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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 8 octobre 2025 36 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Réforme des retraites : un compromis est-il possible ?

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 18 %Attaque 44 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:25OuverteRéponse partielle

    Un accord est-il possible ?

  • 9:57OuverteRéponse partielle

    Ça peut aboutir tout ça d'ici ce soir ?

  • 11:04OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui se passe à gauche ?

  • 11:35OuverteRéponse partielle

    Est-ce que les choses peuvent aboutir d'ici ce soir ?

  • 18:44RelanceRéponse partielle

    Vous ne pouvez pas dire à la fois qu'on ne sait pas faire des compromis et anticiper sur l'effet que ça produit ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:25PrésentateurFait
    « Sébastien Lecornu a fait savoir que sans entente avec les Républicains, le seul choix sera un Premier ministre de gauche ou une nouvelle dissolution. »
  • 8:33Locuteur non identifiéFait
    « S'ils veulent nous accorder leur non-censure, je la prends. »
  • 8:46PrésentateurFait
    « Olivier Faure l'affirme, le gouvernement, dans ce cas-là, serait bien socialiste et écologiste. »
  • 8:57PrésentateurFait
    « Selon la gauche, le président est le seul responsable. »
  • 9:12PrésentateurFait
    « Marine Tondelier est prête à recréer le nouveau Front populaire de l'an dernier et à s'associer à la France insoumise. »
  • 10:20PrésentateurFait
    « Il se passe des choses. Manifestement, la menace qui se précise d'une dissolution éventuellement inévitable fait que le Parti Socialiste, Emmanuel Macron, une partie de la Macronie menée par Gabriel Attal, bouge sur certains sujets. »
  • 13:51PrésentateurFait
    « Ça ne suscite pas un enthousiasme débordant dans le camp présidentiel. »
  • 24:36Locuteur non identifiéFait
    « Il faut retrouver de la stabilité et de l'efficacité. La seule façon, c'est de remettre les choses en ordre, c'est-à-dire d'avoir une démission programmée pour qu'elle ait lieu avant l'été prochain. »

Temps de parole

  • Présentateur57 %
  • Locuteur non identifié27 %
  • Invité7 %
  • Invité 23 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Et c'est l'heure de notre reportage. Dans nos régions, nous vous proposons une visite exceptionnelle, celle d'un site hautement sécurisé, celui de Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône, le plus grand centre de recherche et de développement en Europe sur l'énergie nucléaire. 2 500 salariés et le grand projet ITER, un chantier titanesque pour un réacteur de fusion nucléaire. Les sénateurs s'y sont rendus il y a quelques jours et Clémentine-Louise les a suivis. Un chantier monumental, à moins d'une heure d'Aix-en-Provence.

Dans ce bâtiment, les scientifiques d'ITER essaient de reproduire ce qui se passe dans le soleil, la fusion nucléaire. Un défi scientifique et technologique, car pour que deux atomes fusionnent, il faut atteindre une température de 150 millions de degrés, soit 10 fois plus qu'au cœur du soleil. Une proesse physique possible seulement en respectant une précision exceptionnelle.

1:01
Invité

Il faut absolument que l'alignement soit inférieur au millimètre, avec une tolérance inférieure au millimètre. Et après, on va commencer cet aspect délicat qui va être de souder, sous ce petit monde ensemble, deux ans et demi de soudure, avec 27 robots qui travaillent en parallèle, 24 heures sur 24.

1:19
Présentateur

Quelques millimètres en trop ont déjà fait perdre quatre ans à l'avancement du projet. Le lancement du réacteur devrait désormais avoir lieu en 2039, mais rien n'assure qu'il se soldera par un succès. Quand on sait que le projet coûte 25 milliards d'euros, cela pose question.

1:34
Invité

Quand on regarde les budgets d'ITER comparés à l'enjeu, c'est dérisoire. C'est-à-dire que c'est un des responsables d'ITER, Alain Bécoulé, qui cite souvent, le prix d'ITER, c'est le prix de la Coupe du monde de football dans je ne sais plus quel pays du Golfe. Il l'avait regardé et il dit que c'est la même chose. Quand on compare les enjeux, le potentiel de la fusion thermonucléaire pour sortir un peu de l'ornière dans laquelle on est avec les combustibles fossiles et les budgets, c'est dérisoire, c'est dérisoire.

Pour Daniel Grémillet, auteur d'une proposition de loi sur la simplification dans le secteur économique de l'énergie, malgré l'incertitude sur les débouchés d'ITER, le projet est déjà une réussite. En tous les cas, le projet ITER, de tout ce qu'il apporte déjà avant même sa mise en service, a des retombées absolument fabuleuses. Ce qui m'a le plus marqué, c'est de quelque chose qui était assez abstrait lorsque je suis venu il y a dix ans et de voir aujourd'hui le projet, de dire si c'est possible.

2:37
Présentateur

Si la promesse d'une énergie 100% propre avec très peu de déchets radioactifs séduits, produire de l'énergie à grande échelle grâce à la fusion reste encore utopique.

2:47
Invité

Bien que certains spécialistes espèrent des débouchés concrets avant la fin du siècle.

2:51
Présentateur

– Et on poursuit l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale. On va à tour, on retrouve Mickaël Texier. Bonjour Mickaël, merci d'être avec nous. Rédacteur en chef de Val-de-Loire TV. Mickaël, on parle d'un autre sujet avec vous, c'est le ministère de l'Agriculture qui a communiqué hier sur le bilan des vendanges en France, des niveaux proches du volume déjà faible de 2024, en raison d'une canicule et d'une sécheresse au mois d'août. Qu'est-ce que ça donne chez vous ?

3:18
Invité

– Alors le bilan des vendanges est contrasté. En France, vous venez de le dire avec des aléas climatiques qui entraînent des conséquences inquiétantes sur les volumes. En Indre-Loire, c'est vrai que les quantités ne sont pas forcément au rendez-vous. Nous nous sommes rendus sur une exploitation de l'appellation Vouvray à Chancet, c'est à l'est de Tours. Le viticulteur sur place constate une sérieuse baisse de ses rendements,

3:38
Présentateur

habituellement de 52 hectolitres par hectare. Ils ne seront que de 40 cette année. En cause, évidemment, la sécheresse en période de floraison qui empêchait ces vignes de produire des raisins de taille acceptable.

3:49
Invité

On retrouve cette situation un peu partout, mais par contre, le temps chaud a gorgé les fruits en sucre et le taux d'alcool est beaucoup plus important. Alors, ça pose problème pour les vins blancs pétillants de l'appellation, beaucoup moins de problèmes pour les vins dits « tranquilles ». En fait, l'équilibre entre soleil, chaleur, humidité sont les ingrédients d'une belle année et ce sera une belle année pour les Chinons, les Touraines ou du côté de Bourgogne, par exemple.

4:11
Présentateur

Là, on est sur des vins rouges. On s'attend à des vins de qualité exceptionnelle, notamment ce vigneron que l'on a rencontré. Je vous propose de l'écouter.

4:21
Invité

Comme tout s'est bien passé dans la vigne, en général, tout se passe bien aussi dans le chai parce que les raisins étaient très sains, pas du tout de pourriture, vraiment magnifiques. Vraiment, c'est un vrai plaisir de vinifier ce type de raisins et derrière, la vinification, ça se déroule tout seul. Des vins qui, effectivement, n'ont pas été touchés par les maladies ou les parasites. Les quantités sont moindres, on le répète, mais la qualité sera donc présente. Beaucoup prédisent que 2025 sera un grand millésime, mais espèrent que les volumes seront proches de 2024, 2023 ou surtout 2022 pour l'année prochaine.

4:56
Présentateur

Merci beaucoup, Mickaël. Merci d'avoir été avec nous, rédacteur en chef de Val-de-Loire TV. On regarde ce qu'il y a à la une de nos journaux régionaux. S'il y a, on revient à la crise politique qui fait la une ce matin.

5:05
Invité

La plupart des quotidiens régionaux font leur une sur cette journée où tout pourrait basculer. Les dernières nouvelles d'Alsace se demandent quelles sont les solutions encore possibles pour éviter la dissolution. Le spectre de nouvelles législatives plane sur les consultations que mène Sébastien Lecornu pour trouver un accord sur le budget. L'idée d'une suspension de la réforme des retraites, vous en parle, Lioriane, est sur la table ces dernières heures et pourrait débloquer les choses.

5:30
Présentateur

Emmanuel Macron sous pression.

5:31
Invité

Là encore, le chef de l'État s'affiche en une de plusieurs quotidiens. L'Alsace parle d'un président plus seul que jamais. La dépêche du midi évoque un Macron à l'heure du choix pour l'Est républicain. C'est un chef de l'État dans un flou total. Et puis, il y a aussi ceux qui se projettent sur un éventuel échec des négociations. Par exemple, Midi Libre, qui se demande si Emmanuel Macron doit partir. Référence aux propos d'Edouard Philippe, qui a avocé hier une élection présidentielle anticipée. Ça fait d'ailleurs la une du courrier Picard qui titre très sobrement « Macron démission pour l'interrogation ».

6:04
Présentateur

Et les Français dans tout ça ?

6:06
Invité

Plusieurs quotidiens donnent la parole à ceux et ils sont nombreux, Lioriane, qui ont du mal à voir clair dans les événements de ces dernières heures. Le progrès parle de citoyens affligés par la crise politique. La Voix du Nord fait aussi un point sur l'inquiétude des Français. Et puis, ce joli résumé en titre du bien public, c'est un démerdable, disait Dijonais.

6:26
Présentateur

Bien résumé. Dans l'actualité également,

6:29
Invité

le quotidien des agriculteurs. Le journal L'Union se demande pourquoi la hausse des prix ne profite pas aux éleveurs. La situation est en effet paradoxale alors que le prix de la viande ne cesse d'augmenter. Les professionnels, eux, ne voient pas la couleur de cette augmentation. L'Union a tenté de comprendre ce phénomène en remontant la filière du supermarché à la ferme. Résultat, certains éleveurs profitent tout de même de l'inflation mais dans leur grande majorité, on constate un manque d'animaux disponibles sur le marché oriane.

6:57
Présentateur

On termine, on en parlait avec Michael Alinstan, par les vendanges.

6:59
Invité

Oui, on plonge au cœur des vendanges dans les Pyrénées. Cette année, la production viticole a été revue à la baisse par le gouvernement à cause notamment de l'impact de la canicule du mois d'août. La République des Pyrénées suit Thomas, un vigneron de la région. Il constate l'augmentation des difficultés au quotidien pour sa profession, c'est-à-dire dans votre journal.

7:18
Présentateur

Merci beaucoup, merci Steve. Et on va parler évidemment de la crise politique, c'est le débat de nos éditorialistes. Dernières heures de négociations pour Sébastien Lecornu qui reçoit aujourd'hui notamment la gauche avec un possible bouger sur la réforme des retraites. On va parler de tout ça. Un accord est-il possible ? On va voir ce que pensent les différents partis avec Gaëlle Fonseca.

7:41
Locuteur non identifié

Merci à toutes et à tous.

7:42
Présentateur

Il ne reste plus que quelques heures au Premier ministre démissionnaire pour mener ses ultimes négociations et trouver un compromis pour la stabilité du pays. Selon Raphaël Glucksmann, l'un de ses visiteurs hier, Sébastien Lecornu ouvrirait même la porte à une suspension de la réforme des retraites. Mais la guerre des partis semble pour l'instant prendre le pas.

8:02
Invité

On peut avoir des discussions, mais un, il faut acter le fait que le gouvernement soit dirigé par un homme qui ne soit pas proche d'Emmanuel Macron. Deuxième chose, un homme ou une femme de gauche affaiblirait la France. Je connais leur programme. Leur projet, c'est plus de dépenses, plus de matraques fiscales, c'est plus d'immigration et moins de sécurité. Ça n'est pas possible.

8:25
Présentateur

Sébastien Lecornu a fait savoir que sans entente avec les Républicains, le seul choix sera un Premier ministre de gauche ou une nouvelle dissolution.

8:33
Locuteur non identifié

S'ils veulent nous accorder leur non-censure, je la prends. Je pense que le temps est venu, effectivement, de passer à la gauche. On a essayé quand même trois Premiers ministres de droite successifs avec les résultats que chacun connaît désormais.

8:46
Présentateur

Mais Olivier Faure l'affirme, le gouvernement, dans ce cas-là, serait bien socialiste et écologiste. Pour lui, mais les droites et gauches profiteraient mécaniquement au Rassemblement national. Selon la gauche, le président est le seul responsable. « Quelque part, c'est à Macron qu'il faut poser la question. Est-ce qu'à un moment, il va comprendre qu'il va trop loin, que plus personne ne suit, même son propre camp ? Le problème, peut-être que ça n'est pas nous et peut-être que c'est lui. Voilà. En tout cas, on va essayer d'être meilleur qu'eux. » Marine Tondelier est prête à recréer le nouveau Front populaire de l'an dernier et à s'associer à la France insoumise.

LFI, qui réclame toujours et uniquement la destitution d'Emmanuel Macron et ne participe pas aux négociations de Sébastien Lecornu. « Pas de rendez-vous non plus pour le Rassemblement national qui, lui, a boycotté les discussions à Matignon. Pour le parti, la dissolution de l'Assemblée nationale est la seule solution. » Et on va en parler avec vous. Bonjour, Elisabeth Martichoux. Bonjour. Merci d'être avec nous, l'éditorialiste politique et Pierre Jacquemin. Bonjour, Pierre. Bonjour, Réa. Merci également d'être là, directeur de la rédaction de Politis.

Alors, on voit, dernières heures de négociations pour Sébastien Lecornu qui reçoit notamment aujourd'hui une partie de la gauche puisque Raphaël Glucksmann a été reçu hier. Ça peut aboutir tout ça d'ici ce soir, Elisabeth ? Oh là là ! Vous avez des ambitions considérables. Alors, il se passe des choses. Comme dirait Raphaël Glucksmann hier soir, il y a des bougées qui auraient dit il y a encore quelques jours, quelques semaines, alors là, quelques années, quelques mois, qu'il y aurait l'évocation par Elisabeth Borne qui a porté la réforme des retraites, la suspension de cette même retraite, de cette même réforme. Bon, voilà, il se passe des choses.

Manifestement, la menace qui se précise d'une dissolution éventuellement inévitable fait que le Parti Socialiste, Emmanuel Macron, une partie de la Macronie menée par Gabriel Attal, bouge sur certains sujets. Donc, voilà, quel sera l'aboutissement ? Parce que beaucoup, beaucoup de questions demeurent. Il y a eu l'abondance du 49.3 par Sébastien Lecornu il y a quelques jours. Aujourd'hui, on parle de la suspension de la réforme des retraites. Il y a encore des éléments à négocier avec la gauche sur la réforme fiscale. Mais à gauche, qu'est-ce qui se passe ? C'est quand même aussi le bazar. Parce que nous avons Olivier Faure ce matin, donc à 10h à Matignon, les écologistes à midi.

Que font les écologistes ? Si vous avez compris, vous me le dites, ils veulent à la fois rester avec LFI et puis être quand même dans le game et dans le wagon du gouvernement. Ils doivent choisir les écologistes. Tout le monde est face à des choix. Et encore une fois, c'est la perspective de la dissolution évidemment qui fait bouger. Et avec, c'est vrai, un des socialistes qui mise plutôt sur un accord que sur une dissolution voire sur une démission. Est-ce que du coup, les choses peuvent aboutir d'ici ce soir, Pierre, selon vous ?

11:39
Locuteur non identifié

En tout cas, effectivement, comme le disait Elisabeth, une chose est sûre, c'est que la menace de la dissolution a fait considérablement bouger les choses ou en tout cas fait se rencontrer des personnes qui n'avaient pas forcément envie de se rencontrer. Les trois blocs qui n'ont absolument pas envie d'une dissolution qui est le bloc central, les socialistes et la droite sont en train de tout faire pour que justement il n'y ait pas cette dissolution. À l'instant, je crois, la présidente de l'Assemblée nationale dit qu'Emmanuel Macron n'envisage absolument pas dans ces circonstances de dissolution.

Donc je pense que l'hypothèse de la dissolution est en train de s'écarter et qu'effectivement, la grande question et l'équation la plus improbable, celle qu'essaye de faire M.

Lecornu depuis plusieurs semaines et qu'il n'a pas réussi à faire et qui est quand même sur la table aujourd'hui, c'est de faire en sorte que les demandes de la droite et les demandes de la gauche puissent converger dans un gouvernement aussi court soit-il pour pouvoir porter un budget à l'Assemblée nationale qui est quand même l'urgence absolue du moment parce que je crois qu'il faut qu'il soit déposé à priori autour du 13 octobre pour un vote avant la fin de l'année et donc c'est ça l'urgence du moment, c'est comment concilier la droite, la gauche, le bloc central pour pouvoir faire aboutir à minima d'ici à la fin de l'année ce budget-là.

Et l'équation n'est pas simple mais en même temps, on l'a dit, Elisabeth l'a dit, tout est possible. Moi je me souviens il y a encore quelques années, 2023, jamais au grand jamais on reviendra sur la réforme des retraites, jamais au grand jamais il n'y aura de dissolution de l'Assemblée nationale, jamais au grand jamais Michel Barnier ne pourra être défait et censuré. Bon, il y a beaucoup de choses qu'on apprend dans notre constitution, dans notre vie politique qui sont en train d'émerger sous nos yeux donc tout est possible. On entend parler quand même là aussi d'ici ce soir ou demain matin la possibilité à l'issue des discussions et des négociations avec M.

Lecornu du retour possible on le parle à chaque fois mais là ça pourrait être plus probable que jamais d'un gouvernement un peu technique un Premier ministre technique qui porterait ce budget et qui permettrait aux différents sans coloration politique trop identifiée pour que ni la gauche ni la droite ne puissent censurer a priori. Peut-être c'est vers ça qu'on va aller ça serait un accord assez décevant quand même je pense pour une partie des oppositions les plus farouches.

13:40
Présentateur

Et vous le disiez le gros bouger de ces dernières heures c'est donc cette interview au Parisien d'Elisabeth Borne qui dit qu'il faut savoir discuter qu'il faut savoir bouger et qu'il faut parler d'une suspension de sa réforme des retraites alors ça ne suscite pas un enthousiasme débordant dans le camp présidentiel on va écouter Yael Brune-Pivet la présidente de l'Assemblée nationale ce matin sur RTL.

La question des retraites on sait qu'elle est centrale mais elle doit faire l'objet d'une négociation globale il ne s'agit pas de renoncer aux grandes réformes que nous avons faites je rappelle quand même qu'en ce moment nous sommes le pays européen où l'âge de la retraite est le plus bas et certains pays européens sont dans une pleine réflexion pour augmenter l'âge de la retraite moi ça me gêne et je considère que si on devait aller dans cette direction c'est dans le cadre d'un deal global. Ça me gêne Yael Brune-Pivet Est-ce qu'elle était un peu dans une initiative personnelle Elisabeth Borne ou est-ce que finalement son camp va se rallier à elle ?

Alors et non et non elle n'est pas dans une initiative personnelle on a du mal à imaginer qu'elle n'ait pas évoqué la possibilité de cette interview avec l'exécutif Emmanuel Macron mais je pense que quand vous posez la question est-ce que ça peut aboutir ce soir il ne faut quand même pas déborder d'optimisme parce qu'on entend déjà par exemple Roland Lescure le ministre des Finances des missionnaires expliquer que ça coûte plusieurs centaines de millions à court terme et ne serait-ce qu'en 2027 plusieurs milliards et il faut un budget à l'équilibre donc comment est-ce qu'on suspend une réforme des retraites d'abord techniquement techniquement je crois que la CNAV ne sait pas faire comment vous faites pour suspendre une réforme des retraites par exemple l'augmentation de 100 euros des petites retraites vous ne le faites plus vous ne donnez plus cette augmentation les avantages à qui vous ne les donnez plus on voit à peu près comment on peut arrêter le calendrier mais en réalité il y a plein d'éléments dans la réforme des retraites donc suspendre la réforme des retraites c'est une espèce de mantra c'est un slogan mais techniquement on ne sait pas faire et ensuite comment financièrement on peut arriver à un budget à l'équipe vous avez bien sûr Patrick Cannaire qui disait sur votre plateau c'est pas compliqué on va prendre aux riches mais si ce qu'on prend aux riches on le met sur les retraites comment on fait pour équilibrer d'autres dépenses qui par exemple une mesure pouvoir d'achat donc tout ça est assez compliqué et par ailleurs ça n'aura pas ça ne peut pas avoir l'adhésion d'un certain membre d'un certain nombre de membres du bloc central et notamment de renaissance il va y avoir effectivement des défections au sein du groupe de Gabriel Atta et d'horizon on avait l'heure d'arche dans l'horizon qui disait qu'Edouard Philippe c'était une niroche je parle de renaissance je ne parle même pas d'horizon qui effectivement sera extrêmement froid il voulait 67 ans on rappelle Edouard Philippe donc je trouve que cette affaire si vous voulez on sent qu'on avance qu'il y a des bonnes volontés mais dès qu'on va arriver à la technique pour finir parce que vous parliez d'un gouvernement technicien ce qu'on pourrait avoir c'est vraiment 2-3 accords minimaux et puis un gouvernement technique on fait passer un budget qui ne plaît à personne mais qui permet disons un minimum de stabilité et puis après les difficultés restent entières mais entières donc si vous voulez on n'est pas au bout du chemin du tout ça bouge mais est-ce que ça débouche pas sûr

17:11
Locuteur non identifié

c'est une possibilité et effectivement c'est peut-être ce qui aux yeux des français pourrait paraître le plus raisonnable c'est-à-dire que les grandes formations politiques s'accordent pour faire passer un budget mais je pense que c'est compliqué parce qu'il n'y a pas plus politique que la construction d'un budget je veux dire quand on entend Patrick Caner ce matin à votre antenne dire qu'il a trois objectifs dans la construction de ce budget qui est la question fiscale donc la question de la taxe des plus fortunés qui est la question du pouvoir d'achat des français ça veut dire sans doute une réévaluation peut-être du SMIC peut-être a-t-il ça dans sa tête et la réforme des retraites il y a un élément sur trois qui est aujourd'hui quasiment acté ou en tout cas qui semble être une garantie faite par monsieur Lecornu si ça c'est accordé aux socialistes de l'autre côté vous avez la droite qui va être quand même profondément en colère c'est pour ça que oui dans l'idéal possiblement compte tenu d'urgence il faudrait que ces formations politiques s'accordent mais comme le budget est éminemment politique c'est pas la même trajectoire si vous allez dans le sens de la gauche que si vous allez dans le sens de la droite c'est-à-dire quand la droite vous dit moi mon budget je veux moins de dépenses donc moins de recettes et que la gauche vous dit bah non moi je veux un peu plus de dépenses parce que je veux soutenir les bas revenus etc donc ça veut dire plus de recettes dans les caisses de l'État c'est pas les mêmes orientations c'est pour ça c'est quand même la question qui est au cœur c'est celle du compromis on ne sait pas faire des compromis mais on ne sait pas faire des compromis aussi parce qu'on a l'expérience il ne permet pas véritablement des changements ça fait des coalitions un peu molles et souvent ça déçoit ça déçoit parce que parce qu'il n'y a pas de changement au final

18:44
Présentateur

– Vous ne pouvez pas dire à la fois Pierre on ne sait pas faire des compromis sous-entendu on n'en a jamais fait et anticiper sur l'effet que ça produit sur les français on ne sait pas on n'en a jamais fait la réalité c'est qu'on a deux inconnus que va faire LR ?

imaginons qu'effectivement il y ait un accord entre le bloc central et les socialistes pour un accord minimal suspension temporisation débat ouvert sur la réforme des retraites avec vote on ne sait pas très bien c'est assez flou aussi finalement la demande des socialistes et ce que peut accepter le groupe Renaissance mais quelque chose sur les retraites effectivement le 49-3 une mesure de justice fiscale une mesure de pouvoir d'achat tout ça dans un équilibre budgétaire qui serait techniquement acceptable par la Cour des comptes et le Conseil constitutionnel bref on arrive à ça que fait LR ? est-ce que LR ne censure pas ? est-ce qu'il ne sera pas d'accord ?

mais est-ce qu'il accepte de ne pas censurer au moment du vote pour que le budget passe ? parce que les LR ils sont quand même attachés à effectivement le fait que la France soit au minimum crédible économiquement vis-à-vis des marchés et vis-à-vis de l'extérieur et de Bruxelles donc est-ce qu'à ce moment-là ils ne censurent pas ? et ensuite ils continuent à demander le départ d'Emmanuel Macron des législatives anticipées je ne sais pas du tout leur truc compte tenu de la faiblesse aujourd'hui dans l'électorat donc voilà mais passé ce cap du budget est-ce que là il pourrait y avoir une indulgence ?

il reste les filles qui normalement devraient censurer à partir du moment où les socialistes font ami-ami avec une partie du bloc central les écologistes je l'ai dit il faudra qu'ils sortent de leur ambiguïté ils sortiront en penchant du côté de LFI parce qu'ils ont des municipales et que c'est crucial pour eux et ensuite il y a le rassemblement national donc vous voyez l'équation mais est-ce que le parti socialiste peut-être quelques députés écologistes tout le bloc central qui veut être réaliste avec un budget et une indulgence de LR ça passe avec un rassemblement national qui lui censurera sans doute vous voyez on en est là mais juste Elisabeth sur la stratégie des LR avec allez 72 heures de recul Bruno Retailleau il a bien joué ou il a mal joué dimanche soir ?

il a mal joué il a mal joué il aurait dû attendre quelques heures passer un coup de fil à Sébastien Lecornu lui dire écoute là ça passe pas avec Bruno Le Maire et puis il faut réintégrer Sophie Prima et il aurait peut-être voilà en 24 heures il aurait dû sauter dans la voiture aller à l'Elysée et dire votre gouvernement c'est pas possible vous me rééquilibrer ou je m'en vais là on a le sentiment que le sénateur qu'on connaît bien ici aujourd'hui ministre de l'Intérieur peut-être un peu manquer de sang froid avec le souffle de Laurent Wauquiez sur la nuque avec effectivement des remontées de terrain qui commençaient à grincer non il a mal joué parce que dans le fond il a perdu le crédit qu'il avait réussi à construire après plusieurs mois de gouvernement rien n'est jamais définitif en politique mais c'est pas un épisode qui le sert politiquement Pierre

22:04
Locuteur non identifié

oui je suis d'accord avec Elisabeth et puis surtout depuis ce moment-là on a le sentiment qu'il y a une partie de la droite du personnel politique de la droite dont les langues se délient de plus en plus c'est-à-dire qu'on entend de plus en plus compte tenu de ce qu'on peut appeler être un échec aussi stratégique politique de Bruno Rotaillot j'entends Sophie Privat j'entends ce matin le maire de Cannes expliquer que possiblement compte tenu du fait qu'avec Emmanuel Macron ça n'est pas possible de faire d'accord parce qu'on est d'accord sur à peu près rien il est possible d'envisager des accords avec le Rassemblement National c'est-à-dire que là on est en train de franchir un nouveau pas on l'a vu sur la législative partielle de ce week-end dernier la position un peu compliquée et un peu incompréhensible presque si ce n'est qu'il dit qu'il ne faut pas voter pour la gauche donc il se tient de manière plus ou moins implicite le candidat d'extrême droite qui est arrivé au second tour là on est en train d'assister au-delà du bordel ambiant et de la difficulté politique dans laquelle on est et de l'instabilité politique dans laquelle on est on est en train d'assister à quand même à quelque chose d'important je pense d'une partie de la droite qui tend la main à l'extrême droite de Marine Le Pen et inversement j'ai entendu Jordan Bardella qui lui-même tend la main à la droite main qui a été refusée par Bruno Retailleau hier sur le 20h mais quand même le fait que Bruno Retailleau ait échoué laissant quand même une porte ouverte ou en tout cas donnant presque raison finalement à la stratégie qui était celle de M.

Wauquiez et bien les langues se délient vous savez l'électorat des LR est un peu réparti entre trois tiers un tiers qui veut une indépendance totale qui veut reconstruire une droite républicaine un tiers qui voulait un accord avec la Macronie et puis l'autre tiers qui est en train de grossir de plus en plus qui veut lui faire des accords avec Marine Le Pen et c'est à ça qu'on est en train d'assister donc c'est une difficulté de plus qui s'ajoute au bloc central de voir que les LR leur échappent petit à petit pour aller du côté de Marine Le Pen

23:55
Présentateur

On a une forme de clarification à gauche les écologistes qui vont devoir choisir et LR aujourd'hui effectivement qui est confronté à un choc des plaques tectoniques une espèce d'épreuve de vérité à mesure que la perspective d'une prise de pouvoir par le Rassemblement national se rapproche et que l'échec du socle commun quand même n'est pas tant donc voilà Alors justement le socle commun qui se divise un peu notamment sur Emmanuel Macron après la bombe politique lâchée hier par Édouard Philippe on va écouter le maire de Cannes justement David Lissnard membre des LR ce qu'il en disait ce matin sur TF1

24:36
Locuteur non identifié

Il faut retrouver de la stabilité et de l'efficacité la seule façon c'est de remettre les choses en ordre c'est-à-dire d'avoir une démission programmée pour qu'elle ait lieu avant l'été prochain une présidentielle aujourd'hui en un mois n'a aucun sens mais une présidentielle après des législatives n'a aucun sens non plus parce que le président de la République au cas où il y aurait une dissolution à nouveau raté c'est pour ça que la dissolution n'est pas la solution

24:59
Présentateur

Voilà c'est la petite musique qui monte y compris au sein du bloc central un départ d'Emmanuel Macron qui n'est pas soutenu par la gauche en tout cas pas par les socialistes

25:08
Locuteur non identifié

qui n'est pas soutenu par les socialistes qui est soutenu par Marine Le Pen qui dit plutôt des législatives anticipées mais pourquoi pas si Emmanuel Macron devait démissionner et effectivement la France insoumise c'est vrai que les taux se resserrent quand même beaucoup sur Emmanuel Macron y compris parce que vous avez cité Édouard Philippe qui a un appel à une présidentielle anticipée mais Gabriel Attal dans un tweet dimanche était quand même très violent vis-à-vis du président de la République en disant qu'il ne comprenait plus ses choix et je pense qu'on est assez nombreux

25:37
Présentateur

sur TF1

25:38
Locuteur non identifié

ah oui pardon c'était sur TF1 oui c'est vrai c'était dans le 20h où c'est quand même on est quand même nombreux à partager cette idée qu'on ne comprend pas très bien les choix et surtout l'entêtement d'Emmanuel Macron qui semble ne pas vouloir comprendre la situation politique je rappelle quand même même si la gauche n'a pas obtenu une majorité en juillet 2024 elle est sortie en tête des urnes et que quand même la gauche ne cesse de revendiquer on ne nous a pas essayé laissez-nous tenter de voir si on est capable de faire voter un budget de ne pas être censuré de manière aussi rapide je vous rappelle que c'est d'ailleurs la raison pour laquelle Emmanuel Macron n'avait pas nommé Lucie Casté c'était parce qu'il était quasiment persuadé qu'elle serait la seule à pouvoir être censurée très très rapidement donc c'est vrai que comme les taux se resserrent autour d'Emmanuel Macron comme Emmanuel Macron apparaît de plus en plus seul c'est pas illogique quelque chose qui était impensable auparavant c'est-à-dire demander la démission d'Emmanuel Macron vous savez quand la France Insoumise met la destitution du président de la République tout le monde sait que ça n'est pas possible et que ça n'aboutira absolument pas mais ça veut dire que c'est cette petite musique qui monte et qui rend crédible cette possibilité et cette option-là des voix comme Valérie Pécresse comme le maire de Cannes David Lissnard d'autres comme Édouard Philippe c'est vrai que ça paraissait improbable que ces personnalités-là en arrivent à ça moi je pense que effectivement ça pose une question institutionnelle je ne sais pas si ça met en difficulté les institutions qui sont déjà franchement instables aujourd'hui je ne crois pas qu'on appelait au peuple ça soit contraire à l'esprit de nos institutions au contraire on est dans une situation de blocage je pense qu'il serait tout à l'honneur du président de la République que de considérer qu'il est le problème et que donc du coup il doit remettre son mandat en jeu

27:15
Présentateur

est-ce que le fait est-ce que le fait que ça vienne de son camp ça peut renforcer justement ces demandes Elisabeth c'est à la rigueur qu'il se dit ça vient du RN et de l'opposition c'est ça qui est spectaculaire vous avez raison parce que la demande de départ d'Emmanuel Macron c'est un réflexe du Rassemblement National et de Jean-Luc Mélenchon là le fait que ce soit Édouard Philippe qui le formule alors il prend quelques précautions il emballe un petit peu c'est-à-dire d'abord un budget et ensuite on ne pousse pas la démission mais on demande à Emmanuel Macron d'anticiper de planifier l'organisation d'une présidentielle qui permette et ça c'est important qui permette qu'une campagne dure plusieurs mois pour purger les fameux débats de réforme structurelle donc que les français aient le temps de comprendre quels sont les enjeux et qu'ils les tranchent enfin parce qu'aujourd'hui une présidentielle anticipée avec une campagne pardon riquiqui ça ne réglerait rien aucune des passions aucun des débats ne serait réellement arbitré par les français donc c'est ça qui est important aussi dans la proposition d'Édouard Philippe c'est une présidentielle par exemple dans un an ça le fait qu'Édouard Philippe qui a été premier ministre d'Emmanuel Macron le formule c'est un tabou extraordinaire qu'il brise d'abord parce que évidemment c'est une insulte faite du point de vue d'Emmanuel Macron à la chance qu'il a donnée à Édouard Philippe rappelez-vous il procède de moi c'est moi qui l'ai choisi c'est moi qui l'ai viré aussi et ça évidemment ça a beaucoup traumatisé Édouard Philippe Édouard Philippe qui est l'homme des 80 kilomètres de l'âge pivot de l'âge pivot à 64 ans il n'a pas fait que on va dire il n'a pas pris que des initiatives politiques positives quand il était premier ministre mais bref c'est passé maintenant encore une fois il traumatise une partie du macronisme en rompant de cette façon-là avec le président de la République qui encore une fois l'a nommé premier ministre mais est-ce qu'il a tort parce que c'est ça le plus important est-ce qu'on peut s'en sortir dans le fond sans en passer par des échéances précipitées sachant que ce qui est intéressant c'est qu'il ne faudrait pas qu'elle le soit parce que une dissolution ou une présidentielle avec une campagne très brève à mon avis ça peut ne pas aboutir et donc le remède serait pire que le mal donc réfléchissons à ça plutôt qu'une fin de quinquennat qui soit un peu pourrissante si vous voulez une organisation présidentielle où on prendrait le temps avec dans le fond moi je là je ne défends pas Édouard Philippe je dis l'arrière-pensée je pense un président qui sortirait aussi peut-être par le haut plutôt que d'être poussé acculé au pire pour lui et vous pensez qu'Emmanuel Macron il est dans cette stratégie plus on pousse Édouard Philippe pardon Emmanuel Macron moins il a envie de le faire mais à un moment je partage

30:24
Locuteur non identifié

ce que dit Elisabeth et d'autant plus qu'on ne se souvient peut-être pas mais la campagne présidentielle a été la précédente campagne présidentielle on a été un peu frustré de ne pas avoir émergé un débat il n'y a pas eu véritablement de débat présidentiel le projet d'Emmanuel Macron était assez peu lisible assez peu clair et que ça a été un des problèmes de cette campagne présidentielle c'est aussi peut-être la grande confusion ou je ne sais pas comment le dire qui a fait émerger le nouveau quinquennat d'Emmanuel Macron mais je vous l'ai dit tout à l'heure on ne pensait pas que la réforme des retraites puisse être contestée y compris par le clan présidentiel on ne pensait pas non plus qu'Emmanuel Macron ou en tout cas on disait qu'Emmanuel Macron était absolument certain de ne pas vouloir dissoudre l'Assemblée nationale il l'a fait en juin 2024 on ne pensait pas non plus que M.

Barnier serait censuré enfin je veux dire il y a beaucoup de choses dont on pense qu'il n'est pas possible on pense qu'il n'est pas possible qu'Emmanuel Macron nomme un Premier ministre de gauche dans quelques jours il semble commencer à y réfléchir peut-être une personnalité qui pourrait satisfaire la gauche donc écoutez la démission si à un moment donné l'étau est tellement resserré sur lui qu'il n'a plus aucun soutien nulle part et visiblement il va commencer à en manquer quand même des soutiens forcément la question devra se poser

31:36
Présentateur

d'autant qu'il y a le Brune Pivet juste pardon une petite information Olivier Faure a dit il y a quelques instants que Sébastien Lecornu allait faire un point d'étape donc il est possible que le Premier ministre prenne la parole il prendra la parole avant les réunions avec la gauche voilà à 9h30 exactement juste avant de recevoir le parti socialiste qui est donc reçu à 10h un peu comme il avait fait vendredi dernier le dernier jour des négociations et c'est là qu'il avait annoncé du coup renoncer au 49-3 est-ce que ça veut dire qu'il peut annoncer l'expansion de la réforme des retraites ?

en tout cas tic tac tic tac il a jusqu'à ce soir cette mission impossible il peut annoncer la suspension de la réforme des retraites il peut annoncer des négociations sur la réforme des retraites la suspension s'il procède de la même façon il veut créer un électrochoc comme avec le 49-3 effectivement il veut dire voilà nous on en est là on prend nos responsabilités maintenant il reste quelques heures moi je suis un homme de mission je suis un moine soldat le président de la république veut que ce soit tranché je vous prends un témoin maintenant c'est la gauche qui vient me voir et ce soir on saura si on est arrivé à un accord c'est intéressant pour lui effectivement de mettre chacun devant ses responsabilités il a passé les premières 24 heures maintenant il va passer les dernières heures à négocier avec la gauche et ce soir il en rendra compte à l'Elysée on imagine que le convoi partira de Matignon et ensuite est-ce qu'Emmanuel Macron prend la parole ce soir ou vendredi ou dimanche c'était un petit peu les rumeurs pour l'instant il ne veut pas apparaître comme mettant les mains dans le cambouis mais on sait que de son côté aussi il cherche une solution il cherche des hommes il cherche le qui aussi pendant que Sébastien Lecornu lui cherche le quoi

33:25
Locuteur non identifié

mais quelle séquence quand même enfin c'est quelle séquence politique on est en train de vivre et c'est vrai que moi je me pose quand même la question de qu'est-ce que la la constitution française qu'est-ce que l'esprit de la cinquième république n'a pas anticipé n'a pas pensé pour qu'on en soit dans ces circonstances de blocage institutionnel de blocage politique et c'est là où je me dis peut-être que l'année et demie qui nous reste jusqu'à l'élection présidentielle s'il ne devait pas y avoir de démission du président de la république devrait nous permettre ça a été un engagement du président de la république d'ailleurs devrait nous permettre de nous interroger sur nos règles institutionnelles je ne sais pas s'il faut passer à une sixième république mais en tout cas repenser l'esprit de nos institutions repenser les règles du jeu démocratique pourrait permettre justement là un esprit collectif de l'ensemble des bords politiques de réfléchir à ces nouvelles règles parce que je pense que ce qui se passe là je pense que ce n'était pas pensé pendant quand la constitution française a été écrite et que je pense qu'on est face là justement à un blocage qu'on doit débloquer et que de nouvelles règles pourraient voir le jour avant d'ici à 2017

34:25
Présentateur

On suivra évidemment cette journée qui s'annonce encore riche politiquement Toutes les heures il se passe quelque chose Toutes les heures vous êtes gentils toutes les demi-heures il se passe quelque chose On termine par l'histoire du jour on va dans la manche en ces temps de crise politique de morisité d'inquiétude on va se détendre un peu est-ce que vous connaissez le yoga du rire ? Ah non Non Moi non plus je vous l'avoue je vous explique à quoi elle ressemble Vous avez une séance en direct ?

Je vais vous expliquer vous pouvez la faire chez vous si vous le regardez C'est à Agneau c'est une commune de la Manche Alors d'abord la règle du yoga du rire c'est il ne faut pas attendre qu'on vous raconte des blagues le but du jeu c'est de rire sans raison Pendant la séance interdiction de parler premier exercice proposé dans cette salle de la Manche c'est se promener dans la salle et dès qu'on rencontre quelqu'un il faut simuler le rire avec la personne on pourrait essayer tout à l'heure et du coup les faux rires se transforment en faux rires la suite de la séance c'est encore plus déconcertant tout le monde s'allonge au milieu sur une salle dans la salle sur un tapis et là ça part carrément en soirée pyjama et comme on parle de yoga quand même ça se termine par une séance méditation et expression du ressenti c'est super complet alors si on en croit les participantes parce qu'il y a 27 femmes et un homme c'est pas très très paritaire le yoga du rire ça fait énormément de bien ça met de la lumière dans le coeur disent-elles et la conclusion est donnée par une participante le ridicule ne tue pas on essaiera c'est quoi la première étape on se croise et on se marre on se marre et sans se raconter de blagues et sans parler en fait voilà exactement allez on teste ça tout de suite on n'a pas besoin de ça en rire non exactement merci à tous

36:04
Invité

merci à tous de nous avoir suivis

36:06
Présentateur

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