Journée Internationale des droits des femmes : le Président échange avec l'association Time to Start
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelles actions les pouvoirs publics pourraient mettre en place pour favoriser l'accès aux financements aux femmes entrepreneures dans la tech ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Pourquoi dans le parcours scolaire et universitaire, l'entrepreneuriat est-il si peu proposé comme option ?
- 10:00ComplaisanteRéponse directe
Pourquoi Time2Start n'a-t-elle pas la place qui lui revient selon vous ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Comment aider les femmes seules et isolées qui se lancent dans l'entrepreneuriat ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Comment l'État pourrait-il aider à développer les entreprises associatives avec expertise de terrain ?
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Merci beaucoup. Merci, Monsieur le Président, d'être aujourd'hui avec nous pour cette journée exceptionnelle qui est la Journée Internationale des droits de la femme. Merci beaucoup Mesdames les Ministres, Madame la Députée, merci beaucoup d'être présents.
On est vraiment très heureux de vous accueillir aujourd'hui. Moi c'est Hawa Dramé. Je suis la fondatrice de Time2Start qui accompagne et forme les entrepreneurs issus de la diversité et on accélère également les porteurs de projets.
On a développé différents outils d'accompagnement, notamment via du mentoring, via des ateliers d'experts, via du coaching individuel et on a également développé un parcours hybride qui est à la fois digitalisé mais aussi physique, afin de répondre à cette mixité de profils. Et, si j'ai décidé de me lancer, de m'engager pour l'entrepreneuriat issu de la diversité dans les quartiers, ça vient aussi un peu de mon parcours parce que j'ai grandi dans un quartier à Sevran et pendant mes études on m'a proposé de faire un parcours parallèle qui permettait à des personnes issues des zones d'éducation prioritaire d'intégrer une grande école. Donc j'ai fait ce concours que j'ai réussi et j'ai fait un master Management Grande École et je me suis spécialisée en entrepreneuriat social.
À ce moment-là j'ai eu un déclic. Je me suis dit, si aujourd'hui on veut faire bouger les choses, il faut plus d'excellence dans les territoires, il faut plus d'excellence dans les quartiers populaires. Et, quand je parle d'excellence, ce sont des entreprises d'excellence, ce sont des lieux de formation d'excellence, ce sont des écosystèmes entrepreneuriaux d'excellence.
Et je pense qu'il faut également appuyer l'entrepreneuriat dans les quartiers parce qu'il y a un réel potentiel. Aujourd'hui moi j'accompagne les entrepreneurs mais pas uniquement à créer leur propre emploi, j'accompagne des entrepreneurs qui vont créer de l'emploi. Ce sont les futurs employeurs de demain que j'accompagne aujourd'hui.
On a accompagné près de 200 entrepreneurs, une majorité de femmes, et d'ailleurs je suis aujourd'hui venue avec certaines des femmes accompagnées qui de par leur parcours, de par leur expérience, ont vécu des freins, ont vécu des parcours qui sont totalement différents parce que certes elles sont issues de la diversité mais dans cette diversité il y a surtout une grande mixité : une mixité de parcours, une mixité d'ambitions, de difficultés, de moyens et on va essayer de les valoriser aujourd'hui. Et, quand je parle de freins, je parle notamment d'un constat qu'on a fait récemment, c'est qu'en 2020, Monsieur le Président, Mesdames les Ministres, Madame la Députée, 90% des fonds levés par des entreprises de la French Tech ont été réalisés par des équipes 100% masculines. Et c'est le même constat qu'on a fait avec Hela Atmani fondatrice d'Expanders et qui est justement un entrepreneur de la tech.
Merci Hawa. bonjour Madame la Députée. Je suis Hela Atmani.
Je suis entrepreneur dans la tech et ingénieur de formation. Après une première partie de carrière dans le consulting en France et ailleurs, j'ai décidé de me lancer à mon tour et créer Expanders. Expanders c'est une plateforme intelligente qui permet de rendre accessible le conseil en croissance à toutes les entreprises et notamment aux PME, en les connectant notamment avec un écosystème à une communauté d'experts et d'entrepreneurs indépendants.
Et puis, depuis le début de l'année, on vient de lancer une nouvelle activité qui s'appelle Palm. Palm est un logiciel basé sur l'intelligence artificielle qui permet à chaque collaborateur au sein de l'entreprise de révéler l'unicité de son talent et aux directions des ressources humaines et aux directions générales d'identifier, de retenir ces talents, de les trouver facilement et de leur proposer des parcours de carrière plus évolutifs, plus agiles et surtout plus adaptés. Et je partage le constat d'Hawa : Effectivement dans l'écosystème tech en France, il n'y a que 10% des startups qui sont dirigées par des femmes et seulement 2% des fonds qui ont été levés le sont par des startups féminines, et ce depuis 2008.
Et pourtant les femmes dirigeantes, par leurs efforts, démontrent que l'égalité face au succès existe. Moi j'ai envie de dire que l'ambition s'apprend, le succès se travaille, l'égalité se construit. Quelles actions les pouvoirs publics pourraient mettre en place, déployer, pour favoriser et faciliter l'accès aux financements à toutes les femmes et aux femmes qui entreprennent dans la tech, notamment peut-être via BPI ?
Je pense que vous avez parfaitement raison de dire, on y reviendra je pense tout au long des discussions qu'on va avoir autour de cette table et on verra ensuite à la fois les créations d'entreprises, les fonds qu'on arrive à lever et le marché du travail. Et donc la clé c'est de savoir comment on enraye ce phénomène parce qu'il y a un côté en plus auto reproducteur si je puis dire. C'est pour cela que la BPI a souhaité signer entre autres cette convention qui va permettre de pivoter une partie de ses financements vers l'entrepreneuriat féminin.
Ce que l'on a aussi comme volonté de faire avec la French Tech c'est d'avoir cette approche et de pouvoir aider au maximum les équipes et de féminiser aussi, cela rejoint tout le travail qui est fait par nos parlementaires et par la Ministre, au-delà de ce qui est fait avec l'Index, je pense que la ministre du Travail y reviendra, de pouvoir aider à féminiser davantage le management des grands groupes et créer des écosystèmes qui sont favorables et qui lèvent ces plafonds de verre. Et vous avez 100% raison. La Banque publique d'investissement, qui se doit de donner l'exemple, a signé cette convention qui va permettre de rediriger une partie de ses financements, en tout cas de mettre comme condition les équipes féminines sur une partie de ses financements.
Merci beaucoup pour cette réponse, Monsieur le Président. Quelles sont les perspectives que vous nous disiez un petit peu, en quelques mots ? Les perspectives de mon activité ? -Oui.
C'est de proposer ce logiciel effectivement aux grands groupes pour que ces grands groupes puissent les déployer au sein de leur structure; permettre, comme je le disais, à chaque talent à l'intérieur de l'entreprise de pouvoir prendre en main son parcours et sa carrière professionnelle et derrière de pouvoir, pour les manageurs et les directions des ressources humaines, les trouver facilement, les identifier facilement. Ce qui ressort, c'est que très souvent on dit que les talents sont à l'intérieur de l'entreprise et ne demandent qu'à être trouvés pour être épanouis. L'idée c'est vraiment de participer à la révolution des accès aux talents, à la fois à l'intérieur de l'entreprise mais aussi dans l'écosystème global de celle-ci.
Par rapport aux chiffres que vous donniez, vous rappeliez les chiffres depuis 2009 ? Je regardais les tout derniers chiffres. On est à 84% des financements qui sont encore attribués à des startups non féminisées, donc ça se déforme mais tout doucement, et donc dans la charte qui est signée avec SISTA et la Banque publique d'investissement, on a 56 fonds d'investissement qui sont engagés pour que 30% des financements soient attribués à des startups féminines, ça veut dire un doublement du résultat actuel.
Si on veut le rendre encore plus efficace, il faut qu'on ait un maximum de fonds d'investissement et de grands acteurs institutionnels comme BNP Paribas, la fondation qui s'engage ici auprès de vous, qui viennent dans cette dynamique pour aider justement à la fois à féminiser les équipes et ensuite à ne pas oublier des équipes pleinement féminines qui trouvent ce plafond de verre. Effectivement c'est vrai que du coup dans le cadre de nos activités on a aussi le soutien de grandes entreprises comme BNP ou d'autres qui viennent aussi, soit en compétences soit en financement, soutenir nos actions et soutenir l'accompagnement des entrepreneurs issus de la diversité. Et parmi ces autres problématiques qu'on rencontre, on a aussi des femmes qui sont salariées, qui sont en entreprise et qui sentent que, de par leur situation de femmes ou de par leur situation de femmes issues de la diversité, elles n'ont pas les moyens d'évoluer au sein même de l'entreprise.
Elles trouvent donc en l'entrepreneuriat un moyen d'émancipation. Et donc il y a aussi une discussion à mener là-dessus. C'est d'ailleurs le parcours de Fatou Doumbia qui est fondatrice de Dagatigui, qui a laissé un peu le monde du salariat pour se lancer et développer pleinement ses compétences.
Bonjour Monsieur le Président, bonjour Mesdames les Ministres et bonjour Madame la Députée. Moi je me présente, Fatou Doumbia, maman de trois adolescents et avant la création de mon entreprise j'étais salariée d'un grand groupe bancaire français. Je suis la fondatrice de la marque et de la plateforme Dagatigui Saveur africaine qui propose deux types de produits d'exception du terroir africain.
Il s'agit d'une gamme de douze épices et d'une gamme de cinq thés de tradition africaine. Il faut savoir que ces produits-là sont 100% naturels, fabriqués au Mali et en Côte d'Ivoire via des coopératives de femmes. Donc moi, il était clair que mon positionnement dès le départ c'était la valorisation de la femme et son épanouissement.
D'ailleurs c'est une des valeurs que je m'applique et que j'applique également à mes employés qui sont là-bas sur place. Donc moi la question que je voulais poser aujourd'hui c'est pourquoi, dans le parcours scolaire et universitaire, la solution qu'on nous propose c'est le salariat, la fonction publique, dans une moindre mesure les professions libérales et très peu l'entrepreneuriat, alors que la France est un pays, ou je pense peut-être même le seul pays au monde, qui propose des dispositifs qui n'existent nulle part lorsqu'on est entrepreneur. Moi ça fait 18 mois et j'en apprends tous les jours.
Je voudrais savoir ce que vous comptez mettre en place. Est-ce que Time2Start pourra avoir la place qui lui revient ? Parce que franchement, sans fausse modestie, je trouve qu'Hawa est très impliquée, vraiment.
Elle m'appelle à 22h00, de toute façon quand on est entrepreneur on n'a pas d'heure. On travaille à tout moment, on est tout le temps en ébullition et à chaque fois elle m'appelle à 22h00, à 18h00, à 7h00 du matin. Elle m'appelle dès qu'elle a une information, quelque chose qui pourrait faire que mon entreprise puisse aller de l'avant.
En tout cas elle est là et c'est vraiment dommage qu'aujourd'hui, Time2Start n'ait pas la place qui lui revient. Je n'ai rien préparé, merci beaucoup. D'abord je dois dire que quand on interroge, je parle sous le contrôle des ministres mais vous allez prendre la parole, Madame la Ministre je vous laisse répondre, mais quand on interroge aujourd'hui les jeunes, ils veulent beaucoup plus devenir entrepreneurs qu'il y a dix ou quinze ans.
Ma génération ils voulaient devenir fonctionnaires ou aller dans des grands groupes. C'est beaucoup moins vrai maintenant et on a de plus en plus de jeunes qui veulent devenir entrepreneurs. Entrepreneurs, c'est la possibilité en effet de mener ses rêves, d'aller plus vite, plus haut, plus fort.
C'est aussi prendre plus de risques donc l'équilibre, si je puis dire, entre la sécurité, la visibilité et la liberté n'est pas le même. Mais ça dépend des tempéraments et donc je pense qu'il ne faut pas tellement opposer les choses. Il faut tous les modèles.
Notre objectif c'est qu'à travers ce que l'on a appelé une école de la confiance, on forme davantage nos jeunes à prendre des risques, à apprendre aussi en faisant et donc à être plus ouverts à l'entrepreneuriat. On l'a aussi dans l'orientation et l'accès des jeunes à la création d'entreprises, je laisserai la ministre du Travail me compléter, et culturellement. Ce qui est vrai c'est que, quand on regarde l'ascenseur, la possibilité de monter l'échelle, l'entrepreneuriat est un formidable levier pour monter l'échelle sociale.
Alors simplement il ne faut pas négliger qu'il y a une vraie prise de risque. Elle est très différente mais on peut l'accompagner. On doit pouvoir former et moi je crois énormément à cette culture donc c'est pour ça aussi que je suis là parmi vous aujourd'hui, on croit aussi beaucoup à l'entrepreneuriat dans les quartiers, Nadia pourra en dire un mot également, et à ce que vous faites.
Et je trouve que, de ce que j'ai compris entre justement deux pays africains et la France vous construisez un marché de débouchés. C'est aussi très cohérent avec ce qu'on a essayé de faire avec l'Afrique à la fin du G7 que la France a tenu. Vous savez, avec Angélique Kidjo on a monté avec la Banque africaine de développement une initiative pour l'entrepreneuriat des femmes en Afrique parce que c'est un des principaux leviers de sortie de l'économie informelle pour les femmes africaines et l'accès à un emploi véritablement stable.
Donc je partage absolument toutes ces valeurs. Si on est là aujourd'hui, c'est aussi qu'on veut donner de la visibilité, du soutien à ces associations et à l'entrepreneuriat, en particulier l'entrepreneuriat féminin, et le faire aussi pour que les mentalités changent. Moi je voudrais confirmer qu'effectivement la création d'entreprise, c'est une solution à part entière.
C'est le cas dans tout ce qu'on fait sur l'insertion et c'est le cas aussi dans le plan "Un jeune, une solution". Il y a plein de possibilités pour aller vers l'emploi mais vraiment la création d'entreprise, le fait de créer son propre emploi, est vraiment une piste qu'on veut soutenir. On a prévu de lancer un appel à projets, notamment pour avoir des structures qu'on pourra soutenir, qui accompagnent des personnes, jeunes ou moins jeunes qui veulent créer leur entreprise.
On a un budget conséquent pour faire ça, 65 millions d'euros pour soutenir les créations d'entreprises. Donc pour moi c'est vraiment une solution à part entière. Je pense que, vous l'avez dit, il y a à la fois des gens qui n'ont pas envie du salariat parce que ce sont des droits mais ce sont aussi des contraintes, et il y a des gens qui ne croient pas qu'on leur offrira la possibilité d'être salariés et qui peuvent aussi vouloir créer leur propre entreprise.
Donc c'est vraiment une solution qu'on soutient à part entière dans le cadre à la fois du plan "Un jeune, une solution" et puis de tout ce qu'on développe sur l'insertion par l'activité économique. Merci. Merci, Monsieur le Président de me donner la possibilité de dire un mot là-dessus.
Votre parcours m'inspire énormément parce que comme vous, quand j'ai démarré ma carrière professionnelle, j'avais l'impression qu'on ne me donnait pas la possibilité de réaliser ce que je voulais réaliser. Je voulais plus et on considérait peut-être que parce que j'étais une femme je ne pouvais pas avoir ce plus. Et vous savez aujourd'hui c'est le 8 mars, c'est la Journée Internationale des droits des femmes, et nous avons lancé une campagne qui s'appelle les "1000 Possibles".
Et quel meilleur exemple que l'entrepreneuriat féminin pour dire qu'il y a plus de 1000 possibles ? Parce que, si parfois on est un peu engoncé dans le monde de l'entreprise, lorsqu'on entreprend avec les risques que Monsieur le Président a soulignés, il y a une liberté, une possibilité d'accomplissement et de réalisation et là pour le coup, comme disent en bon français "Sky's the limit", tout est possible. Et je trouve ça remarquable parce que je suis intimement convaincue que l'émancipation des femmes passera par l'émancipation économique et c'est pour cela que je me réjouis que nous nous engagions tellement dans ce Gouvernement pour donner la possibilité à toutes les femmes d'entreprendre.
J'étais la semaine dernière avec Olivia Grégoire et nous étions avec la Fédération des banques françaises. Nous étions avec France Active. J'ai rencontré l'Adie qui accompagne, encourage et finance les projets des femmes et je pense que chacune, mesdames, par vos modèles, par la manière dont vous nous racontez vos histoires, vous n'imaginez pas combien vous rendez les choses possibles pour les femmes qui se disent "ce n'est pas pour moi".
Et je veux vraiment vous remercier du fond du cœur pour ça. Je veux vous dire que déjà il y a énormément de dispositifs qui existent mais que nous allons continuer de vous donner les moyens de réussir parce qu'à ceux et celles, disons aux esprits chagrins, qui pensent que le monde post Covid se fera sans les femmes, ils se trompent. Parce que l'entrepreneuriat ça n'est rien d'autre que de répondre à des problématiques et à des défis de notre temps et il est temps aujourd'hui que nous équilibrions les pouvoirs économiques et que nous donnions aux femmes la possibilité d'apporter de nouvelles manières d'entreprendre et c'est exactement ce dont nous avons besoin demain.
Donc vraiment bravo ! Vous êtes ici parce que vous avez prouvé vos capacités et je pense que Monsieur le Président a entendu votre message, Hawa. Oui c'est un point extrêmement important parce que dans les quartiers on part d'un double constat.
Monsieur le Président, la prise de risque elle est dans les gènes des enfants et des jeunes des quartiers politiques de la ville et encore plus peut-être chez les femmes. Il y a cette notion de prise de risque qui est déjà là et donc l'idée c'est aujourd'hui d'accompagner cette prise de risque, vous l'avez dit, avec tout un dispositif d'accompagnement. Le deuxième constat c'est qu'il y a des talents et c'est un rapport de la BPI qui a été édité il y a quelques semaines de cela, quelques mois, qui prouve que l'entrepreneuriat dans les quartiers est beaucoup plus pérenne que la moyenne nationale sur la durée de vie d'une entreprise.
Le talent est là, la créativité est là, l'innovation est là et, quand ce vivier de talents s'exprime au féminin, j'ai envie de vous dire que oui, on a envie de vous accompagner. On met en place des dispositifs financiers, on met en place des dispositifs également d'accompagnement dans l'entrepreneuriat et, je rebondis sur ce que vous dites Madame sur la question de l'éducation aussi, c'est peut-être qu'il y a quelque chose à connecter avec tout ce que nous faisons avec Jean-Michel Blanquer sur les cités éducatives. Et aujourd'hui nous avons lancé il y a quelques semaines un déploiement de ces cités éducatives, peut-être qu'effectivement il y a quelque chose à travailler avec cela et je serais évidemment honorée, et je le ferais avec beaucoup de plaisir avec vous, qu'on développe peut-être cette thématique de l'entrepreneuriat dans nos quartiers.
Très bien. Dagatigui littéralement, dans ma langue qui est le bambara, cela veut dire "celui qui a l'art et la maîtrise de la marmite". "Daga", marmite, tigui, voilà c'est du bambara.
Merci Fatou et merci Madame la Ministre pour cette relance et d'ailleurs bravo pour le lancement de la prime des entrepreneurs dans les quartiers. Je pense que c'est une prime, en tout cas une action, qui est intéressante mais à mon avis qui doit être généralisée. Il faut qu'on aille plus loin aujourd'hui en terme de financement des entrepreneurs des quartiers.
Moi je le vois au quotidien, on a effectivement des dispositifs de financement mais ça ne suffit pas. On arrive à un moment où en stade d'amorçage on doit passer un cap. On se sent bloqué, donc il faut qu'on arrive à réfléchir à cette question pour aller plus loin encore dans les financements des entrepreneurs, peut-être généraliser un peu plus cette mesure-là, peut-être avoir plus de fonds, Monsieur le Président, pour ces entrepreneurs issus des quartiers parce qu'aujourd'hui on ne veut pas être assistés dans les quartiers, on veut investir.
On veut investir parce qu'il y a du potentiel. Ce sont des acteurs qui vont créer, comme je l'ai dit, des emplois demain dans les quartiers, qui vont faire bouger les choses. Et, pour finir sur ce point, il y a un grand homme qui a dit : "Aucune révolution ne se fera sans la femme." Du coup il faut qu'on soit un peu plus présentes.
Et, si je continue là-dessus, j'ai également rencontré des femmes qui malheureusement se trouvaient dans une situation de "mamans solo" salariées et qui subissent la pression de leurs managers et qui même se retrouvent licenciées et qui voient en l'entrepreneuriat une nouvelle voie. Comment faire pour aider ces femmes qui sont seules, isolées et qui se lancent dans l'entrepreneuriat ? On a une première solution mais il faut encore plus de soutien.
D'ailleurs c'est le parcours d'Assetou Coulibaly qui va vous parler un peu de ce qu'elle fait. - Merci Hawa. Bonjour à tous, je me présente, je m'appelle Assetou Coulibaly, j'ai 34 ans.
Je suis la fondatrice de l'entreprise sociale et solidaire Dessine Moi Mon Cocon, qui a pour but de démocratiser la décoration d'intérieur et de la rendre accessible à tous. Je travaille avec des entrepreneurs, des particuliers, et depuis décembre, j'ai décidé de travailler dans les quartiers populaires pour aider les personnes les plus isolées, les hommes, les femmes, les familles isolées, les personnes en précarité, pour leur permettre d'améliorer par eux-mêmes leur habitat. Pourquoi ce constat ?
Pendant le confinement, ça a été très difficile pour certains de vivre ensemble. Du coup, il est important pour moi que chacun puisse se sentir bien chez soi, surtout aujourd'hui. Ça a énormément de sens pour moi, parce que j'ai grandi à Clichy-sous-Bois, on était assez nombreux dans notre appartement.
Et aujourd'hui, je veux apporter cette nouveauté dans les quartiers pour permettre aux gens de se sentir vraiment bien. Pourquoi je me suis lancée dans l'entrepreneuriat aujourd'hui ? J'ai été licenciée du fait de ma situation de maman célibataire.
Ça a été très difficile pour moi, je me suis retrouvée au chômage. J'ai rencontré Hawa, merci Hawa ! Pas de complot !
Merci à Time2Start. Du coup, j'ai décidé de me lancer. Depuis 17 ans et demi, j'ai toujours voulu faire de la décoration d'intérieur.
Je me suis lancée à 33 ans. J'avais énormément de freins, je pensais qu'il était impossible pour moi de me lancer du fait de ma situation. J'avais énormément de doutes.
Aujourd'hui, je suis une femme ambitieuse. Je suis très déterminée, et vraiment, je veux faire avancer les choses. Et je veux faire en sorte que les femmes comme moi puissent s'émanciper, puissent aller de l'avant, puissent prendre confiance en elles.
Parce que, encore une fois, dans les quartiers, il y a énormément de talents, mais malheureusement, on a un manque de confiance en nous qui est impressionnant. Il faut donner davantage de force aux femmes, aux mamans solos, parce qu'on a énormément de choses à apporter. Donc merci !
Je ne sais pas si la ministre veut ajouter quelque chose côté travail et dispositifs justement d'aide à la création d'entreprises en reconversion, ce qui est votre cas. il y a une chose qu'on a essayé d'améliorer, qui à mes yeux était importante, et qui touche des parcours de vie comme le vôtre, parce que ça touche à 90%, là aussi, des femmes, mais c'est dans l'autre sens que les financements qu'on évoquait tout à l'heure, c'est le non-paiement des pensions familiales. Donc la réforme qu'on a menée, mais qui a été le fruit aussi de beaucoup de femmes qui étaient dans votre situation, c'est qu'on a 90% des familles monoparentales, comme on dit, qui sont féminines, qu'on a des millions de nos concitoyennes qui vivent justement des pensions alimentaires qui, dans 30 à 40% des cas, parfois plus, ne sont pas payées.
Donc on a mis en place une réforme qui, depuis le 1er janvier de cette année, est maintenant pleinement en exercice, mais qui permet d'abord à la demande de la femme seule, même sans accord du conjoint, d'avoir un mécanisme qui, du premier jour, le rend payable par la CAF. Après, c'est la CAF qui se retourne vers l'ex-conjoint, ou conjointe, mais c'est la plupart du temps l'ex-conjoint qui ne paye pas, et ça permet d'avoir un mécanisme qui garantit justement qu'on ait au moins cette visibilité sans que cela dépende d'une décision de justice, sans que cela dépende de l'acceptation de l'autre partie, et avec beaucoup plus de sécurité. Après s'ajoutent à ça tous les mécanismes d'aide à la reconversion en cours de carrière.
Ce sont des choses qu'on a stabilisées, parce qu'il y en a beaucoup qui existaient, et qu'on est en train de continuer à développer pour permettre justement à des personnes qui se trouvent à un moment licenciées de rebondir plus vite. Oui, il faut peut-être dire qu'effectivement, on veut changer d'échelle sur cet accompagnement à la création d'entreprises. Je pense que c'est important qu'on puisse entrer dans les esprits, que ce n'est pas un drame si on perd son emploi, qu'on doit pouvoir accompagner chacun pour rebondir, pour rebondir en créant son entreprise, ou pour rebondir en étant formé vers un autre métier.
Ce sont tous les dispositifs qu'on est en train de développer, en essayant de simplifier parce que c'est aussi une mosaïque de dispositifs qui finit par être pas très lisible. Mais en tout cas, l'idée de base, c'est de dire que tout au long de sa vie, on peut avoir une nouvelle chance de créer son entreprise ou d'aller vers un autre emploi. Ce sont les dispositifs que nous portons. - Super !
Merci beaucoup pour ces réponses. Enfin, pour terminer, j'aimerais quand même donner la parole à Emna Khaldi, qui a fait un peu un résumé de tous ces constats et s'est dit : en fait, pour changer les choses, il faut former. Il faut former les managers, il faut former les enfants et il faut former les parents.
C'est un peu ce qu'elle a fait avec sa structure, donc son cabinet Coosunus et l'association Halte à la N. Bonjour Monsieur le Président, bonjour Mesdames les ministres et Madame la députée. Je suis Emna Khaldi, fondatrice de l'association Halte à la N, dont le but est la prévention de la radicalisation des idéologies extrémistes et des discriminations.
Et j'ai fondé Consunus, un cabinet de conseil et de formation à la prévention des risques idéologiques et discriminatoires. Je vais être brève. Je voudrais tout simplement poser la question : comment nous qui avons une expertise de terrain, qui avons un certain savoir-faire, comment l'État pourrait-il nous aider à développer nos entreprises qui démarrent, qui ont un vrai savoir-faire qui répond à des questions d'ordre public, et qui entrent pleinement dans la politique du gouvernement.
Vous auriez besoin de quoi pour qu'on vous aide à faire plus et mieux ? Je vois que par exemple la loi de 2017 "Égalité et Citoyenneté", qui impose aux entreprises de plus de 300 salariés de se former contre les discriminations à l'embauche, et qui a été étendue à la fonction publique, n'est pas vraiment appliquée. Je vois qu'il n'y a pas un vrai désir de la part des entreprises, et également des institutions publiques, de jouer le jeu.
Quand je vous ai rencontré, Monsieur le président, j'avais parlé d'un projet pour améliorer la relation police-population à travers une formation qui est assez innovante, et il n'y a pas eu de suivi. Je pense qu'il y a parfois des petites réticences. Et aussi, on fait peut-être plus confiance à des entreprises qui ont fait leurs preuves, qui ont une grande envergure, qu'à des petites auxquelles on ne donne pas trop l'occasion de faire leurs preuves.
Là-dessus, Madame la Ministre, les deux Elisabeth, si je puis dire, sur les sujets justement d'application de la loi Lutte contre Discrim et Index, en effet, comment mieux associer peut-être des associations, des formations pour que la culture d'entreprise change ? Parce que c'est ça au fond qu'il y a derrière votre question. C'est vrai que la loi a posé le cadre et effectivement, il faut qu'on arrive à s'assurer de la mise en œuvre.
Je pense que les services du ministère interviennent beaucoup en conseil et en appui des entreprises. Donc je pense qu'il faut qu'on se connecte mieux avec le type de formation que vous proposez, pour venir enrichir ce que les services du ministère peuvent directement faire. Mais je prends le point, et je pense qu'on peut travailler ensemble sur ces sujets.
Et peut-être que je peux ajouter, chère Emna, que je vous remercie. Je vous remercie parce que, vous savez, moi, quand j'ai grandi dans mes quartiers, j'entendais beaucoup parler des grands frères, mais je n'entendais jamais parler des grandes soeurs, alors même que je me rends compte que les femmes ont cette énorme capacité à apaiser les choses, à renouer le dialogue, à faire attention, à veiller, à comprendre. Et je n'ai jamais compris pourquoi on n'avait pas donné autant de place aux femmes dans les quartiers qu'on en donnait aux hommes pour pouvoir gérer les situations.
Je pense que, quelque part, ce que fait votre association aujourd'hui, c'est ce rôle de grande sœur. Et moi, je suis intimement convaincue que les quartiers, demain, seront sauvés entre guillemets par le rôle des femmes, non seulement par le travail associatif que vous faites, mais aussi par l'entrepreneuriat. Parce que vous montrez finalement à toutes ces jeunes filles à qui on a dit "ce n'est pas pour toi", "reste à ta place", "pour qui tu te prends ?", "occupe-toi de ton petit frère, occupe-toi de ton mari", vous êtes simplement en train de leur montrer que ce n'est pas vrai !
On peut faire ça, et, en plus, on peut contribuer à notre société. Le président de la République m'a demandé il y a quelques mois, suite à l'affaire Michel Zecler dont on a tous et toutes été touchées, de travailler sur une plateforme de lutte contre les discriminations. Parce qu'on ne peut pas parler, dans notre pays, d'égalité des chances, si on ne combat pas les discriminations.
Et tant qu'il y aura encore de l'impunité sur les discriminations, eh bien ça ne pourra pas fonctionner. Et les trois sujets de discrimination, et j'ai presque envie de dire : c'est dommage, mais la plateforme que nous avons lancée il y a trois semaines chez le Défenseur des droits, malheureusement, elle fonctionne. Avant le lancement de la plateforme, ils recevaient 10 appels en moyenne par jour.
Depuis que nous avons lancé la plateforme, Ils reçoivent 200 appels par jour de gens qui ont en moyenne entre 25 et 30 ans. Et ça, qu'est-ce que ça nous dit ? Ça nous dit que, dans des périodes aussi compliquées et difficiles que celles que nous sommes en train de vivre aujourd'hui, les inégalités explosent parce que les tensions sont là, parce que tout le monde est inquiet, tout le monde est préoccupé, et qu'on a besoin, tous ensemble, de se saisir de cette question.
Prendre le chemin de la lutte contre les discriminations, c'est dire : tout le monde dans notre pays a le droit d'être traité de la même manière, d'avoir accès à l'emploi, d'avoir accès au logement et d'avoir accès à ses droits. Et ce que vous faites, c'est exactement ce qui vient compléter ce dont nous avons besoin. Et ce triptyque vertueux des politiques publiques, des responsabilités des associatives et des entreprises, je crois que Kyril n'est pas loin et il ne dira pas le contraire, les entreprises qui ont compris aussi que leur responsabilité sociétale, elles ne peuvent plus juste faire du chiffre et avoir des indicateurs financiers qui explosent, leur responsabilité sociétale est de plus en plus importante.
Et avec JP Morgan, surtout sur la Seine-Saint-Denis, on a fait, pardon, ils ont fait énormément de choses dans ce cadre-là. Et je vais avoir besoin de vous, nous allons avoir besoin de vous. Nous allons lancer dans quelques semaines une grande consultation citoyenne sur la question des luttes contre les discriminations dans notre pays.
Et on ne veut pas parler qu'aux personnes qui sont discriminées. On veut aussi que les personnes qui ne sont pas discriminées, mais qui sont témoins de discriminations, partagent leurs expériences, partagent leur expertise, que les entreprises et les associations nous remontent les exemples d'actions pratiques, concrètes qu'ils mettent sur le terrain, et qui fonctionnent dans les quartiers ou dans les zones rurales ou sur les territoires ultramarins, et qu'on les démultiplie dans tout le pays pour que tout le monde se sente à la fois respecté dans ses droits et dans sa dignité, mais qu'ils sentent aussi que cette égalité qui est au cœur de notre pacte républicain, elle est vraie pour tous les citoyens et les citoyennes françaises. Donc, comme Elisabeth, j'ai envie de vous dire qu'on va se parler parce qu'on a des choses à faire.
Mais de la même manière, avec Hawa, Time2Start ! Enfin, voilà, on n'est pas là par hasard, on a de belles choses à faire. Merci, Monsieur le président.
Il faut peut-être dire également qu'être femme entrepreneur, c'est aussi parfois concilier sa vie de maman et sa vie de chef d'entreprise. Nous avons porté une réforme que le président de la République avait portée durant la campagne, qui est, vous le savez, le congé maternité pour toutes. Ce congé maternité, nous nous sommes battus notamment pour faire en sorte qu'une femme chef d'entreprise, mais cela vaut également pour une femme en situation de profession indépendante, puisse concilier son congé maternité et son activité professionnelle.
Et ça, en fait, les femmes ne le savent pas toujours. Parce qu'évidemment, le risque, lorsqu'on est chef d'entreprise et qu'on souhaite prendre son congé maternité parce qu'on a le droit de vouloir s'occuper de son enfant, c'est de voir son outil de travail, son outil économique, s'éloigner comme ça de jour en jour. Donc l'idée était de permettre aux femmes de maintenir le lien, si elles le souhaitaient, durant leur congé maternité, avec leur outil économique, et de pouvoir prendre comme ça deux jours dans la semaine pour pouvoir travailler, et à l'issue du congé maternité, de pouvoir récupérer ces deux jours, et ainsi bénéficier de la même manière d'un congé maternité pour toutes équivalent à celui des salariés.
Je crois que c'est important aussi de dire que cette mesure est là, que les femmes doivent pouvoir l'utiliser, s'en saisir, et qu'aujourd'hui, on peut être chef d'entreprise, mère de famille, et bien garder le cap sur son outil économique, et sur son enfant accessoirement. Super, merci beaucoup. Merci, c'est vraiment une information importante, je pense qu'il faut qu'on le répète.
Merci aussi pour votre intervention, puisque vous parlez effectivement de la place des hommes dans le monde associatif, c'est vrai. Il faut savoir qu'ici, on a l'ascenseur. Time2Start, c'est la plus petite structure de l'ascenseur, on a un seul salarié.
On est la structure qui est portée du coup par une femme. Et c'est vrai qu'on ressent, je ressens au quotidien cette différence, finalement, entre les hommes et les femmes. Je pense que vous avez raison, les femmes font beaucoup dans les quartiers.
On ne les met pas assez en valeur. Donc le fait de pouvoir être ici aujourd'hui, vous êtes en face de la plus petite structure du bâtiment, pour nous, c'est clair que c'est impressionnant. Donc je voulais juste vous remercier pour conclure.
On va terminer, parce que je sais que vous avez un autre rendez-vous prévu. Donc un grand merci pour votre présence, un grand merci pour votre force, un grand merci pour vos mots et un grand merci pour toutes ces informations que vous nous avez données. On espère que vous aurez l'occasion de revenir ici.
On espère surtout que vous allez donner encore plus de force pour favoriser la réussite et le développement économique dans les quartiers, on en a besoin, et les valoriser. On n'a pas besoin d'être assistés, on a besoin d'investissements. Je répète, on crée de l'emploi dans les quartiers.
Merci. Oui, je demande la permission à Monsieur le président avant. Hawa, merci pour ces mots, parce qu'effectivement, on a changé complètement notre façon de voir et d'appréhender les quartiers.
Jusque là, c'était vu comme des quartiers où on accompagnait socialement les familles, où c'était parfois même considéré comme de l'assistanat. Eh bien, on a complètement changé ce paradigme-là, et on s'est dit : on va voir les quartiers comme des quartiers de développement économique. Donc on met le paquet pour cela.
On a eu un comité interministériel des villes qui s'est tenu en janvier dernier, où on a fait des annonces très fortes pour l'entrepreneuriat, pour l'accompagnement, pour la création de quartiers productifs. On va réindustrialiser nos quartiers, on va réinstaller des commerces, on va aller accompagner l'entrepreneuriat. Et j'ai envie de dire que les entreprises devraient un peu suivre ce qu'a fait le gouvernement récemment.
C'est à dire qu'on a débloqué des fonds "Quartiers Solidaires" pour aider les associations dans un temps qui était extrêmement compliqué. On a favorisé la place des femmes, et plus de 600 opérations conduites par des femmes ont été financées. Je vous rejoins totalement sur le fait de faire connaître les associations tenues par des femmes, celles qui agissent pour les femmes, de faire connaître l'entrepreneuriat au féminin.
Et je dois vous dire qu'on est en train de travailler sur ces sujets. On aura des annonces à faire dans les prochains jours et semaines à venir avec la BPI, avec la Caisse des Dépôts qui est également engagée avec nous, la Banque des territoires, justement pour favoriser ce développement économique et changer complètement de regard. Et les quartiers, les habitants des quartiers ont ce changement de regard.
Maintenant, il faut le faire connaître aux autres, sachez que c'est ma mission, c'est ma tâche. Je serai évidemment à vos côtés pour qu'on porte ensemble tout cela, parce que c'est la société, ce sont les mentalités qui doivent changer. Et on ne sera pas trop.
L'État ne peut pas tout, on a besoin de vous, et je sais que je vais pouvoir compter sur vous comme vous allez pouvoir compter sur nous. Très bien, l'excellence, l'excellence dans les quartiers ! Merci beaucoup, en tout cas.
Merci à chacune d'avoir accepté de témoigner et d'apporter votre pierre à l'édifice. Ce qui a été dit, je pense, correspond vraiment à la philosophie qu'on porte. Il n'y a pas de fatalité, il y a parfois des difficultés qui s'additionnent.
Je pense que cela suppose d'être encore mieux organisé comme on est en train de le faire, et de lever comme ça peu à peu des plafonds de verre des difficultés sur justement la possibilité de concilier les vies. Ça a été dit par la présidente et mesdames les ministres : mieux former, mieux accompagner à la création d'entreprise, mieux accompagner dans l'entrepreneuriat féminin dans les quartiers, dans les sujets de financement que vous avez évoqués. C'est cette ligne qu'on va continuer de suivre, celle qui permet au fond à chacune de choisir sa vie.
Après, c'est la liberté qui prime. Mais je pense que c'est le droit fil.
Emmanuel Macron