L'IMPOSTURE DE L'ÉCOLOGIE DE MARCHÉ
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« l'écologie que propose yannick jadot ce n'est pas une écologie radicale »
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« la radicalité renvoie à une posture idéologique et à agir »
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« le début du mouvement écologiste et de la pensée que l'écologie politique en général rondot années 60 est partiellement 70 et était à la base extrêmement radical anticapitaliste et antiproductiviste »
- 7:00Fait
« on traverse une crise une crise multifactorielle économiques politiques démocratiques structurelles »
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« il y a une écologie qui peut être très très punitive il peut même y avoir un écho fascisme »
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« l'écologie que proposait yannick jadot ce n'est pas une écologie radicale »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
l'écologie que propose yannick jadot ce n'est pas une écologie radicale alors après on peut adhérer à cette forme d'écologie c'est à chacun est libre d'avoir à ses idées ses engagements néanmoins on peut absolument pas qualifier ça de radical déjà et la question c'est est ce qu'on peut qualifier cette écologie là il y aura du coup pragmatique d'écologie taux courts puisque là beaucoup de gens beaucoup de penseurs un peu critique et plus ou moins radicaux diront que ce n'est absolument pas écologiste ce n'est pas un parti écologique pour un programme écologique quand on part du postulat qu'il n'y a pas d'incompatibilité entre l'économie de marché et l'écologie fifille jean dury je suis rédacteur en chef du magazine social terre depuis un an et demi c'est un magazine qui a 5 ans qui s'intéressent à la question des transitions des alternatives donc qui s'inscrit plutôt dans la recherche d'un actif social écologique technique et notre dernier numéro qui sort qui est sorti le 12 est consacrée à la question de la radicalité avec ce titre êtes vous assez radicale et qui est un peu la continuité d'un long cycle de dossiers sur l'écologie sur la politique ça va être qualité dont le dernier qui était fin du monde fin du mois même combat point d'interrogation que non aujourd'hui devant la mairie de morlaix pour entrer en rébellion face à un système qui ne reconnaît pas l'ampleur de la catastrophe le ruban qui nous relie aujourd'hui les uns aux autres représentent ces différents niveaux qui ne cesse d'augmenter et qui nous étrangle vous avez donc tout le monde puisse voir ce ruban l'urgence de la situation qu'est ce que c'est la radicalité là il ya un débat assez long à avoir et qui fera débat dont il y a plusieurs acceptions le but du mot nous celle qu'on a retenue c'est l'idée que la radicalité renvoie à une posture idéologique et à agir donc c'est à dire une posture idéologique critique qui consiste à remonter à la racine des problèmes par exemple c'est pas plutôt perspective écologique peux te dire on va rendre une usine propres pourquoi est ce qu'on a besoin d'une usine ça c'est une posture radicale et le deuxième deuxième versant c'est l'agir qui est intimement lié je pense et qui s'exprime par un enracinement de la lutte ou si on peut faire le jeu de mot avec la racine qui est un enracinement de la lutte de ses moyens une fortification éventuellement qui passe par la violence de l'action directe et qu'il vise généralement à court circuiter les moyens d'expression politique ou démocratique consensuel classique alors ensuite avant de penser à est ce que vous êtes assez radical c'est la question pourquoi aujourd'hui ses débats se pose et il semble qu'ils se posent avec avec force dans les recherches qu'on a fait pour le dossier on se calme vite rendu compte que c'est souvent lié à des moments de crise quand on regarde à part ce qui est historique et mouvements radicaux l'accusation de radical est ce que c'est parfois une accusation l'accusation tout radicalité où la revendication d'être radical généralement émergent avec force au moment de crise donc déjà je pense que c'est le premier facteur qui explique aujourd'hui la réémergence du mou radical dans le débat public c'est qu'on traverse une crise une crise multifactorielle économiques politiques démocratiques structurelles on pourra aller assez loin là dedans et le deuxième versant c'est que les moyens d'expression que l'on revient aussi à la jirs les moyens d'expression classique aujourd'hui nous très populaire on va dire qu'on a vu que le gilet jaune à la demande de rick mais ça fait depuis bien longtemps que des critiques du système représentatif démocratiques s'expriment donc aujourd'hui ce système de la représentation et la relativité et quelque peu en faillite donc ce qui justifie aussi des actions directes qui court circuite les corps intermédiaires court circuite les représentants classique et c est peut-être aussi si les moyens d'action dans le terme d'intensité de la radicalité et de la violence je pense que c'est aussi particulièrement on le voit partie avant est à but écologique là c'est plutôt regardent peut-être de l'urgence ou delà de la symétrie qu'il ya entre les réponses politiques aujourd'hui proposée dans le champ de l'opinion dans le champ politique et la demande de certains citoyens ou l'urgence qu'ils ressentent donc quand on nous dit qu'il ya un effondrement à venir d'ici 20 ans qu'on nous dit que la biodiversité en train de s'effondrer complètement que le changement climatique pourrait s'emballer on doit faire quelque chose d'ici dix ans et que en face on nous présente des solutions qui sont de l'ordre de faire une petite taxe ou promouvoir la voiture électrique est par ailleurs très polluante effectivement on peut la symétrie peut créer un désir de radicalité c'est à dire que apparemment même la prise de conscience n'entraîne pas des réponses suffisantes donc il faut les provoquer et on les provoque comment on les provoque en peinture lui rendais banque en vendant des actions directes des actions symboliques coup de poing encore circuitant les moyens traditionnels et parfois avec de la viande nous les écologistes on nous accuse d'être des prophètes de malheur et d' annoncer l'apocalypse là comme l'apocalypse nous n'annonçons pas elle est là parmi nous elle se trouve dans les nuages de pollution qui nous domine dans les eaux d'égout qui sont que sont devenus nos rivières nos estuaires et nolito romarin ce qu'on oublie souvent c'est que le début du mouvement écologiste et de la pensée que l'écologie politique en général rondot années 60 est partiellement 70 et était à la base extrêmement radical anticapitaliste et antiproductiviste qui reste assez marginale puis ensuite à diffuser la société avant de donner des formes beaucoup plus assagies ou disons compatible avec des formes de capitalisme le libéralisme ou d'autres d'autres l'histoire politique donc la radicalité qu'on peut observer aujourd'hui est un retour dans les années 60 il ya le tout début de l'écologie politique c'est très vite dans les inserts politique parlant français avec rené dumont qui est une pensée qui par deux des dégâts environnementaux de l'extension des villes de l'étalement urbain de la pollution qui trouve ses racines dans une critique de l'industrialisme du 19e siècle au début plutôt déclinistes plutôt réactionnaire mais qui devient aussi progressiste socialiste utopiste par la suite avec des gens comme william morris donc ça s'inscrit dans une longue tradition d'un désir de bodø vit dans un monde de beauté de refus de la pollution le refus de la de la marchandisation le fétichisme de la marchandise et ses excès a des racines très profondes ça s'exprime vraiment comme écologie années 60 au moment où nombre de facteurs prennent en intensité la démographie et à le livre la bombe p bon population 68 je crois il y a silent spring silence printemps silencieux qui est un livre sur les pesticides l'environnement la der à son environnement par l'agriculture et une autres thèmes qui sont abordés tout en y ajoutant un corpus de facteurs qui se crée dans les 60 qui produit l'écologie politique se revendique comme tel et qui se base sur généralement un anticapitalisme assez fort un anti un individu industrialiste où il rêve antiproductivisme aujourd'hui et qui s'arrime quand même très fortement avec la gauche la gauche radicale anticapitaliste anarchiste notamment le désir de revenir des échelons beaucoup plus locaux pour pouvoir avoir une mainmise démocratique sur ces sujets la suisse où l'environnement tôt donc voilà de castard images de cette découverte de l'écologie comme thème 1 par des militants souvent d'extrême gauche qui en produisent quelque chose de très radicale qui ensuite se dilue avec les courants environnementalistes qui consiste globalement à dire oui il faut moins de pollution il faut plus respectés à la nature il faut à mais qui dit lu le message initial très radicale anticapitaliste qui reste présent mais qui est vraiment passé sous silence et heroes surgit aujourd'hui avec des mots assez forts comme des mots en plus au but comme la décroissance comme l'effondrement la convertit les perspectives de l'effondrement donc l amour en ce moment qui est collapse au logis à l'étude de l'effondrement à venir voilà donc ça c'est vraiment une résurgence d'agriculteurs ont saccagé le chantier d'un mcdo en construction à millau la semaine dernière ils protestaient contre les sanctions douanières américaines sur les produits français comme le roquefort suite à l'interdiction européenne d'importation de boeuf aux hormones il me semble que l'expression a dit call dans les actes étaient plus en plus de l'ordre de l'utopie de la marginalité on imaginait sociétés différentes écologique les échos topi ont des expériences en tradition un peu libertaire communaliste en deux ans ainsi que dans les faits ce qui n'aura silicon valley plus tard c'est la californie c'est plutôt sur le mode de l'expérimentation à ce moment là ensuite ça se dilue ça revient des années 90 avec notamment les faucheurs ogm etc il ya quand même des actions directes années 90 qu'on a oublié qui se poursuivent dans l'altermondialisme aussi quand même beaucoup d'action directe symbolique il ya c'est vrai que ça ça repart un peu depuis dix ans depuis dix ans on ne voyait plus tellement d'action d'action directe assez forte c'était du très médiatisé en tout cas et là il ya un retour il ya un retour on constate donc on a fait un reportage le dossier là dessus sur le discours la stratégie des gros organismes des gros aux organisations écolo type greenpeace alternatiba aussi qui est un peu nouveau dans le paysage mais qui est assez présent maintenant donc ses reportages par un abbé le terrain que vous pourrez lire et effectivement il se pose la question qu'il ya une nouvelle génération d'activistes qui arrive aujourd'hui avec des désirs de radicalité plus forts qui sont pourtant pas des gens qui viennent de la gauche ternel anarchiste c'est des gens de la société civile on dirait maintenant et puis ça veut pas dire grand-chose qui viennent avec une attente d'action et non pas juste de mode engagement est haram est vraiment action et qui ont amené cette arrivée c'était sérieux a chiffré de nouveaux militants a fait pression aussi sur une organisation pour reconsidérer leur stratégie et ils ont déjà eu des colloques où ils ont discuté en interne on arrive au bon moment effectivement ils discutent des moyens d'action et de jusqu'où il faut mettre le curseur de la radicalité de l'action est ce qu'il faut appeler à la manifestation la pétition ou est-ce qu'il faut organiser des gros action symbolique est ce que la masse des gens réunis par une marche par exemple est déterminante ou est-ce contraire il faut multiplier les petites actions qui vont va faire boule de neige et ça a été aussi catalysée par l'arrivée d'un nouveau d'un nouveau venu qui est extinction rébellion qui est un groupe qui sait 1 man qui s'est organisé en au royaume uni pardon ce qui est intéressant d'ailleurs c'est que leur première grande manifestation où ils ont bloqué londres plusieurs ponts était le même jour que la première des gilet jaune donc 17 novembre dernier la vj les jaunes en france et des gilets verts royaume uni et c'est intéressant parce que effectivement il répondait à un désir elles ont été soutenues par beaucoup d'intellectuels beaucoup de militants ils ont fait une action coup de poing de blocage des ponts de londres qui était très médiatisé là bas et qui a pas mal inspiré en france depuis ils ont lancé une antenne en mars dernier je crois en france mais là le point selon rabat eu plus au fil de l'inspiration mais voilà ils sont à la fois le symptôme est peut-être aussi un petit peu le catalyseur ou un tremplin pour certains militants pour se lancer mais se lancer dans la lutte écologistes avec un désir d'action plus direct mais qui n'est pas forcément celui la violence car on a aussi vu dans le reportage que la question de la violence divise beaucoup parmi les organisations et même les militants mêmes n'ont pas forcément sur une base morale de faut-il ou pas usé la violence pourrait revenir sur ce critère de la violence mais plus sur son efficacité politique symbolique et le risque en fait de détourner de finalement perdre la lutte en là en se laissant aller à la violence puisque symboliquement c'est quelque chose quand même d'assez négatif qui peut heurter la masse des gens donc à cette question de la violence qui est assez aiguë aussi mais en tout cas la question de l'action directe symbolique plus forte que la manifestation la pétition ou ses petits moyens habituels et un peu actes et j'ai l'impression dans le groupe aujourd'hui écologiste en france clairement aujourd'hui un des nerfs de la guerre ces attentions médiatiques on n'existe que si les médias nous font exister quoi que ce soit un peu moins vrai maintenant qu'on à internet et qui les visaient canaux parallèles de diffusion qui permettent une existence hors média c'est quand même beaucoup plus difficile donc la violence nécessairement attire les médias mais attire aussi généralement le regard extrêmement négatif et accusateur des médias donc c'est là que l'utilité se renverse oui ça attire les médias donc oui on existe et notre action exister notre message peut exister mais en même temps on existe de façon négative et notre message va être perçue potentiellement ou présentés de façon négative donc la question avait lancé encore une fois très ambigu et au final son utilité dépend plus je pense de la prise de conscience ou de la sympathie générale pour des idées que vraiment d'un quelque chose qu'on pourrait prendre en soit façon hors sol etc et même on voit que le gilet jaune et gilet jaune on pourrait vous pouvez prendre ça comme exemple c'est à dire qu'à partir du moment où ils ont été violents tels que le lien est un petit peu facile mais partir du moment où ils ont été violents ils ont obtenu des choses et ils ont surtout retenu l'attention des médias évidemment néanmoins d'un mouvement qui avait énormément de sympathie dans le paysage français opinion publique française et mer à partir des montagnes au moment où il ya des actes de violence cette sympathie et commence à s'effriter aussi dont certaines finalement leur forte cote de sympathie reste assez élevé 1 pour un mouvement qui a été médiatisé comme ça qui a ses ambiguïtés qui a fait montre de violences parfois ou du moins certains certains groupes dans ce groupe ce groupe ou opportunistes ont fait montre violence donc on peut dire que c'est quand même assez formidable qu'ils encore une telle potes de pain cote de popularité avec un tel système médiatique hostile avec des actes de violence qui ont été mal perçue c'est assez intéressant aujourd'hui si on avait des actes comme ça pour l'écologie est ce que la sympathie pour les groupes et les idées écologistes resterait là même où si forte que celle des gens pour les jo ne sait pas par exemple ça fait des mois que depuis presque le début du mouvement des gilets jaunes que des militants pour la justice climatique agissent avec des gilets jaunes on allait là mais cette même colère envers un système qui broie à la fois l'humain et la planète l'accusation qui a été fait enfin qu'il a été faite non pas vraiment mais qui peut être faite aux écologistes au groupe écolo au d'action directe ou pas c'est d'être une radicalité bourgoise de ville de classes moyennes aisées qui ont les problèmes qu'ils s'inventent c'était de manière alors c'est en partie vrai et il faut pas être naïf par rapport à ça et c'est d'ailleurs un peu un peu comment dire désolant de lire énormément d'articles dans la presse qui présente le vote écolo ou les actions écolo ou la prise de conscience écolo ou la jeunesse la jeunesse qui serait très écolo sans lecture de classe par an venus je vais pas citer les médias parce que c'est pas le but mais je lui beaucoup beaucoup d'articles sur la jeunesse qui à aucun moment se disait qu'elle jeunesse quelle jeunesse quand on regarde un peu les chiffres bon bah c'est pas n'importe quelle jeunesse c'est pas la jeunesse les plus pauvres c'est pas appeler ça plus déshérités sepa jeunesse des banlieues c'est une certaine jeunesse après on pourrait aller en finesse de l'analyse sociologique donc oui c'est effectivement aujourd'hui les idées écologistes et les radicalité écologie sont plutôt portés par une certaine classe sociale plutôt classe moyenne et donc qu'il ya eu cette opposition qui a été fait entre eux fin du monde et fin du mois c'est à dire de dire en mettant en parallèle et gilet jaune et les verts si on veut certains se préoccupe de vouloir un peu moins manger de saloperies de l'ordre dans leur viande lait dans l'eure et dans l'eure aiguë ou de respirer un air non pollué tandis que d'autres sa vie de survivre et on a présenté sa commune forme d'opposition effectivement il ya un empire un antagonisme qui a une distinction sociologique c'est clair que ce ne sont pas les mêmes personnes qui se préoccupent de la fin du mois de la fin du monde mais en moins ça ne veut pas dire pour autant qu'elle doive s'exclure mais je vais encore mettre un bémol il ya aussi un as if they à dire qu'on entend dans le débat aujourd'hui surtout à gauche de dire oui fin du monde fin du mois même combat alors non l'a fait lui son dernier numéro sa vie d'avant sur fin du monde fin du mois même combat pour l'interrogation parce qu'en fait ce n'est pas du tout naturel il y à une écologie qui peut être très très punitive il peut même y avoir un écho fascisme on peut on peut explorer plein de voix politiques à travers l'écologie on pourra voir une écologie extrêmement autoritaire qui spoile la majorité population par le rationnement au profit de quelques uns ou qui rien les valeurs extrêmement réactionnaire par exemple comme on peut avoir à l'envers un projet social émancipateur de répartition des richesses qu'ils soient très beau d'un point de vue social de la justice etc mais qui soit une catastrophe écologique car se fondant sur ce qu'on peut appeler rapidement le productivisme c'est à dire l'accumulation l'accroissement des moyens de production l'accroissement du pouvoir d'achat pour tous en avoir valeur absolue de la dette des marchandises la production de marchandises et tout ça on des empreintes ou ses productions des emprunts de carbone évidemment qui s'accumulent et qui font qu'aujourd'hui il me faudrait plusieurs planètes pour vivre comme comme un français moyen donc après se pose la question de la jonction possible bien sûr ya toute une branche de l'écologie qui a toujours tenté de faire cette fonction qui a jamais séparé les deux l'écologie sociale là y'a des penseurs on pourrait parler de andré gorze on pourrait parler de muret book chine lui est plutôt anarchistes ont rapporté plus tôt socialiste l'écho socialiste de poupon une tradition qui sont nourris de ce projet qui allie un projet social d'émancipation et de justice avec un projet écologique mais on entend aussi des facilités qui consiste à dire oui le pouvoir d'achat pour les plus pauvres c'est super et en plus l'écologie alors je pourrai achats pour les plus pauvres oui mais le pouvoir d'achat qui augmenterait indéfiniment pour tous sans rien remettre en question de nos besoins nous façon de vivre du modèle économique du bonnet et urbanistique etc et qui en plus sera écologique là il ya une contradiction qui apparaît nous sommes ce soir la troisième force politique en france [Applaudissements] probablement avec des scores identiques voire parfois supérieures en allemagne en belgique et ailleurs c'est donc bien une vague verte européenne dont nous sommes les acteurs font soir nous dit vague verte malheureusement c'est pas une vague verte on oublie trop vite qu'il ya dix ans avait pu de 16% pour les écolos qu'il ya cinq ans il y avait au nom desquels je crois et que là on est à 13 donc en fait on est dans des alors en valeur absolue je crois que c'est le maximum parce qu'elle plus de participation mais en fait on est sur des tendances assez stable la seule surprise qui a eu c'est qu'il était au dessus des sondages donc en fait c'est une surprise de ce sondage d'observateurs de sondages bon ensuite on sait que les écolos font des gros scores aux européennes pourquoi est ce qu'ils font des gros scores aux européennes en général parce que son nez des élections qui je vais le dire un peu brutalement mais ne servent pas à grand chose donc les gens votent un peu au coeur quoi ils votent par ramon stratégie ils votent animalistes parce qu'ils aiment bien les animaux il vote écolo parce qu'ils disent que c'est quand même bien écologie bon voilà il ya beaucoup moins de stratégie qui entrent en jeu parce que la structure électorale le jeu électoral plus les pouvoirs qui sont accordées au parlement européen font que cette élection n'a pas beaucoup d'importance à ça explique en partie je pense les secours vers ensuite est-ce qu'on peut s'en réjouir moi je rejoindrai plutôt aurélien barrau l'astrophysicien qui s'exprime assez souvent seul sujet écologie l'équipe est intéressant qui se désole un peu de face à l'urgence on fasse un score moindre que celui de il ya dix ans alors que depuis on a vu des rapports du giec complètement alarmiste ce qu'on a eu quand même dix ans pour en discuter qu' il ya une prise de conscience plus large dans la société une jeunesse plus active certaine jeunesse plus active donc non c'est ce corps n'est pas bon en fait pas bon ben là dessus on peut le rejoindre quand même dire compte tenu des enjeux c'est pas un bon score et enfin il y à là le phénomène de centre isation de temps créé 10 à sion 2 des verts enfin là pour le coup on peut pas forcément être étonné vis-à-vis delà de l'histoire politique et politicienne des verts mais l'écologie que proposait yannick jadot ce n'est pas une écologie radicale alors après on peut adhérer à cette forme d'écologie c'est à chacun est libre d'avoir à ses idées ses engagements néanmoins peut absolument pas qualifier ça de radical déjà et la question c'est est ce qu'on peut qualifier cette écologie là on dira du coup pragmatique d'écologie taux courts puisque là beaucoup de gens beaucoup de penseurs un peu critiques plus ou moins radicaux diront que ce n'est absolument pas écologiste ce n'est pas un parti écologique un programme écologique quand on part du postulat qu'il n'y a pas d'incompatibilité entre l'économie de marché et l'écologie quand toute la tradition critique et radicale de l'écologie s'est fait contre les communes de marché contre le capitalisme puisque dispositif macro système d'accumulation d'extension de la production de la marchandise des services de la richesse en définit alors même que l'écologie suppose de mettre des limites extérieures de se mettre des limites extérieures au delà desquels on ne va pas bien sûr que cette idée là a complètement en contradiction avec l'idée de croissance qui est celle des communes de marché voilà moi je serais tentée à la je parlé personnellement part en tant que rédacteur en chef de social terme et je serais tenté de dire que c'est une défaite sur de l'écologie sur tous les tableaux c'est à dire que non seulement l'écologie n'a pas fait voter les classes autre que celle au tour étaient concernés par ces problèmes le score n'est pas si phénoménal que ça l'écologie qui gagne dans les urnes face à d'autres écologie un peu plus radicales comme elles disent d'urgence écologique a dit c'était croissant etc c'est une liste d'une écologie pour dire a gentiment pragmatique mais qu'on pourrait dire un peu faussaires donc non c'est plutôt pour moi c'est plutôt une défaite toit de l'écologie de gouvernement en espérant pas comment la nommer c'est effectivement qu'il y à une hypocrisie dans la proche de la décarbonation de l'économie la société etc on voit souvent on entend des gens sont gloser condé carbone un petit peu ou les programmes politiques entier fait qu'ils doivent à rampe le numérique comme une grande opportunité pour une croissance verte etc alors oui on vous des carbones un petit peu notre économie mais à quel prix c'est à dire qu'aujourd'hui notre économie numérique qui est un peu moins carboné qui produit beaucoup de richesses en fait elle se base sur des pentes des terminaux des infrastructures qui elles sont produites à l'autre bout de la planète dans les conditions je veux dire à records de pollution maximale de conditions sociales catastrophiques et c'est donc cette vision là si on peut en imaginer une décarbonisation de l'économie par des applis des services étaient des services que terra c'est parce que derrière des gens construisent dans des conditions écologiques et sociales désastreuses les mêmes terminaux les mêmes infrastructures ceux sur lesquels notre économie repose donc d'un point de vue global c'est écologie n en est pas une puisque c'est lui des vases communicants et donc on pourra peut-être au niveau de la france se gorger d'avoir baissé un petit peu car décarbonés un petit peu notre économie sans avoir rien fait en fait d'un point de vue macro systémique une fois qu'on a accepté l'idée qu'il y avait des technologies ou des systèmes qui ne serait jamais propres qui sont potentiellement désastreux à la langue typiquement donc les voitures les smartphones on va prendre beaucoup d'exemples l'avion l'avion récréatif en tout cas il ya la question qui se pose c'est est-ce qu'il faut pas l'abandonner une large mesure dans ce cas ce qu'il faut faire c'est une critique des besoins ça c'est la position d'un andré gorz de business sont 10 dire qu'on ne changera rien on ne fera rien d'écologique on pourra jamais bâtir une société écologique et sociale sans une critique des besoins at on vraiment besoin de ça je pense que l'idée qu'on va continuer à vivre comme on le vit avec les mêmes technologies qui est même mode de vie mais qu'on va décarbonée c'est une vue de l'esprit un peu coupable compte tenu de l'urgence encore une fois et que donc il faut maintenant qu entre dans le débat chez les écologistes ça y est déjà mais plus fortement et dans le débat public général l'opinion publique l'idée que nous avons créé des besoins qui sont potentiellement artificielle en plus besoin de smartphone qu'on a aujourd'hui est qu'il faut peut-être remettre en question ses besoins et passer soit par une régulation soit par une interdiction soit pas rechercher d'autres alternatives qui nous amène les mêmes sociabilité les mêmes avantages etc mais sans avoir besoin de systèmes polluants profondément c'est un mode de vie qui est à repenser autour de l'âge encore une fois je parle au nom de l'écologie politique un peu radicale autour de la lenteur autour d'une certaine sobriété il faut pas aller sur une économie verte il faut aller sur les comices aube ben c'est aussi simple que ça en fait il faut d'abord et dans une démarche de sobriété inclure tout ce que nous faisons dans une réflexion sur l'utilité de ce que nous faisons ça ça va à l'encontre de beaucoup de choses de la croissance aveugle les progrès techniques à veulent et c'est inscrire dans tout ce que nous faisons tout les choix politiques que nous faisons tout ce que nous construisons dans toutes les recherches que nous faisons les dispositifs que nous construisons la réflexion sur son utilité final une délibération cette utilité essayer de chercher des moyens les plus écologiques les plus sobre possible d'atteindre ses finalités c'est une éco logique et cohérente
Dominique Theophile