Édition spéciale : Gironde, Var... BFMTV au cœur des feux incontrôlables - 23/07
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Questions et réponses
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- 0:32OuverteRéponse directe
Racontez-nous la situation sur place. Plusieurs maisons sont donc déjà touchées, Suzy.
- 2:36OuverteRéponse partielle
On a l'impression d'un feu qui est actuellement incontrôlable.
- 3:43OuverteRéponse directe
Racontez-nous la situation chez vous.
- 4:50OuverteRéponse directe
L'évacuation dans la région, est-ce que votre commune en fait partie ?
- 5:52OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez des consignes à faire passer à vos administrés ce soir ? Et aux touristes ?
- 7:08OuverteRéponse directe
Que vous disent les pompiers ? Quelles vont être les opérations dans les prochaines heures ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44InvitéFait
« Eh bien au moins une avec un toit complètement ravagé. »
- 1:05InvitéFait
« Des pompiers de Gironde bien sûr, mais également venus d'autres départements à l'image de la Mayenne ou encore de Paris. »
- 1:17InvitéFait
« Des flammes impressionnantes, de la fumée tout aussi impressionnante. »
- 1:37InvitéChiffre
« Cette commune de presque 8000 habitants a été en partie évacuée hier et aujourd'hui. »
- 2:07InvitéChiffre
« Au total ce sont 800 sapeurs-pompiers qui sont mobilisés pour cet incendie en Gironde. »
- 2:45InvitéFait
« En tout cas une chose est certaine c'est que pour l'instant il est incontrôlé. »
- 3:57InvitéFait
« La situation d'abord elle est dramatique pour la ville de Lèche-Cap-Ferré et pour la ville d'Ares, elle est inquiétante. »
- 4:24InvitéFait
« Nous avons vécu en 2022 des incendies. »
- 7:20InvitéChiffre
« On sait que les pompiers sont au nombre de 800, qu'environ la moitié d'entre eux sont des renforts. »
- 7:34InvitéChiffre
« Il y a au total environ 20 000 évacuées à la suite de ce terrible incendie. »
- 9:29InvitéFait
« L'objectif des collègues sur place est avant tout de préserver les personnes, la vie humaine, bien évidemment. »
- 10:47InvitéFait
« Les renforts viennent de toute la France. »
- 13:54InvitéChiffre
« Il y a eu 19 000 personnes évacuées au total ici dans la salle des fêtes où je me trouve à Biganos en Gironde. »
- 22:04InvitéChiffre
« À l'heure où nous parlons, c'est 800 sapeurs-pompiers de toute la France qui viennent épauler les pompiers locaux pour lutter contre cet incendie toujours hors de contrôle. »
- 22:42InvitéFait
« On est arrivé à l'état où le feu génère son propre vent, son propre souffle, s'auto-alimente avec tout ce qu'il trouve autour en partant dans des directions qui sont complètement incontrôlables. »
- 33:03InvitéFait
« On n'est pas sortis de l'auberge encore en ce qui concerne la dangerosité du foyer. »
- 33:38InvitéChiffre
« Cinq maisons qui seraient déjà détruites par le feu. »
- 35:45InvitéChiffre
« ils sont 800 à être en train de combattre le feu actuellement. »
- 36:05PrésentateurChiffre
« on relève des rafales à 37 km par heure du côté de l'Age Cap-Ferré, un vent de secteur nord-nord-est. »
- 40:06InvitéChiffre
« Là on est sur 800 sapeurs-pompiers sur le terrain à lutter contre le feu »
- 40:32PrésentateurChiffre
« 800 sapeurs-pompiers qui luttent contre les flammes rejoints par 44 militaires de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris appuyés par 2 Canadair 2 Air Tractor 1 Dash des gendarmes 300 gendarmes qui participent aussi au secours »
- 47:03PrésentateurFait
« on a quand même des forces en France de pompiers qui sont assez réactives assez nombreuses pour limiter la propagation de ces feux qui peuvent très vite devenir incontrôlables »
- 47:15InvitéChiffre
« en Espagne on a eu en 24 heures près de 10 000 hectares qui ont brûlé parce qu'on était complètement dépassé »
- 48:03PrésentateurChiffre
« 2700 hectares qui sont déjà partis en fumée »
- 48:25PrésentateurChiffre
« des flammes d'environ 5 mètres »
Temps de parole
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Bonsoir à tous, notre émission spéciale se poursuit, émission consacrée donc à ces incendies terribles qui progressent en ce moment dans le sud de la France. 3 700 hectares brûlés en Gironde, près de 19 000 personnes évacuées et les flammes se rapprochent dangereusement des habitations sur la copune de l'Eschcapferret. Plusieurs maisons sont déjà toussées, un pompier est blessé. Des incendies en cours aussi dans le Var, les Landes, les Bouches-du-Rhône. On va suivre toute la soirée et en direct l'évolution de la situation avec nos équipes qui sont évidemment mobilisées. Suzy Bernard Menguz, vous êtes donc à l'Eschcapferret. Racontez-nous la situation sur place.
Plusieurs maisons sont donc déjà touchées, Suzy.
Eh bien au moins une avec un toit complètement ravagé. Le feu ici s'est déclaré il y a maintenant plusieurs heures, donc en milieu d'après-midi. Le toit est complètement ravagé. On n'arrive pas à accéder davantage à cette maison mais il semblerait que le toit soit complètement détruit. Et là l'objectif des pompiers c'est éviter que le feu n'aille sur les autres habitations qui sont aux alentours. C'est pour ça qu'ils étaient très fortement mobilisés cet après-midi. Alors des pompiers de Gironde bien sûr, mais également venus d'autres départements à l'image de la Mayenne ou encore de Paris. Nous avons vu les sapeurs-pompiers de Paris arriver il y a quelques heures maintenant.
Des flammes impressionnantes, de la fumée tout aussi impressionnante. Nous portons des masques avec mon collègue Willem car il est très difficile de respirer sans. Et voilà le soleil va commencer à se coucher tout doucement ici et le feu semble être toujours en cours. L'objectif c'est donc qu'il ne progresse pas davantage sur la commune de l'Eschcapferret. Cette commune de presque 8000 habitants a été en partie évacuée hier et aujourd'hui. Beaucoup d'habitants ont été donc redirigés vers des salles communales ou bien ont logé chez des proches. Vous le voyez ces camions de sapeurs-pompiers. C'est un peu le balai ici.
C'est-à-dire des va-et-vient de camions de pompiers qui viennent et qui repartent, qui peuvent aller vers d'autres points car d'autres points sont chauds ici. A l'image du cimetière qui se trouve juste derrière nous et où il y avait des flammes il y a encore quelques minutes. L'objectif c'est donc que le feu ne s'étende pas. Et pour ça il y a plusieurs dizaines de pompiers qui sont mobilisés. Au total ce sont 800 sapeurs-pompiers qui sont mobilisés pour cet incendie en Gironde.
Merci beaucoup Suzy. Avec William Guay en plateau pour en parler. On est avec Ludovic Pingano, ancien pompier, consultant gestion de risque pour BFM TV. Bonsoir à vous avec Gaëlle Musquet, spécialiste de la prévention des risques naturels. Christian Pinaudot, consultant politique forestière et gestion des risques. Et Julien Riflet, journaliste météo et climat pour BFM TV. D'abord un mot avec vous Ludovic Pingano. On a l'impression d'un feu qui est actuellement incontrôlable.
Oui c'est un feu, je ne sais pas s'il est incontrôlable. En tout cas une chose est certaine c'est que pour l'instant il est incontrôlé. Le directeur du service départemental d'incendie et de secours s'est exprimé en fin d'après-midi avec le sous-préfet qui représente le préfet en qualité directeur des opérations et expliquait qu'effectivement c'était un feu qui était plutôt inquiétant, très difficile. Alors c'est le terme utilisé, très difficile à contenir. Qu'est-ce que ça veut dire ? On a beaucoup parlé de feu fixé, c'est que pour l'instant ce feu il est loin d'être fixé. Alors il ne progresse pas très vite mais en tout cas il bouge dans tous les sens.
C'est un feu avec ce qu'on appelle un feu convectif, donc avec finalement des propagations qui sont difficilement anticipables. Et puis on a vu qu'il s'était rapproché de la commune de Lèche-Cap-Ferré et qu'il avait commencé à grignoter sur les habitations malgré les moyens qui pouvaient être déployés pour justement empêcher cette propagation du feu depuis la zone boisée vers la zone d'habitation.
On est avec Xavier Danais, vous êtes maire d'Ares en Gironde. C'est une ville qui est en dessous de Lèche-Cap-Ferré. Racontez-nous la situation chez vous.
Si vous voulez, la situation d'abord elle est dramatique pour la ville de Lèche-Cap-Ferré et pour la ville d'Ares, elle est inquiétante. Alors elle n'est pas encore dramatique, elle est inquiétante. Le feu, la tête de feu qui est sur Lèche-Cap-Ferré paraît à peu près métrivé.
Par contre, la queue de feu continue à s'étendre vers la commune d'Ares dont toute notre préoccupation, toutes nos préoccupations, toute notre attention est portée sur cette queue de feu qui toucherait, qui serait susceptible de toucher notre commune.
Nous avons vécu en 2022 des incendies. Cette mémoire est vive et l'inquiétude ressurgit bien évidemment auprès de la population.
Nous avons objectif aujourd'hui de rassurer cette population. Nous veillons et je sais pouvoir compter sur le professionnalisme des sapeurs-pompiers pour limiter au maximum les perturbations à notre massif forestier auquel nous tenons tant. L'évacuation dans la région, est-ce que votre commune en fait partie ? Ce sont des évacuations préventives pour la plupart ? Alors pour la commune d'Ares, nous n'avons pas encore d'évacuation. Par contre, oui, nous absorbons les évacuations de la ville de l'Âge Cap-Ferré parce que la solidarité est pleine, complète et entière.
Donc nous continuerons à accueillir tant que nous le pouvons, mais de façon modérée, car si toutefois, et ce que je ne souhaite absolument pas, la ville soit touchée, il faudrait que l'on évacue les gens que l'on a accueillis. Donc pour l'instant, nous accueillons le minimum de personnes. Nous accueillons essentiellement les résidences autonomie et les EHPAD dans nos campings qui se sont allégés de personnes puisque effectivement, les touristes, de façon tout à fait prudente, ont délaissé leur campement pour retrouver leur lieu de vie plus sûr. Donc vous surveillez ce feu de très très près. Est-ce que vous avez des consignes à faire passer à vos administrés ce soir ? Et aux touristes ?
Il y a beaucoup de touristes en ce moment dans votre région. Oui, je vous remercie effectivement les consignes. La première consigne, ne gênons surtout pas les forces qui sont aujourd'hui, qui attaquent le feu, nos sapeurs-pompiers. Donc moins nous sommes sur les routes, mieux la circulation sera assurée et mieux notre protection sera également assurée. Donc préservons les déplacements et sauvegardons-nous, c'est-à-dire qu'alsautrons-nous dans nos maisons. Tant que l'ordre des vacations n'est pas donné, restons enfermés. Nous avons aujourd'hui sur la commune d'Arest énormément de fumée, énormément de brèves qui tombent.
Donc même s'il fait un peu chaud, je préfère qu'il fasse chaud, que les ventilateurs fonctionnent plutôt que d'avoir derrière nous des catastrophes. Donc on ne peut effectivement s'accuser qu'avec les fumées de ces L110. Merci beaucoup, monsieur le maire. Je vous souhaite bon courage pour ces prochaines heures. J'imagine qu'elles vont être fatigantes. On va y retrouver Laura Cambeau du côté du Porsche. C'est dans les environs de l'âge Cap Ferret. Vous êtes au niveau du poste de commandement, Laura. Que vous disent les pompiers ? Quelles vont être les opérations dans les prochaines heures ? Oui, en effet. Ici, au poste de commandement, il y a les pompiers qui sont présents.
On sait que les pompiers sont au nombre de 800, qu'environ la moitié d'entre eux sont des renforts. Et on les voit faire des allers-retours. Ici, au poste de commandement, ils viennent se reposer. Et aux côtés des pompiers, il y a aussi toutes les personnes qui ont été évacuées. Il y a au total environ 20 000 évacuées à la suite de ce terrible incendie. Ici, il y a environ 200 personnes qui passeront la nuit. Et puis, il y a ces bénévoles qui sont venus prêter main forte. Alors, vous êtes un groupe d'amis. Racontez-nous d'où vous venez et comment est-ce que ça s'est organisé ?
On vient du Porsche. Après, ça s'est organisé un peu au feeling. Les gens avaient un peu besoin. On est venus le matin tôt pour essayer d'aider, pour donner à manger aux pompiers, etc. Et puis, ça s'est fait tout seul.
Comment est-ce que vous vivez ça ? Parce que c'est vrai qu'on a ce terrible spectacle, ce terrible nuage de fumée toute la journée. On a l'impression qu'il grossit. Eh bien, on regarde et puis on a peur. On se pose vraiment des questions. On pose des questions, surtout aux pompiers. On essaie d'avoir des informations. Mais c'est vrai que c'est compliqué, en fait, de savoir où est la situation. Est-ce que vous craignez justement que cette situation empire et que vous, qui n'avez pas été visée par les évacuations, vous le soyez ?
Ah oui, forcément. Oui, oui, forcément. Surtout qu'on est à côté. On entend qu'ils font ce qu'il faut et on le sait. Et on croit en eux, c'est certain. C'est certain.
Vous l'avez compris, il y a bien sûr un climat d'anxiété ici, avec les personnes qui vont passer la nuit ici, qui nous disent qu'elles ne dormiront pas. Les pompiers, eux, ne dormiront pas non plus, puisqu'ils sont largement mobilisés. Nous les avons vus tout l'après-midi. Ces pompiers sont fatigués, mais ils restent mobilisés, évidemment. Merci. Merci beaucoup, Laura et Sonia Reynaud. On est avec le capitaine Marc-Antoine Rougeau de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. Je crois que vous voyez vous-même sur votre écran, capitaine, les images terribles de cette maison qui a été dévorée par les flammes. Que peut-on en dire ? C'est l'objectif actuel des pompiers ?
C'est d'empêcher de faire plus de destruction ? Oui, alors en effet, l'objectif des collègues sur place est avant tout de préserver les personnes, la vie humaine, bien évidemment. Ensuite, les biens dont peuvent faire partie les habitations comme celle-ci, les animaux et l'environnement. Donc on prend les choses dans l'ordre.
C'est très difficile pour les collègues de prioriser face à un feu avec une telle ampleur, une telle puissance, un tel linéaire de lisière à traiter avec surtout énormément d'interfaces habitat-forêt qui est notre principale source de mobilisation de moyens puisque chaque maison touchée, c'est tout de suite des moyens qui sont bloqués sur place et qui sont moins mobiles pour traiter le reste du chantier. Donc les collègues se concentrent là-dessus. Il y a des maisons brûlées. Il y en a bien plus qu'une malheureusement. Il y en a aussi de très nombreuses, des centaines qui sont protégées. Ça a été dit, c'est essentiel. On concentre notre action là-dessus.
Et je n'oublie pas également le sapeur-pompier qui a été blessé puisque les enjeux humains passeront toujours avant les enjeux matériels. Et les collègues de Gironde confrontés à quasiment la même situation qu'en 2022 qui était déjà catastrophique, deux jours après avoir perdu deux des leurs, sont tous sur le pont, sont tous engagés. Et la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France tient vraiment à saluer les efforts qui sont faits par les pompiers professionnels et volontaires locaux, mais aussi extra-départementaux puisque ça a été largement dit, les renforts viennent de toute la France.
Un pompier effectivement qui est blessé, qui s'est blessé là ces dernières heures dans ce feu en Gironde. Que s'est-il passé ? Est-ce que vous avez des informations sur la façon dont il s'est blessé ? Non, pas à mon niveau. Il a été transporté à l'hôpital. Il faut savoir que sur place, il y a un soutien sanitaire opérationnel. On déploie nos moyens propres pour pouvoir assurer la prise en compte médico-secouriste c'est aussi l'hygiène au feu de nos sapeurs-pompiers. Il y a la lutte, mais il y a aussi toute la logistique qui vient se mettre autour et il a été rapidement pris en charge. Les nouvelles sont rassurantes, mais je n'ai pas plus d'éléments.
Il appartient aux autorités locales de communiquer sur ce qui s'est passé à cet endroit. On a une idée du nombre de maisons détruites par les flammes ? Là aussi, je ne peux pas communiquer à la place des autorités locales sur place. L'heure du bilan viendra. Là, on est engagé dans une lutte terrible. L'horloge tourne puisqu'à l'heure où on se parle, on est bientôt à l'annual aéronautique et il faut que le COS, le commandant des opérations de secours, exploite au maximum les derniers moyens aériens qu'il peut avoir à sa disposition.
Nul doute que des communiqués de presse de la préfecture sur place et du SDIS 33 viendront affiner les chiffres qui malheureusement vont encore être terribles et bien au-delà des chiffres qu'on a actuellement. Qu'est-ce qu'ils sont en train de faire ? Les pompiers, on les observe. Ce sont des images en direct. qui nous viennent de l'Èche-Cap-Ferré. C'est juste au nord du Cap-Ferré et on voit cette maison carbonisée. Mais il y a encore quelques flammes à l'intérieur. Qu'est-ce qu'ils sont en train de faire, les pompiers ? Cette maison, malheureusement, touchée est totalement détruite.
Ils sont en train de faire ce qu'on appelle un noyage succinct pour permettre de traiter les flammes apparentes et d'éviter que le feu ne puisse se propager de cette maison à une autre par la végétation. Ils ne pourront évidemment pas mener un déblay complet de l'habitation comme on aurait pu le faire classiquement puisque rapidement, ils vont devoir être mobilisés ailleurs. Donc, voilà, ils vont s'assurer que les risques sont maîtrisés sur la zone, qu'il n'y a pas de risque de propagation, qu'il n'y a pas de risque secondaire lié par exemple à des bouteilles de gaz et ensuite, rapidement, continuer la lutte.
C'est une guérilla urbaine quand on arrive comme ça dans les quartiers et qu'on doit traiter maison par maison. C'est ce qu'on appelle chez nous les points sensibles, la défense de points sensibles qui est une action particulièrement à risque et particulièrement importante qu'on mène dans les premières minutes dans lesquelles on se présente sur un feu.
Et ça a été dit, la difficulté de ce feu-là par rapport à ce qu'on a pu voir en Valais-du-Rhône ou dans le Var, c'est ce côté tournant, ce côté vent tournant qui fait qu'on a un camping menacé d'un côté et d'un coup, c'est carrément à l'opposé à un quartier pavillonnaire et ainsi de suite et donc, ça nécessite une grosse mobilité des moyens sur place. Oui, il faut s'adapter et le suivre en permanence ce feu qui s'échappe à droite à gauche et ce phénomène des vents erratiques. On va en parler dans un instant avec Julien Riflet mais juste avant, Alexia Avril nous attend à Biganos, toujours en Gironde. C'est là que plusieurs personnes ont été évacuées, c'est ça Alexia ? Oui, exactement.
Il y a eu 19 000 personnes évacuées au total ici dans la salle des fêtes où je me trouve à Biganos en Gironde. Jusqu'à 200 personnes ont été accueillies ici. C'est le cas de Laetitia et Théa avec qui je me trouve. racontez-nous un petit peu comment est-ce que ça s'est passé ces dernières heures ?
Alors écoutez, nous on est là depuis hier soir donc on était dans le camping à côté de Lèche-Cap-Ferret et on a commencé à avoir un incendie au loin. Ensuite, on a eu des cendres qui ont commencé à tomber sur nous. On a aperçu également des flammes au loin et du coup, on a préféré par prudence quitter rapidement le camping parce qu'il y a beaucoup de monde, il n'y a qu'une seule route et on ne voulait pas être en difficulté. Donc on a joué la prudence et on est partis. On a été accueillis à Biganos dans la salle des fêtes et on a été très très bien accueillis. Depuis hier soir, les personnes sont adorables avec nous. Si on a besoin de quelque chose, elles sont présentes.
Et voilà, et on espère par contre pouvoir retourner au camping et profiter de nos vacances rapidement.
Oui, oui, parce que vous êtes ici en vacances normalement jusqu'à la fin de la semaine prochaine. Comment on se sent
quand on commence les vacances comme ça ? Alors, très frustrée parce qu'on attendait les vacances avec impatience. On avait hâte d'y être. Donc voilà, on a eu un peu peur et puis voilà, on espère qu'on va vite retrouver le camping. Néanmoins, on pense aussi aux personnes qui, elles, ont perdu leur maison et c'est beaucoup plus grave pour elles.
Oui, la peur, la frustration, comment on se sent quand on est dans cette situation ?
Là, c'est très triste parce qu'on ne peut pas du coup retourner
et profiter de nos vacances et donc on est dans l'attente pour savoir ce qui va se passer après. C'est aussi une situation impressionnante d'être au milieu de tout ça, d'être évacuée. Oui, c'était en pleine nuit surtout. On a été évacuée à 2h du matin. On a réussi à trouver cette salle et là, on est très fatigué face à la nuit qu'on a passée. On l'entend, la fatigue, la frustration et l'inquiétude aussi de ces personnes évacuées. Il y aura ici, a priori, de nouvelles évacuations puisqu'une nouvelle salle va ouvrir qui pourrait à nouveau accueillir environ 200 personnes. Merci beaucoup Alexis avec Bastien Dufour.
Gaëlle Musquet, on a entendu l'espoir de ces vacancières qui espèrent retrouver le camping très prochainement. En l'état, le feu continue de progresser. Ce n'est pas d'actualité. Oui, on a une grande dose de prudence à avoir sur cette zone. Toute cette zone et pas qu'uniquement à cause des feux. On a des vigilances à cause des pollutions liées aux particules fines. Les fameux PM10 qui font 10 microns et qui, de la vie, date mot, Nouvelle-Aquitaine, on représente aussi un danger, une menace. Ce n'est pas agréable, c'est même dangereux de respirer ces particules fines qui sont irritantes.
Je voulais d'ailleurs ce qu'indique la préfecture de Gironde qui dit réduisez ou reportez les activités sportives intenses en extérieur pour les populations vulnérables et sensibles privilégiées des sorties brèves, évitez les axes à fort trafic et réduisez les efforts et en cas de gêne respiratoire ou cardiaque, contactez un professionnel de santé parce qu'effectivement, il y a ceux qui sont directement confrontés au feu mais il y a les fumées autour et l'air est difficilement respirable. Tout à fait et ce n'est pas prêt de s'arrêter.
Là, ça va fumer toute la nuit, on va avoir des vents qui vont tourner, donc différentes zones, différentes collectivités qui vont être impactées et donc là, il faut rester prudent, vigilant.
Je comprends l'envie des personnes de continuer leurs vacances, c'est légitime, on comprend cette attente tout au long de l'année, mais la doctrine et la consigne actuelle, c'est vraiment de rester à l'écoute des consignes, de rester prudent, d'attendre évidemment avec beaucoup de prudence les consignes éventuelles d'une possibilité de retour dans ces campings et surtout, ne pas négliger la qualité de l'air parce que ces particules fines, même quand on est en bonne santé, quand on y est exposé, on peut évidemment, malheureusement, avoir des complications respiratoires. Ce ne sont pas des fumées qui sont intéressantes à fumer, en tout cas, qui représentent un danger pour la santé.
Et d'où le port du masque. Certains de nos reporters, d'ailleurs, ont dû mettre un masque FFP3 pour se protéger de ces fumées. Je voulais qu'on commente à nouveau ces images. Capitaine Rougeau, vous êtes toujours avec nous. Les pompiers qui tentent toujours donc d'éteindre les quelques flammes qui persistent, mais ce qui est frappant, c'est à quel point il ne reste rien de cette maison. La construction, puisqu'il semble être une maison construite majoritairement en bois, c'est aussi la sensibilité du milieu.
On parle, nous, de défendabilité, c'est-à-dire cette capacité à défendre ou pas un bâtiment en fonction de sa nature, mais surtout en fonction de son accessibilité et du débroussaillement qu'il peut y avoir autour de ce bâtiment. Alors, c'est variable en fonction des zones puisque c'est quelque chose qui est réglementé, qui est pris par arrêté préfectoral en fonction de l'ampleur du risque. Mais, on entendait tout à l'heure les vacanciers avoir de la compassion pour les locaux et les pompiers, le citoyen est le premier acteur de sa sécurité.
Et il faut que les gens aient conscience de ça, soient habitués à ça, sachent ce que c'est que de se confiner lorsqu'on doit se confiner, d'évacuer rapidement lorsqu'on nous demande d'évacuer, sans gêner l'accessibilité des secours, en laissant les portails des maisons ouverts pour qu'on puisse accéder avec nos moyens à un sapeur-pompier derrière si on vient de défendre l'habitation. Tout à l'heure, le collègue parlait également des bouteilles de gaz dans les piscines. C'est une mesure de sécurité qui est très importante aussi pour nous quand on accède.
Et se tenir informé, c'est-à-dire s'abonner en amont en termes de prévention aux comptes institutionnels, suivre le compte réseau sociaux de la préfecture d'où on se trouve, suivre les comptes des collectivités, des mairies qui vont pouvoir donner des informations sur les consignes et le soutien qu'ils vont pouvoir apporter aux populations. C'est très important que le citoyen soit acteur de ça puisque le feu qui tue le moins de pompiers et qui brûle le moins d'hectares, c'est le feu qui n'arrive pas.
Alors après, on en arrive aussi au comportement à risque, au mégot, aux choses comme ça qui sont des choses de plus en plus difficilement acceptables vu notre position à nous quand on voit ces images. Sur l'opération qui est en train de mener ce pompier, on le voit à l'image, c'est très physique j'imagine ? Ah oui, c'est physique de par l'équipement qu'on porte, de par le stress thermique auquel on est exposé, de par la durée de la mission et de l'engagement qu'on va avoir, de par le poids du matériel. Là encore, on est sur une mission relativement statique.
Je vous garantis que lorsqu'il faut grimper la colline avec les tuyaux sur le dos pour aller chercher le feu en phase offensive, c'est encore une autre paire de manches et donc ça nécessite un engagement total que je ne peux que saluer une fois à nouveau de nos sapeurs-pompiers professionnels, de nos sapeurs-pompiers volontaires également, de leurs familles qui subissent aussi leur absence et l'inquiétude pendant ces phases de lutte et on a besoin de vocation.
Aujourd'hui, dans les moyens qui nous manquent, le premier qu'on pourrait citer, c'est le moyen humain, mais ce n'est pas qu'une histoire d'argent, c'est aussi une histoire de vocation, c'est une histoire d'engagement, c'est une histoire de gens qui donnent leur temps en plus de leur activité professionnelle pour aider leur prochain, pour s'engager au profit de la société et on a de plus en plus de mal à avoir des vocations tant pour le volontariat mais aussi pour le recrutement de sapeurs-pompiers professionnels avec de moins en moins de candidats. Donc c'est vraiment un enjeu pour nous. Vous restez avec nous, capitaine. On est avec un autre pompier, Guillaume Millet.
Vous êtes secrétaire fédéral CFDT du SDIS de Gironde. Vous confirmez, vous, ce manque de moyens humains, notamment 800 pompiers mobilisés en Gironde, c'est ça ?
Tout à fait. À l'heure où nous parlons, c'est 800 sapeurs-pompiers de toute la France qui viennent épauler les pompiers locaux pour lutter contre cet incendie toujours hors de contrôle. La nuit tombante ne va pas aider nos collègues sur le terrain. Aujourd'hui, on peut clairement dire que nous sommes dans les quasi mêmes conditions que lors des incendies de 2022 qui ont frappé notre département.
Vous pouvez les comparer d'ores et déjà. c'est d'une violence similaire ?
Oui, c'est d'une violence similaire puisqu'on est arrivé à l'état où le feu génère son propre vent, son propre souffle, s'auto-alimente avec tout ce qu'il trouve autour en partant dans des directions qui sont complètement incontrôlables. malgré la météo sur laquelle on pourrait s'appuyer pour dire que le feu va partir dans tel ou tel sens. Ce feu peut partir dans n'importe quel sens aujourd'hui. Maintenant, de là à dire qu'on fera 13, 15, 20 000 hectares, ce n'est pas une certitude mais en tout cas la forêt des Landes de Gascogne de la Gironde sera saignée à blanc pour quelques années maintenant.
Vous êtes dans quel état d'esprit là ? On a entendu plusieurs pompiers nous dire qu'on n'arrivait pas en l'état à fixer le feu. Qu'est-ce qui fait que c'est si compliqué ? Pourquoi ce feu est-il toujours hors de contrôle à l'heure où l'on parle ?
Ce n'est pas ce feu, c'est les feux de manière générale que ce soit dans le sud-ouest sur la plaine des Landes de la forêt de Gascogne ou sur l'arc méditerranéen avec une une topographie plus vallonnée. C'est la nature, c'est le feu, le feu est quelque chose de naturel. On ne peut pas combattre les éléments naturels, on ne peut pas combattre, on ne peut pas faire face en fait aux inondations, à la pluie, à la grêle, à la foudre et au feu. On ne peut juste que les contenir et les contenir c'est en fait arriver en masse, taper d'entrée quand ça fait mal et c'est la doctrine en fait des feux de forêt en France, en Gironde aussi.
Tout feu naissant doit être la priorité par rapport aux gros feux qui se développent. Donc plus on les tape vite, plus on a des chances de les arrêter.
Est-ce que vous avez plus d'informations sur votre collègue qui s'est blessé dans ce feu en Gironde aujourd'hui ? Son état et comment ça s'est passé ?
Il semblerait que notre collègue blessé soit un collègue de l'extérieur venu en renfort sur une protection de points sensibles. Donc un point sensible, comme vous l'avez dit toute la journée, ce sont des habitations notamment ou des campings ou autre. Une bouteille de gaz aura explosé et effectivement il se serait retrouvé blessé au niveau de la jambe de façon assez sérieuse. Les séjours ne sont a priori pas en danger mais je ne peux pas vous en dire beaucoup plus.
Et sur le nombre de maisons détruites en Gironde ?
C'est pareil, on peut juste avoir un regard sans avoir une certitude sur qu'est-ce qui a été touché, détruit, impacté. Une chose est sûre, c'est que les collègues sur place font le maximum. Les secours ne sont pas indéfinis. à un moment donné, il se peut aussi qu'il y ait des trous dans la raquette. Pas par volonté, non, parce que croyez bien que les sapeurs-pompiers de France et de Gironde font tout pour sauver et préserver les biens après avoir préservé et sauvé les personnes. Aujourd'hui, à l'heure qu'il est, je ne peux pas exactement vous dire quel est le nombre de résidences impactées par cet incendie qui continue de progresser.
Merci Guillaume Millet. Laura Cambeau, vous êtes au poste de commandement juste à côté. Que vous disent les pompiers sur les heures à venir ? Ça va être compliqué, la nuit va être longue. Oui, tout à fait. Nous avons parlé tout à l'heure avec Sonia Reynaud, avec le président du SDIS 33, le président des pompiers de Gironde qui nous disait que les prochaines heures allaient être particulièrement difficiles, très inquiétantes. Il s'inquiète en effet de la nuit qui va venir. Et ceux qui s'inquiètent aussi, ce sont tous ceux qui ont été évacués. Ici, ils sont autour de 200 à avoir été évacués. Nous sommes avec Antoine. Alors racontez-nous ce qui vous est arrivé.
Depuis hier soir, une heure du matin, j'ai été évacué au niveau du camping à la Pined sur l'âge de Cap Ferré. Et apparemment, aujourd'hui, le feu est venu sur le camping. Apparemment, il y aurait quelques mobilhommes de brûlés et là, je n'en sais pas plus. C'est un peu compliqué. Personne ne m'a tenu au courant. J'espère que je n'ai pas été impacté. Parce que j'ai vu un mobilhomme aussi.
J'imagine que vous avez vu quand il y a en effet une habitation qui a été touchée par les flammes. J'imagine que c'est un contexte très compliqué pour vous ?
Je n'ai plus d'affaires. Je n'ai plus rien. J'ai ma famille qui est sur le Porsche. Tant mieux. C'est quand même inquiétant.
Ce que vous me disiez, c'est qu'en fait, il y a votre famille qui habite au Porsche et du coup, tout le monde se retrouve ici en fait.
Pratiquement. Pas toute ma famille parce que j'ai une grande famille. Mais j'ai la plupart de ma famille, mes parents, mes frères, mes soeurs. Je suis venu me réfugier chez mon frère sur le Porsche.
Comment on survit ces heures, ces journées d'angoisse ?
C'est compliqué. On ne dort pas. J'ai dormi deux heures à ce soir midi. Compliqué. J'ai évacué aussi des chiens qu'on avait aussi hier soir. Un chenille sur le Porsche qui a été impacté. Mais bon, il n'a pas été brûlé. Mais bon, on a quand même travaillé toute la nuit. Voilà. Après bon, là c'est compliqué. Ça devient un peu inquiétant.
J'imagine que vous regardez comme tout le monde, il y a cet immense panache de fumée. Oui.
Oui. Je ne peux pas vous dire plus. Franchement, je suis chasseur. J'aime la nature. Et quand je vois comment elle s'envole en l'espace d'une journée, c'est surtout pour la faune. Même les animaux, on n'en parle pas trop, mais il faut en parler aussi. C'est un peu inquiétant.
Merci beaucoup Antoine. On comprend votre émotion, l'émotion de toutes les personnes que nous croisons ici qui regardent désespérément ce feu évolué. Si Laura, Jean-Yves Rosassa, vous êtes maire d'Andernos-les-Bains, vous, vous avez accueilli des personnes qui ont dû être évacuées dans les communes alentours, c'est ça ? On s'est mis à disposition de la commune la plus touchée à la minute. Dès l'instant, dès le premier coup de fil passé par la municipalité de l'Égeoise, nous étions opérationnels dès hier soir.
Et non-stop, la nuit et toute la journée pour faire en sorte d'accueillir toutes les personnes qui décidaient de nous envoyer avec d'abord quelques errements parce qu'on ne savait pas si on devait envoyer d'abord les campeurs ou les sédentaires. Après, il y a eu la difficulté de s'apercevoir que les populations sédentaires étaient touchées. Donc là aussi, il a fallu changer. Nous, on s'est adaptés pour accueillir. Et puis, ce soir, on est là avec eux pour faire manger et dormir. Combien de personnes avez-vous accueillies jusque-là ? Alors, ça a été… Il y avait deux sites d'accueil et ça a été… Il y a eu des…
Non pas une noria de personnes, mais il y a eu des gens qui sont venus et puis qui sont partis. Ils ont eu quelques… Ils ont eu quelques… Il leur a été suggéré aussi d'aller sur Bordeaux, d'aller également à Bordeaux-Lac parce qu'ils se sont aperçus qu'il y a des gens qui étaient prêts à partir, à quitter les lieux et repartir dans leur ville, dans leur région d'origine. Et puis, d'autres sont restés et voilà, on va dire qu'il y a eu… Allez, on va dire qu'il y a eu 300, 300, 400 personnes qui sont venues sur Andernos. Après, je pense qu'il y a eu des sites à Biganos et tout ça. Et comment ça s'organise ? Vous les hébergez où ? C'est des gymnases ? C'est des salles communales ?
Ah oui, oui, c'est spartiate. C'est des lipicaux, ce qu'on appelle les lipicaux. Ils ne vont pas passer la nuit de leurs rêves. Ils vont certainement développer entre eux ces petites approches de solidarité qui sont toujours étonnantes dans ces cas-là. Il y a une forme, non pas de joie ni de gaieté, mais une forme de mise en place d'une sorte d'entraide.
Et nos services, les premiers, nos services municipaux, sont dans une réactivité, ça dans toutes les communes d'ailleurs, ont été élus comme agents d'une réactivité totale pour être immédiatement au top pour leur venir en situation de l'alimentation, tout ce qui peut contribuer à leur faire passer la pilule, parce qu'il y a quand même ce stress important de gens qui sont quand même à qui on a demandé rapidement, il faut évacuer. Ce ne sont pas des maux les plus agréables qu'on a envie de tomber. C'est des familles, c'est des jeunes, c'est... Voilà.
Et là, à l'heure où je vous parle, à moins que vous me posiez la question, mais je sais, j'étais à une réunion de points à l'Age Cap Ferret, on n'est pas sûr, on n'est pas sortis de l'auberge encore en ce qui concerne la dangerosité du foyer. Eh oui, d'où ma question, est-ce que vous allez réussir à dormir un peu ce soir ou ça s'annonce compliqué ? Ah mais oui, on va dormir. Et puis en plus, on se relaie. Les gens qui sont là en même temps que moi, les élus qui sont là, on est là pour 3-4 heures, puis après, on va se relayer, d'autres vont arriver, personne ne va laisser les gens abandonnés dans leur aventure. C'est dans leur aventure.
Moi, le seul problème en ce moment, ce que l'on peut constater, c'est le fait qu'il y a des maisons brûlées à l'Age. C'est le problème qu'on a appris il y a deux heures. Ça, c'est quand même du... On n'a pas vu souvent ça sur les bords du bassin d'Arcachon. Là, il y a eu des dégâts matériels, il y a des maisons brûlées. J'en parlais avec le maire de l'Age il y a quelques minutes. Oui, c'est une nouveauté. Il y a... A priori, ce serait en situation de pouvoir... On pourrait commencer à dire que pour le bourg de l'Age, les choses sont à peu près sorties d'affaires, mais rien n'est moins sûr.
Il suffit que le vent qui est très versatile, ce foyer d'incendie, il s'auto-alimente de manière bizarre, de manière erratique. Et c'est ce qui contrarie le plus les forces de sécurité. Une dernière question, M. le maire, est-ce que le maire de l'Age justement vous a donné un chiffre sur le nombre de maisons touchées à l'heure où on parle ? Je crois que je vous l'ai dit... Je ne vous l'ai pas dit alors. Je crois que c'est cinq. Cinq maisons qui seraient déjà détruites par le feu. Oui, je crois que c'est cinq. OK. Oui, je pense que c'est cinq maisons touchées dont sévèrement touchées. C'est bien ce qu'il m'a été rapporté. Merci. Merci, M. le maire.
Justement, Suzy Bernard-Mengus, vous êtes à l'Age-Cap-Ferret. Il faut bien imaginer cette ville qui est une ville ultra touristique. On est au cœur de l'été et les flammes qui s'approchent dangereusement des maisons et qui a même touché, qui auraient touché cinq maisons, touchées et détruites. Vous ne la voyez pas l'image, vous, mais nous, effectivement, on l'a plein pot devant nos yeux. Il n'en reste rien.
Oui, tout à fait. Nous avons été témoins de la destruction de l'une de ces maisons, notamment de son toit qui a été ravagé par les flammes un petit peu plus tôt cet après-midi. C'était vraiment une scène très impressionnante. Rapidement, les pompiers sont venus sur place et ils ont mis du temps avant de s'organiser. Ils ont d'abord utilisé une bouche incendie qui était située en face de la maison mais ils n'avaient pas forcément accès à l'eau. Alors, il a fallu appeler une entreprise qui a pu leur donner accès à l'eau. Puis, finalement, c'est une lance incendie qui a été déployée. Elle est d'ailleurs toujours en cours d'activité.
Je ne sais pas si vous arrivez à la distinguer sur les images de William Gay qui m'accompagne. En tout cas, ce sont de nombreux pompiers qui se sont mobilisés tout cet après-midi pour tenter de venir à bout de ce feu qui était dans cette maison. Pourquoi ? Eh bien, pour éviter qu'il ne se propage aux autres habitations des alentours. En fait, tout ce chemin ici, le long de tout ce chemin, il y a des habitations et l'idée, c'était que le feu ne progresse pas et qu'il ne progresse pas ensuite dans le reste de la commune. La maison qui se trouve juste à côté a été épargnée et là, les pompiers continuent à combattre le feu pour l'éteindre complètement.
Alors, c'est plus calme qu'en milieu d'après-midi. De nombreux camions de pompiers sont partis. Ils sont rentrés à la casère notamment pour faire le point parfois pour tourner aussi que les effectifs puissent tourner. Des pompiers qui, on l'a vu, viennent de toute la France. On a vu des pompiers qui venaient de Seine-et-Marne, du Calvados, mais aussi des sapeurs-pompiers de Paris, des soldats du feu qui sont mobilisés complètement sur cet incendie puisqu'ils sont 800 à être en train de combattre le feu actuellement.
Si Suzy et William Gué, Julien Riflet du service Météo-Climat de BFM TV, le gros problème c'est que les conditions météo sont très défavorables. Oui, très défavorables et parfois imprévisibles parce que c'est vrai que là, les chiffres que je vais vous donner ce sont les données brutes qu'on a avec Météo France. Là, actuellement, on relève des rafales à 37 km par heure du côté de l'Age Cap-Ferré, un vent de secteur nord-nord-est.
Vous allez me dire 37 km par heure, ce n'est pas forcément beaucoup mais il faut quand même bien comprendre que l'incendie peut créer ses propres conditions météo avec en son sein les températures qui pourraient être élevées, des vents plus violents que ce que je viens d'annoncer là.
C'est vrai que parfois on a des vents tournants, assez tourbillonnaires, on a ces fumées qui peuvent vraiment donner lieu à des pyrocumulus et ces rafales convectives en fait, il faut bien comprendre qu'on a un air brûlant qui monte dans l'atmosphère, on parle d'une ascendance particulièrement puissante avec une colonne convective et ça entraîne en fait les fumées, les cendres ou encore les braises très haut dans l'atmosphère et pour remplacer cet air qui s'élève et bien on a de l'air qui est aspiré de tous les côtés et parfois vers les flammes et ça malheureusement les radars de Météo France ne peuvent pas le prévoir, c'est vraiment des conditions météo très locales avec un incendie qui s'auto-alimente, qui s'auto-entretient et qui parfois renforce les flammes donc il faut vraiment rester prudent et attentif à la situation sur le terrain.
Christian Pinodo, ça rend ce feu absolument imprévisible ?
C'est toute la difficulté qu'elles sont confrontées les pompiers en ce moment. Alors il faut croiser les doigts ou prier le bon Dieu pour que cette nuit le vent tombe parce que c'est des probabilités aussi qui peuvent arriver et c'est souhaitable. Sinon si ça continue dans le sens qui vient d'être décrit avec ces vents tourbillonnants, une espèce de petit cyclone qui s'auto-alimente, il n'y a plus qu'à souhaiter que ça aille du côté de l'océan parce que si ça continue à aller du côté de l'Aige, l'Aige c'est une impasse, n'est-ce pas ?
Ça permettra peut-être aussi de se reposer les questions en matière de prévention parce que pour avoir travaillé dans cette région, c'est des sujets sur lesquels on s'est posé des questions. Ne faudrait-il pas autour des villes comme celle-là avoir des zones tampons ? Vu les circonstances, on a intérêt à y penser plus rapidement aujourd'hui et à prendre les décisions qui s'imposent parce qu'on ne peut pas continuer à fonctionner et réfléchir avec des procédures qui datent de 15 ou 20 ans compte tenu des circonstances auxquelles on est confronté aujourd'hui. Il faut changer complètement de paradigme.
Lieutenant David Sacquet, vous êtes présidente de l'UNSA sapeurs-pompiers parce que le risque là effectivement comme vous le disiez c'est une impasse. Il y a l'Aige-Cap-Ferret et derrière il y a le Cap-Ferret.
C'est ça.
Le Cap-Ferret qui là en l'état est un peu coupé du monde. Les routes sont bloquées. On ne peut pas avoir accès au Cap. L'accès à la presqu' a été fermé. C'est le maire qui l'a décrété un peu plus tôt. Le gros risque là c'est que le vent souffle vers le Cap-Ferret ?
Tout à fait. On a malheureusement une météo capricieuse avec des vents tourbillonnants. Votre collègue l'a dit ce feu convectif qui entraîne des tourbillons de vents chauds et de flammes qui embrasent dans n'importe quel sens. On est d'un côté on est de l'autre. C'est très compliqué. La lutte est difficile pour les sapeurs-pompiers. J'ai une pensée pour le collègue qui est blessé qui a été transporté sur un centre hospitalier. J'ai une pensée pour lui et aussi pour tous les personnels qui sont à l'arrière.
Parce qu'on lutte contre le feu mais à l'arrière il y a énormément de personnel tous les services supports notamment le soutien de l'homme tout ce qui est services médicaux les véhicules infirmiers les médecins et toute la logistique alimentaire technique matériel mécanique c'est des gens qui travaillent dans l'ombre c'est les petites mains mais elles sont essentielles.
Parce que quand on dit d'ailleurs que 800 pompiers sont mobilisés sur les feux en Gironde ça comprend ces gens-là ces gens de l'ombre ou pas ?
Là on est sur 800 sapeurs-pompiers sur le terrain à lutter contre le feu et il y a toutes ces personnes qui sont derrière il y a tous les agents aussi il y a tous les cadres et les officiers qui sont sur le le poste de commandement qui gèrent la cellule d'anticipation qui font un travail extraordinaire pour justement permettre d'évacuer dans de bonnes conditions la population et qu'il n'y ait pas de victimes.
800 sapeurs-pompiers qui luttent contre les flammes rejoints par 44 militaires de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris appuyés par 2 Canadair 2 Air Tractor 1 Dash des gendarmes 300 gendarmes qui participent aussi au secours est-ce que les pompiers les moyens sont suffisants on a le sentiment qu'en l'état on n'arrive pas à venir à bout de ce feu avec ces moyens-là
le feu il n'est pas fixé alors on parle effectivement malgré des moyens importants énormément de moyens ça vient de tous les départements de la région Île-de-France du Maine-et-Loire de la Normandie vous l'avez dit de la brigade des pompiers de Paris parce qu'il faut aussi comprendre qu'il y a ces feux urbains il faut aussi les combattre il y a les gens qui sont sur le feu de forêt et il y a aussi les feux urbains c'est jamais assez les moyens je pense qu'on manque de moyens aériens on manque peut-être aussi de moyens terrestres mais surtout la ressource humaine elle n'est pas intarissable là les gens sont fatigués très fatigués ça fait longtemps ça dure on est en avance on a 3 semaines d'avance quasiment ça va continuer on a eu des épisodes de canicules qui ont augmenté l'engagement de ces personnels et là on est sur un problème de ressources il va falloir faire quelque chose il va falloir faire tourner les effectifs il va falloir faire venir du monde d'ailleurs ça va être très compliqué il faut qu'ils puissent se reposer parce que cette nuit on va continuer à attaquer le feu on va continuer à lutter il n'y a pas que ce chantier là
c'est-à-dire que les moyens qui sont engagés en Gironde il faut imaginer qu'on en mobilise aussi dans le Var donc il faut imaginer l'élongation que ça représente et des choix malheureusement à la fois éthiques moraux logistiques qu'il faut tactiques qu'il va falloir engager ces prochaines heures ces prochains jours et l'Union Européenne d'ailleurs a décidé de venir en aide aux pompiers de Gironde et va déployer trois avions bombardiers pour aider à combattre l'incendie
tout à fait donc c'est que c'était pas suffisant évidemment donc on a le dispositif Rescue qui est déclenché ces trois bombardiers d'eau vont venir appuyer les aéronefs de la sécurité civile et on salue d'ailleurs le travail exemplaire extraordinaire franchement exceptionnel des canadaires des pilotes de canadaires et de tous les bombardiers d'eau c'est très très dangereux ce qu'ils font c'est précis c'est technique et on les salue aussi
c'est très dangereux d'écoper
oui il y a un danger même de faire des largages bien sûr dans la fumée il y a des lignes de tension il y a un environnement à prendre en compte c'est très très très compliqué
et évidemment on va continuer à en parler Aude Fertel nous attend gérante d'une conciergerie à Arès vous gérez plusieurs locations autour du bassin d'Arcachon comment ça se passe là ce soir est-ce qu'il y a un peu de panique chez vos locataires ?
c'est compliqué alors tous les gens qui sont sur la presse qu'il que j'avais moi en tant que locataire sont partis après il y a encore des gens qui sont à l'Aige qui sont à Andernos qui sont à Arès et notamment chez les étrangers ces gens sont assez paniqués d'abord parce qu'en fait nous en tant que français on a la chance d'avoir accès aux réseaux sociaux on a la chance d'avoir accès à la mairie à tous les sites internet pour pouvoir avoir les informations sur l'avancée du feu eux ils n'ont pas ça donc forcément ils se tournent vers leur conciergerie et donc le but c'est quand même de les rassurer et de leur dire notamment sur Arès
et Andernos
que pour le moment tout va bien pour le moment
vous voyez derrière moi voilà j'allais dire on voit derrière vous une colonne de fumée grise qui s'élève vous vous êtes personnellement inquiète ? oui on l'est toujours on a eu on a eu un incendie en 2002 alors en plus nous on est très très proche de la forêt juste derrière donc on a eu un incendie en 2002 en 2022 pardon où il a fallu
qu'on évacue une partie d'Arès nous compris donc forcément ça inquiète un petit peu après je pense qu'il y a moins matière à s'inquiéter ici que sur la presqu'île parce qu'effectivement si le feu passe sur la presqu'île étant donné qu'il n'y a qu'une seule route ça va être très très compliqué mais après encore une fois voilà il y a plein de gens qui ont besoin de soutien ici et notamment chez les étrangers il y a beaucoup d'étrangers sur place ils sont très inquiets
parce qu'ils ne savent pas s'ils doivent rester s'ils doivent partir d'un coup on a du vent on a été dans ce matin c'était clair cet après-midi on a eu de la fumée
tout l'après-midi parce que le vent a changé ce soir c'est à nouveau un peu plus clair même si vous voyez de la fumée derrière moi voilà tout ça c'est très anxieux c'est très inquiétant
et je comprends que ces gens-là qui ont peu d'informations soient un petit peu en panique et décident carrément de partir c'est ce que vous nous disiez pour certains vous qui avez vécu le feu de 2022 est-ce qu'il y a est-ce que vous avez remarqué quand même des changements est-ce que vous avez remarqué des leçons qui ont été tirées de ces feux ou c'est quand même le sentiment que tout ça se répète non alors la prévention elle se fait beaucoup plus rapidement qu'en 2022 après en 2022 on a vraiment été pris de court je pense que là vu la sécheresse qu'on a depuis un certain nombre de mois le manque de pluie les pelouses à part les pelouses qui ont des aménagements d'arrosage automatique sinon les pelouses elles sont toutes cramées enfin les jardins c'est une catastrophe donc je ne vais pas dire que c'était attendu on espérait que ça n'arriverait pas donc je pense que en fait la municipalité enfin les municipalités ont pris et la préfète bien sûr ont pris les dispositions assez rapidement en fonction de la dangerosité de la chose Merci beaucoup de faire tel bon courage pour les heures et les jours à venir là-dessus François Pitrel sur les leçons tirées ou non de 2022 très concrètement qu'est-ce qui a été fait ?
Alors on est dans une région qui est préparée par rapport à d'autres peut-être plus au nord
de la Loire notamment on est quand même plus préparé au feu de forêt c'est-à-dire qu'on est sur des zones forestières où il y a des passages la plupart du temps qui permettent de faire passer des camions de pompiers par exemple il y a des citernes qui sont prépositionnées
à plusieurs endroits dans la forêt en cas de début d'incendie pour intervenir et pour permettre aux pompiers d'avoir des alimentations en eau assez proches pour pouvoir intervenir rapidement donc il y a quand même un dispositif déjà de base sur ce secteur qui en plus de l'incendie de 2022 permet quand même de faire en sorte que ce feu certes très impressionnant certes très dangereux
n'a parcouru entre guillemets que 3000 hectares en 24 heures quand on voit ce qui s'est passé en Espagne par exemple 3700 quand même 3700 c'est énorme
et on s'approche d'habitation mais en Espagne on a eu en 24 heures près de 10 000 hectares qui ont brûlé parce qu'on était complètement dépassé aujourd'hui on a quand même des forces en France de pompiers qui sont assez réactives assez nombreuses pour limiter la propagation de ces feux qui peuvent très vite devenir incontrôlables mais ça ne suffit plus
c'est à dire qu'on arrive dans ce que souvent l'Univovic appelle la limite capacitaire c'est à dire que quand on a un seul front à mener c'est encore possible
là on a le Var on a Biscarosse à quelques kilomètres de là on a ce feu aux alentours du bassin d'Arcachon et plein d'autres départs de feu Les Bouches du Rhône visiblement
qui connaîtraient aussi un début de feu justement vous évoquez le Var on va y s'y rendre on va y retrouver nos journalistes Isor Delagorse vous êtes à Corrance dans le Var 2700 hectares qui sont déjà partis en fumée et une reprise critique de l'incendie c'est ça Isor ?
Oui c'est ça nous on se trouve à Corrance pour vous expliquer il y a toujours des pompiers qui sont mobilisés parce qu'il y a une reprise qui est inquiétante sur une dizaine de kilomètres c'est ce que nous a expliqué l'un des pompiers avec des flammes d'environ 5 mètres vous voyez peut-être sur ces images des fumées aux alentours qui ont pris ce massif dès 15h aujourd'hui et depuis cet après-midi depuis d'ailleurs plusieurs jours en fait il y a des habitants qui sont venus en aide apporter de l'aide ou tenter d'apporter de l'aide aux pompiers notamment en en donnant pardon excusez-moi en mettant de l'eau en apportant de l'eau avec des citernes c'est votre cas Quentin est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi est-ce que vous êtes venus aider les pompiers j'imagine que ça a semblé être une évidence
exactement comme là vous voyez c'est assez difficile d'accès donc les plus gros camions citernes restent en bas dans les villages pour ravitailler les camions donc nous on a 10 000 litres donc 10 tonnes d'eau aux camions on ravitaille soit les tracteurs qui arrivent à monter dans les bois pour aller ravitailler les camions nous on va pas du tout au front de feu ou alors on attend les camions comme ici on essaye de les remplir un maximum le plus rapidement possible pour qu'eux puissent aller combattre le feu après nous on est mobilisés depuis mardi soir que le feu est vraiment bien parti on était principalement à Cotignac
vous avez fait également des évacuations c'est ça vous avez aidé dans quel état d'esprit étaient les habitants que vous avez rencontrés
dévastés dévastés parce que c'était principalement des personnes âgées construit leur maison de leur main depuis 30 ans donc ça a été vraiment très très dur moralement même pour nous parce qu'on les transportait on allait les mettre à l'abri à Carces mais ça a été ça a été vraiment dramatique parce qu'eux ils ont construit leur maison de leur main en 30 ans et ils regardaient leur maison avec les pompiers se faire brûler complètement incapables de faire quoi que ce soit donc nous on essayait de les mettre à l'abri en les rassurant un maximum forcément je pense qu'en les revoyant aujourd'hui ils doivent être dans un pire état parce que l'adrénaline encore leur permettait de tenir et surtout de sauver leurs familles leurs proches leurs animaux principalement mais là à l'heure d'aujourd'hui ils ont tout perdu donc ça va être compliqué de se remettre de tout ça
on voit que c'est une situation qui est compliquée pour des personnes qui sont toujours aussi évacuées merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions et le combat va continuer pour les pompiers ils sont toujours 550 mobilisés ce soir parce que le feu ici dans le Var n'est toujours pas fixé merci beaucoup Isor avec Leni Bocorni merci beaucoup