Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo (sur YouTube)· 30 octobre 2025 25 min

Doublement des franchises médicales : "On a aussi une responsabilité individuelle"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Stéphanie Rist. Bonjour. Bonjour Paul Barcelone.

Bonjour à tous. Madame la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, on va prendre le temps d'évoquer le vif débat sur le budget, le cas emblématique de la fermeture de la maternité des Lilas. Et évidemment dans le menu détail parce que ça nous concerne tous notre santé, le projet de loi de financement de la sécurité sociale PLFSS de son petit nom.

Mais à l'instant, la procureur de Paris sur chez nos confrères Dertel annonce cinq interpellations dans le cas du Louvre, dans le cadre de l'affaire du casse du Louvre. Donc c'était hier soir à 21h à Paris dans l'agglomération parisienne et notamment donc en scè Sani. Quelle est la réaction de la ministre de la santé là-dessus ?

Écoutez, moi je suis comme tous les Français en fait, j'ai été choquée par ce cambriolage et il y a une enquête en cours. Je fais tout à fait confiance à mes collègues du gouvernement d'ailleurs pour faire avancer le dossier. Voilà, je c'est un bon signe.

Vous avez bon espoir que les bijoux finissent par être retrouvés. L'affaire a été très symbolique. Vous avez dit vous comme les Français ont été choqués par cette affaire ce casse du siècle presque.

Ouais, j'espère vraiment que les bijoux vont être retrouvés mais encore une fois je suis comme tous les Français là. Nous vous proposons d'écouter la présidente du groupe de la France insoumise. Mail Pano, elle était assise à votre place hier matin et elle vous a laissé un message.

Nous avons un gouvernement qui est en train de présenter le budget le plus cruel pour les gens qui n'est jamais été présenté au 21e siècle, qui prend à la fois aux apprentis 50 € par mois, qui prend au chômeurs, qui prend aux malades y compris aux malades du cancer, qui prend aux retraités. On va prendre le temps ce matin de dérouler tout ce PLFSF, donc ce projet de la sécurité, du financement de la sécurité sociale. Vous avez fixé ce qu'on appelle un dam.

On va essayer de pas trop jargonner. C'est un objectif de dépense de santé bien en dessous de l'inflation médicale. C'est important ça aussi.

On va expliquer ce que c'est. Tout le monde, tout le monde, la Fédération hospitalière, les syndicats, toutes les assauts disent que ça va casser la machine. Madame la ministre de la santé, est-ce que ce budget de la SQ est un budget d'austérité ?

Alors, ce budget de la sécurité sociale, il augmente, je crois que il faut dire les choses au français. Il est difficile, je le reconnais, mais il augmente les dépenses de 5 milliards d'euros. 5 milliards, c'est euh le remboursement des fauteuils roulants à partir du 1er décembre.

C'est euh plus de 1500 personnels en plus pour nos ÉPADS. C'est des places pour les personnes en situation de handicap. C'est des mesures d'accès aux soins avec les maisons France santé.

Ce que je veux dire par là, c'est que on a une responsabilité collective à faire que le trou de la sécu qui est à 23 milliards cette année doit diminuer l'année prochaine. Pas pour se faire plaisir, mais parce que c'est comme ça que notre sécurité sociale va pouvoir continuer à protéger les les Français. Donc on peut dire "Oui, c'est difficile, c'est vrai que c'est difficile, mais on a une responsabilité aujourd'hui à faire attention à notre sécurité sociale pour que demain elle puisse nous protéger." Mais est-ce que philosophiquement c'est c'est souhaitable d'avoir des dépenses de santé qui explosent mais surtout de faire des économies sur la sur la santé au risque peut-être que les Français trouvent ça extrêmement injuste ?

Alors on fait des maîtrises de dépenses, c'est pas plus que des économies j'insiste sur le fait de dire que ce budget est en augmentation de 5 milliards. Pourquoi je dis ça ? Parce que ça veut dire aussi que si on le vote pas, on n'aura pas ces 5 milliards en plus.

Donc il est important d'arriver au bout de ce vote de ce budget de la sécurité sociale. Mais oui, on doit maîtriser nos dépenses et il y a un effort collectif qui est demandé dans cette copie. Il est vrai aux assurés, aux industries pharmaceutiques, aux organismes complémentaires, aux professionnels de santé, on a tous un rôle pour prendre notre sécurité sociale en charge.

Je dirais on va rentrer dans le concret. Ça nous concerne tous d'abord le doublement des franchises médicales. Concrètement, une boîte de médicament, ce serait 1 à 2 € en plus et quand on achè le médecin de 2 à 4 €.

Là, vous allez essayer de me vendre ce que vous appelez un forfait de responsabilité. Qu'est-ce que c'est ? Ouais.

Pourquoi j'appelle ça un forfait de responsabilité ? Parce que je l'ai dit, on a une responsabilité collective. Mais je crois que dans ce collectif, on a aussi une responsabilité individuelle.

Quand on est le pays qui consomme le plus de paracétamol, d'antidouleur euh alors qu'on a les mêmes maladies que nos voisins, on est quand même le le premier pays qui consomme. Peut-être qu'on peut regarder dans nos pharmacies s'il nous reste nos des boîtes de paracétamol de plus pour une boîte depr, ça va être compliqué pour les gens. Vous savez, malgré cette augmentation de forfait de responsabilité, je voudrais dire deux choses.

Malgré cette augmentation, on reste le pays qui paye qui a le reste à payer le reste à charge le moins haut de du monde du monde malgré cette augmentation. Et surtout une deuxième chose parce que je crois qu'il faut rassurer nos concitoyens sur ces franchises, ces forfaits de responsabilité. 18 millions de français ne les payent pas. un français sur trois ne les paye pas les plus fragiles.

Parce que mon boulot de ministre de la santé, c'est de protéger les plus fragiles. Donc vous avez euh les femmes enceintes, les mineurs, les gens qui ont la complémentaire solidaire et c'est un débat qui pourrait être intéressant à avoir au Parlement sur ce sujet de qui doit les payer ou pas. Mais un français sur trois ne paye pas ses franchises.

Les plus fragiles ne les payent pas. ce que vous reproche les vos oppositions, mais aussi certains professionnels et experts du secteur, on en reparlera tout à l'heure, mais c'est de cibler en priorité les malades. Paul parlait de la hausse des franchises médicales du du reste à charge.

Moindre remboursement chez le dentiste, limitation de la durée du premier arrêt maladie, 15 jours maximum renouvelable par tranche de 2 mois. Est-ce que vous ne craignez pas malgré tout de faire des malades une sorte de bouqu émissaire ou alors de créer une santé réservée aux riches ? Non, ma ma motivation et mon seul enjeu est de faire que les malades puissent continuer à être soignés euh aujourd'hui et demain.

Mais dans ce budget, il y a un effort demandé aux malades. Je ne le néglige pas, je viens de le dire sur les franchises, mais il y a aussi sur les autres secteurs. L'industrie pharmaceutique pour qui on va baisser le prix des médicaments de 1ARD6, c'est beaucoup sur les taxes, sur les complémentaires, sur les professionnels de santé qui sont en excès, je dirais de rente.

Voilà. Donc tous les secteurs parce que l'objectif c'est que 1 € dépensé de la sécurité sociale aille au bon endroit. Si on fait pas cet effort-là euh on aura du mal à faire péréniser notre sécurité sociale.

Madame le ministre de la santé pardon, il faut qu'on avance parce qu'on a énormément de questions avec vous. Je vous en prie. réforme des affessions de longue durée.

Ça inquiète énormément de personnes. Je rappelle qu'actuellement, il y a 30 maladies graves qui sont intégralement remboursées par la SQ sans limite de temps. Vous avez annoncé un objectif de recentrer cela sur ce que vous appelez les cas les plus graves.

Est-ce qu'on peut être très concret et combien de milliards d'euros d'économie vous espérez ? Non, ce qu'on ce qu'on dit dans ce texte et qui une réforme, je voudrais m'arrêter 2 secondes parce que c'est vraiment important parce que c'est un changement culturel. On dit la sécurité sociale va prendre en charge des soins qui actuellement sont pas pris en charge comme l'activité physique adaptée pour certaines maladies pour éviter qu'ils arrivent en ALD en en allocation longue durée affection longue durée euh et donc ça va permettre effectivement des économies parce que les gens vont aller mieux vous voyez c'est un changement de philosop retourner ma question ça vous avez vous allez aussi limiter dans la durée si je ne m'abuse. ce qu'on fait c'est que on fait cette mesure et donc l'idée est de dire aussi dans le cadre de cette mesure quand est-ce qu'on sort de ces affections longue durée c'est-à-dire si vous allez mieux quand est-ce que vous allez sortir de ces affions long durée pardon c'était ça ma question quand est-ce que vous allez sortir quels sont vos critères pour sortir parce inquiéter des gens mal vous voyez parce que l'objectif qu'on a c'est moins mal économie oui mais il y a aussi une partie économie comment quels seront vos critères pour les économies notre notre question est de dire soyons sérieux si le malade n'a plus de raison d'être en il ne faut plus qu'il y soit.

C'est ce qu'on dit. Autre mesure de votre de votre projet de budget de la sécurité sociale qui a fait polémique notamment cette semaine et et on va vous entendre dans un instant, c'est l'idée de la vaccination contre la grippe pour tous les soignants et les résidents notamment en ÉPAD. Je vous propose d'écouter avant d'en parler ensemble Françoise Gobled, elle est présidente de la Fédération nationale des associations de personnes âgées en établissement.

Elle était lundi l'invité de la matinale de France info. Non, on la soutient pas parce que là on est quand même contre la liberté individuelle des résidents et puis contre le code de la santé publique hein. Quand comme quoi aucun acte médical au traitement peut être pratiqué sans consentement éclairé.

Vous entendez que ça puisse générer de l'inquiétude ? Est-ce que c'est pas une mesure de qui qui vient fouler au pied la liberté individuelle ? Le principe de liberté individuelle ?

Il y a un un soignant sur 5 qui se vaccine. C'est trop bas. Euh ce qu'on dit dans le texte du budget de la sécurité sociale, c'est s'il y a des raisons scientifiques, c'est la haute autorité de santé qui est une autorité indépendante qui le dira, nous ferons euh cette obligation.

Mais pas pour obliger pour obliger déjà pour protéger plus les soignants mais surtout pour protéger euh s'il y a des raisons scientifiques, les euh personnels. Vous savez euh le vaccin, il y a beaucoup de gens qui en ont peur. Le Covid a emmené euh cette ce lot de désinformation qui entraîne la peur, de l'angoisse sur le vaccin.

Ce que je dis parce que c'est le moment là d'aller se faire vacciner notamment pour les plus fragiles, les plus de 65 ans, c'est en ce moment qu'il faut aller se faire vacciner. Si vous avez peur, vous avez le droit d'avoir peur, allez en parler aux professionnels. On a des réponses qui sont des réponses scientifiques.

Les réponses scientifiques, ça veut dire qu'il y a des raisons d'aller se faire vacciner, que c'est euh protecteur et que ça abîme pas les gens, ça les protège. Et je me mets aussi à la place des enfants, des personnes qui sont dans les épades et qui se disent "Mais pourquoi mes parents se font vacciner alors que le personnel ne se fait pas vacciner ?" Donc vous nous annoncé ce matin que un membre du personnel sur 5 seulement est vacciné.

Donc vous allez les obliger à se vacciner. C'est bien ça ? Non.

Ce qu'on dit c'est que là je les encourage, je leur dis allez vous faire vacciner. Ça va être obligatoire si la haute autorité de santé qui est une autorité scientifique indépendante dit qu'il y a une raison scientifique pour les professionnels. Dans votre projet de loi de la sécurité sociale, il y a aussi la brûlante réforme des retraites.

Est-ce que vous avez lu le Parisien, vous souvenez de Gérard Larcheter, le président qui a dit qu'il promettait de rétablir la réforme des retraites et que le premier ministre a proposé lui de suspendre en échange de la noncensure du PS. C'est un dossier extrêmement compliqué. Qu'est-ce que vous répondez à Gérard Archet ?

Mais je dis comme ce que le Premier ministre a dit, on a suspendu la réforme pour qu'il puisse y avoir un débat parlementaire et donc je n'ai pas de de conseil à donner à aucun parlementaire. Le débat va avoir lieu et c'est important. Mais les Français ne comprennent plus rien.

Vous avez dilé la suspension de la réforme des retraites en échange de l'annoncensure du Parti socialiste. Vos alliés ou anciens alliés, d'ailleurs, je vous pose la question, des Républicains disent "Mais non, non, on va la rétablir. Euh est-ce qu'on y va encore clair ?

Est-ce que le prix à payer est pas trop cher ?" Quand j'étais rapporteur de la réforme des retraites quand j'étais député, j'ai combattu avec conviction cette réforme que je pense nécessaire. Je crois que chacun doit être dans sa responsabilité et dans son rôle de débat.

C'est ce que le Premier ministre s'est engagé. C'est ce qui va se passer. Il va y avoir un débat sur la suspension de la réforme des retraites.

Je crois que c'est important. Vous êtes totalement à l'aise avec ça. C'est pas trop douloureux pour vous.

Vous disiez j'ai mes convictions personnelles. Si j'étais député, je les défendrai en tant que conviction personnelle. Mais il y a la réalité en face et la réalité politique de notre pays.

La stabilité qui est nécessaire. Cette réalité pour suspendre aujourd'hui. Cette réalité entraîne le débat et de voir s'il y a une majorité pour suspendre ce que je crois.

Oui, dans une seconde, ça y est, il est 8h45, tapante sur France info. On va écouter le fil info. Avant de parler, on aura beaucoup de questions sur l'aspect politique de votre budget, sur le dossier des maternités, sur le permis de conduire, mais il est l'heure d'écouter l'info en une minute avec Maurine Tiniard.

La procureur de Paris annonce l'arrestation de cinq nouvelles personnes à Paris et dans l'agglomération parisienne après le cambriolage du Louvre. Mais ces perquisitions n'ont pas permis de retrouver les bijoux volés. Préjudice estimé à 88 millions d'euros.

Hier, deux hommes ont déjà été mis en examen dans cette affaire et placé en détention provisoire. Après plus de 30 ans de pause, le retour des essais nucléaire aux États-Unis. Le président américain vient de demander au ministère de la défense de relancer immédiatement ses essais.

Une annonce qui intervient au lendemain de celle de Vladimir Poutine. Le président russe a assuré que son pays avait lancé une super torpie [musique] à propulsion nucléaire. Après le passage du cyclone de l'ouragan Mélissa en Jamaïque, les autorités françaises affirment qu'il n'y a pas de victime française à ce stade.

Les autorités jamaïcaine, elles ne fournissent pas de bilan humain officiel pour l'heure, mais les [musique] dégâts sont considérables. Les organisateurs espèrent voir plus de 188000 visiteurs. Comme l'année dernière, c'est le début de la Paris Games Week, le plus grand salon du jeu vidéo en France.

Le secteur a souffert d'une baisse des investissements depuis 2 ans. Des dizaines de studios ont fermé mais l'industrie retrouve le moral ces derniers temps. France info le 830 France info.

Paul Barcelone Paul Larouturou avec Stéphanie Ristre santé des familles de l'autonomie et des personnes handicapés. Semaine cruciale au Parlement avec l'examen du budget Paul et peut-être de la taxe Zucman dans les prochaines heures. On va vous poser la question dans un instant.

D'abord, j'ai prononcé ce mot taxe qui est peut-être le mot à la mode des des dernières heures dans les débats qui se poursuivent au Parlement sur ce budget. Taxe sur les géants du numérique, taxe sur les bénéfices des multinationales, des taxes, des taxes, chaque jour sa nouvelle taxe. Est-ce que le gouvernement contrôle encore quelque chose dans cette copie ?

Alors, le gouvernement a dit que la copie était celle des du parlement et c'est l'engagement quand on retire le 493, c'est-à-dire que le parlement va proposer une copie. Moi, je pense que il faut que cette copie, elle soit euh, je dirais réaliste et qu'elle entraîne pas trop d'illusion parce que elle ne l' pas aujourd'hui en l'État. Je je ne sais pas, vous savez, je suis concentré sur les sujets qui correspondent à mon ministère.

Mon budget de la sécurité sociale et rencontrer tous les acteurs comme on l'a dit euh tout à l'heure. illusion pour qui a qui a des illusions pour reprendre votre mot ? Ce que je veux dire, c'est que il faut que il puisse y avoir plus de justice fiscale.

On l'a dit, il faut avancer vers ça. Les Français nous le demandent, il faut pas faire semblant parce que quand on est parfois enfermé dans un débat qui fait parfois de la surencher, je l'ai vécu dans tous les autres budgets que j'ai pu voter en tant que député, je vois que parfois on s'emballe et on est loin de la de la réalité. Est-ce que vous croyez toujours à la possibilité d'un vote solonnel comme prévu a priori le 4 novembre ?

Donc la semaine prochaine dans moins d'une semaine, ça risque quand même de faire très court et questions connecté. Est-ce que vous appelez solennellement, comme l'a fait Éric Cocrellière, les oppositions voire même le groupe Renaissance à retirer des amendements pour que ça passe dans les temps ? Alors, on est au début d'un grand cheminement, hein.

Le budget, c'est d'abord l'Assemblée, ensuite le Sénat. Euh moi, je commence le budget de la sécurité sociale mardi prochain à l'Assemblée. Enfin, vous voyez, je crois qu' il faut regarder vraiment euh cette évolution sur l'ensemble et pas euh jour euh un vote de la première partie.

Enfin, il y aura aussi la deuxième partie. Vous voyez, je je je pense qu'il faut qu'on avance, que ce budget peut être voté. En tout cas, on doit continuer à faire et moi mission au gouvernement, elle est comme mes collègues, celle d'essayer d'avoir du compromis pour arriver à un vote parce qu'on a besoin d'un budget.

Vous faisiez référence au fait que Sébastien Lecnu a promis de ne pas utiliser le 493 qui permet de passer en force et de faire adopter des budgets sans vote. C'est valable pour le budget de l'État et votre budget de la sécurité sociale. Est-ce que tout cela ouvre la voie à des budgets, y compris pour vous pour la sécurité sociale adopté par ordonnance ?

Bah je ne le souhaite pas. Euh je comme je l'ai dit, on a une augmentation du budget qui est prévu de 5 milliards alors qui est probablement pas suffisant par rapport à ce que tout le monde voudrait mais c'est une augmentation avec les ordonnances. Vous avez pas ces mesures nouvelles.

Donc je crois qu'on doit vraiment avoir un rôle de responsabilité collective et je mettrai toute mon énergie à essayer d'obtenir ces compromis pour faire évoluer la copie pour qu'à la fin elle puisse être votée pour qu'il y ait des mesures pour les Français. C'est ça l'important. C'est un dossier emblématique pour des raisons financières.

La maternité des Lilas en scène Saint- Nie va fermer demain à 20h. Une marche silencieuse est d'ailleurs prévue aujourd'hui. Beaucoup d'émotion notamment pour la psychologue Naomi Seigneor au Microfance info d'Augustin Ourlier.

C'était très émouvant pour moi aussi d'avoir ma dernière consultation avec cette femme qui disait au revoir à ce lieu. Mais du coup moi aussi j'avais un peu envie de pleurer avec elle à ce moment-là. Puis nous dans l'équipe, on est pas mal à être né ici aussi.

Donc on dit au revoir au lieu où on est né aussi. en tant que médecin rheumatologue, vous êtes pas franchement dans les maternités, mais vous connaissez quand même. Est-ce que vous aussi ça vous fait plairer ?

Est-ce que c'est un lieu mythique symbole d'un problème français ? Alors, c'est vrai que c'est un symbole, c'est un symbole plutôt d'une prise en charge innovante, moderne à l'époque surtout. C'est une page vraiment qui qui se tourne.

Après, c'est aussi l'évolution qui est qui est celle-là et c'est pas un abandon d'ailleurs de toute existence pour cet endroit. Fatalisme chez vous ce matin en entendant ce dossier là ou pas ? Non.

Alors, pas de fatalisme parce que dans cet endroit, il va y avoir une prise en charge des femmes avant l'accouchement, après l'accouchement où il pourra y avoir encore de l'innovation juste il n'y aura pas le moment de l'accouchement. Je crois que ce qui est très important pour les femmes, c'est pas la langue de bois, il y aura pas le moment de l'accouchement. Excusez-moi.

Bah, c'est pas de la langue de bois, c'est le moment d'accouchement dans une maternité. S'il y a pas le moment de l'accouchement, à quoi sert une maternité ? Ah ben non, vous avez tout l'accompagnement avant d'accoucher qui est très important, tout l'accompagnement après l'accouchement qui est très important et parfois plus qu'important que le moment pile où vous accouchez, hein.

Ah non, l'accompagnement, ça a été bien démontré après l'accouchement pour les les 1000 premiers jours de l'enfant et de la prise en charge de dépression postpartome. Donc, il y a des moments et la préparation de l'accouchement, elle est un moment très important où on peut amener de l'innovation. Donc ce centre va rester un centre pour la santé des femmes.

Vous savez, moi je suis très engagée sur la santé des femmes. J'ai pu faire un rapport sur la ménopause. Euh vous je vous en reparlerai euh c'est sûr.

Donc il faut qu'on prenne en compte la santé des femmes. Cet endroit sera un endroit pour la santé des femmes. Juste le moment technique, le moment où on a besoin de professionnel et beaucoup de professionnels ne peut plus se faire dans cet endroit.

Si je vous posais la question du fatalisme, c'est aussi celle de de l'impuissance. Il y a une forme d'impuissance quand vous êtes ministre de la santé à constater aujourd'hui la fermeture des lits des maternités en région parisienne de plus en plus difficile d'accoucher ? Non, je alors je crois pas.

Moi, je crois que le boulot euh de la ministre que je suis, elle est de dire la vérité. Elle est de dire euh s'il y a êtes pas en sécurité à tel endroit, euh j'auraiis la responsabilité de fermer cet endroit mais j'aurai la responsabilité aussi de vous accompagner pour que vous puissiez être prise en charge correctement. Donc c'est les deux choses, c'est pas que la fermeture et tant pis pour vous.

C'est comment on fait pour vous accompagner ? On reviendra avec le premier ministre de cet après-midi sur les maisons France santé. Vous verrez que c'est tout l'engagement que le premier ministre porte sur le sujet.

Je vous proposer de partir plutôt à Marseille. Mais d'abord, on part à Bruxelles. Mardi, les eurodéputés ont adopté définitivement une réforme du permis de conduire dans l'Union européenne.

Selon cette réforme, les permis seront désormais valables uniquement 15 ans et la durée de validité pourra être réduite pour les personnes de plus de 65 ans et il faudra des visites médicales. On va partir donc je vous le disais à Marseille, on va écouter Raymond. Raymond, il a 80 ans, il a initiatique et alors lui c'est hors de question, il ne fera pas de visite médicale.

Il est au micro ISIP Provence de Justine Leblond. Il devrait faire un point plutôt sur les jeunes, le cannabis. la cocaïne là, il est nécessaire de faire des visites médicales.

Qu'est-ce que vous répondez à Rémon ? Il veut pas y aller à la visite médicale. Il est pas le seul en France à mon avis.

Il la fera pas la visite médicale. Bon, je réponds deux choses. Un, quand le Parlement européen décide, on a 3 ans pour que les différents pays mettent dans leur loi.

Donc, il va y avoir un débat. Il y a il y a une pression une vraie pression de Bruxelles. C'est c'est un dossier politiquement explosif.

Sérieusement, c'est vrai. C'est vrai. Mais il y a il va y avoir un débat sur ce sujet.

Mais ce que je dis, c'est dès aujourd'hui, il faut pas attendre. Je suis ministre de la santé. Dès aujourd'hui, il faut que les Français se demandent s'ils sont capables de prendre la voiture avant de la prendre.

Mais vous dites c'est un enjeu de sécurité et de santé publique. Je dis que dès aujourd'hui quand on prend la route, on a une arme entre les mains. Dès qu'on prend la route, on doit se poser la question est-ce qu'on est en capacité de la prendre ?

Est-ce que on a pris des médicaments ? Est-ce qu'on a pris des produits interdits ? Est-ce qu'on a trop bu d'alcool ?

On n pas le droit de prendre la voiture si on n'est pas apte à la prendre. Et c'est pas que chez les personnes âgées. En tout cas, c'est ma position.

Autre question très intéressante dans les archives d'An Legal du service santé environnement de France info. Nous avons trouvé une promesse un petit peu oubliée. Nous sommes le 1er septembre dernier.

Votre prédécesseur Yannick Nodeur était en déplacement dans le sud-ouest dans les Landes pour annoncer le déploiement. Je cite ce mot est important dès la semaine suivante du dispositif des médecins volontaires. On en a pas trop entendu parler depuis.

Vous en êtes où avec le dispositif des médecins volontaires ? Ouais mais c'est pas parce qu'on a pas entendu parler que c'est pas mis en place. Ça se met en place. les administrations, d'ailleurs les agences régionales de santé ont fait un énorme travail avec les professionnels de santé, avec les élus locaux pour mettre en place des lieux qui accueillent des médecins volontaires.

C'est en route. Il y a une plateforme qui permet aux médecins de d'aller faire des consultations. Donc, il y a plus de 150 endroits où ça se fait.

Donc, c'est en train d'être mis en place et il y a mon engagement pour continuer ce dispositif. Vous leur demandez un effort concrètement comment ça peut se traduire et quel va être le bénéfice pour les Français qui nous écoutent. Là, là aussi, c'est une responsabilité euh collective et notamment euh des professionnels mais aussi de toute l'administration pour les accompagner parce que quand vous arrivez dans un cabinet, il faut qu' qu'il puisse y avoir un dossier informatique, il faut que euh vous puissiez avoir un bureau.

Bref, euh ce que je dis pour les Français qui nous écoutent, c'est que toute l'énergie qu'on met, c'est que il y ait un accès aux soins proche de chez eux. C'est l'engagement aussi de France Santé qui va compléter ce dispositif. Et l'engagement de France info, c'est de vérifier aussi ce qui se passe sur le terrain.

Et les agences régionales de santé et les médecins que nous avons contactés font état de difficultés administratives majeur ou matériell pour pouvoir effectivement démarrer ces consultations. Qu'est-ce que vous répondez vraiment concrètement ? Concrètement, j'ai eu encore une réunion lundi avec mes les agences de régionales de santé.

Oui, il y a des difficultés. Oui, nous prenons par problème et c'est un peu mon mantra depuis que je suis arrivé puisque avec beaucoup d'humilité, je suis la 8e ministre de la santé en 2 ans. Donc ce que j'ai dit, c'est qu'il fallait qu'on débloque tous les jours un blocage.

Donc ça fait partie des déblocages qu'il faut que nous fassions et chaque jour nous avançons pour accueillir des médecins. Mais c'est déjà mis en place dans certains endroits. Est-ce que c'est le genre de dispositif qui peut permettre de lutter contre la désertification médicale ?

C'est un peu ça la question de Paul. Ouai, avec le Premier ministre, on se déplace cet après-midi pour présenter le dispositif Maison France Santé et vous aurez vraiment des réponses et surtout nos concitoyens pour avoir comme l'a dit le premier ministre un médecin à moins de 30 minutes dans les 48 heures. Une réponse à votre demande en santé.

Vous pensez réussir là où tous vos prédécesseurs ont échoué ? Parce que déserts médicaux ça grave. Non, je pense pas réussir là où les autres ont échoué.

Et par contre, il y a eu beaucoup de travail de fait ces dernières années qui permettent de pouvoir passer un cran et c'est ce que j'espère qu'on va pouvoir faire dès cet après-midi avec le premier ministre. Il est il est 8h56 sur France info. Il est l'heure de la question qui aujourd'hui la question qui se confie exceptionnellement.

Madame la ministre, vous avez eu le droit à l'avoir un tout petit peu en avance, ce qui n'avait été pas le cas de tous les de tous les invités avant vous parce que vous êtes madame Anice notamment chargé des personnes handicapées et vous-même vous n'avez non pas handicap mais vous avez une particularité, une singularité, c'est que vous avez une dyslexie. Oui. Alors, je suis pas je suis pas la seule et je suis pas très très embêtée avec ça, mais c'est vrai que j'étais pas une bonne élève du coup et que et que j'ai heureusement eu l'amour et la confiance de mes parents qui m'ont pas mal soutenu.

Euh voilà, donc ce que je je voudrais dire, je suis aussi la ministre des familles. Oui, pardon, racontez-moi parce que vous me racontiez tout à l'heure, vous avez découvert tardivement, vous avez une dyslexie en lisant une affiche. Racontez, c'est très intéressant.

C'est vous avez du mal avec certains mots. C'est pas à l'écrit, c'est ça ? c'est que parfois les phrases sont compliquées à être correctement.

Les mots sont sont mis difficilement les uns après les autres si je peux dire. Donc voilà, ça s'embrouille un peu dans ma tête pour que ça sorte clairement. Donc c'est un ça ça donne des difficultés scolaires et puis ça je m'en suis rendu compte très récemment parce que j'arrivais pas à lire une affiche voilà et que quelqu'un m'a dit mais tu dois avoir une petite dyslexime.

Ça concerne environ une un français sur 10 qui a des troubles de ce qu'on appelle 10. Donc vous concrètement là pour préparer cette interview par exemple, ça vous demande un effort particulier ? Comment vous le vivez en tant que ministre ?

Ça peut donner de l'espoir d'ailleurs à toutes les personnes dyslexiques ce matin ? Oh mais ça donne un peu d'humilité, c'est pas mal dans ces temps. Voilà, mais ça demande beaucoup de travail mais ça veut dire aussi et beaucoup de confiance.

Et je voudrais dire à ceux qui nous écoutent, ça c'est quand on travaille, on peut on peut aussi avancer et avoir ce qu'on veut dans la vie. ce ce type de de poste auquel vous accédez aujourd'hui, ministre et cetera, c'est aussi un message d'espoir ? Euh oui, je crois qu'on peut le dire comme ça.

Voilà, j'étais pas une très bonne élève, personne était politique ou docteur dans mon entourage et euh et on peut quand on est bien accompagné et je voudrais le dire parce que je suis ministre des familles de l'enfance et que c'est cette protection de l'enfant qui me tient beaucoup à cœur et et voilà, c'était important pour moi de le dire aussi. Merci madame madame la ministre de votre confiance. Il est 8h58, un entretien à retrouver sur le YouTube de France info et évidemment sur l'application Radio France.

C'est à vous Paul Barcelone. Merci beaucoup. Merci à vous Paul.

Merci madame la ministre. Et bien sûr l'info continue sur France info puisque dans un instant c'est Renault Blanc qui me rejoint et ce seront les informés. Restez avec nous.

Yeah.