c'est ça l'important, c'est d'être d'avoir une certaine souveraineté dans les secteurs dis stratégiques. Comme ça nous pouvons passer euh nous pouvons nous passer des États-Unis.

Après sur la filière 20, c'est un mauvais coût pour la filière 20 mais en même temps les champagnes et cetera, alors 100 % c'est énorme mais un champagne restera toujours un champagne. Ceux qui l'achètent peuvent peut-être payer un petit peu plus cher. Ça c'est un produit dit de luxe.

C'est c'est donc c'est des produits en fait voilà pour le vin, ça peut peut-être poser problème parce qu'il y a un substitut du vin californien mais pour le champagne avec la marque Champagne même un peu plus cher les gens qui achètent déjà du champagne achèteront toujours probablement du champagne. Comment on deal économiquement avec la première puissance mondiale ? géré par un milliardaire d'extrême droite en fait parce que tu disais que nous on était dépendant sur des domaines mais on peut est-ce qu'on peut quand même instaurer un port de force dans le sens où il y a quand même une interdépendance parfois c'est très difficile.

Plus il y a de l'interdépendance plus c'est difficile d'établir des rapports de force. Donc là c'est un jeu vraiment où on doit un petit peu avancer sur un autre et cetera, surtout dans dans le cas des États-Unis qui est quand même la première puissance mondiale dont dont l'Europe dont la dont l'Europe dépend énormément en terme de protection militaire avec à l'intérieur de l'Europe des intérêts divergents concernant les États-Unis. Donc c'est très difficile de dire euh au revoir, c'est très très difficile.

Euh mais après il faut que sur certains secteurs, on établisse une indépendance pour pouvoir justement être libre. Voilà. Et c'est pareil pour d'autres pays.

Euh à partir du moment où où on est dans le commerce international que nos nos économies sont imbriquées les unes entre les unes avec les autres, ce qui était le but de départ, nous créons des des dépendances très fortes et donc quand il y a un revirement politique, bah ça crée les tensions que nous connaissons aujourd'hui. Mais c'est pas pour ça qu'il faut se coucher. Il faut continuer à avancer sur les points sur lesquels nous voulons avancer.

Dans cette interview, le chef de l'État a également essayé de défendre son bilan national. pas une masse à faire hein. Emmanuel Macron a notamment affirmé que le chômage baissait plus vite que chez les voisins européens.

Il parle notamment de l'Italie, de l'Allemagne et cetera, pour se défendre sur le chiffre du chômage qui remonte. Qu'est-ce que tu en dis ? Ça c'est fou.

Ça c'est c'est clairement faux. En fait, quand Emmanuel Macron a a pris la France, euh la France revenait à peine à son niveau de richesse d'avant-crise. C'est-à-dire que on on avait vécu vraiment une descente comme ça et la richesse revenait à son niveau d'avantcrise.

Donc, on était sûr que euh même si ça avait pas été lui hein, que les emplois allaient se recréer par effet de rattrapage. Parce que dans cette période entre 2008 et 2016, on a eu 1,5 million de chômeurs en plus qui allaient être réabsorbé par par l'économie parce qu'elle revenait à son niveau de de richesse d'avantcrise. Cette cette courbe comme ça, c'est vu dans tous les pays.

Dans tous les pays ont rattrapé. Alors, il y a des pays qui ont eu plus, l'Italie a eu un peu plus de je crois que c'est 1,7 1,8 million de chômeurs. L'Espagne, c'est 3 millions de chômeurs dans cette période là.

Ils ont tous rattrapé euh leur niveau d'avant-crise. Et quand on regarde les créations d'emploi dans la zone euro, elles ont été plus fortes dans les autres pays que chez nous. Donc la en fait pour pour résumer, tout le monde suit la même courbe, c'est-àdire chômage et ça ça rattrape tous les pays de la zone eure.

Ce qui veut dire que c'est pas dû uniquement à Macron, mais c'est dû plutôt à la conjoncture. Et ensuite les autres pays ont créé plus d'emplois que nous n'avons créé en France. Donc on peut pas dire ça.

Non parce qu'en plus Emmanuel Macron, il défend une réindustrialisation. Il dit qu'on crée des emplois, qu'on crée des entreprises. Ça aussi ça se débun.

On en a parlé pour l'année 2025, on le rappelle, le sol de net d'ouverture et d'extension d'usine est de + 19. En gros, il y a eu 158 extensions, 103 ouvertures, 160 fermetures et 82 réductions. Donc en fait, si on prend que les ouvertures et les fermetures, il y a eu en 2025 plus de fermeture de site que d'ouverture.

C'est juste avec les extensions qu'on arrive à remettre le solde en positif. Exactement. En fait, les critères de calcul retenus euh par le gouvernement sont des critères de calcul qui prennent en compte les extensions pour dire que il y a un sol de net positif.

En réalité, quand on regarde ouverture, fermeture, on est sur un solde négatif. Il y a eu en disant toute la vérité depuis 2015 une forme de de solde net positif mais pas de quelque chose d'énorme avec le CICE et cetera euh en partie hein, mais aussi avec surtout le retour conjoncturel euh de de de niveau de richesse d'avant-crise. Euh mais ça s'est très vite ça s'est très vite refermé.

Et là Emmanuel Macron terminera son quinquena avec un solde négatif. Donc la réindustrialisation, elle a été très brève, très très faible et et aidée par des milliards d'argent public. Donc il faudrait aussi évaluer le coût de cette petite réindustrialisation qui s'est qui s'est refermée depuis 2024 et qui repart dans le négatif en terme de de perte de de de deniers public.

Parce qu'on parle de dizaines de milliards de recettes perdues par an par baisse d'impôts, par subvention, par allègement des cotisations et cetera. Ouais. Ouais.

Et ça pour quel effet ? Pour un effet très faible et et qui s'est refermé et qui qui est terminé. Par contre, les pertes, elles sont bien réelles, elles vont elles vont se poursuivre.

Et puis ça n'a pas loupé. Emmanuel Macron s'en est aussi pris au modèle social qu'il faut continuer à réformer, dit-il, disons détricoter hein, plutôt. Il faut s'attaquer aux retraites qui coûtent trop cher dans un pays qui vieillit.

Je te refais pas la chanson, il faut un pays puissant. On est d'accord que c'est du bouchi de cette histoire de modèle social qui coûte trop cher. Bah en fait, c'est toujours la même chose.

Il dit il faut réformer le modèle social pour que la France aille mieux. En réalité quand on regarde le modèle social depuis qu'il a été créé depuis l'après-guerre, je pense que la France lui doit plus qu'il n'a coûté. Et puis il devrait rappeler que pendant le Covid c'est quoi qui a tenu l'économie ?

C'est le modèle social. Son ministre de l'économie il y a pas si longtemps disait encore que la France résistera bien parce qu'elle a des amortisseurs sociaux. Mais c'est vrai, c'est-à-dire que nous avons fait aussi une meilleure croissance que nos pays voisins avec une géopolitique qui était vraiment contre nous grâce aux au transferts, aux amortisseurs sociaux.

Donc je comprends pas pourquoi Macron a cette obsession de s'attaquer. Enfin, si je comprends parce que on comprend, on comprend très bien derrière il y a un point de vue politique parce que le modèle social bah c'est l'impôt, c'est la redistribution et je pense que Macron est est très foncièrement libéral et donc contre ça. Mais euh mais mais c'est pas étonnant.

Après, il y a toujours la même la même chose quoi. On relie modèle social et et perte de croissance modèle. Alors que quand vous regardez en fait, vous comparez des pays avec des avec les des modèles socials différents de nous, vous avez des des résultats de croissance qui peuvent être parfois meilleurs chez les pays qui ont un modèle social fort comme la Suède et même comme nous.

Mais c'est surtout que enfin, il est censé quand même avoir quelques bill en économie. C'est pas un modèle social qui fait mal à la croissance. C'est une politique austéritaire.

Quand on investit pas et quand oninjecte rien ou qu'on injecte des cadeaux, bah forcément l'activité peut pas repartir. Exactement. surtout quand on injecte rien dans une conjoncture faible.

Euh donc là, c'est la pire des choses et c'est surtout quand on fait des économies dans une conjoncture faible, c'est la pire des choses. Et et tu fais bien dire ça parce que il il dans dans son discours par exemple sur la dépense publique et il continue à dire que c'est une part que l'on prend au PIB euh alimentant en fait cette cette ce mensonge comme si voilà la France prenait 57 60 % de son PIB, de sa richesse créée pour la dépense publique. Il a dit "Oui, nous sommes le pays qui prend la plus grande part de la richesse créée pour les retraites." Non mais c'est faux.

C'est pas ça. C'est pas comme ça que ça se passe. C'est pas une part qu'on prélève et il resterait le le le reste du gâteau pour d'autres.

Non non, c'est c'est des indicateurs que l'on compare avec une mesure, on l'a déjà expliqué ici, avec une mesure qui est connue. Et là, il continue à dire ça pour alimenter la suspicion autour du du du modèle social qui coûter très cher et de la richesse qui serait partagée trop en faveur de du public plutôt que le privé. Ce qui est faux.

Le privé reste très largement majoritaire en France encore. En quoi modèle social et puissance d'un pays sont liés en fait ? Pourquoi lui il crée ce lien entre la France doit être puissante, du coup on doit casser le modèle social ?

Je je pense pour une raison idéologique parce que le but pour lui c'est tu dit la France, il dit pas les Français, hein. Ouais. Oui.

C'est deah. Normalement pour moi, je pense qu'un pays puissant, c'est un pays justement qui arrive à protéger dans les moments de crise, mais y compris quand des gens sont exclus du marché du travail ou quand des gens sont malades arrivent à protéger ces gens-là. Euh ça a été le but d'ailleurs de la création du du modèle social.

Euh lui euh s'il part du principe que ça c'est un frein euh pour moi c'est un problème. Et euh et d'ailleurs euh lui il a contribué à à créer des freins autour de ce modèle social, à l'affaiblir en faisant les baisses d'impôts que nous avons dit et on voit les résultats. Les résultats ne sont pas euh ce qui nous avait promis au départ.

Donc il ferait mieux de faire son autocritique plutôt que de dire voilà. Et puis après il faut encore une fois écouter les Français. La question du modèle social est dans les priorités des Français. euh les inquiétudes comme les envies de le préserver, c'est dans les priorités des Français.

Donc, on peut pas aller contre euh son peuple constamment. Tu rappelles que c'est enfin, je le rappelle souvent, mais le modèle social, c'est pas un cadeau, c'est juste pour essayer et ça ne fonctionne pas de palier des inégalités. C'est-à-dire qu'à la naissance, on n'est pas tous égau en droit et en richesse.

Il y a le fait aussi que par rapport au travail qu'on fait, une aide soignante, elle gagne 100. Un emploi en marketing, c'est 4000. Enfin, c'est des trucs peut-être un peu bateau à rappeler, mais le modèle social, normalement, il est là pour palier ce genre d'inégalité. fonctionne bien.

Ça fonctionne bien. C'est il y a quand même une un appauvrissement aujourd'hui. Les inégalités réaugmentent mais grosso modo, il y a une distribution très forte en France qui font que les écarts de salair se réduisent très fortement que les taux de pauvreté un enfant né pauvre le taux de pauvreté des enfants c'est quoi 20 24 25 % et que vous le passez à 7 % après redistribution.

Donc ça fonctionne bien, il faut le préserver et après bien sûr euh il faut l'améliorer parce que la population va vieillir et cetera et donc il va falloir la prendre en charge. Et justement sur la population qui vieillit, c'était l'argument d'Emmanuel Macron de dire "On a une France qui vieillit, donc on peut pas continuer à financer les retraites comme ça." Ouais.

Alors, j'ai pas compris ça parce que si la France vieillit, il faut justement avoir une parce que si la France vieillit, qu'on arrête de financer les retraites, ça veut dire très clairement qu'on veut que les retraités soient plus pauvres. Donc c'est ça qu'il faut dire. Si on donne moins d'argent pour les retraités et que la France vieillit, on veut que les retraités soient plus pauvres.

Et en plus d'ailleurs, il a découlé, il a de ça a découlé une question sur l'hôpital où il a dit encore qu'il y avait que c'était mal géré, qu'il fallait plus individualiser les choses. Alors là, que les gens prennent leur responsabilité, que les gens prennent leur responsabilité. Ça c'est c'est très problématique parce que si la population vieillit, les maladies graves vont augmenter.

Les maladies graves sont des maladies très coûteuses avec les nouveaux traitements. Et donc la vraie question c'est voilà, est-ce qu'on veut les soigner ou pas ? Moi, je pense que on a une population qui vieillit, donc il faut donner plus d'argent aux retraites parce qu'elle vieillit.

Sinon, on sait très bien, on va le redire ici, mais il faut le dire. Si on donne pas plus d'argent, qu'est-ce qui se passe ? Ils sont plus pauvres.

S'ils sont plus pauvres, ceux qui n'ont pas de famille vont travailler jusqu'à ce que mort s'en suivent. Ceux qui ont un patrimoine vont vivre de leur patrimoine. Et ceux qui ont des enfants qui peuvent payer pour eux, et ben c'est les enfants qui vont sortir de l'argent, ils vont donner de l'argent de poche à leurs parents.

Ça revient vraiment même. Là, on a décidé de collec collectiviser tout ça pour que ce soit plus juste. Et c'est le cas.

On a écarté de la pauvreté un grand nombre de nos seigneurs et il faut que ça se poursuive. Donc si les il y a plus de vieux et qu'on qu'on réforme les retraites, ils vont être plus pauvres. Si on réforme en plus la santé, il risque d'être plus malade.

Alors si c'est ça l'avenir, ben on le dit comme ça. Et si les gens votent pour ça, et ben ils votent en se regardant dans la glace. Voilà, on a mes consciences regardant la glace tous les matins.

Puis encore une fois, on demande aux gens de se responsabiliser s'ils sont malades juste après le scandale cadmium, juste après la pollution et des chaleurs impossibles dans les écoles et les hôpitaux. Enfin, c'est en fait à chaque fois faut juste prendre faut dézoomer sur Ah bah oui, il faut que les gens prennent leur responsabilité pendant que je fais rien par rapport à la pollution ou des scandales sanitaires. Ça marche pas comme ça.

Euh est-ce que euh dernière question, la France est plus puissante sous Macron ? Parce qu'il a beaucoup parlé de puissance Emmanuel Macron. Non, je je moi je ne crois pas.

En fait, des personnes sont devenues plus puissantes. Une minorité s'est enrichie très fortement. Une minorité, mais ça vous le voyez, vous le constatez presque dans votre vie de tous les jours.

Une minorité s'est enrichie très fortement. une majorité s'est appauvrir. Et ça vous le constatez aussi quand vous vivez dans la vraie vie, vous le constatez.

Les modes de consommation des gens, ils vont moins en vacances. Il y en avait déjà pas, il y en avait déjà beaucoup qui n'avaient pas en vacances mais les ce qui marche c'est les premiers prix partout. Euh les les hard discounter et cetera, les modes de consommation.

Donc la classe moyenne s'est affessé très très clairement la classe moyenne et on a une classe de riche qui a qui s'est très fortement enrichi. Donc Macron a rendu plus fort une partie des gens mais cette partie des gens c'est une minorité. C'était pas la Oui.

Très très minoritaire en terme de nombre et très majoritaire en terme de d'accaparement des richesses. Bien sûr. Bien sûr.

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