Conflit Israël-Iran : Faut-il soutenir la stratégie de B. Netanyahou ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Comment réagit la classe politique française face à l'escalade entre Israël et l'Iran ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pourquoi la France a-t-elle ordonné de condamner l'accès à quatre stands d'armements israéliens au Salon du Bourget ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a soutenu Israël après son attaque contre l'Iran. Est-ce une rupture avec la doctrine française de 1967 ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Michel Barnier a critiqué la stratégie de Netanyahou. Qu'en pensez-vous ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Y aura-t-il une fumée blanche aujourd'hui à l'issue du conclave des retraites ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Le MEDEF refuse d'avancer l'âge légal à 63 ans. Pourquoi cette position ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Journaliste (Alex)Fait
« Il n'y aura pas d'accord entre les partenaires sociaux sur l'âge de départ à la retraite à 64 ans. »
- 12:00Journaliste (Alex)Fait
« Le dispositif carrière longue de la réforme des retraites de 2023 sera réduit et va concerner moins de salariés. »
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Et avec nous Pablo Pian. Bonjour Pablo. Installation rapide.
Merci d'être là. Rédacteur en chef de la revue Regard et Louis Morin, journaliste politique et réalisateur. Bonjour Louis, merci également d'être avec nous.
On va revenir sur ce qui se passe actuellement entre Israël et l'Iran. 5e nuit d'attaque. L'escalade est inutable.
Comment réagit la classe politique française ? On va en parler dans quelques instants avec vous. Et puis l'autre sujet.
Y aura-t-il une fumée blanche aujourd'hui à l'issue du conclave des retraites dernier jour a priori quoique François Bairou va laisser peut-être un peu de marge. Les partenaires sociaux réussiront-ils à se mettre d'accord et que fera l'exécutif à l'issue de ce qu'onve ? Risque-t-il la censure ?
On va voir ce que vous en pensez Alex. On fera le point avec vous sur ce qui coince et ce qui pourrait marcher. En tout cas, une chose est sûre, il n'y aura pas d'accord entre les partenaires sociaux sur l'âge de départ à la retraite à 64 ans.
Et on en parle dans quelques instants. D'abord, on regarde l'actualité dans nos régions. [Musique] Et l'actualité dans nos région aujourd'hui c'est en scène Saint-Di où c'est ouvert hier le plus grand salon d'aéronautique et de défense au monde le salon du bourget qui se tient pendant une semaine.
Le premier ministre François Bairou s'est rendu et ce premier jour a été marqué notamment par une polémique sur la présence d'industriel de l'armement israélien. On voit ça avec elle Fonseca. Le plus grand rendez-vous aérospatial a ouvert ses portes.
Pendant une semaine, 2500 stands issu de 48 pays différents exposent leurs innovations aéronautiques. À l'honneur pour cette 55e édition, la décarbonation, l'intelligence artificielle, les drones et le thème de la défense. On a plein de nouveautés qui vont être annoncées et révélées pendant le salon.
Je j'emploie le mot fête parce que la grande fête de l'aéronautique qui a lieu une fois tous les 2 ans et cette édition tout à fait exceptionnelle aujourd'hui va attirer beaucoup de monde et en tout cas c'est l'objectif que nous avons en organisant ce salon. Et une première commande commerciale a déjà eu lieu. Le leader européen Airbus signe 40 appareils auprès d'un loueur saoudien.
Comme le vu la tradition, François Bairou a inauguré le salon du bourget. Le premier ministre a même joué le jeu de monter dans l'un des appareils exposés du constructeur aéronautique français d'Assaut. Mais sa déambulation au milieu des exposants a été marqué par un premier incident diplomatique.
Le gouvernement français a ordonné de condamner l'accès à quatre stands d'armements industriels israéliens en les recouvrant de haut bâoir. La France considère qu'il y a là une situation terrible pour les Gazaouis. une situation humainement et du point de vue humanitaire, du point de vue sécuritaire extrêmement lourde.
La France a tenu à manifester que les armements offensives ne devaient pas être présents dans ce salon. Une décision immédiatement dénoncée par le gouvernement d'Israël qui crie à la ségrégation de ses exposants. Un mot d'abord avant de parler de voilà, il y a un petit problème de avant de parler de la question d'Israël sur ce salon du Bourget qui est évidemment une vitrine he pour l'aéronautique et pour la défense et évidemment dans ce contexte géopolitique plus que jamais de la défense.
Pablo euh c'est tout à fait le cas et c'est tout à fait logique qu'il y ait des tensions parce que en vérité il y a deux logiques qui s'affrontent. C'est d'une part la logique de libre marché de dire bon ben voilà, on peut tout vendre, on peut faire des échanges économiques sur à peu près tout. Et puis d'un autre côté, il y a les logiques politiques, les logiques morales et ben du coup est-ce qu'il est est-ce qu'il est bon de continuer à vendre des armes à un pays qui comme ça a été rappelé par le premier ministre François Berou perpétue des des des atrocités sur le territoire Gazaoui à l'encontre de la population palestinienne.
Le choix a été fait par le Premier ministre de dire "Non, ce n'est pas possible. Nous refusons en fait c'est ce mélange des genres. On ne peut pas tout vendre à tout le monde.
On ne peut pas vendre des armes létales, des armes pour d'agression à un pays qui est lui-même agresseur." Non, non, mais c'est c'est pas le sujet. En l'occurrence, le sujet c'est pas de vendre des armes à Israël.
Le sujet c'est que Israël puisse exposer euh ses armements et en l'occurrence le terme qui a été exploité, qui a été utilisé par par François Beou, c'est le terme d'armement offensif. C'est quand même plutôt troublant de la part de de François Beirou d'annoncer cette décision au moment où Israël assure la sécurité du monde en neutralisant la principale menace qui qui pèse aujourd'hui que constitue l'Iran avec effectivement sa volonté d'acquérir l'arme nucléaire. François Beou aurait peut-être été mieux inspiré de ne pas prendre cette décision qui est tout même assez tragique de vouloir occulter, de vouloir neutraliser, de vouloir discriminer les les capacités et et la vitrine israélienne que pouvait que pouvait avoir donc l'État israélien aujourd'hui au cours de salon.
Tous les salons, tous les salons d'armement ont des ont non mais ont des capacités offensives. Je veux dire cette différence entre armement offensive et armement défensif n'a pas lieu d'être. C'est du pur prétexte et ça ne trompe personne.
Donc effectivement je je je pense que ça n'avait pas lieu d'être. En l'occurrence, il y a des grosses différences entre une défense antiaérienne et la capacité à se projeter sur un autre territoire. Euh là où euh je je te suis un tout petit peu, c'est que effectivement euh Israël fait la démonstration de ses capacités à projet euh très loin de son territoire, notamment sur le territoire euh euh iranien qui en l'occurrence n'avait absolument euh rien demandé.
C'est sûr qu'ils ont pas besoin du salon du bourger aujourd'hui pour faire le exactement faire la démonstration de leur de leur force et de leur capacité de nuisance de leur capacité à être un état agressif et guerrier à l'encontre de l'ensemble. On peut pas tout on peut pas tout mélanger la capacité à être un état agressif. Au moment où vous avez un état en l'occurrence le l'Iran qui menace Israël depuis des années, qui expliquent qu'ils veulent les rayer de la carte, ce sont leurs termes, et qui sont en train de mettre tout en place pour pouvoir y parvenir dans les prochains mois, vous pouvez pas dire que c'est Israël qui est dans une position agressive.
Ah c'est simp de de neutraliser l'armement qui est un armement nucléaire qui est en train de se constituer l'Iran. Je le dis et je m'en tiens aux droits internationales et aux résolutions qui ont été votées à l'ENU et notamment ce qui a été décrété au niveau de de l'AIEA. C'est-à-dire que effectivement il y a un problème quant à l'enrichissement de l'uranium sur le territoire iranien.
En revanche, la IA a condamné les attaques d'Israël. Elle considère que la voie par lequel il faut aboutir à une meilleure un meilleur encadrement en fait du nucléaire civil iranien car pour l'instant il est civil. Il est uniquement civil contrairement d'ailleurs au nucléa au nucléaire à toutes les projections démontrent que l'Iran allait accéder au nucléaires militaire.
Mais il n'en demeure pas, il n'en demeure pas moins en fait que aujourd'hui l'Iran est signataire du traité de non prolifération nucléaire contrairement à Israël qui lui a obtenu en dehors de toute norme internationale l'arme nucléaire à priori entre 75 et 400 ogIvres pour l'instant ne l'utilise pas alors qu'on sait très bien que l'Iran s'il l'avait l'utilis sa rien on en sait rien ça mais ce que je veux dire non mais ce que je veux dire c'est que la je finis sur laa dit il faut réussir à obtenir un un c'est par la voix diplomatique c'est par la En fait l'Iran l'Iran est le principal pays qui désorganise la région depuis des années. Pablo, on le sait la résolution la résolution de la fin aujourd'hui le HA c'est les organisations terroristes dans toute la résolution de la crise ne peut pas on on voit on ne crée pas de la démocratie en envoyant des fourgons blindés comme dirait l'autre. C'est-à-dire que ce n'est pas possible envoyant des bombes, en envoyant des tapis de bombes euh sur un sur un pays, on on sur une population parce qu'il y a encore des civils en fait qui sont qui sont en train de mourir.
Euh on les installation militaires qui sont qui sont il y a aussi des civils, il y a aussi des familles. Lorsque vous tuez un scientifique, bah vous tuez aussi sa famille et ça crée nécessairement ça va créer un sentiment de cohésion nationale au niveau du pays. Je pense que genre on va on va droit dans le mur dans enfin Israël va droit dans le mur en provoquant cette crise géopolitique surigu. serait bien curieux de connaître votre solution alors parce que la solution c'est une solution diplomatique c'est le multilatéralisme.
Ça fait des années qu'on le tente. Ça fait des années qu'on tente les solutions diplomatique qu'on tente la destruction en fait de la région. Vo que malheureusement mais malheureusement on arrive à un point on est au pied du mur Pablo si on ne réagit pas maintenant la réalité c'est que demain l'arme nucléaire.
Ça veut dire genre bombarder neutraliser les capacités d'armement nucléair. On a bien compris en fait. On a bien compris ce que vou faire Israë.
Israël bombarde le Yémen, bombarde la Syrie, bombarde le Liban, bombarde la Palestine et maintenant bombarde l'Iran. Bon ben voilà, ils veulent bombarder toute la région, ils vont bientôt bombarder l'Égypte. Ça n'a absolument aucun sens.
Aucun sens. Ça n'a mais aucune réalité y compris pour la défense de la de l'existence du du territoire de de l'État d'Israël. Et on va voir que la classe politique s'empare de ce sujet ici en France.
Alex avec des divergences entre la droite et la gauche. Ah oui, avec finalement un clivage droite gauche qui s'exprime sur ce sujet d'ailleurs qu'on voit ce clivage en plateau, un clivage entre les différents partis politiques. Leur Assemblée nationale à l'extrême droite qui lui est dans un soutien total à Israël, à ses frappes israéliennes contre l'Iran avec et bien aussi la nécessité pour Israël peut-être de faire chuter le régime des Mola. au centre-droit de l'échiquet politique avec cette position gouvernementale de la diplomatie française, on a une sorte de en même temps à la fois appeler appeler et bien rappeler le le droit d'Israël à se protéger face à la menace nucléaire iranienne et en même temps appelé à la désescalade à la retenue.
Et puis en revanche à gauche, il y a une condamnation plus claire de ces frappes israéliennes notamment du côté de la France insoumise. On dénonce la fuite en avant de Benjamin Netaniao dans l'embrasement de la région du Moyen-Orient. Et puis également chez les socialistes, on dénonce une atteinte au droit international avec ce concept nouveau de guerre préventive et on appelle et bien à la diplomatie pour régler cette question du programme nucléaire iranien.
Ça réactive le le clivage droit gauche cette question dans sur les chiquers français Pablo ? Alors, ça réactive le effectivement le le clivage droite gauche, je ne sais pas parce que moi je dirait plutôt que les déclarations d'Emmanuel Macron parce que c'est lui aujourd'hui le le chef d'État, c'est lui le chef des des armées et lorsqu'il a dit que il soutiendrait Israël après son attaque de de l'attaque d'Israël de l'Iran, je crois qu'il est il a il a créé une rupture en fait dans une doctrine qui était une doctrine qui avait été élaborée par Charles de Gaul en 1967. Il l'avait dit de façon très explicite.
Il avait dit à Israël si vous attaquez si vous êtes attaqué les premiers alors nous vous défendrons. En revanche, si c'est vous qui attaquez les premiers, alors nous vous condamnerons. Et c'était bonhommant la doctrine de la France en en la matière depuis 1967.
Tous les présidents s'étaient tenus en fait à cette doctrine golienne. Emmanuel Macron enterre cette doctrine en disant alors même que Israël attaque en premier l'Iran, il dit "Nous défendrons Israël." J'avoue que je je trouve que c'est une rupture très profonde de ce qu'est la doctrine de la France. après et Manuel Bompard à député insoumis a demandé un débat au Parlement sur le sujet avec vote.
Euh et bien je pense que ce serait important parce que vous dites ça réactive le clivage gauche- droite mais pour ça on a besoin d'entendre notre représentation nationale s'exprimer sur ce sujet comme d'ailleurs sur beaucoup de sujets. Le seul problème, c'est que enfin là, on a un double problème déjà, on on il s'agit d'un la politique internationale, souvent on dit que c'est un précaré du du président de la République, ce qui n'est pas nécessaire enfin ce qui n'est pas nécessairement, on n'est pas obligé de considérer, tous les présidents sont pas obligés de considérer que c'est c'est leur précaré. Et la deuxième chose, on sait le peu de cas que fait aujourd'hui le chef de l'État, Emmanuel Macron, de tous ces organes, de toutes ces institutions et notamment du du parlement.
Donc, je trouve ça très dommage qu'il ne le fasse pas. Enfin, je j'imagine qu'il ne va pas le qu'il ne va pas accéder à à sa demande, mais ce serait bien queon puisse avoir ce débat là dans l'enceinte de de l'Assemblée nationale et du Sénat. Avant de nous faire réagir Louis, on va écouter ce qu'on dit l'ancien premier ministre Michel Barnier.
Il était l'invité ce matin de France 2. Je crois pas que changer un régime par la force et de l'extérieur soit une bonne chose. Le peuple iranien sait bien qu'il faut changer ce régime qui qui maltraite quand ce n'est pas davantage les femmes.
Il faut changer ce régime mais ça doit se faire de la part du peuple iranien et pas de l'extérieur. Voilà. Critique la stratégie de de Benjamin Neto.
Non mais très bien sur le principe évidemment Michel Barnier a raison. Ça doit se faire de la part du peuple iranien. Sauf que si on fait ça, on peut attendre parfois des décennies.
Et on voit bien aujourd'hui que malheureusement le peuple iranien ne réussit pas à s'émanciper de lui-même du pouvoir oppressif qu'il subit au quotidien. Et donc la réalité, ça c'est le problème de la droite. Vous avez jamais foi dans les peuples.
Moi j'ai foi dans les peuples. J'ai foi dans leur capacité à s'émanciper en fait. Il faut les aider, il faut aider fin liberté des bombes.
Mais ce peuple, il est opprimé aujourd'hui par un pouvoir qui est un pouvoir dictatorial. Euh voilà, la seule démocratie dans le Moyen-Orient, c'est Israël. C'est ça la réalité, que vous le vouliez ou non.
Mais oui, c'est une démocratie Israël. C'est une démocratie dans lequelle il y a un pouvoir qui est élu. Non, mais ça vous ça vous fait mal de le reconnaître ?
C'est pas le cas en Iran. En Iran, vous avez une dictature qui opprime son peuple. Voilà. et vous avez un peuple qui n'est pas libre et et vous avez une dictature qui est en train d'acquérir des armes de plus en plus importantes, de plus en plus puissantesou.
Euh et effectivement, si aujourd'hui on ne met pas fin à cette escalade dans l'accession à l'armement et et notamment à l'armement nucléaire, ça fait peser une menace non seulement sur toute la région du Moyen-Orient mais sur le monde entier. H ça le problème c'est que lorsque un pays euh tiers attaque un un l'Iran, la la nation iranienne va se va se serrer les coudes. C'est toujours ça qui se passe.
Tout d'un coup, il y a un ennemi extérieur qui est Israël et l'ensemble de la population et les et les mouvements en fait qui pouvaient aller contre ce régime atroce des des molas. Les les mouvements femme vie liberté, les mouvements genre il y a vraiment de une pluralité de mouvements à l'intérieur de la cité iranienne vont se retrouver mouvement exécutés. Pablo mouvement il faut leur donner de la force, il faut trouver les moyens de leur donner de la force leur envoyer au début.
Donc euh ils n'ont pas la possibilité d'agir. Je voudrais juste réagir sur ce que ce que vous avez dit tout à l'heure et ça va peut-être nous faire un un point d'accord pour une fois. C'est c'est ce que vous avez dit sur Emmanuel Macron.
Effectivement la position d'Emmanuel Macron qui est une position finalement du en même temps sur la question israélienne n'est pas une position audible. C'est-à-dire que on voit bien depuis le début de la crise au Moyen-Orient, que ce soit la crise israélo-palestinienne ou la crise avec l'Iran, que Emmanuel Macron joue le chaud et le froid. Un coup, il nous soutient le droit d'Israël à à se défendre et un coup, il critique euh la défense israélienne.
H il le fait probablement pour des raisons intérieures, c'est-à-dire que il réfléchit à son opinion vis-à-vis à l'opinion publique française. Sauf que c'est pas une position tenable. Déjà parce que d'un point de vue diplomatique euh on ne suit plus bien la position d'Emmanuel Macron et en premier lieu, cela agace particulièrement les Israéliens et et puis ensuite c'est pas une position de tenable parce que ce n'est pas audible tout simplement.
La position d'Emmanuel Macron aujourd'hui n'est pas comprise sur le plan international et il n'y a pas de leadership français comme il pouvait y en avoir un euh auparavant justement parce que c'est ambigu. On va passer au second thème de ce club et l'actualité sociale. Aujourd'hui, c'est le conclave sur la réforme des retraites.
Il y aura-t-il ou non une fumée blanche ? Les partenaires sociaux vont-ils se mettre d'accord ? Sans trop se tromper Alex, on peut déjà dire qu'il y aura pas d'accord sur l'âge légal de départ à 64 ans.
Oui, ça c'est une certitude. Le MEDF refuse d'avancer l'âge légal de départ à la retraite à 63 ans. Par exemple, comme ça a été et bien évoqué lors de ces discussions entre les partenaires sociaux.
La CFDT semble avoir acté ce refus du MEDEV dans la négociation, même si le syndicat de la SDFT, on rappelle hein, est contre ces 64 ans. En revanche et bien les syndicats qui sont restés autour de la table dans ces négociations, on rappelle que la CGT et forces ouvrière ont claqué la porte, et bien les syndicats demandent d'abaisser l'âge à partir duquel on peut partir avec une retraite à ta plein, c'est-à-dire sans décote. Si on n' pas cotisé tous ces trimestres de retraite.
Cet âge de départ sans décotes, il est actuellement de 67 ans et les syndicats demandent de laABisser à 66 ans et le MEDEF pourrait peut-être l'accepter. Regardez ce que disait dimanche dans la tribune dimanche le patron du MDEF, Patrick Martin. Je le cite "Abaisser l'âge de départ à plein à 66 ans coûte très cher. 1,2 milliards d'euros en 2035 5,5 milliards d'euros en 2046.
Cela n'aurait de sens que si les organisations syndicales proposent des économies en face à du concurrence. Donc la porte du MEDF est encore ouverte sur ce point de l'âge de départ sans décôtes. Alors quels sont les points sur lequels il y a possibilité d'avoir un accord ?
Ben il y a quand même des points d'accord dans ces négociations, notamment pour que le régime deête des retraites atteigne l'équilibre financier en 2030. C'est-à-dire qu'il faut trouver d'ici là 6,5 milliards d'euros pour équilibrer le régime. En conséquence, le dispositif carrière longue de la réforme des retraites de 2023 sera réduit et va concerner moins de salariés.
Et puis il y a un accord également pour augmenter les pensions de retraite des maires de famille qui ont souvent eu des carrières hachées et donc des pensions plus faibles. Concrètement, leur pension sera calculée sur les 23 meilleures années de salaire au lieu des 25 meilleures années. Donc cela va entraîner une hausse mécanique des pensions de retraite des femmes.
Et alors quel est le point qui coince dans cette dernière ligne droite de discussion ? Il y a un point qui coince en un mot, on le résume par la question de la pénibilité. On va écouter ce matin Marlise Léon, la secrétaire générale de la CFDT.
On a trois sujets qu'on veut voir traiter. La question des femmes, la question des et l'âge. Aujourd'hui, on a traité la première question, la deuxième c'est la pénibilité et on est bloqué à ce stade.
Donc la balle est dans le camp de des organisations patronales et du MEDEF notamment puisque le la CPME a fait des ouvertures et la CFDT fait des propositions, en tout cas des objectifs sur cette question de la pénibilité dans le calcul de la retraite. La CFDT ve rétablir dans le calcul de la pénibilité les critères qui ont été supprimés par Emmanuel Macron en 2017, à savoir le port de charge lourde, les vibrations mécaniques et les postures pénibles. Le MEDF est lui prêt à avancer sur la prévention de l'usure professionnelle mais seulement sur la prévention et pour l'instant cela ne suffit pas pour les syndicats.
Et on va voir évidemment ce qu'il en sort Pablo, est-ce qu'il peut sortir quelque chose de positif de ce qu'on clam ? Ben, je ne le pense pas et euh et je ne le pense pas parce que la question euh sur lequelle euh toute la France en fait s'est euh mobilisé euh en il y a maintenant 2 ans euh c'était euh la question de euh l'âge de départ à la retraite. C'était les la question des 64 ans.
Or, on a bien compris que cette question ne serait pas remise sur le travail ou plutôt elle a tenté d'être enfin ils ont essayé de la remettre sur le travail et puis le président le premier ministre a dit oui puis finalement non. vous pouvez pas vous pouvez pas y y toucher et de toutes les façons les organisations patronales y sont fermement opposées. Or c'est c'est là que ça achope.
J'entends toutes les tous les autres paramètres de sur la question des des retraites pour essayer d'aller vers un mieux vivre de certains retraités qui sont le plus touchés par la pauvreté, par la précarité, par des des petites des petites pensions et c'est tant mieux si la CFDT et les quelques autres syndicats qui ont accepté de rester autour de la table arrivent à avoir des petites avancées mais politiquement le problème qui a mis des millions de gens dans la rue, cette réforme qui a réussi à à quand même à réunir toutes les organisations syndicales, tous les partis politiques de gauche et 80 enfin plus de 80 % des Français selon tout toutes les études et tous et tous les sondages contre ell. Cette réforme c'est c'est elle a elle a elle a acté en fait un un divorce entre une classe politique au pouvoir et la population des Français et la société civile organisée. Et ce lien en fait, il faut le recoudre et pour le recoudre, il faut écouter en fait ce que veulent les Français.
Et là on n' pas l'impression ni que François Berou ni que les différents protagonistes autour de la table n'ont à cœur de vouloir écouter ces Français. Et c'est c'est le problème pour la pour la CFDT et les syndicats de salariés qui sont restés autour de la table, c'est de ne de réussir à ressortir de ce conclave la tête haute. C'estd que s'il signe la moindre chose le le le l'ensemble des des Français, des salariés mais aussi de leurs adhérents vont leur dire "Attendez quoi ?
Vous vous vous sortez de la salle et vous avez pas obtenu de baisse ? Si ça améliore les pensions des femmes, même si ça améliore la pénibilité, ça abaisse la décote. Oui, mais c'est exactement ce que je viens de dire.
C'està-dire que le la question principiel qui est celle des adhérents de la CFDT comme de l'ensemble des Français, c'est la question de la retraite. Et pour ne pas apparaître comme un jaune, va vraiment falloir qu'ils obtiennent énormément de choses. Ça fait ça fait plaisir Publo, vous avez foi dans nos partenaires sociaux.
En tout cas, ce qui est frappant, c'est que lorsque François Baou est arrivé à Matignon, tout le monde lui prédisait le pire, le pire de ne réussir à rien. Et il a lancé ce conclave sur les retraites. Et aujourd'hui, alors je on peut évidemment critiquer le principe même du conclave.
On peut évidemment critiquer euh se dire qu'il il a lancé le bébé finalement euh à d'autres. Mais euh aujourd'hui euh ce conclave est sur le point d'aboutir. Euh bon, certes, certains partenaires sociaux s'en sont exclus, mais vous savez quand on participe pas au aux discussions, on a toujours tort au final, hein.
Fuir, c'est jamais la bonne solution. Euh et et surtout François Beou a a mis un objectif fort, c'est-à-dire que ce système soit à l'équilibre. Donc finalement, les partenaires sociaux qui étaient les premiers à critiquer la réforme des retraites aujourd'hui se retrouvent à devoir résoudre eux-mêmes l'équation, ce qui finalement n'est pas si simple.
Et ils s'en rendent compte parce que même avec euh la réforme de 2023, euh le régime est déficitaire. Même avec la réforme de 2023, on a un déficit de 0,4 % du PIB en 2030. Alors, comment on fait ?
C'est bien beau de dire il faut revenir un un âge de départ à la retraite anticipé mais si on on est pas à l'équilibre on fait comment ? On augmente encore les les contributions obligatoires. C'est ça la solution.
Alors qu'on est déjà le pays avec les contributions obligatoires les plus élevées d'Europe. Oui. C'est donc impacter notre productivité.
Perdre perdre en productivité par rapport aux autres aux autres pays européens. C'est socialisé en plus importante effectivement de nos dépenses. C'est pas tenable.
Voilà, Pablo, on le voit bien. Non, mais les chiffres sont les chiffres sont clairs. Voilà, un et vous l'avez vous l'avez cité brillamment tout à l'heure, 1,2 milliards d'euros de perte en 2030.
Comment on fait ? Comment on fait ? C'est quoi les solutions ?
Effectivement, moi je veux bien qu'on dise qu'il faut encore plus alors un déficit de 6,5 milliards d'euros en 2030 qui est prévu. 6,5 milliards d'euros encore davantage et vous avez raison de le souligner. Mais le le problème principal, c'est que dans un pays comme la France où on a des inégalités en fait qui sont criantes et qui en plus vont croissant entre les plus pauvres, entre des travailleurs qui qui aujourd'hui n'arrivent même pas à terminer la la fin du mois en pouvant se loger décemment et se nourrir décemment et d'autre part des ultra riches qui continuent en fait à s'engraisser sur le dos des travailleurs. tant qu'on aura ça, non mais tu auras beau enfin vouloir proposer tout ce que tu veux, les gens diront "Non, on ne veut pas on ne veut pas en fait de cette société." La solution la solution pour mettre fin pour mettre fin à ces problèmes de pauvreté, c'est pas de s'attaquer au plus riches, c'est d'augmenter la richesse produite en France.
C'est ça la solution. En fait, tu comprends pas ce que je dis. C'est pas il y a la question en fait de la pauvreté et de la précarité qui est une vraie question et il y a la question de des inégalités et donc derrière de l'égalité qui est pas la même question.
Le problème c'est que tant qu'il y aura des gens en fait qui sont pauvres et des gens qui sont mais immensément riches, aujourd'hui on a des gens on a des écarts en fait de richesse entre le français le plus pauvre et le français le plus riche mais qui sont complètement déments. Donc et et aujourd'hui qu'est-ce qu'on dit ? beaucoup moins travailler beaucoup moins dans d'autres pays beaucoup moins beaucoup moins que dans d'autres pays.
Euh on a on a l'homme donc gen je vois pas comment on peut faire moins que dans d'autres pays. C'est ça c'est non selon les classements c'est c'est discutable. en fait.
Oui, mais mais quand vous regardez le nombre de milliardaires tout simplement par rapport à la population française, c'est quand même beaucoup enfin non mais peu importe pour term Non mais juste est-ce que est-ce que ça va alors il y a la question entre partenaires sociaux mais est-ce que ça va être aussi une question à gauche hier on avait Éric Cocrel sur ce plateau qui disait que c'est là-dessus qu'il va juger le PS est-ce que oui ou non ils censuront le gouvernement à l'issue de ce conclave c'est une vraie question parce qu'effectivement le le le PS alors faut pas oublier que le PS en 2000 enfin sous le quinquena Hollande, ils avaient initié la réforme qui était portée par Marisol Touren qui était à l'époque ministre des affaires social et qui peuprou augmentait le nombre d'annuités, c'était année après année, il rajoutait des trimestres donc qui était un peu des prémisses en fait de la réforme Emmanuel Macron de 2022 et pour l'instant je ne les ai jamais entendu revenir en fait sur cette proposition qui avait été faite par Marisel Touren et le gouvernement de de François Hollande. Euh donc on sait pas trop en fait sur quel pied de danse, on sait qu'ils écoutent énormément la CFDT qui sont qu'ils en sont très proches. Et si la CFDT demain dit bon bah c'est bon genre à l'issue du conclave, on est content, la le Parti socialiste pourra s'appuyer en fait sur ce syndicat qui, je le rappelle, est le premier syndicat en nombre d'adhérents de salariés pourra s'appuyer dessus pour dire bon bah voilà, on est on est raccord avec la CFDT et on ne censurera pas le gouvernement.
Après, si Marie Léon sort du conclave en disant euh on s'est fait avoir, on s'est fait flouer, euh là effectivement, on voit mal comment le Parti socialiste derrière pourrait ne pas censurer avant le 8 juillet le gouvernement. Pablo a raison. Il y a évidemment les les questions des rapports avec les partenaires sociaux, mais il y a des questions aussi beaucoup plus politiques qui vont peser dans la balance pour le Parti socialiste et notamment son rapport aujourd'hui avec avec LFI.
On sait très bien, voilà, s'il y a une censure euh ça ouvrerait euh la voie potentiellement à une nouvelle dissolution et à une nouvelle élection. Euh qu'en serait-il des nouveaux équilibres ? Est-ce que finalement cela ne serait pas à même de renforcer encore davantage la France insoumise au détriment du du Parti socialiste ?
C'est un risque évidemment qui pèse et qui est estimé avec beaucoup d'attention aujourd'hui par le Parti socialiste. Et on signera bien sûr tout ça. Vous restez avec nous avant de se quitter comme tous les jours, on regarde ce qui est la une de vos gens de région. [Musique] Et Alex, on parle du nucléaire dans cette revue de presse régionale et de la guerre entre Israël et l'Iran.
Ah oui, alors que les frappes entre l'État hébreux et le régime iradien se sont poursuivis la nuit dernière. L'effrayante engrenage à la une de la dépêche du midi. C'est une fuite en avant de Benjamin Netaniaou estime le journal La Marseillaise après les guerres menées par Israël à Gaza et au Liban.
Euh fragilisé par ses frappes israéliennes, le régime iranien peut-il euh tomber ? Euh s'interroge le journal Le Dauphiné libéré, car euh au-delà euh de neutraliser le programme nucléaire iranien, et bien la chute du régime des Mola, c'est un objectif qui devient de plus en plus clair pour euh le Premier ministre israélien qui a affirmé que son pays était, je cite, en train de changer la phase du Moyen-Orient et que la mort du guide suprême iranien Lalatoya, Layatola pardon, Aliraméney mettrait fin au conflit. Un mensonge d'État, la une du télégramme.
Ah oui, la commission d'enquête de l'Assemblée nationale euh sur les essais nucléaires de la France mené en Polynésie rend ses conclusions aujourd'hui. Plusieurs mois d'audition qui devraient euh montrer comment les autorités françaises ont menti sur les dangers des essais nucléaires réalisés et bien dans l'archipel polynésien entre 1966 et 1974. des tirs qui ont exposé aux substances radioactives la population locale et puis aussi le personnel militaire opérant à cette époque.
Un exemple, un tir nucléaire de forte puissance qui a été réalisé en juillet 1974. Le nuage radioactif n'est pas allé dans la direction prévue par les météorologues mais a atteint l'île très peuplée de Tahiti. On parle d'un autre chantier nucléaire beaucoup plus sécurisé, celui d'Ither à Cadarche, c'est dans les bouches de Ron.
Oui, le journal Varmatin propose un reportage au cœur du réacteur IER, enfin du projet du chantier de réacteur. Un projet international qui vise à maîtriser la fusion nucléaire. Un réacteur qui s'annonce gigantesque.
Il aura une hauteur de 5 étages et sera composé de 9 secteurs. Un secteur de réacteur, c'est 1400 tonnes. C'est vous dire, avec au total 1 million de pièces dans ce qui s'apparente un puzzle géant.
Un cadre du chantier iter le décrit comme l'alliance du gigantisme d'un chantier naval et de la précision millimétrique de l'horlogerie. Reste maintenant à maîtriser le plasma issu de cette fusion nucléaire, ce qui n'est pas encore le cas. Enfin si, mais seulement pendant 22 minutes.
On a encore des progrès scientifiques à faire et donc ce reportage il est à lire dans Var Matin. On finit par l'épreuve du bac philo. C'était des centaines de milliers de lycéens qui l'a passé hier.
Et oui, comment penser sans chat GPT ? La question qui est posée à la une du journal l'Alsace. Alors en tout cas, au lycée Bartoldi de Colmar, les lycéens n'avaient pas l'air stressés par cette épreuve de philosophie car certains ont eu recours à Chat GPT.
Alors pas pour philosopher mais juste avant l'épreuve pour calculer les notes minimales requises pour pouvoir obtenir leur baccalauréat. Et par exemple Yanis en fait partie, je le cite, il faut que j'obtienne un 5/ 20 dans chaque matière pour avoir mon bac. Cela fait diminuer un petit peu la pression mais peut-être aussi diminuer un peu la la motivation.
Donc voilà. Merci beaucoup. Merci Alex.
Merci pour cette vie de presse. Merci beaucoup Pablo et Louis d'avoir été avec nous pour ce club. Merci à tous de nous avoir suivi.
On se retrouve demain. Très bonne journée. [Musique]
Emmanuel Macron