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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 20 juin 2022 42 min

Législatives : qui pour gouverner avec Macron ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

deux heures de sérieuses discussions pour s'accorder à croire le patron des républicains sur la marche à suivre il n'est pas question ni d'impact avec le gouvernement dit d'une coalition de quelque nature que ce soit nous sommes en opposition à la fois à en marche au rassemblement national et à l'extrême gauche et nous restons sur cette ligne aucun pacte avec le gouvernement musique avertissements aux quelques voix qui se taisent maintenant et qui appelait hier à coopérer avec la république en marche à celle là les poids lourds du parti répondent non non non et si des voix isolées ce que vous en avez entendu dès hier soir d'ailleurs pas pas nombreuses si des voix isolées se risquer à dire que nous serions dans une logique de pacte de gouvernement comme j'ai entendu ce sont des voix qui montent en tout cas elle ne parle que pour elle même pas loin d'avoir échappé au pire dans les urnes perdant sa place de première force d'opposition dans l'hémicycle les républicains entendent pourtant bien redonner son poids politique à la droite satisfait de retrouver l'assemblée nationale et d'avoir montré la résistance très forte des républicains sur une ligne claire d'opposition au maquereau nisme on n'est pas là pour bloquer non n'est pas à vendre donc pas question de rentrer dans une majorité présidentielle pas question d'un accord de gouvernement s'agissant de l'action parlementaire du parti pas question de suivre les extrêmes quant aux propositions des marcheurs nous ne sommes pas des va-t-en-guerre donc on va pas mettre le feu à la maison on respecte les institutions on votera cas par cas sur les textes de lois etc on ne votera évidemment pas de motion de censure et les filles au moment de la déclaration du gouvernement mais je ne vois pas pourquoi on en fait plus rêver d'un nombre suffisant de députés à l'assemblée pour imposer sa loi le parti de droite comptent bien tirer son épingle du jeu au sénat où le groupe ait l'air est majoritaire le paradoxe est l'air à la chapitre que l'on tout de suite avec mes invités béatrice giblin bonsoir bienvenue vous êtes géographe directrice de la revue hérodote jean garrigues bonsoir bienvenue historien président du comité l'histoire parlementaire et auteur de la tentation du sauveur histoire d'une passion française aux éditions payot je sais pas où le sauveur au lendemain d'un scrutin pareil je pense que tout le monde le cher jean daniel lévy bonsoir bienvenue pousser vers le directeur délégué de harris interactive matthieu croissandeau évidemment il rester à mes côtés batterie jib là je commence par ce jeudi le paradoxe parce que les élèves ils sont à la fois affaiblie et renforcée par les résultats d'hier renforcer il faut voir affaibli c'est sûr ils ont quand même perdu la moitié de leur circonscription donc c'est d'ailleurs ce qui est d'ailleurs étonnant parce que à la limite ils apparaissent avec une certaine superbe parce qu'ils savent qu'ils sont en situation de pouvoir négocier ses 310 voix ou 60 voix qu'ils y lisons alors qu'ils sont quand même pris une claque qui est aussi très importante et puis ils ont le sentiment qu'ils vont pouvoir se venger d'une certaine façon vis à vis de macron qui les a quand même fortement affaiblie depuis 2010 est hélas ils vont donner la note si vous voulez d'une certaine façon ils vont faire payer pour surtout que par rapport effectivement au score de pécresse qui était à moins de 5% il pouvait avoir le sentiment que tout était parti sauf que l'ancrage local à payer la incontestable incontestablement il a payé dans des zones qui sont de mon point de vue assez intéressant par exemple il ya plus de l air à paris terminé en appuyant en revanche si vous regardez la haute saône si vous regardez la haute marne si vous regardez la marne je choisi justement cette zone qui est une zone assez en déshérence avec de très faibles densités avec du vieillissement de population c'est à dire le sentiment que forme de désespérance bon et que les lieux l'air qui est là qui est là généralement il lui depuis déjà quelque temps au fond il est presque plus rassurant qu'un candidat et rennes qu'on connaît pas bien et cet ancrage là ce travail avec quelques scènes qui sont d'ailleurs assez bon d'ailleurs je pense au maire de vesoul cc présent donc là ils ont bien ils ont bien tenu si vous voulez en revanche l air sur la côte d'azur mise à part ciotti et quelques autres là ils ont été balayés mais moi je pense d'une certaine façon que reconquête a vraiment servi de marchepied pour conforter et raide c'est à dire que vous aviez tout une l'électorat qui avait du mal à voter rn d'abord parce que l air très longtemps a dit pas question front républicain votent pas et rennes le passage par reconquête avec un zemmour qui a touché un électorat on va dire moins populaire un peu plus chic un peu plus bourgeois je mets des guillemets évidemment ça ça ça a permis à cet électorat-là de basculer sur les rênes au deuxième tour ça les a désinhibé certaines situations c'était plus honteux soit on prend et du coup on a quand même cette bande tout à dans le var dans les alpes maritimes dans l'est dans les bouches-du-rhône enfin c'est tout à fait quand même impressionnant ce ce sud est là alors que sur le nord cet autre chose jean daniel lévy vous n'allez pas répéter ce que béatrice giblin le dire mais quand vous analysez le vote ait l air qu elle qu'elle fait saillant aux ressorts pour nom je pars et péter schep sur la haute saône et sur la haute-marne moi j'ai l'impression qu'ils ont entièrement basculé du côté du rassemblement national en fait moi je me suis pas trompé j'avais l'impression que c'était en tout cas elle est donc effectivement il ya des résistances locales qui sont absolument certaine ce concert est une façon face et que l'axé gauche droite n'est pas complètement éliminé en fait de lui le schéma politique et que quand on interroge aujourd'hui les électeurs et quand on leur demande justement de se positionner sur un axe gauche droite à peu de choses près rien à 20% qu'il ne réponde pas mon à 80 % qui me disent soit qui se positionne à gauche qui soutiennent à droite et voire même avec une proximité partidaire là après la difficulté c'est qu'elle est débouché politique qui peut avoir avec leur appréhension de ce que peuvent être les grands trajets société et la manière dont ça peut se traduire politiquement quoi qu'il en soit les alertes ont vraiment effectuer ce travail d'ancrage local notamment dans des pas forcément dans les grands centres urbains mais dans des endroits justement où emmanuel macron n'est pas entièrement parvenu à pouvoir se construire et donc ce sont des lieux effectivement pour partie mais qui viennent d'être d'être indiquer si on regarde quelques bastions à la moitié des villes de plus de 9000 habitants sont à l'air sept régions sur dix est évidemment on est sur public sénat y avait encore une majorité forte au sénat c'est pour ça que je disais il ya il ya un paradoxe à dire qu'il sorte affaibli du scrutin on est d'accord 40 % de sièges en moins mais y'a c'est encore une forte politique il s'était une force politique d'ailleurs qui a bien résisté au rassemblement national quand on regarde si je me trompe pas je crois qu 25 duels de deuxième tour entre le fn et le rassemblement national entre eux ndlr et les élèves ont gagné 23 de ses 25 confrontations directement avec le rassemblement national jean garé il y a à une personnalité politique dont on n'a pas parlé dans notre premier débat alors qu'on a évoqué le la thématique et leers et edouard philippe et je pense que c'est quand même important de citer son potentiel pouvoir d'attraction pour une partie des députés a l'air quel est-il comment vous l'évaluez ce potentiel pouvoir d'attraction est ce qu'il existe encore dans un parti l air qui semble en tout cas à l'instant t plutôt pencher vers une ligne on va dire ciotti wauquiez oui ça je pense qu'il faut entendre encore rester très brute très frais dans la salle très prudent j'observe il me semble avoir entendu que très récemment gérard larcher le président du sénat a rencontré le président de la république gérard larcher s'est quand même l'homme des négociations c'est comme l'homme qui met de l'huile dans les rouages de rapprochement éventuel entre la majorité ensemble et et les républicains donc je pense qu'il faut encore rester prudent là dessus mais là où vous avez raison c'est qu'il y aura de toute manière au moins deux lignes au sein de ce groupe lr et qu'il ya une ligne qui en aucune façon ne souhaiterait évidemment être phagocyté par par edouard philippe et effectivement pour vous rejoindre il ya beaucoup de cas comme ça où on voit et c'est moi c'est à dire ce que j'avais prédit comme beaucoup qui auraient une résistance de parce que parce que les élections municipales nous l'avait enseigné il y avait une résistance très forte à la fois du parti socialiste et des républicains dans l'est dans les petites communes une résistance évidemment au sénat etc alors edouard philippe par rapport à ça il est il avait il pouvait avoir une position charnière s'il y avait une majorité absolue de weeds d'ensemble qui tenait au groupe horizon ce qui était une éventualité au départ son chien majorité absolue à ce moment là cet horizon était et est pivot le fait d'avoir éventuellement de pouvoir contracter éventuellement sur des majorités d'idées ou à géométrie variable des alliances avec l air le met dans une position où il n'est plus le n'est plus charnière et ça c'est un affaiblissement pour lui c'est un riche chez les riches mais déjà pauvres chez les pauvres et vous l'avez vu hier soir d'un fip vous avez vu françois bayrou hier soir manon et aux curieux et que les poids lourds ceux qui sont censés être et pas de cette nouvelle façon de faire la politique les îles cette défaite n'est pas la leur ils n'ont pas de leçons à en tirer et ils n'ont absolument pas à l'assumer on voit bien que pour l'instant il la laisse à emmanuel macron et e envisagerons peut-être de reconstruire mais ça va poser quand même un petit souci parce que pour faire venir les gens à vous faut vous et métiers quelque chose un signe alors ils ont fait campagne c'est vrai edouard philippe a multiplié les déplacements françois bayrou on a fait on les soupçonnait parfois dans leur propre majorité de faire davantage les déplacements pour eux mêmes que pour que pour la majorité mais il faut qu'ils aient un propos politique fort qui soit autre chose qu'il faut réformer la france et faire les réformes dont la france a besoin qu'il ya peu la ritournelle que chantait doit fil depuis un an là il faut une proposition politique en tout cas un constat un débouché une offre politique forte 6,6 il aspire aux plus hautes fonctions 2027 il ya un moment il va devoir poser un marqueur alors là il est emmanuel macron ce de gérer sa défaite mais ce moment vous devra venir et peut-être sans doute un peu plus tôt kenny qui ne l'aurait imaginé pour les raisons vient d'écrire gens dire que c'est vrai que dans dans un groupe a mûri et ben il a une influence se rabougrit alors on va on va des zooms et un peu on va élargir un peu le propos en revenant un chiffre qu'on s'empresse tous d'oublier à chaque soirée électorale à 20h02 c'est celui de l'abstention 53,79 % c'est plus un point par rapport au premier tour et c'est moins que le second tour de 2017 qui était à 57,36 béatrice giblin faut surtout pas l'oublier soutien à banon il est extrêmement important non parce que en plus c'est une moyenne ce que vous venez de dire ça veut dire qu'il ya des endroits où on est à 70% d'abstention en particulier quand vous regardez certains coins de la seine-saint-denis quand vous regardez les dom là c'est en arrive à des taux d'abstention qui sont vraiment extrêmement près préoccupons là alors on dit toujours bombe à l'assemblée ne représente plus rien ils savent pas ce qui se passe à l'assemblée c'est quand même essentiellement les jeunes mais c'est vrai que c'est très nombreux mais c'est pas quand même non plus que des jeunes alors il ya que les retraités ou là ça va ça va voter sans doute que on a appris depuis très longtemps l'importance du vote je pensais à une dame en face de chez moi 107 ans il était allé voter donc je me dis vraiment ça tient beaucoup mais cette cette question de l'abstention qui était quand même aussi élevé aux présidentielles même si elle était on se rassure c'est plus de 60% bruit d'accord mais enfin on a connu des 80% de participation aux présidentielles donc on est vraiment dans une sorte d affiliation on va dire il y a plus vraiment de partie les potez que je fais c'est que il ya plus d'encadrement si vous voulez je pense que très dans les années 50 ou 60 si on avait demandé un certain nombre d'ouvriers de la métallurgie de la haute marne s'ils savaient exactement ce qui se passait à l'assemblée nationale est ce qu'on y faisait je suis pas sûr qu'on aurait une réponse très claire mais on était encadré par le travail par le syndicat par l'église parfois par l'huma 7 et tous les journaux épigones ya surtout tirèrent des centaines de milliers les gens qui tous les dimanches était sur les marchés étaient présents bref il y avait un encadrement là aujourd'hui il ya plus d'encadrement c'est pas sur les réseaux sociaux vous êtes encadré soit vous êtes dans une bulle soit vous flottez largement alors ça le constat on le partage mais enfin les sections faut bien les invente et voilà mais qu'est ce qu'on peut faire ça sur je ne crois absolument pas aux solutions du genre participation débat regarder les budgets participatifs qui a dans l'est dans les mairies quelle participation dérisoire absolument dérisoires pourtant c'est souvent leur quartier c'est leur impôt pages et il ya toute raison pour se mobiliser et ça se mobilise pas un grand un grand débat oui c'est vrai il ya eu donc pas mal de monde pour aller écrire des cahiers de doléances participer puis après bon comme on en a pas fait grand chose les historiens feront quelque chose de cahiers de doléances mais pour l'instant on n'en a pas fait donc c'est extrêmement difficile là je pense qu'elle parle de vote obligatoire serait une solution jean gary est ce que finalement le le résultat d'hier ne retarde pas la réforme institutionnelle que kiki et est qui qui semblait dans les tuyaux on pourrait on pourrait le penser parce qu'on se dit que à travers ce qui s'est passé dans ces élections législatives finalement le la représentation parlementaire a épousé à peu près le paysage politique français c'est à dire cette tripartition avec le la start-up nationaux au centre où les modérés je préfère ce terme là et d'autres d'autres côtés de forces protestataires radical est entré entre eux d'ailleurs la survivance de ce qu'était le bipartisme qu'on a connu jusqu'à présent donc on pourrait se dire que 7,7 comme on dirait ce retour d'une d'une photographie démocratique ou adéquate à la démocratie pourrait être un élément de réhabilitation au moins de ce contre-pouvoir que doit être le parlement et c'est vrai il faut pas se le nier la spécificité dans ces élections législatives c'est que la majorité des français et notamment les jeunes voient le parlement comme une chambre d'enregistrement de la volonté présidentielle c'est d'ailleurs comme ça au fond des fonds que le général de gaulle l'avait souhaité il faut pas se faire de l'illusion mais en tout cas il ya cette image là mais cette image là et la réhabilitation du enfin un semblant de réhabilitation du parlement ne résoudra pas le problème de la fatigue démocratique de la manière dont les français ne se reconnaissent plus dans les canaux dans les circuits dans les rituels de la démocratie c'est quelque chose qui a calé en train de disparaître il ya beaucoup de travail à faire pour mathieu je changeais il faut rappeler que c'est un mal profond mais c'est pas un mal français non seulement mal qui touche la balle est donc démocratie comme si on était un peu des enfants gâtés de la démocratie est entièrement on vote depuis maintenant soixante dix ans dans des conditions libre et heureuse enfin plus pour certains mais moi c'est un mal qui touche tout le monde un coup d'oeil dans le rétroviseur si on regarde un peu l'histoire de notre vème république on trouve qu'un précédent c'était 1988 regarder il y avait 2 175 députés en 88 pour la majorité présidentielle celle de françois mitterrand évidemment et puis ensuite on a on a des majorités à 470 412 193 est ici à 245 jean garrigues je reviens vers vous une nouvelle fois c'est à l'historien évidemment que je m'adresse françois mitterrand en 81 8 était président michel rocard était premier ministre mais il ne manquait que le 10 mai mais que 14 ça change quand même l'admet ça change énormément de 14 et 44 c'est pas la même histoire sans créer des majorités et puis ensuite on en a parlé dans le premier débat il y avait 1 49 3 qui étaient beaucoup plus faciles à utiliser à l'époque 28 x 28 utilisation sur treize textes on a beaucoup vernet et que enfin michel rocard elle record de man absolue et en plus ils disposaient d'un conseiller juriste guy carcassonne qui est un type exceptionnel et qui est un expert pour trou pour aller trouver des majorités d'idées des majorités à géométrie variable beaucoup en s'appuyant souvent d'ailleurs sur le parti communiste mais aussi sur le sur le centre droit le centre gauche aussi donc donc l'équation n'était pas du tout la même qu'aujourd'hui parce que ce qui pouvait se rallier ils avaient aussi une culture et de gouvernement partager avec ceux qui est qu'ils étaient les communistes avaient été au gouvernement déjà à partir de 1980 donc il y avait des des liens très forts qui pouvaient exister aujourd'hui c'est plus compliqué le fils de michel rocard qui est un homme de combien sur un petit politiquement été pour la discussion l'élaboration de compromis qu'il ne conseillerait pas qu'on me les compromissions donc si on était quand même 17 c'est différent et ça nous amène à parler d'elisabeth bornes évidemment puisqu'on va travailler là la comparaison il avait deux bandes qui a déjeuné avec mm macro aujourd'hui première ministre fragilisé en poste depuis moins de deux mois mais l'opposition réclame déjà sa démission par exemple jordan bardella le président par intérim du rassemblement national je ne vois pas dans ces conditions quand madame borne peut rester à la tête à la tête du gouvernement et comment est ce qu'on peut continuer que la politique sur laquelle était pourtant battu et qui a été rejetée hier par les français qui était la feuille de route des manuels mâcon voilà on parle d'elisabeth bornes maintenant dans ce débat avec steve jourdain pour commencer re bonsoir steve on le disait fragilisé il avait deux bornes après 7 ce scrutin est peut-être elle était nue mais peut-être par son propre score dans le calvados oui la première mini se présentait dans la commune de vire 6e circonscription du calvados au deuxième tour elle était opposé à un candidat de la nuque noël gauchard le résultat on va le voir ça passe ça passe mais ric rac pour elisabeth bornes elle emporte avec 52 46 % des voix les donc élu député pour la toute première fois à l'assemblée nationale ça c'est pour la situation personnelle d'elisabeth bande mais très vite hier après avoir voté la première ministre est rentré à paris direction matignon puis l'elysée pour analyser les résultats du deuxième tour à l'échelle nationale elle a pris la parole dans la soirée à écouter en tant que force centrale dans cette nouvelle assemblée nous devons assumer une responsabilité particulière nous travaillerons dès demain à construire une majorité d'actions il n'y a pas d'alternative à ce rassemblement pour garantir à notre pays la stabilité et conduire les réformes nécessaires donc cette question on a eu la réponse de jordan bardella juste avant que vous n'intervenez il avait deux bandes peut-elle rester à son poste non plus en tout cas pas si l'on en croit la nu manuel bompard a lui aussi appelé aujourd'hui à la démission de la première ministre écoutez le ce qui est certain ce qui est évident c'est que madame ben doit partir elle est là directement impactés par le fait qu'elle n'a pas réussi à constituer une majorité à l'assemblée nationale donc elle peut pas rester en place comme ça comme si de rien n'était et puis on passe à autre chose et puis on fait des petites des petites magouilles des petites discussions comme çà çà çà çà serait pas à la hauteur du sinel qui a été envoyé hier soir alors évidemment du côté de la macro n'y en ait pas du tout du tout d'accord pour le moment elisabeth board n'est pas menacée alors oui il y aura un remaniement ne serait ce que pour remplacer les trois ministres qui ont été battu au deuxième tour la question thomas c'est de savoir si emmanuel macron voudra ou pas procédé est bien un remaniement de plus grande envergure en attendant cet éventuel remaniement d'envergure il avait deux bandes va devoir et très rapidement composer à l'assemblée nationale lui une grande étape à venir pour les abeilles bornes au parlement ce sera le 5 5 juillet le 5 juillet elle prononcera son discours de politique générale aucune obligation pour l d'engager la responsabilité de ce gouverneur son gouvernement à ce moment là mais elle devrait fasse faire face à une motion de censure c'est à dire bien que des députés de l'opposition vont procéder à un vote pour montrer leur désaccord avec la politique du gouvernement et aussi pourquoi pas pour tenter de renverser ce gouvernement attention pour que ça marche il faut que cette motion réunissent une majorité des voix c'est à dire 2 189 députés en l'état actuel des choses ça semble très compliqué et puis dans les étapes suivantes sera pense pas forcément se simplifier c'est ça non à partir du 11 juillet le parlement recommencerait à fonctionner normalement c'est le début de ce qu'on appelle la session extraordinaire et si elle veut faire voter des textes adoptés derrière forme elisabeth bande devra elle aussi revenir 2 189 voix pour obtenir une majorité or aujourd'hui on l'a bien vu le camp macro nist compte 245 députés sur 577 il lui manque donc 44 voix qui seront ses 44 députés où sont-ils que veulent t'ils en échange de leur soutien il faudra regarder public sénat pour le savoir un manque évident on a un très très bon quand c'est il faut terminer merci steve notamment pour ce très bon conseil on comparer tout à l'heure 2022 et 1988 jean daniel lévy la différence c'est qu'eux ils avaient de bandrélé plutôt présenté comme techno voulzy michel rocard un négociateur un homme du compromis et puis surtout un fin politique donc ça peut lui manquait à elisabeth bornes c'est la dimension ça peut lui manquer en fait on a d'ailleurs remarqué que dans l'entre-deux tours des législatives elle n'a fait aucun déplacement en dehors de paris hormis dans sa propre circonscription donc en fait normalement le rôle qui est dévolu au chef de la majorité c'est d'aller soutenir les députés qui sont en difficulté et on a même vu en fait des candidats aux législatives qui pensait il avait de fortes chances de pourra gagner d'aller soutenir leurs collègues ministres on peut penser par exemple à monsieur attal alors même qu' elle n'a pas fait ce type de déplacement ou qu'on l'a pas vu de manière extrêmement manifeste comme étant celle qui allait impulser la dynamique de campagne contacter les élus voir les relais être présente dans la presse et c'est même quasiment en fait que emmanuel macron qu'on a entendues avant qu'il ne parte en roumanie longue c'est effectivement c'est cette première difficulté puis la deuxième difficulté c'est que contrairement à michel rocard si on fait cette comparaison elle arrive avec une histoire politique qui est bien plus vierge que michel rocard lorsqu'il était là en 1988 c'est à dire sur son passé politique n'est pas très clairement identifiés quand on teste sa popularité c'est extrêmement troublant c'est qu'elle a exactement la même popularité que jean castex c'est qu'en fait un peu de choses près dans la l'image rétiniennes aux yeux des électeurs qu'on a interrogés c'est qu'il dise voilà ce que je pense du précédent premier ministre j'ai un nouveau prêt ministre et je vais porter exactement le même type de regard avant et après l'élection sanquer d'état de grâce à des passes et psion qu'ils soient qu'ils soient différents types et le troisième aspect elle a souvent été présenté comme étant quelqu'un qui venait de la gauche comme étant une personnalité qui avait un positionnement politique était ancré et derrière l'écologiste arabe quand vous regardez la structure de confiance aujourd'hui elle n'a pas du tout de soutien de confiance qui vient d'à gauche c'est vraiment l'électorat classique d'emmanuel macron donc avec une surperformance parmi ceux qui se situe proche de la majorité présidentielle est également un très bon score parmi ceux qui sont plutôt à droite sur l'échiquier politique sans qu'elle ait attiré une forme de bénéfice électoral ne serait ce que de 2,7 par deux franges électorale béatrice giblin moi j'ai du mal à imaginer emmanuel macron se séparer d'elisabeth bornes même si on peut y voit là on est en train d'évoquer des raisons d'être objective mais aussi vite ça me semble un peu c'est le poly de façon très complète de ce qu'on a l'habitude de le voir agir il n'aime pas agir sous la pression il n'aime pas être contrainte de répondre à une situation même si la situation est grave et où on s'attendrait à ce que ils prennent la parole parce qu'honnêtement le discours hier soir des d'elisabeth borne était un discours qui ne donnaient pas l'impression qu'on avait pris la mesure du séisme auxquels ils étaient confrontés fr une majorité d'actions bon c'était quand même un peu appelé enfin un peu léger mais je vois pas tout de suite mais on peut se tromper emmanuel macron comme salalah la renvoyer c'est sûr qu'il ya nécessairement un remaniement de toute façon parce qu'il ya trois ministres qu'ils ont battus donc de toute façon faut refaire un remaniement c'est un remaniement si on attire des gens de l air dire qu'il ya des gens qui sont déjà passés chez makro mais je pensais à quelqu'un comme eric woerth par exemple qui peut de nouveau rentrer dans la danse et j'ai été battu 52 ans subissent donc c'est possible il peut avoir récupéré des gens de cet ordre je ne la vois pas tenir longtemps dans disons dans l'aide dur n ont pas ils à sable sans doute pas larroyer parce que il ya une forme d'humiliation enfin et ça je le vois pas faire ça mais la première grande difficulté d'un texte important qu'on n'arrivera pas à faire passer je suis pas sûr qu'elle tienne vraiment longtemps bon ses qualités il faut pas aller trop vite on discute du de la déclaration de politique générale du sang que julie ferrez non mais il semblerait que l'alliance qu'elle veuille en faire alors aller peut faire une déclaration de politique générale sans forcément engagé là réservé ne mentez d'ailleurs ces deux cas soit ut4h également parce que la majorité ne dispose plus que d'une majorité relative et michel rocard on dit pierre bérégovoy n'ya décret sont donc ce sera assez facile de le justifier le regard de du microcosme et de l'opinion par rapport aux qualités d'orateur d'elisabeth borne peut être assez assez dur si on prend l'exemple de michel rocard il avait dit je rêve d'un pays où on se parle à nouveau au filet fait quelque chose qui avait un peu marqué les esprits mais encore parce qu'on connaissait le débit de l'eau regarde mais enfin ça avait marqué les esprits c'est un vrai politique là pour l'instant on n'a pas encore vu une capacité justement de d'emballement de dynamique projetée par elisabeth board c'est pas pour ça qu'elle a été nommée elle a été nommée justement pour faire le travail d'un président jupitérien mais comme le président jupitérien aujourd'hui est confrontée à un cas de figure inédit où il descend de l'olympe elle est plus tout à fait dans le alors c'est une vraie question ça m'a tuer ce que les raisons pour lesquelles emmanuel macron à nommer elizabeth borne à matignon se sont effondrés presse comme un comme un château de cartes ah oui plus rien ne tient il fallait une femme de dossiers bonne technicienne pour faire avancer des réformes difficiles quelqu'un de tenace quelqu'un d'opiniâtres est quelqu'un qui puisse appliquer une feuille de route ce jeudi ça sans aucune notion péjorative parce que c'est parfois difficile d'appliquer une feuille de route et de s'y tenir elle avait ses qualités là aujourd'hui on le voit avec cette majorité toute relative les grandes réformes les grands chantiers mais risque d'être réduit à portion congrue et on a besoin de quelqu'un qui soit plus politique que technicien pour justement essayer de tisser des liens entre des députés hors de la majorité pour voter des textes particuliers après c'était une femme dit de gauche ça sert plus à rien j'ai une gauche à l'assemblée nationale rôle qu à autre que par autre que la macro ni et qu'ils sont plutôt bien représentée et en fer 131 députés donc de macron peut toujours dire et je suis de gauche et de droite qui ne l'a jamais dit d'ailleurs il n'était pas sur cette rhétorique là mais elle peut toujours dit je viens de la gauche les jours de vie et maintenant on va gauche chez nous donc ça ne sert plus à rien et elle était enfin censé incarner une case plus environnementale parce que c'est un ministère où il n'avait pas forcément brillé mais qu'elle avait occupés et puis avait été directrice de cabinet de ségolène royal quand elle était à l'écologie donc c'est quelqu'un qui a quand même en tout cas là une bonne connaissance de ces dossiers là et bien là aussi c'est compliqué elle à sa mise la transition écologique qui vient de tomber au tapis dans la législative bref elle n'est plus la personne qui cochent toutes les cases tout simplement parce que les quinze ont changé les quinze ont changé c'est ce que le dire après si je me trouve pas je crois qu'ils manuel macron a eu du mal à pouvoir trouver et en fait si on écoute ce qu'a dit emmanuel macron même avant le fait qu'il soit nouveau élu président la réplique il avait fixé un cahier des charges qui est assez précis en fait c'est ce que devait être la première mise déjà une femme ensuite avec la capacité à pouvoir mener la transition écologique et environnementale et puis une capacité à pouvoir tenir la majorité et de la compétence donc en fait c'était les quatre critères on a entendu si on prend la presse que d'autres choix s'était d'abord tournés vers voilà qu'à l'été et au final c'est c'est senna me burnand fait et qui est premier ministre le message politique d'une femme c'est quasiment le seul message politique qui a été entendu et est donc si jamais en fait pour une raison ou pour une autre il devait se séparer des bornes je pense qu'il serait très difficile de ne pas nommer une femme à matignon hélas dans ce contexte là le choix en tout cas si on regarde l'expérience passée apparaît comme étant relativement restreint si on se met à la place d'emmanuel mâcon donc ça ça ajoute une difficulté en plus un édifice qui déjà est fragile et le message politique d'une femme il a été entendu pendant trois jours les et flinguer par la sphère abad au goût de tous aujourd'hui mais ça donc c'est mais si jamais elle devait partir ce serait le message il n'y a pas eu d'effet de souffle du fait que seront que ce soit une ferme à matignon parce que bien malgré elle d'ailleurs parce que c'est pas forcément son sentiment premier elle a dû conserver damien abad dans son vernis alors on disait que elle n'allait certainement pas engager la responsabilité de son gouvernement le 5 juillet prochain en revanche elle doit affronter une motion de de censure c'est ce qui a été annoncé par elle fuit la france insoumise et notamment par adrien catelet réélu député du nord on écoute ce qu'il y a 2 clair en tout cas c'est qu'au vu des résultats d'hier elisabeth bornes doit s'en aller je crois qu'elle ne peut pas rester premier ministre pour quoi en l'état alors après dépôt d'une motion de censure écouter parce que le dispositif gouvernemental qui était encore en présence hier a pris une déroute monumental voilà donc il faut en tirer des enseignements politiques alors ce qui est intéressant et là ça me permet de d'ouvrir une nouvelle session dans dans ce débat c'est ce que ça provoque au sein de la nuque cette proposition parce que alors de très très vite on a le premier secrétaire du parti socialiste qui déclare ce n'est pas une position commune à ce stade le fait de déposer devoir voter une motion de censure olivier faure qui était sur france info et là on va le site et je souhaite que toutes les décisions que nous prenons au nom de la nouvelle union populaire écologique et sociale se prennent en commun et non pas du seul fait des uns ou des autres il va pas être déçu bienvenue dans le monde de jean luc mélenchon c'est quand même un paradoxe parce que c'est quelqu'un qui n'a pas été élu dont etc etc etc a acté le fait qu' il changer de position il nous l'a dit je serais plus soit toujours aux combattants mais plus au même poste dans qu'il dit n'est plus il n'est plus député mais c'est lui qui dirige tout c'est à dire qu'il nous dit d'abord il faut qu'ils aient un groupe unique nuque ce qui est totalement contraire y compris même à la connectique qui a été passé aux sensibilités politiques qui existent et qui sont très différents qui ont eux mêmes actes et leurs divergences dans le contrat nul oui c est d'ailleurs à peine on l'a déjà évoqué dans le premier degré mais à peine jean luc mélenchon proposer ce groupe unique que ses alliés disait non c'est d'ailleurs on l'avait tous d'ici sur ce plateau depuis longtemps que ça allait très rapidement exploser les finement que ça c'était et puis et puis cette histoire de motion de censure qui est comme une évidence et moi moi je jeanteur joue au thème de contestation de la majorité non il ya une majorité elle est relative à une majorité nous disait macro n'a pas de majorité de 6 il a une majorité mais elle est relatif donc la justification de la motion de censure a priori une motion de censure c'est quand même un texte alternatif pour proposer quelque chose face à l'as programme gouvernemental qui n'existe pas ou en tout cas qu'on a vu à peine à peine se dessiner donc ces graisses et on voit bien là tout artifice delà de la méthode et on voit bien déjà que la nuque va pas engager ses forces et aussi pessimiste pour l'avenir de la nuque batterie je pense que c'est un accord électoral enfin je ne comprends même pas comment mélenchon qui a obtenu l'accord en dix ans et chacun vous aurez votre groupe bien sûr et ça a été la condition nécessaire absolument indispensable pour qu'ils puissent faire l'alliance or le lendemain matin il et il leur propose un groupe unique ça veut dire quoi un groupe unique ça veut dire qu on contrôle tout le large ans et que on va vous leur distribuer vous pensez donc les autres ils vont jamais avalé une pilule pareil donc ça les met dans l'inquiétude aux aguets ah bah si ça commence comme ça on a intérêt à être bien d'être inspiré peut être un petit port on est tout à fait d'accord surtout pour un résultat pour le ps d'un nombre de nuls ps est lui qui est même un peu inférieur je crois de deux ou trois je ne me trompe pas donc vraiment c'est si en plus ils ont pas les sous pour pouvoir fonctionner enfin c'est oui je pense qu'on va avoir par exemple au moment du pouvoir d'achat puisque on dit que très tôt ses démesures du pouvoir d'achat qui vont être prises ça va poser un problème si tout le monde votre nom citant le rn en disant c'est pas ce qu'on voulait citant la nubie on vote non parce que c'est parce qu'on voulait et pour des gens par exemple le point d'indicé des fonctionnaires la retraite indexées sur l'inflation sa retraite d'eau temps des mesures attendu par beaucoup dévié sur alors ils vont passer pourquoi c'est là cela ça va pas être si ça parce que vous savez les opinions publiques c'est aussi un peu versatile a donc dans un cas on a donné une leçon à maquereau mais dans un autre cas si vous faites pas ce qu'on veut non plus là ça va pas aller aller il nous reste sept huit minutes pour clore ce débat et cette émission on va parler évidemment du succès du rassemblement national mathieu frappé par vous avez été comme nous tous frappés par ce geste inattendu oui parce que le résultat a été un peu occultés par la déroute de la majorité présidentielle qui conservait de majorité il faut le dire jean a raison mais relative et pourtant à mes yeux on est quand même en train de vivre une sorte de 21 avril parlementaire alors l'analogie est forte j'en conviens mais voir l'extrême droite française devenir le premier parti d'opposition à l'assemblée nationale c'est un séisme politique qui vaut bien celui de son accession au second tour de la présidentielle en 2002 d'abord parce que ça a surpris tout le monde vous le disiez à commencer par les membres du rassemblement national le même qui espérait au mieux une cinquantaine de députés dans un scrutin majoritaire à deux tours qui ne leur avait jamais été favorable jusqu'à présent ensuite parce qu'on en a parlé c'est traduit une implantation locale qui dépasse désormais leur traditionnel terre d'élection le fn progresse en voix scrutin après scrutin et s'est trouvé de nouveau bastion déserté par la gauche ou est inaccessible de la macro ni comme la ruralité où la france périphérique et enfin parce que son accession l'assemblée nationale ça parachève un travail de dédiabolisation entamé il ya plus de dix ans par marine le pen le rassemblement national est devenu un parti comme les autres qui fait même plutôt mieux que les autres en vingt ans il s'est quand même qualifié trois fois sur cinq pour le second tour des présidentielles il est arrivé en tête deux fois sur quatre aux élections européennes il s'échange désormais dans bon nombre de collectivités et gère des municipalités même s'il lui manque encore des grands exécutifs locaux et il a finit donc par vaincre le signe indien des législatives en envoyant 89 députés seraient même dix fois plus en 2010 est au palais bourbon oui et je le dis en titre on parlera sans doute durablement de ce séisme du 19 juin avec quelles conséquences politiques mais d'abord l'entrée massive de députés de l'assemblée offrir au parti de marine le pen une forme de respectabilité de notabilisation en occupant des postes honorifiques on a parlé de vice-présidence présidence de la commission des finances éventuellement des questure en jouant le jeu d'une opposition ferme responsable respectueuse des institutions et constructive sur les quatre mots employés par marino peinière soit il va devenir très difficile voire impossible pour ses adversaires de soutenir dans cinq ans que le parti rassemblement national ne fait pas partie du champ républicain rassemblant national veut aussi gagner des moyens dont on a parlé un petit peu tout à l'heure puisque le financement la vie politique est assise en france sur les résultats législatif principalement c'est entre 9 et 10 millions d'euros c'est quasiment le double de la dernière fois on rappelle que le parti est endetté à hauteur de 24 millions d'euros là on parle de 9 à 10 millions d'euros par an donc ça va quand même effacer la dette assez vite et puis il ya surtout il gagnait une tribune un poids politique pour diffuser ses idées mettre en difficulté le gouvernement y atteler questions d'ordre du jour est celle ci siégera la conférence des présidents tout pour reprendre la chronique de ce type tout à l'heure et puis rappelons aussi qu'il sera en mesure de déposer une motion de censure il faut être 58 députés pour ça et de saisir directement le conseil constitutionnel donc séisme avec des répliques pour les autres partis à droite tout d'abord ça donne le tournis c'est désormais le parti de marine le pen qui va faire travailler la poutre selon l'expression consacrée d'edouard philippe et puis le maquereau mais on voit bien que ça va bouger un peu pour tous ceux qui rêvent d'une union des droites dans la macro ni ensuite on l'a vu aussi ça donne le tournis on a quand même vu dès hier soir nice comme eric dupond moretti qui s'érigeait et encore trois mois comme un croquemitaine des lepénistes et qui tente d'amadouer des élus du rassemblement national en disant est ce que vous feriez une des mesures sur une de mes doigts pour la justice c'est quand même un signe et puis enfin même la gauche n'a pas été épargné par ce séisme puisqu'on volant la place de premier opposant au nez à la barbe des insoumis et leur assemblée nationale a fait se lézarder d'une certaine façon en une journée la belle façade de delà du ps donc c'est quand même un sacré c'est jean daniel lévy jouer qu'on parle quand même de des résultats du rassemblement national sur ce plateau choc c'était mercredi vous étiez là mercredi soir et je vous avais parlé des projections en sièges le premier mot vous avez employé c'était le mot prudent j'ai bien fait et vous avez bien fait et bien fait c'est un exercice difficile qui passa pour le disculper ou quoi que ce soit à mon cette fois là c'est un exercice qui est extrêmement difficile où on a en fait eu des rapports de force au niveau national mais il faut qu'on arrive à les projeter dans 577 circonscriptions avec des offres électorales qui sont différentes avec des personnalités qui parfois sont là et puis avec des incidences du fait d'avoir en gros un point de différence en termes d'intentions de vote ça peut emmener 35 sièges de plus pour une formation politique et parfois même de manière mécanique 35 sièges deux mois pour l'autre formation politique donc ça veut dire un écart de 70 donc que ça marche pas exactement comme ça d'ailleurs aussi nettement tout cas c'est juste pour qu'on puisse avoir en fait l'ampleur de la difficulté d'autant plus qu'on était dans des phénomènes ont commencé à avoir effectivement des électeurs qui étaient proches par exemple de jean luc mélenchon qui avaient voté ni ps au premier tour et qui me disait tiens pourquoi je n'irai pas voter est reine dans le cas d'une confrontation entre la nuque baisse entre les rênes pardon et en sort d'ailleurs on allait résultat vous l'avez publié pour rtl et m6 voit le report de voix en cas de duel ensemble rassemblement national on a 49 % des électeurs et l'eire qui votent ensemble et 32% pour le rassemblement national et on a quand on regarde les électeurs de la nuque cette fois-ci 31 % pour le candidat de la majorité présidentielle relative ensemble et 24 % pour le candidat rassemblement national et on va voir un autre cas de duel le duel entre la nuque et le rassemblement national est là donc on sonde les électeurs ensemble 34% qui votre nuque 18% qui votre assemblée nationale et sheller 36% qui vote nul et 27% rassemblement national derrière le ce on l'a déjà dit si c'est le front républicain atrophiée ou mort oui très très très profondément fragilisé parce qu'en face on va on a eu tout un tas de signaux avant coureurs à bastings voilà souvent fait le front républicain ou la défaite du front en appliquant le voyais par une abstention massive ou par une montée des blancs et nuls là c'est un comportement électoral avec qui se produit alors ce qui était déjà on avait déjà eu en fait un premier signe au deuxième tour de l'élection présidentielle dans les outre-mer ou en fait il y avait eu une bascule complète de l'électorat mélenchon premier tour vers les lecteurs marine le pen au deuxième tour alors on s'est dit bon c'est une singularité local c'est lié à des enjeux précis sur les vaccins et cetera là on a un quart des électeurs qui ont voté nul au premier tour et qui déclare dans une confrontation entre le ratio national et la formation politique du président un clic nous allons voter rassemblement national batterie gym là on va terminer avec vous il nous reste un peu moins d'une minute il y en a un autre atout dans la danse dans le jeu de marine le pen c'est la cohérence finalement elle n'est pas au sein d'une coalition d'une alliance elle peut tailler la route puis s'est trompée elle elle est présentée à l'assemblée nationale ce qui n'est pas le cas de mélenchon qui s'est quand même privé d'une tribune jean garrigues l'évoquer sans qu'on comprenne vraiment bien pourquoi c'est elle qui physiquement et va pouvoir tenir véritablement le rôle d'opposant en ayant le plus gros groupe à elle seule alors après il va savoir bien l'utiliser bon elle a quand même pris le métier donc à mon sens elle va savoir faire on termine là dessus merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à cette émission et à ce débat jean garrigues rappel le titre de votre livre la tentation du sauveur on est aux éditions payot jeu