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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 23 janvier 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsImmigration & asileTravail & emploi

Gaëtan Dussausaye : "Le RN défendra toujours le pouvoir d'achat des Français!" (FranceInfo)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18FerméeRéponse partielle

    Est-ce que ça vous soulage que le gouvernement promette pas de hausse d'impôt ?

  • 1:07OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous répondez à ça, Violette Spilbou ?

  • 1:58OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il y en a certains secteurs qu'on doit privilégier plus que d'autres ?

  • 3:49RelanceRéponse partielle

    Mais l'immigration, ça ne va pas nous permettre de trouver les 50 milliards dont on a besoin.

  • 5:11OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous m'avez parlé notamment sur la question de l'immigration qui peut être une des solutions selon le RN ?

  • 6:59FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'en l'état actuel des choses, le RN pense que la censure peut être une solution sur la question du budget ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:25Invité politiqueChiffre
    « On dépense des milliards d'euros chaque année, plus d'un milliard d'euros dans l'aide médicale d'État. »
  • 3:37Invité politiqueChiffre
    « Ça coûte plus de 2 milliards d'euros chaque année au département. »
  • 4:48Invité politiqueChiffre
    « Toutes ces décisions ont entraîné 1000 milliards d'euros de dettes supplémentaires. »
  • 4:56Invité politiqueChiffre
    « Plus de 60 000 entreprises aujourd'hui qui font faillite dans notre pays. »
  • 7:47Invité politiqueFait
    « À ceux qui se lèvent tôt tous les matins, d'aller travailler 7 heures supplémentaires gratuitement, non rémunérées. »

Temps de parole

  • Invité48 %
  • Gaëtan Dussausaye34 %
  • Présentateur17 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Gaëtan Dussauce est avec nous, bonjour et bienvenue. Bonjour. Député RN des Vosges, porte-parole du Rassemblement National. Violette Spilbou est également à nos côtés, bonjour et bienvenue. Bonjour. Député Renaissance du Nord, l'information politique du jour, et vous le savez, c'est Éric Lombard qui dit et qui promet que les ménages ne vont pas connaître de hausse d'impôt. Est-ce que ça, Gaëtan Dussauce, ça vous soulage ?

0:21
Gaëtan Dussausaye

Ah, il y a toujours beaucoup d'inquiétudes, parce que le problème, on a eu un peu cette habitude de voir le gouvernement faire un certain nombre d'annonces. C'était vrai avec le précédent gouvernement, ce sera encore le cas avec celui-ci. Et finalement, changer d'avis aux doigts mouillés en l'espace de 24 heures. Donc on attend évidemment surtout les discussions de la commission mixte paritaire qui nous permettront d'en savoir un petit peu plus.

Là où on a une inquiétude qui est certaine, c'est que si aujourd'hui, le gouvernement en effet dit qu'il n'y aura pas de hausse d'impôt sur les ménages et sur les familles françaises, il y a toujours le risque quand même de voir une certaine augmentation du coût de la vie par le biais d'un certain nombre de taxes ou par le biais d'un recul d'un certain nombre de droits pour les Français, pour lesquels ils ont notamment énormément cotisé tout au long de leur vie. Donc on sera très vigilants avec le groupe du Rassemblement national pour toujours défendre le pouvoir d'achat des Français avant tout.

1:07
Invité

Qu'est-ce que vous répondez à ça, Violette Spilbou ? Il y a eu une inquiétude très forte chez nos retraités, en effet, parce que cette annonce qui était certes à titre personnel, mais qui a mis le doute sur ce qui pouvait se passer dans le débat parlementaire et qui a un peu ouvert la porte à la taxation des retraites, effectivement ça a été une colère parce que c'est des gens qui ont cotisé toute leur vie, qui n'ont pas des retraites très importantes, qui sont taxés. Il y a la CSG, il y a l'impôt sur le revenu, on sait que le coût de la vie est cher, il y a l'énergie, on est en plein hiver, la facture d'électricité ou de gaz, on la voit passer.

Et donc on a envie de dire, plutôt que de taxer les Français, les retraités ou les travailleurs, faites des économies. C'est ça le message qu'il nous envoie. Il nous l'envoie, nous les députés et les sénateurs, il l'envoie sur les ministères, le service public. Et donc ça c'est aussi un message qu'on doit vraiment entendre, on doit vraiment changer de méthode, parce que c'est pour longtemps, c'est pas en 2025.

1:58
Présentateur

Pardonnez-moi, vous dites, on nous envoie le message de il faut réduire les dépenses, et en même temps Emmanuel Macron hier dit, en fait peut-être pas dans le sport, parce qu'après tout il y a une tribune des sportifs et ils ne sont pas contents.

2:07
Invité

Alors sur le sport, bien sûr moi j'ai des associations sportives à Lille qui sont venues me voir sur ce sujet, elles disent comment on peut baisser le sport, alors que tout le monde veut faire plus de sport et les jeunes sont emballés suite aux Jeux Olympiques de 2024. Je crois que sur les associations sportives qui maillent notre territoire dans les quartiers, tout le monde sera d'accord qu'il faut maintenir au maximum les subventions. Par contre, il y a beaucoup d'autres frais dans le sport, il y a les grands équipements, il y a les grands événements nationaux qu'on accueille, il y a les salaires, il y a les agences, les agences déléguées, l'agence du sport.

Alors beaucoup posent la question de ce doublon entre l'État, les agences, les agences territoriales, bien sûr qu'il y a certainement, y compris dans le sport, des économies à faire. Ce qu'il veut dire, je pense, le président de la République, et ce que moi je pense au niveau de mon territoire, de la métropole lilloise, c'est qu'il faut soutenir les associations sportives qui font de l'accès au sport pour tous.

2:57
Présentateur

Gaëtan Dussault, c'est sur ces questions de dépenses à réduire, on sait que tous les secteurs vont probablement être touchés, en tout cas c'était le projet de départ, est-ce qu'il y en a certains qu'on doit privilégier plus que d'autres ?

3:07
Gaëtan Dussausaye

Bien évidemment, mais je ne suis pas certain que ce soit le budget du sport qui détienne l'alpha et l'oméga des solutions budgétaires pour notre pays, pour redresser les comptes publics. Des dépenses, il y en a beaucoup qu'on pourrait aller réduire dans un certain nombre de domaines. Je pense par exemple au premier domaine qui est celui de l'immigration. Vous savez qu'on dépense des milliards d'euros chaque année, plus d'un milliard d'euros dans l'aide médicale d'État, c'est-à-dire les soins gratuits auxquels on droit des personnes en situation irrégulière présentes sur le territoire national.

C'est vrai, sur l'accueil des mineurs isolés et étrangers, ça coûte plus de 2 milliards d'euros chaque année au département. Bref, il y a un certain nombre de dispositifs sur lesquels il faut évidemment réduire, faire des efforts, parce que ce n'est pas aux Français de payer pour les manquements du gouvernement et de la politique qui est menée par Emmanuel Macron.

3:49
Présentateur

Mais l'immigration, ça ne va pas nous permettre de trouver les 50 milliards dont on a besoin.

3:52
Gaëtan Dussausaye

Il y en a d'autres. On a parlé des opérateurs publics et des agences d'État. Moi, je suis très content de voir que le gouvernement s'aligne enfin sur les positions qui sont celles du Rassemblement national depuis des années. Nous avions fait...

4:01
Invité

Moi, je ne représente pas le gouvernement, je représente mon propre avis.

4:04
Gaëtan Dussausaye

Vous êtes Macroniste, vous faites partie de ce bloc central autour de France.

4:06
Invité

C'est partie des gens raisonnables qui voient que les Français sont en colère sur l'inefficacité de certaines actions publiques.

4:11
Gaëtan Dussausaye

Lors des discussions budgétaires, le Rassemblement national a travaillé sur un contre-budget avec plus de 57 mesures. Et nous avions proposé notamment 3 milliards d'euros d'économie sur des opérateurs d'État. Aujourd'hui, on compte à peu près 1000 agences, opérateurs, dont parfois l'utilité n'est pas forcément avérée et l'efficacité de leur action n'est pas forcément certaine. Donc il y a des pistes d'économie. Ce qu'il faut surtout et avant tout, c'est aussi essayer de comprendre pourquoi on est dans cette situation. Parce qu'il y a quand même un grand angle mort, si vous me permettez, j'en finirai là-dessus. Il y a un grand angle mort de toutes ces discussions budgétaires.

C'est la responsabilité de la politique d'Emmanuel Macron dans la situation économique, budgétaire et financière du pays. Toutes ces décisions ont entraîné 1000 milliards d'euros de dettes supplémentaires avec les intérêts qui sont aujourd'hui les premières dépenses de l'État. Ça a entraîné des faillites en cascade. Plus de 60 000 entreprises aujourd'hui qui font faillite dans notre pays. Ça a provoqué une baisse de la productivité et une baisse de la compétitivité française. On ne va pas partir sur les dix dernières années.

5:07
Invité

L'objet du débat d'aujourd'hui, c'est de parler des solutions

5:09
Présentateur

au sujet du budget 2025. Qu'est-ce que vous m'avez parlé notamment sur la question de l'immigration qui peut être une des solutions selon le Rassemblement national ?

5:16
Invité

Je crois que là, on a à nouveau la thèse du Rassemblement national qui est de dire que finalement, l'immigration n'est qu'un poids pour notre pays. On le sait. On a bien sûr une politique de fermeté sur les étrangers délinquants, sur les personnes qui sont en situation irrégulière sur notre pays. Et Bruno de Retailleau le met en œuvre très largement. Il va nous faire des propositions rapidement. En revanche, l'immigration, moi je suis dans une terre du Nord, c'est aussi une chance, une aide pour le développement économique de notre pays. On a des grands projets dans la région Hauts-de-France, le canal Seine-Nord.

On a les hôtels-restaurants et les petits artisans de tout notre pays qui ont besoin aussi d'une immigration de travail, d'intégration. Et donc, je crois qu'il ne faut pas caricaturer. Par contre, il y a un sujet peut-être sur lequel je peux être d'accord. C'est le sujet de l'efficacité de l'action publique. Parce que quand on parle de tous ces dispositifs qui se superposent, c'est ça aussi que les gens nous remontent. On est face à des administrations qui très souvent sont des murs, ne résolvent pas suffisamment les problèmes, sans faire dans la durée. Et donc tout ça, ça coûte de l'argent public.

Et puis il y a le sujet des salaires dans la fonction publique, des salaires des hauts fonctionnaires, du train de vie de l'État, des ministères, des députés et sénateurs, peut-être pas eux-mêmes, mais des institutions. Et tout ça, je crois qu'il faut poser les choses. Quand on a des hauts fonctionnaires qui gagnent 20 000, 25 000 euros, deux fois le salaire d'un ministre, ou même bien plus que le président de la République, et bien tout ça, moi je pense qu'à un moment, il faut faire des choix courageux. On ne peut pas avoir des gens qui triment pour avoir le SMIC.

Et de l'autre côté, des administrations, qui dans le fonctionnement sont dépensières, et qui font l'objet très souvent de rapports des chambres régionales des comptes ou des cours des comptes. Et ces rapports ne sont pas suivis des faits. Ils partent très souvent à la poubelle.

6:53
Présentateur

On sait que là, il y a une bataille à nouveau politique sur le budget qui va s'engager. Le texte est au Sénat aujourd'hui. Derrière, il y aura la commission mixte paritaire. Il y a des débats qui vont avoir lieu. Est-ce qu'en l'état actuel des choses, le Rassemblement national pense que la censure peut être une solution sur la question du budget ?

7:11
Gaëtan Dussausaye

La censure reste toujours un outil parlementaire que l'on peut user si le gouvernement franchit un certain nombre de lignes rouges. Le Rassemblement national a été constant et cohérent depuis le début des discussions. Nous avons toujours dit qu'il ne faut pas aggraver la situation sociale et qu'il ne faut pas aller miner le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité des entreprises. Voyez-vous, on parle beaucoup. J'entends quelques propositions sur les opérateurs publics, sur les agences d'État, etc. Je m'en félicite. Encore une fois, on s'aligne sur le programme du Rassemblement national.

Mais aujourd'hui, les seules annonces officielles qui sont plus ou moins faites et les seules pistes de réflexion faites par le gouvernement, c'est une aggravation de la situation sociale. Quand on propose d'aller demander encore une fois à la France du travail, à ceux qui ont le dos cassé, à ceux qui se lèvent tôt tous les matins, d'aller travailler 7 heures supplémentaires gratuitement, non rémunérées, ce n'est pas possible.

7:54
Invité

On aura le débat au Parlement là-dessus. Si ça, ça passe vous censurer ?

7:58
Gaëtan Dussausaye

Ça peut être un motif à la censure. Évidemment, on essaiera de faire tomber cette proposition. On essaiera de faire tomber cette proposition durant les discussions.

8:07
Présentateur

Ma question, c'est si elle passe, est-ce que ça vaut censure ?

8:09
Gaëtan Dussausaye

Si elle passe, on en débattra évidemment au sein du groupe. Il faut fixer une ligne. Mais on ne peut pas...

8:12
Invité

Ce qui est sûr, c'est que c'est vraiment le Parlement. C'est vraiment le Parlement qui est en première ligne et la discussion entre les députés sur les choix où on va faire les économies. Non, moi, je ne suis pas favorable à avoir ce jour gratuit de travail supplémentaire parce que, comme je le disais, aujourd'hui, je pense que les Français attendent que nous, on fasse des économies. Oui, mais vous le voyez qu'il est divisé. Je pense qu'au sein, aujourd'hui, de l'Assemblée nationale, il y a beaucoup de groupes qui ont des points de vue différents. On est dans un moment où on est dans des ajustements d'un budget qui a déjà été travaillé par le gouvernement Barnier et où on est dans l'urgence.

Il faut qu'on rassure les entreprises, qu'elles puissent réembaucher, qu'elles puissent savoir le niveau de taxation qu'elles auront pour l'année 2025. Pardonnez-moi, il y a les entreprises, il y a les salariés. Je trouve qu'on est dans une phase où on est un petit peu plus rassuré qu'en fin d'année. Il faut continuer.

Quand le ministre de l'Économie, ce matin, annonce que la taxation sur les super profits des entreprises, c'est pour un an, et qu'on va voir ensuite ce que l'on fait, je pense qu'il faut, quand on voit ce qui se passe aux États-Unis, les 500 milliards d'euros qu'ils mettent sur l'innovation technologique, l'intelligence artificielle, il faut qu'on soit en capacité, nous, de résister en France et en Europe. Donc, il y a des décisions d'urgence à prendre. Il faut qu'il y ait un budget de voter. Et moi, je prendrai mes responsabilités à ce moment-là pour que ce soit le cas et pour qu'on ait les compromis possibles avec la droite, mais aussi avec le Parti socialiste.

Et puis ensuite, il y a une réflexion et des actions et des décisions à prendre sur les 4-5 années à venir parce que les efforts, ce n'est pas seulement en 2025 qu'on va devoir les faire. Et tout le monde en a bien pris conscience à travers cette crise budgétaire.

9:40
Présentateur

Merci. Merci à tous les deux d'avoir participé à ce duel politique dans le 11-13 de France Info. Merci à tous les deux

Gaëtan Dussausaye : "Le RN défendra toujours le pouvoir d'achat des Français!" (FranceInfo) — Gaëtan Dussausaye · Pourquijevote