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interviewEurope 1· 14 février 2026 9 min

Quentin lynché à Lyon : «L’extrême gauche menace la démocratie» (F.-X. Bellamy)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

chef de fil des Républicains au Parlement européen François Xavier Benami, merci d'être en direct avec nous pour Elliot de Valallet. Et vous, j'ai lu votre tweet hier sur ce drame qui a frappé la France et Quentin 23 ans battu à mort dans les rues de Lyon, vous ciblez François Xavier Benami l'extrême gauche et vous dites que l'extrême gauche est une menace existentielle pour la démocratie. Qu'entendez-vous par là ?

François Xavier Bami. Comment n'y est aujourd'hui la réalité de cette de cette menace ? D'abord, je voudrais saisir l'occasion que vous me donnez pour dire à quel point nous pensons aujourd'hui à à Quentin, à sa famille, à ses amis, à tous ceux qui sont aujourd'hui dans l'angoisse et nous le sommes tous en espérant qu'ils puissent survivre.

Mais le fait est que cette attaque montre à quel point une fois de plus montre à quel point l'extrême gauche menace la démocratie parce que l'extrême gauche n'a jamais renoncé à la pulsion totalitaire et elle le montre à travers la violence. Elle le montre à travers la violence verbale, à travers les menaces, les menaces de mort qui se multiplient. Elle le montre aussi à travers la violence physique comme malheureusement nous l'avons vécu avant-hier à Lyon comme nous le vivons aujourd'hui autour de de Quentin.

J'entends ce que vous dites et ce climat là François Xavier Bamich je vo sur le terrain non et prendre de la hauteur sur les responsabilités. Euh si l'extrême gauche est aussi virulente sur le terrain, euh c'est peut-être qu'elle a des euh canaux euh euh et des relais et parfois des soutiens. Euh tout part d'une manifestation euh contre la venue de Rima Hassan à Sciencep Lyon qui a été reçu en en majesté.

Rima Hassan, ça n'est pas n'importe qui. C'est une députée européen européenne française euh qui est visé par de nombreuses plaintes et vous-même avez été en quelque sorte François Xavier Bami euh victime de Rima Hassan et et menacé par par Rima Hassan. Moi, j'ai été effectivement ciblé mais comme d'autres par des par des par des menaces.

Une tentative d'intimidation très claire. Quand vous avez une parlementaire qui tweete à votre sujet en disant je je mange la chair de mon agresseur ou bien qui tweet François Oxavier Bami et ses amis génocidaires dorment bien mais ça ne va pas durer. Voilà, c'est déjà le fait qu'on a renoncé au principe même de la démocratie parlementaire.

Et vous savez, il y a moi ce qui me fascine c'est que dans cette rhtorique de l'extrême gauche, il y a l'idée qu'il faut s'opposer à des fascistes supposés. Les antifascistes comme ils se décrivent eux-mêmes étaient hier mobilisés contre les militantes du collectif Némésis dont la seule violence de porter des banderoles et de répéter des slogans qui viennent là pour témoigner de leur opposition, je le crois parfaitement légitime à l'occupation de nos anfis par une extrême gauche qui règne en maître sur les couloirs de de Sciencep. Elles étaient là pour dire leur refus de cette espèce de monopole que l'extrême gauche prétend imposer à nos à nos facultés aujourd'hui.

Et à leur démonstration pacifique s'oppose la violence parce que n'oublions pas que ce n'est pas seulement l'agression de Quentin, c'est avant Quentin ces militantes de Némésis qui ont été bousculées, violentées, agressé simplement parce qu'elles venaient paisiblement, pacifiquement dire leur protestation en marge de cette conférence. Donc vous voyez, je je crois euh là encore, il y a pas de il y a pas de symétrie possible entre les camps politiques. Aujourd'hui, euh la droite s'exprime, elle le fait, elle le fait avec euh ses convictions euh mais elle le fait de manière euh pacifique et démocratique.

Et de l'autre côté, il est parfaitement clair que l'extrême gauche refuse le principe même de la démocratie. Vous parlez de ces militantes de Némésis. L'une d'entre elles d'ailleurs a été violemment agressée.

Elle a 12 jours d'é dit d'it été projeté au sol dans un silence assourdissant des associations dites là aussi féministes mais visiblement plus proches des relais d'extrême gauche violents que de du combat contre les violences faites aux femmes. François Xavier Bellami, la question qu'on doit se poser, c'est qu'est-ce qu'on peut faire ? Qu'est-ce qu'il doit être fait contre cette mouvance d'extrême gauche toujours présente ? que ça soit dans les rues mais aussi dans les institutions.

Bah, il suffit pas de protester. En effet, il faut agir et c'est la raison pour laquelle je crois que tous les Français auront compris désormais pourquoi Bruno Rota avait dissous la jeune garde. La jeune garde, c'est ce mouvement violent qui a été fondé par Raphaël Arnaud, aujourd'hui député de la France insoumise, la jeune garde, c'est ce mouvement que la France insoumise il y a encore 3 jours soutenait par un communiqué officiel sur le site de son groupe parlementaire.

La jeune garde a été dissoute par Bruno Retaillot et conteste cette dissolution devant le Conseil d'État. Le fait qu'elle le conteste n'enlève rien au fait que la dissolution a été prononcée. Mais c'est déjà un premier pas, un premier pas euh qui n'est que le premier bien sûr, mais qui était déjà nécessaire pour dire que dans une démocratie, l'expression des opinions, des idées, de la controverse est parfaitement légitime, mais que la légitimation de la violence ne l'est jamais.

Et cette légitimation de la violence, elle montre à quel point, je le redis, cette extrême gauche qui n'a jamais été capable de condamner le totalitarisme soviétique n'a pas renoncé à cette pulsion totalitaire et qu'elle prétend s'imposer aujourd'hui non par des arguments, des idées, par sa force de conviction, mais par la violence brute et claire et par toutes les intimidations qui aujourd'hui en particulier dans le monde étudiant, dans le monde universitaire ne cessent de se multiplier. Mais quand vous voyez euh euh François Xavier Bellami que une institution comme Sciencepo euh peut euh offrir une tribune euh à Rima Hassan euh que euh vous avez euh euh des euh professeurs qui euh et là c'est pas à Sciencep mais c'est à Lyon toujours l'université de Lyon I euh qui défend très mollement et c'est un euphémisme Fabrice Balanche qui lui-même avait été agressé euh alors qu'il donnait son son cours il y a quelques mois de cela. Tout ce climat là va peut-être au-delà simplement des des groupuscules ou des groupes parce que c'est pas forcément des groupuscules, des groupes militants d'extrême gauche qui dont d'ailleurs le fondateur de la jeune garde effectivement est député européen.

Mais c'est ça va au-delà, c'est nos institutions, c'est nos universités, c'est aussi peut-être une forme de de de prudence dans la réponse judiciaire. de prudence ou de complaisance, j'en sais rien. Parce qu'en fait, moi je je crois qu'il s'agit de groupuscule.

Je crois qu'ils sont très peu nombreux, mais je crois que la vérité c'est que devant ce petit nombre, les institutions ont décidé d'abandonner, de céder du terrain, de reculer. J'avais été à Sciencep Paris au moment où Sciencep était une nouvelle fois occupé par ses étudiants qui protestaient pour Gaza que d'ailleurs on n'a jamais entendu parler du peuple iranien quand il était massacré par son propre régime islamiste. ces ces étudiants à l'indignation à géométrie variable, j'avais été les rencontré dans la rue et j'avais débattu avec Louis Boyard pour pour une simple et seule raison, c'est que ma conviction profonde, c'est qu'on ne doit pas s'habituer, on ne doit pas reculer, on ne doit pas accepter de baisser les yeux et de céder un pouce de terrain à ceux qui prétendent faire leur loi dans nos propres institutions.

Et moi, vous me donnez l'occasion de poser cette question simple. Les plaintes contre Rima Hassan, elles sont nombreuses, elles se sont multipliées. Il y a encore quelques jours, Rima Hassan a ciblé un journaliste.

C'est je crois devrait susciter l'indignation unanime de de la classe politique et du monde médiatique. Les plaintes se sont multipliées. Où en sont-elles aujourd'hui ?

Pourquoi n'y a-t-il aucune réponse ? Pourquoi à ces nombreuses insultes, à ces intimidations, à ces nombreuses euh plaintes, mais aussi à ses signalements du parquet lui-même ? Pourquoi n'y a-t-il aucune suite ?

On se souvient que la justice a été a été rapide quand il s'est agi de cibler François Fillon en pleine campagne présidentielle. On se souvient que la justice a été très ferme quand il s'est agit de condamner Marine Le Pen ou Nicolas Sarkozy. Mais quid aujourd'hui de ces nombreuses procédures qui semblent n'aller nulle part euh face à une parlementaire, face à une force politique qui aujourd'hui semble avoir décidé de transgresser presque tous les jours les principes fondamentaux de notre vie démocratique.

Merci beaucoup François Xavier Bellami d'avoir réagi en direct sur euh Europe 1, chef de fil les Républicains au Parlement euh européen.