Laurent Ruquier, enfant de la télé - C à vous : l’intégral - 07/01/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
-En même temps, il faut pas...
Il faut pas être trop paranos. ... - A.-E.Lemoine: "C à vous" pour vous accompagner avec Mohamed, Pierre et Emilie.
Notre chef vient de La Clusaz. - E.Tran Nguyen: Ca cuit fort. - V.Deforce: On va s'occuper du condiment qui va à côté du plat.
Il y a plein d'influences. - V.Deforce: Il va falloir déraciner, prendre un bouquet et le poser sur le condiment. - E.Tran Nguyen: Je déracine et je décore. - A.-E.Lemoine: "Je déracine et je décore", la phrase du jour.
C'est l'histoire d'un grand amour, un coup de foudre, un mariage, un divorce et des retrouvailles lorsque leur fille leur demande d'évoquer les raisons pour lesquelles ils se sont tant aimés. Avec les souvenirs reviennent les blessures, les non-dits, la confusion des sentiments. Il l'aime elle, mais il aime aussi les hommes. ... - Maman, je t'enregistre. - Non.
Je sais pas si je suis d'accord. - Ca ne sortira pas de l'école. C'est le thème, filmer ses parents. - Qu'est-ce que tu veux savoir? - La 1re fois que tu l'as vu, la 1re image. - Il était très grand.
L'imperméable était blanc. Il avait des yeux clairs. - On s'est regardés.
Et là, toc, il s'est passé quelque chose. - Pour faire un beau feu, tu te souviens? - Il faut être fou ou amoureux.
Tu as l'air d'aller bien, en tout cas. - Yves, c'est pas moi qui allais mal. - L'amour qui n'ose pas dire son nom est aussi fort qu'un autre.
Tu veux qu'on se remarie? - Pardon? Ne te défile pas.
C'est peut-être une bonne idée. Les mariages d'amour, on a déjà donné, c'est une connerie. Un mariage arrangé, c'est super. - Je vais le faire. - Non.
Je veux pas de ton aide, de ton fric! Laisse-moi! - Et pourquoi un mariage devrait être heureux?
Je n'éprouve plus. Je n'éprouve presque plus rien, d'ailleurs. Je l'aime.
Elle est mon unique amour. - Je suis vraiment ta fille? - Tu es la fille d'un grand amour. - A.-E.Lemoine: Dans "La Fille d'un grand amour", au cinéma demain, la réalisatrice A.de Sacy raconte avec une infinie délicatesse l'histoire de ses parents, celle d'une grande passion cabossée, parfaite mais sincère.
I.Carré est notre invitée. "La Joconde parle enfin" revient au studio des Champs-Elysées à partir du 23 janvier.
On reçoit aussi L.Ruquier. Bonsoir, Isabelle et Laurent. - L.Ruquier: Quelle belle robe!
C'est sexy. - A.-E.Lemoine: Elle est un peu courte, mais...
On est ravis de vous réunir. Ca nous a paru évident. Vous imaginez pourquoi? - L.Ruquier: Pas du tout. - A.-E.Lemoine: Votre amour du théâtre... - I.Carré: Une de mes premières interviews, c'était à France Inter. - L.Ruquier: Je suis fan d'I.Carré depuis des années.
Ca date d'une pièce au Théâtre de l'Atelier, de Topor. - I.Carré: "L'Hiver sous la table". - L.Ruquier: Je suis tombé amoureux de l'actrice que j'ai vue sur scène.
Elle était incroyable. - A.-E.Lemoine: Je me suis dit qu'Isabelle ferait une formidable Joconde. - I.Carré: A cause du sourire? - A.-E.Lemoine: Elle est parfaitement crédible. - L.Ruquier: Le photomontage l'est un peu moins.
C'est plus un Picasso qu'un Léonard de Vinci. - A.-E.Lemoine: On est tous des Jocondes.
Mohamed et Pierre sont devenus des Jocondes. - I.Carré: Ca marche mieux, bizarrement. - A.-E.Lemoine: Mohamed est vraiment bien en Joconde.
Mais si! - L.Ruquier: La meilleure Joconde, c'est Pierre. - A.-E.Lemoine: J'ai aussi Emilie. - L.Ruquier: C'est moyen aussi. - I.Carré: Un problème avec le front. - L.Ruquier: Le gagnant est P.Lescure. - A.-E.Lemoine: Isabelle, dont vous êtes tombé amoureux il y a longtemps.
Elle nous fait rire et pleurer. Vous avez adoré le film dont on vient de voir la bande-annonce, un film magnifique qui nous dit quoi? C'est un film qui s'inspire de l'histoire de la réalisatrice. - I.Carré: Complètement autobiographique. - A.-E.Lemoine: Il dit que l'amour est plus fort que toutes les différences? - I.Carré: Il dit aussi qu'on a droit aux secondes chances. - A.-E.Lemoine: Votre personnage a une foi absolue aux deuxièmes chances.
Il manque un mot! - I.Carré: Si, ça marche.
L'histoire est assez belle, même dans notre rencontre avec A.de Sacy. Je l'avais rencontrée sur "Beau fixe", de C.Vincent.
Elle sortait de la Fémis. Elle avait dû faire un court métrage documentaire sur le thème "filmer ses parents". Ca racontait le coup de foudre entre ses parents, qui étaient séparés à ce moment-là.
C'est le point de départ du film. Qui aurait pensé que 30 ans après, je tournerais cette mère dont j'avais vu le documentaire? Grâce à son documentaire, elle va réunir ses parents.
Ses parents vont retomber amoureux. - A.-E.Lemoine: Ca explique la 2e chance et le fait que l'amour n'est jamais parfait.
Parfois, ça demande un peu de bricolage. - I.Carré: On peut s'inventer une histoire.
On n'est pas obligé de cocher les cases classiques. On peut inventer des choses et être heureux. Ces personnages ne sont pas du tout dans le renoncement, au contraire.
Il y a une phrase d'Alessandro Baricco que j'aime beaucoup: "S'il est vrai qu'on n'accomplit en une vie qu'une partie de ce qu'on a en soi, qu'advient-il du reste?" Eux se revoient et se re-aiment. - A.-E.Lemoine: Malgré une société qui, à l'époque, considérait l'homosexualité comme une maladie qu'il fallait soigner.
C'est ce qui arrive au personnage de F.Damiens. - I.Carré: Les thérapies de conversion...
Depuis 2022, elles ont été interdites en France. - A.-E.Lemoine: C'est dire à quel point c'était violent et destructeur d'obliger ces hommes à enfouir leur orientation sexuelle. - I.Carré: C'est l'histoire du papa d'Agnès.
Il ne savait pas ce qu'on lui injectait. - A.-E.Lemoine: Le cinéma et le théâtre doivent continuer à sensibiliser.
C'est ce que fait ce film. - I.Carré: J'ai aimé ce film d'abord pour les acteurs.
F.Damiens est comme rarement on le voit au cinéma. C'est un rôle émouvant, ce rôle d'un homosexuel qui n'a pas vraiment pu assumer ce qu'il était.
C'est un rôle qu'il porte formidablement bien. - A.-E.Lemoine: Ce film fait ce que n'ont pas toujours fait les films ou les pièces de théâtre.
Je sais que vous étiez catastrophé, jeune, d'être homosexuel, ce que vous ne saviez pas encore, rien que parce que vous voyiez quelle image donnait "La Cage aux folles". - L.Ruquier: "La Cage aux folles" va être joué en comédie musicale au Châtelet.
J'ai vu la version de Broadway. Elle est beaucoup plus dans l'air du temps que ne le serait "La Cage aux folles". Il y avait une autre pièce qui m'avait marqué.
On n'avait pas envie d'être homosexuel en sortant de cette pièce. - E.Tran Nguyen: Ce film est très bien écrit.
Les textes, c'est toujours ce qui vous attire. C'est comme ça que vous entrez dans vos personnages, au cinéma ou au théâtre. - I.Carré: J'ai commencé à 16 ans.
Depuis, je n'ai pas arrêté. J'ai fait un film, une pièce, un film, une pièce. - Il y a peu, aux côtés de J.Weber, elle était une lumineuse Agnès dans "L'Ecole des femmes".
A Nanterre, elle joue 2 pièces de Musset avec grâce. - Ai-je dit quelque chose qui vous a blessé? Votre visage n'est plus le même. - E.Tran Nguyen: Un film, une pièce.
C'est un rythme que vous arrivez à tenir? - I.Carré: C'est mon oxygène.
Je ne peux pas me passer de théâtre. Je viens de terminer "La serva amorosa". Il y a quelque chose d'irremplaçable dans le fait d'être avec ce public.
Il n'y a pas de 4e mur. Le faux mur entre nous et les spectateurs, le 4e mur, il n'y en a pas. On respire ensemble.
C'est l'un des derniers endroits où on peut se permettre d'être fragile. Les choses ne sont pas enregistrées. On peut tomber.
C'est parfois beau de tomber et de se relever avec les gens qui nous aident dans la salle. - A.-E.Lemoine: Vous prêchez un convaincu. - L.Ruquier: Je suis fan de spectacle et de théâtre, et de spectacle au sens général, comédie musicale...
Le spectacle vivant. - A.-E.Lemoine: Vous, c'est votre 15e pièce. - L.Ruquier: J'en ai 3 dans mes tiroirs.
Puisqu'on parlait d'homosexualité, la prochaine évoquera ce sujet. Ca s'appellera "Chante et tais-toi". C'est l'histoire d'un chanteur obligé de cacher...
Il y en a qui assument dès le départ, et il n'y a aucun problème aujourd'hui, heureusement. On est au XXIe siècle. C'est leur marque de fabrique.
C'est aussi ce qui fait leur public. Ils dévoilent leur intimité. Il y a une jeune génération qui n'a aucun problème avec ça.
Mais il y a aussi des chanteurs qui, hélas, parce qu'ils ont commencé à avoir un rôle de séducteur, comme les acteurs...
C'est le sujet de ma pièce. On parle aussi beaucoup des acteurs. Ils sont obligés de cacher cette homosexualité pour avoir des rôles ou continuer à vendre des disques. - A.-E.Lemoine: La 15e pièce revient au théâtre des Champs-Elysées.
C'est la Joconde, à laquelle personne n'avait demandé son avis. Vous lui tendez le micro et elle a des tas de choses à dire. Elle est contente de pouvoir l'ouvrir.
Petit extrait. - Je me présente, au cas où il y aurait des gens qui sortiraient du coma. Je m'appelle Lisa di Antonio Maria Gherardini...
On est en 1519. François Ier m'achète. Je deviens propriété française! 12 000 écus.
Quand on sait ce que je vaux maintenant, on peut dire que l'Etat français a fait une bonne affaire. Mon sourire traduirait à 83 % le bonheur, 9 % le dédain, 6 % la peur, 2 % la colère, 1 % la neutralité...
On atteint les 100 % de conneries. Ca fait du bien de vous parler! - A.-E.Lemoine: K.Marimon est formidable.
D'un coup, j'imaginais P.Lescure! - P.Lescure: Sur la scène finale, c'est tout moi. - L.Ruquier: Je garde K.Marimon.
Elle est exceptionnelle. Je ne pouvais pas imaginer une actrice aussi formidable. J'ai proposé pas mal d'actrices.
Karina le sait. Je ne la connaissais pas. Je l'ai découverte dans "Big Mother".
C'est une formidable rencontre. - A.-E.Lemoine: C'est aussi drôle qu'instructif. 90 % de ce que dit la Joconde est vrai, sourcé, documenté? - L.Ruquier: 95 %, même.
C'est deux histoires en une: l'histoire de la femme, celle qui a posé, mais aussi de l'oeuvre. Jusqu'à "La Joconde" qui participe au clip de Jay-Z et Beyoncé, "La Joconde" qui se fait attaquer par des écologistes récemment... - M.Bouhafsi: Le Louvre est l'un des musées les plus fréquentés au monde.
Grâce à sa notoriété, "La Joconde" est un symbole qui parle au monde entier, ce qui se retourne parfois contre elle. Il y a un an, le tableau participait à la lutte contre le réchauffement climatique malgré lui en étant aspergé de soupe. Qu'aurait dit la Joconde de cette scène? - L.Ruquier: Elle ne comprend pas ces écolos.
J'ai oublié le texte. Je me vois encore dans le TGV quand c'est arrivé. On était à quelques jours de la création de la pièce à Toulouse.
Je lui fais dire en gros...
C'est sur l'alimentation saine. Elle refait le texte des 2 militantes. Elle dit: "Il fallait plutôt aller voir les nains de Vélasquez, parce qu'ils ont besoin de la soupe, eux!" Ca fait énormément rire la salle. - A.-E.Lemoine: Monna avec 2 N. - L.Ruquier: Autrement, ça veut dire "foufoune".
C'est très documenté. J'ai énormément travaillé sur cette Joconde. C'était un travail de fou.
J'ai écrit cette pièce sans savoir si c'était un homme ou une femme qui allait... - A.-E.Lemoine: Il y a des rumeurs sur le fait que c'était potentiellement un homme. - L.Ruquier: L'assistant de Léonard.
Il y a eu des tas de thèses. On a dit que ça pouvait être un portrait de la mère de Léonard ou un autoportrait. C'est ça qu'elle évoque.
Elle raconte tout ce par quoi elle est passée. Elle dit: "Mais non, je suis la Joconde!" - A.-E.Lemoine: "La Joconde parle enfin", on en avait déjà parlé au moment de sa création.
C'est un succès et ça reprend à partir du 23 janvier au théâtre des Champs-Elysées. "La Fille d'un grand amour", c'est en salle demain. La vraie Joconde est à ma droite.
Elle s'appelle Pierre. Elle a un OEil quotidien dans "C à vous". - P.Lescure: Ce 7 janvier est un jour à parler de dessins de presse.
On a parlé des dessins de presse politiques. Il y a d'autres styles qu'on aime tous. Il y a des maîtres.
Depuis pas mal d'années, on dit: "Tu as vu le dernier Voutch?" Son vrai nom, c'est Olivier Vouktchevitch. Il a quitté la pub, où il a beaucoup appris sur la société et les hommes.
Depuis 30 ans, il propose des dessins qui sont de petites peintures où le rire nous trouble et nous fait sacrément réfléchir. - Tout le monde a sa petite routine. La routine de Sempé est amusante.
Il commence à folâtrer sur un dessin, à dessiner un décor. Après, vous avez un personnage qui se demande comment il peut interagir avec le décor. Moi, je prends le truc différemment.
Je cherche l'idée d'abord. Et donc le texte. Une fois que j'ai l'idée exprimée suffisamment clairement, je me pose des questions de mise en scène.
Qui va parler, dans quel cadre, à qui? J'organise mon truc comme ça. Ca part de l'idée. - P.Lescure: Voutch ressort un album de 2000, dans lequel il a retravaillé la couleur et l'image, Affiné la technique de ses bijoux de dessins et de provocations quasi philosophiques.
Regardez celui-là. On imagine bien Voutch retravailler la salle, la scène et l'actrice d'un soir. - C'est raconter un personnage par son environnement plus que par le personnage lui-même.
Un personnage peut être typé par sa physionomie, son stylisme, sa coiffure...
Sempé a fait ça sur des centaines de dessins, avec le brio qu'on lui connaît. A la gouache, c'est quand même courageux. Le décor à la gouache ne se construit pas facilement.
Surtout, on ne peut mettre le personnage qu'en dernier. Il y a 2-3 jours de travail ingrat avant de voir le truc qui commence à prendre forme. - P.Lescure: Encore un.
Regardez ce cocktail. C'est la femme qui parle. - I.Carré: Je vais lire. "Tu vois bien, Pierre-André, tout le monde autour de nous a essayé la sodomie.
Tout le monde, sauf nous!" - L.Ruquier: Vous vous rendez compte de ce que vous faites lire à I.Carré? - P.Lescure: Il n'y a qu'Isabelle pour le dire comme ça.
Le dialogue n'est pas plus simple ni moins rude entre un adulte et un enfant. Entre le père et le fils... - C'est beau, mais il ne faut pas que ça nuise à l'efficacité du dessin, à la rapidité de lecture et à la lisibilité. - P.Lescure: Ce dessin que j'adore...
C'est l'un de vos enfants qui vous a fait cette réflexion un jour? - Non, heureusement. C'était de la fiction. - P.Lescure: Le père, navré d'entendre tout cela, a le visage long.
Le petit... - Les petits enfants ne peuvent pas avoir des grands nez.
Il y a un vrai problème avec les petits enfants. Ils ne peuvent pas avoir des nez énormes, sinon, ce serait des Pinocchio ridicules. - P.Lescure: Vous avez remarqué que je ne suis plus un enfant.
Je vous rappelle le titre de l'album: "L'amour triomphe toujours". C'est un cadeau pour la Chandeleur. - A.-E.Lemoine: C'est bien de parler du dessin.
On est le 7 janvier. On pense évidemment à "Charlie Hebdo", à ces dessinateurs de presse qui continuent à faire leur travail, même surprotégés derrière des portes blindées quelque part dans Paris. Le dessin de presse que vous avez toujours soutenu, Laurent.
On se souvient de vos revues de presse. Il y a un dessin que vous avez montré dans "On n'est pas couché", une une de "Charlie" qui caricaturait Le Pen. - L.Ruquier: Il y a eu un procès que j'ai gagné.
C'était Charb, l'auteur de ce dessin. - A.-E.Lemoine: Qui figurait M.Le Pen en étron. - L.Ruquier: Aujourd'hui, c'est M.Valls par les auditeurs de France Inter... - A.-E.Lemoine: Il s'est fait traiter d'étron par un auditeur.
Un procès de sa fille et une réaction de son père, J.-M.Le Pen, dont on a appris la disparition. - J.-M.Le Pen: Dans une émission dont vous étiez les vedettes, monsieur Ruquier a montré cette photo que je considère comme particulièrement ignoble, attribuant à M.Le Pen le déjeuner habituel des gens de "Charlie Hebdo".
Sur une antenne nationale, publique, que monsieur Ruquier ait cru devoir publier, montrer cette photo me paraît scandaleux. L'écho donné à ce torchon est bien plus grand à la télévision qu'il ne l'était par la lecture de "Charlie Hebdo". - A.-E.Lemoine: Ca vous inspire quoi, la disparition de J.-M.Le Pen? - L.Ruquier: Je n'ai pas grand-chose à dire.
La disparition d'un homme m'attriste, quel qu'il soit. Je ne vais pas pleurer pour J.-M.Le Pen.
Paix à son âme. On doit respecter les personnes qui s'en vont. On ne peut pas dire qu'il nous ait beaucoup embêtés ces dernières années.
Aujourd'hui, de toute façon, ce n'était plus lui, le problème. Hélas, on voit bien que sa fille...
Il y a une filiation. Elle existe... - I.Carré: Malgré le changement de nom. - L.Ruquier: Il y a des histoires, des origines à ces partis.
Je ne les oublie pas. Même si je vois bien que dans les médias et chez les électeurs aussi...
Il ne faut pas toujours accuser les médias. Ce sont aussi les gens qui votent. - A.-E.Lemoine: Près de 11 millions d'électeurs. - L.Ruquier: J'ai d'ailleurs souvent répondu...
On vient de voir Zemmour. On m'a souvent reproché d'avoir favorisé ces idées-là en ayant E.Zemmour dans mes émissions.
Souvent, j'ai répondu à ça: "Vous savez, en 2002, J.-M.Le Pen était déjà au 2e tour.
On ne pouvait pas accuser E.Zemmour." Les 1ers responsables, ce sont les gens qui votent, pas les médias. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, un jeune humoriste dont le talent vous a tapé dans l'oeil, Laurent.
Tout de suite, Jibé et Lucien. - Bon. Personne n'a la fève, pour le moment? - Hmm... - Ah! ...
Il a la fève. - Je ne pense pas, non. - Si, il a la fève. - Ah! - Attends, quoi? - Comment tu y as cru! - Tu le fais trop bien! - C'est un truc que j'ai bien taffé. - Incroyable! - Hmm... - Il a la fève! - Toujours pas, non. - T'as la fève? - Hmm... - Te fais pas mal!
Elle ressemble à quoi? Fais voir. - Elle est grosse. - Non! - Eh ouais! - Il n'a pas la fève!
Il a fait semblant! - C'est pas vrai? - Mais non!
Il n'a pas la fève! - Tu y as tellement cru! - Bah oui, j'y ai cru!
C'est ouf! Tu ne l'as pas, là? - Non.
Pour l'instant, je ne l'ai pas. Mais là, je pense que ça va être la bonne. - Alors? - Hmm... - Non, tu ne l'as pas? - Hmm... - Il a la fève! - Putain, mais tu fais exprès, c'est pas possible! - Quoi? - Ca fait 3 fois qu'il te fait le même tour.
Il n'a pas la fève. - Comment tu veux que je le sache? - C'est très simple.
Tout le monde peut le faire. Regarde. Hmm... - T'as la fève?
Attends, il y a 2 fèves! - Mais non, j'ai pas la fève! T'es bête ou quoi, Lucien? - Quoi!
Mais t'as la fève ou pas? - Je n'ai pas la fève. - Tu ne l'as pas? - Mais non! - Mais qui a la fève?
Je ne comprends rien. ... - Tu vois, dans ce tout petit morceau de galette, il n'y a pas de fève.
Maintenant...
Hmm... - Ah! - T'as compris? - T'as la fève? - T'as pas compris. - A.-E.Lemoine: L.Sénéchal et son bonus.
Lorrain, je vous présente Laurent. - L.Sénéchal: Elle m'appelle régulièrement Laurent.
On va parler d'une star chez les ados, R.Doduik, 26 ans, des millions d'abonnés sur ses réseaux sociaux. Il a découvert le stand-up juste avant le confinement.
Au lieu d'être sur scène, il était cloîtré chez papa-maman. Il s'est mis en télétravail en postant des vidéos sur les réseaux sociaux. L'une d'elles a fait mouche. - Tu es la meilleure des mamans, sur qui je peux toujours compter. - Je vais te déshériter. - Notre amour est fusionnel.
Notre relation est magique. - Ce soir, dans tes frites, je mettrai de l'arsenic. J'aurais dû écouter quand on me conseillait d'avorter. - L.Sénéchal: C'est sur l'air de "Dommage" de Bigflo & Oli.
Ca a lancé la carrière de R.Doduik. On approche les 10 millions de vues pour cette simple vidéo.
Depuis, il est sorti de chez lui et a fait de belles rencontres. Il est devenu l'un des plus jeunes sociétaires des "Grosses Têtes", votre émission sur RTL. Il a un spectacle, "ADOrable", qu'il joue sur scène.
Il nous donne des trucs et astuces pour savoir si oui ou non on est un boomer. - L.Ruquier: On sait ce que c'est. - Si tu ne sais pas ce que ça veut dire, tu en es un.
Cherche pas. Tu as regardé le Top 50 et tu connais par coeur "Les Démons de minuit"...
Boomer. Tu as connu les tweets au moment où ça s'appelait encore des Raiders...
Boomer. - R.Doduik: Bonjour, les boomers! - L.Ruquier: C'est agréable. - A.-E.Lemoine: "Bienvenue chez les boomers!" Mohamed et Emilie ne sont pas des boomers.
Ils n'ont pas connu l'ancien nom des Twix. Moi, j'ai connu ça. En tout cas, les boomers ont de l'humour.
Il n'y a plus que des ados, des post-ados ou des éternels ados qui viennent vous voir. Il y a de tout. - R.Doduik: J'avais envie de faire un spectacle intergénérationnel.
Je voulais un spectacle qui fasse rire un ado, son père, son grand-père, sa grande soeur...
Je voulais faire un spectacle intergénérationnel. - A.-E.Lemoine: Les ados viennent de leur plein gré vous voir au théâtre? - R.Doduik: C'est les parents.
Parfois, on les traîne un peu. - A.-E.Lemoine: Les ados ne savent plus ce qu'est un théâtre. - R.Doduik: Pour eux, c'est un endroit où on allait jadis, en calèche. - A.-E.Lemoine: Je tendais une perche.
Vous vous amusez à nous donner des cours de dialecte ado. "Je vais t'apprendre les meilleures vannes en despi. Ce sera ton meilleur flex." Ca veut dire quoi, Laurent? - L.Ruquier: Je laisse le traducteur officiel vous expliquer, mais ça me paraît clair. - A.-E.Lemoine: "Guez", je ne sais pas. - I.Carré: C'est le male gaze? - R.Doduik: Pas du tout.
Tes enfants vont avoir la honte. Je ne sais pas pourquoi on a choisi que "guez" serait le mot... - A.-E.Lemoine: Vous avez quel âge? - R.Doduik: Je n'ai plus l'âge d'être un ado.
J'ai 26 ans. Je n'ai plus du tout l'âge d'être un ado, mais dans ce spectacle, je voulais raconter ce que ça faisait que d'être visuellement jeune, qu'on nous prenne pour un gamin, qu'on nous demande notre carte d'identité...
Comment ça se passe en 2025, quand on a une masculinité loin des codes et des biceps qu'on peut voir sur Instagram...
Ce spectacle, c'est pour montrer que je ne suis plus un ado. - E.Tran Nguyen: Vous vous renseignez.
Les ados, il faut les connaître. Vous allez à leur rencontre et vous prenez plaisir à leur poser des questions. - R.Doduik: On assiste à une friendzone en direct.
C'est le nom. Ca a eu lieu à Lyon. - A.-E.Lemoine: Ca veut dire que l'un est amoureux de l'autre et que ce n'est pas réciproque. - R.Doduik: La fille n'est pas claire.
Je pense qu'il y a de l'ambiguïté. - E.Tran Nguyen: Vous apprenez à connaître les ados à travers ces micro-trottoirs?
C'est comme ça que vous les approchez? - R.Doduik: On dirait que je suis un prédateur.
Oui...
C'est une génération fascinante. J'en étais tellement loin, quand je suis arrivé sur les réseaux sociaux...
De base, je viens du théâtre, même du conservatoire, à l'origine. Quand je me mets au stand-up, mon prof de théâtre commence à se tailler les veines. Quand je me mets à TikTok, il se fout en l'air. - A.-E.Lemoine: Vous avez vendu votre âme, à ses yeux.
Comment vous en êtes venu au stand-up? Après un stage de 3e? C'est extraordinaire.
D'habitude, on dit que ça ne sert à rien. Là, ça a changé votre vie. - R.Doduik: J'ai eu la chance de le faire à la Comédie de Paris.
C'est un théâtre dans Pigalle. C.Vigneaux jouait à l'époque son 1er one-woman-show.
Je vais la voir, je lui fais signer mon rapport de stage et elle me dit que je ne suis pas monté sur scène. Elle me dit de faire sa 1re partie devant 200 personnes pour qu'elle signe. A 15 ans, j'ai fait mon 1er spectacle. - P.Lescure: Il y a aussi un autre parrain: E.Semoun.
Dans les sketchs que vous faites avec lui, vous vous présentez comme le petit ami de sa fille. Vous arrivez avec un déguisement pour Noël pas tout à fait adapté dans le sketch qu'on va voir. - P.Lescure: Des millions de gens pensent que vous êtes vraiment son gendre. - R.Doduik: Ils en sont convaincus!
Dans la rue, on m'arrête...
Même Bigflo est venu me brancher à un moment...
Il n'a pas de fille! Ce n'est pas compliqué. Il a un fils de 30 ans.
Mais les gens en sont convaincus. Même moi, je finis par m'y perdre. - A.-E.Lemoine: Il y a eu des parrains extraordinaires, C.Vigneaux, E.Semoun...
Mais le théâtre a été une planche de salut pour l'enfant harcelé que vous étiez à l'école. - R.Doduik: Ca a été un moyen d'échapper à la réalité.
Le théâtre est toujours une façon d'échapper à la réalité et même de pouvoir, plus tard, aider. J'ai fait du harcèlement scolaire l'un de mes chevaux de bataille. C'est le 1er moment où on a mis un nom dessus.
Aujourd'hui, ça existe. On parle de harcèlement scolaire. Moi, quand j'étais collégien, lycéen, ça ne s'appelait pas harcèlement scolaire.
On disait qu'on se faisait harceler. "Sois un homme, défends-toi." Si je ne me défendais pas, ça voulait dire que je n'étais pas un homme.
Ca fait beaucoup pour un enfant. On me poussait dans les escaliers, on me foutait dans des poubelles...
Dans 2 jours, je vais rendre visite à toute l'équipe du 30 18. Sur les réseaux sociaux, je peux faire des sketchs avec E.Semoun, m'amuser, montrer des extraits des "Grosses Têtes", créer du divertissement, des petites séries avec mes copains créateurs de contenu, mais c'est aussi l'occasion de parler de ce sujet important. - A.-E.Lemoine: C'est un combat auquel s'associe Mohamed depuis de très nombreuses années. "ADOrable" est en tournée dans toute la France.
Vous êtes adorable... - R.Doduik: Je crois. - A.-E.Lemoine: "ADOrable"... - R.Doduik: "Adorable, donc..." - A.-E.Lemoine: Vous êtes en tournée dans toute la France, dont le samedi 17 mai au Théâtre de la Madeleine.
On va parler des "Grosses Têtes" et on a quelques archives. - I.Carré: On est adorables, nous aussi? - A.-E.Lemoine: Vous particulièrement. - L.Ruquier: Et moi? - A.-E.Lemoine: Laurent, c'est dans un autre style.
Mais tout de suite, c'est le PVPP de l'adorable M.Bouhafsi! "Grippe", c'est le mot du jour. - M.Bouhafsi: Plus précisément le hashtag "grippe".
L'épidémie bat son plein et contamine aussi Internet, jusqu'à devenir une tendance. Le virus est devenu viral sur les réseaux sociaux. Les internautes se filment à l'article de la mort, et ça cartonne.
Les vidéos font des millions de vues. Certains ne sont pas du tout dans l'abus. - C'est quoi, cette grippe?
Mais...
Mais...
Mais...
Ce n'est pas possible! J'ai du mal à respirer. Je tousse toutes les 30 secondes.
Toux. - Ne sortez pas de chez vous. Ne sortez pas de chez vous.
La grippe fait rage. Je tousse toutes les 30 secondes. 30 secondes! - J'ai un mauvais pressentiment.
Je pense qu'on va être confinés. - M.Bouhafsi: Pas du tout.
Dans ce tsunami de vidéos de grands malades, il y a même des internautes qui pensent livrer les meilleurs conseils pour aller mieux. - La meilleure manière pour soigner une grippe, c'est de jeûner. Tu jeûnes pendant 1, 2 ou 3 jours, tu bois beaucoup d'eau et tu ne manges rien. - Prenez une carotte, épluchez-la et coupez-la en fines rondelles.
Vous mettez du sucre roux par-dessus. - M.Bouhafsi: Ces vidéos qui regroupent des dizaines de milliers de likes...
On a montré... - P.Lescure: Je connais pas mal de gens grippés. - M.Bouhafsi: On a montré ces vidéos à un vrai médecin.
Ca ne lui a pas du tout plu. - La proposition de jeûner ne modifie en rien la guérison de la grippe. Ca peut, à l'inverse, fatiguer la personne de ne pas manger alors qu'elle affronte une maladie virale et qu'elle a besoin de tous ses moyens pour se défendre.
Le meilleur conseil est d'éviter d'attraper la grippe. Pour cela, faites-vous vacciner, notamment si vous avez un certain âge et que vous avez des comorbidités respiratoires ou cardiaques. - Est-ce que vous avez déjà suivi une recette de grand-mère sur les réseaux sociaux? - Jamais. - M.Bouhafsi: La grippe, cette année, touche particulièrement les moins de 15 ans.
Il faut se faire vacciner. Seulement 10 millions de Français ont été vaccinés par la grippe. Bravo, Babeth. - A.-E.Lemoine: C'est à ça qu'on reconnaît les boomers: ils sont vaccinés. - R.Doduik: Il faut se faire vacciner. - I.Carré: Tous les acteurs sont nosophobiques. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, un mot de plus de 3 syllabes...
La peur des maladies? Après, si on ne peut pas être sur scène... - I.Carré: Ca n'a rien à voir avec l'hypocondrie.
Tous les deux, nous avons plein de médicaments dans notre sac. - R.Doduik: Je suis blindé de médicaments. - A.-E.Lemoine: L'image du jour... - M.Bouhafsi: Vous avez pris de belles résolutions depuis quelques jours? - I.Carré: Absolument pas. - R.Doduik: Si!
Continuer de reprendre...
D'arrêter de fumer. J'ai arrêté de fumer, j'ai repris et je veux arrêter de fumer. - M.Bouhafsi: Le sport est la bonne résolution numéro 1 pour la majorité des Français.
J'en fais partie. Reprendre le sport le lundi de la rentrée, OK...
Ca, c'est facile, mais s'y tenir et revenir le mardi, c'est plus compliqué. Notre reporter s'est rendu dans une salle de sport à Paris. Pour l'instant, les Français sont au taquet.
Ca fait 2 jours de rentrée, on ne va pas se mentir. Hors de question pour eux de s'arrêter, même pour nous répondre. - Ce n'est pas trop difficile, pour une reprise? - Pas trop.
J'ai beaucoup pensé à la reprise pendant les fêtes. - Le sport fait partie de vos nouvelles résolutions? - Je vais poursuivre le plus longtemps possible. - Vous allez mettre combien de temps à éliminer tout le foie gras? - Au moins un bon mois.
J'ai fait pas mal d'excès. - Vous êtes à combien de kilos? - A 15. - Vous pouvez porter jusqu'à combien? - Je peux monter jusqu'à 17, à peu près. - Allez-y.
Le souffle arrive... - M.Bouhafsi: Isabelle, les salles de sport sont surfréquentées en janvier et juste avant l'été, pour le summer body. - Faites du sport assidûment.
Ce n'est pas en faisant un mois de sport qu'on va reprendre une forme physique. C'est un travail de longue haleine. C'est un marathon, pas un sprint. - M.Bouhafsi: Le sport, ce n'est pas que juste avant l'été. - R.Doduik: Pourquoi on sent le jugement? - M.Bouhafsi: Je sais que Laurent fait beaucoup de sport. - A.-E.Lemoine: Là, ce sont de bonnes injonctions. - R.Doduik: Je ne dis rien.
J'ai compris... - A.-E.Lemoine: Laurent, dans votre chambre, au Havre, vous rêviez de devenir qui, ado? - L.Ruquier: Animateur d'une émission radio. - A.-E.Lemoine: De quelle émission? - L.Ruquier: J'ai longtemps rêvé d'être Fabrice, l'animateur de RTL, et après, P.Bouvard, l'animateur des "Grosses Têtes". *-"Les Grosses Têtes" avec L.Ruquier, de 16h à 18h, sur RTL. - L.Ruquier: Bienvenue dans le grand studio de RTL.
Je suis fier de succéder à P.Bouvard, qui a su faire le succès de cette émission. Comptez sur moi pour que "Les Grosses Têtes" vous fassent rire et vous cultivent encore très longtemps.
Merci d'être là à ceux qui écoutaient déjà l'émission et bienvenue à tous ceux qui nous rejoignent. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table, autour du plat préparé par un chef étoilé qui travaille dans un hôtel qui s'appelle Au Coeur du village.
Pour fêter les 10 ans de vos "Grosses Têtes"...
Laurent, c'est un moment que vous pourriez revivre comme un jour sans fin? - L.Ruquier: C'est l'un des meilleurs moments de ma vie.
On m'a interrogé il y a peu sur quels étaient les meilleurs moments de ma vie. Ca en fait partie. Il y a 3, 4 ou 5 jours qui font partie de ces moments...
Quand vous avez été fan, adolescent, d'une émission...
Je demandais à ma mère d'enregistrer l'émission pour pouvoir l'écouter le soir. Je n'imaginais pas qu'un jour, on m'appellerait. C'est Christopher Baldelli, le directeur de RTL à l'époque, qui m'a dit qu'ils avaient pensé à moi pour succéder à P.Bouvard.
Je n'ai pas candidaté. C'est encore plus formidable. - A.-E.Lemoine: Vous avez fait votre 1re vraie émission de radio sur RTL en 1980, dans "On n'est pas des andouilles". - L.Ruquier: C'est vrai que ça s'appelait comme ça...
J'avais oublié. J'avais 17 ans. C'était une émission de 30 minutes.
Un one shot. - A.-E.Lemoine: C'était offert à des fans de RTL. - L.Ruquier: Jean-Bernard Hebey avait lancé un appel aux auditeurs de RTL.
C'était sur RTL. Il a dit qu'il fallait envoyer nos cassettes. Avec un électrophone, un radio-cassettes...
J'ai acheté un truc pour raccorder les 2...
J'ai fait des mauvais jeux de mots... - R.Doduik: Ca, ça n'a pas changé. - L.Ruquier: Je me suis un peu amélioré.
Surtout, j'ai engagé des petits cons qui font pire que moi. - E.Tran Nguyen: L'un des plus jeunes... - L.Ruquier: On s'aime. - E.Tran Nguyen: Vous êtes l'un des plus jeunes sociétaires des "Grosses Têtes", si ce n'est le plus jeune. - R.Doduik: Il y en a eu un plus jeune que moi de quelques mois. - L.Ruquier: Cette tirade qui commence par "ah non, c'est un peu court, jeune homme"... - R.Doduik: Et qui se termine par...
Il cite la tirade du nez de "Cyrano de Bergerac". - E.Tran Nguyen: Là, il a épaté tout le monde! - L.Ruquier: Vous avez pris son meilleur moment.
Rires. - R.Doduik: C'est gentil de votre part.
La plupart du temps, je passe pour un gros con. - E.Tran Nguyen: C'était un rêve pour vous de travailler aux côtés de L.Ruquier? - R.Doduik: Pour tout jeune humoriste qui se respecte...
Les 15-20 dernières années, se faire découvrir par L.Ruquier, c'est un graal. - L.Ruquier: Nous avons une vieille image, à tort...
Il y a toutes les générations dans l'émission. - R.Doduik: C'était une blague, de comparer l'émission à "Jurassic Park".
C'est hyper éclectique. Il y a des nouvelles personnes un peu tout le temps. - A.-E.Lemoine: Il se rattrape comme il peut... - L.Ruquier: C'est ce qui me plaît.
Ca va des jeunes de 20 ans jusqu'à des octogénaires. C'est ça, la vie. "Les Grosses Têtes", c'est la vie.
Il y a des gens de toutes religions, tous genres, tous sexes, toutes tendances, toutes professions... - M.Bouhafsi: Une autre émission fête un grand anniversaire cette année: "Les Enfants de la télé", créée il y a 30 ans.
Vous l'avez présentée. On n'a pas pu résister à la tentation de montrer une de vos premières télés, en 1987... - L.Ruquier: Les mauvais jeux de mots, pour le coup, ils y sont.
La scène se passe dans un hôpital psychiatrique du fin fond de l'Angleterre. "Je suis la cousine de la reine d'Angleterre", crie une malade. "Et moi, je suis le petit frère de Napoléon Ier", répond le suivant. "A la douche, tout le monde!" Cette histoire est presque vraie, si l'on en croit le scandale révélé par un journal britannique.
La famille royale aurait caché pendant 10 ans une cousine de la reine en la faisant passer pour morte. Voilà qui ne fait plus Londres d'un doute...
Les Anglais ont un sens peu commun du droit d'asile. - M.Bouhafsi: "Londres d'un doute"...
C'est pas mal, quand même. - L.Ruquier: C'est très mauvais.
Doduik m'a tout piqué pour la coiffure. - M.Bouhafsi: La chronique s'appelait Comme un s'cheveu sur la z'oupe. - A.-E.Lemoine: Sur la langue... - L.Ruquier: Je n'étais pas très complexé.
Je ne m'en étais pas rendu compte. Ca vous fait rire, vous! Avant qu'on ne fasse vraiment de la radio...
A l'époque, je n'en avais pas fait beaucoup. On ne s'entendait pas vraiment. Pour moi, ce n'était pas un traumatisme.
Un jour, à Europe 1, un directeur, quand j'étais auteur...
Il a fallu qu'un directeur des programmes dise: "Vous êtes nul pour l'antenne, et en plus, vous avez un cheveu sur la langue!" C'est là que je suis allé voir un orthophoniste et que j'ai un peu corrigé...
J'ai bossé pour ça, pas longtemps. Ca a duré à peine un mois. C'est une question de concentration, pas seulement de savoir où placer la langue.
Ca, je sais très bien le faire. Rires. Je l'ai vu dans vos yeux.
C'est une question de souffle, de confiance en soi, tout simplement. Il réapparaît très souvent... - I.Carré: Dans les moments de stress. - L.Ruquier: Si j'ai une première...
Je n'ai pas le trac, mais le cheveu sur la langue revient à ce moment-là. - A.-E.Lemoine: C'est adorable.
C'est le mot du jour. R.Doduik Est sur scène partout en France. "La Joconde parle enfin", c'est à partir du 23 janvier. "La Fille d'un grand amour", c'est à voir mercredi au cinéma, avec F.Damiens.
C'est un très joli film. Le mot "adorable" ne convient pas pour ce film, mais c'est une magnifique histoire d'amour. C'était joyeux, ce dîner. - R.Doduik: Je ne pensais pas le faire avec quelqu'un d'aussi vieux.
C'était super. - A.-E.Lemoine: On a tous très bien fait l'amour.
On conclut cette émission...
Complètement open, Laurent! - B.Chameroy: Bonsoir.
Nous sommes le 7 janvier. Précédemment en France...
Après les fêtes, l'heure est venue de se mettre à la diète. - Nous allons découper et déguster la galette. - Et les couronnes, elles sont où?
J'en veux! - On met des amandes entières. - J'incorpore ma crème glacée.
Vanille, tatin, amande. - On fait mariner avec de la gousse de vanille. - La meringue à l'italienne. - Il y a des fruits confits. - On va décorer la galette avec... - De la farce de cochon. - Qui a la fève? - B.Chameroy: Mais qui a la fève? - Un historien...
C'est Manu! - B.Chameroy: Félicitations, E.Lechypre. - A.-E.Lemoine: Il y a tout, la couronne et tout? - B.Chameroy: Jusqu'au bout.
C'est la période. Hier, comme chaque année à la même période, c'était jour de cérémonie de l'Epiphanie à l'Elysée. E.Macron a coupé la galette.
Une pensée pour la personne à qui il a servi la croûte. Le président a sorti son running gag favori. - E.Macron: Dans une boulangerie, frangipane ou autre...
Je ne rentrerai pas dans des débats homériques. C'est comme entre chocolatine et pain au chocolat...
C'est trop dangereux pour moi. Je ne veux pas rentrer dans la polémique ô combien trop difficile pour moi entre la chocolatine et le pain au chocolat. Je ne voudrais pas rouvrir un conflit sémantique pour expliquer à tous que j'ai dit pain au chocolat et non pas chocolatine.
Il n'y a pas de débat pour savoir si on dit pain en chocolat ou chocolatine. Chez moi, on dit pain au chocolat et pas chocolatine. - B.Chameroy: Si vos enfants sont dissipés, faites donc appel à Super Nanny, qui était l'invitée hier soir de Mayotte la 1ère. - On siffle la fin de la récréation. - B.Chameroy: Il était 19h12 hier quand cette question a été posée à M.Le Pen. - Quelles mesures supplémentaires ajouterez-vous à la loi Mayotte Debout que le gouvernement n'avait pas prévues? - B.Chameroy: Attention, bottage en touche de compète. - J'attends de voir la loi d'urgence.
Comme il n'y a pas beaucoup de réseau, je n'ai pas eu de possibilité de la lire. - B.Chameroy: La belle excuse!
Ca dépend pourquoi. Pour lire des rapports, il n'y avait pas de réseau. Quand il s'agissait, 2 heures avant, de poster un TikTok pour faire sa com...
On se retrouve tout de suite après l'illustration de l'expression "pris à son propre piège". - J'assume. Je suis garde des Sceaux.
Si vous étiez journaliste et rédacteur en chef de RTL, vous ne vous comporteriez pas comme aujourd'hui. - Je suis journaliste et rédacteur en chef... - B.Chameroy: A peine nommé, elle brigue déjà un nouveau ministère... - S'il y avait un ministre des Ascenseurs qui marchent, je serais la ministre des Ascenseurs qui marchent. - B.Chameroy: J.-J.Bourdin se remet difficilement de sa soirée du 31. - Après avoir soutenu E.Macron... 2018.
Pardon. 2017...
Vous étiez... 2018? 2016... 2017... - B.Chameroy: 2095... "Laisse tomber!" Enorme coup de franceinfo, qui a décroché S.Jobs dans son studio. - Vous le présentez comme une simplification, mais c'est une grosse augmentation, non? - Non.
C'est une révolution. Vous n'avez pas compris. - B.Chameroy: C'est vrai que c'est une révolution.
Il y a même une appli qui permet de connaître les horaires des transports. Jingle de la SNCF. - On a le RER qui arrive à La Défense-Gare du Nord en 10 minutes.
Le tramway 3 qui arrive à la Porte Dauphine...
Le tramway 12 qui fait Massy-Evry. - B.Chameroy: En revanche, il y a encore quelques bugs. - C'est 2 tarifs uniques: un tarif de 2,50 euros et un tarif de 2 euros pour le bus et le tram.
Grâce au passe Liberté +... - B.Chameroy: C'est un tarif unique, mais il y en a deux, sauf si tu as le passe, ce qui nous fait un total de...
C'est l'heure du vrac. J'en connais un qui a reçu à Noël le livre "Les Transitions pour les nuls". - Si le budget est une galette, qui est en train de la couper? - Quel est le plus important? - La santé, l'amour... - Et pour Lyon? - On est belges. - Entre le président Kadhafi...
Le ministre...
Il bafouille. - B.Chameroy: Nous sommes le 7 janvier et nous n'en pouvons déjà plus. - Bonjour et bonne année à tous nos auditeurs. - Bonne année! - Bonne année.
Ils répètent "bonne année". - Meilleurs voeux. Bonne année à vous. - B.Chameroy: Encore 24 jours!
Hier, c'était au tour de C.Béchu de présenter ses voeux. - Mesdames et messieurs...
Il soupire. - B.Chameroy: Le malibu de trop. - Mesdames et messieurs... - B.Chameroy: Trop près du micro. ... - B.Chameroy: "Amenez-moi de la Salvetat!" Il avait la flemme d'écrire son discours, donc il a rusé. - Je voudrais, en cet instant, vous saluer toutes et tous. - B.Chameroy: Quand il dit tout le monde, c'est tout le monde. - Je salue les autorités qui sont présentes à nos côtés.
En premier lieu, vous, monsieur le préfet. Avance rapide. Les adjoints, les conseillers municipaux d'Angers... ... - B.Chameroy: Il a fini par commencer. - Le colonel-commandant du 6e régiment... ...
Je salue l'évêque, monseigneur Delmas...
Je vous salue toutes et tous. - B.Chameroy: Et je m'en vais, puisqu'il est 23h30.
A l'époque, je maîtrisais les références où C.Béchu était ministre, mais maintenant, c'est de niche. - La pose de première pierre du pôle sud.
Une ferme photovoltaïque à la station d'épuration des Baumettes, le relais-mairie de la Roseraie, La Maison Bleue, bibliothèque provisoire place Saint-Eloi, l'inauguration de la promenade... - B.Chameroy: Bonne nouvelle: il continue à nous prendre son air pénétré pour faire des envolées lyriques.
Pour vous, c'était des voeux à la mairie d'Angers, mais pour lui, c'était le discours de Martin Luther King. - Je vous souhaite énormément de joie. Je vous souhaite des rêves, des émotions qui vous traversent et avec lesquelles vous vous endormirez et réveillerez parfois. - B.Chameroy: Il n'y avait que C.Béchu pour se retrouver maire d'Angers à l'occasion de la 25e édition de cet événement. - Nous aurons la 25e édition des Accroche-Coeurs. 25 ans déjà, au début du mois de septembre prochain. - B.Chameroy: Bonne 25e édition.
A demain. Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci.
Merci à tous les 3 d'avoir accepté notre invitation. Tout de suite, le doc conso du mardi soir sur le sans-alcool. On n'a pas bu, ce soir, et la fête était folle.
On se tourne vers Nicolas.
Marine Le Pen