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interviewValérie Pécresse· 6 février 2022 115 min

Table ronde : « Les enjeux de l'éducation » - 5 février 2022

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

des élèves c'est aussi des associations qui contribuent à tout ce qu'on appelle le périscolaire et tout est au tour de l'école à construire les personnalités à aider au soutien scolaire à aider à compléter évidemment notre travail éducatif alors tous aujourd'hui et je remercie aussi les jeunes qui sont parmi nous et qui vont nous parler de leurs expériences et que nous écouteront avec évidemment beaucoup d'attention tous nous avons nous avons deux obsessions d'abord nous voulons transmettre nous voulons transmettre et puis nous voulons aussi éduquer conduire conduire sur la bonne voie et puis nous voulons aussi faire réussir faire réussir chaque enfant de france et moi ce qui me motive aujourd'hui à vous parler de l'école ce qui me motive pour tenter de reconstruire notre école c'est vraiment ce sentiment que eh bien aujourd'hui l'école ne va pas bien l'école ne va pas bien je crois nous partageons tous ce diagnostic elle ne va pas bien quand cette école devient la plus inégalitaires d'europe et cette question de d2 de légalité de l'égalité des chances elle est évidemment au coeur de notre ambition moi j'appartiens à une droite que vous connaissez qui du norad sociale qui l'aura de gaulliste c'est une droite qui s'est construit autour d'un certain nombre d'idéaux et notamment celle du travail de l'effort du mérite et de l'ascenseur social alors moi j'utilise souvent l'expression ascenseur social mais il se trouve que cette semaine j'étais auprès de nos armées j'étais sur le porte avions charles de gaulle et les militaires m'ont dit on n'aime pas l'expression ascenseur social je leur dis ah bon mais pourtant l'armée ait fait un énorme travail d'ascenseur social dont il en aime pas nous on veut que vous utilisiez escalier social et pourquoi escalier social mais parce qu'on veut que les jeunes qui montent les marches et c'est pas bien de leur expliquer que en fait on va les contenus on va aller on va les faire monter tout seul il faut qu'ils aient bien conscience que les marches il faut les monter et que ça nécessite aussi un effort et j'ai trouvé que l'expression était très belle alors oui on a aujourd'hui on le sait les études des études qui montrent une baisse du niveau de la france on est aujourd'hui malheureusement par exemple sur les mathématiques on est l'une des dernières nations pour l'apprentissage des mathématiques en europe et puis nous avons tant d'enfants qui aujourd'hui sortent du système sans avoir les fondamentaux et quand je dis tant d'enfants qui sortent du système sans avoir les fondamentaux c'est beaucoup plus que les 80 mille jeunes dont on nous parle et qui vont sortir sans aucun sens aucune qualification beaucoup plus est on le sait et quand on va dans les territoires et que on a les témoignages des deux c'est journée d'appel à la défense ou on doit faire lire un texte aux jeunes on s'aperçoit qu'en réalité les chiffres sont sont extrêmement inquiétant au niveau national on nous dit que 11,6 ils ont trouvé la virgule 11,6 pour cent des jalons du mal à déchiffrer le texte et c'est une moyenne nationale ça veut dire que dans certains territoires ce sera 20 % des jeunes qui arrivent en bas donc vous voyez on a on a ce set ce défi ce défi à relever de la transmission la transmission de nos savoirs et ce défi qui est aussi celui de la réussite de tous les jeunes est ce lui aussi d'une société de la mobilité sociale dans lequel un enfant d'ouvrier peut devenir cadre grâce à l'école grâce au mérite républicain et c'est ça le modèle de france que nous que nous voulons alors donnez vraiment sa chance à chaque enfant de france comment est ce qu'on fait moi je crois qu'il faut mettre l'éducation il faut oser mettre l'éducation au coeur de cette campagne présidentielle on n'en parle jamais moi j'ai fait combien combien d'émissions télévisées depuis six mois alors on me parle beaucoup de sécurité on parle beaucoup d'immigration parle beaucoup de pouvoir d'achat c'est des vrais sujets c'est des sujets d'immenses préoccupation pour les français mais qui m'a posé une question sur mon projet pour l'école voilà alors oui j'ai fait un grand discours mais je vous rassure il n'a pas fait la une des journaux et pourtant il y avait des choses dedans donc je voudrais qu on confronte nos idées je voudrais qu on confronte aux idées parce que la qualité de la formation condamnera à nos enfants c'est c'est le tissu de la france de demain alors moi je dois appelle un sursaut pour l'école un sursaut national je les appelais nation éducative parce que je pense qu'il faut que toute la nation se mobilisent c'est ce qu'ont fait les allemands quand ils ont eu le choc des études pisa qui leur ont dit que le niveau baisser en allemagne ils se sont tous levés et ils ont dit on va relever le niveau tous ensemble alors relever le niveau tous ensemble à partir de quel de quels principes directeurs la liberté la liberté alors ça va peut-être vous surprendre moi je souhaite aujourd'hui qu'on redonne aux équipes pédagogiques la liberté dont on les a privés je souhaite qu'il puisse y avoir dans les établissements de l'autonomie alors ceux qui me connaissent un peu et qui sont peut-être d'île de france savent que j'ai essayé de promouvoir l'autonomie déjà dans l'est dans les lycées franciliens en donnant des budgets d'autonomie aux chefs d'établissement pour pouvoir construire de l'innovation pédagogique pour pouvoir construire des soutiens pour pour construire des activités mais l'autonomie gelé dans mes gènes puisque vous savez j'ai fait l'autonomie des universités cette autonomie c'est celle qui fait confiance aux pédagogues et aux enseignants celle qui fait confiance aux équipes éducatives mais c'est aussi celle qui permet de corriger quand ça va pas bien et de prendre les dispositions qui s'imposent quand ça va pas bien donc beaucoup plus de liberté de l'autonomie financière administrative pédagogique pour tous les collèges et les lycées des contrats de mission éducative de cinq ans au pouvoir recruter des nouveaux enseignants parce que nous en manquons et parce que aujourd'hui il va falloir se démultiplient démultiplier et faire revenir la société civile dans l'école donc les chefs d'établissement auront la liberté contractuel de recruter des des personnels de l'extérieur sur contrats de mission éducative de cinq ans et puis pour les plus audacieux moi je propose des écoles des établissements publics innovant 100% autonome 100% autonome public public gratuit non sélectif mais 100% autonome et ça c'est complètement nouveau et alors c'est évidemment ces établissements publics autonomes moi ce que je 100% autonome je veux ces établissements publics innovant je veux les mettre là où il ya le plus de difficultés et je veux que là où il ya le plus de difficultés sociales scolaires on puisse radicalement innover et alors ça veut dire quoi ça veut dire que racontera avec l'état y aura contracté collectivités locales y aura un contrat avec les parents il y aura un contrat qui liera le chef d'établissement l'équipe à toute l'équipe pédagogique l'idée c'est quoi c'est que dans ces établissements le chef d'établissement choisi les professeurs ils sont tous volontaires les équipes pédagogiques on démarche d'adaptation dans le cadre des programmes mais une vraie marge adaptation sur les enseignements et les seules limites c'est le respect de la gratuité l'absence évidemment de total de caractère confessionnel et la préparation aux examens nationaux prépare aux examens nationaux mais il y aura vraiment un contrat de confiance avec les parents et ça veut dire quoi ça veut dire que ça veut dire que si l'enfant ne respecte pas la charte de l'école iquique preuves mais c'est très important parce que ça change tout faut vraiment que ce soit cette école 100% innovante elle est cette école de demain elle est complètement lié par le respect des règles communes qu'elle s'est fixée alors par ailleurs je parle de liberté moi je crois qu'il faut vraiment qu'on redonne qu'en face à un pack d'attractivité des métiers de l'enseignement aujourd'hui nous avons un drame national c'est que les métiers de l'enseignement n'attire plus assez nous devons faire en sorte que les meilleurs d'une génération continue d'avoir envie d'enseigner donc ça veut dire quoi ça veut dire qu'il faut en finir enfin et définitivement avec le bizutage institutionnel qui consiste à envoyer dans les établissements les plus durs dans les territoires les plus difficiles les plus jeunes ça fait 20 ans qu'on en parle ça fait 20 ans qu'on ne sait pas où on va le faire et ça passe aussi je pense par la régionalisation du capes pourquoi parce que c'est trop difficile pour un jeune d'un territoire rural d'être envoyé à l'autre bout à l'autre bout du pays dans une région qui ne connaît pas et c'est donc je pense que comme on l'a fait pour les professeurs des écoles il faut qu'on ait un recrutement beaucoup plus local de façon aussi à ce que ces jeunes puissent puisse construire leur vie dans leur région d'origine et pense que ça c'est important alors il faudra aussi augmenter les salaires des enseignants en début de carrière c'est absolument indispensable et peut-être même dès le stage de capes et puis il faudra aussi plus de rémunération pour ceux qui s'impliquent davantage et ça je le dis tous ceux qui s'engageront dans les territoires ruraux isolés dans les établissements particulièrement difficile tous ceux qui accepteront des missions supplémentaires il y en a tellement qui acceptent des missions supplémentaires et qu'on ne peut pas aujourd'hui valorisé remerciez récompensé reconnaître tout cela verront leur rémunération augmenter et je le dis parce que voyez on parle souvent d'éducation artistique et culturelle on parle souvent de tas de choses les professeurs qui font ça le font vraiment pro bono voilà c'est eux c'est en plus et c'est quand même société très étrange qui n'arrivent pas à récompenser ceux qui s'engagent davantage moi j'ai vu dans la scolarité de mes enfants des professeurs qui donnent à cette heure et demie pour donner les petits cours de soutien aux élèves les plus en difficulté avant les cours qui est ce qui les en remercie donc il faut aujourd'hui il faut aujourd'hui qu'on est vraiment pour tous ceux qui acceptent des missions supplémentaires des des rémunérations qui soit à la hauteur voilà alors je vous le dis ce projet de liberté les suédois les britanniques ont essayé de mettre en place des solutions ça vraiment fonctionné et ça leur a permis de dans un certain nombre de quartiers difficiles dans un certain nombre de territoires abandonnés ça leur a permis de relever le niveau de l'école publique donc liberté liberté comme principe cardinal confiance liberté le deuxième principe c'est le mérite républicain le mérite républicain c'est ça veut dire c'est une école de l'exigence et les jeunes veulent qu'on soit exigeant avec eux les jeunes ne veulent pas qu'on soit laxiste c'est pas vrai il est jeune il attend de nous l'exigence ça veut dire revenir aux fondamentaux ça veut dire que l'école primaire doit être recentrée sur le français les maths les fondamentaux lire écrire compter et moi je ferai du français notre grande cause nationale parce que le français alors ça se déclinent bien au delà de l'école 1 c'est l'école c'est aussi la francophonie ceci la culture mais le français c'est notre langue c'est qui nous sommes et nous devons le maîtriser parfaitement et ça c'est un vrai sujet c'est pas passéiste c'est le pilier de la reconstruction si on veut réinventer l'école de demain il faut la construire sur des fondations et des fondations solides alors les savoirs fondamentaux pour moi ce sera lamont lire écrire compter dans le primaire avec vous le savez un examen à l'entrée en sixième pour vérifier que les fondamentaux sont acquis alors ça ne bloquera pas l'entrée en sixième mais si on rentre en sixième et qu'on n'a pas les acquis alors on aura une sixième de consolidation des acquis parce que ça sert à rien de commencer à faire de la physique de l'anglais et je ne sais quoi si on maîtrise pas les règles de 3 à l'effraction et et sa propre langue donc sixièmes de consolidation moi je le dis ce sera collège pour tous mais pas le collège uniforme parce que l'uniformité créé l'inégalité est aujourd'hui si on a autant d'inégalités et on sait très bien que ces jeunes ces jeunes adolescents ils vont arriver en sixième ils sont déjà décrocheurs potentiels et c'est eux ensuite qu'ils vont troubler l'ordre dans la classe voilà et c'est eux qu'on retrouvera absentéistes te dans les murs dans les rues donc on a besoin aujourd'hui de ses sixièmes de consolidation et ensuite pour reprendre ensuite un parcours normal voilà ensuite il y à d'autres langages essentiel dans les fondamentaux qu'on doit prendre au collège moi je souhaite que tous les jeunes au collège sache codé pourquoi parce que le numérique c'est un des langages du monde de demain et il faut comprendre comment parle la machine alors vous allez me dire qu'elle codage quel langage je vais vous dire à la limite peu importe puisque les codes ils changeront les langages informatiques changeront mais ce qu'il faut c'est que dans le monde de demain dans lequel nos enfants vont être tellement face à des écrans sont tellement face à des écrans il faut que l'enfant apprenne à décoder le langage de la machine qu'ils apprennent à programmer la machine c'est absolument important pour lui donc codage dès le collège et j'ajoute en seconde on aura un examen national qui calculera le potentiel numérique des enfants pourquoi faire ça parce qu'il ya un million d'emplois créés dans le numérique dans les aides d'ici 2030 et que si on veut cela est bien falloir emmener nos enfants vers ces voies de réussite et c'est un langage qu'il faut qu'il maîtrise ensuite il ya évidemment les langues étrangères moi je veux une france ouverte sur le monde et je veux une france où on n'apprend pas que l'anglais donc il faut qu'on apprenne les langues et cet effort là aussi sera poursuivie j'ai besoin d'une france qui apprend les langues étrangères tous les langages ensuite il ya la question de l'enseignement professionnel cette voie et toi et ça fait des années qu'on le dit mais ça fait des années qu'on le fait pas redevenir une voie d'excellence pour ça il faut que on confie l'orientation aux régions aux régions dans les territoires en lien avec le monde économique pourquoi est on leur confiera aussi les lycées professionnels tous les lycées professionnels pourquoi et bien parce que l'enseignement professionnel il se construit dans un bassin d'emploi et il se construit au contact des métiers au contact direct des métiers voilà donc nous aurons vis-à-vis de l'enseignement professionnel une vraie réflexion pour permettre et l'apprentissage et l'alternance et c'est pareil sur l'enseignement professionnel il faut vraiment que cet enseignement moelleux mon objectif c'est qu'ils soient qu'ils soient que l'alternance y soit général voilà à me dire ils font déjà des stages ils font des stages mais c'est pas suffisant ensuite ensuite nous aurons la question donc cette question de l'orientation qui est très importante là aussi le mérite républicain il ya des inégalités très forte dans l'école ceux qui ont les fondamentaux ceux qui les ont pas et puis à une deuxième inégalités c'est entre les familles celles qui savent celles qui savent pas délit d'initié total sur les sur les carrières donc je veux là aussi que cet effort d'orientation il commence dès le collège et qu'ils soient faits par les régions en lien avec les familles vers l'est parce que les métiers d'aujourd'hui ils ont rien à voir avec les métiers d'hier donc on a besoin de ça et j'ajoute que je suis très inquiète parce que la réforme du bac a un effet pervers même si même si j'y suis je suis plutôt favorable à une école de la réussite plutôt qu'une école de la sélection par l'échec mais je pense qu'il ya un effet pervers c'est la question des filles en sciences et là il va falloir y travailler dès le collège parce qu'elles sont évidemment moins nombreuses aujourd'hui qu'en 2017 à intégrer les filières scientifiques puisqu'elles peuvent choisir leurs options et que souvent elles vont vers les matières qu'elle aime et c'est pas forcément toujours des matières scientifiques parce qu'on va pas les chercher voilà alors troisième volet donc la liberté le mérite républicain on rétablira les bourses au mérite et on aidera puissamment tous les jeunes à réussir alors sur le mérite j'ajoute que je veux faire une réserve éducative nationale une réserve éducative nationale une réserve de l'éducation nationale comme il ya une réserve de la gendarmerie nationale et je veux qu'on puisse faire revenir des retraités je peux confiance revenir des étudiants éventuellement aussi d'aidé active des parents pour être rémunéré à faire du soutien scolaire gratuit pour les familles très important à il ya quelqu'un qui est en train de me faire un écho deuxième couche la pédagogie c'est la répétition donc la pédagogie si l'art de la répétition mais vous avez peut-être quand même envie alors les faudrait couper cet éco désagréable sinon je coupe le micro bon donc mérite et libertés mérite et la 2e et la 3e valeur mais ça vous surprendra pas l'autorité le respect l'autorité du maître et le respect entre les élèves et ça ça passe évidemment par une école sanctuaire et on va remettre la discipline et on va remettre l'autorité et là il y aura des créations de postes parce que c'est pas aux enseignants de faire la discipline dans l'école il faut que l'on puisse être beaucoup plus soutenu on n'a pas beaucoup moins d'enfants sages aujourd'hui les réseaux sociaux sont on le sait très très destructeur de la tension ils sont trés créé des enfants qui sont une attention beaucoup moins concentrés on a besoin aujourd'hui de d'avoir des écoles du respect et de l'autorité bon je ne vous cache pas que ça passe aussi par de la discipline ça passe aussi par le fait qu'il faut mettre fin à ce principe totalement totalement fou qui fait que des politiques sq lui sont réinscrits après avoir après avoir été exclu d'un établissement sont réinscrits dans un établissement autre automatiquement et on a tous des témoignages de dit de chefs d'établissement qui dans des établissements toujours en équilibre instable voit arriver des poly exclu en se disant mais qu'est ce qu'on nous envoie encore donc là dessus il faudra avoir une démarche de classes relais très très très organisés pour que ceux qui sont vraiment les plus perturbateurs on les retrouve pas dans l'école et puis il faut qu'on ait des sanctions éducatives tu casses tu réparé rapidement moi je pense qu'il faut que les collectivités puissent venir au soutien aussi de l'école pour organiser ces sanctions éducatives voilà ça c'est important je suis sûr que les mairies sont prêtes à le faire et puis on a le conseil des droits et devoirs des familles qui sont des très belles institutions qui existent dans les grandes villes il existe moins dans les petites villes et je crois que c'est conseil des droits et des familles il faut que les maires les réunissent de manière très systématique en lien avec les équipes pédagogiques dès qu'un jeune commence à déraper il faut que y est tout de suite une prise en charge globale de sa famille une information de sa famille pour que les parents sont au courant et pour les mettre dans la boucle et il va falloir faire de l'aide à la parentalité massive parce que c'est très difficile aujourd'hui d'être parents notamment par les réseaux sociaux mais les parents ne savent pas ce que leur enfant regarde et donc ces questions de harcèlement scolaire ces questions de raquette ces questions là on a on a vu aussi des images on a des images absolument dégradante qui circulent ces draps on a besoin aujourd'hui dead à la parentalité et c'est à travers le partenariat avec les collectivités locales qu'on y arrivera et puis si les parents sont manifestement défaillant et voire même profil de certains trafics de leurs enfants là il faut savoir sanctionné et il faut savoir il faut savoir sanctionné y compris financièrement les familles qui serait manifestement défaillante mais avant de les sanctionner faut d'abord les accompagner d'abord les aider à remplir leur mission voilà et enfin et bien il ya la question clé sur l'autorité et sur le respect de la laïcité c'est absolument indispensable que l'école soit un sanctuaire et là il faudra aussi travailler sur la formation la formation des enseignants tout au long de la vie c'est très compliqué aujourd'hui cette affaire de laïcité scolaire mais nous ne devons rien céder sur cette question de la laïcité ne rien céder sur les communautarismes aujourd'hui l'école c'est l'école de la république c'est l'école de la france est donc là dessus il faudra aussi que nous renforcions toute l'énergie des équipes pédagogiques avec peut-être aussi les intervenants extérieurs qui viendront parce que parce que cette question la laïcité on ne peut pas la laisser aux seuls enseignants ils ne peuvent pas tous réglés régler tous les problèmes de la société française ça n'est pas leur rôle et donc on a besoin que l'état soit très présent sur tout c'est sur toutes ces questions voilà alors j'ai pas tout dit là dessus j'ai pas dévoiler tout le programme mais l'objectif c'est que vous me posez les questions il c'est qu'on réagisse surtout vos sujets de préoccupation mais c'était important pour moi de vous donner une ligne directrice pour reconstruire et réinventer l'école il ya des choses qu'il faut conserver consolidé il ya des choses qu'il faut restaurer et puis il ya des choses qu'il faut complètement réinventé recréer et c'est ça notre projet aujourd'hui pour reconstruire l'école de la france et derrière évidemment on passe d'une école d'une école qui est du qui est la même pour tous à une école où beaucoup plus sur mesure l'idée c'est vraiment que chaque enfant a un talent et que c'est notre rôle de de le réussir à faire émerger ce talent et à faire en sorte que le mettre sur son chemin propre de réussie alors justement valérie vous avez devant vous donc toutes les composantes de la nation éducative et en premier lieu ces jeunes à qui notre pays se doit de donner des chances de réussir pour ça qu'on va on va commencer à donner la parole à ousmane ousmane guèye qui est aujourd'hui en apprentissage et qui va nous raconter un petit peu son parcours bonjour bonjour à tous parlent bien dans ton d'antan mais trop peut-être que tu peux peut-être que vous pouvez enlever votre masque juste pour alors je me présente moi c'est ousmane j'ai 18 ans et j'ai effectué mon service civique donc à l'âge de 16 ans lorsque j'ai été en décrochage scolaire moi dans ma scolarité ça s'est plutôt bien passé jusqu'à la seconde où j'étais dans une classe qui ne plaisait pas et j'ai eu un décrochage scolaire et pendant deux mois j'ai été scolarisé j'ai fait des démarches on m'a aidé on m'a accompagné pourrait intégrer le système scolaire donc j'ai fait des démarches et j'ai eu une seconde une seconde en bac pro et là je commence et des projets parce que j'étais revenu avec avec des gens qui n'avaient pas mon année dans quel local spécialité en bac pro jeu dans l'accueil on accueille donc ça vous plaisait pas ça vous motive et pas 16 ans donc j'ai je commence à avoir des rotors et donc mon cpe et le service civique book unicité sont venus me chercher et m'ont accompagné - cueilli et m'ont proposé d'effectuer un service civil pendant six mois moi c'est ce qui m'a appelé directement parce que dans le fermé civiques ont fait les restos du coeur donc on vient en aide aux personnes et il ya une indemnité dont vous êtes senti utile et que la salle qu en est il exactement et j'étais accompagné c'est surtout ça j'étais accompagné j'étais pas seul pendant deux mois moi j'étais seul c'est moi qui faisais les démarches mais là avec le service civique je me suis senti bien entouré bien l'accompagner et avec ça il y avait plusieurs activités dont qu'on faisait de l'éloquence ce qui me servent actuellement et mais ça c'est très important c'est très important les concours d'éloquence ça va avec justement le français attention c'est important c'est comme j'étais top est d'inhiber maintenant ah ouais c'est ça c'est c'est une belle expérience après il y avait beaucoup d'expérience dans le service civique il y avait aussi un pas important avec la maison chanel et donc moi ce que j'ai voulu dans le service civique c'est de tout saisir saisir toutes les opportunités qui me présentait donc j'ai tout pris et le partenariat avec chanel donc on devaient postuler et on m'a dit le fait pas clermont m'a dit le fait pas on va pas te prendre tu es un jeune moi je te faut savoir j'habite dans une dans un quartier dans une dose est cité en match qu'à sada j'évite apporte sainton dans le 17e arrondissement et on m'a dit le fait pas sert à rien donc moi je dis non je vais tester et on va voir donc je les fais et on m'a pris et pour un stage de deux semaines à chanel et ensuite on m'a pris c'est bien passé on m'a pris pour deux ans d'alternance au sein de la maison chanel est donc pour faire quoi moi je suis stockistes donc voilà il ça me plaît beaucoup aussi à côté là c'est et alors là c'est en alternance avec avec une formation exactement un apprentissage - bamako en apprentissage c'est ça donc un apprentissage pour mon bac lâchant commerce et si le cfa stephenson dans le xviiie arrondissement et et moi ça me plaît c'est ce que je voulais faire et justement le fasse au service civique ça a été un rebondissement j'ai moi je savais pas je ne savais pas quoi faire je savais pas quoi faire et là j'ai toujours pas quoi faire j'ai envie de faire de monter mon affaire etc mais ça vous me verrez dans quatre facteurs et voilà c'est un rebondissement et c'est ce que les jeunes ils ont besoin tous les gens ils ont besoin d'un rebondissement de ce truc il faut les accompagner faut pas les mettre dans des cases ou les laisser sur le côté non parce que si on lit mais sont les sur le côté on va se dire qu'on va dire bye-bye ils n'ont pas voulu nous ils n'ont pas voulu nous aider banon veut rien faire et justement faut aller les chercher - allait me chercher et avec un peu de motivation j'avais la motivation aussi jeu j'ai pas rejeter et moi on va pour m'a pris voilà baba alors dans ce que vous dites il ya beaucoup de choses il ya d'abord d'abord effectivement aller chercher les jeunes pour les emmener vers les métiers qui recrutent parce qu'il ya énormément de métiers qui recrutent aujourd'hui en france et qui trouvent pas et qui ont envie d'avoir des jeunes de talents motivés donc nous moi je propose qu'on est pour les jeunes qui décrochent et qui veulent travailler un revenu jeune actif de 670 euros par mois qui permettent d'aller vers les formations aux métiers qui recrutent en lien avec les entreprises mais ça veut dire être s'engager à prendre le poste à la fin de la formation parce que sinon si l'on doit rembourser donnant donnant et et l'intérêt c'est effectivement aussi de pouvoir revenir étudier là aussi on doit avoir une france de la deuxième chance c'est à dire qu'un quelqu'un qui décroche et qui rebondit doit pouvoir revenir dans sa scolarité pour pouvoir avoir des diplômes et peut-être demain après le bac faire des études dans dix ans pour devenir chef d'entreprise voilà donc ça c'est très important la formation la formation tout au long de la vie et la possibilité de revenir mais bravo on a donné une chance à chaque enfant de france et aussi donner une chance aux enfants des zones rurales on à madame reza d'acquis et proviseurs aux zones rurales je vais lui donner la parole bonjour à vous bonjour à tous d'enlever peut-être juste votre pass pour pas donc je me présente je suis proviseur effectivement dans un lycée dans le sud de la seine et marne en zone rurale alors pour rebondir un petit peu sur ce que disait ce jeune là effectivement nous avons à coeur d'accompagner combien d'habitants dans votre dans votre vie alors je suis sur la ville de nangis avec dix mille habitants voilà donc et oui vraiment à la frontière du grand test c'est ça je suis ni un petit peu pour échanger effectivement sur cette problématique qu'on rencontre au niveau de la ruralité sachant que je suis natif de la seine-saint-denis donc voyez ces deux territoires qui sont totalement différentes dans la région ile de france mais pour autant qu'ils ont leurs spécificités et c'est vrai que je me suis rendu compte que vous avez parlé tout à l'heure dans votre intérêt du dans votre introduction d'ascenseur social moi je me suis retrouvée parce que la scène s'animent a permis aujourd'hui d'être que fuient d'avoir eu cette ascension sociale d'étudier quelles que soient les territoires j'ai fait aussi les classes préparatoires aux grandes écoles d'ingénieurs et pour autant aujourd'hui je suis dans le milieu rural avec d'autres problématiques à gérer et je me suis rendu compte que cet ascenseur social là et là je vais revenir peut-être un petit peu sur les moyens on a du mal à le mettre en place en milieu rural j'ai eu beaucoup plus de difficultés aujourd'hui que lorsque j'étais en seine-saint-denis ce que j'ai également enseignant seine-saint-denis est donc cette problématique de moyens en milieu rural mais pas que le jeune homme parle et il a eu la chance d'avoir des partenaires c'est très compliqué vous avez parlé de remplacement c'est sec le milieu rural et très peu attractif aussi bien au niveau de l'emploi au niveau de l'enseignement avant même la crise sanitaire nous rencontrer ont des difficultés à faire venir des enseignants en zone rurale sans forcément ce soit des milieux très difficile et donc aujourd'hui la question qu'on se pose on essaye de travailler comment comment faire venir nos enseignants parce que la charge de travail alors c'est vrai que c'était décuplé avec la crise sanitaire où déjà on n'avait pas beaucoup d'enseignants depuis la rentrée j'ai des élèves qui vont passer leur baccalauréat qui n'ont pas de cours de langue de langue de deux philosophies et autres donc voilà la question est comment redonner lis moi comment intégrer la ruralité notamment dans une politique tels que l'éducation prioritaire pour pouvoir justement permettre de retrouver une certaine attractivité au niveau des enseignants est donné l'instruction à nos jeunes qui aujourd'hui on prend de plein fouet les parents et je peux comprendre je suis maman aussi de cinq enfants donc vous imaginez j'ai des enfants dans l'élémentaire en collège et je subis aussi en tant que maman ce manque de remplacement vous avez parlé des inégalités c'est une réalité vous avez raison l'école aujourd'hui creuse les inégalités et nous avons à coeur de les réduire mais c'est très compliqué et justement comment uvrer pour faire en sorte justement de retrouver cette attractivité la danse et milieu rural merci c'est un témoignage très important parce que c'est vrai qu'on se focalise beaucoup sur sur les quartiers populaires dans les grandes villes et à juste titre parce qu'il ya des vrais défis éducatifs mais mais on n'en du coup on a des pans entiers du territoire sur lesquels on investit on investit moins et un sentiment de relégation et et de manque donc comment est ce qu'on fait moi je crois que ce contrat d'engagement éducatif de cinq ans peut être un bon un bon élément parce que le problème qu'on a dans les pour les remplacements de profs c'est que qu'est ce qu'on fait on fait des contractuels mais on fait des contractuels très précaires et et qu'on paye au lance pierre et donc moi j'en ai rencontré j'ai rencontré comme ça un jeune qui sortait de pôle emploi et qui venait d'avoir un contrat justement éducatif dans un département très populaire et je vis a maintenant vous devez être content d'avoir trouvé un emploi dans l'école l'école cc c'est une très belle maison l'éducation nationale d'iowa or avec ce qui me paye et comme oubliée en juin dès que je trouve mieux je m'en vais dès que je trouve mieux je m'en vais donc le sujet aujourd'hui c'est d'avoir des vrais carrière pour ces personnes qui vont revenir dans l'école et donc moi je crois qu'un contrat de cinq ans avec une vraie formation où on dit aux gens vous allez devenir professeur je pense que ça ça peut être utile je veux aussi mobilisé les professeurs retraités on a plein de jeunes retraités qui pourrait faire du cumul emploi retraite et faire des remplacements de profs absents si on leur proposait aujourd'hui on le leur propose pas c'est très rigide ils peuvent pas et puis il va falloir qu'on mobilise aussi un certain nombre d'étudiants nous on avait fait avec xavier darcos le mari de l'or quand il était ministre de l'éducation nationale avait fait les cordées de la réussite et l'idée c'était quoi c'était de jumeler des collèges et des lycées avec des universités et de dire en service civique aux étudiants parce que moi je suis pour que les étudiants il est des modules d'engagement civique dans leurs diplômes voilà et si chaque et chaque cursus universitaire avait des modules d'engagement dans les diplômes les étudiants il devrait trouver une cause une cause d'engagements et dans les causes engagement à les faire du soutien scolaire en milieu rural aller faire du soutien scolaire dans un quartier populaire ça je pense que ce serait très utile donc vous voyez c'est mon projet de nation éducatif si on mobilise tout le monde tout le monde pour venir combler combler les trous est sûre et sur les écoles rurales et bien là aussi il faut des primes des primes aussi bien pour les quartiers populaires que pour les territoires ruraux c'est quand un territoire est carencé à ce moment là il devient prioritaire et les zones prioritaires elles devaient pas être uniquement dans les quartiers populaires et puis j'ajoute que sur l'éducation artistique et culturelle moi je veux aussi que l'éducation artistique et culturelle se répandent partout et dans les territoires ruraux à une problématique spécifique qu'il transporte et donc il faut donner des moyens aux chefs d'établissement de pouvoir emmener ou alors faire venir des des troupes aider les acteurs extérieurs dans le lycée bonjour je suis une his mangado-lunetta je suis l'association afev qui travaillent sur l'engagement étudiant je me permets de réagir à vos propos l'afev est de l'engagement étudiant depuis trente ans on a mobilisé 200 mille étudiants et ça continue aujourd'hui rihanna 15000 qui font du mentorat qui correspond à peu près à ce que vous venez de dire alors j'avais j'avais eu une réflexion une question d'abord je voulais insister sur ce que font ces étudiants parce que c'est pas forcément toujours visibles ils s'engagent bénévolement on travaille beaucoup pour qu'il la reconnaissance de leur engagement dans les cursus donc ça c'est vraiment extrêmement positif que vous puissiez le soulever techniquement parfois c'est un petit peu difficile parce qu'il est l'autonomie des universités donc chacune fait un petit peu sa cuisine mais si on pouvait vraiment renforcé ça ce serait extraordinaire et en plus à la fevia ceci de particulier que les étudiants interviennent à domicile donc toute cette aide à la parentalité que vous avez évoqué tout à l'heure et bien en fait les étudiants le font parce qu'il parle de l'école il rassure les parents et explique ce qui se passe sur les réseaux sociaux donc je pense qu'on a là un une façon un peu informel de faire du soutien à la parentalité qu'il faut qu'il faut déployer donc ma question porte sur la continuité des politiques éducatives aujourd'hui il ya un élan très fort sur la question du mentorat pas seulement à la fève mais il y à des associations qui se sont constituées une soixantaine dans un collectif est on est on est en train de déployer cette politique qui est un peu à côté de l'école puisque c'est pas dans l'école mais qui vraiment a prouvé son succès ma question est la suivante vous avez tout à leur parler des continuités dans dans les politiques éducatives c'est très important parfois on a vu en passant d'un an d'une mandature à une autre qui ont déconstruit un peu volontiers pour imprimer sa patte or l'école a besoin de continuité éducative notamment quand ça marche est-ce que vous présidente vous seriez prête à continuer par exemple à soutenir ce déploiement du mentorat qui en france en europe et dans le monde prouve son efficacité pour justement que voilà on qu'on ne s'arrête pas parce que quelque chose a été impulsé sous une précédente mandature merci absolument absolument comme j'ai dit que sur les territoires ruraux un euro investi dans les dents là territoire politique de la ville se traduirait par un euro d'investissement dans les territoires ruraux je veux aussi que le mentorat puissent être rémunérés lorsque les familles ont vraiment besoin de soutien scolaire et donc je pense qu'il faut qu'on mette des budgets pour pouvoir rémunérer et rémunérer le soutien scolaire et ça c'est très important pour moi je pense que il ya une troisième inégalités dans l'école j'ai parlé d'une égalité sur accès aux fondamentaux pas accès aux fondamentaux l'inégalité le délit d'initié des familles sur l'orientation mais le troisième a troisième inégalités l'inégalité par l'argent et ça on n'en parle pas on dit que l'école de la république est gratuite mais non l'école de la république est pas gratuite ya des parents qui ont les moyens de payer des petits cours et les parents qui n'ont pas les moyens et donc cette question du soutien scolaire elle doit devenir clé et si on va vers cette réserve éducative nationale si on va vers cette notion de de faire du soutien scolaire vraiment une offre de services publics supplémentaires dans l'école alors ça veut dire qu' il faudra aussi rémunérer un certain nombre de personnes qui feront le soutien alors il faut qu'ils aient du bénévolat pour les étudiants les étudiants ils sont rémunérés dans une certaine mesure puisque puisque ils ont si c'est dans leur cursus ça veut dire qu'ils ont un crédit à la fin et moi ce qui me frappe c'est que la plupart des écoles grandes ou petites m ddd des crédits sur l'engagement et c'est moins le cas à l'université je pense qu'il faut vraiment convaincre je vais aller en parler au président d'université que je vois bientôt c'est vrai que je veux l'autonomie plus plus pour les universités je veux l'étape de l'autonomie universitaire aussi dans mon mandat mais j'irai voir les présidents dis merci et je leur dirais que c'est très important que les jeunes soient engagées et que le soutien scolaire c'est l'une de leurs premières missions il ya le soutien scolaire il ya l'aide l'aide à nos aînés et le soutien scolaire le sculpteur scolaire à mon avis une grande cause et si les étudiants s'y engage pas personne ne le fera à leur place c'est eux qui doivent transmettre en plus c'est très important parce que les étudiants ils ont aussi eu un effet comment dire exemplarité figure d'exemplarité quand un étudiant revient dans son lycée pour pour aider pour raconter son parcours ça change tout et moi je suis sûr que quand aux pannes reviendra dans son dans son collège bah ça changera tout pour les jeunes il expliquera que le lycée professionnel quand on trouve sa voie c'est une voie de réussite mais qu'il faut pas y aller par défaut dans une filière qu'on n'a pas choisi et donc il racontera il racontera son parcours donc je crois beaucoup beaucoup à la au partenariat entre étudiants et et écoles vous avez évoqué la question de l'autonomie des établissements et des divers degrés possible et beaucoup de questions notamment d'anne coffinier de la fondation cuirasse merci donc je dirige la fondation queiroz pour l'innovation éducative et je voulais en particulier de rebondir ce que vous aviez dit sur l'autonomie parce que il ya bien un secteur qui ne peut pas se tenir à l'écart de l'innovation c'est l'éducation et dont il ya besoin de créer et il ya besoin aussi de diversifier et c'est pas le fort de l'éducation nationale de gérer la diversité et vous le savez très bien donc est ce que vous prévoyez de faire pour pouvoir faciliter de l'innovation et à ce sujet je vais vous donner une piste qui existe dans plusieurs pays notamment aux états unis c'est celui des écoles publiques spécialisées donc suspect sheila schools marc glotz cool si vous voulez vous vous rapprochez plutôt des charts cause c'est intéressant ce que sont des écoles gratuites mais donc sur concours avec une spécialisation forte donc ça permet de créer de garder cette méritocratie cette ouverture le caractère public mais avec une cape laquelle niveau plus loin à quel niveau alors que sont les pisse et 11 ans 15 ans c'est collège-lycée voilà du volet sélectif c'est un peu entre les deux et ça je pense que c'est très intéressant public public gratuit gratuit par exemple vous avez la brooklyn qui est une grande institution ultra connus qui est très très forte pour tout ce qui est scientifique vous avez sûrement d'autres pays qui ont rien à voir c'est une tradition notamment soviétique est existe toujours en russie qui font des élites aussi dit ça peut être en art ça peut être en entrepreneuriat ça peut être en plein de domaines mais ça je pense que la france est en retard là dessus les jeunes sont très mûrs très tôt sur certains aspects et ils ont besoin d'initiatives de sens de l'initiative et un des grands drames du système français c'est que de la maternelle au bac vous n'avez pas plus d'autonomie pas plus de capacité à prendre des initiatives et à gérer des choses et notamment vous n'avez aucun sens de l'entrepreneuriat de la gestion projet rien de tel qu'ils soient valorisés donc il me semble que dans le cas de ces établissements autonomes auquel vous pensez il ya des choses à faire sur ce domaine là et puis aussi il faut valoriser la création de nouvelles écoles dans le droit actuel français ça s'appelle les écoles privées hors contrat tout simplement parce qu'on peut pas avoir un contrat tout de suite c'est une chose qui pourrait changer on prendre un contrat à d'expérimenter mais au bout de cinq ans on fait le point ça marche on continue à financer ça marche pas en ferme voilà en tout cas il faut pouvoir créer parce qu'il faut innover et il faut pouvoir spécialisé parce qu'on a besoin diversité et les enfants respirent pas tous au même chose je crois que c'est des pistes importantes pour alors il faut effectivement vraiment qu'on ouvre toutes les épices et qu'on accepte qu'on accepte effectivement d'expérimenter des choses moi moi j'ai été très frappé le gg fait un peu sous le même format il ya quelques jours une réunion avec des startups du numérique il y en a une qui est venu me voir et qui m'a dit écoutez je développe des logiciels qui sont extraordinaires d'apprentissage extraordinaire qui marche super bien qu'ils sont fondés sur des méthodes neurologiques de fonctionnement du cerveau des enfants il me dit on s'arrache mon logiciel dans les écoles privées je n'arrive pas à en vendre un seul à l'éducation nationale et il m'a dit mais c'est terrible parce que ça veut dire que je suis en plus il était très très scandalisé idées moi je suis un enfant de la méritocratie je veux donner je veux je veux que momon innovation servent je vais voir les ministères et je suis en train de creuser les inégalités parce que dans les écoles publiques dans les écoles publiques qui auront pas accès dans les écoles privées ils vont y avoir accès et donc ils vont pouvoir utiliser mon amour mon logiciel d'apprentissage de la lecture et des maths et ils peuvent pas là ils l'auront pas dans les écoles publiques et donc il était vraiment scandalisé et je lui ai raconté une histoire qui est une histoire que j'ai vécu c'est que pour apprendre les langues là encore une énorme inégalités entre les parents qui peuvent envoyer leurs enfants à l'étranger les parents qui peuvent pas et donc moi j'ai voulu dans ma région met sur les surtout l'essai les ordinateurs des enfants et les smartphones des parents une application qui s'appelle qui ose qui est en effet par une start-up english attack qui permet de l'adaptative learning non c'est pas du bon français qui permet de l'enseignement adaptatif en fonction de votre niveau de langues et sous la forme de jeu mais c'est complètement pédagogique et on part du niveau débutant on va jusqu'au niveau études à l'étranger et ça permet de passer tous les examens du british council du que te institute je ne sais pas quelle est l'équivalent espagnol enfin bon là et donc on a mis en place un laboratoire de langues embarqué pour tous pour tous les petits franciliens alors là aussi on se heurte à l'ubuesque réglementation française c'est qu'en tant que région j'ai le droit de mettre cette application gratuite uniquement à la disposition de mes administrés pas de tous les français juste de mes administrés très bien vous devez être résident en ile de france et pour la télécharger on vérifie votre adresse ip si vous êtes ailleurs que dans la région vous y avez pas le droit manable à la normande monsieur le basque on n'a pas le voit donc j'ai fait ça mais ce qui est intéressant pourquoi je finis c'est qu'évidemment je l'ait pas fait avec l'éducation nationale parce que si je l'avais fait avec l'éducation nationale il serait jamais sortie on m'aurait expliqué qu'il fallait contrôler qu'il fallait une commission qu'il fallait un ceci qu'il fallait cela donc je leur ai jamais fait donc en fait les collectivités locales aujourd'hui sont plus innovantes en matière éducative que l'éducation nationale elle même parce que l'éducation nationale est complètement ligoté par toutes les commissions toutes les réglementations toutes les procédures d'homologation des outils pédagogiques donc il faut et ça ça va avec l'autonomie dont je parlais pour les collèges et lycées il faut que chaque proviseur chaque principal puisse avoir une vraie autonomie avec l'équipe pédagogique 2 d'acheter des nouvelles des nouveaux outils d'innover de 2 voilà ça c'est vraiment crucial alors j'en arrive à votre proposition alors qu' elle est très très inégaux iconoclaste parce que les écoles sélectives des écoles sélectives public je dois avouer que pour moi je je je j'ai un peu de réticence à m'engager je vais vous dire pourquoi c'est parce que j'ai peur que du coup si fun tous les meilleurs élèves pour les mettre dans ces écoles vous allez me répondre on laisse iphone déjà ça s'appelle l'enseignement privé bon vous n'avez pas complètement tort vous n'avez pas complètement tort et moi je ne me résigne pas à voir un pays dans lequel quand on a des classements des meilleurs lycées de france ou des classements des meilleurs collèges de france où les classements des meilleures prépas de france et bien il y en a combien 80 90 % qui sont privées et personne ne se lève pour dire que c'est un scandale personne ne se lève vers ce mois on est résigné à cette situation et les classements sorte personne ne le fait la révolution en disant mais on veut on veut l'école publique on veut l'école publique au premier rang bon donc pour l'instant je suis encore assez hésitante mais comme je suis ouverte et que je suis pour la liberté ce que j'entends dans votre projet j'entends un désir d'expérimentation de choses nouvelles donc pourquoi pas essayer d'en faire une à un endroit qui est particulièrement déshéritées qui a particulièrement des difficultés et justement allez prouver avec un projet pas plus que ça marche moi je veux qu'on devienne une société de l'innovation nous sommes aujourd'hui une france de la précaution excessive il vaut mieux prendre toutes les précautions pour ne pas faire que de prendre un risque pour faire et bien moi je vous dis c'est pas ma conception de la france donc moi je suis prête à ce qu'on fasse des prototypes des prototypes et conteste et plutôt que de faire effectivement le principe actuel c'est-à-dire une école hors contrat pendant cinq ans qui se débrouille comme elle peut avec les moyens du bord et au bout de cinq ans on l'a labellise je propose qu'on fasse l'inversé qu'on fasse un projet d'expérimentation effectivement on expérimente qui si ça marche on poursuit c'est beaucoup plus intelligent et c'est beaucoup plus constructif parmi tous les acteurs évidemment il ya des lecteurs sont celles qui sont les familles on a le plusieurs organisations qui sont aujourd'hui notamment la paie peut-être une question mais je précise pour madame que mon école 100% innovante elle n'est pas sélective pourquoi parce que je pense que je reste persuadé qu'on a plein de d'enfants dont on ne révèle pas le talent aujourd'hui est que si on les mettait dans des conditions d'encadrement un peu plus un peu plus construite avec un niveau d'exigence et d'innovations pédagogiques supplémentaires dont léon les révèlerait c'est pour ça que je je crains la sélection etc santé parce que j'ai peur que cette sélection ils sont elles soient reproductrices alors non pas forcément reproductrices social mais de parents qui sont déjà extrêmement construit extrêmement investi dans l'éducation de leurs enfants il y en a dans les milieux populaires comme dans l'est dans l'est dans la classe moyenne et que du coup il ya un biais et que ce soit déjà les enfants les plus encadrées les plus protégés les plus motivés qui arrive et que ceux qui ont un environnement familial j'allais dire beaucoup moins engagés sur ces questions pour des tas de raisons peut n'en bénéficient pas et moi je veux vraiment que ce soit le talent de l'enfant et là vous l'avez développement deux sorties non alors il ya aussi n'est qu'un modèle que je suis en train d'essayer de promouvoir dans ma région qui est le modèle de l'école de production et qu'il a se fait alors c'est vraiment de l'enseignement professionnel mais un peu nouveau genre mais aussi très innovant et qui l'école de production c'est avec des entreprises qui qui viennent coach est vraiment le les jeunes dans le cadre de leur apprentissage mais alors ces écoles de production elles sont intéressantes parce qu'en plus c'est pas une question de niveau à dire que on peut prendre les gamins à 16 ans peut les prendre à 18 ans même les prendre à 20 ans s'ils sont en échec universitaire ou en échec tout court en échec 2-2 d'orientation de les ramener et on peut ramener même des jeunes qui ont des commencé des diplômes universitaires qui se sont complètement fourvoyés qu'on ramène vers des voies professionnelles on avait une question justement sur le niveau des mathématiques est-ce que non je ne vois pas cela parle oui bonjour marie pourtant les mathématiques sont un immense sujet les amis un oui je ne voyais pas l'avoir j'adore les mathématiques je voulais rebondir je suis la fondatrice d'unicité qui a inspiré le lancement du service civique et je voulais rebondir sur le témoignage de ousmane et puis aussi sur un certain nombre de propos que vous avez tenus sur le fait qu'il faut expérimenter la mois pour avoir vécu depuis 25 ans les leçons tirer de ça je pense que il ya aussi des expérimentations réussies et que savoir investir dans la généralisation de ce qui marche oui et en l'occurrence pour moi le témoignage d'ousmane montrent que l'éducation c'est aussi savoir faire des pas de côté ce pour quoi je crois beaucoup par exemple la généralisation du service civique au fait que ça devrait faire partie de l'éducation de tous les jeunes certains à 16 ans parce qu'ils décrochent parce qu'ils ont besoin d' un pas de côté pour raccrocher et ses sacs avec youthman en fait c'est d'avoir eu cette chance d'avoir ce bol d'air une année se sentir utile et il raccroche vers un bac pro d'autres peut-être la majorité après le bac parce qu'on a peu parlé d'enseignement supérieur mais il ya beaucoup d'échec et d'abandon en l1 pourquoi parce que les mômes s'inscrivent savent pas ce qu'ils veulent faire votre homme et se rendent compte qu'ils s'étaient pas ça qui voulait faire vous avez parlé du nahd marque de l'allemagne dans la plupart des pays mêmes européens l'année de césure après le bac et moi pour moi faut faire un service vous faire un truc utile à la société et en même temps mûrir son projet pour choisir vraiment une orientation qui n'est pas subi qui n'est pas précipiter donc je crois beaucoup aussi et troisième volet de ce pour quoi je crois qu'il faut généraliser ce service civique pour en faire une étape de l'éducation c'est que l'éducation c'est aussi l'éducation vivre ensemble vous allez parler d'engagement il faut aussi que l'on apprenne tous à être acteurs de la société et finalement dire en donne une année de sa vie aux autres à la société pour être acteur ça me semble être essentiel dans un pays qui part en tension et donc l'éducation c'est aussi l'éducation à l'engagement a donné une année pour les autres et apprendre des choses différentes qu'on n'apprend pas sur les bancs de l'école donc je voulais savoir ce que vous avez lancé alors moi je suis je suis là encore attachée elle liberté donc je ne suis pas sûr qu'il faille mettre toute une génération à 16 ans ou à 18 ans dans une logique de service civique pour tous parce que je pense que d'abord c'est très très lourd financièrement à porter et puis ça correspond pas forcément aux aspirations des jeunes au moment où on va le faire en revanche en revanche je pense que cette question de l'engagement elle doit commencer dès le collège et des lycées et je pense que ça doit être inscrit dans nos dans nos programmes pédagogiques c'est-à-dire qu'il faut que les jeunes s'engagent ça va les rendre meilleurs ça va les rendre ils ont envie s'engager ils cherchent des causes tous nos jeunes donc si on arrive à mettre ça vraiment dans le cadre pédagogique en dix ans maintenant on va vous proposer de l'engagement dès le collège de rendre des services de alors ça peut être écologique ça peut être humanitaire ça peut être scolaire etc on va on va vous jumelées nous on a fait un très très beau logiciel de jumelage pour entre les élèves de terminale et les élèves de seconde voilà chaque terminal ayant un élève de seconde sous sa supervision et ça permet de faire du soutien scolaire gratuit par par internet le soir de social de l'aide aux devoirs typiquement ça ça coûte rien c'est extrêmement simple à mettre en oeuvre le logiciel sait coûte quasiment rien et au moment du coc vivent ça a été très très utile parce qu'on était en distance yale et on pouvait voilà il ya des tas de choses qu'on pourrait faire pour que ça aille mieux et l'engagement des jeunes c'est vraiment un là aussi un socle très utile pour pouvoir permettre d'améliorer la société et ils l'ont ils ont envie donc il faut pas avoir peur de le mettre j'avais été un peu provocatrice j'ai dit pourquoi pas une épreuve d'engagement au bac alors tout le monde a hurlé mais ça voudrait dire quoi juste vous donner trente heures dans l'année c'est ce que ces 30 heures est ce que c'est 40 heures vous donner une heure par semaine une heure par semaine aux autres et ça fait parce que le bac c'est un diplôme national qui montre une personne complète voilà un un être humain c'est pas seulement une transmission des savoirs moi je suis assez favorable à ce que ces valeurs d'engagement elles se répandent dans toute la société effectivement qu'on aide puissamment tous ceux qui font du bon travail sur le tissu associatif mois là aussi mon regret c'est que effectivement dès qu'il ya des choses bien qu'ils se font elles se font souvent à petite échelle et on a du mal à faire grandir donc il faut qu'on ait deux vis-à-vis de l'économie sociale et solidaire vis-à-vis du tissu associatif qui a un rôle économique il faut qu'on ait la possibilité de le faire grandir c'est très important et ça vaut pour vous mais savent aussi par des associations comme sport dans la ville par exemple ou les aides étudiantes évidemment qu'ils aient besoin était présente alors une autre question sur l'apprentissage bonjean bien si vous avez évoqué à vous et parler d'innovation pédagogique vous avez parler d'autonomie dans la gouvernance des établissements vous avez évoqué l'escalier social c'est qu'on pourrait considérer que c'est la carte d'identité d'un centre de formation pour apprentis ou d'un organisme de formation d'apprentissage ou aujourd'hui j'appelle sébastien malige représente le conseil de région nadir ile de france et je suis aussi directeur du cfa stephenson donc je suis fier d'avoir eu le témoignage d'ousmane et on aura plein de projets pour pour ce jeune homme plein de talent l'apprentissage a vécu un grand bouleversement une révolution depuis cinq ans le paysage et la réforme a bouleversé les codes la réglementation il ya eu un bond quantitatif on est passé de près de 400000 apprentis à 720 mille apprentis c'est en l'espace de cinq années et aujourd'hui les les directrices et directeurs de cfa que je représente se pose des questions et donc je voulais pose à travers moi sur la pérennité quelles vont être vos clés pour pérenniser le financement de l'apprentissage avec cette nouvelle réforme c'est la première question est selon vous est il pertinent enfin selon de oui mais est il pertinent de pérenniser les aides exceptionnelles qui ont été proposées aux entreprises pour booster cet apprentissage et cette voie de formation qui concourent aux enjeux éducatifs de la nation alors sur l'apprentissage les régions sont un peu frustrés les régions de france sont un peu frustrés parce que en fait le rebond de l'apprentissage il date n'ont pas de 2000 2020 et là il la réforme il date de 2016 et de l'arrivée d'un certain nombre de présidents de région qui ont été extraordinairement dynamique dans dans ce domaine je pense à xavier bertrand je pense à christelle moment c'est je pense à hervé morin je pense aussi à laurent wauquiez sans doute aussi les présidents de gauche parce que parce que d'autres ont aussi essayé de le faire mais les nouveaux c'est lé président de norrath donc nous on sait on s'est vraiment beaucoup beaucoup pour engager dans cette voie et donc on a eu un rebond très significatif avant la réforme en 2020 en ile de france on avait on était avait déjà à + 10 % d'apprentis alors que c'était en céphalo g plat depuis vingt ans pourquoi parce que nous considérons effectivement que pour un jeune qui ne trouve pas sa voix dans l'école et dans et dans l'apprentissage théorique le fait d'être confrontés à la vie active et la réalité ça valse à peu le complètement le réveiller ça peut complètement le lui redonner envie voilà envie de travailler donc moi je suis à fond et je continuerai pour le développement de l'apprentissage y compris en lycée professionnel et rapprochées l'apprentissage du lycée pro mais aussi évidemment aider les entreprises à prendre des apprentis parce que le vrai sujet aujourd'hui de l'apprentissage c'est c'est de trouver des entreprises volontaires qui soit pas trop lointaine qui soit proche et qu'il soit motivé donc oui on poursuivra les aides je vais même faire mieux je vais les je veux que ce soit plus dz je veux que ce soit des charges de cotisations patronales pour toutes les entreprises de moins de 10 de 10 salariés de façon à ce que vraiment on soit vraiment incités à prendre des apprentis je pense que le compagnonnage c'est quelque chose d'extrêmement fructueux pour les jeunes et j'ajoute que sur la formation d'apprentissage je veux aussi qu'on ait une attention très particulière pour les cfa des milieux ruraux parce qu'on a tendance comme il ya moins de population allait fermer pour les regrouper en zone urbaine or on a un vrai problème dont on parle peu pour les jeunes qui la question du permis de conduire l'employabilité aujourd'hui des jeunes ça vient beaucoup de leur capacité à conduire sa pose aussi d'ailleurs le problème de soutien des étudiants aux mots parce que les nos étudiants ils ont de moins en moins le permis a1 dans les grandes métropoles donc ça veut dire qu'ils peuvent pas forcément se projeter à domicile pour aller dans des territoires ruraux donc on a on a cette question du permis de conduire qui est importante et il faut aussi qu'on arrive à ce que nos jeunes et le permis de conduire de manière un peu plus facile c'est pour ça que moi je pense que réussie faire faire m avec le brevet des collèges pouvoir voir offrir aux jeunes la possibilité de passer leurs codes au collège pas évidemment avec les enseignants qui en selle le col de mai faire venir faire venir vraiment les écoles de conduite dans les collèges et permettre aux gamins de passer le code le code est très très difficile vous savez qu on à 98 % de réussite au bac on a 50 % de réussite au code non mais attendez c'est quand même ça ouvre des perspectives quand même donc le sujet le sujet le sujet est important et et c'est aussi une question de pouvoir donner aux jeunes les mêmes les mêmes les mêmes possibilités et surtout de rejoindre les centres de formation d'apprentis qui sont les bons pour eux et qu'ils sont pas forcément toujours très proches parce que là du coup on n'a pas de sectorisation donc à fond sur le développement de l'apprentissage et notamment pour les entreprises et y compris les très grandes on en parlera aussi à l'école bonjour je suis enseignant au lycée andré malraux de montereau dans la filière nucléaire et j'enseigne dans des diplômes qui sont portées par l'éducation nationale mais qui sont également portés par le greta ou de ces f1 ce sont les mêmes enseignants qui interviennent dans les deux formations et quand nous sommes sur des formations éducation nationale nous sommes sur notre emploi du temps éducation nationale et quand nous intervenons dans des formations professionnelles nous intervenons sur des heures supplémentaires l'apprentissage a vocation à se développer c'est une filière qui est magnifique tout le monde la demande des entreprises l'état les étudiants mais nous arrivons à un tel volume d'heures supplémentaires que nous n'arrivons plus à faire face parce que la filière technique est en difficulté en termes de nombre de profs suite a dit à différentes réformes et donc ça nous met en difficulté autre aspect les étudiants demandent de plus en plus de l'alternance ce qui fait que nous avons du mal à recruter en formation initiale et quand nous n'avons plus suffisamment de formation initiale les postes disparaissent les preuves disparaissent également et donc ils ne peuvent plus faire de la formation en apprentissage voilà je pense qu'il ya pas grand monde qui au courant de cette problématique est la solution serait que les heures d'apprentissage ronde dans nos emplois du temps et que nous sommes soit plus de l'heure supplémentaire il faut qu il ya visiblement une aberration administrative total comme notre pays c'est en générer donc effectivement on va regarder ça mais si la filière est une filière d'insertion là aussi c'est pareil si on l'apprentissage il faut faire très attention parce que on a tendance à fermer des classes parce qu'il n'a pas assez d'élèves mais il faut faire attention parce que c'est pas le sujet c'est pas le nombre d'élèves c'est les débouchés si la formation est à 100% de débouchés ça veut dire qu'elle est nécessaire là j'arrive des ardennes j'étais dans les ardennes dans les filières industrielles ils sont très inquiets parce que comme on gère administrativement les filières en fait on regarde le nombre d'élèves inscrits et s'il n'y a pas assez de nombre d'élèves inscrits on supprime les postes et on supprime les filières mais en fait c'est pas ça le sujet c est ce qu il ya de la demande des entreprises derrière pour les jeunes formés et si vous avez 100 % d'insertion professionnelle dans une filière où il ya dix élèves évidemment la garde et vous la faire grandir il faut attirer plus de jeunes dans cette filière mais il faut surtout pas la supprimer et on a de ce point de vue des gros soucis dans les filières industrielles avec des entrepreneurs qui doit fermer les filières de formation parce que il ya soit disant assez d'élèves de danse qui est il faut partir des besoins et de décréter le critère c'est qu'elle est l'insertion professionnelle derrière la formation et ça c'est vraiment c'est vraiment un c'est vraiment clé moi quand j'étais ministre il ya des universités il ya dix ans on avait mis l'insertion professionnelle comme mission universitaire à la demande des étudiants eux mêmes à la demande des syndicats étudiants qui avaient dit mais c'est pas possible on peut pas avoir comme mission uniquement la formation et la recherche on a aussi l'insertion professionnelle madame pécresse bonjour je dirige un décès polyvalent il ces professionnels technologiques et d'enseignement supérieur j'ai une question assez simple et peut-être provocante vos présidents de supprimer vous parcourt sup vos présidente maintenez vos parcours sup avec l'algorithme que nous connaissons voire jusqu'à l'intelligence artificielle qui pourraient orienter nos jeunes ce qui serait dramatique et que pensez vous de ce qui se fait au québec du diplôme intermédiaire collégiale entre l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur qui prendrait l'équivalent de la classe de terminale de la première année universitaire pour faire une vraie préparation de nos jeunes a l'habitude d'études merci de belles questions alors sur parcours sup c'est simple il va falloir l'améliorer moi je ne jette pas avec l'eau du bain ça fait c'est tellement compliqué de construire un logiciel d'orientation on a commencé avec admission postbac maintenant parcours sup je pense qu'il faut il faut le prendre et l'améliorer mais il ya un vrai sujet l'algorithme comment est il construit comment ça marche donc là dessus là dessus effectivement les parents sont totalement désemparé comprennent pas du tout ce qui se passe mais j'allais dire ne ne donnons pas je le dire de manière cash n'accusons pas l'algorithme des défauts du système ou du manque de courage du système le vrai sujet aujourd'hui c'est qu'il faut que nos formations d'enseignement supérieur et des prérequis claire keesey les prérequis clair qu'ils veulent t'ils recruter et avec quel niveau dans l'eau telle ou telle matière et quelle qualité voilà donc c'est ça l'important il faut qu'on se clarifie les pré requis et puis il faut que ces prérequis soit clarifiée par rapport aux spécialités du lycée parce que le problème qu'on a c'est qu'on a fait la réforme du bac donc les gamins ont choisi des spécialités et on s aperçoit ensuite que ça correspond pas forcément aux prérequis des formations qui veulent qui veulent suivre donc il faut vraiment faire ce travail on était en pleine phase de début de réforme est toujours des ratés en début de réforme ou connais ça mais là il faut vraiment que l'université ait le courage parce que c'est une question de courage de clarifier ces prérequis le courage aussi de répondre non et motiver les décisions de négatives à certains sur certains sur certains élèves parce que c'est ça le sujet aussi c'est c'est ne n'avoir aucune motivation du refus motivation succinte bien sûr mais à un moment donné faut dire n'a pas les prérequis n'a pas le niveau scolaire de mende et n'a pas la motivation nécessaire ou à moins de marquer sa motivation par son parcours voilà il ya des sujets mais je pense que à terme de toute façon on a on ne peut pas se passer d'un outil qui fasse l'interface entre le lycée et l'enseignement supérieur et moi je suis pour une orientation sélective de toutes les façons donc je l'assumé je pense que les universités peuvent dire à un jeune qui n'a pas les prérequis pour pour réussir tu ne réussiras pas dans la formation avec avec ton parcours scolaire il vaut mieux il vaut mieux dire la vérité tout de suite que d'emmener un jeune dans une voie des chèques de première année universitaire et là il faut avoir le courage de le dire ça suppose aussi que on revoit les modes de financement universitaire et que les universités ne soit plus jamais insister à inscrire des jeunes qui n'ont pas le niveau dans certaines filières ça c'est un autre aussi énorme sujet alors sur la question vous poser je ne connaissais pas cette cette expérience québécoise moi elle me parle un anglais le cégep je vais aller je vais les regarder ça tout de suite puisque vous avez compris que moi je ne m'interdis they aucune innovation ce que j'ai plutôt en magasin aujourd'hui c'est la question de savoir si on va pas mettre des premières années d'enseignement supérieur dans les lycées alors on ya un petit travail qui commence à être fait par l'éducation nationale sur le bac + 1 et au delà alors il se trouve que c'est chez nous à montereau en ile-de-france que quelle est la première digital academy c'est à dire la première initiative pour que dans une ville on puisse faire du téléenseignement universitaire de façon à ce que les jeunes notamment les jeunes alors là c'est mon trop c'est parfait c'est à la fois du rural et du populaire on a les deux mais on est loin de tout et enfin des universités surtout on est loin des universités et on est et on a aussi des problématiques sociales fortes donc le sujet était majeure digital académie avec je le dis devant le maire de montereau c'est pour ça que je le montre ce qu'ils ne plaisent pas et on a et on a fait ce projet qui a qu'on a nous repris en ile-de-france en essayant de le lancer qui a ensuite suscité l'intérêt du gouvernement est de réduire de l'éducation sur le thème campus connectés voilà sauf que ces campus connectés aujourd'hui c'est pas un concept totalement aboutie d'abord y en a pas assez en france et puis c'est pas un concept abouti parce que aujourd'hui parce que ce que je voudrais faire des plus puissants s'est jumelée l'université du territoire avec un certain nombre de lycées et que ses diplômes puis c'est ses premières années puissent être accessibles mais qui est vraiment un partenariat entre une université de rattachement et un lycée de façon à vraiment la fluidifier le bac - 3 bac + 3 pourquoi vous connaissez les chiffres 75 % des bacheliers des villes universitaires vont poursuivre leurs études seulement 50 % des bacheliers ruraux 50 % des bacheliers les quartiers des villes populaires donc on a besoin aujourd'hui brisé cette autocensure cette autocensure lé géographique faut pas la négliger ans et géographique c'est loin voilà quand vous êtes dans le lot elle est à toulouse c'est loin quand vous êtes dans les ardennes aller à reims c'est loin allez géographique elle est financière parce que là aussi on nous dit les études sont gratuites votre président d'ipe assaidi qu'il faudrait qu'elles le soient plus mais mais on nous dit les études sont gratuites mais la vérité c'est que la vie dans une ville universitaire n'est pas gratuite elle est au contraire très cher toutes les villes universitaires ont connu des boums j'en suis contente ça veut dire que c'est des villes qui se se dynamise elles ont connu des booms ces dernières années de prix immobiliers colossal donc le coût de la vie dans une ville universitaire est très cher une anniversaire c'est cher pour les fans très cher donc l'idée de est par ailleurs comme ça a été dit la première année universitaire c'est souvent beaucoup d'échec parce qu'on n'est pas ce qu'on n'a pas fait savoir parce que on a le droit de se tromper moi dans ma france on a le droit à l'erreur et on a droit à l'échec il faut pas chercher le zéro défaut on aura forcément toujours des jeunes qui se seront trompés de voie qui veut qu'on devra réorienter mais le sujet c'est comment briser cette autocensure des jeunes dans les territoires ruraux dans les milieux populaires et je pense que dans nos lycées notamment dans les territoires ruraux où la place mais aussi dans certains quartiers populaires ça doit répondre à réussir à le faire en lien avec les collectivités locales c'est de mettre des des vrais des vraies premières années universitaires dans l'iss est alors allée du téléenseignement avec la possibilité aussi d'avoir des professeurs qui viennent de temps en temps et avec un encadrement par les universités par les lycées merci bonjour madame pécresse ont pas seulement des bts évidemment bonjour madame pécresse merci à votre collaborateur de m'avoir donné le micro je m'appelle bruno bensaïd je suis membre d'un collectif de parents d'élèves anciens élèves professeurs élus qui s'appelle sauveront le mérite et nous nous tenons à sauver en fait le lycée louis le grand et henri iv de la réforme d'affelnet qui est en train d'être qui nous est imposée par le rectorat de paris sous de faux prétextes que ces deux lycées ne seraient pas des bons élèves de la mixité sociale je vous passe les éléments de langage mais je vous passe la réalité des chiffres qui sont instrumentalisés je veux bien les chiffres alors le ce que le rectorat utilisent ce sont les chiffres de boursiers 2021 pour le lycée 8% pour henri iv 8 9% pour louis le grand la réalité c'est que ces chiffres ont fluctué les années précédentes et surtout avant le coc vite parce que on est dans une période de go vide où les recrutements sur dossier particulièrement ont été impactés laquelle est bien sûr exactement de toute la france sont pas venus nous pensons que le rectorat instrumentalise un certain nombre de chiffres pour mettre au pilori ces deux établissements les faits remontent et de la montagne les faire descendre de la montagne sainte geneviève si vous me passez l'expression est donc les années précédentes en 2015 on avait 20 % 2018 et 2019 on avait 14 % c'est pas vraiment un sujet ça peut être amélioré et on peut se fixer des objectifs mais ce qui est derrière nous pensons c'est que on est en train de niveler par le bas le niveau à cause de cette réforme d'un fenêtre spécifiquement avec ce qu'on appelle les indices de position sociale et autres qui est des calculs de nivellement des notes etc en fait qui va faire que les dossiers et la spécificité des excellents élèves qu'ils soient d'origine modeste qui soit de n'importe quel quartier qu'ils soient de banlieue de paris etc ne va plus être comprise et granulats risée par d'analysé pardonnez-moi de cette expression un petit peu abscons tu mets les jurys de sélection ne pourront plus comprendre ne sont plus là par définition puisque ça passe par une moulinette informatique ils ne seront plus là pour les lire pour les comprendre et surtout surtout puisqu'on revient aux boursiers historiquement quand l'ancien proviseur de lui le grand est et là on avait des initiatives pas des initiatives et on va dire un processus de sélection ont regardé particulièrement les boursiers de façon à comprendre de quel milieu social il venait et de pouvoir être de faire preuve d'une certaine indulgence sur certaines matières on dit pas de faire de leur pardonner une mauvaise note en une mauvaise moyenne en france et au matin non mais sur certains aspects notamment au niveau de la discipline des codes vous avez parlé des codes ils n'ont certainement pas les codes et c'est pour ça que louis le grand henri iv une partie grande partie du travail c'est d'intégrer ses élèves pour comprendre ces codes de créer de la cohésion et on a peur un petit peu avec cette absence de compréhension des dossiers de d'amener le niveau vers le bas et de faire un cadeau vers le privé et ça on en parle on apprit publié une tribune dans le monde cette semaine qu'ils aient beaucoup d'échos et à laquelle le christ of care héros le recteur a répondu indirectement en nous disant que certains parents et ces établissements ne souhaiterait pas de boursiers parce qu' il serait inquiet que la qualité des dossiers des cendres et c'est un scandale c'est honteux que que j'irai les boursiers soit instrumentalisée et qu' on ne donne pas on ne continue pas à donner à ces lycées d'excellence l'opportunité de sélectionner des élèves est d'aider des méritants à monter l'échelle sociale et je prie je précise que on a une série de mesures qu'on va qu'on va proposer pour encore élargir mais de façon intelligente et on propose aussi que cette démarche soit généralisé dans toute la france il ya déjà des établissements qui sélectionne sur dossier pour les filières internationales lui les grands et quatre en ont également mais on sélectionne sur dossier et on va pas les abandonner mais pour les lycées d'excellence pas par comme par principe ce sont des lycées généralistes bas ils peuvent pas sélectionnés sur dossier ce n'est pas normal donc on espère que ça va être généralisé aussi dans toute la france et donc ma question c'est que comptez vous faire pour sauvegarder sauver l'excellence républicaine merci beaucoup j'ai écouté c'est simple moi je moi je vous le dis c'est pas en cassant ce qui marche qu'on va réparer ce qui ne marche pas et je crois que c'est vraiment un principe fondamental de la façon dont moi je conçois la france parce que on le voit est dans le domaine dans le domaine de l'éducation c'est évident mais c'est pas que dans le domaine de l'éducation on voit aussi le domaine de la haute fonction publique etc l'idée c'est de dire comme on sait pas réparer ce qui marche pas prenons des symboles de ce qui marche on les casse et puis après on regarde on regarde ce qui reste donc moi alors en plus je suis très à l'aise pour vous dire ça parce que je suis à l'époque avec xavier avec xavier darcos nous avions mis en place une politique qui consistait à dire nous voulons 30% de boursiers dans toutes les classes prépas dans toutes les classes prépas et on était allé le dire y compris à l'enseignement privé qui était très très en retard sur l'ouverture aux étudiants boursiers donc nous moi je suis pour que chaque lycée se fixe une barre très élevé d'accueil des étudiants boursiers en son sein mais je me casserais pas pour autant le mérite républicain on a aujourd'hui besoin que louis le grand et henri iv aïe c'est des lycées qui sont à rayonnement national qu'ils aillent effectivement et je comprends très bien ce qui s'est passé avec le co ville c'est que les enfants qui venaient d autres d'aider des villes de province ne sont pas venus parce que parce que les parents voulaient pas les laisser partir partir à l'autre bout de la france en plus comme le l'enseignement était plus ou moins distant ciel il devait être complètement aller jury pouvait en plus parce règne non moi ce que je ferais si si je suis président de la république sait qu'on aura un contrat un contrat d'objectifs voilà il faudra que vous alliez les chercher mais on cassera pas les jurys ont créé sera pas les jurys de sélection c'est idiot temps je vais vous dire si le projet du gouvernement voie le jour moi je sais ce que vous allez faire demain demain vous allez créer des classes d'excellence international et vous et vous mettrez à sélectionner les jeunes parce que j'imagine que poser la ville sont déjà pris langue ou quadrilingue donc vous créerez des filières internationales et vous vous utiliserez vous allez vous créer une filière de sélection autrement donc c'est absurde l'objectif aujourd'hui c'est que tous les enfants de france puisse rêver rentrée à henri iv et que quelles que soient leurs origines quelles que soient leur lycée eh bien ils puissent ils puissent y avoir accès voilà c'est ça que c'est ça qu'on doit faire on doit avoir des dévoila des emblèmes de l'excellence sinon de toutes les façons et vous vous l'avez très bien dit les enfants iront dans le privé et on aura un ou deux lycées publics d'excellence qui seront qui seront il vend si les a renvoyés l'ordre je suis très surpris ce qui me semblait que le président de la république lui-même avait quitté son lycée pour bien faire une terminale sur la montagne sainte-geneviève merci mais là encore là encore il faut il faut il faut que vous affichiez il faut à mon avis le contre projet que vous devez proposer c'est un contre-projet qui affiche une volonté de passer à 30% de boursiers dans les dents les élèves reçus en allant les chercher en allant les chercher en les sélectionnant et en les amenant à sur leur chemin de réussi on va on va passer et et le dernier est le dernier sujet est le dernier sujet c'est effectivement de prendre en compte parce que là aussi c'est important je le dis c'est l'absence de code la barrière la barrière culturelle des élèves boursiers pour aller en prépare elle et elle est fondamentale c'est pas une barrière d'intelligence c'est pas une barrière de niveau c'est une barrière qui est culturel d'abord alors il nous reste une vue il nous reste une et là il nous reste une vingtaine de minutes merci alors il nous reste une vingtaine de minutes y compris pour pour aborder cette école de ces questions sur l'école inclusive on a encore énormément de questions je vous passe le micro vous voulez de faire court pour que very pécresse puisse répondre à un maximum je sais qu'il ya vraiment énormément d'intervention voilà à vous voilà etienne terre signé responsable des ressources humaines de l'enseignement catholique de paris mais je n'y a pas défendre ma chapelle puisqu'aujourd'hui on vient parler de la france là plusieurs reprises vous avez abordé la difficulté pour recruter des professeurs mais aussi en ce qui concerne leur rémunération j'ai entendu dire qu'on avait du mal à trouver des professeurs en zone rurale j'ai entendu dire qu'on avait du mal à trouver des professeurs dans des zones qu'on peut qualifier difficile mais je peux vous assurer qu'on a du mal pour trouver des professeurs dans les établissements facile de l'enseignement catholique de paris et donc je crois que là c'est un problème de fond qui n'est pas lié à tel ou tel contexte est l'une des raisons c'est certes la rémunération mais ce n'est pas la seule mais je voudrais père juste une petite aparté sur la rémunération un professeur double son salaire entre le début et la fin de sa carrière alors que je pense pas que sa productivité augmente entre le début et la fin de sa carrière mais c'est une des règles de la fonction publique que de voir son salaire augmenter au fur et à mesure que les années passent changement d'échelon or aujourd'hui trop peu de jeunes entre 20 et 25 ans s'engage dans le métier a paris 60 % note recrutement ce sont des personnes qui sont reconversion professionnelle qui entre 30 et 60 ans tous les ans j'ai des personnes de plus de 55 ans qui réussit ce concours qu'on était cadre sup quand diriger des entreprises et à 55 ans elle se retrouve avec un salaire de débutant à 1800 euros est identique premier échelon identique un petit jeune de 22 ans qui a réussi le concours il y avait toute continuité n'y a pas de prise en compte de l'ancienneté et et dans le public quand ils sont vacataires il ya une prise en compte de l'ancienneté si bien que ces personnes là ont des ne passe pas le concours parce que les ans une rémunération est supérieur dans le privé l'état ne prend pas du coup en compte l'ancienneté et donc moi l'une des idées qu'il faudrait avancer c'est qu' une reprise d'ancienneté possible pour les gens qui sont reconversion professeur absolument absolument alors l'idée du contrat que on se prive un gg des personnes motivées il vous dit motivé qui sont prêtes à s'engager dans le métier et j'en vois tous les jour 1c sérieux un et un font dans des tours quand elle voit la coopération à pouvoir absolu et les gens de très haut niveau pour certains j'ai des avocats j'ai des notaires il ya de tout et non mais attendez c'est une aberration absolue et il faut évidemment qu'il puisse y avoir des reprise d'ancienneté dans le cadre de ces contrats de ces contrats de mission éducative de cinq ans qu'on veut qu'on veut faire ou alors ici passent des concours d'ailleurs c'est fou parce que ça veut dire qu'on traite moins bien des enseignants que les cadres de la fonction publique territoriale parce que moi si je recrute aujourd'hui dans la fonction publique territoriale quelqu'un qui vient du privé j'ai instauré un principe selon lequel je reprend évidemment ses amis l'ancienneté de reprieve et donc on traite moins bien les professeurs que les cadres de la fonction puis tech je ne connaissais pas cette affaire total une totale aberration donc il faut absolument et là aussi je vous rejoins c'est que il faut qu'on il faut certes qu'on augmente les débuts les rémunérations de début de carrière parce qu'elles sont pas assez attractives mais il faut aussi qu'on fasse appel à tous ceux qui ont envie de venir enseigner et le manque d'études et sa carrière militaire alors c'était pourquoi de l'intérieur il ya plus dangereux alors sécurité est donc là eh bien on fera face aux audi aux handicaps budgétaire hérité bonjour madame emmanuel cugny ancienne adjointe à l'éducation et à l'enfance à bordeaux je voulais rapidement abordé le sujet de l'école inclusive vous parliez de continuité pédagogique notamment tout à l'heure on a dans les écoles des classes ulis à bordeaux et en gironde on a créé des classes pour accueillir des enfants autistes dans des écoles classiques mais on se retrouve avec un manque de dressage pour pouvoir accueillir ces enfants pendant la pause méridienne donc il ya vraiment quelque chose à faire je pense qu'il faut aussi revaloriser ces métiers et puis on manque de personnes pour pouvoir accueillir ces enfants aussi sur les temps périscolaires parce qu'il y à l'école mais il ya aussi les temps périscolaires donc que comptez vous faire pour accueillir ces enfants et on a aussi évoqué la ruralité et dieu sait si la problématique est importante dans ces milieux ruraux je vous remercie alors d'abord pour dire que l'inclusion scolaire pour moi n'est pas une obsession dangereuses comme certains candidats l'ont dit mais une ardente obligation c'est une ardente obligation évidemment avec une prise en charge adaptée au handicap moi je ne je ne dirais pas qu'il faut mettre dans une classe ordinaire des enfants qui ont un handicap trop lourd ce serait d'ailleurs leur faire une très mauvaise manière parce qu'il n'arriverait pas à s'en sortir donc il faut qu'on développe aussi les classes spécialisées et il faut aussi qu'on développe les les établissements spécialisés je le dis parce que souvent le l'inclusion scolaire n'est qu'un moyen de baisser les crédits des établissements spécialisés qui accueille les enfants qui ont les handicaps les plus lourds évidemment il faut pas déshabiller l'un pour habiller l'autre bon une fois qu'on a dit ça sur l'inclusion sur l'inclusion scolaire on a un vrai goulets d'étranglement est il vrai difficulté pour les enseignants c'est celle et la pénurie de l'accompagnant spécialisé d'un e s h la pénurie mais surtout aussi la difficulté à leur donner un vrai statut parce que vous l'avez très bien dit vous en avez besoin pendant la pause méridienne vous en avez besoin à certaines heures vous n'avez pas forcément besoin de tout le temps et c'est donc on a besoin aujourd'hui de travailler sur ce statut d un message comment est-ce qu'on réussi à leur donner du temps complet comment est ce qu'on réussit à mieux les rémunérer du coup parce que le vrai sujet de la rémunération c'est surtout qu'ils font quelques heures donc une fois qu'on fait quelques heures et puis c'est de voir aussi comment est ce qu'on les intègre dans un projet éducatif global comment est ce qu'on les fait progresser comment est ce qu'on les forme parce que moi j'ai discuté il ya quelques semaines avec toute une série de personnes à un message qui venait me raconter leurs difficultés de vie quotidienne et c'est très compliqué à voir que quelques heures quelques heures par jour ça veut dire surtout avec les coûts de l'essence aujourd'hui je veux dire ça arrange les choses totalement enfin le en fait le travail ne paye plus voilà donc on a besoin de temps complet on a besoin de développer et un certain nombre d'entre eux disaient qu'ils étaient prêt aussi à s'engager à faire des formations pour rendre d'autres services à l'école et pas que faire la pause méridienne avec les enfants donc il ya tout un travail il ya tout un travail à faire mais ce qui est évident c'est qu'il faut repenser ce statut d'un message lui donner une vraie place dans l'école et puis former les personnes qu'on va qu'on va prendre pour qu'elle puisse prendre de plus en plus de responsabilités dans le cadre scolaire et périscolaire et je pense que l'objectif c'est vraiment de les mettre à temps complet au maximum là on a créé des épaules pour les mythes pour les mutualiser mais ça marche moyennement bien qu'il faut il faut aller encore beaucoup plus loin mais l'inclusion est vraiment très importante pour les enfants en situation de handicap salle et tire vers le haut on à combien on a combien de d'expérience d'enfants d'enfants handicapés qui disent que s'il n'avait pas été accueillis en milieu ordinaire ils auraient régressé il n'aurait jamais progresser et puis j'ajoute autre chose j'ai entendu dire que c'était dangereux pour les enfants qui n'avaient pas de handicap de d'avoir dans leur classe des enfants handicapés moi je le dis c'est non seulement c'est pas dangereux mais en plus mais mais je pense que c'est extraordinairement enrichissant est nécessaire c'est apprendre la différence la vulnérabilité et la vulnérabilité et bien c'est quelque chose qui nous touchera tous un jour ou l'autre dans la vie donc je crois que c'est un apprentissage de vie de pouvoir avoir des enfants atypique dans une classe [Applaudissements] bonjour madame pécresse olivier tout hein je suis le président de la fédération des parents d'élèves de l'enseignement public oui je disais olivier tout un président de la fédération des parents de l'enseignement public alors je vous ai beaucoup écouté g j'observe qu'en fait dans ce que vous proposez vous ne parlez pas de dialogue vous ne parlez pas de solution je dirais interne à l'école vous proposer des solutions complémentaires et par exemple je vais prendre le cas de ce l'on parlait ousmanou de ce que vous avez vous proposer concernant les les élèves on va dire perturbateurs nous nous pensons que la première des solutions passe quand même par le dialogue des conseils des dvd famille et de l'accompagnement à la parentalité et leur jeu peut-être pas fait comprendre mais ça je le vois plutôt en dehors de l'école moi je pensais plutôt à l'intérieur de l'école abaa avec les deux bien sûr et donc un ce que je valais vous proposait c'était qu'effectivement il ya un renforcement de ce dialogue qui lie également renforcement de la formation à l'intérieur des établissements notamment pour ceux dont on vient de parler l'inclusion pour que les enfants justement qui ont des troubles qui ont des handicaps soit mieux perçu soient mieux accompagnés par les écoles et que donc un que ce soit de la part des enseignants ou que ce soit plus largement par la communauté éducative à laquelle nous appartenons nous entendent pas un élu ce travail puisse se faire et que ce soit plus simples gens viennent là à parler de simple notamment pour le cas des enfants qui sont le plus souvent un trouble parce qu'ils ne sont pas compris la majorité des cas et que si justement il y avait davantage de dialogue davantage de prise en compte de leurs problématiques il y aurait effectivement moins besoin de créer des structures supplémentaires alors au delà de votre question sur le handicap il ya la question de la place des parents dans l'école que vous de poser avec la place des parents elles étaient milan projets dits nation éducative ça veut bien dire que j'exclus pas les parents ça veut dire que je dis que l'école n'est pas qu'une affaire d'enseignants et d'élèves c'est une affaire qui concerne les parents absolument il faut que les parents assument aussi leur part de coéducation parce que l'enseignant lui va d'abord transmettre un savoir l'école elle va transmettre des valeurs éducatives c'est pour ça je sais que certains candidats disent il faut revenir un ministère de l'instruction nationale moi je crois que l'instruction nationale est absolument cruciales il faut instruire le rôle du professeur c'est transmettre un savoir et c'est d'instruire mais le rôle de l'école est plus vaste et pour moi dans l'école il ya aussi tous les savoirs être il ya aussi la discipline il ya aussi des discussions sur le monde il ya dans le cadre de la vie scolaire on parle de beaucoup de sujets moi je suis favorable à ce que vous savez peut-être mais que les conseillers psychologue d'éducation qui s'occupe d'orientation aujourd'hui je considère qu'une partie doit partir dans les régions parce que c'est les régions qui doivent s'occuper l'orientation mais qu'on doit garder l'idée de coop 6 enfin deux conseillers psychologue dans l'école je voudrais qu'ils aient conseillé psychologue dans l'école pour justement s'occuper de toute la détresse psychologique de nos adolescents c'est tellement difficile d'avoir de la santé mentale dont certains territoires pour les parents que il faut absolument qu'on puisse avoir une vraie médecine scolaire structuré et cette médecine scolaire elle je la confierait au département en lien avec tout le secteur médico-social je le dis parce que comme on parle de handicap ça va avec c'est à dire d'avoir des psychologues dans l'école d'avoir un lien de la médecine scolaire avec la médecine départemental et avec toutes les structures médico sociales qui s'en occupe donc je veux vraiment qu'on est dans l'école certes de l'instruction mais aussi de l'éducation est aussi et donc de l'accompagnement pascal éduquer c'est conduire voilà donc ça c'est mon modèle pour l'école de dans les parents ont un rôle éminent à jouer ils ont un rôle éminent à jouer deux de construction du projet de l'école si on donne une autonomie aux établissements cette autonomie c'est de l'innovation pédagogique ça se fait évidemment dans le cadre des dialogues dialogue avec les parents ce que les parents comprennent et adhère au projet pédagogique de l'établissement donc là dessus moi je veux que les parents soient soit soit amené à participer et qui est un dialogue évidemment ça s'appelle le conseil d'administration et c'est donc moi vous savez par exemple je vous donne un exemple mais quand on est passé au numérique dans les lycées d'île de france puisque tous les france maintenant son sont passés au numérique il y avait le choix entre garder les manuels papier ou c'est aux manuels numériques je n'ai pas imposé le choix je les dis conseil d'adminstration se prononce et dans le conseil d'administration et des parents il ya eu des parents qui étaient pour des parents qui étaient contre je pense que les parents ont beaucoup aidé au passage de certains établissements aux 100 % numérique parce qu'ils voulaient que leurs enfants et la chance notamment dans les quartiers populaires et je pense que les parents ont bloqué le passage au 100 % numérique dans certains autres lycées notamment des lycées de centre-ville dans lesquelles ils considéraient que leur enfant avait déjà beaucoup trop d'écran à la maison et qu'il fallait qu'ils gardent des manuels papier à l'école donc les parents ont été totalement associés à la construction du projet pédagogique maintenant j'ai un sujet aussi avec les parents c'est que je pense qu'il devrait être quand même vraiment soutien des enseignants sur cette question la discipline dont on parlait tout à l'heure et sur cette question de la discipline moi je vois trop de parents contester les sanctions qui sont qui sont comment dire qu'ils sont fixés par l'établissement vis-à-vis d'élève indiscipliné ou perturbateurs ou en retard et c'est un parent ne peut pas contester d'ici une décision qui ramène la discipline dans l'établissement il faut qu'il soit en soutien du professeur il peut pas saper l'autorité du l'autorité du maître sinon sinon ça devient compliqué et ça c'est vraiment une demande très forte qui remonte des enseignants qui se sentent dans l'eure dans leur mission qui est une mission quand même de faire régner la discipline dans la classe ski-études mission de ramener la sérénité dans l'établissement je parle des professeurs mais je peux parler des cpe je pourrais parler des des principaux des proviseurs des directeurs d'école d'école primaire ils ont besoin d'être soutenus par les parents et même si parfois la sanction paraît paraît un peu lourdes ou même si je pense qu'il faut qu'ils compréhension des parents c'est pour ça que je vous le dis moi je vous dit quand il ya des élèves perturbateurs faut du dialogue bien sûr faut dire mais il y en a non non si vous aimez vous voyez un voyez un établissement dans lequel le cpe ne convainc pas le parent quand il ya un problème avec l'élève bien sûr que le parent est convoqué bien sûr qu'il ya un dialogue bien sûr qu'il ya une explication aussi de la sanction mais à un moment donné faut que les parents soient solidaires et et je le dis parce que c'est vraiment un ressenti très fort l'école a le sentiment que quand il s'agit de puits lire des comportements qui sont pas acceptables elle n'est pas toujours soutenu par les ports et la et par an il faut vraiment aussi comme anne qui se construit et pardon et sur le handicap je suis tout à fait d'accord avec vous il faut tout à fait d'accord avec vous et sur la question de l'inclusion kg ce faire évidemment en lien avec les parents alors là aussi comment est-ce qu'on peut inclure les parents plus pour faire du soutien à la parentalité dans l'établissement moi je pense qu'il va falloir le faire en lien avec les collectivités locales parce que ses questions de la part de de l'aide à la parentalité les collectivités locales ont beaucoup travaillé dessus les maires ont beaucoup travaillé dessus les départements beaucoup travaillé dessus les régions aussi battre avec le tissu associatif dessus donc je pense que c'est vraiment en lien avec les collectivités locales que ça pourrait se faire parce qu'on a besoin aussi que les parents les parents soient solidaires alors sur la question du handicap sur la question du harcèlement des jeunes aussi on a besoin d'amener tous les parents d'un établissement à réagir quand il ya des faits qui se produisent il faut qu'on les alertes les parents aussi moi je il ya des contenus sur internet qui sont juste inacceptables et quand on s'aperçoit de ça il faut qu'on mobilise tous les parents qu'on les invite et que et qu'il puisse réagir eux aussi à la maison parce que la frontière aujourd'hui entre l'école et la maison elle est très poreuse avec les réseaux sociaux très très poreuse et elle encore plus pendant la période de vide où les enfants ont été confinés à la maison il ya eu beaucoup de 10 en ciel finalement la communauté scolaire elle s'invitait à la maison à travers les réseaux sociaux avec parfois de la violence parfois parfois des des sujets compliqués donc je pense qu'il faut que les parents soient très associé alors juste pour terminer je vous rejoins sur une partie de ce que vous avez dit effectivement il faudrait que les parents comprennent davantage les sanctions et les raisons surtout des sanctions mais je voudrais rappeler quand même que nous parents élus ces sommes c'est justement votre rôle et c'est justement ce que l'on fait nous ne sommes pas que au sein des ca nous participons à tout ce qui concerne la vie de l'établissement nous sommes en soutien justement des enseignants et même de l'ensemble de la communauté donc oui ça fait une différence on va dire entre le parent en général et les parents élus oui effectivement il ya une différence j'ai oublié le dire mais ça c'est plus sur le volet sécuritaire que moi j'accepte plus qu'on agresse les profs donc donc je le dis c'est comme les policiers c'est comme les élus les profs sont des figures d'autorité et quand un parent pardon s'en prend à professer quand un élève s'en prend aux professeurs évidemment il est sanctionné quand un parent s'en prend un professeur il sera sanctionné s'il y aura des peines aggravées quand on sait pas ce que parce qu'il faut parce que moi je veux restaurer le maître comme une figure d'autorité on m'a en bas on a relevé que dans mon discours je disais que je voulais que les élèves se lèvent quand le maître entre en classe mais ça mais ça me choque à chaque fois que je vais dans les établissements il ya des établissements dans lesquels vous rentrez dans une classe tout le monde se lève et il ya des établissements vous rentrez dans une classe du monde reste assis et ben bizarrement je me dis que les élèves qui restent assis ils vont avoir moins de chance dans la vie que les élèves à qui le m a demandé de se lever parce que les élèves qui restent assis ils ont pas les codes aujourd'hui pour entrer dans une société dans laquelle dans laquelle bahia il faut du respect il faut du respect il faut il faut savoir avoir les codes d'une société du travail c'est donc donc je crois vraiment je crois vraiment assez à ces sujets qui sont très symboliques du respect de l'autorité du maître le maître c'est le maître élève c'est l'élève et le parent c'est le parent qu'aux éducateurs bonjour diankha bois je suis engagé depuis plus de vingt ans pour l'éducation des élèves en situation de handicap et donc pour l'école inclusive et je suis notamment présidente de l'association dyspraxie france 10 et par ile de france je voulais vous parler d' inégalité vous avez beaucoup parlé d' inégalités y en a une capacité c'est l'inégalité aux soins puisqu'on a parlé notamment de ses élèves qui ne savent pas lire en sixième on a parlé de ses élèves perturbateurs parmi eux on a des élèves en situation de handicap qui n'ont pas été diagnostiquées aucun accompagnement livrés à eux mêmes et là on a une vraie égalité entre les familles parce que pour tout dire quand on voit des familles qui arrivent dans nos associations ce sont des familles qui ont tapé sur google enfants maladroit problèmes de coordination etc et qui découvre le handicap de leur enfant tout seul et là on se dit mais comment se fait-il que l'école n'ait rien repéré et donc là on a un vrai problème déjà dans le repérage et donc dans l'accompagnement de ces enfants et après sur le soin sur le soin ce sont des soins souvent non remboursés par la sécurité sociale des enfants qui n'ont pas forcément de solution qu'on appelle médico social mais qui vont se tourner vers des professionnels libéraux et là encore une fois une inégalité d'accès à ces professionnels alors moi j'aimerais savoir comment vous les vous envisagez justement ce partenariat parce qu'on parle nous parle beaucoup de triptyque il ya les ducs à sion il ya les familles et puis il ya les professionnels du soin pour tous ces enfants il faut il faut tous les éléments pour y arriver comment est-ce qu'on peut fonctionner est ce que la famille doit se débrouiller pour que l'enfant quitte l'école à 16 heures parce que il alors tony steel faut aller vite courir ou est ce qu'on pourrait imaginer une meilleure coopération au sein des écoles mais ce que je disais pas forcément que le médico social tous ces professionnels qui concourent au bien-être des enfants et là dessus je voudrais juste dire une chose en tant que parents d'enfants en situation de handicap on n'entend pas que nos enfants aillent tous à louis-le-grand fasse des études d'excellence il ya des handicaps qui le permettront pas nous demandons une seule chose c'est que nos enfants puissent aller là où ils peuvent avec leurs talents l'information qu'il mérite d'avoir quelques fois ça prend un petit peu plus de temps ça prend un peu d'aménagements mais il faut donner des possibilités des chances à ces enfants qui ont le droit cette même chance à cette même éducation ce sont des citoyens comme les autres alors d'abord [Applaudissements] on repart sur la médecine scolaire qui est quand même aujourd'hui vraiment parent pauvre il faut qu'on ait du dépistage moi je suis moi même maman d'un enfant hyperactif qui est diagnostiquée à l'âge de 5 ans mais mais parce que je suis dans une famille où on connaît les problématiques de santé mentale et qu'on n'arrive a repéré parce que je sais il y a beaucoup beaucoup de familles se retrouvent totalement démunis et des enfants qui se retrouvent vraiment j'allais dire bouc émissaire d'une situation de non diagnostic donc donc là dessus il faut qu'on ait beaucoup plus de prévention alors ça c'est on rentre dans mon programme santé qui est qui est en train d'être travaillé avec philippe juin nous voulons faire une politique de santé global avec beaucoup plus de prévention c'est que la prévention est le parent pauvre de toutes nos politiques de santé et ça passe par du dépistage effectivement alors est-ce que c'est dès la maternelle est ce que c'est dès le primaire mais je pense qu'il faut qu'on puisse avoir des dunes l'organisation d'un dépistage pour des enfants qui présentent des troubles de l'apprentissage quel qu'il soit pour voir si les troubles sont liées à quelles causes sont liées les troupes et là on doit apporter une aide aux parents qui sont souvent démunis face à ces face à face à ces troubles notamment les troubles dys qui sont qui sont pas forcément toujours diagnostiqués mais ça peut être le cas aussi pour l'autisme ça peut être le cas pour l'été des âges donc il faut qu'on aide les parents et parce que on le sait tout change une fois que le diagnostic est posé tout change et la deuxième sujet c'est quand même la formation des enseignants on n'a pas du tout à ses formes et les enseignants alors ils connaissent ces sujets mais on les a pas assez formés aux méthodes d'apprentissage adaptés parce que la vérité c'est qu'il y a des méthodes d'apprentissage qui ont été travaillés par un certain nombre de de deux pédagogues de spécialistes des sciences de l'éducation dans tous les pays du monde il ya des méthodes d'apprentissage et là aussi il faut pas laisser nos projets nos professeurs complètement démuni face à des enfants qui sont quand même très difficile en classe un très très difficile donc il faut les considérer comme porteur d'une difficulté d'apprentissage spécifiques et là aussi le le ministre à dédoubler les classes dans les quartiers populaires mais quand on a plusieurs enfants avec des difficultés d'apprentissage dans une classe il faut il faut que ce soit pris en compte quitte à mettre un deuxième adulte dans la classe parce que on peut pas laisser les enseignants complètement seul face à ces situations qui sont des situations de plus en plus difficile et qui conduisent vraiment à du découragement à du découragement chez eux alors on arrive bientôt au terme on ya encore énormément de questions auxquelles on n'a pas pu répondre malheureusement on a commencé par un témoignage d'un jeune on va finir par une question d'un lycéen bonjour madame pécresse merci de me permettre d'exprimer à quelques mots sur la jeunesse je viens d'un lycée qui n'est pas un lycée d'excellence mais qui ne demeurent pas moins lisse exceptionnel par sa diversité par son courage et surtout par son caractère pluriel c'est un lycée de nature polyvalente qui présente des jeunes côté professionnel technologique et générale son harley bien dans votre micro excusez moi qui ne demeurent donc pas déméritant qui se bat chaque jour pour comprendre le monde de demain et à sa seule crainte aujourd'hui est de savoir si elle pourrait avoir de la perspective nous sommes d'un établissement qui joue quand même dans l'ombre d'un établissement privé à l'autre bout de la rue qui prend 100 % de réussite nous sommes assez craintifs vis-à-vis de l'accession dans le supérieur nous nous battons donc chaque jour au cvl pour pouvoir leur permettre de se rassurer là dessus de leurs maîtres de les mettre dans les meilleures conditions pour comprendre ce qu'ils seront pour nous aujourd'hui les enjeux de demain les tournées vers l'écologie les tournées vers l'engagement citoyen les mettre face aux essais nu le service national universel mais la réelle cause aujourd'hui pour nous au delà de ces cet engagement qui est extrêmement important c'est de savoir si ces élèves ont la chance de pouvoir accéder à des établissements d'excellence après le supérieur est ce que vous savez les est-ce que vous avez des formations post bac dans le lycée ou pas du tout nous avons des prépa des prépa sciences politiques des prépas littéraires on nous encourage à toujours nous dépasser mais on nous rappelle ce caractère très sélectif et et pourtant vous êtes inquiet et pourtant vous êtes inquiet parce que vous avez le sentiment que le lycée privé vous vous prend les élèves c'est ça c'est ça on est dans cette ombre constante de se dire que le public qui a tout pour plaire n'arrivent pas toujours à pouvoir accéder aux étoiles et qu'est-ce qu'il vous faudrait en plus qu'est ce qui rassurerait les élèves qu est ce qui a rassuré les parents qu'est ce qui manque de savoir qu'au delà des notes le parcours qui nous a amenés à être face à ces établissements que ça soit l'engagement très simplement de nombreux élèves dans mon établissement font partie d'associations pourtant le seul mot d'ordre c'est les notes pour eux de se rassurer derrière le fait que nous sommes plus des chiffres mais surtout des lycéens les lycéens qui ont chacun une histoire des lycéens qui ont chacun quelque chose à raconter et de savoir qu'on peut toucher de grands établissements non pas parce que nous sommes une meute mais parce qu'on nous sommes battus pour avoir un parcours et en sorte de mêlée est ce que est ce que dans votre dans votre inquiétude il ya pas aussi parce que vous avez pas dit où vous étiez mais est ce que dans votre parcours il n'ya pas aussi une peur de ne pas accéder à l'intérieur de paris à des formations qui sont parisiennes et parce que justement vous n'êtes pas dans paris vous êtes dans la banlieue alors je suis en banlieue parisienne dans le 95 à enghien-les-bains précisément oui c'est sûr que paris c'est le rêve de chacun mais on nous ouvre également d'autres universités on nous rappelle que des formations ne trouve pas que la région parisienne c'est pourquoi on a de nombreux élèves qui partent à bordeaux par tahar ans partent à rouen on est nombreux à vouloir paris on sait qu'on peut on travailler en plus ça c'est sûr on est dans cette optique de réussite mais pourtant de nombreux élèves principalement car c'est les chiffres qu'on nous donne dans notre lycée sont découragés par tout cela et nous mêmes parce qu'on est dans cette optique de ses trop grand pour nous alors là dessus il faut vraiment qu'on ans qu'on travaille effectivement sur les filières les la transition entre le lycée entre le lycée et l'enseignement supérieur mais moi je ne vois pas aujourd'hui je ne vois pas le la comment dire la différence que vous voyez entre les chances des jeunes de l'enseignement privé qui sont à côté de boue et les vôtres parce que je pense qu'effectivement les notes sont un élément de sélection mais que la note sera pas forcément moins bonne chez vous qu'elle ne le sera dans l'enseignement privé est aujourd'hui avec les nouveaux logiciels qu'on a on a on a une forme de d'anonymisation quand même de de la candidature qui fait que c'est pas le lycée qui est qui et qui regarde et c'est vraiment l'élève mais je comprends ce que vous dites vous vous dites rien qu'en voyant le lycée privé les gens se disent qu'ils sont peut-être meilleurs que nous c'est ça ce que vous voulez vous voulez me faire dire c'est terrible comme constat c'est terrible comme constat entendre surtout pour une belle ville comme mon gars les bains dont j'imagine que lycées publics doit être doit être réalisée par avec quand même beaucoup beaucoup de dynamisme donc mais en tout cas j'ai bien entendu le message et il a bien percolé il n'est pas question pour moi d'une france dans laquelle le modèle ce serait le privé et que le lycée public n'apparaîtrait pas comme un modèle moi je veux que le lycée public symbolisent la france je veux que le lycée public ce soit le symbole de toutes les réussites et je veux y mettre beaucoup beaucoup d'énergie là dessus alors les amis l'école l'école l'école aujourd'hui eh bien elle doit être construite elle doit être construite à partir des hommes et des femmes qui la composent vous avez compris que moi je voulais attirer les jeunes vers les métiers de l'enseignement pour ça évidemment il faut le reconstruire des vrais des vrais parcours des vrais carrière les attirer il faut aussi qu'on aille chercher dans la population française les talents et j'ai été très intéressé par tout ce qu'on a dit aujourd'hui sur comment effectivement faire venir les quelles étaient les blocages en fait ce que je crois est-ce que vous avez tous dit c'est qu'il ya des blocages il ya des blocages dans notre système qui décourage en fait tous ceux qui ont tellement envie de que ça change et portait des nouvelles idées des nouvelles initiatives donc il faut qu'on lève ces blocages il faut qu'on permette vraiment qu'un vent de d'oxygène et de liberté puissent circuler moi je crois que ça passe par l'autonomie des établissements renforcée je pense que plus on donnera de pouvoir aux établissements pour pouvoir justement passer outre ces contraintes bureaucratiques ces circulaires etc plus on aura d'énergie dans le système et plus on répondra aux besoins aux vrais besoins des élèves et de leurs familles ça va nécessiter un vrai changement de modèle et tout ça évidemment quand même dans le cadre des programmes et dans le cadre des diplômes nationaux il n'est pas question de porter atteinte à ce cadre qui est l'ossature du système mais je crois vraiment que la liberté la liberté sera un principe cardinal pour refonder l'école refonder ça veut dire quoi ça veut dire ça veut dire partir de de tout ce qui nous est chère partir de notre histoire partir de nos fondamentaux partir partir de de notre excellence de notre excellente qualité pédagogique mais aussi à les construire allait construire une voie de réussite pour tous les élèves et ça passe aussi vraiment par la réaffirmation que l'école est un sanctuaire et que dans cette école sanctuaire eh bien on respecte l'autre on respecte le prof on respecte les enseignements et et on est dans une société où le travail le mérite et l'effort sont récompensés là aussi je le dis je rétablirai les bourse au mérite parce que je considère que pour les jeunes qui viennent de très loin et qui font l'effort de jouer le jeu eh bien il faut que la république les récompenses qui sont la fierté de leur famille sont la fierté ils doivent être la fierté de leur lycée doivent être la fierté de leur quartier doivent être des figures d'exemplarité se mérite républicain il doit être vraiment au coeur de notre projet pour l'école et il va falloir le restaurer puissamment voilà j'espère que j'ai réussi à travers toutes les échanges que nous avons eus à vous à vous dressez un vrai panorama alors c'était impressionniste ans était touche par touche mais un vrai panorama de l'école que je souhaite une école qui transmet des savoirs une école qui fait réussir et une école qui donne à chaque enfant de france sa chance merci à tous [Applaudissements]